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3) Buts principaux

          Il faut savoir que toute la religion est basée sur un ordre irréprochable des valeurs classant parfaitement la droits et devoirs de la vie en différents buts prioritaires et niveaux d'importance, comme il faut ordonner les priorités sociales et politiques en dépassant dignement toujours la dimension cupidement financière. En effet tout cadre légal est basé sur des interdictions, des droits, des devoirs et des mérites. Et le cadre moral (éthique) monothéiste peut être regroupé dans les 4 types de relations qui seront développés dans les chapitres suivants et amènent à comprendre qu'il faut être dans la diplomatie avec toute chose :
a) La relation centrale : Pratiquer la religion
b) La relation verticale : La relation avec Allah
c) La relation horizontale : Les relations sociales
d) La relation globale : Tendre évidemment vers un bon comportement aussi écologique
(S30v30) « Dirige tout ton être vers la religion exclusivement (pour Allah), telle est la nature qu'Allah a originellement donnée aux hommes - pas de changement à la création d'Allah -. Voilà la religion de droiture, mais la plupart des gens ne savent pas. Revenez repentants vers Lui, craignez-Le, accomplissez la Salat et ne soyez pas parmi les associateurs, »
Aboul Bakhteri Attaiy (SDP) rapporte : Omar (SDP) a dit : « Le courageux combat sans reculer et ne se soucie pas de retourner à sa famille tandis que le lâche fuit pour rejoindre sa bien-aimée, le martyr est celui qui offre sa personne pour la récompense d'Allah (relation verticale), l'émigrant est celui qui émigre de ce qu'Allah a interdit (relation centrale), et le musulman est celui dont les musulmans sont a l'abri de sa langue et de sa main (relation sociale). »
Selon Jébir (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit à Aïcha qui voulait garder secret un de ses choix vis à vis de ses co-épouses : « Allah Elevé ne m'a pas envoyé pour brutaliser les gens, mais pour enseigner (éduquer moralement) et faciliter (même à travers des histoires dans sa vie privée). »
          Tendre à gérer au mieux ces quatre relations correspond au plus haut niveau de piété et donc de noblesse, surtout quand le cœur ne fait qu'un avec l'esprit et le geste. Comme sur terre il faut être dans la soumission à Dieu ou à un parent, la générosité pour ses enfants et le combat contre l'injustice, l'homme doit faire attention à ne pas inverser ces valeurs dont en se soumettant à ses enfants, en combattant le conjoint ou en n'étant pas généreux prioritairement pour sa famille.
          En pratiquant ces quatre relations pieusement, la raison et le cœur de l'être humain se nourrissent de sens authentique et donc de vie pure en s'écartant de la folie du non sens et donc du néant. Surtout que comme l'hygiène purifie le corps, la religion purifie l'âme et la société et donc les ennoblit. Et il faut bien comprendre que chaque bonne œuvre accomplie pieusement dans chacune de ces relations deviennent des récompenses matérielles et physiques au Paradis synonyme de grands plaisirs et trésors éternels :

Abdullah Ibn Ahmad rapporte : Oubay Ibn Kaab (SDP) a rapporté que le Messager d'Allah (SBDSL) leur enseignait de dire chaque matin : « Nous accueillons ce jour avec la pureté naturelle de l'islam, la parole de sincérité, la tradition de notre Prophète Mouhamed (SBDSL) et la voie d'Ibrahim le pur qui n'était pas des associateurs. Et nous disions la même chose le soir. »

Abou Salih raconte : J'ai vu Ibn Abbas (SDP, un des compagnons les plus savants) avec une assemblée dont peut s'honorer et donc se vanter toute la tribu de Qouraych (tribu principale de La Mecque). Les gens s'étaient rassembler devant chez lui, si bien qu'ils bloquèrent la route et on ne pouvait presque plus aller ou venir. Je suis entré chez lui et je lui ai dit qu'ils étaient très nombreux devant la porte. Il me dit : « Donne-moi de quoi faire les ablutions. » Il fit les ablutions, s'assit et fit entrer chacun en groupe selon cinq catégories les uns après les autres en disant : « Quiconque veut questionner sur tout ce qui concerne le Coran et ses lectures qu'il entre. » Puis : « Quiconque veut questionner sur l'explication et l'interprétation du Coran qu'il entre. »
Puis : « Quiconque veut questionner sur le licite, l'illicite et la jurisprudence, qu'il entre. »
Puis : « Quiconque veut questionner sur les obligations et ce qui s'y rapporte qu'il entre. »
Puis : « Quiconque veut questionner sur la langue arabe, la poésie et les mots difficiles qu'il entre. »
Il les en informa tous et leur en rajouta autant que leurs questions sinon plus. Si tout Qouraych se vantait de cela, ce serait un honneur réel pour elle. C'est l'assemblée ayant le plus de valeur que j'ai vue.

Makhoul rapporte : Mouaawiya (SDP) prononça un discours sur le minbar et dit : J'ai entendu le Messager d'Allah (SBDSL) dire : « Musulmans ! La science s'acquiert en apprenant et la compréhension s'obtient en s'instruisant. Quiconque Allah lui veut du bien, Il lui fait comprendre la religion. Ceux qui craignent (le plus) Allah parmi Ses serviteurs sont les (plus) savants (en religion ou connaissances générales car ayant le plus de foi). Il ne cessera d'y avoir une communauté au sein de ma communauté (actuellement mouvement tabligh) suivant la vérité et triomphante sur les gens sans tenir compte de ceux qui les désapprouvent ni de ceux qui les prennent pour ennemis jusqu'à ce que vienne l'ordre d'Allah (fin du monde). »

Abou Oumema Albehili (SDP) raconte : Le Prophète (SBDSL) sortit et il vit que nous espérions qu'il prie pour nous. Il dit : « Ô Allah ! Pardonne-nous et donne-nous Ta miséricorde. Agrée-nous et accepte nos œuvres. Fais-nous entrer au Paradis et sauve-nous de l'Enfer. Arrange tout pour nous. » Il vit que nous en voulions encore et dit : « Je vous ai tout réuni. »

Ibn Asakir rapporte : Abou Darda (SDP) a attribué au Prophète (SBDSL) ces paroles : « Apprenez autant que vous voulez la religion, mais Allah ne vous donnera pas le profit (lumineuse noblesse grandement sereine du cœur, certains bienfaits divins terrestres, récompenses paradisiaques) jusqu'à ce que vous pratiquiez ce que vous savez. »

Ibn Ab Al Barr rapporte : Imran Ibn Houssayn dit à un homme : « Tu es stupide ! Trouves-tu dans le livre d'Allah que la prière de dhor comporte quatre rakat avec une lecture silencieuse ? » Il détailla ainsi la prière, la zakat et d'autres principes de l'islam puis dit : « Trouves-tu l'explication dans le livre d'Allah ? Le livre d'Allah a parlé de ces choses dans la généralité et la Sunna du Prophète Mouhamed (SBDSL) les explique. »
Commentaire : Ce hadith montre bien que le Coran est un chemin qui guide et que le mode de vie du Prophète est une lumière pour mieux l'éclairer, l'embellir et le vivre profondément.

Abou Al Hassan Ibn Al Ahram Al Madani rapporte : Anas (SDP) a attribué au Prophète (SBDSL) ces paroles : « Apprenez ce que vous voulez de la science religieuse, mais par Allah, vous ne serez pas récompensés pour avoir accumulé cette science jusqu'à ce que vous pratiquiez. »

Pour montrer que la science enrichit et la pratique sauve, Ali (SDP) rapporte : Un homme demanda : « Ô Messager d'Allah ! Qu'est-ce qui me permettra de répondre à l'argument de l'ignorance (ou de l'ignorant) ? -La science, dit-il. -Et qu'est-ce qui me permettra de répondre à l'argument de la science (ou à celui qui pourrait douter de ma science ou me demander des comptes sur ma science comme Dieu) ? -La pratique. »

Abdullah Ibn Oukaym raconte : Dans cette mosquée, j'ai entendu Ibn Massoud jurer avant de parler puis dire : « Chacun de vous, son Seigneur le rencontrera seul, comme vous vous retrouvez seuls avec la pleine lune. Il dira : « Fils d'Adam ! Qu'est-ce qui t'a leurré à mon sujet ? Fils d'Adam ! Qu'as-tu répondu aux envoyés (Prophètes, prédicateurs) ? Fils d'Adam ! Qu'as-tu fait de ce que tu savais ? »

Abou Nouaym rapporte : Ali (SDP) a dit « Voulez-vous que je vous informe du connaisseur véritable ? C'est celui qui ne fait pas désespérer les gens de la miséricorde d'Allah, qui ne leur permet pas de commettre les interdits d'Allah Elevé, qui ne les sécurise pas contre la punition d'Allah et qui ne laisse pas le Coran pour s'occuper d'autre chose. Il n'y a pas de bien dans une adoration sans connaissance de la religion, il n'y a pas de bien en des connaissances sans compréhension (ou sans piété), il n'y a pas de bien en une lecture sans méditation. »

Abou Darr (SDP) raconte dans un long récit : J'ai dit : « Ô Messager d'Allah ! Conseille-moi. -Sois pieux envers Allah, car c'est l'essentiel de tout. -Ô Messager d'Allah ! Rajoute-moi. -Lis le Coran, car c'est pour toi une lumière sur terre et un placement dans le ciel. »

Tawban (SDP) raconte que le Prophète (SBDSL) a dit à Omar (SDP) : « (Avant tout autre bien) Prenez une langue qui évoque, un cœur reconnaissant et une épouse croyante qui vous aide pour la foi (ou pour l'au-delà). »

Abou Hourayra (SDP) rapporte que le Messager d'Allah (SBDSL) disait : « Allah ! Je me réfugie auprès de toi contre les quatre : contre une science non bénéfique, un cœur sans recueillement, des désirs sans satisfaction et une invocation non écoutée. »

Abou Jouhayfa (SDP) rapporte : Salmène a dit à Abou Darda (SDP) : « Ton Seigneur a un droit sur toi (dont prières), ta personne a un droit sur toi (dont sommeil nocturne) et ta famille a un droit sur toi (dont repas). Donne à chacun son droit (son temps). » Abou Darda se rendit chez le Prophète (SBDSL) qui lui dit : « Salmène a dit vrai. »


Ibn Boujeyr, (SDP) rapporte : Un jour, le Prophète (SBDSL) eut faim. Il chercha une pierre et l'attacha sur son ventre, puis déclara : « II se peut qu'une personne soit nourrie et bienheureuse dans cette vie et affamée et nue le Jour de la Résurrection. Vraiment, il se peut qu'une personne satisfasse ses désirs alors qu'elle se rabaisse et se détruit. Vraiment, il se peut qu'une personne se prive et écrase ses désirs alors qu'il obtient la noblesse et la réussite. »

Abou Hourayra (SDP) rapporte que le Prophète (SBDSL) a dit à Abou Bakr : Il y a trois paroles qui sont toutes vraies : tout serviteur qui subit une injustice et qui la pardonne pour Allah Puissant et Glorieux, Allah le fortifiera et l'aidera ; tout homme qui offre une chose en vue d'être serviable, Allah augmentera sa richesse par cette cause ; tout homme qui demande en vue de s'enrichir, Allah augmentera sa pauvreté. »

Alqasim Ibn Mouhamme (SDP) rapporte : Abou Bakr (SDP) se leva parmi les musulmans et prononça un discours. Il loua Allah, pria sur le Messager d'Allah (SBDSL) et dit : « Chaque affaire a une clé. Quiconque l'atteint, elle lui suffit. Quiconque œuvre pour Allah Puissant et Glorieux, Allah lui suffit. Vous devez œuvrer sérieusement et modérément, car la modération est plus efficace. Sachez que celui qui n'a pas de foi n'a pas de religion, celui qui n'escompte pas la récompense d'Allah n'en a pas, celui qui n'a pas d'intention n'a pas d'actions. II y a dans le livre d'Allah des récompenses pour le jihad dans la voie d'Allah que tout musulman doit vouloir obtenir. C'est le salut qu'Allah a indiqué, par lequel i sauve de la perte et donne l'honneur de cette vie et de l'au-delà. » Recherchez donc l'accomplissement de la promesse d'Allah envers vous et obéissez-lui pour ce qu'il vous a imposés même si l'effort est immense, le sacrifice est démesuré et la distance est grande, lourds ou légers, même si vous perdez pour cela vos biens et vos personnes. Cela est mini me compare à l'immense récompense d'Allah. Qu'Allah se charge pour nous et vous des difficultés de ce monde et de l'au-delà. Et que la paix soit sur vous, ainsi que la miséricorde d'Allah et ses bénédictions. »

Après avoir connu une grande pauvreté pendant sa jeunesse, Abou Houreyra (SDP) a dit : « Louange a Allah qui fit la religion pour bien diriger la vie et qui fit d'Abou Hourayra un imam. »

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Quiconque n'a pas de miséricorde envers les jeunes parmi nous et n'honore pas nos ainés, n'est pas des nôtres. »

Ooubeda Ibn Camit (SDP) rapporte : Je fais partie des députés qui ont prêté serment au Messager d'Allah (SDP). Nous lui avons prêté serment de ne rien associer à Allah (et qu'il est Son messager), de ne pas voler, de ne pas commettre l'adultère, de ne pas tuer la personne qu'Allah a interdit de tuer sauf par le droit, de ne pas piller et de ne pas désobéir. Si nous respectons cet engagement, la récompense sera le Paradis. Si nous en commettons, ce sera à Allah de juger (châtiment ou pardon).

