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Mercredi, 11 Novembre 2009 19:59

B) Al-Araf

          En pardonnant les péchés Dieu fait éviter l'Enfer à Ses créatures. Mais si l'être humain n'a pas effectué au moins une bonne action pour Dieu, il devient neutre et doit rester sur Al-araf : la muraille séparant le Paradis et l'Enfer destinée à ceux qui ont le même nombre de bonnes et mauvaises actions, ne détenant ni jouissances ni souffrances mais seulement crainte et espoir. Les enseignements expliquant qu'une bonne action permet l'accès au Paradis deviennent ainsi logiques. Or comme des gens mis momentanément en Enfer rentreront au Paradis, cela signifie que ces personnes y entreront avant.
Il faut rappeler qu'avant de peser les oeuvres dans la balance du jour du jugement, les bonnes et les mauvaises actions seront la monnaie d'échange pour équilibrer la justice dans les torts effectués entre êtres humains : celui qui aura fait un mal à quelqu'un devra donc le dédommager en lui donnant un certain nombre de bonnes actions, et s'il n'en a plus, il devra récupérer des mauvaises actions de cet offensé. Pardonner tous les soirs à tout le monde prend donc tout son sens en sachant cela :

(S7v46-48) « Et entre les deux, il y aura un mur, et, sur al-A’râf seront des gens qui reconnaîtront tout le monde par leurs traits caractéristiques. Et ils crieront aux gens du paradis : « Paix sur vous ! » Ils n’y sont pas entrés bien qu’ils le souhaitent. Et quand leurs regards seront tournés vers les gens du Feu, ils diront ; «Ô notre Seigneur ! Ne nous mets pas avec le peuple injuste. » Et les gens d'al-Araf, appelant certains hommes qu'ils reconnaîtront par leurs traits caractéristiques, diront : “Vous n'avez tiré aucun profit de tout ce que vous aviez amassé et de l'orgueil dont vous étiez enflés ! »