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3) Buts principaux

          Tout le monothéisme authentique est basé sur un ordre irréprochable des valeurs, car classant excellemment la droits et devoirs de la vie en différents niveaux d'importance et donc de priorité. Son cadre légal est donc basé sur des droits et des devoirs, mais aussi sur des mérites et des interdictions, son cadre moral peut être regroupé dans les 4 types de relations suivantes qui seront développés dans les prochains chapitres amenant à comprendre qu'il faut être dans la diplomatie avec toute chose (c'est à dire avoir un équilibre sagement équitable, ce qui est une forme de juste milieu même si on privilégie plus une chose, surtout car tout ce qui est à outrance est indigne, ridicule, laid ou fou), et comme il a été vu au début du chapitre V, A, son éthique maximale correspond à acquérir les quatre aspects de la personnalité du Prophète (SBDSL) synonyme d'adoration, en pratiquant constamment ses cinq occupations d'adoration :
a) La relation centrale : Pratiquer la religion
b) La relation verticale : La relation avec Allah
c) La relation horizontale : Les relations sociales
d) La relation globale : Tendre évidemment vers un bon comportement aussi écologique
(S30v30) « Dirige tout ton être vers la religion exclusivement (pour Allah), telle est la nature qu'Allah a originellement donnée aux hommes - pas de changement à la création d'Allah -. Voilà la religion de droiture, mais la plupart des gens ne savent pas. Revenez repentants vers Lui, craignez-Le, accomplissez la Salat et ne soyez pas parmi les associateurs, »
Aboul Bakhteri Attaiy (SDP) rapporte : Omar (SDP) a dit : « Le courageux combat sans reculer et ne se soucie pas de retourner à sa famille tandis que le lâche fuit pour rejoindre sa bien-aimée, le martyr est celui qui offre sa personne pour la récompense d'Allah (relation verticale), l'émigrant est celui qui émigre de ce qu'Allah a interdit (relation centrale), et le musulman est celui dont les musulmans sont a l'abri de sa langue et de sa main (relation sociale). »
Selon Jébir (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit à Aïcha qui voulait garder secret un de ses choix vis à vis de ses co-épouses : « Allah Elevé ne m'a pas envoyé pour brutaliser les gens, mais pour enseigner (éduquer moralement) et faciliter (même à travers des histoires dans sa vie privée). »
          Tendre à gérer au mieux ces quatre relations sans oublier de vivre, partager, rire et aimer correspond au plus haut niveau de piété et donc de noblesse, surtout quand le cœur ne fait qu'un avec l'esprit et le geste. Par conséquent l'islam doit correspondre par une ferme volonté à tendre vers la meilleure bienfaisance, l'évitement des péchés, la finesse du compromis quand c'est nécessaire et la tradition prophétique complète, surtout que cela incarne déjà la plénitude noble. Comme sur terre il faut être dans la soumission à Dieu, la générosité pour ses parents et le combat contre l'injustice, l'homme doit faire attention à ne pas inverser ces valeurs dont en se soumettant à ses enfants, en n'étant pas généreux prioritairement pour sa famille ou en combattant le conjoint. Pour nous notre ennoblissement maximal, la dignité sérieuse ne peut aussi que nous inviter à nous rappeler, à grandir, à honorer et à satisfaire Allah dans chaque situation quotidienne, familiale, sociale, économique et politique.
          En pratiquant ces quatre relations pieusement, l'esprit et le cœur de l'être humain se nourrissent et s'apaisent de sens authentique et donc de vie réelle, tout en s'écartant de la folie du non sens et donc du néant. Surtout que les invocations et la tradition religieuses souvent répétés sont toutes d'intelligentes éducations morales, puisque l'inconscient humain y est toujours noblement lié par la mémoire. D'autant plus que comme l'hygiène purifie et donc ennoblit le corps, la religion purifie et donc ennoblit les âmes et la société. D'ailleurs au Paradis, la reconnaissance divine rétribue grandement, intensément et éternellement toute bonne œuvre accomplie pieusement dans chacune de ces relations par des plaisirs et des trésors :

Abdullah Ibn Ahmad rapporte : Oubay Ibn Kaab (SDP) a rapporté que le Messager d'Allah (SBDSL) leur enseignait de dire chaque matin : « Nous accueillons ce jour avec la pureté naturelle de l'islam, la parole de sincérité, la tradition de notre Prophète Mouhamed (SBDSL) et la voie d'Ibrahim le pur qui n'était pas des associateurs. Et nous disions la même chose le soir. »

Abou Salih raconte : J'ai vu Ibn Abbas (SDP, un des compagnons les plus savants) avec une assemblée dont peut s'honorer et donc se vanter toute la tribu de Qouraych (tribu principale de La Mecque). Les gens s'étaient rassembler devant chez lui, si bien qu'ils bloquèrent la route et on ne pouvait presque plus aller ou venir. Je suis entré chez lui et je lui ai dit qu'ils étaient très nombreux devant la porte. Il me dit : « Donne-moi de quoi faire les ablutions. » Il fit les ablutions, s'assit et fit entrer chacun en groupe selon cinq catégories les uns après les autres en disant : « Quiconque veut questionner sur tout ce qui concerne le Coran et ses lectures qu'il entre. » Puis : « Quiconque veut questionner sur l'explication et l'interprétation du Coran qu'il entre. »
Puis : « Quiconque veut questionner sur le licite, l'illicite et la jurisprudence, qu'il entre. »
Puis : « Quiconque veut questionner sur les obligations et ce qui s'y rapporte qu'il entre. »
Puis : « Quiconque veut questionner sur la langue arabe, la poésie et les mots difficiles qu'il entre. »
Il les en informa tous et leur en rajouta autant que leurs questions sinon plus. Si tout Qouraych se vantait de cela, ce serait un honneur réel pour elle. C'est l'assemblée ayant le plus de valeur que j'ai vue.

Makhoul rapporte : Mouaawiya (SDP) prononça un discours sur le minbar et dit : J'ai entendu le Messager d'Allah (SBDSL) dire : « Musulmans ! La science s'acquiert en apprenant et la compréhension s'obtient en s'instruisant. Quiconque Allah lui veut du bien, Il lui fait comprendre la religion. Ceux qui craignent (le plus) Allah parmi Ses serviteurs sont les (plus) savants (en religion ou connaissances générales car ayant le plus de foi). Il ne cessera d'y avoir une communauté au sein de ma communauté (actuellement mouvement tabligh) suivant la vérité et triomphante sur les gens sans tenir compte de ceux qui les désapprouvent ni de ceux qui les prennent pour ennemis jusqu'à ce que vienne l'ordre d'Allah (fin du monde). »

Abou Oumema Albehili (SDP) raconte : Le Prophète (SBDSL) sortit et il vit que nous espérions qu'il prie pour nous. Il dit : « Ô Allah ! Pardonne-nous et donne-nous Ta miséricorde. Agrée-nous et accepte nos œuvres. Fais-nous entrer au Paradis et sauve-nous de l'Enfer. Arrange tout pour nous. » Il vit que nous en voulions encore et dit : « Je vous ai tout réuni. »

Ibn Asakir rapporte : Abou Darda (SDP) a attribué au Prophète (SBDSL) ces paroles : « Apprenez autant que vous voulez la religion, mais Allah ne vous donnera pas le profit (lumineuse noblesse grandement sereine du cœur, certains bienfaits divins terrestres, récompenses paradisiaques) jusqu'à ce que vous pratiquiez ce que vous savez. »

Ibn Ab Al Barr rapporte : Imran Ibn Houssayn dit à un homme : « Tu es stupide ! Trouves-tu dans le livre d'Allah que la prière de dhor comporte quatre rakat avec une lecture silencieuse ? » Il détailla ainsi la prière, la zakat et d'autres principes de l'islam puis dit : « Trouves-tu l'explication dans le livre d'Allah ? Le livre d'Allah a parlé de ces choses dans la généralité et la Sunna du Prophète Mouhamed (SBDSL) les explique. »
Commentaire : Ce hadith montre que le Coran est un chemin qui guide et que le mode de vie du Prophète (SBDSL) est une lumière qui permet de bien l'éclairer, le distinguer et le vivre profondément.

Abou Al Hassan Ibn Al Ahram Al Madani rapporte : Anas (SDP) a attribué au Prophète (SBDSL) ces paroles : « Apprenez ce que vous voulez de la science religieuse, mais par Allah, vous ne serez pas récompensés pour avoir accumulé cette science jusqu'à ce que vous pratiquiez. »

Pour montrer que la science enrichit et la pratique sauve, Ali (SDP) rapporte : Un homme demanda : « Ô Messager d'Allah ! Qu'est-ce qui me permettra de répondre à l'argument de l'ignorance (ou de l'ignorant) ? -La science, dit-il. -Et qu'est-ce qui me permettra de répondre à l'argument de la science (ou à celui qui pourrait douter de ma science ou me demander des comptes sur ma science comme Dieu) ? -La pratique. »


Abdullah Ibn Oukaym raconte : Dans cette mosquée, j'ai entendu Ibn Massoud jurer avant de parler puis dire : « Chacun de vous, son Seigneur le rencontrera seul, comme vous vous retrouvez seuls avec la pleine lune. Il dira : « Fils d'Adam ! Qu'est-ce qui t'a leurré à mon sujet ? Fils d'Adam ! Qu'as-tu répondu aux envoyés (Prophètes, prédicateurs) ? Fils d'Adam ! Qu'as-tu fait de ce que tu savais ? »

Abou Nouaym rapporte : Ali (SDP) a dit « Voulez-vous que je vous informe du connaisseur véritable ? C'est celui qui ne fait pas désespérer les gens de la miséricorde d'Allah, qui ne leur permet pas de commettre les interdits d'Allah Elevé, qui ne les sécurisée pas contre la punition d'Allah et qui ne laisse pas le Coran pour s'occuper d'autre chose. Il n'y a pas de bien dans une adoration sans connaissance de la religion, il n'y a pas de bien en des connaissances sans compréhension (ou sans piété), il n'y a pas de bien en une lecture sans méditation. »

Abou Darr (SDP) raconte dans un long récit : J'ai dit : « Ô Messager d'Allah ! Conseille-moi. -Sois pieux envers Allah, car c'est l'essentiel de tout. -Ô Messager d'Allah ! Rajoute-moi. -Lis le Coran, car c'est pour toi une lumière sur terre et un placement dans le ciel. »

Tawban (SDP) raconte que le Prophète (SBDSL) a dit à Omar (SDP) : « (Avant tout autre bien) Prenez une langue qui évoque, un cœur reconnaissant et une épouse croyante qui vous aide pour la foi (ou pour l'au-delà). »

Abou Hourayra (SDP) rapporte que le Messager d'Allah (SBDSL) disait : « Allah ! Je me réfugie auprès de toi contre les quatre : contre une science non bénéfique, un cœur sans recueillement, des désirs sans satisfaction et une invocation non écoutée. »

Abou Jouhayfa (SDP) rapporte : Salmène a dit à Abou Darda (SDP) : « Ton Seigneur a un droit sur toi (dont prières), ta personne a un droit sur toi (dont sommeil nocturne) et ta famille a un droit sur toi (dont repas). Donne à chacun son droit (son temps). » Abou Darda se rendit chez le Prophète (SBDSL) qui lui dit : « Salmène a dit vrai. »


Ibn Boujeyr, (SDP) rapporte : Un jour, le Prophète (SBDSL) eut faim. Il chercha une pierre et l'attacha sur son ventre, puis déclara : « II se peut qu'une personne soit nourrie et bienheureuse dans cette vie et affamée et nue le Jour de la Résurrection. Vraiment, il se peut qu'une personne satisfasse ses désirs alors qu'elle se rabaisse et se détruit. Vraiment, il se peut qu'une personne se prive et écrase ses désirs alors qu'il obtient la noblesse et la réussite. »