Ooubeda Ibn Camit (SDP) raconte : Nous étions onze hommes dans la première Aaqaba (engagement des médinois dans l'islam à la Mecque). Nous avons prêté au Messager d'Allah (SBDSL) le serment des femmes (serment cité dans la sourate l'éprouvée S60v12 et souvent utilisé pour tout nouveau musulman) avant que la guerre ne soit prescrite. Nous nous sommes engagés à ne rien associer à Allah, ne pas voler, ne pas commettre l'adultère, ne pas inventer de calomnie, ne pas tuer nos enfants et ne pas lui désobéir pour ce qui est convenable. Quiconque tient sa parole aura le Paradis. Quiconque commet certains de ces péchés, Allah décidera de son sort : Il le châtiera s'il veut, ou lui pardonnera s'il veut.

Ziyed Ibn Iileqa (SDP) rapporte : Quand Almourira Ibn Chooba mourut, Jerir Ibn Abdallah (SDP) se leva et prononça un discours. II dit : « Je vous recommande la piété d'Allah seul sans associé, et de garder le calme et la dignité. Car j'ai prêté serment au Messager d'Allah (SBDSL) de ma propre main pour l'islam et il me posa comme condition de conseiller tout musulman (auquel j'ai rajouté pour ce que je peux même si c'était sous entendu, expression que beaucoup de musulmans reprirent lors de leurs serments). Par le Dieu de la Kaaba ! Je viens de vous donner conseil à tous. » Puis il demanda pardon à Allah et descendit de la chaire.

Ziyed Ibn Iileqa (SDP) rapporte : Quand Almourira Ibn Chooba mourut, Jerir Ibn Abdallah (SDP) se leva et prononça un discours. II dit : « Je vous recommande la piété d'Allah seul sans associé, et de garder le calme et la dignité. Car j'ai prêté serment au Messager d'Allah (SBDSL) de ma propre main pour l'islam et il me posa comme condition de conseiller tout musulman (auquel j'ai rajouté pour ce que je peux même si c'était sous entendu, expression que beaucoup de musulmans reprirent lors de leurs serments). Par le Dieu de la Kaaba ! Je viens de vous donner conseil à tous. » Puis il demanda pardon à Allah et descendit de la chaire.
Commentaire : D'autres conditions sous forme de recommandations du Prophète (SBDSL) furent parfois demandées comme : accueillir et aider le Prophète (en particulier dans le début de sa mission) ; la piété d'Allah en privé et en public ; l'amour et l'obéissance ; l'accomplissement d'une bonne action en cas de péché ; le refus de la responsabilité du dépôt ; ne craindre le reproche de quiconque pour la cause d'Allah ; l'émigration des mecquois vers les ançars (médinois) ; lutter pour le bien et la religion jusqu'à la mort ; la guerre sainte ; ne pas fuir le combat ; écouter et obéir (pour ce que l'on peut et supporte) dans l'aisance comme la difficulté, dans ce qui nous plaît ou ce qui nous déplaît même si nous sommes défavorisés injustement (en rapport avec l'équité ou la stratégie prophétiques) ; favoriser les autres à soi-même ; ne pas essayer de prendre le pouvoir aux dirigeants ; dire la vérité dans toute situation sans craindre le reproche de quiconque ;  ne pas voler ; ne pas commettre l'adultère ; ne pas tuer ses enfants (dont par peur de la faim) que ce soit de manière évidente ou cachée (avortement) ; ne pas inventer de calomnie ; ne pas désobéir pour ce qui est convenable (dont l'excès de lamentations et de deuil pour le mort comme se  griffer le visage, déployer les cheveux, déchirer ses habits, demander un malheur) ; de ne pas frauder les maris (en prenant son argent pour en faire profiter quelqu'un d'autre) ; laisser les fêtes païennes. Le Prophète (apparemment suite ce que dit le compagnon précédent) rajoutait souvent intelligemment « pour ce que tu peux » ou « pour ce que vous pouvez ».
Il faut noter que les serments ne sont logiquement possibles qu'à la puberté, âge de la majorité morale (du comptage des mauvaises actions) selon l'islam..

          La plupart des lois divines pour gérer noblement ces relations ont été expliquées par le Prophète (SBDSL). En effet, il a souvent montré la morale (but), le comportement exemplaire et la rétribution de ces ordres divins bienveillants. Ainsi, il faut bien comprendre que tout le mode de vie prophétique correspond à des bienfaits moraux, mentaux, physiques et sociaux, et à des moyens variés de ressentir Dieu à travers les diverses situations du quotidien et les différents actes cultuels.
Cette tradition prophétique d'origine divine affirme donc que les qualités morales, la pratique religieuse, et la bienfaisance familiale et sociale sont ce qui a le plus de valeur. Par conséquent les règles religieuses font souvent éviter le ridicule tout en apportant la noblesse, et pour clairement visualiser la plus haute vertu afin de l'atteindre, nous devons donc tendre vers la personnalité du Prophète (SBDSL) en valorisant et recherchant sa foi puissante, son mode de vie honorable, sa compassion, ses qualités morales excellentes, et ainsi la grandeur :

(S13v20/21) « (Les croyants sont) Ceux qui remplissent leur engagement envers Allah et ne violent pas le pacte, qui unissent ce qu'Allah a commandé d'unir, redoutent leur Seigneur et craignent une malheureuse reddition de compte »
(S31v32) « Seul le grand traître et le grand ingrat renient Nos signes (coraniques, spirituels et universels). »
(S47v20-23) « Ceux qui ont cru disent : “Ah ! Si une Sourate descendait !” Puis quand on fait descendre une Sourate explicite et qu'on y mentionne le combat, tu vois ceux qui ont une maladie au cœur te regarder du regard de celui qui s'évanouit devant la mort. Seraient bien préférables pour eux une obéissance et une parole convenable. Puis quand l'affaire est décidée, il serait certes mieux pour eux de se montrer sincères vis-à-vis d'Allah. Si vous vous détournez, ne risquez-vous pas de semer la corruption sur terre et de rompre vos liens (corde) de parenté ? Ce sont ceux-là qu'Allah a maudits, a rendus sourds et a rendu leurs yeux aveugles. »
Anas (SDP) rapporte : Le Prophète (SBDSL) proposa à un homme : « Embrasse l'islam et tu seras sauvé. » II répondit : « Je sens que je ne le veux pas. » II dit : « Même si tu ne le veux pas. »
Commentaire : Ce hadith montre l'importance de devenir musulman pour le Jour du Jugement Dernier, l'honneur de chacun et le Paradis Eternel, surtout que l'islam se reconnaît puis est suivi volontairement quand on le pratique.
(S3v103-105) « Et cramponnez-vous tous ensemble au “Habl” (câble vertical moral, sagesse, puissance et guidée divine) (tel un nourrisson qui commence à marcher s'accroche à la robe de sa mère pour ne pas se perdre ou pour éviter le danger physique et moral) d'Allah et ne soyez pas divisés, et rappelez-vous le bienfait d'Allah sur vous : lorsque vous étiez ennemis, c'est Lui qui réconcilia vos cœurs. Puis par Son bienfait, vous êtes devenus frères. Et alors que vous étiez au bord d'un abîme de Feu (guerre, Enfer), c'est Lui qui vous en a sauvés. Ainsi, Allah vous montre Ses signes afin que vous soyez bien guidés. Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable, car ce seront eux qui réussiront. Et ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et se sont mis à disputer, après que les preuves leur furent venues, et ceux-là auront un énorme châtiment. »
          En plus de la relation avec Allah, ce câble vertical (ou corde) est aussi composé des nobles liens sociaux créés par Dieu dont à travers le pacte pré-existentiel de l'humanité reconnaissant la légitime Seigneurie de Dieu à préserver sur terre. Mais il incarne aussi le petit filament hypersensible situé au fond du centre du cœur qui doit être réservé à Dieu dans la noblesse. Ce câble correspond donc en partie à une union de liens sincères renforçant la religion au niveau personnel, familial, social et divin, comme des fils assemblant une corde la renforce. En effet ces liens honorables améliorent fortement la vie :
Tabarani rapporte : Abdallah Ibn Massoud (SDP) a dit : « Ô Musulmans ! Vous devez obéir et vous attacher au groupe (conjugal, familial, fraternel, local) car c'est la corde d'Allah à laquelle Il a ordonné de s'attacher. Ce qui vous gêne dans le groupe est meilleur que ce que vous appréciez dans la division. »
(S13v20/21) « (Les croyants sont) Ceux qui remplissent leur engagement envers Allah et ne violent pas le pacte (pré-existentiel avec Allah), qui unissent ce qu'Allah a commandé d'unir (dont liens de parenté, conjugal, familiaux et honnêtement et généreusement social), redoutent leur Seigneur et craignent une malheureuse reddition de compte »
(S48v10) « Ceux qui te prêtent serment d'allégeance ne font que prêter serment à Allah : la main d'Allah est au-dessus de leurs mains. Quiconque viole le serment, ne le viole qu'à son propre détriment, et quiconque remplit son engagement envers Allah, Il lui apportera bientôt une énorme récompense. »
(S57v16) « Le moment n'est-il pas venu pour ceux qui ont cru (lors du pacte pré-existentiel), que leurs cœurs s'humilient à l'évocation d'Allah et devant ce qui est descendu de la vérité (le Coran), et de ne point être pareils à ceux qui ont reçu le Livre avant eux ? Ceux-ci trouvèrent le temps assez long et leurs cœurs s'endurcirent, et beaucoup d'entre eux sont pervers. »
(S57v8) « Et qu'avez-vous à ne pas croire en Allah, alors que le Messager vous appelle à croire en votre Seigneur ? Et (Allah) a déjà pris (acte) de votre engagement (pré-existentiel ou le terrestre le confirmant) si vous êtes (sincères) dans votre foi. »
(S8v24) « Ô vous qui croyez ! Répondez à Allah et au Messager lorsqu’il vous appelle à ce qui vous donne la (vraie) vie, et sachez qu’Allah (doit) s’interpose(r) (réellement que par) entre (la raison sage de) l’homme et son cœur (par leur foi), et que c’est vers Lui que vous serez rassemblés »
(S48v18) « Allah a très certainement agréé les croyants quand ils t'ont prêté le serment d'allégeance (au Prophète Mouhamed) sous l'arbre. Il a su ce qu'il y avait dans leurs cœurs, et a fait descendre sur eux la quiétude »

