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Z) Fin (8)


« On peut dire que Poutine et Xi sont des dirigeants (néo)fascistes, non parce qu’ils seraient féroces, fous ou agressifs, mais parce qu’ils prennent soin de leur peuple et défendent de nobles valeurs : la famille, le travail, et la patrie ... comme de Gaulle... Des valeurs vitales que les démocraties occidentales ont aujourd’hui balourdées à la poubelle, générant violence, désorientation et dépression. Les expériences du passé peuvent donc servir à recréer un fascisme 2.0 qui serait à la fois mi-démocratique mi-autoritaire. Vous allez nous dire, c’est Macron ! Oui, mais Macron est l’homme de la Banque, pas du peuple. Il faut que le dirigeant vienne un peu d’en bas, qu’il ne soit pas seulement choisi par le haut, par les forces occultes. Les élites et leur rapport au peuple, c’est le grand problème d’aujourd’hui : de leur inadéquation découle toutes les souffrances des Français, qui ne sont pas mal dirigés, mais dirigés par le Mal. C’est-à-dire une entité qui ne tient pas compte de leurs souffrances, de leurs aspirations, et qui les traite comme des sous-hommes. Là on est dans le mauvais fascisme, voyez-vous, un fascisme de classe, où la classe remplace la race (dont au niveau du mépris contre le peuple). Les élites, ce sont les dignitaires de ce régime spécial qui étouffe la France. Elles sont politiques, bien sûr, et d’un niveau affligeant, mais elles sont aussi culturelles, le culturel étant le moyen par lequel on entube le peuple deux fois, sous prétexte de le divertir ou de l’éduquer : les élites politiques lui vident les poches, les élites culturelles lui vident la tête ! Et le problème, c’est que les élites culturelles sont de plus en plus uniformes, elles pensent la même chose, disent la même chose, défendent le Système contre les gens, ce qui est suicidaire en période de crise aiguë, c’est-à-dire de coups portés par les élites aux peuple. Les années 2000, celles de l’avènement du Net, cette communication horizontale sans filtre hiérarchique, sont celles des statues people qui tombent. Les faux représentants ne font plus recette. De manière très curieuse, on arrive doucettement à une situation façon années 1920, avec un gros chaos social, des fractures impressionnantes dans le corps français, un rejet des élites, des soulèvements ici et là de catégories de population différentes, et un désir de pouvoir fort face à la piteuse démocratie en place, synonyme de corruption, d’insécurité et de mensonge, bref, ça sent le fascisme à plein nez. Oui, mais lequel ? Fascisme de gauche ou fascisme de droite ? Y a-t-il un fascisme de droite et de gauche en même temps ? Un régime qui prenne le meilleur de la gauche et le meilleur de la droite ? Qui prendrait en compte les besoins sociaux des Français et qui défendrait les valeurs qui soudent le corps social ? On a notre petite idée(, il s'agit de la droite des valeurs associée à la gauche du travail et du social, dont avec quelques RIC basés sur des votes via des blockchains liées au compte fiscal de chaque particulier)... » (Rédaction ER)
« Si tous les pouvoirs sont aujourd’hui déconsidérés en France, c’est parce qu’ils pratiquent le disqualifiant deux poids deux mesures :
- Cela vaut pour le pouvoir médical, qui n’accepte aucune erreur et qui envoie par millions les Français se faire injecter une substance aussi douteuse que chère, tout en harcelant les soignants soucieux de la santé de la population (et du service public de santé) ;
- cela vaut pour le pouvoir politique, qui ne fonctionne plus que par 49-3 ;
- cela vaut pour le pouvoir judiciaire, qui est miné par l’idéologie franc-maçonne, c’est-à-dire antifrançaise ;
- et cela vaut pour le pouvoir médiatique, qui travaille uniquement pour l’oligarchie, pas pour le bien commun.
Et le pire, c’est que ces pouvoirs sont consanguins, verticalement avec les fils et filles de, et horizontalement, puisqu’ils font front commun. Il n’y a pas en France de séparation des pouvoirs. Le pouvoir unique fait bloc contre les Français. » (Rédaction ER)
Vladimir Poutine : « Nous nous battons actuellement pour la liberté, pas seulement celle de la Russie mais celle du monde entier. Nous déclarons ouvertement que la dictature d’une hégémonie, maintenant visible de tous, devient obsolète. Elle est allée trop loin, et représente un danger significatif pour les autres. La majorité du monde reconnaît à présent cette réalité. Je répète, notre pays est sur le point d’établir un ordre mondial plus juste, je veux appuyer sur le fait que sans une Russie souveraine et forte, il ne peut y avoir d’ordre mondial stable et durable. »
Or l'effondrement des USA, de l'Union européenne et de l'occident pourrait être la seule manière de retrouver la souveraineté française, quoique vu l'histoire, la puissance et la position de la France, le Frexit est possible comme l'a été le Brexit.
Lors d’une rencontre, le Leader de la Révolution islamique a déclaré : « Il faut utiliser les capacités politiques et économiques entre l’Iran et Cuba pour former une alliance et une coalition entre des pays partageant la même position contre les intimidations américaines et occidentales. »
Les élections américaines approchent, Trump menace le pouvoir profond de faire la paix en 2025, Netanyahou se dépêche d’écraser et de coloniser Gaza, mais cela renforce la résistance à l’ordre israélo-américain, et plonge ces deux pays dans un isolement international dangereux. Poutine n’est pas le patron du Hamas, mais ces deux résistances simultanées à l’Empire ont un sens, celui d’une tenaille. Le monde entier regarde et attend fébrilement le résultat de cet immense conflit, comme la fin du match mondial entre le Bien et le Mal...