Abou Hourayra (SDP) rapporte que le Prophète (SBDSL) a dit à Abou Bakr : « Il y a trois paroles qui sont toutes vraies : tout serviteur qui subit une injustice et qui la pardonne pour Allah Puissant et Glorieux, Allah le fortifiera et l'aidera ; tout homme qui offre une chose en vue d'être serviable, Allah augmentera sa richesse par cette cause ; tout homme qui demande en vue de s'enrichir, Allah augmentera sa pauvreté. »

Alqasim Ibn Mouhamme (SDP) rapporte : Abou Bakr (SDP) se leva parmi les musulmans et prononça un discours. Il loua Allah, pria sur le Messager d'Allah (SBDSL) et dit : « Chaque affaire a une clé. Quiconque l'atteint, elle lui suffit. Quiconque œuvre pour Allah Puissant et Glorieux, Allah lui suffit. Vous devez œuvrer sérieusement et modérément, car la modération est plus efficace. Sachez que celui qui n'a pas de foi n'a pas de religion, celui qui n'escompte pas la récompense d'Allah n'en a pas, celui qui n'a pas d'intention n'a pas d'actions. II y a dans le livre d'Allah des récompenses pour le jihad dans la voie d'Allah que tout musulman doit vouloir obtenir. C'est le salut qu'Allah a indiqué, par lequel i sauve de la perte et donne l'honneur de cette vie et de l'au-delà. » Recherchez donc l'accomplissement de la promesse d'Allah envers vous et obéissez-lui pour ce qu'il vous a imposés même si l'effort est immense, le sacrifice est démesuré et la distance est grande, lourds ou légers, même si vous perdez pour cela vos biens et vos personnes. Cela est mini me compare à l'immense récompense d'Allah. Qu'Allah se charge pour nous et vous des difficultés de ce monde et de l'au-delà. Et que la paix soit sur vous, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. »

Après avoir connu une grande pauvreté pendant sa jeunesse, Abou Houreyra (SDP) a dit : « Louange a Allah qui fit la religion pour bien diriger la vie et qui fit d'Abou Hourayra un imam. »

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Quiconque n'a pas de miséricorde envers les jeunes parmi nous et n'honore pas nos aînés, n'est pas des nôtres. »

Ooubeda Ibn Camit (SDP) rapporte : Je fais partie des députés qui ont prêté serment au Messager d'Allah (SDP). Nous lui avons prêté serment de ne rien associer à Allah (et qu'il est Son Messager), de ne pas voler, de ne pas commettre l'adultère, de ne pas tuer la personne qu'Allah a interdit de tuer sauf par le droit, de ne pas piller et de ne pas désobéir. Si nous respectons cet engagement, la récompense sera le Paradis. Si nous en commettons, ce sera à Allah de juger (châtiment ou pardon).

Ooubeda Ibn Camit (SDP) raconte : Nous étions onze hommes dans la première Aaqaba (engagement des médinois dans l'islam à la Mecque). Nous avons prêté au Messager d'Allah (SBDSL) le serment des femmes (serment cité dans la sourate l'éprouvée S60v12 et souvent utilisé pour tout nouveau musulman) avant que la guerre ne soit prescrite. Nous nous sommes engagés à ne rien associer à Allah, ne pas voler, ne pas commettre l'adultère, ne pas inventer de calomnie, ne pas tuer nos enfants et ne pas lui désobéir pour ce qui est convenable. Quiconque tient sa parole aura le Paradis. Quiconque commet certains de ces péchés, Allah décidera de son sort : Il le châtiera s'il veut, ou lui pardonnera s'il veut.


Ziyed Ibn Iileqa (SDP) rapporte : Quand Almourira Ibn Chooba mourut, Jerir Ibn Abdallah (SDP) se leva et prononça un discours. II dit : « Je vous recommande la piété d'Allah seul sans associé, et de garder le calme et la dignité. Car j'ai prêté serment au Messager d'Allah (SBDSL) de ma propre main pour l'islam et il me posa comme condition de conseiller tout musulman (auquel j'ai rajouté pour ce que je peux même si c'était sous entendu, expression que beaucoup de musulmans reprirent lors de leurs serments). Par le Dieu de la Kaaba ! Je viens de vous donner conseil à tous. » Puis il demanda pardon à Allah et descendit de la chaire.

Ziyed Ibn Iileqa (SDP) rapporte : Quand Almourira Ibn Chooba mourut, Jerir Ibn Abdallah (SDP) se leva et prononça un discours. II dit : « Je vous recommande la piété d'Allah seul sans associé, et de garder le calme et la dignité. Car j'ai prêté serment au Messager d'Allah (SBDSL) de ma propre main pour l'islam et il me posa comme condition de conseiller tout musulman (auquel j'ai rajouté « pour ce que je peux » même si c'était sous entendu, expression que beaucoup de musulmans reprirent lors de leurs serments). Par le Dieu de la Kaaba ! Je viens de vous donner conseil à tous. » Puis il demanda pardon à Allah et descendit de la chaire.
Commentaire : D'autres conditions sous forme de recommandations du Prophète (SBDSL) furent parfois demandées comme : accueillir et aider le Prophète (en particulier dans le début de sa mission) ; la piété d'Allah en privé et en public ; l'amour et l'obéissance ; l'accomplissement d'une bonne action en cas de péché ; le refus de la responsabilité du dépôt ; ne craindre le reproche de quiconque pour la cause d'Allah ; l'émigration des mecquois vers les ançars (médinois) ; lutter pour le bien et la religion jusqu'à la mort ; la guerre sainte ; ne pas fuir le combat ; écouter et obéir (pour ce que l'on peut et supporte) dans l'aisance comme la difficulté, dans ce qui nous plaît ou ce qui nous déplaît même si nous sommes défavorisés injustement (en rapport avec l'équité ou la stratégie prophétiques) ; favoriser les autres à soi-même ; ne pas essayer de prendre le pouvoir aux dirigeants ; dire la vérité dans toute situation sans craindre le reproche de quiconque ; ne pas voler ; ne pas commettre l'adultère ; ne pas tuer ses enfants (dont par peur de la faim) que ce soit de manière évidente ou cachée (avortement) ; ne pas inventer de calomnie ; ne pas désobéir pour ce qui est convenable (dont l'excès de lamentations et de deuil pour le mort comme se griffer le visage, déployer les cheveux, déchirer ses habits, demander un malheur) ; de ne pas frauder les maris (en prenant son argent pour en faire profiter quelqu'un d'autre) ; laisser les fêtes païennes. L'intelligence du Prophète (apparemment en rapport avec ce que dit le compagnon précédent) rajoutait souvent sagement « pour ce que tu peux » ou « pour ce que vous pouvez ». Il faut noter que les serments ne sont logiquement autorisés qu'à la puberté, c'est à dire au moment où les mauvaises actions commencent à être comptées.

          La plupart des lois divines pour gérer noblement ces relations ont été expliquées par le Prophète (SBDSL). En effet, il a souvent montré la morale (but), le comportement exemplaire et la rétribution de ces ordres divins bienveillants. Ainsi, il faut bien comprendre que tout le mode de vie prophétique correspond à des bienfaits moraux, mentaux, physiques et sociaux, et à des moyens variés de ressentir, de comprendre et de glorifier Dieu à travers les diverses situations du quotidien et les différentes œuvres cultuelles. Cette tradition prophétique d'origine divine montre que les qualités morales, la pratique religieuse, l'union familiale et la bienfaisance sociale sont ce qui a le plus de valeur :

(S13v20/21) « (Les croyants sont) Ceux qui remplissent leur engagement envers Allah et ne violent pas le pacte, qui unissent ce qu'Allah a commandé d'unir, redoutent leur Seigneur et craignent une malheureuse reddition de compte »
(S31v32) « Seul le grand traître et le grand ingrat renient Nos signes (coraniques, spirituels et universels). »
(S47v20-23) « Ceux qui ont cru disent : “Ah ! Si une Sourate descendait !” Puis quand on fait descendre une Sourate explicite et qu'on y mentionne le combat, tu vois ceux qui ont une maladie au cœur te regarder du regard de celui qui s'évanouit devant la mort. Seraient bien préférables pour eux une obéissance et une parole convenable. Puis quand l'affaire est décidée, il serait certes mieux pour eux de se montrer sincères vis-à-vis d'Allah. Si vous vous détournez, ne risquez-vous pas de semer la corruption sur terre et de rompre vos liens (corde) de parenté ? Ce sont ceux-là qu'Allah a maudits, a rendus sourds et a rendu leurs yeux aveugles. »
Anas (SDP) rapporte : Le Prophète (SBDSL) proposa à un homme : « Embrasse l'islam et tu seras sauvé. » II répondit : « Je sens que je ne le veux pas. » II dit : « Même si tu ne le veux pas. »
Commentaire : Ce hadith montre que malgré notre ego, il est très important de devenir musulman pour le Jour du Jugement Dernier, l'honneur de chacun et le Paradis Eternel, surtout que l'authenticité de l'islam se reconnaît facilement puis est donc suivi naturellement quand on le pratique.
(S3v103-105) « Et cramponnez-vous tous ensemble au “Habl” (câble vertical moral, sagesse, puissance et guidée divine) (tel un nourrisson qui commence à marcher s'accroche à la robe de sa mère pour ne pas se perdre ou pour éviter le danger physique et moral) d'Allah et ne soyez pas divisés, et rappelez-vous le bienfait d'Allah sur vous : lorsque vous étiez ennemis, c'est Lui qui réconcilia vos cœurs. Puis par Son bienfait, vous êtes devenus frères. Et alors que vous étiez au bord d'un abîme de Feu (guerre, Enfer), c'est Lui qui vous en a sauvés. Ainsi, Allah vous montre Ses signes afin que vous soyez bien guidés. Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable, car ce seront eux qui réussiront. Et ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et se sont mis à disputer, après que les preuves leur furent venues, et ceux-là auront un énorme châtiment. »
          En plus de la relation avec Allah à travers le pacte pré-existentiel de l'humanité reconnaissant la légitime Seigneurie de Dieu à préserver sur terre, ce câble vertical (ou corde composée par définition de plusieurs fils) est aussi composé des nobles liens (fils) sociaux créés par Dieu et devant être aussi préservés ou unis religieusement, en particulier au niveau de la famille.
Ce câble solide incarne donc aussi en réalité le petit filament hypersensible situé dans le très fin et ainsi intense centre  profond du cœur qui doit être conservé pour Dieu dans la piété, la noblesse, la religion et les bonnes relations familiales et sociales, car il correspond à la fitra qui est le souvenir émotionnel de ce pacte pré-existentiel ayant reconnu la seigneurie de Dieu et donc tous Ses spécifiques attributs illimités, suprêmes, excellents et transcendants, devant ainsi Lui être réservés.
Par conséquent ce câble correspond bien à l'union dans la piété de tous nobles liens attachés à l'être humain et renforce donc sa religiosité au niveau personnel, familial, social et divin, comme des fils assemblant une corde la renforce. En effet évidemment, ces liens honorables bien gérés améliorent fortement la vie et ennoblissent fortement notre âme :
Tabarani rapporte : Abdallah Ibn Massoud (SDP) a dit : « Ô Musulmans ! Vous devez obéir et vous attacher au groupe (conjugal, familial, fraternel, local) car c'est la corde d'Allah à laquelle Il a ordonné de s'attacher. Ce qui vous gêne dans le groupe est meilleur que ce que vous appréciez dans la division. »
(S13v20/21) « (Les croyants sont) Ceux qui remplissent leur engagement envers Allah et ne violent pas le pacte (pré-existentiel avec Allah), qui unissent ce qu'Allah a commandé d'unir (dont liens de parenté, conjugal, familiaux et honnêtement et généreusement social), redoutent leur Seigneur et craignent une malheureuse reddition de compte »
(S48v10) « Ceux qui te prêtent serment d'allégeance ne font que prêter serment à Allah : la main d'Allah est au-dessus de leurs mains. Quiconque viole le serment, ne le viole qu'à son propre détriment, et quiconque remplit son engagement envers Allah, Il lui apportera bientôt une énorme récompense. »
(S57v16) « Le moment n'est-il pas venu pour ceux qui ont cru (lors du pacte pré-existentiel), que leurs cœurs s'humilient à l'évocation d'Allah et devant ce qui est descendu de la vérité (le Coran), et de ne point être pareils à ceux qui ont reçu le Livre avant eux ? Ceux-ci trouvèrent le temps assez long et leurs cœurs s'endurcirent, et beaucoup d'entre eux sont pervers. »
(S57v8) « Et qu'avez-vous à ne pas croire en Allah, alors que le Messager vous appelle à croire en votre Seigneur ? Et (Allah) a déjà pris (acte) de votre engagement (pré-existentiel ou le terrestre le confirmant) si vous êtes (sincères) dans votre foi. »
(S8v24) « Ô vous qui croyez ! Répondez à Allah et au Messager lorsqu’il vous appelle à ce qui vous donne la (vraie) vie, et sachez qu’Allah (doit) s’interpose(r) (réellement que par) entre (la raison sage de) l’homme et son cœur (par leur foi), et que c’est vers Lui que vous serez rassemblés »
(S48v18) « Allah a très certainement agréé les croyants quand ils t'ont prêté le serment d'allégeance (au Prophète Mouhamed) sous l'arbre. Il a su ce qu'il y avait dans leurs cœurs, et a fait descendre sur eux la quiétude »