Le Messager d’Allah (SBDSL ) a dit : « La religion, c’est la sincérité. » (Boukhari et Mouslim)
Le Messager d’Allah (SBDSL) a dit : « J’ai été envoyé pour parachever les bons comportements. »
Le Messager d’Allah (SBDSL) a dit : « Quatre choses contribuent au (ou amplifie le) bonheur : une femme pieuse, un vaste logement, un voisin vertueux et une monture satisfaisante. Et quatre choses participent au malheur : un mauvais voisin, une mauvaise femme, une mauvaise monture et un logement étroit. »

Le but des piliers islamiques, de la religion, des relations sociales et donc de la vie terrestre est avant tout d'obtenir un excellent cœur, un esprit sain(t) (fin, fort, cultivé, sage) et un corps fort (sain, sportif, équilibré), apportant le meilleur comportement par une noble discipline personnelle et élevant donc notre valeur morale pour logiquement mieux rencontrer Dieu. Dans ce sens, le sport est aussi important pour la diminution du stress, le rejet de la dépression, le ralentissement du vieillissement, la hausse de qualité du sommeil, l'amélioration des fonctions cardiorespiratoires, le renforcement du système immunitaire, et la lutte contre l'alimentation agroalimentaire souvent toxique. Un esprit sain(t) (et fort) dans un corps sain (et fort) correspond à tout ce que déteste les forces occultes qui nous préfèrent malades, dépressifs... et donc inoffensifs :
Chadded Ibn Abdallah rapporte : Aamr Ibn Aabsa demanda au Prophète (SBDSL) : « Avec quoi Allah t'a-t-Il envoyé ? » Le Prophète (SBDSL) répondit : « Avec l'unicité d'Allah, et avec l'ordre de ne rien lui associer, de casser les idoles, d'honorer les liens de parenté, de sécuriser les routes, et de cesser de verser le sang. »
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Dieu (Glorifié soit-Il) ne regarde ni vos corps ni vos images, mais  (vraiment avant tout) Il regarde (la foi, les intentions, la sagesse, la bienveillance, la sincérité, la concentration, la sensibilité, la pudeur, la grandeur, la pureté, la profondeur, et donc le niveau de piété et d'ennoblissement de) vos cœurs et vos actions. » (Mouslim)
Le Prophète Mouhamed (SBDSL) a dit : « Les croyants qui ont la foi la plus accomplie sont ceux d’entre eux qui jouissent de la meilleure moralité et du plus doux caractère. Les meilleurs d’entre vous sont ceux qui traitent le mieux leurs femmes. » (Tirmidhi)
Le Prophète Mouhamed (SBDSL) a dit : « Le croyant atteint sûrement par sa bonne moralité et son affabilité, le degré de (piété de) celui qui jeûne toute l’année et passe toutes ses nuits à prier et à évoquer Dieu. » (Abou Dawoud)

Aïcha (SDP) rapporte : « Chaque fois que le Prophète (SBDSL) était face à une alternative, il choisissait toujours la solution la plus simple tant qu'elle ne constituait pas un péché. Mais si c'était un péché, il en était le plus éloigné des hommes. Le Prophète ne s'est jamais vengé pour lui-même, sauf si les interdits divins étaient bafoués. Dans ce dernier cas, il se vengeait pour Dieu le Très-Haut. » (Boukhari et Mouslim)
Selon Nouman Ibn Bashir (SDP), le Prophète Mouhamed (SBDSL) a dit : « Les choses licites et illicites sont bien définies. Entre les deux il y a des choses (qui prêtent) à équivoques que peu de gens connaissent. Celui qui s’est mis à l’abri des choses équivoques a tout fait pour blanchir sa foi et sa réputation et celui qui s’y est laissé tomber est tombé dans les choses interdites, tel le berger qui ne cesse de faire paître ses troupeaux autour du domaine (du roi). Il n’est donc pas loin de l’empiéter. Sachez que chaque roi a son domaine réservé et sachez que les domaines réservés de Dieu sont Ses interdits (évitement de l'orgueil et cadre légal basé sur du licite que Dieu peut contourner pour nous éduquer et sur des limites de consommation, d'utilisation ou de certaines qualités (S79v37) « Quant à celui qui aura dépassé les limites », alors que par exemple Dieu est sans limite pour la générosité en particulier dans son Paradis Eternel et que sur terre dans ce sens généreux sans limite l'homme s’appauvrirait). Sachez que dans le corps humain il y a une bouchée de viande. Quand cette bouchée est bonne, tout le corps est bon, et quand elle est devenue mauvaise, tout le corps le devient. Sachez que cette bouchée est le cœur. » (URA)

Selon Nawas Ibn Saman (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Le bien réside dans le bon caractère, le péché est ce qui trouble intérieurement et qu'on n'aimerait pas dévoiler aux autres. » (Mouslim) Le Prophète (SBDSL) dit à un compagnon qui venait le voir : « Tu viens me demander ce qu’est le bien ? » Je dis : « Oui. » Il dit : « Prends-en l’avis de ton propre cœur. Le bien est tout ce qui ne trouble pas la sérénité de l’âme et du cœur. Le mal est ce qui te met dans l’embarras avec toi-même et qui ne fait qu’hésiter dans ta poitrine, quand bien-même les gens t’en donnent une appréciation favorable et quand bien même ils t’en donnent un bon avis. » (URA)
Al Hasan Ibn Ali (SDP) a dit : J'ai retenu cette parole de l'Envoyé de Dieu (SBDSL) : « Laisse ce qui provoque en toi le doute (moralement) pour ce qui ne suscite en toi aucun doute. » (Tirmidhi)
Selon Atiyya Ibn Orwa as-Sadi (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « L'homme n'atteint vraiment le degré de la piété que lorsque (par manque de connaissance), il renonce à ce qui est admis de peur de commettre l'interdit. » (Tirmidhi)
Adiyy Ibn Hâtem Attâî (SDP) a dit : « J’ai entendu le Messager de Dieu (SBDSL) dire : « Celui qui a fait serment de faire quelque chose puis trouve autre chose à faire de plus conforme à la crainte de Dieu, qu’il fasse cette dernière. » (Mouslim)
Commentaire : Dans ce genre de cas, le musulman n'a donc logiquement pas à expier son serment non accompli par une œuvre tels qu'affranchir un esclave, nourrir ou habiller dix pauvres ou jeûner trois jours.
Ibn Abbas (SDP) rapporte : « Nous faisions route en compagnie du Prophète (SBDSL) au retour de Arafa lorsque ce dernier entendit un vacarme ahurissant accompagné de coups et de blatèrements de chameaux. Il sermonna alors les gens en ces termes : « Ô hommes, faites les choses avec sérénité, car le bien ne vient jamais avec la précipitation. » (Boukhari et Mouslim)
Jabir (SDP) rapporte : « Le Prophète (SBDSL) nous enseignait la prière de la consultation (al-istikhara) pour toute circonstance de la même façon qu'il nous enseignait une sourate du Coran. Il disait : « Lorsque l'un d'entre vous envisage d'accomplir quelque chose, qu'il accomplisse deux rakaat en dehors des salat obligatoires puis qu'il prononce ces paroles : « Mon Dieu, je Te demande de m'indiquer le meilleur choix par Ta science, et je Te demande de m'accorder de la force par Ta force. Je Te demande également de m'accorder de Tes bienfaits immenses, car Tu es Capable et je suis incapable, Tu sais tout et je ne sais rien, Tu es assurément le grand Connaisseur de l'invisible. Mon Dieu, si Tu sais que cette affaire est une source de bien pour ma religion, pour ma vie et pour ma destinée future, alors destine-la-moi, facilite sa réalisation et bénis-là. Et si Tu sais que cette affaire est une source de mal pour ma religion, pour ma vie et pour ma destinée future, alors détourne-là de moi et détourne-moi d'elle. Destine-moi le bien ou qu'il se trouve et fais que j'en sois satisfait. » Le demandeur doit nommer l'affaire en question (au cours de l'invocation). » (Boukhari)
Selon Abou Hourayra (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Toute affaire d'importance qui n'est pas introduite par une louange à Dieu est inachevée. » (Abou Dawoud)

Il faut noter que l'élégance comportementale du Messager d'Allah (SBDSL) dans le mode de vie religieux, devenant donc la plus grande élégance des humains dans leurs actions, se trouve entre la précision informatique (minutie comportementale, douce dextérité) et l'expression décontractée (relâchement), c'est à dire dans une expression presque féline comme semble le sous-entendre le nom d'un des principaux rapporteurs des hadiths s'appelant Abou Houreyra, le père des chats car il s'en occupait de plusieurs. De plus la présence du Prophète (SBDSL) ne pesait pas, ce qui prouve qu'imposer par la force ne fait pas partie de sa tradition :
Kab Ibn Malik (SDP) a dit : « Le Prophète (SBDSL) mangeait avec les trois doigts de sa main droite (pouce, index et majeur), et lorsqu'il avait fini son repas, il les léchait (sur leurs cotés avec les lèvres et le bout de la langue sans les rentrer dans la bouche avant d'aller se lavait les mains, et sa place était propre). »
De plus il faut tendre à être noblement professionnel dans tous les secteurs de la vie : affectif, filial, familial, amical, intime, social, expressif, travail, physique, hygiènique, esthétique, parental, conjugal, romantique, sexuel, de la consommation, de la régularité d'une activité sportive, du repos, du loisir, etc, et donc aussi au niveau de la pratique religieuse. Surtout que la mise en pratique du mode de vie prophétique incarnant donc la plus haute vertu peut être permanente pour connaître le plus grand ennoblissement, d'autant plus que l'oisiveté est mère de tous les vices, ainsi donc que l'insouciance, l'avidité et l'impiété, et nous pouvons donc constamment chevaucher les dunes terrestres de la sagesse religieuse pour décoller et voler au dessus des jardins paradisiaques de la noblesse. Et c'est pourquoi afin d'éviter que la vie ce chacun soit synonyme d'oisiveté, il faut si possible quotidiennement au moins travailler, étudier (religion et sciences utiles), s'occuper de proches ou faibles (famille, enfants, personnes âgées, orphelins, handicapés) ou pratiquer la religion. Il faut noter que la technique dans les œuvres cultuelles de l'islam est importante mais leur sens moral et spirituel l'est plus :
Amr Ibn Awf Al Ansari (SDP) rapporte : Le Prophète (SBDSL) envoya Abu Ubayda ibn al-Jarra au Bahrayn afin de récolter la Jizia (taxe des non musulmans). Il revint avec l'argent récolté. Lorsque les ansars apprirent la venue d'Abu Ubayda, ils prirent part à l'accomplissement de la Salat de l'aube en compagnie du Prophète. Quand le Prophète clôtura la Salat, il s'apprêtait à partir lorsque les ansars l'interceptèrent. Le Prophète esquissa un sourire lorsqu'ils les vit puis déclara : « Il me semble que vous avez été informés de la venue d'Abu Ubayda, porteur de quelque chose du Bahrayn. » « Oui, Prophète de Dieu. » répondirent-ils. « Réjouissez-vous et ayez bon espoir de récolter ce qui vous procurera de la joie. Par Dieu ! Ce n'est pas la pauvreté que je crains pour vous, mais je crains que vous n'ayez accès aux largesses de ce monde comme en ont bénéficié vos prédecesseurs, et que vous vous concurrenciez à amasser les biens de ce monde qui vous feront périr comme ont péri ceux qui vous ont précédés. » (Boukhari et Mouslim)
Abou Said Al Khoudri (SDP) rapporte : Le Prophète (SBDSL) s'assit sur le minbar et nous nous assîmes autour de lui. Puis il dit : « Parmi ce que je crains pour vous après ma mort, il y à le fait qu'on vous présente les biens de ce monde et ses apparats. » (Boukhari et Mouslim)
Selon Abu Said Al Khoudri (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « La vie est bien douce et bien tendre (verte) et Dieu le Très-Haut va vous en donner la lieutenance pour voir quel y sera votre comportement. Prenez garde à ce bas-monde et prenez garde aux femmes, car ce fut la première source de tentation pour les Fils d'Israel. » (Mouslim)
Selon le calife Othman Ibn Affan (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Le fils d'Adam n'a droit qu'à trois choses : une maison où y demeurer, des vêtements pour couvrir sa nudité, du pain sec et de l'eau. » (Tirmidhi)
Selon Kab Ibn Malik (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Deux loups affamés lâchés dans un troupeau ne sont guère plus dangereux que ne le sont pour votre religion votre empressement derrière l'argent (amenant souvent à l'insouciance morale ou à l'oisiveté si en grande quantité) et les honneurs. » (Tirmidhi)
Selon Abdullah Ibn Masoud (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) s'est couché sur une natte. A son réveil ses côtés portaient les traces de la natte. Nous dîmes : « Ô Messager de Dieu ! Que dirais-tu si nous t'apportions un tapis ? » Il répondit : « Qu'ai-je à faire avec ce bas-monde ? Je ne suis en ce monde qu'à l'image d'un cavalier qui est venu sous un arbre s'ombrager puis s'en est allé en l'abandonnant. » (Tirmidhi)