« Pourquoi, professeur, l’Occident va-t-il à la dérive ? Il a des limites et même des frontières qui se déplacent avec le temps et la sensibilité. L’Occident d’aujourd’hui a adopté l’American way of life, la suprématie économique et technologique, l’idéologie du marché et de la mondialisation, l’idée fantaisiste de Francis Fukuyama d’une fin de l’histoire dans l’ordre libéral. Mais il ne sert que des intérêts qui ont suscité l’hostilité des « Brics » Ce projet occidental vise-t-il à affaiblir Poutine ? Non : le projet est de créer un grand rassemblement de petits États défendus par l’OTAN, fondée sur le principe de la consommation et dont le marché ouvert est soumis au dollar. L’idée est de construire un empire dont le centre est sécurisé et qui dépend du système multinational basé sur la mondialisation, mise en œuvre par la civilisation du dollar et de la consommation. Cet empire devrait s’étendre de l’Europe à la grande muraille de Chine. Mais cette construction, initiée avec la guerre contre (et avec) l’islam dit fondamentaliste, tarde à devenir une réalité effective. » (Extraits de l'article « La dérive de l’Occident – Entretien avec le Prof. Franco Cardini » à l'adresse https://strategika.fr/2023/10/19/la-derive-de-loccident-entretien-avec-le-prof-franco-cardini/)
« La saisie unilatérale des biens de l’État russe constituerait une grossière violation du droit international. Les États disposent de l’immunité souveraine, en ce qui concerne leur propriété, et sont exemptés de la juridiction des autres pays – l’expropriation de leurs biens est interdite. Nulle dérogation à cette interdiction n’est légale. La possibilité de confiscation des avoirs souverains gelés de la Fédération de Russie n’est qu’une spéculation politique hors le champ de la légalité. Les dispositions du droit international sont sans équivoque et ne sont pas soumises à une interprétation : l’unique possibilité légale de confisquer les actifs souverains d’un état est la décision du Conseil de sécurité de l’ONU, le verdict de la Cour internationale de Justice de l’ONU ou un accord signé par les parties concernées dans le cadre d’un traité de paix sur les réparations suite à un conflit armé. Dans tous les cas de figures, dans le cadre du conflit actuel nulle action ne peut avoir lieu sans le consentement officiel de la Russie. Le projet de spoliation des actifs souverains russes – une excellente nouvelle pour Moscou. Parmi les effets délétères qui seront inévitablement produits par la confiscation des actifs russes, on peut citer deux majeurs, dont le premier est l’autodestruction de la réputation étatique que bénéficiait jusqu’à présent l’ensemble du monde Occidental en tant qu’espace du respect des droits. La perte inévitable de cette réputation mènera directement à la perte de confiance vers le système financier occidental basé sur le dollar américain et l’euro et donc vers la sûreté d’investissement dans des produits financiers proposés par ce dernier. Le second effet majeur de la spoliation des réserves souveraines de la banque centrale de Russie sera la légitimation directe de la Russie dans sa légalisation de la nationalisation/confiscation des actifs occidentaux présents sur le marché russe à titre de dédommagement financier vis-à-vis des avoir spoliés. La confiscation par des occidentaux des avoirs que Moscou leur a confiés confirmera, de facto, une fois de plus, le bienfondé de la cause russe auprès de l’opinion de la quasi-intégralité du monde non-occidental dans sa confrontation avec le camp « atlantiste » qui se positionne ainsi ouvertement dans le rôle de la civilisation supérieure se situant au-dessus de toute loi internationale, face à des nations inférieures, dont le reste du monde est composé. » (Extraits de l'article « LA CONFISCATION DES ACTIFS RUSSES SERAIT UNE VICTOIRE STRATEGIQUE DE MOSCOU » de Oleg Nestorenko)
Surtout que cette Amérique déchirée intérieurement tient grâce à son hyperagressivité à l’extérieur. Le gendarme du monde, mu par le profit, tire sur tout ce qui bouge, coupables comme innocents, militaires et civils confondus. C’est la grande déchéance morale de vitrine de la démocratie occidentale, avec veto permanent au Conseil de sécurité contre un cessez-le-génocide à Gaza. Pour info, et pour l’histoire, quand on jugera la responsabilité américaine dans les deux massacres en cours, celui des combattants ukrainiens (500 000 au compteur après 2 ans de guerre) et celui des civils gazaouis (30 000 en 5 mois), on se souviendra que le projet de résolution d’un cessez-le-feu immédiat au Conseil de sécurité recueillit le 20 février (2024) 13 voix pour, une abstention (le Royaume-Uni) et une voix contre (les USA). L’ambassadeur algérien dira : « Un vote pour ce projet de résolution est un soutien au droit des Palestiniens à vivre. À l’inverse, voter contre signifie un soutien à la violence brutale et à la punition collective qui leur est infligée. »
Au sortir de la Deuxième Guerre mondiale, les États-Unis étaient une puissance manufacturière majeure, mais l’abandon des accords de Bretton Woods, la flottabilité du dollar, le système des pétrodollars, la légalisation, en 1987, des marchés des produits dérivés dont les fondements avaient été « validés » par Black, Merton et Scholes et bien des événements additionnels ont transformé ce pays en une sorte de gigantesque banque infertile. De la même manière, l’Europe, suiviste, s’est désindustrialisée en délocalisant elle aussi dans les pays à bas coûts et ainsi l’Ancien Monde dit « libre », a perdu bien des compétences qu’il croyait inutiles, mais qui risquent un jour de se révéler cruciales. De plus, le conflit en cours en Ukraine accélère la désindustrialisation de l’Allemagne via la destruction des gazoducs Nord Stream, annonçant un appauvrissement supplémentaire substantiel de l’Union européenne. Face à cela, nous avons eu une montée productive extraordinaire en Chine, tant en quantité qu’en qualité. De son côté, sanctions obligent, la Russie a été contrainte à la fois de développer une partie d’activités qu’elle n’avait pas, ainsi que son agriculture avec un potentiel, pour cette dernière, de devenir un leader global absolu dans la majorité des biens. Il y avait néanmoins un secteur où l’on aurait pu penser que les USA auraient gardé la prééminence et c’était la défense, mais ce n'est clairement plus le cas avec la Russie de Poutine.
En Ukraine, même avec l'aide des USA et en plus de l'Union européenne, le moral est au plus bas : on se bat pour son pays, mais aussi pour l’UE du couple Leyen-Scholz et l’OTAN des Anglo-Américains. Le pays se saigne pour l’Empire, des vidéos de soldats éprouvés sortent par les RS et passent le mur de la censure : « Nous sommes envoyés comme des imbéciles au hachoir à viande, nous allons à l’abattoir comme des moutons. Si vous revenez en arrière, vos propres gens commenceront à tirer... » Les sommes englouties par l’entité européiste, aux ordres des Américains, dépasse l’entendement : non seulement la bande à Leyen alimente un conflit qui dessert le peuple ukrainien, mais elle dilapide l’argent des Européens, qui n’ont jamais voté pour cette guerre. L’Ukraine, sous la pression des Occidentaux, a déjà perdu lors de la guerre 500 000 hommes souvent recrutés par la force et 10 millions d’habitants émigrés, ce qui pourrait signifier que c'est le but recherché par les oligarques corrompus pour récupérer des terres agricoles.
Dans ce sens « Bruno Guigue voit la Syrie comme un tournant : « La Syrie était le dernier domino qu’il fallait faire sauter dans le Moyen-Orient, conformément au plan Wolfowitz défini dans les années 90 par les néo-conservateurs américains, qui visait à déstabiliser, ou anéantir, tous les États souverains qui s’opposaient à l’hégémonisme américano-israélien. Cela a fonctionné en Irak, au Soudan, en Libye, mais la Syrie a constitué le premier butoir sur lequel l’impérialisme occidental, sous hégémonie américaine, s’est cassé les dents. En utilisant massivement des proxys, c’est-à-dire les hordes de fanatiques du djihad global, qui se sont fait laminer par l’appareil militaire syrien. » Pareil pour l’Ukraine : Bruno Guigue déclare « ne pas avoir de doutes sur l’issue du conflit », « c’est un échec total pour les Américains ». Il voit un lâchage imminent de l’Ukraine par l’allié US. Des Américains « dont l’objectif n’était pas de permettre aux Ukrainiens de récupérer leurs territoires, mais d’affaiblir la Russie, de créer un abcès de fixation, un bourbier à la vietnamienne. Tout cela aujourd’hui se présente comme un vaste fiasco. La politique occidentale visant à ruiner la Russie a échoué ». Un constat sans appel, que l’ex-haut fonctionnaire voit se conclure par « l’effondrement de l’Ukraine ». « Comme l’Irak, c’est raté ; l’Afghanistan, c’est raté ; le Viêt Nam, c’était raté. L’Occident, et les États-Unis, vont de guerre en guerre et de défaite en défaite ». Décidément en forme, Bruno Guigue n’oublie pas notre cher pays, ou plutôt ce qu’il en reste dans sa version macronienne : « La France est devenue une province de l’Empire, qui s’assume comme telle, et qui suit aveuglément la ligne géopolitique de ses maîtres américains. » On n’entend plus un tel discours souverainiste et, disons-le, patriote, du côté de ceux qui prétendent défendre la France dans la droite dite nationale. » (Rédaction ER)