Le Messager d’Allah (SBDSL ) a dit : « La religion, c’est la sincérité. » (Boukhari et Mouslim)
Le Messager d’Allah (SBDSL) a dit : « J’ai été envoyé pour parachever les bons comportements. »
Le Messager d’Allah (SBDSL) a dit : « Quatre choses contribuent au (ou amplifie le) bonheur : une femme pieuse, un vaste logement, un voisin vertueux et une monture satisfaisante. Et quatre choses participent au malheur : un mauvais voisin, une mauvaise femme, une mauvaise monture et un logement étroit. »

          L’islam est aussi divinement une référence morale et un guide pratique pour des questions aussi essentielles que la civilisation et la gestion de la société, l'économie et la partition du pouvoir et des richesses, la guerre et la paix, la politique intérieure et la politique étrangère, l'établissement de la justice et la lutte contre l'oppression et la tyrannie. Le champ d'action et d'application de l'islam touche donc tous les aspects de la vie humaine depuis la foi jusqu’aux questions politique, économique, sociale en passant par la gestion des fonctions corporelles, la sécurité et les relations internationales. Ainsi quiconque le dénie s’égare inévitablement. Dans ce sens, il est aussi important de suivre l'éthique islamique dont à travers la sincérité, le pardon, l'affection, la générosité et toute pratique digne, et à travers le refus du mensonge, de la calomnie, du mépris, de l'avidité et de toute pratique indigne.
          Le but des piliers islamiques, de la religion, des relations sociales et donc de la vie terrestre est avant tout d'obtenir un excellent cœur, un esprit sain(t) (sage, fin, fort, cultivé) et un corps fort (sain, sportif, équilibré), afin de tendre au meilleur comportement par une noble discipline personnelle et donc d'élever excellemment notre valeur morale pour rencontrer Dieu au mieux, c'est à dire harmonieusement. Dans ce sens, le sport est aussi important pour la diminution du stress, le rejet de la dépression, le ralentissement du vieillissement, la hausse de qualité du sommeil, l'amélioration des fonctions cardiorespiratoires, le renforcement du système immunitaire, et la lutte contre l'alimentation agroalimentaire souvent toxique. Un esprit sain(t) (noble, fin et fort) dans un corps sain (pur, équilibré et fort) avec un cœur profondément pieux correspond à tout ce que déteste les forces occultes qui nous préfèrent malades, fatigués ou désespérés, et donc inoffensifs pour eux :
Chadded Ibn Abdallah rapporte : Aamr Ibn Aabsa demanda au Prophète (SBDSL) : « Avec quoi Allah t'a-t-Il envoyé ? » Le Prophète (SBDSL) répondit : « Avec l'unicité d'Allah, et avec l'ordre de ne rien lui associer, de casser les idoles, d'honorer les liens de parenté, de sécuriser les routes, et de cesser de verser le sang. »
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Dieu (Glorifié soit-Il) ne regarde ni vos corps ni vos images, mais  (vraiment avant tout) Il regarde (la foi, les intentions, la sagesse, la bienveillance, la sincérité, la concentration, la sensibilité, la pudeur, la grandeur, la pureté, la profondeur, et donc le niveau de piété, de connexion avec la fitra et d'ennoblissement de) vos cœurs et vos actions. » (Mouslim)
Le Prophète Mouhamed (SBDSL) a dit : « Les croyants qui ont la foi la plus accomplie sont ceux d’entre eux qui jouissent de la meilleure moralité et du plus doux caractère. Les meilleurs d’entre vous sont ceux qui traitent le mieux leurs femmes. » (Tirmidhi)
Le Prophète Mouhamed (SBDSL) a dit : « Le croyant atteint sûrement par sa bonne moralité et son affabilité, le degré de (piété de) celui qui jeûne toute l’année et passe toutes ses nuits à prier et à évoquer Dieu. » (Abou Dawoud)

Aïcha (SDP) rapporte : « Chaque fois que le Prophète (SBDSL) était face à une alternative, il choisissait toujours la solution la plus simple (facile) tant qu'elle ne constituait pas un péché (ce qui signifie que la recherche du confort raisonnable est valide). Mais si c'était un péché, il en était le plus éloigné des hommes. Le Prophète ne s'est jamais vengé pour lui-même, sauf si les interdits divins étaient bafoués. Dans ce dernier cas, il se vengeait pour Dieu le Très-Haut. » (Boukhari et Mouslim)
Selon Nouman Ibn Bashir (SDP), le Prophète Mouhamed (SBDSL) a dit : « Les choses licites et illicites sont bien définies. Entre les deux il y a des choses (qui prêtent) à équivoques que peu de gens connaissent. Celui qui s’est mis à l’abri des choses équivoques a tout fait pour blanchir sa foi et sa réputation et celui qui s’y est laissé tomber est tombé dans les choses interdites, tel le berger qui ne cesse de faire paître ses troupeaux autour du domaine (du roi). Il n’est donc pas loin de l’empiéter. Sachez que chaque roi a son domaine réservé et sachez que les domaines réservés de Dieu sont Ses interdits (évitement de l'orgueil et cadre légal basé sur du licite que Dieu peut contourner pour nous éduquer et sur des limites de consommation, d'utilisation ou de certaines qualités (S79v37) « Quant à celui qui aura dépassé les limites », alors que par exemple Dieu est sans limite pour la générosité en particulier dans son Paradis Eternel et que sur terre dans ce sens généreux sans limite l'homme s’appauvrirait). Sachez que dans le corps humain il y a une bouchée de viande. Quand cette bouchée est bonne, tout le corps est bon, et quand elle est devenue mauvaise, tout le corps le devient. Sachez que cette bouchée est le cœur. » (URA)

Selon Nawas Ibn Saman (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Le bien réside dans le bon caractère, le péché est ce qui trouble intérieurement et qu'on n'aimerait pas dévoiler aux autres. » (Mouslim)
Le Prophète (SBDSL) dit à un compagnon qui venait le voir : « Tu viens me demander ce qu’est le bien ? » Je dis : « Oui. » Il dit : « Prends-en l’avis de ton propre cœur. Le bien est tout ce qui ne trouble pas la sérénité de l’âme et du cœur. Le mal est ce qui te met dans l’embarras avec toi-même et qui ne fait qu’hésiter dans ta poitrine, quand bien-même les gens t’en donnent une appréciation favorable et quand bien même ils t’en donnent un bon avis. » (URA)
Al Hasan Ibn Ali (SDP) a dit : J'ai retenu cette parole de l'Envoyé de Dieu (SBDSL) : « Laisse ce qui provoque en toi le doute (moralement) pour ce qui ne suscite en toi aucun doute. » (Tirmidhi)
Selon Atiyya Ibn Orwa as-Sadi (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « L'homme n'atteint vraiment le degré de la piété que lorsque (par manque de connaissance), il renonce à ce qui est admis de peur de commettre l'interdit. » (Tirmidhi)
Adiyy Ibn Hâtem Attâî (SDP) a dit : J’ai entendu le Messager de Dieu (SBDSL) dire : « Celui qui a fait serment de faire quelque chose puis trouve autre chose à faire de plus conforme à la crainte de Dieu, qu’il fasse cette dernière (même au niveau de l'intention pendant une action). » (Mouslim)
Commentaire : Dans ce genre de cas, le musulman n'a donc logiquement pas à expier son serment non accompli par une bonne action tels affranchir un esclave, nourrir ou habiller dix pauvres, ou jeûner trois jours.
Ibn Abbas (SDP) rapporte : Nous faisions route en compagnie du Prophète (SBDSL) au retour de Arafa lorsque ce dernier entendit un vacarme ahurissant accompagné de coups et de blatèrements de chameaux. Il sermonna alors les gens en ces termes : « Ô hommes, faites les choses avec sérénité, car le bien ne vient jamais avec la précipitation. » (Boukhari et Mouslim)
Jabir (SDP) rapporte : « Le Prophète (SBDSL) nous enseignait la prière de la consultation (al-istikhara) pour toute circonstance de la même façon qu'il nous enseignait une sourate du Coran. Il disait : « Lorsque l'un d'entre vous envisage d'accomplir quelque chose, qu'il accomplisse deux rakaat en dehors des salat obligatoires puis qu'il prononce ces paroles : « Mon Dieu, je Te demande de m'indiquer le meilleur choix par Ta science, et je Te demande de m'accorder de la force par Ta force. Je Te demande également de m'accorder de Tes bienfaits immenses, car Tu es Capable et je suis incapable, Tu sais tout et je ne sais rien, Tu es assurément le grand Connaisseur de l'invisible. Mon Dieu, si Tu sais que cette affaire est une source de bien pour ma religion, pour ma vie et pour ma destinée future, alors destine-la-moi, facilite sa réalisation et bénis-là. Et si Tu sais que cette affaire est une source de mal pour ma religion, pour ma vie et pour ma destinée future, alors détourne-là de moi et détourne-moi d'elle. Destine-moi le bien ou qu'il se trouve et fais que j'en sois satisfait. » Le demandeur doit nommer l'affaire en question (au cours de l'invocation). » (Boukhari)
Selon Abou Hourayra (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Toute affaire d'importance qui n'est pas introduite par une louange à Dieu est inachevée. » (Abou Dawoud)