          Par ailleurs malgré l'étendue du cadre légal religieux, représentant le code d'honneur dans la relation avec Dieu, les relations humaines et la relation avec soi-même, il pourrait tout simplement correspondre dans le fond du fond pour vouloir et avoir la valeur suprême qu'est la dignité de l'ennoblissement personnel, à se mettre debout, ou à lever l'index comme le demande d'ailleurs l'attestation de foi islamique reconnaissant l'unicité divine et Son Messager :
(ExtHadith) Wahb Ibn Abdullah (SDP) a dit : Puis Salman (SDP) lui dit (à Abou Darda) : « Ton Seigneur a sur toi un droit, ta personne a sur toi un droit et ta famille a sur toi un droit. Donne donc à tout ayant droit. Abou Darda alla raconter la chose au Prophète (SBDSL) qui lui dit : « Salman a dit vrai. » (Boukhari)
          Or la loi religieuse donne des limites, invite à une progression douce, et demande un juste milieu au cheminement personnel dans la religion pour éviter l'égarement (l'hérésie). En effet être hors de la loi fait devenir pervers et cheminer hors des limites fait devenir outrancier (extrémiste, fanatique). Ainsi être dans la loi et dans les limites fait devenir authentiquement pieux et donc digne :
Selon Abou Hourayra (SDP), le Prophète a (SBDSL) dit : « La religion est aisance et facilité. Jamais quelqu'un ne cherchera à rivaliser de force avec la religion sans que la religion ne l’écrase. Suivez plutôt la voie sage du juste milieu, rapprochez-vous en douceur de la perfection et soyez optimistes. Aidez-vous en cela par vos allées et venues à la mosquée le matin, le soir et aux dernières heures de la nuit. »
Dans une autre version d’Al Boukhari :  « Rapprochez-vous petit à petit de la perfection, allez à la mosquée matin et soir en plus de ce que vous faites comme actes de dévotion (prières, lecture de Coran) dans les dernières heures de la nuit. La modération ! La modération ! Car c’est seulement avec la modération que vous arriverez à bon port. »
Aïcha (SDP) rapporte : Le Messager d'Allah (SBDSL) avait une natte qu'il se réservait la nuit pour prier dessus. La journée, il l'étendait et s'asseyait dessus. les musulmans se mirent à venir vers le Prophète et à prier derrière lui jusqu'à ce qu'ils devinrent nombreux. Il se tourna alors vers eux et dit : « Musulmans ! Prenez les œuvres qui sont dans votre capacité (d'être faite par habitude), car Allah ne se lassera pas (de vous récompenser) jusqu'à ce que vous soyez las L'adorer (et que vous cessiez de L'adorer), et les œuvres qu'Allah aime le plus sont celles qui durent même si elles sont modestes. Et la famille de Mouhamed, quand elle pratiquait une bonne action, la conservait.
Abdullah Ibn Amr Ibn Al As a dit : « On informa le Prophète (SBDSL) que je disais : « Par Dieu ! Je jeûnerai assurément le jour et je veillerai toute la nuit à prier tant que je vivrai. » Le Messager de Dieu dit alors : « Est-ce bien toi qui dis de telles choses ? » Je dis : « Oui je l’ai bien dit, ô Messager de Dieu ! Que mon père et ma mère te servent de rançon. » Il dit : « Tu ne pourras jamais le faire. Jeûne plutôt certains jours et manges-en d’autres. Veille une partie de la nuit à prier et dors-en une autre. Il te suffit en effet de jeûner trois jours par mois car la récompense d’une bonne action équivaut à dix fois sa valeur. Ainsi tu auras la récompense de celui qui a jeuné tout le temps. » Je dit : « Je me sens capable de mieux que cela. » Il dit : « Jeûne un jour et mange les deux suivants. » Je dis : « Je me sens capable de mieux que cela. » Il dit : « Jeûne un jour et mange un jour, c’était la façon de jeûner de David. » Je dis : « Je me sens capable de mieux que cela. » Le Messager de Dieu dit : « Aucun jeûne n’est meilleur que celui là. »
Dans une autre version : « Ne m’a-t-on pas informé que tu jeûnes tous les jours et passes toutes tes nuits à prier ? » Je dis : « Si, Ô Messager de Dieu ! » Il dit : « N’en fais rien ! Mais jeûne certains jours et mange certains autres. Dors une partie de la nuit et veilles-en une autre à prier, car ton corps a sur toi un droit, tes yeux ont sur toi un droit, ta femme a sur toi un droit, et ton hôte a sur toi un droit. Il te suffit de jeûner trois fois par mois, car chaque bonne action te donne dix fois sa récompense et tu auras ainsi la récompense de celui qui jeûne tout le temps. » Mais je choisis la voie la plus difficile et Dieu fut difficile avec moi. Je dis en effet : « Ô Messager de Dieu, je me sens assez fort pour jeûner davantage. » Il dit : « Fais donc comme jeûnait David et n’y rajoute rien. » Je dis : « Et comment jeûnait David ? » Il dit : « La moitié du temps. » Abdullah disait quand il était devenu vieux : « Comme j’aurais mieux fait d’accepter l’allègement du Messager de Dieu ! »
Dans une autre version : « Ne m’a-t-on pas informé que tu jeûnes tout le temps et que tu lis chaque nuit le Coran ? » Je dis : « Si, ô Messager de Dieu ! Et je ne cherche en cela qu’à bien faire. » Il dit : « Jeûne à la façon de David (un jour sur deux), car il était le dévot de son temps, et lis le Coran une fois par mois. »
Aïcha (SDP) rapporte que le Prophète (SBDSL) entra chez elle alors qu’elle était avec une autre femme. Il dit : « Qui est donc celle-ci ? » Elle dit : « Une telle qui vient me parler du grand nombre de ses prières. » Il dit : « Ne vous surchargez point ainsi car on ne vous a imposé que ce que vous pouvez supporter. Par Dieu, Dieu ne se lasse pas de vous récompenser jusqu'à ce que vous vous lassiez de faire des œuvres de bien. » Aïcha conclut alors : « Les pratiques religieuses les plus agréables aux yeux du Prophète étaient celles accomplies avec régularité (même si elles étaient moins nombreuses). »

Commentaire : Les deux hadits précédents et les deux suivants montrent bien qu'il faut connaître ses limites dont pour donner la priorité au service aux autres par rapport à une œuvre cultuelle personnelle. Les habitudes religieuses surérogatoires sont importantes en islam, car elles permettent de progresser et donc de faire plus souvent des œuvres surérogatoires, mais il ne faut pas hésiter à pratiquer d'une bonne œuvre et donc se rapprocher de Dieu et Sa récompense dès qu'on a envie même si nous avons pas ou peu d'habitudes cultuelles surérogatoires.
Anas (SDP) raconte : Nous étions avec le Prophète (SBDSL) en voyage. Certains parmi nous jeûnaient et d'autres non. Un jour, il a fait très chaud. Certains se faisaient de l'ombre avec leurs manteaux et ceux qui n'en avaient pas se protégeaient avec leurs mains. Nous avons campé et les jeûneurs tombèrent à terre tandis que les autres ont monté les tentes et abreuvé les bêtes. Le Messager d'Allah dit alors : « Aujourd'hui, ceux qui n'ont pas jeûné ont remporté la récompense (ceci montrant que le service aux autres pendant des sorties collectives est ce qui a le plus de valeur). »
Abou Qouleba (SDP) rapporte : Des compagnons du Prophète (SBDSL) sont venus chez lui faire l'éloge d'un de leurs amis. Ils déclarèrent : « Nous n'avons jamais vu quelqu'un comme Untel. Chaque fois que nous voyagions, il lisait le Coran, et chaque fois que nous campions, il priait. » Le Prophète demanda : « Qui donc se chargeait de ses affaires ? », jusqu'à ce qu'il questionna : « et qui donnait le fourrage à son chameau ou sa monture ? » et à chaque fois, ils répondaient : « Nous. » II déclara : « Vous êtes tous meilleurs que lui. »

          Dans ce sens, il faut toujours mettre les enseignements islamiques dans leur contexte ou en rapport avec d'autres enseignements religieux pour valider leurs règles, et savoir que pour s'améliorer plus facilement vers de nouvelles habitudes honorables comme les 5 piliers, le mode de vie prophétique ou les œuvres surérogatoires, il faut augmenter le temps de l'intention du coeur, qui augmente la force de la volonté, qui réussit la réalisation des actions.
          L'islam englobe toute la vie dans une forme d'adoration permanente. En effet pour toutes les œuvres de la vie spirituelles (œuvres cultuelles) ou matérielles (dont besoins physiques quotidiens), il faut agir au nom d'Allah (Bismila), en Le louant (Amdoulila), avec la science (Sunna, tradition prophétique) et la satisfaction personnelle pour celle divine (Reda) envers cette façon d'agir.
          L'enseignement moral général de la vie correspond à un juste milieu entre les travaux d'Einstein (ou/et de Pointcaré) pouvant nous amener à comprendre qu'en fonction d'un référentiel tout est relatif (à part Dieu) ; Moïse ayant dit que tout est loi ; Jésus ayant dit que tout est amour ; Mahomet ayant dit que tout est adoration ; le livre sur la métaphysique du sexe de Evola (et les règles monothéistes) pouvant nous amener à comprendre que tout est sexuel (dont par rapport à la proximité corporelle et aux différents degrés de nudité autorisés dans le cadre familial et social) au niveau des divers degrés de noble retenue physique amoureuse, étant donc aussi un aspect du cadre légal religieux éduquant de pudeur, de respect, de hiérarchie, d'ordre, de niveaux de proximité gestuelle, de limite, de morale, ou d'intensité émotionnelle dans nos diverses relations familiales, sociales, affectives ou amicales ; et de plus en plus à notre époque tout est symbolique (en particulier pour établir la dignité face au matérialisme comme on peut considérer que dans un acte similaire bestial, les êtres humains font l'amour alors que les animaux copulent, et en comprenant donc qu'il ne pas confondre la partie et le tout, et ne pas prendre le symbole comme la réalité complète. Le symbol(ique) qui signifie en réalité « ce qui unit » par opposition au diabol(ique) qui signifie « ce qui divise », permet de faire émerger l'individu de son statut individuel bestial vers un statut du collectif transcendantal. Il faut donc dans un respect du réel, chercher à en dégager une dimension symbolique pour lui redonner une centralité afin de rétablir une forme de hiérarchie naturelle, entre la matière qu'il ne s'agit pas de niée ni d'évacuée, mais qui doit être subordonnée à la dimension symbolique qui elle est transcendantale, et qui fonde notre humanité et notre dignité : ce n'est pas la matière qui forme notre dignité, c'est le symbolique.) Tout ceci devant nous faire comprendre que toute la Création divine est bienveillance (sauf les grands péchés des hommes) car devant donc être considérée comme éducation morale.
          Notre éducation spirituelle et morale peut également se faire à travers ce que nous sentons physiquement comme la douceur d'une caresse ou le plaisir d'un repas, puisque nous ressentons aussi ces notions émotionnellement et donc sentimentalement. Ainsi les sensations du corps comme les pensées ou les idées transmettent souvent des émotions au cœur qui deviennent des sentiments éduquant l'esprit.
          Dans ce sens la pudeur apporte un juste milieu émotionnel préservant la dignité du comportement, car elle évite noblement de dépasser les limites raisonnables et donc d'atteindre indignement les négatifs comportements laxistes, extrêmes, insuffisants, excessifs, égoïstes ou irrationnels, à l'image du noble cadre légal de l'islam incarnant la dignité du juste milieu. Or malgré que la pudeur soit donc un juste milieu entre l'expression timide et l'expression effrontée, elle est aussi un ressenti intense d'une profonde bienveillance, douceur, noblesse, prudence, humilité et espérance d'un grand respect partagé. Face à Dieu cette pudeur doit être fréquente en étant en plus synonyme de reconnaissance profonde de notre totale dépendance à Sa puissance et Sa sagesse. Ainsi la plus grande noblesse spirituelle est intrinsèquement pudique. Dans ce sens de juste milieu, il faut chercher à avoir un bon timing comportemental (attente du meilleur moment pour agir ou parler au mieux) au sein de la vie personnelle, familiale, professionnelle, sociale et politique.
          Il faut noter qu'en suivant cette vie pieuse, diverses formes de félicité ci-après pouvant être cumulées sont atteignables. Surtout que depuis toujours, la foi est la solution à tout, surtout celle raisonnée, multiplicatrice de qualités et de bonnes actions, pratiquant la religion, prédicatrice, intelligemment tolérante et pieusement proche de notre Très Digne Seigneur. Or le plus haut niveau de félicité physique proche du Paradis que l'être humain peut ressentir sur terre sans drogue se trouve dans l'orgasme sexuel que nous ne touchons qu'à peine quelques secondes, et le plus haut niveau de félicité spirituelle que l'être humain peut ressentir sur terre sans drogue se trouve dans la pratique constante du mode de vie prophétique et une compréhension permanente des morales particulières suivantes apportant l'authentique félicité du cœur, et donc de l'esprit, et donc du corps :
-être dans une ambiance de joie personnelle, le cœur aimant et sensible, d'autant plus si recevant de l'amour.