« La mondialisation a consisté en la financiarisation de l’économie sous hégémonie américaine. Les USA créent des sommes considérables, ex nihilo, chaque mois. Ils inondent la planète de leur monnaie à laquelle ils ont associé l’extraterritorialité de leur droit et punissent sévèrement les contrevenants comme, par exemple, BNP Paribas. Les montants engagés dans le conflit ukrainien sont colossaux, de l’ordre de 200 milliards de dollars, eux aussi sortis de rien et ne correspondant à aucune nouvelle richesse réelle. La question qui se pose est celle de cette fuite en avant : une partie du monde soutient la guerre avec de la création monétaire quand l’autre semble le faire uniquement avec du concret. En ce sens, l’affrontement est moderne et intéressant. En effet, jusqu’au 19e siècle au moins, l’argent étant sous forme sonnante et trébuchante, en fabriquer n’était point aisé. Le combat pouvait donc cesser faute de ressources. Là, la production est potentiellement infinie, mais nous nous trouvons devant un problème quelque peu nouveau. Les réserves d’or étaient tangibles et vérifiables. Aujourd’hui, dans un contexte où les États-Unis ont interrompu la publication de leur agrégat M3 depuis 2006, nous ne savons rien de la valeur de cette monnaie. Chacun comprendra aisément comment cela marche. Si vous avez une certaine quantité de dollars pour un volume de biens dans le monde, vous évaluez, de facto, combien vous pouvez acheter de ces marchandises avec cette somme, ce qui donne une idée de la réalité de la fraction que peut vous procurer une unité de compte. Mais il est bien clair que si vous ne savez pas combien il en circule, vous ne pouvez pas faire ce calcul élémentaire. Ainsi, toute autre monnaie dont la masse globale n’est pas promulguée ne vaut rien, par principe. Comprenons-nous bien, dans un contexte où l’on ne connaît pas la valeur d’une monnaie, en fabriquer des quantités industrielles, ne cause aucun dommage à court voire à moyen terme. C’est donc une arme redoutable pour calmer les récalcitrants, surtout lorsque cela s’accompagne d’un bâton, la guerre, important sinon obèse comme nous l’avons qualifié plus haut. Pour résister à cela, il faut par conséquent à son tour une dissuasion puissante et une force militaire substantielle et suffisamment dimensionnée. C’est clairement le cas aujourd’hui de la Russie et peut-être de la Chine. (Surtout que) nous l’avons vu auparavant, le soutien à l’Ukraine s’obtient par création monétaire incontrôlée. (En effet) Le problème est que les acteurs impliqués dans la production matérielle accompagnant cela, eux, sont potentiellement payés en monnaie de singe. À l’intérieur de la zone occidentale, si elle était autosuffisante, ce pourrait ne pas être très gênant. Mais la difficulté c’est que le critère ci-avant cité n’est pas rempli. Dès lors, cela entraîne la nécessité de la prédation physique, par exemple le pillage du pétrole syrien. Nous vivons donc dans une sorte de fuite en avant et qui oblige à gagner, sinon le système tout entier s’effondre. La question fondamentale est de savoir si cela amènera ou non au conflit mondial et ainsi inéluctablement nucléaire au vu des forces en présence. Cela aussi, au cas où l’on arriverait à l’éviter, plaide pour que du côté des BRICS on mette au plus vite en place un dispositif de mesure de la masse monétaire fiable et en temps réel, observable par tout un chacun. C’est à la fois un gage d’honnêteté, de transparence, de puissance, et enfin de non-impérialisme. » (Extraits de l'article « Le nerf de la guerre » à l'adresse https://strategika.fr/2023/10/18/le-nerf-de-la-guerre/)
On est passés dans une nouvelle époque, car la démocratie est terminée ! C’est soit la dictature monothéiste (au début possiblement à travers un chef militaire, un président à vie ou un roi) imposée par les patriotes, soit la tyrannie transhumaniste, wokiste, financière et ploutocratique du grand reset imposée par les mondialistes apatrides oligarchiques, soit l'Eurasisme conservateur multipolaire, soit l'hégémonie du grand Israël, soit le retour du califat, voire un peu de tout ça en même temps jusqu'à la victoire du bien.
« Le prochain forum de Davos doit se tenir du 15 au 19 janvier 2024. L’an dernier, selon les organisateurs du Forum, la notion de “polycrise” avait triomphé. 2024 devrait naissance à l’expression de “permacrise”, terme assez bien trouvé pour désigner la crise général de l’Occident qui sévit désormais, entre chaos sanitaire, chaos social, et guerre à la fois en Ukraine et en Palestine. Comment traiter la permacrise dans laquelle l’Occident stagne désormais, les pieds embourbés dans les difficultés en tous genres ? Cette année, tout devrait donc tourner autour de la “permacrise”, “permacrisis” en anglais, c’est-à-dire de la crise mondiale permanente qui permet à Schwab de vendre du conseil stratosphérique à ses 1.000 “partenaires” internationaux, qui viennent acheter du carnet d’adresses et de la renommée dans le village helvétique. Ainsi, il existerait une “permacrise”, qu’à une époque les marxistes appelaient la crise permanente du capitalisme :
-Parvenir à la sécurité et à la coopération dans un monde fracturé, qui vise à régler les crises internationales (rien que ça !) dont celle du Proche-Orient.
-Créer de la croissance et des emplois pour une nouvelle ère, qui vise à augmenter la croissance dans le monde et à en partager les bénéfices.
-L’intelligence artificielle comme moteur de l’économie et de la société, avec cette croyance chevillée au corps que l’intelligence artificielle est le moteur de la croissance de demain.
-Une stratégie à long terme pour le climat, la nature et l’énergie : l’objectif de ce volet consiste bien entendu à faire émerger un autre modèle de consommation fondé sur une diminution des énergies fossiles.
On voit bien la tendance générale du Forum : promouvoir des solutions de “marché” pour diminuer les énergies fossiles (dont pour en finir avec l'influence de la Russie et du monde arabe et musulman très riche basé sur la vente de pétrole et de gaz), notamment, en développant l’intelligence artificielle. » (Article « Le Great Reset cherche à théoriser la permacrise mondiale… » de Eric Verhaeghe)
« Heureusement, les consommateurs ne jouent pas le jeu (en achetant peu de voitures électriques, de fausse viande, de vaccins contre le covid). Nous vivons encore avec les vestiges d’un système capitaliste dans lequel les fabricants doivent faire des bénéfices. C’est donc un grave problème pour l’ensemble de l’industrie des VE qui pourrait faire face à une vraie crise en 2024 … ce qui amène à se demander pourquoi tous ces magouilleurs continuent à nous faire avaler leurs trucs. Les consommateurs commencent à en avoir marre. Les marchés du monde réel rejettent le « Great Reset » (Grande réinitialisation), ce plan radical international socialiste conçu pour formater l’économie mondiale. Que l’on mange des insectes, que l’on conduise des voitures électriques, que l’on mange de la fausse viande ou que l’on vive dans le monde du métavers censuré, rien de tout cela ne marche. Nous ne pouvons qu’espérer que cette tendance se poursuive en 2024 et qu’elle entraîne la faillite des sociétés qui se sont lancées dans ces affaires bien douteuses. Espérons que le marché des consommateurs puisse rendre son jugement final avant que tous ces trucs ne deviennent obligatoires — ce qui est le véritable objectif. En attendant, soyons reconnaissants pour tout ce qui reste de capitalisme, car les marchés libres sont synonymes de choix pour les consommateurs. Et lorsqu’ils ont le choix, nous pouvons constater aujourd’hui que les consommateurs n’aiment pas les projets envisagés pour notre vie par Klaus Schwab, même s’ils sont soutenus par Bill Gates. » (Extraits de l'article « Les consommateurs rejettent le « Great Reset » de Joseph Stroberg)