          Il faut noter que la pieuse élégance comportementale du Messager d'Allah (SBDSL) au sein du mode de vie religieux constant, devenant donc la plus grande élégance des humains dans leurs actions, se trouve entre la décontraction naturelle (relâchement intelligent) et la précision informatique (minutie précise, douce dextérité). Il s'agit d'une expression presque féline d'un chat, comme le sous-entend la psalmodie coranique et le nom d'un des principaux rapporteurs de hadiths et compagnons du Prophète (SBDSL) s'appelant Abou Houreyra, le père des chats, car il s'en occupait de plusieurs :
Kab Ibn Malik (SDP) a dit : « Le Prophète (SBDSL) mangeait avec les trois doigts de sa main droite (pouce, index et majeur), et lorsqu'il avait fini son repas, il les léchait (sur leurs cotés avec les lèvres et le bout de la langue sans les rentrer dans la bouche avant d'aller se lavait les mains, et sa place était propre). »
Or quand il faut se battre militairement, cette expression presque féline d'un chat doit s'amplifier jusqu'à l'expression féline d'un tigre.
De plus la présence du Prophète (SBDSL) ne pesait pas, ce qui prouve qu'imposer par la force ne fait pas partie de sa tradition. Surtout que son éthique excellente et son rationalisme clair synonymes de piété exemplaire suffisaient à attirer progressivement de plus en plus de gens à l'islam.
Dans ce sens il faut tendre pieusement à être noblement professionnel machinalement dans tous les domaines de la vie religieuse, c'est à dire au niveau du culte, de la tradition, de l'affection, de la filiation, de la famille, de l'amitié, de l'intimité, de la sociabilité, de l'expression, du travail, du corps, de l’hygiène, de l'esthétique, de la parenté, du mariage, du romantisme, de la sexualité, de la consommation, du sport, du repos, de la détente, du loisir, etc. Surtout que la mise en pratique permanente de tout ce mode de vie prophétique dans un juste milieu incarne la plus haute vertu, et donc la meilleure valeur. D'autant plus que l'oisiveté est mère de tous les vices, au même titre que l'insouciance, l'avidité et l'impiété. C'est pourquoi afin d'éviter que la vie ce chacun soit synonyme d'oisiveté, il faut si possible quotidiennement au moins travailler, étudier (religion et sciences utiles), s'occuper de proches (parents, enfants, famille, amis) ou de faibles (personnes âgées, orphelins, handicapés, malades) ou pratiquer la religion. Et ceux qui effectuent quotidiennement toutes ces activités prophétiques peuvent considérer qu'ils chevauchent constamment les dunes terrestres de la sagesse tout en volant au dessus des jardins paradisiaques de la noblesse :
Amr Ibn Awf Al Ansari (SDP) rapporte : Le Prophète (SBDSL) envoya Abu Ubayda ibn al-Jarra au Bahrayn afin de récolter la Jizia (taxe des non musulmans). Il revint avec l'argent récolté. Lorsque les ansars apprirent la venue d'Abu Ubayda, ils prirent part à l'accomplissement de la Salat de l'aube en compagnie du Prophète. Quand le Prophète clôtura la Salat, il s'apprêtait à partir lorsque les ansars l'interceptèrent. Le Prophète esquissa un sourire lorsqu'ils les vit puis déclara : « Il me semble que vous avez été informés de la venue d'Abu Ubayda, porteur de quelque chose du Bahrayn. » « Oui, Prophète de Dieu. » répondirent-ils. « Réjouissez-vous et ayez bon espoir de récolter ce qui vous procurera de la joie. Par Dieu ! Ce n'est pas la pauvreté que je crains pour vous, mais je crains que vous n'ayez accès aux largesses de ce monde comme en ont bénéficié vos prédécesseurs, et que vous vous concurrenciez à amasser les biens de ce monde qui vous feront périr comme ont péri ceux qui vous ont précédés. » (Boukhari et Mouslim)
Abou Said Al Khoudri (SDP) rapporte : Le Prophète (SBDSL) s'assit sur le minbar et nous nous assîmes autour de lui. Puis il dit : « Parmi ce que je crains pour vous après ma mort, il y à le fait qu'on vous présente les biens de ce monde et ses apparats. » (Boukhari et Mouslim)
Selon Abu Said Al Khoudri (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « La vie est bien douce et bien tendre (verte) et Dieu le Très-Haut va vous en donner la lieutenance pour voir quel y sera votre comportement. Prenez garde à ce bas-monde et prenez garde aux femmes, car ce fut la première source de tentation pour les Fils d'Israël. » (Mouslim)
Selon le calife Othman Ibn Affan (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Le fils d'Adam n'a droit qu'à trois choses : une maison où y demeurer, des vêtements pour couvrir sa nudité, du pain sec et de l'eau. » (Tirmidhi)
Selon Kab Ibn Malik (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Deux loups affamés lâchés dans un troupeau ne sont guère plus dangereux que ne le sont pour votre religion votre empressement derrière l'argent (amenant souvent à l'insouciance morale ou à l'oisiveté si en grande quantité) et les honneurs. » (Tirmidhi)
Selon Abdullah Ibn Masoud (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) s'est couché sur une natte. A son réveil ses côtés portaient les traces de la natte. Nous dîmes : « Ô Messager de Dieu ! Que dirais-tu si nous t'apportions un tapis ? » Il répondit : « Qu'ai-je à faire avec ce bas-monde ? Je ne suis en ce monde qu'à l'image d'un cavalier qui est venu sous un arbre s'ombrager puis s'en est allé en l'abandonnant. » (Tirmidhi)

          Par ailleurs malgré l'étendue du cadre légal religieux, représentant le code d'honneur dans la relation avec Dieu, les relations humaines, la relation avec soi-même, la relation avec la faune et la floe, et la relation avec l'environnement, il pourrait correspondre dans le fond du fond à nous accorder facilement la valeur suprême qu'est l'ennoblissement personnel maximal, c'est à dire comme s'il suffisait simplement de montrer notre volonté de l'obtenir en nous mettant debout ou en levant l'index. D'ailleurs la bienséance recommande de lever l'index lors de la l'attestation de foi islamique reconnaissant l'unicité divine et Son Messager Mouhamed (SBDSL) :
(ExtHadith) Wahb Ibn Abdullah (SDP) a dit : Puis Salman (SDP) lui dit (à Abou Darda) : « Ton Seigneur a sur toi un droit, ta personne a sur toi un droit et ta famille a sur toi un droit. Donne donc à tout ayant droit. Abou Darda alla raconter la chose au Prophète (SBDSL) qui lui dit : « Salman a dit vrai. » (Boukhari)
De plus, l'islam donne des limites aux œuvres cultuelles, invite à une douce progression spirituelle, et demande donc un juste milieu au cheminement personnel dans la religion pour éviter l'égarement (l'hérésie). Ainsi être hors de la loi et donc dans le mal fait devenir pervers et pratiquer déraisonnablement le bien fait devenir outrancier (extrémiste, fanatique). Ainsi respecter la loi, demeurer dans la limite de ses besoins licites et être raisonnable dans le bien correspond à la piété et donc la dignité authentiques :
Selon Abou Hourayra (SDP), le Prophète a (SBDSL) dit : « La religion est aisance et facilité. Jamais quelqu'un ne cherchera à rivaliser de force avec la religion sans que la religion ne l’écrase. Suivez plutôt la voie sage du juste milieu, rapprochez-vous en douceur de la perfection et soyez optimistes. Aidez-vous en cela par vos allées et venues à la mosquée le matin, le soir et aux dernières heures de la nuit. »
Dans une autre version d’Al Boukhari : « Rapprochez-vous petit à petit de la perfection, allez à la mosquée matin et soir en plus de ce que vous faites comme actes de dévotion (prières, lecture de Coran) dans les dernières heures de la nuit. La modération ! La modération ! Car c’est seulement avec la modération que vous arriverez à bon port. »
Aïcha (SDP) rapporte : Le Messager d'Allah (SBDSL) avait une natte qu'il se réservait la nuit pour prier dessus. La journée, il l'étendait et s'asseyait dessus. les musulmans se mirent à venir vers le Prophète et à prier derrière lui jusqu'à ce qu'ils devinrent nombreux. Il se tourna alors vers eux et dit : « Musulmans ! Prenez les œuvres qui sont dans votre capacité (d'être faite par habitude), car Allah ne se lassera pas (de vous récompenser) jusqu'à ce que vous soyez las L'adorer (et que vous cessiez de L'adorer), et les œuvres qu'Allah aime le plus sont celles qui durent même si elles sont modestes. Et la famille de Mouhamed, quand elle pratiquait une bonne action, la conservait.
Abdullah Ibn Amr Ibn Al As a dit : « On informa le Prophète (SBDSL) que je disais : « Par Dieu ! Je jeûnerai assurément le jour et je veillerai toute la nuit à prier tant que je vivrai. » Le Messager de Dieu dit alors : « Est-ce bien toi qui dis de telles choses ? » Je dis : « Oui je l’ai bien dit, ô Messager de Dieu ! Que mon père et ma mère te servent de rançon. » Il dit : « Tu ne pourras jamais le faire. Jeûne plutôt certains jours et manges-en d’autres. Veille une partie de la nuit à prier et dors-en une autre. Il te suffit en effet de jeûner trois jours par mois car la récompense d’une bonne action équivaut à dix fois sa valeur. Ainsi tu auras la récompense de celui qui a jeuné tout le temps. » Je dit : « Je me sens capable de mieux que cela. » Il dit : « Jeûne un jour et mange les deux suivants. » Je dis : « Je me sens capable de mieux que cela. » Il dit : « Jeûne un jour et mange un jour, c’était la façon de jeûner de David. » Je dis : « Je me sens capable de mieux que cela. » Le Messager de Dieu dit : « Aucun jeûne n’est meilleur que celui là. »
Dans une autre version : « Ne m’a-t-on pas informé que tu jeûnes tous les jours et passes toutes tes nuits à prier ? » Je dis : « Si, Ô Messager de Dieu ! » Il dit : « N’en fais rien ! Mais jeûne certains jours et mange certains autres. Dors une partie de la nuit et veilles-en une autre à prier, car ton corps a sur toi un droit, tes yeux ont sur toi un droit, ta femme a sur toi un droit, et ton hôte a sur toi un droit. Il te suffit de jeûner trois fois par mois, car chaque bonne action te donne dix fois sa récompense et tu auras ainsi la récompense de celui qui jeûne tout le temps. » Mais je choisis la voie la plus difficile et Dieu fut difficile avec moi. Je dis en effet : « Ô Messager de Dieu, je me sens assez fort pour jeûner davantage. » Il dit : « Fais donc comme jeûnait David et n’y rajoute rien. » Je dis : « Et comment jeûnait David ? » Il dit : « La moitié du temps. » Abdullah disait quand il était devenu vieux : « Comme j’aurais mieux fait d’accepter l’allègement du Messager de Dieu ! »
Dans une autre version : « Ne m’a-t-on pas informé que tu jeûnes tout le temps et que tu lis chaque nuit le Coran ? » Je dis : « Si, ô Messager de Dieu ! Et je ne cherche en cela qu’à bien faire. » Il dit : « Jeûne à la façon de David (un jour sur deux), car il était le dévot de son temps, et lis le Coran une fois par mois. »
Aïcha (SDP) rapporte que le Prophète (SBDSL) entra chez elle alors qu’elle était avec une autre femme. Il dit : « Qui est donc celle-ci ? » Elle dit : « Une telle qui vient me parler du grand nombre de ses prières. » Il dit : « Ne vous surchargez point ainsi car on ne vous a imposé que ce que vous pouvez supporter. Par Dieu, Dieu ne se lasse pas de vous récompenser jusqu'à ce que vous vous lassiez de faire des œuvres de bien. » Aïcha conclut alors : « Les pratiques religieuses les plus agréables aux yeux du Prophète étaient celles accomplies avec régularité (même si elles étaient moins nombreuses). »