-avoir la profonde certitude que c'est Dieu qui nous apporte la subsistance.
-se rappeler de l'innocence, l'enthousiasme et la joie de l'enfance.
-s'abandonner dans l'instant sans aucun jugement sur autrui et dans un grandiose ressenti unique de noblesse
-parvenir à se détendre totalement, c'est à dire jusqu'au profond centre du cœur qu'on ressent en expirant assez longtemps.
-atteindre donc une profonde sérénité immobile vibrant rapidement et réjouissant intensément.
-avoir une foi complète par une bienveillance pour toute l'humanité, la Création et Dieu, tel notre  Prophète (SBDSL), l'ultime, étant une miséricorde pour tous les mondes et toutes les créatures par son rang, son statut et sa personnalité, c'est à dire en tendant dans un profond apaisement et un ennoblissement maximal à être miséricordieux plutôt que juste dès que c'est possible, et face au destin à remercier Dieu lors d'un bonheur et à patienter lors d'un malheur.
-avoir donc une sincère, profonde et permanente volonté de grand bien pour tous, toutes et tout.
-parvenir à ne craindre Dieu que dans une crainte révérencielle effaçant la peur de l'Enfer, tellement nous avons compris la très grande noblesse morale choisie par l'Esprit divin et nous nous rapprochons d'une piété (foi bienfaisante) permanente.
-s'efforcer quand on pense aux autres de les aimer plus que soi même, comme Jésus et comme çà le sera au Paradis naturellement, toujours dans la douceur et quel que soit le sacrifice au nom de Dieu qu'on peux faire pour eux, évidemment dans l'ordre pour les enfants, les femmes et les proches, puisque nous comprendrons définitivement ici-bas et dans l'au-delà que la vie, la foi et la joie sont meilleures à plusieurs.                             
-se rappeler vraiment la perception humble du monde et le caractère plein d'espoir que nous avions quand nous étions dans la dépendance totale de l'enfance et sans oublier d'être aussi vivants qu'eux.
-se laisser aspirer vers Dieu pour s'envoler spirituellement à l'Absolu Bon.                                                           
-sentir le sentiment d'adoration permanent éclairant grandement la présence divine.                                                    
-ressentir que Dieu devienne tel un aimant puissant nous attirant vers Lui jusqu'à la félicité.
-avoir une pudeur fréquente devant Dieu synonyme de reconnaissance profonde de notre totale dépendance à Lui, incarnée par l'imagination que les bras invisibles de notre âme sont toujours dans la position de la main droite recouvrant le poing gauche avec recueillement au creux du torse et sur le cœur humble, le visage de l'âme légèrement incliné, et l'esprit légèrement relevé.
-vivre souvent en ressentant tout sagement ou merveilleusement, en tant qu'être ignorant de naissance et sans penser à l'avis des autres.                                                                    
-vivre vraiment et pleinement le moment présent en particulier lors de la prière ou avec nos proches.
-faire calmement les choses les unes après les autres.
-être dans une ouverture de cœur à 360 degrés.
-vivre les choses comme si c'était les dernières ou réaliser les innombrables causes depuis des siècles (en réalité depuis le big bang) les ayant permises.
-ressentir souvent clairement la bonne santé de notre corps sans maladie, ni douleur ni blessure.
-ressentir une intense pudeur en dehors de l'acte intime et si nécessaire patienter quelques jours pour décupler le plaisir partagé de l'acte intime.
-ne pas rester sur l'empathie pour le mal être des gens mais plutôt sur la volonté profonde pour qu'ils aillent mieux et les actions ciblées pour y parvenir.
-vivre dans nos différences tout en favorisant nos convergences, et donc cultiver la solidarité et non l'indifférence :
(S49v13) « Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez (dans la dignité). Le plus noble d’entre vous auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand Connaisseur. »
-avoir le cœur ouvert dans un intense ressenti du juste milieu envers tout et dans une bienfaisance importante pour tous et soi même, sans la timidité qui est une prison du cœur au niveau social. En effet en restant fermé, on finit par créer ses propres barrières. Il faut donc oser les dépasser pour rencontrer, échanger et comprendre l'autre, en particulier lors de la prédication.
-vouloir fortement le Paradis en permanence pour tout le monde secrètement dans son cœur surtout que purifiant généralement toutes les situations humaines en les facilitant et qu'accélérant fortement l'acquisition de toute ses qualités spirituelles.
-s'abandonner très profondément en Dieu par la foi puisque Il est entièrement Très Bon, Immatériel et Inestimable.
-quelles que soient les épreuves venant de Dieu, des êtres humains ou du diable, et nos choix et ceux des autres, nos erreurs et celles des autres, il faut légitiment parvenir à seulement vouloir la satisfaction divine pour nous-même et le maximum des autres, surtout que c'est la plus grande forme de liberté, de noblesse, de sensibilité et de bonheur.
se contenter du peu et faire des bonnes actions, c'est à dire que tout le monde puisse se satisfaire de la simplicité d'une société juste, modeste et sécurisée même s'il ne s'agit pas d'une joie intense et si il y a des épreuves, surtout que la véritable paix joyeuse ne le sera qu'au Paradis, mais sans oublier que sur terre la simplicité peut quand même être synonyme d'une intense excellence (et c'est pourquoi les petits plaisirs du quotidien doivent être parmi les plus appréciés). En effet sur terre, la Vertu, l’Honnêteté, le Beau, le Vrai, le Doux et le Simple sont le réel enchantement, mais aussi la vraie force, car étymologiquement, la vertu c'est la force, n'étant pas liée à la différence entre la puissance et la faiblesse, mais entre la dignité (maturité active ou incondamnablement passive) et indignité (stupidité ou passivité condamnables) :
(S6v125) « Et puis quiconque Allah veut guider, Il lui ouvre la poitrine à l’islam (et donc la sérénité). Et quiconque Il veut égarer, Il rend sa poitrine étroite et gênée, comme s’il s’efforçait de monter au ciel (manque d'oxygène). »
(S16v97) « Quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne œuvre tout en étant croyant, Nous lui ferons vivre une bonne vie. Et Nous les récompenserons, certes en fonction des meilleures de leurs actions. »
(S87v8) « Nous te mettrons sur la voie la plus facile. »