« Tout est gangrené. À partir du moment où vous voyez le sigle « organisation internationale », le bon réflexe à adopter est : « Si c’est international, c’est de facto suspect ». Pourquoi ? Parce que toutes les organisations internationales sont sous l’égide des USA et de l’oligarchie financière mondiale apatride. Donc, tout est faussé et, plus grave, tout est dirigé dans le seul but d’assouvir les noirs desseins de cette mini-caste mondiale. Derrière les « beaux slogans », la réalité est toute autre. Il y a de plus en plus « d’usines à gaz internationales » et curieusement, il y a toujours 9 millions de gens qui meurent de faim chaque année dans une indifférence quasi générale. Au vu des milliards de dollars qui circulent chaque jour sur la planète, la faim, l’illettrisme, la criminalité, auraient dû être éradiqués depuis longtemps de la surface de la terre. Or, il n’en est rien. Étonnant, n’est-ce pas ? » (Claude Janvier)
« En Occident, la guerre a été déclarée à toutes sortes de valeurs traditionnelles. C’est-à-dire que toute collectivité est détruite, tout caractère sacré est rejeté, tout est relativisé et l’individu est chargé de tout. Le Moyen Âge a été dénigré et vilipendé dans le cadre du projet de relations publiques de la « nouvelle ère des lumières ». La civilisation du Moyen-Âge était très spirituelle, très humaine, très profonde, avec en son cœur l’immortalité de l’âme humaine. Quoi de plus beau qu’une société construite autour de l’immortalité de l’âme ? Et l’idée de progrès a remplacé cette verticale spirituelle par une idée de confort très douteuse. Je pense que nous devrions être plus prudents et plus critiques à l’égard des idées d’évolution, de progrès et de développement technologique, car elles ne s’accompagnent pas d’une ascension et d’une profondeur de l’esprit humain, mais conduisent au contraire à une chute. Le progrès est une chose très douteuse. Il existe en fait une dictature libérale totalitaire [aux États-Unis]. Antiaméricaine, elle n’a rien à voir avec la démocratie américaine classique, avec le vieux libéralisme américain classique. Quiconque pense que la démocratie est la règle de la majorité est un fasciste. Donc, vénérer les minorités, n’importe quelle minorité, différente, multicolore, transgenre, c’est de la démocratie. Trump est un représentant de la tradition politique américaine classique, plus enclin à l’isolationnisme, au réalisme en politique internationale, c’est un partisan des paléoconservateurs plutôt que des néoconservateurs, c’est un pragmatique, c’est un Américain normal et ses adversaires sont des post-Américains profondément anormaux. (Il faut noter qu'il est très rare que Sorros pour les intérêts de sa société ouverte internationaliste et Trump pour les intérêts patriotiques ou anglo-saxons se rejoignent comme contre la Chine, alors que les globalistes Schwab et Sorros sont contre l'isolationnisme de Trump, mais que Schwab veut amener la Chine dans le globalisme.) » (Alexandre Douguine publié dans Aftershockv)
Ainsi tout le grave contexte actuel (dette, inflation, covid, guerre prolongée, sanctions économiques, pénuries) touchant les peuples occidentaux ne cherche probablement pas d'abord le grand reset suivi par le gouvernement mondial occidental, mais à faire quitter la Russie du territoire du grand Israël, surtout que ce sont les sionistes et les néoconservateurs qui sont le plus derrière toutes ces déstabilisations.
Thierry Meyssan : « Avec le temps, les objectifs de chaque protagoniste se hiérarchisent et leurs positions se précisent. Conforme à sa tradition, la diplomatie russe ne cherche pas, à la différence de l’états-unienne, à redessiner les frontières et les alliances. Elle tente de démêler les objectifs contradictoires de ses partenaires. Ainsi a t-elle aidé l’ancien Empire ottoman et l’ancien Empire perse à s’éloigner de leur définition religieuse (les frères musulmans pour le premier, le chiisme pour le second) et à revenir à une définition nationale post-impériale. Moscou ne cherche pas à « changer les régimes », mais certains aspects des mentalités. »
Surtout que la manipulation des frères musulmans au niveau politique a servi à lutter contre la nationalisme arabe dont nasserien et baasiste, et donc souvent contre les intérêts de nombreuses populations musulmanes dont celle de Syrie et d'Irak anti-impérialistes et anti-sionistes. Mais à travers l'Histoire, certains pays comme l'Egypte ont plus ou moins légitimement privilégier leur relation avec la domination des USA, car la domination de l'URSS menait à la stagnation économique.
Or le sentiment croissant d’insécurité parmi les différentes nations du Moyen-Orient et celui d'effondrement économique pour les grandes nations établissent aussi ces deux camps principaux (occidental et russo-irano-chinois). De plus cela entraîne logiquement l'instabilité des alliances internationales, le choix de nouvelles alliances et la façon d’exécuter la politique extérieure de chaque pays malgré leurs relations commerciales et stratégiques actuelles. Çà a d'ailleurs été prouvé par le protectionnisme Etats-Unien de Trump qui cherchait désormais une relation bilatérale avec chaque pays plutôt que le globalisme précédent. Or c’était aussi probablement car les USA ne pouvaient plus le supporter financièrement, par preuve de leurs grosses guerres commerciales inédites, de leurs très coûteuses 800 bases militaires à travers le monde, de leurs taxes importantes sur de nombreuses importations en particulier chinoises et de leur demande de dépenses supérieures des alliés dans l'OTAN.
La géopolitique est comme une toile d’araignée géante autour du monde : toucher un fil ici peut faire vibrer la toile à l’autre bout du monde. Or depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le paysage politique du Moyen-Orient s’était figé autour de quelques crises : l’expulsion des Palestiniens de leur terre (1948), l’affaiblissement des empires anglais et français devant les USA et l’URSS (Suez, 1956), la surveillance du pétrole du Golfe par les États-Unis (Carter, 1979), la disparition de l’URSS et l’hégémonie des USA (Tempête du désert, 1991), la stratégie Rumsfeld/Cebrowski (2001), et enfin le retour de la Russie (2015). Tous les événements politiques et militaires, y compris la révolution iranienne ou les « printemps arabes », ne sont que des épiphénomènes sur cette trame. Aucun grand acteur n’a fait surgir de nouvelles alliances. Au contraire, ils ont renforcé les alliances existantes pour tenter vainement de transformer en leur faveur tout le Moyen-Orient. Or il faut bien comprendre que même en Iran ou en tout cas dans de nombreuses tribus ou partis politiques parfois corrompus présents dans le Moyen-Orient, les alliances peuvent s'alterner par intérêt avec l'empire americano-sioniste, le bellicisme d'Israël, les djihadistes, les pétro-monarchies arabes, la Russie, l'Iran chiite, leur nation, ou la lutte réelle contre Israël et les Etats-Unis. Mais divers responsables politiques du Moyen-Orient analysent la situation avec des données erronées du passé et la méconnaissance de nouveaux acteurs. Surtout qu'en septembre 2021, même l’Arabie saoudite pourtant pro-américaine depuis des décennies, qui avait déjà acheté pour 3 milliards de droits de fabrication d’armes à la Russie en 2017, puis renoncé à acquérir des systèmes anti-missiles S-400, a signé le 24 août 2021 à Moscou, un accord de coopération militaire avec le ministre adjoint de la Défense, le général Alexander Fomin. On ignore le contenu exact de ce document, mais ayant été conclu après la victoire de la République arabe syrienne et la chute de Kaboul, il indique que Riyad ne perçoit plus l’équilibre des forces internationales de la même manière, c'est à dire ne croyant plus à la super puissance militaire des USA. Rappelons en plus qu’après sa défaite en Syrie, le Pentagone entend poursuivre la stratégie néoconservatrice Rumsfeld/Cebrowski de destruction des structures étatiques de la région, Arabie saoudite comprise. Un à un enfin, de nombreux acteurs de la région ne considèrent donc plus logiquement les États-Unis comme un protecteur, mais comme un suzerain qui n’hésitera pas à les écraser lorsque le temps viendra.