Commentaire : Les deux hadiths précédents et les deux suivants montrent bien qu'il faut connaître ses limites dont pour donner la priorité au service aux autres par rapport à une œuvre cultuelle personnelle même si elle est obligatoire. Les habitudes religieuses surérogatoires sont importantes en islam, car plus nous en pratiquons, plus nous complétons notre religion, nous nous ennoblissons et nous nous rapprochons de Dieu, surtout car les meilleures œuvres religieuses sont évidemment celles faites régulièrement. Mais même si nous ne sommes pas dans la régularité, il ne faut pas hésiter à pratiquer une œuvre religieuse surérogatoire et donc à se rapprocher de Dieu et de Sa récompense dès qu'on en ressent l'envie, d'autant plus que cela peut finir par devenir une habitude et aider à obtenir d'autres habitudes prophétiques surérogatoires. De plus pour faciliter cette obtention de nouvelles habitudes pieuses, il faut augmenter le temps de l'intention du cœur, car cela augmente la force de la volonté, qui réussit la réalisation des actions.
Anas (SDP) raconte : Nous étions avec le Prophète (SBDSL) en voyage. Certains parmi nous jeûnaient et d'autres non. Un jour, il a fait très chaud. Certains se faisaient de l'ombre avec leurs manteaux et ceux qui n'en avaient pas se protégeaient avec leurs mains. Nous avons campé et les jeûneurs tombèrent à terre tandis que les autres ont monté les tentes et abreuvé les bêtes. Le Messager d'Allah dit alors : « Aujourd'hui, ceux qui n'ont pas jeûné ont remporté la récompense (ceci montrant que le service aux autres pendant des sorties collectives est ce qui a le plus de valeur). »
Abou Qouleba (SDP) rapporte : Des compagnons du Prophète (SBDSL) sont venus chez lui faire l'éloge d'un de leurs amis. Ils déclarèrent : « Nous n'avons jamais vu quelqu'un comme Untel. Chaque fois que nous voyagions, il lisait le Coran, et chaque fois que nous campions, il priait. » Le Prophète demanda : « Qui donc se chargeait de ses affaires ? », jusqu'à ce qu'il questionna : « et qui donnait le fourrage à son chameau ou sa monture ? » et à chaque fois, ils répondaient : « Nous. » II déclara : « Vous êtes tous meilleurs que lui. »
Suite aux deux hadiths précédents, la validation de certaines règles islamiques doit donc parfois voire souvent se faire en rapport avec l'époque de la révélation, le contexte ou d'autres enseignements religieux.
          L'islam et ainsi la piété englobe donc toute notre vie dans une forme d'adoration permanente. C'est à dire que pour toutes nos actions spirituelles (dont œuvres cultuelles) ou matérielles (dont besoins physiques), il faut agir au nom (en rendant hommage à) d'Allah (en disant « bismila » au début), avec la science (sunna, tradition prophétique), en Le louant (par la parole « amdoulila »), et avec la satisfaction personnelle de recevoir celle divine par cette digne manière de vivre.
          L'enseignement moral général de la vie correspond à un juste milieu entre les travaux d'Einstein (ou/et de Pointcaré) ayant fait comprendre qu'en fonction d'un référentiel tout est relatif (à part Dieu et la nature de chaque être vivant, élément élémentaire et même objet qui sont donc des vérités absolues comme les règles mathématiques et l'esprit et l'âme de chaque humain, alors que dans le monde physique tout se transforme jusqu'au niveau moléculaire voire atomique, quoique sur terre et dans l'univers tout est vraiment relatif car tout va disparaître à la fin du monde) ; Moïse ayant fait comprendre que tout est loi ; Jésus ayant fait comprendre que tout est amour ; Mahomet ayant fait comprendre que tout est adoration ; le livre sur la métaphysique du sexe de Evola (et les règles monothéistes) ayant fait comprendre que tout est sexuel (dont par rapport aux différents niveaux de proximité corporelle valables en fonction des contextes, à la pudique retenue gestuelle en fonction du lien social, aux parties dénudées autorisées dans le cadre familial et social, et aux divers degrés convenables de l'expression amoureuse, surtout que tout cela représente un aspect du cadre légal religieux éduquant à la pudeur, au respect, à la hiérarchie, à l'ordre, à la limite, à la morale, à la noblesse, à la piété, à la pureté et à l'intensité, en particulier dans nos relations familiales, sociales, affectives ou amicales) ; la situation mondiale actuelle ayant montré que socialement tout est une question d'éducation ; et de plus en plus notre époque savante nous faisant comprendre que tout est symbolique (et en même temps beaucoup réel ou/et praticable), ou possiblement symbolique (ainsi jusque dans la vie du Mahdi), ou en partie symbolique, en particulier à travers de nombreuses nobles analyses se répandant sur internet et provenant de toute l'humanité, dont en fonction de la vie et la perception de chacun.
(S3v190/191) « A travers la création des cieux et de la terre (et des êtres vivants), l'alternance de la nuit et des jours, il y a des signes pour les doués d’intelligence, qui debout, assis, couchés sur leurs côtés, invoquent Dieu et méditent sur la création des cieux et de la terre disant : Notre Seigneur ! Tu n’as pas créé cela en vain. Gloire à toi ! Garde-nous du châtiment du feu. »
Le symbolisme authentique doit d'abord servir à grandir la dignité religieuse et à rabaisser  l'indignité matérialiste, comme il faut considérer que dans un acte bestial similaire, les êtres humains croyants font l'amour alors que les animaux copulent. Or dans le symbolisme, il ne faut pas confondre la partie et le tout, et ainsi ne pas prendre le symbole comme la réalité complète. Le symbol(ique) qui signifie en réalité « ce qui unit » par opposition au diabol(ique) qui signifie « ce qui divise », permet donc aussi d'effacer la bestialité individualiste et de valoriser la transcendance collective. Il faut donc trouver la transcendance des symboles nobles au sein de la réalité, afin de rétablir la supériorité hiérarchique naturelle du symbolisme pieux par rapport à la matière et au bestial, car ce n'est pas la matérialisme ni la bestialité qui forment notre dignité, c'est le symbolisme religieux.
          Tout ceci devant nous faire comprendre que toute la Création divine est bienveillance irréprochable, car elle est une excellente éducation morale.
Notre éducation spirituelle et morale peut également se faire à travers ce que nous sentons physiquement comme la douceur d'une caresse ou le plaisir d'un repas, puisque nous ressentons aussi ces qualités émotionnellement et donc sentimentalement. Ainsi les sensations du corps mais aussi les pensées transmettent souvent des émotions au cœur qui deviennent des sentiments éduquant l'esprit.
         Il faut noter qu'en suivant la vie pieuse et comprenant les nobles enseignements de l'islam, diverses formes de félicité ci-après sont atteignables et peuvent être cumulées :
-être dans une ambiance de joie personnelle par le cœur toujours pieusement aimant et sensible, d'autant plus si recevant de l'amour, ce qui dans ce cas est au minimum réel par rapport à Dieu.
-avoir la  certitude que c'est Dieu qui nous apporte la subsistance.
-se rappeler l'innocence, la simplicité et de l'enthousiasme de l'enfance.
-s'abandonner dans l'instant sans aucun jugement envers autrui et dans une profonde bienveillance pieuse, en particulier lors d'une bonne action.
-avoir le cœur constamment serein par une permanente crainte révérencielle, confiante et souriante envers Dieu.
-parvenir à se détendre totalement jusqu'à la fitra en particulier en s’abandonnant dans la prière, c'est à dire jusqu'au très fin et ainsi intense centre profond du cœur. Ainsi nous pouvons aussi  logiquement percevoir notre fitra en expirant assez longtemps, en restant appuyer assez fort en haut nos paupières fermées, et en vivant une frustration assez longue. Le jeûne, un essoufflement suite à un effort important, une bronchite (voire toute maladie car apportant souvent nécessairement le rappel de cette bienfaisante fitra) et le retour au silence après une pollution sonore permettent aussi de ressentir et donc visualiser la fitra. Mais c'est logiquement en s'abandonnant donc dans la pensée en Dieu qu'on ressent le plus noblement cette fitra.
-atteindre donc une profonde sérénité immobile finissant par faire vibrer et donc nous faire vivre longtemps le centre (cette fitra) de notre cœur.
-tout ressentir avec cette fitra.
-avoir une foi complète par une bienveillance pour toute l'humanité, la Création et Dieu, tel Mouhamed (SBDSL), étant une miséricorde pour tous les mondes et toutes les créatures, dont aussi par son rang d'ultime Messager-Prophète, sa personnalité d'un niveau excellent et surtout son statut de meilleure créature, c'est à dire en tendant dans un profond apaisement et vers un ennoblissement maximal à utiliser la qualité de la miséricorde plutôt que celle de la justice dès que c'est possible, et face au destin à utiliser la qualité du remerciement à Dieu lors d'un bonheur et à acquérir la qualité de la patience lors d'un malheur.
-avoir donc une sincère, profonde et permanente volonté de grand bien et de haute bienfaisance pour tous, toutes et tout.
-parvenir à ne craindre que Dieu par une crainte révérencielle effaçant la peur par rapport aux créatures et même par rapport à l'Enfer, tellement nous avons compris la noblesse divine irréprochable et nous nous rapprochons d'une piété (foi bienfaisante) permanente.
-s'efforcer à aimer les autres plus que soi même, comme Jésus et comme çà le sera au Paradis naturellement, toujours dans la douceur et quel que soit le pieux sacrifice qu'on peux faire pour eux, évidemment dans l'ordre pour les enfants, les femmes et les proches, puisque nous comprendrons définitivement ici-bas et dans l'au-delà que la vie, la foi et la joie sont plus nobles et plus fortes à plusieurs.
-se rappeler vraiment la perception humble du monde et le caractère plein d'espoir pour la vie que nous avions quand nous étions dans la dépendance totale de l'enfance et sans oublier d'être aussi vivants que les jeunes enfants.
-se laisser aspirer vers Dieu pour s'envoler spirituellement et émotionnellement jusqu'à l'Absolu Bon.
-ressentir donc que Dieu devienne tel un aimant puissant nous attirant irrésistiblement vers Son excellente noblesse jusqu'à la félicité.
-ressentir le très noble sentiment d'adoration permanent éclairant logiquement grandement la très noble présence divine.
-avoir une pudeur fréquente devant Dieu synonyme de reconnaissance profonde de notre totale dépendance à Sa puissance créatrice et à Sa sagesse.
-vivre souvent en ressentant pieusement tout sagement et merveilleusement, en tant qu'être ignorant de naissance et sans penser à l'avis négatif des autres.
-vivre vraiment et pleinement le moment présent en particulier lors de la prière ou avec nos proches. Surtout que vivre trop dans le passé amène le regret et que vivre trop dans le futur correspond plus à vivre la mort plutôt que l'existence.
-faire calmement les choses les unes après les autres.
-être dans une ouverture bienveillante de cœur à 360 degrés.
-vivre les choses comme si c'était les dernières ou réaliser les innombrables causes depuis des siècles (en réalité depuis le big bang) les ayant permises.
-ressentir souvent clairement et profondément l’apaisement de la bonne santé de notre corps sans maladie, ni douleur ni blessure. C'est à dire qu'il faut fréquemment percevoir que par rapport à la maladie, une douleur ou une blessure, la bonne santé est réellement de la félicité même si elle est douce.
-ressentir une intense pudeur en dehors de l'acte intime car l'amour doit passer avant la pudeur lors de l'acte intime, et si nécessaire patienter quelques jours avant de refaire l'acte intime pour décupler son plaisir partagé.
-ne pas rester sur l'empathie pour le mal être des gens mais plutôt sur la volonté profonde pour qu'ils aillent mieux et les actions ciblées pour y parvenir.
-respecter nos différences tout en favorisant nos pieuses convergences, et cultiver la solidarité et non l'indifférence :
(S49v13) « Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez (dans la dignité). Le plus noble d’entre vous auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand Connaisseur. »
-avoir le cœur ouvert dans un intense ressenti de juste milieu envers toute chose et dans une grande bienfaisance pour tous et soi même, sans la timidité qui est une prison du cœur au niveau social, mais avec la pudeur, ce qui devrait être facilité par le souvenir que lors de notre enfance nous n'aurions pu vivre sans les autres en particulier les proches et les commerçants. En effet en restant fermé, on finit par créer ses propres barrières. Il faut donc oser les dépasser pour rencontrer, connaître et comprendre l'autre, en particulier pour améliorer notre bienfaisance sociale et notre prédication.
-vouloir fortement le Paradis en permanence pour tout le monde secrètement dans notre cœur, surtout que cela purifie et donc facilite généralement toutes les situations et relations humaines, et que cela accélère fortement notre acquisition de toutes les qualités spirituelles. D'autant plus que penser principalement à la guidée des gens au Paradis correspond à ce qui permet de se pardonner le plus et donc d'avancer sans hésitation de plus en plus sagement.
-s'abandonner en Dieu par la foi puisque Il est excellemment et entièrement Bon, Immatériel et Élevé.
-quelles que soient nos choix et ceux des autres, nos erreurs et celles des autres, et les épreuves venant de Dieu, des êtres humains ou des démons, il faut légitiment parvenir à seulement vouloir la satisfaction divine pour nous-même et le maximum des autres, surtout que c'est la plus grande forme de liberté, de noblesse, de sensibilité et de bonheur.
-se contenter du peu et de faire des bonnes actions, avec l'intention que tout le monde puisse se satisfaire de cette simplicité à travers une société juste, modeste et sécurisée, même s'il ne s'agit pas d'une joie intense et si il y a des épreuves. D'ailleurs que quand on réfléchit à la vie, on a en réalité besoin de peu de choses. Surtout que la véritable paix joyeuse ne le sera qu'au Paradis, mais sans oublier que sur terre la simplicité peut quand même être synonyme d'une intense excellence.
Mohammad Fadala Ibn Oubayd Al Ansari (SDP) rapporte qu'il a entendu dire le Messager de Dieu : « Bienheureux celui qui a été guidé à l'islam, dont la subsistance se limite à ses besoins et qui se contente de ce que Dieu lui a donné. » (Tirmidhi)
Et c'est pourquoi les petits plaisirs du quotidien doivent être parmi les plus appréciés. D'autant plus que sur terre, la Vertu, l’Honnêteté, le Beau, le Vrai, le Doux et le Simple y sont des composantes principales du bonheur, mais aussi la vraie force, car étymologiquement, la vertu c'est la force, et cette dernière n'est donc en réalité pas lié à la différence entre la puissance et la faiblesse, mais entre la dignité et l'indignité.
          En effet depuis toujours, la foi complétée est la solution à tout, surtout celle raisonnée, multiplicatrice de qualités et de bonnes actions, pratiquant la religion, prédicatrice, intelligemment tolérante, sagement respectueuse et pieusement proche de notre Très Digne Seigneur :