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Le fort n’est pas celui qui terrasse les gens dans la lutte, mais le fort est celui qui reste maître de lui-même dans sa colère. » (URA)
Bible (Evangile de Jésus Christ selon saint Luc, 6:20-23) : « Alors Jésus, levant les yeux sur ses disciples, dit : Heureux vous qui êtes pauvres, car le royaume de Dieu est à vous ! Heureux vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés ! Heureux vous qui pleurez maintenant, car vous serez dans la joie ! Heureux serez-vous, lorsque les hommes vous haïront, lorsqu'on vous chassera, vous outragera, et qu'on rejettera votre nom comme infâme, à cause du Fils de l'homme ! Réjouissez-vous en ce jour-là et tressaillez d'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans le ciel, car c'est ainsi que leurs pères traitaient les Prophètes. »
          Pour tout âge, étudier la science et la pratique religieuse est un essentiel plaisir d'adulte et pratiquer des loisirs est un essentiel plaisir d'enfant. Et il vaut mieux offrir un bon livre à quelqu'un plutôt qu'un restaurant, car cela reste toujours dans l'âme du lecteur sous forme de nourriture et de culture spirituelles.
          Le digne mode de vie prophétique augmente le rappel de Dieu et donc notre inspiration de Dieu qui participe à améliorer notre sagesse, et donc notre destin, et donc la société quel que soit notre niveau social :
Selon Abou Moussa (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « La bonne direction et la science avec lesquelles Dieu m'a envoyé sont comparables à une pluie se déversant sur une terre. Une partie de cette terre est fertile, elle absorbe l'eau et fait pousser de l'herbe et de la verdure en abondance. Une partie de cette terre est aride, elle retient l'eau, et Dieu en fait donc profiter les gens. Ainsi ils en boivent, s'en servent pour l'irrigation et l'utilisent pour la culture. Enfin, une autre partie de cette terre est stérile, elle ne retient pas l'eau et ne fait pousser aucune plante non plus. La partie fertile est comparable à celui qui a reçu la bonne compréhension de la religion et qui a su tirer profit de ce que Dieu m'a révélé. Il a donc appris et enseigné à autrui. La partie aride de cette terre est quant à elle comparable à celui qui a appris cette science et l'a transmise, mais n'a su en tirer lui-même profit. Enfin, la terre stérile qui ne retient pas l'eau est comparable à celui qui n'accepte pas la bonne direction que Dieu m'a chargé de transmettre. » (Boukhari et Mouslim)
Seiid Ibn Almousayib rapporte : Le Prophète (SBFSL) fit un don à Hakim Ibn Hizem (SDP) le jour de Houneyn. Hakim trouva le don insuffisant et le Prophète lui rajouta. Puis Hakim demanda : « Ô Messager d'Allah ! Lequel de tes dons est le meilleur (le premier selon sa proposition ou le second suite à une demande) ? » Le Prophète répondit : « Le premier. Hakim Ibn Hizem ! Cet argent est agréable et désiré. Celui qui ne prend sans convoitise et qui le dépense convenablement, il lui sera béni. Et celui qui le prend avec convoitise et qui le dépense mal, il ne lui sera pas béni, et il sera comme celui qui mange sans se rassasier. Et la main la plus haute est meilleure que la main la plus basse (il vaut mieux donner que recevoir). » Hakim lui dit : « Même de ta part, ô Messager d'Allah ?! » Le Prophète dit : « Même de ma part ! » Hakim conclut en disant : « Alors, par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, je ne prendrai plus jamais rien à personne ! » Hakim n'accepta pas d'allocation du trésor public ni de salaire jusqu'à sa mort. Omar Ibn Alkhattab (SDP) disait : « Ô Allah ! Je te prends à témoin pour Hakim Ibn Hizem. Je l'invite à prendre son droit dans cet argent et il refuse. » Hakim dit : « Par Allah ! Je n'en prendrai rien, ni a toi ni à un autre. » Ainsi jusqu'à sa mort, Hakim ne prit rien à personne après le Prophète (SBDSL).
D'après Abou Mâlik Al Ashari (SDP), le Messager d'Allah (SBDSL) a dit : « La pureté est la moitié de la foi. Dire : « La louange à Dieu » remplit la balance (du Jugement dernier), « Gloire et pureté à Dieu ainsi que la louange » remplit tout l'espace entre les cieux et la terre. La prière est une lumière. L'aumône est une preuve (de foi sincère). La patience est une clarté. Le Coran est un argument pour ou contre toi. Tout homme débute sa journée mettant en jeu son âme, il l'affranchit ou la conduit à sa perte. » (Mouslim)
          Ainsi il peut être compris que Dieu a décrété la dégénérescence du corps, parfois de l’esprit et désormais souvent de la politique au niveau de l’être humain, afin de nous faire valoriser Ses lois terrestres et Ses bienfaits dont ceux irréprochables du Paradis Eternel, mais qu'Il a décrété un positif aspect croissant de la connaissance scientifique, philosophique et morale en particulier religieuse de l’humanité.
          Enfin un aperçu de l'excellent comportement social exemplaire du Prophète (SBDSL) est donné à travers cette description :
Yaaqoub rapporte que Hasan Ibn Ali (SDP) a dit : « Hind Ibn Abou Hela - qui était un excellent descripteur - a dit : "Quand le Prophète (SBDSL) se retournait, il se retournait entièrement. Il baissait le regard et regardait plus la terre que le ciel. Son regard était le plus souvent une observation. Il marchait derrière ses compagnons. Il saluait en premier qui il rencontrait.      Concernant sa manière de parler, le Prophète (SBDSL) était continuellement triste. Il réfléchissait toujours, n'avait pas de repos et ne parlait pas inutilement. Il se taisait longuement. Il commençait et terminait les paroles par les coins de la bouche (sous forme d'un petit sourire), après avoir parlé avec sa bouche entière. Il disait des paroles concises et sa parole était le dernier mot, sans excès ni insuffisance. De caractère doux, ni sec ni méprisant, il honorait le bienfait même minime, il n'en critiquait rien ni ne louait excessivement. Quand la vérité était entravée, rien n'arrêtait sa colère jusqu'à ce qu'il ait gain de cause. (Dans une autre version : il ne se fâchait pas pour ce bas monde et ce qui s'y rapporte, mais quand on contrait la vérité, personne ne le reconnaissait et rien n'arrêtait sa colère jusqu'à ce qu'il prenne gain de cause.) Il ne se fâchait ni ne se vengeait pour lui-même. Quand il désignait une chose, il la désignait de sa main entière. Quand il s'étonnaitd'une chose, il la retournait (regardait tous ses aspects). Quand il parlait, il frappait son pouce gauche de sa paume droite. Quand il se fâchait, il se détournait et y persistait. Quand il était heureux, il baissait le regard. La plupart de ses rires étaient des sourires. En riant, il dévoilait (des dents) comme des grains de grêle (bien blancs).
Puis concernant le comportement du Prophète (SBDSL) dans sa maison, à l'extérieur et dans les assemblées, Housayn Ibn Ali a dit à Hassan que son père a dit : "Il entrait chez lui après avoir demandé la permission. Chez lui, il partageait son temps en trois parties : une pour Allah, une pour sa famille et une pour lui-même. Puis il partageait sa partie entre lui et les gens : il consacrait ce temps aux particuliers qui, à leur tour, transmettaient au public le profit de leurs entretiens ; il ne leur refusait rien. Dans sa gestion de la partie dédiée à sa communauté, il préférait les hommes vertueux et leur partageait selon leur valeur dans la religion. Certains avaient un besoin, certains en avaient deux et d'autres plusieurs. Il s'occupait d'eux et les occupait dans ce qui leur était utile à eux et à la communauté en les questionnant sur leur état et en les informant de leurs devoirs. Il disait : "Que le présent transmette à l'absent, et transmettez-moi le besoin de celui qui ne peut me l'exposer. Car celui qui transmet au gouverneur le besoin de celui qui ne peut le présenter, Allah affermira ses pieds le Jour de la Résurrection." On ne lui parlait que de cela, et il n'acceptait pas autre chose de personne. Ils entraient auprès de lui à la recherche du bien, et partaient satisfaits. Ils sortaient et indiquaient le bien aux gens.
A l'extérieur, le Messager d'Allah (SBDSL) retenait sa langue de ce qui ne le regardait pas. Il gagnait leurs cœurs et ne les rebutait pas. Il honorait le noble de chaque tribu et le désignait comme chef. Il prenait garde des gens et s'en méfiait sans détourner de personne son sourire et son bon comportement. Il visitait ses compagnons et s'enquérait de leur bon état. Il demandait à ceux qu'il rencontrait comment allaient les gens. Il appréciait le bien et le fortifiait. Il désapprouvait le mal et l'affaiblissait. Il était cohérent dans ses actes et non perturbé. Il n'était pas distrait pour qu'ils (ses compagnons et proches) ne le soient pas et qu'ils ne dévient pas. Il avait un apparat (de quoi faire face) pour chaque situation. Il ne manquait pas à la vérité et ne la dépassait pas. Les meilleurs gens le suivaient. Les meilleurs chez lui étaient ceux qui voulaient le plus le bien aux gens. Les plus estimés de lui étaient ceux qui réconfortaient et aidaient le plus les gens. Dans les assemblées, il ne s'asseyait et ne se levait qu'en évoquant Allah. Il ne se réservait pas de place et interdisait qu'on en réservât. Quand il arrivait chez des gens, il s'asseyait où il trouvait une place et ordonnait de faire ainsi. Il donnait à chaque présent sa part et chacun pensait être le plus important auprès de lui. Quand quelqu'un restait assis ou debout avec lui pour un besoin, il patientait plus que lui jusqu'à ce que la personne soit la première à partir. Quiconque lui demandait une chose ne retournait qu'avec elle ou avec des bonnes paroles. Sa facilité et son bon caractère ont mis les gens a l'aise, il est devenu leur père et ils étaient égaux à ses yeux face à la vérité. Son assemblée était une assemblée de douceur, de pudeur, de patience et de confiance. On n'y élevait pas les voix, on n'y critiquait pas les choses sacrées et les fautes ne s'en répandaient pas. Ils étaient égaux et se dépassaient par la piété. Ils étaient humbles, respectueux envers les personne âgées et tendres avec les jeunes. Il se privaient pour la personne en besoin et s'acquittaient de l'étranger.
Sa conduite avec ses auditeurs souriait toujours. Son caractère était doux et facile à aborder. Il n'était ni brusque ni brutal. Il ne criait pas, n'était pas grossier, ne disait pas les défauts et ne plaisantait pas excessivement. Il délaissait ce qu'il ne désirait pas. Quiconque espérait une chose ne perdait pas espoir avec lui et n'était pas déçu. Il a délaissé trois choses : la dispute, l'exagération et ce qui ne le regardait pas. Il a évité de faire trois choses aux gens : il ne dénigrait ni n'injuriait personne, il ne recherchait pas son défaut et ne parfait que ce dont il espérait la récompense divine. Quand il parlait, son auditoire écoutait attentivement comme si des oiseaux étaient posés sur leurs têtes. Ils se taisaient quand il parlait et parlaient quand il se taisait. Ils ne se disputaient pas en sa présence et écoutaient quiconque parlait jusqu'à ce qu'il terminât, la parole était au premier à la prendre. Il riait de ce qu'ils riaient et s'étonnait de ce qu'ils s'étonnaient. Il patientait pour les manières rudes de l'étranger et ses demandes jusqu'à ce que ses compagnons l'appelaient à la politesse. Il disait : "Quiconque a un besoin, aidez-le." Il n'acceptait les louanges que contre un service. Il n'interrompait personne jusqu'à ce qu'elle fasse du tort, il l'interrompait alors en lui défendant ou en se levant."
Concernant son silence le Messager d'Allah (SBDSL) se taisait pour quatre choses : la douceur, la prudence, le calcul et la réflexion. Son calcul consistait à regarder et écouter également les présents. Sa réflexion concernait ce qui restait et périssait. Il avait reçu la douceur et la patience ensemble : rien ne l'énervait ni le provoquait. Il avait reçu la prudence pour quatre choses : prendre de la meilleure manière pour donner l'exemple, allier le bénéfice de ce monde et de l'au-delà, laisser l'indécent pour qu'il soit délaissé, et s'efforcer de trouver l'avis bénéfique à sa communauté. »
          Ce qui suit dans ce chapitre peut être complémenté par les livres religieux ou de hadiths comme « le jardin des vertueux » consultable gratuitement sur http://islammedia.free.fr/ ; « la vie des compagnons » dont de nombreux excellents passages sont présents dans ce site aux chapitres V, A, 3 : e, f, g et h, et ailleurs ; et la citadelle du musulman sur https://site-islam.fr/citadelle-musulman.php, des questions à un imam ou un savant, ou bien évidemment avec des passages supplémentaires du Coran.

Abou Oumama Sudayy ibn Ajlan (SDP) a dit : J’ai entendu le Messager de Dieu (SBDSL) dire dans son sermon du pèlerinage d’adieu : « Craignez pieusement Dieu, faites vos cinq prières quotidiennes, observez le jeûne de votre mois (Ramadan), acquittez l’aumône légale de vos biens et obéissez à vos chefs et vous serez alors dans le Paradis de votre Seigneur. » (Tirmidhi)

Abdallah Ibn Salam (SDP) a dit : J'ai entendu l'Envoyé de Dieu (SBDSL) dire : « Ô gens ! Saluez les autres, donnez à manger, respectez les liens de parenté, priez quand les autres dorment, et vous entrerez au Paradis en toute tranquilité. » (Tirmidhi et Ahmad

Abou Selema Ibn Abderahmane Ibn Aawf (SDP) rapporte que le Messager d'Allah a prononcé ce discours :
« La louange est à Allah, je Le loue et je Lui demande Son aide. Nous nous réfugions auprès d'Allah contre le mal de nos propres personnes et contre nos mauvaises actions. Celui qu'Allah guide, personne ne peut l'égarer, et celui qu'Il égare personne ne peut le guider. Et j'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah seul sans associé. Le meilleur parler est le livre d'Allah, alors a gagné celui auquel Allah a donné l'amour de son Livre, et l'a mené à l'islam après la mécréance, et qui l'a préféré aux paroles des gens. Ce sont les meilleures paroles et les plus éloquentes. Aimez ceux qui aiment Allah ! Aimez Allah de tout vos cœurs ! Ne vous lassez pas des paroles d'Allah et de Son évocation, et que vos cœurs ne s'en endurcissent pas. Car Allah choisit et élit de tout ce qu'Il crée, et Allah l'a nommé la meilleure des œuvres, le meilleur de ce que font Ses serviteurs, les paroles pieuses et le contenant de tout le licite et l'illicite prescrit aux gens. Adorez Allah et ne Lui associez rien. Soyez pieux envers Lui comme il se doit. Soyez véridiques envers Allah quand vous dites des bonnes paroles. Aimez-vous par l'amour d'Allah. Allah déteste que l'engagement pris en son nom soit violé. Et que la paix soit sur vous et la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. »