« Le mouvement néoconservateur est né dans les années 1970 autour d’un petit groupe central, dont plusieurs ont été influencés par le politologue Leo Strauss de l’Université de Chicago et le professeur Donald Kagan de l’Université de Yale. Le principal message des néo-conservateurs est que les États-Unis doivent dominer militairement toutes les régions du monde et qu’ils doivent affronter les puissances régionales émergentes qui pourraient un jour contester l’hégémonie américaine. À cette fin, les forces militaires américaines devraient être déployées à l’avance dans des centaines de bases militaires à travers le monde et les États-Unis devraient être prêts à mener des guerres choisies contre des puissances rivales. Les institutions internationales doivent également rester subordonnées aux intérêts de Washington. L’ONU, par exemple, ne devrait être utilisée « que lorsqu’elle est utile aux objectifs des États-Unis », sinon ils devraient suivre leur propre chemin, ignorant délibérément les traités internationaux. Certains néoconservateurs comme Wolfowitz se sont également prononcés en faveur des guerres lancées par les États-Unis, défendant le droit de Washington à agir de manière indépendante, voire seule, en réponse à des crises qui concernent l’État profond. Selon le général à la retraite Wesley Clark, Wolfowitz lui a fait comprendre dès mai 1991 que les États-Unis dirigeraient les opérations de partage du pouvoir en Irak, en Syrie et chez d’autres anciens alliés soviétiques. » (Extrais de l'article « L’Ukraine, le dernier projet catastrophe des néoconservateurs américains » à l'adresse https://strategika.fr/2022/07/09/lukraine-le-dernier-projet-catastrophe-des-neoconservateurs-americains/)
Il existe deux dangers mortels qui menacent les peuples indigènes de la planète, et plus particulièrement les peuples indigènes d’Europe. Pris en tenaille par la Grande réinitialisation mondialiste, d’une part, et la tentation du suprémacisme (blanc, juif, wokiste, libéral, oligarchique, américano-sioniste ou islamiste), d’autre part, et sachant que ces options apparemment antagonistes se rejoignent généralement sur le transhumanisme, les peuples autochtones n’ont d’autre choix que de renvoyer les deux dos à dos. Alors quelle solution pour en sortir vivants ? Réponse : le nationalisme autochtone quelles que soient les origines de chaque citoyen, revenant donc au monothéisme fraternel ou au minimum à une laïcité reconnaissant la loi naturelle et donc divine.
« Pour le théoricien politique russe Alexandre Douguine : « La bataille finale à venir ce n’est pas l’Occident contre l’Orient, ni les États-Unis et l’OTAN contre tous les autres, mais les progressistes (liberals en anglais) contre l’humanité, y compris contre le segment de l’humanité sur le territoire de l’Occident qui rejette ses propres élites mondialistes. » En un mot, Douguine propose de répondre à leur Grande Réinitialisation par notre Grand Réveil, par notre reconnaissance d’un terrible danger imminent. La Réinitialisation proclamée par Schwab est en marche depuis la prise de pouvoir aux États-Unis par Biden. L’objectif des Resetteurs n’est pas seulement le confinement tous azimuts, ni le pouvoir, ni notre appauvrissement ; ils visent à détruire totalement l’Homme. Il s’agit de l’étape finale du projet progressiste, qui dépouille l’Homme de tous ses liens collectifs. D’abord, ils se sont débarrassés de l’Église, puis de la race, de la nation, de la classe, du sexe. Après avoir vaincu l’ennemi extérieur (les nations et les politiques non libérales), les progressistes ont découvert deux autres formes d’identité collective. Tout d’abord, le genre. Après tout, le genre est aussi quelque chose de collectif : soit masculin, soit féminin. Selon ces libéraux progressiste, le genre devait être aboli, comme toutes les autres formes d’identité collective. De plus la migration de masse atomise les populations en Occident en utilisant une idéologie des droits de l’homme qui s’adresse à l’individu sans tenir compte des aspects culturels, religieux, sociaux ou nationaux. Les libéraux n’avaient plus qu’un dernier pas à franchir : abolir les humains. Après tout, l’humain est aussi une identité collective, ce qui signifie qu’il doit être surmonté, aboli, détruit et que les humains doivent être remplacés (certes partiellement au début) par du transhumanisme, des cyborgs, des réseaux d’intelligence artificielle et des produits du génie génétique. Une personne sans religion, sans patrie, sans peuple d’appartenance, et maintenant sans sexe ni génétique naturelle mais avec des implants technologiques, accède à la Singularité, en particulier quand elle est en passe de devenir un ordinateur ou une calculatrice parmi d’autres, c’est-à-dire quand elle cesse d’être vie (humaine) mais chose. La thèse du Grand Réveil ne doit pas être hâtivement chargée de détails idéologiques, qu’il s’agisse du conservatisme fondamental, du traditionalisme, de la critique marxiste du capital ou de la protestation anarchiste pour l’amour de la contestation. Le Grand Réveil, c’est quelque chose de plus organique, de plus spontané, et en même temps tectonique. C’est ainsi que l’humanité et son essence se voient soudainement éclairées par la proximité de sa fin imminente. C’est pourquoi le Grand Réveil nous vient de l’intérieur des États-Unis avec les pro-Trump, là où l’obscurité est la plus profonde. C’est un cri qui sort de l’Enfer lui-même, de cette zone où le futur obscur est en partie arrivé. » (Extraits de l'article « Le Texas mène à la liberté » à l'adresse https://www.egaliteetreconciliation.fr/Le-Texas-mene-a-la-liberte-63215.html)
Au sujet de l'énorme oppression du dollar voici l'excellent article « Dollar. Rappel historique des étapes de la domination de la planche à billets sur les nations » de Jean Goychman :
« Après avoir réussi à imposer l’argent-dette aux États-Unis, ce qui constituait une étape majeure, les banquiers s’attaquèrent ensuite à l’internationalisation du dollar. Les accords de « Bretton Woods » en juillet 1944, en furent le théâtre. Le financement des deux guerres mondiales avait eu pour conséquences que seul le dollar était encore convertible en or, toutes les autres monnaies ayant dû abandonner cette parité depuis le début de la guerre de 14. Il apparaissait alors comme le mieux placé pour jouer ce rôle de « monnaie de réserve » nécessaire aux échanges commerciaux internationaux qui ne pouvaient que se développer une fois la guerre terminée. Or un obstacle majeur apparaît : le dollar était la monnaie américaine. Le problème venait du fait que le dollar était la monnaie domestique américaine et, en tant que telle, ne pouvait être émise que par la Réserve Fédérale. La quantité de monnaie en circulation allait devoir couvrir, en plus de ce qui était nécessaire à l’économie américaine, tous les besoins des échanges commerciaux internationaux. De plus, pour quitter les États-Unis vers l’international, la seule façon pour exporter ces dollars était de réaliser des importations. Cela impliquait structurellement un déséquilibre de la balance commerciale américaine, car les importations devaient être plus importantes que les exportations. Enfin, l’augmentation de la masse monétaire américaine ne pouvait se faire qu’en augmentant les réserves d’or de la FED. Ce sont ces questions qui furent débattues entre Keynes (représentant le Royaume-Uni) et Dexter-White, pour les États-Unis en juillet 1944. Keynes avait une proposition, qui consistait à créer une monnaie spécifique, le « Bankor » qui ne serait pas la monnaie d’un pays et qui serait alignée sur le cours de l’or, comme son nom l’indiquait. Évidemment cette proposition ne fut pas retenue par les banquiers internationaux car elle aurait condamné tout leur plan, qui était d’instaurer une monnaie mondiale dirigée par eux. Malgré tous ses inconvénients, dénoncés par l’économiste Robert Triffin, la toute puissance des banquiers et la convertibilité-or pesèrent de tout leur poids et le dollar devint monnaie de réserve internationale. C’est en 1965 que le Général