(S6v125) « Et puis quiconque Allah veut guider, Il lui ouvre la poitrine à l’islam (et donc la sérénité). Et quiconque Il veut égarer, Il rend sa poitrine étroite et gênée, comme s’il s’efforçait de monter au ciel (manque d'oxygène). »
(S16v97) « Quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne œuvre tout en étant croyant, Nous lui ferons vivre une bonne vie. Et Nous les récompenserons, certes en fonction des meilleures de leurs actions. »
(S87v8) « Nous te mettrons sur la voie la plus facile. »

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Le fort n’est pas celui qui terrasse les gens dans la lutte, mais le fort est celui qui reste maître de lui-même dans sa colère. » (URA)
Bible (Evangile de Jésus Christ selon saint Luc, 6:20-23) : « Alors Jésus, levant les yeux sur ses disciples, dit : Heureux vous qui êtes pauvres, car le royaume de Dieu est à vous ! Heureux vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés ! Heureux vous qui pleurez maintenant, car vous serez dans la joie ! Heureux serez-vous, lorsque les hommes vous haïront, lorsqu'on vous chassera, vous outragera, et qu'on rejettera votre nom comme infâme, à cause du Fils de l'homme ! Réjouissez-vous en ce jour-là et tressaillez d'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans le ciel, car c'est ainsi que leurs pères traitaient les Prophètes. »
          Il faut noter que sans drogue, le niveau de félicité physique terrestre se rapprochant le plus du premier degré de celui du Paradis se trouve dans l'orgasme sexuel qui ne dure que quelques secondes, et le plus haut niveau de félicité spirituelle terrestre se rapprochant le plus du premier degré de celui du Paradis se trouve dans la pratique du mode de vie prophétique constant associée donc à la compréhension permanente des morales sur la félicité énumérées précédemment apportant l'authentique félicité pure du cœur, et donc de l'esprit, et donc du corps, synonyme du ressenti véritable de la fitra.
          Pour tout âge, étudier la science et la pratique religieuse est un essentiel plaisir d'adulte et pratiquer des loisirs est un essentiel plaisir d'enfant.  De plus il vaut mieux offrir un bon livre à quelqu'un plutôt qu'un bon restaurant, car le livre reste toujours dans l'âme du lecteur sous forme de connaissances intellectuelles voire de nourriture spirituelle.
          Le digne mode de vie prophétique augmente le rappel de Dieu, et donc notre inspiration de de la lumineuse noblesse divine, et donc notre illumination intellectuelle, ce qui participe à améliorer notre sagesse, et donc notre destin, et donc la société, quel que soit notre niveau social :
Selon Abou Moussa (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « La bonne direction et la science avec lesquelles Dieu m'a envoyé sont comparables à une pluie se déversant sur une terre. Une partie de cette terre est fertile, elle absorbe l'eau et fait pousser de l'herbe et de la verdure en abondance. Une partie de cette terre est aride, elle retient l'eau, et Dieu en fait donc profiter les gens. Ainsi ils en boivent, s'en servent pour l'irrigation et l'utilisent pour la culture. Enfin, une autre partie de cette terre est stérile, elle ne retient pas l'eau et ne fait pousser aucune plante non plus. La partie fertile est comparable à celui qui a reçu la bonne compréhension de la religion et qui a su tirer profit de ce que Dieu m'a révélé. Il a donc appris et enseigné à autrui. La partie aride de cette terre est quant à elle comparable à celui qui a appris cette science et l'a transmise, mais n'a su en tirer lui-même profit. Enfin, la terre stérile qui ne retient pas l'eau est comparable à celui qui n'accepte pas la bonne direction que Dieu m'a chargé de transmettre. » (Boukhari et Mouslim)
Seiid Ibn Almousayib rapporte : Le Prophète (SBFSL) fit un don à Hakim Ibn Hizem (SDP) le jour de Houneyn. Hakim trouva le don insuffisant et le Prophète lui rajouta. Puis Hakim demanda : « Ô Messager d'Allah ! Lequel de tes dons est le meilleur (le premier selon sa proposition ou le second suite à une demande) ? » Le Prophète répondit : « Le premier. Hakim Ibn Hizem ! Cet argent est agréable et désiré. Celui qui ne prend sans convoitise et qui le dépense convenablement, il lui sera béni. Et celui qui le prend avec convoitise et qui le dépense mal, il ne lui sera pas béni, et il sera comme celui qui mange sans se rassasier. Et la main la plus haute est meilleure que la main la plus basse (il vaut mieux donner que recevoir). » Hakim lui dit : « Même de ta part, ô Messager d'Allah ?! » Le Prophète dit : « Même de ma part ! » Hakim conclut en disant : « Alors, par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, je ne prendrai plus jamais rien à personne ! » Hakim n'accepta pas d'allocation du trésor public ni de salaire jusqu'à sa mort. Omar Ibn Alkhattab (SDP) disait : « Ô Allah ! Je te prends à témoin pour Hakim Ibn Hizem. Je l'invite à prendre son droit dans cet argent et il refuse. » Hakim dit : « Par Allah ! Je n'en prendrai rien, ni a toi ni à un autre. » Ainsi jusqu'à sa mort, Hakim ne prit rien à personne après le Prophète (SBDSL).
D'après Abou Mâlik Al Ashari (SDP), le Messager d'Allah (SBDSL) a dit : « La pureté est la moitié de la foi. Dire : « La louange à Dieu » remplit la balance (du Jugement dernier), « Gloire et pureté à Dieu ainsi que la louange » remplit tout l'espace entre les cieux et la terre. La prière est une lumière. L'aumône est une preuve (de foi sincère). La patience est une clarté. Le Coran est un argument pour ou contre toi. Tout homme débute sa journée mettant en jeu son âme, il l'affranchit ou la conduit à sa perte. » (Mouslim)
Suite aux précédents hadiths et par rapport à notre époque, il peut être compris que comme Dieu a décrété la dégénérescence du corps par la vieillesse et parfois de l’esprit par la sénilité pour nous faire valoriser Ses bienfaits physiques et mentaux, Il a décrété la dégénérescence de la politique en occident afin de nous faire valoriser Ses lois religieuses, mais aussi afin de favoriser la découverte scientifique, philosophique, morale et religieuse.
          Pour terminer ce chapitre, un aperçu de l'excellent comportement social exemplaire du Prophète (SBDSL) est donné à travers cette description :
Yaaqoub rapporte que Hasan Ibn Ali (SDP) a dit : « Hind Ibn Abou Hela - qui était un excellent descripteur - a dit : "Quand le Prophète (SBDSL) se retournait, il se retournait entièrement. Il baissait le regard et regardait plus la terre que le ciel. Son regard était le plus souvent une observation. Il marchait derrière ses compagnons. Il saluait en premier qui il rencontrait.
Concernant sa manière de parler, le Prophète (SBDSL) était continuellement triste. Il réfléchissait toujours, n'avait pas de repos et ne parlait pas inutilement. Il se taisait longuement. Il commençait et terminait les paroles par les coins de la bouche (sous forme d'un petit sourire), après avoir parlé avec sa bouche entière. Il disait des paroles concises et sa parole était le dernier mot, sans excès ni insuffisance. De caractère doux, ni sec ni méprisant, il honorait le bienfait même minime, il n'en critiquait rien ni ne louait excessivement. Quand la vérité était entravée, rien n'arrêtait sa colère jusqu'à ce qu'il ait gain de cause. (Dans une autre version : il ne se fâchait pas pour ce bas monde et ce qui s'y rapporte, mais quand on contrait la vérité, personne ne le reconnaissait et rien n'arrêtait sa colère jusqu'à ce qu'il prenne gain de cause.) Il ne se fâchait ni ne se vengeait pour lui-même. Quand il désignait une chose, il la désignait de sa main entière (dont par politesse envers l'attestation de foi faite avec l'index). Quand il s'étonnait d'une chose, il la retournait (regardait tous ses aspects). Quand il parlait, il frappait son pouce gauche de sa paume droite. Quand il se fâchait, il se détournait et y persistait. Quand il était heureux, il baissait le regard. La plupart de ses rires étaient des sourires. En riant, il dévoilait (des dents) comme des grains de grêle (bien blancs).
Puis concernant le comportement du Prophète (SBDSL) dans sa maison, à l'extérieur et dans les assemblées, Housayn Ibn Ali a dit à Hassan que son père a dit : "Il entrait chez lui après avoir demandé la permission. Chez lui, il partageait son temps en trois parties : une pour Allah, une pour sa famille et une pour lui-même. Puis il partageait sa partie entre lui et les gens : il consacrait ce temps aux particuliers qui, à leur tour, transmettaient au public le profit de leurs entretiens ; il ne leur refusait rien. Dans sa gestion de la partie dédiée à sa communauté, il préférait les hommes vertueux et leur partageait selon leur valeur dans la religion. Certains avaient un besoin, certains en avaient deux et d'autres plusieurs. Il s'occupait d'eux et les occupait dans ce qui leur était utile à eux et à la communauté en les questionnant sur leur état et en les informant de leurs devoirs. Il disait : "Que le présent transmette à l'absent, et transmettez-moi le besoin de celui qui ne peut me l'exposer. Car celui qui transmet au gouverneur le besoin de celui qui ne peut le présenter, Allah affermira ses pieds le Jour de la Résurrection." On ne lui parlait que de cela, et il n'acceptait pas autre chose de personne. Ils entraient auprès de lui à la recherche du bien, et partaient satisfaits. Ils sortaient et indiquaient le bien aux gens.
A l'extérieur, le Messager d'Allah (SBDSL) retenait sa langue de ce qui ne le regardait pas. Il gagnait leurs cœurs et ne les rebutait pas. Il honorait le noble de chaque tribu et le désignait comme chef. Il prenait garde des gens et s'en méfiait sans détourner de personne son sourire et son bon comportement. Il visitait ses compagnons et s'enquérait de leur bon état. Il demandait à ceux qu'il rencontrait comment allaient les gens. Il appréciait le bien et le fortifiait. Il désapprouvait le mal et l'affaiblissait. Il était cohérent dans ses actes et non perturbé. Il n'était pas distrait pour qu'ils (ses compagnons et proches) ne le soient pas et qu'ils ne dévient pas. Il avait un apparat (de quoi faire face) pour chaque situation. Il ne manquait pas à la vérité et ne la dépassait pas. Les meilleurs gens le suivaient. Les meilleurs chez lui étaient ceux qui voulaient le plus le bien aux gens. Les plus estimés de lui étaient ceux qui réconfortaient et aidaient le plus les gens. Dans les assemblées, il ne s'asseyait et ne se levait qu'en évoquant Allah. Il ne se réservait pas de place et interdisait qu'on en réservât. Quand il arrivait chez des gens, il s'asseyait où il trouvait une place et ordonnait de faire ainsi. Il donnait à chaque présent sa part et chacun pensait être le plus important auprès de lui. Quand quelqu'un restait assis ou debout avec lui pour un besoin, il patientait plus que lui jusqu'à ce que la personne soit la première à partir. Quiconque lui demandait une chose ne retournait qu'avec elle ou avec des bonnes paroles. Sa facilité et son bon caractère ont mis les gens a l'aise, il est devenu leur père et ils étaient égaux à ses yeux face à la vérité. Son assemblée était une assemblée de douceur, de pudeur, de patience et de confiance. On n'y élevait pas les voix, on n'y critiquait pas les choses sacrées et les fautes ne s'en répandaient pas. Ils étaient égaux et se dépassaient par la piété. Ils étaient humbles, respectueux envers les personne âgées et tendres avec les jeunes. Il se privaient pour la personne en besoin et s'acquittaient de l'étranger.
Sa conduite avec ses auditeurs souriait toujours. Son caractère était doux et facile à aborder. Il n'était ni brusque ni brutal. Il ne criait pas, n'était pas grossier, ne disait pas les défauts et ne plaisantait pas excessivement. Il délaissait ce qu'il ne désirait pas. Quiconque espérait une chose ne perdait pas espoir avec lui et n'était pas déçu. Il a délaissé trois choses : la dispute, l'exagération et ce qui ne le regardait pas. Il a évité de faire trois choses aux gens : il ne dénigrait ni n'injuriait personne, il ne recherchait pas son défaut et ne parfait que ce dont il espérait la récompense divine. Quand il parlait, son auditoire écoutait attentivement comme si des oiseaux étaient posés sur leurs têtes. Ils se taisaient quand il parlait et parlaient quand il se taisait. Ils ne se disputaient pas en sa présence et écoutaient quiconque parlait jusqu'à ce qu'il terminât, la parole était au premier à la prendre. Il riait de ce qu'ils riaient et s'étonnait de ce qu'ils s'étonnaient. Il patientait pour les manières rudes de l'étranger et ses demandes jusqu'à ce que ses compagnons l'appelaient à la politesse. Il disait : "Quiconque a un besoin, aidez-le." Il n'acceptait les louanges que contre un service. Il n'interrompait personne jusqu'à ce qu'elle fasse du tort, il l'interrompait alors en lui défendant ou en se levant."
Concernant son silence le Messager d'Allah (SBDSL) se taisait pour quatre choses : la douceur, la prudence, le calcul et la réflexion. Son calcul consistait à regarder et écouter également les présents. Sa réflexion concernait ce qui restait et périssait. Il avait reçu la douceur et la patience ensemble : rien ne l'énervait ni le provoquait. Il avait reçu la prudence pour quatre choses : prendre de la meilleure manière pour donner l'exemple, allier le bénéfice de ce monde et de l'au-delà, laisser l'indécent pour qu'il soit délaissé, et s'efforcer de trouver l'avis bénéfique à sa communauté. »
          Ce qui suit dans ce chapitre peut être complémenté par des livres religieux et des recueils de hadiths comme « le jardin des vertueux » consultable gratuitement sur http://islammedia.free.fr/ ; « la vie des compagnons » en 3 tommes de A. Benhalima dont de nombreux excellents passages sont présents dans ce site aux chapitres V, A, 3 : e, f, g et h, et ailleurs ; et la citadelle du musulman sur https://site-islam.fr/citadelle-musulman.php ; par des questions à un imam ou un savant, ou bien évidemment par des passages supplémentaires du Coran.