Sèîid Ibn Abderahmane Aljoumèhi rapporte : Dans la première prière du Vendredi qu'il pria à Médine dans le quartier des Benou Selim Ibn Aawf, le Messager d'Allah (SBDSL) dit : « La louange est à Allah, je Le loue et je demande Son aide, je Lui demande pardon et je Lui demande de me guider, je crois en Lui et je ne Le renie pas, et je prends pour ennemis ceux qui Le renient. Et j'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah seul sans associé, et que Mouhamed est Son serviteur et Son Messager ; Il a envoyé Mouhamed avec le guide, la lumière et le rappel coraniques, après une longue absence d'envoyés en Arabie, dans une période d'égarement et de peu de science, à  la fin des temps et à la proximité de l'Heure (de la fin du monde) et du Délai (de vie). Quiconque obéit à Allah et Son Messager a pris la bonne voie, et quiconque leur désobéit a perdu, négligé et s'est égaré très loin. Je vous recommande la piété d'Allah ! Car le meilleur conseil qu'un musulman puisse donner à un musulman est de l'exhorter à l'au-delà et lui ordonner la piété d'Allah. Méfiez-vous de la punition d'Allah comme Il vous a ordonné de vous en méfier ! Il n'y a pas un meilleur conseil ni un meilleur rappel. La piété d'Allah pour celui qui la pratique avec l'inquiétude (de ne pas recevoir l'amour d'Allah) et la crainte (de recevoir la punition) d'Allah, est une aide sincère pour ce que vous voulez obtenir dans l'au-delà (le Paradis). Quiconque arrange sa relation avec Allah en secret et en public en ne désirant par cela que le visage d'Allah (vision de Sa face au Paradis), ce sera pour lui une bonne réputation dans sa vie présente et un investissement pour après la mort quand la personne aura besoin (lors du Jugement Dernier) de ce qu'elle a œuvré. Mais pour ce qui n'est pas conforme à la piété, la personne désirera en être éloignée d'une très longue échéance. Allah vous avertit contre sa personne, et Allah a pitié des serviteurs (compassion pour Ses serviteurs). Par celui qui a accompli Sa parole et exécuté Sa promesse, cela ne saurait faillir ! Car Allah puissant et glorieux dit : (S50v29) « Chez moi, la parole ne change pas; et je n'opprime nullement les serviteurs. » Soyez donc pieux envers Allah dans votre vie présente et future, en secret et en public, car celui qui est pieux envers Allah, Il lui expiera ses péchés et lui donnera une récompense immense, et quiconque est pieux envers Allah a obtenu une réussite immense. La piété d'Allah protège de Sa haine, de Sa punition et de Sa colère. La piété d'Allah illumine les visages, satisfait le Seigneur et élève le degré. Prenez-en votre part et ne soyez pas négligents envers Allah ! Allah vous a enseigné son Livre et vous a tracé Sa voie pour connaître les véridiques et les menteurs (dont par rapport au pacte pré-existentiel de l'humanité ayant reconnu la souveraineté divine digne). Soyez bienfaisants comme Allah a été bienfaisant envers vous. Prenez Ses ennemis pour ennemis et luttez pour Allah comme Il se doit. C'est lui qui vous a élus et qui vous a nommés musulmans ; ainsi, ceux qui périront, périront après avoir reçu les preuves, et ceux qui vivront, vivront avec les preuves, et il n'y a de force qu'en Allah. Evoquez Allah beaucoup et œuvrez (pieusement) pour ce qui est après ce jour (Jugement Dernier et Paradis), et car celui qui arrange sa relation avec Allah, Allah arrangera ses affaires avec les gens, car Allah décide pour les gens et ils ne décident pas pour Lui, c'est lui qui contrôle les gens et ils ne contrôlent rien de Lui. Allah est grand et il n'y a de force qu'en Allah l'immense. »

Jebir (SDP) raconte : Le Messager d'Allah (SBDSL) nous fit le discours suivant  :
« Musulmans! Repentez-vous à Allah avant de mourir ! Dépêchez-vous de pratiquer les bonnes œuvres avant d'être occupés (par la maladie, la pauvreté, la richesse, la mort) ! Etablissez votre lien avec votre Seigneur en L'évoquant beaucoup et en donnant beaucoup d'aumônes en secret et en public, et vous obtiendrez les bienfaits, l'aide et la guérison ! Sachez qu'Allah vous a imposé la prière du vendredi en ce moment, en ce jour, en ce mois, en cette année et jusqu'au Jour de la Résurrection ! Quiconque se repent, Allah accepte son repentir. Attention ! Une femme ne peut diriger un homme en prière, ni un nomade ne peut diriger un émigrant, ni un débauché ne peut diriger un croyant. »

Ibn Aabbes (SDP) rapporte : Le Messager d'Allah (SBDSL) prononça un discours durant le pèlerinage d'adieu et dit : « Tout musulman est le frère du musulman. Les musulmans sont frères, chacun n'a droit dans les biens de son frère qu'à ce qu'il lui a donné de bon coeur. N'opprimez pas et ne redevenez mécréants pas après ma mort en vous frappant les cous les uns les autres. (Dans d' autres récits : Attention ! Je vous attendrai auprès du bassin  après le pont de l'Enfer, et je me vanterai de vous devant les nations ; ne m'assombrissez donc pas le visage ! Attention ! Je vais sauver des gens et d'autres me seront enlevés. Je dirai : Seigneur ! Mes compagnons ! Il dira : tu ne sais pas ce qu'ils ont commis après toi. »

Ibn Aabbes raconte: Le Messager d'Allah (SBDSL) nous fit un discours dans la mosquée de Khayf. Il loua Allah et L'évoqua comme il le mérite puis dit : « Quiconque l'au-delà est son souci, Il lui rassemblera ses affaires, Il mettra sa richesse entre ses yeux et ce bas monde viendra vers lui soumis. Et quiconque ce bas monde est son souci, Allah éparpillera ses affaires, il mettra sa pauvrete entre ses yeux et il ne recevra de ce bas monde que ce qui lui est écrit (et donc rien dans l'au-delà). »

Ibn Omar (SDP) raconte:  Le Messager d'Allah (SBDSL) nous fit un discours à la mosquée de Khayf à Mina. Il dit : « Qu'Allah rende heureux quelqu'un qui a entendu mes paroles et qui est parti les raconter à son frère. Il y a trois choses dont le cœur d'un musulman ne saurait dévier : œuvrer sincèrement pour Allah, conseiller les détenteurs du pouvoir et tenir au groupe des musulmans car leurs supplications les protègent par derrière (quand on est proche d'eux à la mosquée puisque des pieux peuvent prier pour le groupe présent). »

Abdallah Ibn Omar (SDP) raconte : Le Messager d'Allah (SBDSL) nous fit un discours et dit : « Gardez-vous de l'injustice ! Car l'injustice sera des ténèbres le Jour de la Résurrection. Gardez-vous de l'immoralité et de la grossièreté ! Et gardez-vous de la cupidité ! Car les gens avant vous ont péri à cause de la cupidité : elle les a poussés à rompre leurs liens et ils les rompirent, elle les a poussés à l'avarice et ils devinrent avares, et elle les a poussés à la débauche et ils la commirent. »

Noomene Ibn Bechir (SDP) rapporte : Le Messager d'Allah (SBDSL) dit sur ce minbar. « Quiconque ne remercie pas le peu de bienfaits ne remerciera pas pour beaucoup, et quiconque ne remercie pas les gens ne remerciera pas Allah Puissant et Glorieux. Parler des bienfaits d'Allah est un remerciement et les oublier est un reniement. Le groupe est une miséricorde et la division est un tourment. »

Abou Dharr (SDP) raconte : J'ai entendu le Messager d'Allah (SBDSL) prononcer un discours. Il récita ce verset :
(S34v13) « Ô famille de David, oeuvrez par gratitude, alors qu'il y a peu de Mes serviteurs qui sont reconnaissants », puis dit : « Quiconque reçoit trois choses a reçu autant que David (paix sur lui) : la crainte d'Allah en secret et en public, la justice dans la colère et la satisfaction, et dépenser avec justesse dans la pauvreté et la richesse. »

Ali (SDP) rapporte : Le Messager d'Allah (SBDSL) prononça un discours où il dit : « Il n'y a de bien dans la vie que pour un auditeur réceptif ou un savant qui parle (car sans connaissance les besoins bestiaux comme manger, dormir et forniquer ne valent rien voire deviennent mauvais). »

Alhouseyn Ibn Ali (SDP) raconte : J'ai vu le Messager d'Allah (SBDSL) se lever et prononcer un discours devant ses compagnons. Il dit : « Musulmans ! C'est comme si la mort est destinée aux autres dans cette vie, c'est comme si la vérité est prescrite à d'autres que nous, et c'est comme si les morts que nous enterrons vont retourner à nous sous peu : nous consommons leur héritage comme si nous allons rester pour l'éternité après eux. Nous avons oublié toute leçon et nous nous sentons en sécurité contre toute calamité. Bienheureux celui qui, préoccupé par son défaut, ne s'occupe pas des défauts des autres ! Bienheureux celui dont le gain est licite, le for intérieur est sain, l'apparence est bonne et la voie est droite (dans une autre version : et qui a garde les gens à l'écart de son mal). Bienheureux celui qui est humble pour Allah sans déficience, qui dépense de ce qu'il a acquis sans péché, qui fréquente les savants et les sages (dans une autre version : et qui évite les porteurs du doute et de l'innovation) et qui use de compassion avec les misérables et les faibles. Bienheureux celui qui dépense le surplus de ses biens et garde le surplus de ses paroles, qui se satisfait de la Sounna et ne la laisse pas pour l'innovation (dans une autre version : qui suit la Sounna et ne l'outrepasse pas à l'innovation).

Aïcha rapporte : Le Messager d'Allah (SBDSL) dit sur le minbar alors qu'il était entouré par les musulmans : « Musulmans! Soyez pudiques envers Allah comme Il en est vraiment digne ! -Ô Messager d'Allah ! dit un homme, ne sommes-nous pas pudiques avec Allah ? -Quiconque parmi vous veut être pudique avec Allah, qu'il ne passe une nuit sans à son délai de mort devant ses yeux, qu'il garde le ventre avec son contenu (licite ou jeûne régulier) et la tête avec ses pensées (pieuses), qu'il évoque la mort et l'anéantissement, et qu'il laisse la parure de ce bas monde (sans s'y attacher avec le cœur au lieu de Dieu, des valeurs monothéistes dont les liens familiaux noblement gérés et du Paradis. »

Ooqba Ibn Aamir Aljouheni (SDP) raconte : Nous partîmes à l'expédition de Tebouk. A proximité de Tebouk le Prophète changea alors de lieu sans trop s'éloigner et pria. Puis il dit : « Les paroles les plus véridiques sont le livre d'Allah. La protection la plus solide est la parole de piété : il n'y a de divinité qu'Allah. La meilleure voie est la voie d'Ibrahim (soumission à la sagesse de Dieu. La meilleure coutume est celle de Mouhamed. Les paroles les plus nobles sont l'évocation d'Allah. Les meilleures histoires sont (dans) ce Coran. Les meilleures actions sont les obligations. Les pires choses sont les innovations. Le meilleur enseignement est l'enseignement des Prophètes. La mort la plus noble est la mort des martyrs. Le pire aveuglement est l'égarement après avoir été guidé. La meilleure science est ce qui est profitable. Le meilleur enseignement est ce qui est suivi. Le pire aveuglement est celui du cœur. La main la plus haute est meilleure que la plus basse. Le peu suffisant est meilleur que le beaucoup qui occupe. La pire excuse est celle présentée au moment de la mort. Le pire regret est celui du Jour de la Résurrection. Il y en a parmi les gens celui qui ne vient à la prière qu'en retard. Et il y a celui qui n'évoque Allah que le cœur absent. Le plus grand péché est la langue menteuse. La meilleure richesse est la richesse de l'âme. La meilleure provision est la piété. Le sommet de la sagesse est la crainte d'Allah. La meilleure chose qui réside dans le cœur est la certitude. Douter fait partie de la mécréance. Hurler pour les morts appartient aux œuvres de l'âge de l'ignorance. Dérober le butin est puni par l'Enfer. L'argent caché brûlera son propriétaire dans le Feu. La chanson est une des flûtes d'Iblis. Le vin regroupe les péchés. Les femmes sont les cordes de Satan. La jeunesse est une partie de la folie. Le pire gain est l'usure. La pire nourriture est les biens de l'orphelin. L'heureux est celui qui tire la morale d'autrui. Le perdant est celui qui y est destiné dans le ventre de sa mère. Chacun de vous se retrouvera dans un emplacement de quatre coudées (tombes). L'affaire est déterminée par sa fin. Les œuvres ne comptent que par les finales. Les pires récits sont les mensongers. Tout ce qui doit venir est proche. Insulter le croyant est une débauche. Combattre le croyant est une mécréance. Manger sa viande (médire de lui) est une désobéissance à Allah. Ses biens sont sacrés autant que son sang. Quiconque jure qu'Allah fera une chose (dans le destin mais pas moralement), il le démentira. Quiconque pardonne, Allah lui pardonnera. Quiconque gracie, Allah le graciera. Quiconque renferme sa colère, Allah le récompensera. Quiconque patiente pour le malheur, Allah le lui remplacera. Quiconque recherche la réputation, Allah le dévoilera. Quiconque patiente, Allah lui doublera la récompense. Quiconque désobéit à Allah, il le châtiera. Ô Allah! Pardonne-moi et à ma communauté ! Ô Allah ! Pardonne-moi et à ma communauté ! Ô Allah ! Pardonne-moi et à ma communauté ! Je demande le pardon pour moi et pour vous. »