de Gaulle tel un cactus, brossant un large tableau des relations internationales, dénonça la toute puissance du dollar et y vit une cause de déséquilibre profond qui ne pouvait que s’accentuer. Conseillé par Jacques Rueff, qui fut avec Maurice Allais la source de la stratégie gaullienne, il parfaitement identifié le point faible du montage, qui était la convertibilité-or du dollar. Il organise le retour en France de l’or français encore détenu par la FED et, dès les finances assainies, échange les dollars détenus par la Banque de France contre de l’or suivant le principe de convertibilité. Il s’en suivit une période d’incertitude, notamment sur la quantité d’or effectivement entreposée à Fort Knox, qui devint ainsi un des secrets les mieux gardés de l’Histoire. Au début des années 70, l’Allemagne voulut suivre le même chemin, mais c’en était trop pour la FED qui demanda à Richard Nixon de mettre un terme à la convertibilité-or du dollar. L’étape décisive pour y parvenir fut le discours de Richard Nixon. En effet ce fut fait le 15 août 1971 par le « discours de la Maison Blanche » dans lequel Nixon mit officiellement fin au « gold exchange standard » On fit passer cela pour une défaite de l’Amérique, qui devait « brûler ce qu’elle avait adoré », en partie justifiée par la guerre du Vietnam qui nécessitait des sommes considérables, bien-sûr pour le bien de l’Humanité. Mais en réalité c’était une victoire par KO des banquiers internationaux. Certes, on pouvait considérer que les accords de Bretton-Woods avaient vécu, mais le plus important était le maintien du dollar dans son rôle de monnaie mondiale. C'est à dire que le standar or, ou étalon-or, était un système monétaire licite dans lequel l'unité de compte ou étalon monétaire correspondait à un poids fixe d'or, et que sa suppression a été la principale cause de la dégradation économique mondiale actuelle. A partir de ce moment, plus rien ne s’opposait à l’utilisation sans limite de la planche à billets américaine. Et cela se fit sentir très rapidement dans le commerce mondial. Ainsi l’irrésistible ascension du dollar survenue. Voici ce qu’écrivait Hongbing Song dans le livre prophétique « La guerre des monnaies » page 273 : « De 1949 à 1970, le prix du pétrole était resté stable à 1,9 dollar du baril. Il augmenta progressivement à 3 dollars du baril. Le 16 octobre 1973, peu après le déclenchement de la guerre (du Kippour) l’OPEP augmenta le prix du pétrole de 70%, qui passa à 5,11 dollars le baril. Le 1er janvier 1974, il doubla à nouveau pour atteindre 11.65 dollars. Entre la réunion du Bilderberg de mai 1973 et janvier 1974, le prix du baril avait été multiplié par quatre ». Comment en était-on arrivé là ? Vous vous souvenez qu’en septembre 1972, durant les Jeux Olympiques de Munich, le pavillon des israéliens avait été attaqué par des terroristes palestiniens du groupe « Septembre noir » qui ont assassiné 11 athlètes. La réponse d’Israël ne s'est pas faite attendre et le 09 septembre, des avions israéliens attaquent les bases de l’OLP en Syrie et au Liban faisant environ 200 victimes. Toute cette période est marquée par une tension très vive entre Israël et le pays arabes et a été mise à profit par les émissaires de l’Etat profond américain au premier rang desquels on retrouve Henry Kissinger et Zbibnew Brzezinski. La stratégie qui allait mener à la guerre du Kippour a été mise au point, d’après le livre « la guerre des monnaies » a été définie lors de la réunion de Bilderberg en mai 1973 : « Cinq mois avant le déclenchement de la guerre du Kippour, s’est tenue la réunion annuelle du Bilderberg, à Saltsjöbaden, en Suède, réunissant 80 personnalités du monde de la finance, des affaires et de la politique auxquels venaient s’ajouter quatre représentants de la presse du courant dominant. Le lieu qui avait été choisi pour cette réunion n’est pas anodin puisque Saltsjöbaden n’est autre que la station balnéaire insulaire de la famille banquière suédoise Wallenberg. L’un des sujets abordés fut de trouver un remède à la faiblesse du dollar qui avait perdu son statut de monnaie convertible en or et redonner confiance dans la devise américaine pour reprendre le contrôle sur le champ de bataille monétaire et financier. L’objectif de cette réunion secrète n’était pas de prévenir le choc pétrolier attendu, mais plutôt de planifier la façon de gérer l’inondation très prochaine des « pétrodollars », un processus que le ministre des Affaires étrangères Kissinger appellera plus tard « recyclage des flots de pétrodollars » (p 270). On comprend alors beaucoup mieux la véritable raison du choc pétrolier de 1973. Il ne s’agissait pas, comme l’ont dit tous les médias « mainstream » de l’époque, de faire prendre conscience aux abrutis que nous sommes que le pétrole était une denrée qui allait rapidement se raréfier, donc qui ne pouvait qu’augmenter, mais bel et bien d’augmenter la masse des dollars qui allaient servir aux transactions internationales du pétrole. Pour cela, il fallait tenir d’une main ferme l’OPEP, véritable robinet réglant le débit mondial du pétrole. Ce fut le rôle de Kissinger et de Brzezinski auprès du royaume d’Arabie Saoudite. Bien sûr, dès que les prix du pétrole commencèrent à grimper, la FED augmenta ses taux d’intérêt et la grosse machine à fabriquer de l’argent à partir de rien s’était mise en route et n’allait plus s’arrêter. »
Eustace Mullins qui a été formé par Ezra Pound le formateur de quatre prix Nobel, a dénoncé avec une précision chirurgicale le pouvoir à la fois démesuré et criminel de la Banque :
« Lorsque je l’ai rencontré, Ezra avait quatre protégés qui avaient reçu le prix Nobel. Il m’a pris sous son aile et a entrepris de me former. Il m’a donné pour mission d’aller à la bibliothèque du Congrès pour y faire des recherches sur le système de la Réserve fédérale. J’avais un don pour la recherche et j’y ai découvert toute l’histoire du système de la Réserve fédérale qui est la plus grande escroquerie jamais commise dans l’histoire : un groupe de banquiers privés a conspiré de manière criminelle pour s’emparer de la monnaie et du crédit aux États-Unis. C’est ce qu’ils ont fait en 1913. Ils ont fait voter le projet de la Réserve fédérale par le Parti démocrate à Washington, D.C. Il a été adopté par le Congrès. Cette loi a remis à des banques privées la totalité de la monnaie du crédit aux États-Unis, ce qui n’était pas rien ! Elles ont gardé ce droit depuis en l’érigeant en monopole, de sorte que les actions des banques de la Réserve fédérale ne puissent jamais être échangées sur le marché. Seulement au sein d’une même famille ou si une société achète la banque qui les détient. Depuis 1914, il est impossible d’acheter une action de la Réserve fédérale sur le marché et ça en fait un monopole. C’est ce qu’ils ont : un monopole ! Ils sont totalement protégés contre la prise de contrôle du système de la Réserve fédérale par quiconque. John D. Rockefeller était à l’époque l’un de ses plus gros actionnaires. Il a fait placer ses actions sous la fondation Rockefeller de sorte qu’elles ne puissent jamais être achetées ou vendues. Elles sont en sécurité pour toujours. Les autres actionnaires qui ont pris le contrôle avec lui en 1914 sont la famille Schiff et la famille Warburg. Bien sûr, ces fortunes de famille existent toujours, ainsi que leurs participations majoritaires dans le capital de la Réserve fédérale et des diverses banques de la Réserve fédérale. » Mullins frappe au cœur du système criminel américain Mullins plonge son analyse encore plus loin dans les racines de ce pouvoir profond qu’on appelle Réserve fédérale : elle est au centre de la politique monétaire américaine, de sa géopolitique agressive et des guerres qui ont embrasé le 20e siècle. « Elle n’est pas plus “fédérale” que la société Federal Express. Et elle n’a pas de “réserves”. Elle n’a pas besoin de réserves car elle imprime sa propre monnaie. Si vous imprimez votre propre monnaie, à quoi bon ? Il suffit de mettre en marche l’imprimante et de créer 10 milliards de dollars ! Enfin, ce n’est pas un “système”. On l’appelle le “système de la Réserve fédérale” mais il n’est pas fédéral, il n’a pas de réserves et ce n’est pas un système. Je suis le seul au monde à l’avoir défini, dans mes travaux, comme un syndicat du crime. Et c’est ce qu’il est : un syndicat du crime ! Comme la mafia, qui est une de ses filiales. Ainsi que la CIA et tous les syndicats du crime qui dépendent du système de la Réserve fédérale. Une banque centrale est un groupe de banquiers qui exercent un contrôle total sur l’économie d’un pays. Ils impriment leur propre monnaie, autant qu’ils veulent, et elle finit par ne plus rien valoir... par la spéculation... Une banque centrale est conçue pour la spéculation. Le système de la Fed a été mis en place uniquement pour la spéculation. Son créateur fut Paul Warburg, associé chez Kuhn, Loeb & Co. à New York, qui, soit dit en passant, a financé la révolution communiste, la révolution hitlérienne, et l’entrée du Japon dans la Seconde Guerre mondiale… » Mullins démasque le sionisme derrière la politique américaine. « Israël contrôle totalement les États-Unis. Ariel Sharon, le président d’Israël, a déclaré publiquement à de multiples reprises – c’est très rarement relayé par la presse – que “les États-Unis feront tout ce que nous leur dirons”. Pas “leur demanderons” mais “leur dirons” ! Lorsque le sionisme a été proposé pour la première fois au début des années 1920... Pendant la Première Guerre mondiale, ils ont obtenu la déclaration Balfour en faveur d’un “foyer national pour le peuple juif” et cette déclaration a été imposée au Parlement britannique par Lord Rothschild. Ce n’était pas une bonne affaire, et personne dans le monde ne voulait d’un foyer national pour les Juifs. Surtout pas les Juifs ! Ils vivaient déjà très bien en tant que peuple nomade dans le monde entier et ils n’avaient pas vraiment envie d’être confinés à un seul pays. Ce qui, bien sûr, n’a jamais été le cas. C’est ainsi que la plupart des Juifs notoires – y compris Jacob Schiff de Kuhn, Loeb & Company, qui avait financé la révolution bolchevique en Russie... Jacob Schiff, de 1920 à 1926, était un antisioniste très franc. Il pensait qu’il serait suicidaire pour le peuple juif d’avoir un foyer national, auquel il devrait bien sûr être fidèle, par opposition à la liberté dont il jouissait, qui consistait à être citoyen de toutes les nations du monde, ce qui était idéal pour leurs projets. » (Article « Qui dirige nos dirigeants ? L’Ordre mondial d’Eustace Mullins à l'adresse https://www.egaliteetreconciliation.fr/Qui-dirige-nos-dirigeants-L-Ordre-mondial-d-Eustace-Mullins-73958.html)
« L’usure est une logique financière qui permet à quelques hommes de faire du temps un commerce comme un autre : le temps peut se vendre ou s’acheter, comme n’importe quelle vulgaire denrée. Cette logique financière favorise le riche sur le pauvre, et permet de concentrer les richesses sur une caste après quelques générations. La domination financière de cette caste se mue en domination sociale. Le caractère exponentiel de l’usure fait qu’à partir d’un moment, les concentrations de richesse s’accélèrent et la demande de croissance devient insoutenable. Dans l’histoire, les corps lâches sous la pression de cette machine infernale et des pandémies servent parfois de fusible pour ralentir la cadence ; les écarts de richesse et le besoin effréné de croissance conduit souvent au chaos social, à des guerres civiles ou des guerres expansionnistes. Pour toutes ces raisons, nos sages des anciens temps ont dénoncé l’usure. Le plus célèbre d’entre eux étant Aristote. Les trois religions monothéistes dans leurs Livres originels ont formellement interdit l’usure, jusqu’au 12e siècle où certains hommes de religion décident de lever l’interdit. La tentation de dominer le monde est trop forte. Des exégètes juifs vers le 12 siècle vont définitivement statuer sur la licéité de l’usure, puis au 16e siècle Calvin en fera de même. Il est excommunié par l’Eglise catholique et se réfugie dans le protestantisme. En étant les premiers religieux à avoir rendu légal l’usure, et en profitant du caractère exponentiel de l’usure, le monde judéo protestant prend une avance sur les autres Nations. D’ailleurs, les premières banques centrales naissent dans le monde protestant dès la fin du 17e siècle. Jusqu’à aujourd’hui, ce n’est pas pour rien que les plus grandes places financières sont des places protestantes (Genève, Londres, New-York) et les plus grandes banques sont originellement fondées par des familles protestantes ou juives (JP Morgan, Goldman Sachs, etc.). Il faut attendre le 18e siècle en France, pour que les physiocrates, des économistes ultralibéraux défient à la fois l’Etat et l’Eglise catholique, en exigeant la libre circulation des marchandises, la non-intervention de l’Etat, et la légalisation sans limite de l’usure. Ce sont d’ailleurs ces idées libérales qui vont entraîner la France dans un endettement insoutenable, menant à l’embrasement populaire de la Révolution française. D’ailleurs, une des premières lois votées par l’assemblée constituante est la libération totale du taux d’usure. Dans la foulée, en 1800, des banquiers finissent par convaincre Napoléon de créer la Banque de France, une banque privée au service d’intérêts privés (dont l’Empereur et ses proches en deviennent actionnaires). Le 19ème siècle voit les usuriers prendre le dessus sur les classes laborieuses et sur les peuples d’ici et d’ailleurs. C’est naturellement à cette époque que les idées de Proudhon et de Marx tentent de résister à la domination totale des forces de l’argent. L’usure ne fut pas seulement un moyen d’accumuler des richesses et de dominer les classes laborieuses, elle fut aussi un moyen de coloniser les contrées du monde les moins financiarisées, d’Afrique et d’Amérique du Sud. Dans ce 19e siècle, les travailleurs européens exploités et les peuples du monde colonisés ont un bourreau commun : l’usurier protestant, l’usurier juif, l’usurier matérialiste, l’usurier tout simplement... Cette convergence des luttes, nous en sommes témoins aujourd’hui encore. Cette alliance de circonstance de l’ouvrier et de la victime de l’impérialisme occidental ne plaît pas à l’ordre dominant. La Tunisie en 1881, l’Égypte en 1882, le Maroc en 1912, sont colonisés par la France et le Royaume-Uni, non pas au son du canon, mais par l’arme mortelle de la dette avec intérêts ! La banque ottomane, qui n’a d’ottomane que le nom, est créée en 1856 par des banquiers français et britanniques et s’installe dans le quartier de Galata à Constantinople. Véritable Cheval de Troie, cette banque finance les guerres ottomanes coûteuses financièrement et humainement, et joue le rôle de banque centrale. Affaibli militairement par les nationalismes arabes, le colonialisme franco-britannique, les guerres contre les Russes et les Européens au nord, l’Empire ottoman est aussi affaibli financièrement par un système usuraire l’étouffant sous les dettes. L’empire est peu à peu dépecé, notamment en 1916 lors des accords franco-britanniques de Sykes-Picot qui se partagent le Moyen-Orient. La dette colossale et les divisions fomentées au sein même de l’Empire ottoman par les deux empires colonialistes français et britannique, finiront par mettre fin au dernier empire censé réunir le monde musulman, pour la première fois depuis le VIIème siècle. Une année après les accords franco-britanniques de Sykes-Picot, la Grande Bretagne mandataire en Palestine, par l’intermédiaire de Lord Balfour, ministre britannique des Affaires étrangères, annonce que son gouvernement soutient l’établissement d’un « foyer national juif » en Palestine. Cette déclaration Balfour n’est pas à l’attention du "Dear Lord Rothschild" par hasard. Si cette lettre s’adresse à un membre de la famille Rothschild, c’est en partie parce que la famille a financé le Royaume-Uni lors de la Première Guerre mondiale et a participé par son influence politique et économique à l’effort de guerre en faveur de l’Empire britannique. C’est aussi la branche française de la famille Rothschild qui dès