Abou Oumama Sudayy ibn Ajlan (SDP) a dit : J’ai entendu le Messager de Dieu (SBDSL) dire dans son sermon du pèlerinage d’adieu : « Craignez pieusement Dieu, faites vos cinq prières quotidiennes, observez le jeûne de votre mois (Ramadan), acquittez l’aumône légale de vos biens et obéissez à vos chefs et vous serez alors dans le Paradis de votre Seigneur. » (Tirmidhi)

Abdallah Ibn Salam (SDP) a dit : J'ai entendu l'Envoyé de Dieu (SBDSL) dire : « Ô gens ! Saluez les autres, donnez à manger, respectez les liens de parenté, priez quand les autres dorment, et vous entrerez au Paradis en toute tranquillité. » (Tirmidhi et Ahmad)

Abou Selema Ibn Abderahmane Ibn Aawf (SDP) rapporte que le Messager d'Allah a prononcé ce discours :
« La louange est à Allah, je Le loue et je Lui demande Son aide. Nous nous réfugions auprès d'Allah contre le mal de nos propres personnes et contre nos mauvaises actions. Celui qu'Allah guide, personne ne peut l'égarer, et celui qu'Il égare personne ne peut le guider. Et j'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah seul sans associé. Le meilleur parler est le livre d'Allah, alors a gagné celui auquel Allah a donné l'amour de son Livre, et l'a mené à l'islam après la mécréance, et qui l'a préféré aux paroles des gens. Ce sont les meilleures paroles et les plus éloquentes. Aimez ceux qui aiment Allah ! Aimez Allah de tout vos cœurs ! Ne vous lassez pas des paroles d'Allah et de Son évocation, et que vos cœurs ne s'en endurcissent pas. Car Allah choisit et élit de tout ce qu'Il crée, et Allah l'a nommé la meilleure des œuvres, le meilleur de ce que font Ses serviteurs, les paroles pieuses et le contenant de tout le licite et l'illicite prescrit aux gens. Adorez Allah et ne Lui associez rien. Soyez pieux envers Lui comme il se doit. Soyez véridiques envers Allah quand vous dites des bonnes paroles. Aimez-vous par l'amour d'Allah. Allah déteste que l'engagement pris en son nom soit violé. Et que la paix soit sur vous et la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. »

Sèîid Ibn Abderahmane Aljoumèhi rapporte : Dans la première prière du Vendredi qu'il pria à Médine dans le quartier des Benou Selim Ibn Aawf, le Messager d'Allah (SBDSL) dit :
« La louange est à Allah, je Le loue et je demande Son aide, je Lui demande pardon et je Lui demande de me guider, je crois en Lui et je ne Le renie pas, et je prends pour ennemis ceux qui Le renient. Et j'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah seul sans associé, et que Mouhamed est Son serviteur et Son Messager ; Il a envoyé Mouhamed avec le guide, la lumière et le rappel coraniques, après une longue absence d'envoyés en Arabie, dans une période d'égarement et de peu de science, à  la fin des temps et à la proximité de l'Heure (de la fin du monde) et du Délai (de vie). Quiconque obéit à Allah et Son Messager a pris la bonne voie, et quiconque leur désobéit a perdu, négligé et s'est égaré très loin. Je vous recommande la piété d'Allah ! Car le meilleur conseil qu'un musulman puisse donner à un musulman est de l'exhorter à l'au-delà et lui ordonner la piété d'Allah. Méfiez-vous de la punition d'Allah comme Il vous a ordonné de vous en méfier ! Il n'y a pas un meilleur conseil ni un meilleur rappel. La piété d'Allah pour celui qui la pratique avec l'inquiétude (de ne pas recevoir l'amour d'Allah) et la crainte (de recevoir la punition) d'Allah, est une aide sincère pour ce que vous voulez obtenir dans l'au-delà (le Paradis). Quiconque arrange sa relation avec Allah en secret et en public en ne désirant par cela que le visage d'Allah (vision de Sa face au Paradis), ce sera pour lui une bonne réputation dans sa vie présente et un investissement pour après la mort quand la personne aura besoin (lors du Jugement Dernier) de ce qu'elle a œuvré. Mais pour ce qui n'est pas conforme à la piété, la personne désirera en être éloignée d'une très longue échéance. Allah vous avertit contre sa personne, et Allah a pitié des serviteurs (compassion pour Ses serviteurs). Par celui qui a accompli Sa parole et exécuté Sa promesse, cela ne saurait faillir ! Car Allah puissant et glorieux dit : (S50v29) « Chez moi, la parole ne change pas; et je n'opprime nullement les serviteurs. » Soyez donc pieux envers Allah dans votre vie présente et future, en secret et en public, car celui qui est pieux envers Allah, Il lui expiera ses péchés et lui donnera une récompense immense, et quiconque est pieux envers Allah a obtenu une réussite immense. La piété d'Allah protège de Sa haine, de Sa punition et de Sa colère. La piété d'Allah illumine les visages, satisfait le Seigneur et élève le degré. Prenez-en votre part et ne soyez pas négligents envers Allah ! Allah vous a enseigné son Livre et vous a tracé Sa voie pour connaître les véridiques et les menteurs (dont par rapport au pacte pré-existentiel de l'humanité ayant reconnu la souveraineté divine digne). Soyez bienfaisants comme Allah a été bienfaisant envers vous. Prenez Ses ennemis pour ennemis et luttez pour Allah comme Il se doit. C'est lui qui vous a élus et qui vous a nommés musulmans ; ainsi, ceux qui périront, périront après avoir reçu les preuves, et ceux qui vivront, vivront avec les preuves, et il n'y a de force qu'en Allah. Evoquez Allah beaucoup et œuvrez (pieusement) pour ce qui est après ce jour (Jugement Dernier et Paradis), et car celui qui arrange sa relation avec Allah, Allah arrangera ses affaires avec les gens, car Allah décide pour les gens et ils ne décident pas pour Lui, c'est lui qui contrôle les gens et ils ne contrôlent rien de Lui. Allah est grand et il n'y a de force qu'en Allah l'immense. »

Jebir (SDP) raconte : Le Messager d'Allah (SBDSL) nous fit le discours suivant  :
« Musulmans! Repentez-vous à Allah avant de mourir ! Dépêchez-vous de pratiquer les bonnes œuvres avant d'être occupés (par la maladie, la pauvreté, la richesse, la mort) ! Etablissez votre lien avec votre Seigneur en L'évoquant beaucoup et en donnant beaucoup d'aumônes en secret et en public, et vous obtiendrez les bienfaits, l'aide et la guérison ! Sachez qu'Allah vous a imposé la prière du vendredi en ce moment, en ce jour, en ce mois, en cette année et jusqu'au Jour de la Résurrection ! Quiconque se repent, Allah accepte son repentir. Attention ! Une femme ne peut diriger un homme en prière, ni un nomade ne peut diriger un émigrant, ni un débauché ne peut diriger un croyant. »

Ibn Aabbes (SDP) rapporte : Le Messager d'Allah (SBDSL) prononça un discours durant le pèlerinage d'adieu et dit :
« Tout musulman est le frère du musulman. Les musulmans sont frères, chacun n'a droit dans les biens de son frère qu'à ce qu'il lui a donné de bon coeur. N'opprimez pas et ne redevenez mécréants pas après ma mort en vous frappant les cous les uns les autres. (Dans d' autres récits : Attention ! Je vous attendrai auprès du bassin  après le pont de l'Enfer, et je me vanterai de vous devant les nations ; ne m'assombrissez donc pas le visage ! Attention ! Je vais sauver des gens et d'autres me seront enlevés. Je dirai : Seigneur ! Mes compagnons ! Il dira : tu ne sais pas ce qu'ils ont commis après toi. »

Ibn Aabbes raconte: Le Messager d'Allah (SBDSL) nous fit un discours dans la mosquée de Khayf. Il loua Allah et L'évoqua comme Il le mérite puis dit :
« Quiconque l'au-delà est son souci, Il lui rassemblera ses affaires, Il mettra sa richesse entre ses yeux et ce bas monde viendra vers lui soumis. Et quiconque ce bas monde est son souci, Allah éparpillera ses affaires, il mettra sa pauvrete entre ses yeux et il ne recevra de ce bas monde que ce qui lui est écrit (et donc rien dans l'au-delà). »

Ibn Omar (SDP) raconte:  Le Messager d'Allah (SBDSL) nous fit un discours à la mosquée de Khayf à Mina. Il dit :
« Qu'Allah rende heureux quelqu'un qui a entendu mes paroles et qui est parti les raconter à son frère. Il y a trois choses dont le cœur d'un musulman ne saurait dévier : œuvrer sincèrement pour Allah, conseiller les détenteurs du pouvoir et tenir au groupe des musulmans car leurs supplications les protègent par derrière (quand on est proche d'eux à la mosquée puisque des pieux peuvent prier pour le groupe présent). »