Iyadh Ibn Himar Almoujechiii (SDP) rapporte : Le Prophète (SDP) prononça un jour un discours où il dit : « Les gens du Paradis sont en trois catégories : un homme détenant un pouvoir, juste, faisant le bien et l'aumône ; un homme miséricordieux au cœur tendre avec chacun de ses proches et chaque musulman ; et un homme honnête, pauvre, ayant une famille a charge et faisant l'aumône. Les gens du Feu sont en cinq catégories : Il faible qui n'a pas de convictions qui le retiennent, ce sont ceux qui suivent le mouvement et ne cherchent pas à se marier ni à posséder des biens ; le traitre qui trompe des qu'il voit le moindre gain ; un homme qui ne se lève ni se couche qu'en te trompant en ta femme et tes biens ; et il évoqua l'avare ; le menteur ; et l'orgueilleux grossier. »

Ibn Himar Almoujechiii (SDP) rapporte : Le Prophète (SBDSL) a dit : « Les gens du Paradis sont en trois catégories : Un homme détenant un pouvoir, juste, faisant le bien et l'aumône ; un homme miséricordieux au cœur tendre avec chacun de ses proches et chaque musulman ; et un homme honnête, pauvre, ayant une famille à charge et faisant l'aumône. Les gens du Feu sont en cinq catégories : le faible qui n'a pas de convictions qui le retiennent, ce sont ceux qui suivent le mouvement et ne cherchent pas à se marier ni à posséder des biens ; le traître qui trompe dès qu'il voit le moindre gain ; un homme qui ne se lève ni se couche qu'en te trompant en ta femme et tes biens ; l'avare ; le menteur ; et l'orgueilleux grossier. »

Abou Sèîid Alkhoudri (SDP) rapporte : Le Messager d'Allah (SBDSL) pria le asr puis se leva et prononça un discours dont ce passage : « Attention! Les fils d'Adam ont ete créés selon plusieurs catégories : certains naissent croyants, vivent croyants et meurent croyants ; d'autres naissent mécréants, vivent mécréants et meurent mécréants ; d'autres encore naissent croyants, vivent croyants et meurent mécréants ; d'autres enfin naissent mécréants, vivent mécréants et meurent croyants. Attention ! La colère est une braise qui s'allume dans le ventre du fils d'Adam ; ne voyez-vous pas la rougeur de ses yeux et le gonflement des veines de son cou ? Quand vous ressentez cela, à terre, à terre (taisez-vous, calmez-vous et allongez vous pour cela  si il le faut) ! Attention ! Le meilleur des hommes est celui qui est lent à la colère et rapide à satisfaire, et le pire est celui qui est rapide à la colère et lent à satisfaire. Si l'homme est lent à la colère et lent à satisfaire, ou rapide à la colère et rapide à satisfaire, cela se compense. Attention ! Le meilleur commerçant est celui qui paye bien et réclame bien, et le pire commerçant est celui qui paye mal et réclame mal. Si la personne paye bien et réclame mal, ou paye mal et réclame bien, cela se compense. Attention ! Tout traître aura un drapeau le jour de la Résurrection proportionnel à sa trahison. Attention ! La pire trahison est celle du dirigeant d'un peuple. Attention ! La crainte des gens ne doit pas empêcher l'homme de dire la vérité s'il la connaît. Attention ! Le meilleur jihad est une parole de vérité auprès d'un tyran injuste. Attention ! Ce qui reste de ce monde par rapport à ce qui est passé est comme ce qui reste de votre journée par rapport à ce qui est passé. »

Ibn Mihjene du Chem rapporte : Quand Omar (SDP) entra au Chem, il loua Allah, Le félicita, sermonna, fit un rappel, ordonna le bien et interdit le mal, puis il dit : « Le Messager d'Allah, (SBDSL) s'est levé parmi nous pour prononcer un discours comme je me lève parmi vous. Il ordonna d'être pieux envers Allah, d'honorer les liens de parenté et de nous réconcilier. Il dit : « Tenez au groupe (et à l'obéissance), car la main d'Allah est sur le groupe, Satan est avec la personne seule et il est plus éloigné quand ils sont deux. Qu'un homme ne s'isole pas avec une femme car Satan est leur troisième. Quiconque est triste de son péché et heureux de sa bonne action, c'est le signe du musulman croyant, alors que les signes de l'hypocrite sont de ne pas s'attrister de son péché ni de se réjouir de sa bonne œuvre, de ne pas espérer une récompense d'Allah quand il pratique un bien, et de ne pas craindre la punition d'Allah quand il commet un mal. Recherchez tranquillement ce bas monde car Allah s'est chargé de votre subsistance et chacun retrouvera les œuvres qu'il a faites. Demandez l'aide à Allah pour vos actions car Il efface et conserve ce qu'Il veut et Il a le Livre-mère. Qu'Allah prie sur notre Prophète Mouhamed et sa famille, que la paix et la miséricorde d'Allah soient sur lui, et que la paix soit avec vous. »

Abou Sèîid (SDP) rapporte : Le Messager d'Allah (SBDSL) prononça un discours et dit : « Allah a donné le choix à un serviteur entre ce bas monde (grande richesse matérielle) et entre ce qu'Il possède (éducation par la modestie dont les périodes de pauvreté font partie pour augmenter la prise de conscience pieuse sur l'origine divine de notre subsistance terrestre et donc la foi dont par plus d'imploration des besoins à Dieu), et ce serviteur a choisi ce qu'Allah possède. » Abou Bakr pleura et nous nous étonnâmes qu'il pleurât pour cette information du Prophète concernant une personne. Mais c'était au Messager d'Allah que le choix avait été proposé et Abou Bakr le connaissait mieux que nous. Le Messager d'Allah (SBDSL) dit : « La personne qui m'a le plus rendu service par sa compagnie et ses biens est Abou Bakr. Si je devais prendre un ami intime autre que mon Seigneur j'aurais pris Abou Bakr, mais c'est la fraternité et l'amitié de l'islam. Chaque porte de la mosquée, doit être fermée (après ma mort) sauf la porte d'Abou Bakr (laissez-la béante sans fermeture). »

Jebir Ibn Abdallah (SDP) rapporte : Quand le Messager d'Allah (SBDSL) sermonnait les gens, ses yeux rougissaient, sa voix s'élevait, et sa colère s'embrasait (en prouvant qu'il a vu l'Enfer et le Paradis) comme s'il avertissait contre une armée qui arrivait en disant « ils arrivent (les ennemis) ce matin ou ce soir ! » Puis il disait : « J'ai été envoyé avec I'Heure (de la fin du monde) comme ces deux-ci (et il montrait son index et son majeur). » Puis il disait : « Le meilleur enseignement est l'enseignement de Mouhamed, les pires choses sont les inventées et toute innovation est un égarement. »

Abou Dharr (SDP) raconte : J'ai dit : « Ô Messager d'Allah ! Quelles étaient les écritures d'Abraham ? » Le Prophète (SBDSL) répondit : « Elles étaient toutes des proverbes comme :
-ô roi autoritaire, égare et vaniteux ! Je ne t'ai pas envoyé pour ramasser et entasser le bas monde, mais Je t'ai envoyé pour que tu répondes pour moi à l'appel de l'opprimé, car Je ne le rejette pas même venant d'un mécréant.
-L'intelligent, tant qu'il est maître de lui, doit avoir des moments : un moment pour parler à son Seigneur, un moment pour faire le point, une heure pour réfléchir aux œuvres d'Allah Puissant et Glorieux et une heure pour vaquer à ses besoins en nourriture et en boisson.
-L'intelligent ne doit s'asseoir que pour trois choses : se préparer pour la vie future, rechercher sa subsistance, ou profiter d'un plaisir non interdit.
-L'intelligent doit être connaisseur de son époque, s'occuper à ses affaires et garder sa langue.  -Celui qui considère ses paroles comme une partie de ses œuvres réduira ses paroles (vaines ou mauvaises) sauf pour ce qui lui est utile (dont pour la bienfaisance sociale).
Abou Dharr reprit en disant : « Ô Messager d'Allah ! Et quelles étaient les écritures de Moussa ? » Le Prophète (SBDSL) répondit : « Elles étaient toutes des moralités comme :
-Je m'étonne de celui qui est sûr de mourir et se réjouit.
-Je m'étonne de celui qui est sûr du Feu et qui rit.
-Je m'étonne de celui qui est sûr du destin et qui s'épuise.
-Je m'étonne de celui qui voit ce bas monde et son retournement contre ses gens et lui fait confiance.
-Je m'étonne de celui qui est sûr des comptes demain et qui n'œuvre pas.

Abou Dharr (SDP) raconte : J'ai demandé au Prophète (SBDSL) : « Ô Messager d'Allah ! Conseille-moi. -Je te recommande la piété envers Allah, car c'est la tête de toutes les choses. -Ô Messager d'Allah ! Rajoute-moi. -Lis le Coran et évoque Allah Puissant et Glorieux, car c'est pour toi une lumière sur terre et une richesse au ciel. -Ô Messager d'Allah ! Rajoute-moi. -Garde-toi de beaucoup rire, car cela tue le cœur et enlève la lumière du visage. -Ô Messager d'Allah ! Rajoute-moi. -Pratique le jihad car c'est la vie monacale de ma communauté. -Ô Messager d'Allah ! Rajoute-moi. -Tais-toi longuement, car cela chasse Satan et t'aide pour ta religion. -Ô Messager d'Allah ! Rajoute-moi. -Aime les nécessiteux et assieds-toi avec eux. -Ô Messager d'Allah ! Rajoute-moi. -Regarde ceux qui sont plus bas que toi (socialement)  et ne regarde pas ceux qui sont au-dessus de toi (socialement), cela t'aidera à ne pas mépriser les bienfaits d'Allah envers toi. -Ô Messager d'Allah ! Rajoute-moi. -Dis la vérité même si elle est amère. -Ô Messager d'Allah ! Rajoute-moi. -Que tes défauts que tu connais t'empêchent de regarder ceux des gens. Ne leur reproche pas ce que tu fais toi-même ; et il te suffit comme défaut de connaître les défauts des gens et d'ignorer les tiens et de leur reprocher ce que tu commets toi même. » Puis il frappa ma poitrine de sa main et dit : « Abou Dharr ! La débrouillardise est la meilleure intelligence ; se retenir est le meilleur éloignement des interdits ; et le bon comportement (social) est la meilleure valeur de l'homme. »