le 19e siècle, forte de son activité usuraire, achète des terres en Palestine alors sous contrôle ottoman, et finance dans la foulée le projet sioniste de Herzl. En résumé, l’Empire ottoman a ouvert la porte de l’usure en acceptant l’établissement de la mal nommée Banque Ottomane. Dans le même temps, le monde musulman s’est divisé à cause des nationalismes arabes nourris par les empires franco-britanniques, et il a été affaibli aussi par la colonisation de plusieurs contrées musulmanes « mordues » par le poison de l’usure. Usure et division, voilà les deux cancers ayant mené à la chute de l’Empire ottoman et à la perte de la Palestine par le monde musulman. Usure et division, voilà les deux armes qui ont permis au monde judéo-chrétien de conquérir la Palestine, et de laisser une blessure béante au sein d’un monde musulman désuni. Si la cause palestinienne fait réagir autant, c’est que les causes historiques sont complexes et clivantes. Le conflit israélo-palestinien est le fruit de l’usure, de la colonisation, de la division du monde musulman, de l’antisémitisme européen, et de la barbarie nazie. Voilà pourquoi ce conflit réveille dans notre inconscient collectif un passé douloureux. Ce conflit divise le monde en deux sans laisser de place à l’indifférence : d’un côté, les hommes et les femmes qui s’accommodent de l’usure et des conquêtes impérialistes, de la hiérarchisation sociale et des races ; de l’autre, les hommes et les femmes qui s’inscrivent contre la domination des peuples, contre la domination des usuriers sur les classes laborieuses, contre les suprémacistes et les impérialistes. Ces deux mondes sont-ils réconciliables ? À vous d’en juger. Nous ne vivons pas un choc des civilisations, ni un choc des religions. Nous vivons un choc entre le monde usuraire et les peuples du monde qui en sont victimes et tentent de lui résister... » (Article d'Anice Lajnef « Usure, division, et Palestine » à l'adresse https://www.egaliteetreconciliation.fr/Usure-division-et-Palestine-74125.html)
« La mention par Erdogan du jihad en réponse au conflit rappelle les croisades historiques, mais cette analogie ne capture pas entièrement l’essence de la situation actuelle. La mondialisation occidentale moderne s’est considérablement éloignée de la civilisation chrétienne, ayant rompu de nombreuses connexions avec la culture chrétienne au profit du matérialisme, de l’athéisme et de l’individualisme. Le christianisme a peu à voir avec les sciences matérielles ou le système socio-économique principalement axé sur le profit, et il n’endosse certainement pas la légalisation des déviations ou l’adoption de la pathologie comme norme, ni la propension vers une existence post-humaine, un concept promu avec enthousiasme par le philosophe post-humaniste israélien Yuval Harari. L’Occident, dans sa forme contemporaine, représente un phénomène antichrétien, dépourvu de tout lien avec les valeurs du christianisme ou l’adhésion à la croix chrétienne. Il est essentiel de reconnaître que lorsque le monde islamique entre en conflit avec l’Occident, il ne s’engage pas dans un conflit avec la civilisation du Christ, mais plutôt avec une civilisation antichrétienne, que l’on peut qualifier de civilisation de l’Antéchrist. Le massacre de civils à Gaza par Israël, observé par la communauté mondiale entière, pousse le monde islamique à mettre de côté les différences internes et à envisager une confrontation directe avec l’Occident. La question qui se pose ici est de savoir si cela pourrait conduire à l’éclatement d’une troisième guerre mondiale. Il semble très probable, et dans un sens, elle est déjà en cours. Pour que la guerre s’escalade à l’échelle mondiale, une masse critique de contradictions non résolues nécessitant une résolution militaire est impérative. Cette condition a été remplie. Les puissances occidentales ne montrent aucune inclination à abandonner volontairement leur domination, et les nouveaux pôles, les civilisations indépendantes émergentes, et les régions étendues ne souhaitent plus accepter cette dominance et la tolérer. De plus, l’échec des États-Unis et de l’Occident collectif à être les leaders de l’humanité sans abandonner des politiques qui suscitent et alimentent de nouveaux conflits et guerres a été prouvé. Dans ce contexte, si Trump, simultanément soumis et totalement influencé par le puissant lobby sioniste aux États-Unis, devait reprendre la présidence, cela pourrait potentiellement diminuer le soutien à l’Ukraine, une préoccupation cruciale pour la Russie. Cependant, il pourrait adopter une approche encore plus rigoureuse envers les musulmans et les Palestiniens, surpassant peut-être la sévérité des politiques de Biden. Le réalisme est impératif, et nous devons nous préparer à un conflit difficile, sérieux et prolongé à l’horizon. Il est important de réaliser que ce n’est pas un conflit religieux, mais plutôt une guerre d’imposteurs matérialistes et athées contre toutes les religions traditionnelles. Cela signifie que le moment de la bataille ultime pourrait être sur nous. Quelles que soient les circonstances spécifiques, un monde unipolaire est une impossibilité. Le monde sera soit multipolaire, soit inexistant. Plus la résolution de l’Occident à maintenir sa domination sera forte, plus la bataille qui s’ensuivra sera féroce, potentiellement dégénérant en une troisième guerre mondiale. La multipolarité ne se produira pas spontanément. Actuellement, il y a un processus crucial de réassemblage en cours au sein du monde islamique. Si les musulmans peuvent s’unifier contre un adversaire redoutable commun, l’émergence d’un pôle de puissance islamique devient envisageable. À mon avis, la réhabilitation de Bagdad et de son rôle pivot en Irak pourrait présenter une résolution idéale. L’Irak sert de point de convergence pour diverses grandes tendances de la civilisation islamique, y compris les Arabes, les sunnites, les chiites, les soufis, les salafistes, les Indo-Européens, les Kurdes et les Turcs. Bagdad, en particulier, a historiquement été un centre où les sciences, l’éducation religieuse, la philosophie et les mouvements spirituels prospéraient. Cependant, cette proposition reste spéculative. Néanmoins, il est évident que le monde islamique aura besoin d’une fondation unificatrice ou d’un terrain d’entente commun. Bagdad pourrait potentiellement servir de plateforme ou de point d’équilibre. Cependant, pour que cette vision se concrétise, l’Irak doit d’abord être libéré de la présence des forces américaines. Il semble que chaque pôle de puissance doit affirmer son droit à l’existence à travers le conflit. La Russie, après avoir remporté la victoire en Ukraine, deviendra un pôle entièrement souverain. De même, une fois que la question de Taiwan sera résolue, la Chine s’établira comme un pôle significatif. Le monde islamique, quant à lui, insiste sur une résolution équitable du problème palestinien. Les développements ne s’arrêteront pas là ; éventuellement, les rôles de l’Inde, de l’Afrique et de l’Amérique latine, qui sont actuellement confrontés de plus en plus aux nouvelles forces de colonisation, deviendront également significatifs. Par conséquent, tous les pôles dans le monde multipolaire devront naviguer à travers leurs défis et épreuves uniques. Par conséquent, le multipolarisme est tout à fait plausible, ce qui était le cas pour l’humanité avant l’émergence de la politique impériale mondiale occidentale à l’époque moderne. Cela n’implique pas l’établissement immédiat de la paix mondiale ; cependant, un tel système mondial multipolaire serait intrinsèquement plus juste et équilibré. Tous les conflits seraient abordés sur la base d’une position équitable et collective, dans laquelle l’humanité serait protégée contre les injustices raciales, semblables à celles observées dans l’Allemagne nazie, l’Israël contemporain ou la domination agressive de l’Occident mondial. » (Extraits de l'article d'Alexandre Douguine à l'adresse https://lemediaen442.fr/alexandre-douguine-ma-vision-du-nouvel-ordre-mondial-et-de-la-guerre-a-gaza-avec-israel/)