Abdallah Ibn Omar (SDP) raconte : Le Messager d'Allah (SBDSL) nous fit un discours et dit :
« Gardez-vous de l'injustice ! Car l'injustice sera des ténèbres le Jour de la Résurrection. Gardez-vous de l'immoralité et de la grossièreté ! Et gardez-vous de la cupidité ! Car les gens avant vous ont péri à cause de la cupidité : elle les a poussés à rompre leurs liens et ils les rompirent, elle les a poussés à l'avarice et ils devinrent avares, et elle les a poussés à la débauche et ils la commirent. »

Noomene Ibn Bechir (SDP) rapporte : Le Messager d'Allah (SBDSL) a dit sur le minbar :
« Quiconque ne remercie pas le peu de bienfaits ne remerciera pas pour beaucoup, et quiconque ne remercie pas les gens ne remerciera pas Allah Puissant et Glorieux. Parler des bienfaits d'Allah est un remerciement et les oublier est un reniement. Le groupe est une miséricorde et la division est un tourment. »

Abou Dharr (SDP) raconte : J'ai entendu le Messager d'Allah (SBDSL) prononcer un discours. Il récita ce verset :
(S34v13) « Ô famille de David, oeuvrez par gratitude, alors qu'il y a peu de Mes serviteurs qui sont reconnaissants », puis dit : « Quiconque reçoit trois choses a reçu autant que David (paix sur lui) : la crainte d'Allah en secret et en public, la justice dans la colère et la satisfaction, et dépenser avec justesse dans la pauvreté et la richesse. »

Ali (SDP) rapporte : Le Messager d'Allah (SBDSL) prononça un discours où il dit : « Il n'y a de bien dans la vie que pour un auditeur réceptif ou un savant qui parle (car sans connaissance les besoins bestiaux comme manger, dormir et forniquer ne valent rien voire deviennent mauvais). »

Alhouseyn Ibn Ali (SDP) raconte : J'ai vu le Messager d'Allah (SBDSL) se lever et prononcer un discours devant ses compagnons. Il dit :
« Musulmans ! C'est comme si la mort est destinée aux autres dans cette vie, c'est comme si la vérité est prescrite à d'autres que nous, et c'est comme si les morts que nous enterrons vont retourner à nous sous peu : nous consommons leur héritage comme si nous allons rester pour l'éternité après eux. Nous avons oublié toute leçon et nous nous sentons en sécurité contre toute calamité. Bienheureux celui qui, préoccupé par son défaut, ne s'occupe pas des défauts des autres ! Bienheureux celui dont le gain est licite, le for intérieur est sain, l'apparence est bonne et la voie est droite (dans une autre version : et qui a garde les gens à l'écart de son mal). Bienheureux celui qui est humble pour Allah sans déficience, qui dépense de ce qu'il a acquis sans péché, qui fréquente les savants et les sages (dans une autre version : et qui évite les porteurs du doute et de l'innovation) et qui use de compassion avec les misérables et les faibles. Bienheureux celui qui dépense le surplus de ses biens et garde le surplus de ses paroles, qui se satisfait de la Sounna et ne la laisse pas pour l'innovation (dans une autre version : qui suit la Sounna et ne l'outrepasse pas à l'innovation). »

Aïcha (SDP) rapporte : Le Messager d'Allah (SBDSL) dit sur le minbar alors qu'il était entouré par les musulmans :
« Musulmans! Soyez pudiques envers Allah comme Il en est vraiment digne ! -Ô Messager d'Allah ! dit un homme, ne sommes-nous pas pudiques avec Allah ? -Quiconque parmi vous veut être pudique avec Allah, qu'il ne passe pas une nuit sans penser à son délai de mort devant ses yeux, qu'il garde le ventre avec son contenu (licite ou jeûne régulier) et la tête avec ses pensées (pieuses), qu'il évoque la mort et l'anéantissement, et qu'il laisse la parure de ce bas monde (sans s'y attacher avec le cœur à la place de Dieu et des valeurs monothéistes dont des liens familiaux noblement gérés et de la volonté de Paradis). »

Ooqba Ibn Aamir Aljouheni (SDP) raconte : Nous partîmes à l'expédition de Tebouk. A proximité de Tebouk le Prophète changea alors de lieu sans trop s'éloigner et pria. Puis il dit :
« Les paroles les plus véridiques sont le livre d'Allah. La protection la plus solide est la parole de piété : il n'y a de divinité qu'Allah. La meilleure voie est la voie d'Ibrahim (soumission à la sagesse de Dieu. La meilleure coutume est celle de Mouhamed. Les paroles les plus nobles sont l'évocation d'Allah. Les meilleures histoires sont (dans) ce Coran. Les meilleures actions sont les obligations. Les pires choses sont les innovations. Le meilleur enseignement est l'enseignement des Prophètes. La mort la plus noble est la mort des martyrs. Le pire aveuglement est l'égarement après avoir été guidé. La meilleure science est ce qui est profitable. Le meilleur enseignement est ce qui est suivi. Le pire aveuglement est celui du cœur. La main la plus haute est meilleure que la plus basse. Le peu suffisant est meilleur que le beaucoup qui occupe. La pire excuse est celle présentée au moment de la mort. Le pire regret est celui du Jour de la Résurrection. Il y en a parmi les gens celui qui ne vient à la prière qu'en retard. Et il y a celui qui n'évoque Allah que le cœur absent. Le plus grand péché est la langue menteuse. La meilleure richesse est la richesse de l'âme. La meilleure provision est la piété. Le sommet de la sagesse est la crainte d'Allah. La meilleure chose qui réside dans le cœur est la certitude. Douter fait partie de la mécréance. Hurler pour les morts appartient aux œuvres de l'âge de l'ignorance. Dérober le butin est puni par l'Enfer. L'argent caché brûlera son propriétaire dans le Feu. La chanson est une des flûtes d'Iblis. Le vin regroupe les péchés. Les femmes sont les cordes de Satan. La jeunesse est une partie de la folie. Le pire gain est l'usure. La pire nourriture est les biens de l'orphelin. L'heureux est celui qui tire la morale d'autrui. Le perdant est celui qui y est destiné dans le ventre de sa mère. Chacun de vous se retrouvera dans un emplacement de quatre coudées (tombes). L'affaire est déterminée par sa fin. Les œuvres ne comptent que par les finales. Les pires récits sont les mensongers. Tout ce qui doit venir est proche. Insulter le croyant est une débauche. Combattre le croyant est une mécréance. Manger sa viande (médire de lui) est une désobéissance à Allah. Ses biens sont sacrés autant que son sang. Quiconque jure qu'Allah fera une chose (dans le destin mais pas moralement), il le démentira. Quiconque pardonne, Allah lui pardonnera. Quiconque gracie, Allah le graciera. Quiconque renferme sa colère, Allah le récompensera. Quiconque patiente pour le malheur, Allah le lui remplacera. Quiconque recherche la réputation, Allah le dévoilera. Quiconque patiente, Allah lui doublera la récompense. Quiconque désobéit à Allah, il le châtiera. Ô Allah! Pardonne-moi et à ma communauté ! Ô Allah ! Pardonne-moi et à ma communauté ! Ô Allah ! Pardonne-moi et à ma communauté ! Je demande le pardon pour moi et pour vous. »

Iyadh Ibn Himar Almoujechiii (SDP) rapporte : Le Prophète (SDP) prononça un jour un discours où il dit :
« Les gens du Paradis sont en trois catégories : un homme détenant un pouvoir, juste, faisant le bien et l'aumône ; un homme miséricordieux au cœur tendre avec chacun de ses proches et chaque musulman ; et un homme honnête, pauvre, ayant une famille a charge et faisant l'aumône. Les gens du Feu sont en cinq catégories : Il faible qui n'a pas de convictions qui le retiennent, ce sont ceux qui suivent le mouvement et ne cherchent pas à se marier ni à posséder des biens ; le traître qui trompe des qu'il voit le moindre gain ; un homme qui ne se lève ni se couche qu'en te trompant en ta femme et tes biens ; et il évoqua l'avare ; le menteur ; et l'orgueilleux grossier. »

Ibn Himar Almoujechiii (SDP) rapporte : Le Prophète (SBDSL) a dit : « Les gens du Paradis sont en trois catégories : Un homme détenant un pouvoir, juste, faisant le bien et l'aumône ; un homme miséricordieux au cœur tendre avec chacun de ses proches et chaque musulman ; et un homme honnête, pauvre, ayant une famille à charge et faisant l'aumône. Les gens du Feu sont en cinq catégories : le faible qui n'a pas de convictions qui le retiennent, ce sont ceux qui suivent le mouvement et ne cherchent pas à se marier ni à posséder des biens ; le traître qui trompe dès qu'il voit le moindre gain ; un homme qui ne se lève ni se couche qu'en te trompant en ta femme et tes biens ; l'avare ; le menteur ; et l'orgueilleux grossier. »

Abou Sèîid Alkhoudri (SDP) rapporte : Le Messager d'Allah (SBDSL) pria le asr puis se leva et prononça un discours dont ce passage :
« Attention! Les fils d'Adam ont été créés selon plusieurs catégories : certains naissent croyants, vivent croyants et meurent croyants ; d'autres naissent mécréants, vivent mécréants et meurent mécréants ; d'autres encore naissent croyants, vivent croyants et meurent mécréants ; d'autres enfin naissent mécréants, vivent mécréants et meurent croyants. Attention ! La colère est une braise qui s'allume dans le ventre du fils d'Adam ; ne voyez-vous pas la rougeur de ses yeux et le gonflement des veines de son cou ? Quand vous ressentez cela, à terre, à terre (taisez-vous, calmez-vous et allongez vous pour cela  si il le faut) ! Attention ! Le meilleur des hommes est celui qui est lent à la colère et rapide à satisfaire, et le pire est celui qui est rapide à la colère et lent à satisfaire. Si l'homme est lent à la colère et lent à satisfaire, ou rapide à la colère et rapide à satisfaire, cela se compense. Attention ! Le meilleur commerçant est celui qui paye bien et réclame bien, et le pire commerçant est celui qui paye mal et réclame mal. Si la personne paye bien et réclame mal, ou paye mal et réclame bien, cela se compense. Attention ! Tout traître aura un drapeau le jour de la Résurrection proportionnel à sa trahison. Attention ! La pire trahison est celle du dirigeant d'un peuple. Attention ! La crainte des gens ne doit pas empêcher l'homme de dire la vérité s'il la connaît. Attention ! Le meilleur jihad est une parole de vérité auprès d'un tyran. Attention ! Ce qui reste de ce monde par rapport à ce qui est passé est comme ce qui reste de votre journée par rapport à ce qui est passé. »

Ibn Mihjene du Chem rapporte : Quand Omar (SDP) entra au Chem, il loua Allah, Le félicita, sermonna, fit un rappel, ordonna le bien et interdit le mal, puis il dit :
« Le Messager d'Allah, (SBDSL) s'est levé parmi nous pour prononcer un discours comme je me lève parmi vous. Il ordonna d'être pieux envers Allah, d'honorer les liens de parenté et de nous réconcilier. Il dit : « Tenez au groupe (et à l'obéissance), car la main d'Allah est sur le groupe, Satan est avec la personne seule et il est plus éloigné quand ils sont deux. Qu'un homme ne s'isole pas avec une femme car Satan est leur troisième. Quiconque est triste de son péché et heureux de sa bonne action, c'est le signe du musulman croyant, alors que les signes de l'hypocrite sont de ne pas s'attrister de son péché ni de se réjouir de sa bonne œuvre, de ne pas espérer une récompense d'Allah quand il pratique un bien, et de ne pas craindre la punition d'Allah quand il commet un mal. Recherchez tranquillement ce bas monde car Allah s'est chargé de votre subsistance et chacun retrouvera les œuvres qu'il a faites. Demandez l'aide à Allah pour vos actions car Il efface et conserve ce qu'Il veut et Il a le Livre-mère. Qu'Allah prie sur notre Prophète Mouhamed et sa famille, que la paix et la miséricorde d'Allah soient sur lui, et que la paix soit avec vous. »