Recherche

Menu principal

PDF Imprimer Envoyer

Z) Fin (5)


« La structure de pouvoir actuelle de l’Occident, fondée sur l’idéologie, exige catégoriquement que certains types de personnes occupent des postes d’influence et que d’autres soient mis à l’écart. Cela s’applique à tous les niveaux de l’échelle sociale, des enseignants de la maternelle aux professeurs d’université, en passant par les cadres d’entreprise, et jusqu’aux dirigeants de la société elle-même. La société occidentale moderne est, du point de vue de la gouvernance, idéologiquement motivée et idéologiquement contrôlée. Elle est poussée dans une direction idéologique très clairement définie, sous la houlette de l’Union européenne et de l’actuelle administration américaine. Cette idéologie n’est pas le sujet de cet article, mais elle est visible partout par toute personne rationnelle et indépendante. Pour les curieux non informés, un bon point de départ est le site web de l’organe de décision de l’UE, le Forum économique mondial. Afin d’atteindre ces objectifs idéologiques pour l’Occident, deux choses doivent se produire : a) les bonnes personnes doivent être mises au pouvoir à tous les niveaux de la société et b) tout élément perturbateur doit être éliminé ou supprimé. Étant donné que tous les objectifs idéologiques ont tendance à être plus ou moins en conflit avec la réalité, il n’y a pas de groupe plus perturbateur pour eux que celui qui opère de manière objective et indépendante. Les personnes de ce type ne peuvent tout simplement pas être autorisées à occuper des postes de pouvoir et, si elles doivent l’être, elles doivent se taire et/ou être forcées à suivre la ligne de conduite. Parmi les postes (principaux à contrôler) on peut citer les cadres d’entreprise, toutes sortes de planificateurs et d’administrateurs, les développeurs de produits, les inventeurs, les consultants et analystes de haut niveau, les chefs et planificateurs militaires, les diplomates, les juges, les dirigeants politiques, les scientifiques et théoriciens de haut niveau, pour n’en citer que quelques-uns. De fausses disciplines ont même été inventées de toutes pièces dans le but de former des idéologues purs sans qu’il soit nécessaire de faire preuve de compétence, d’intelligence ou d’un quelconque lien avec la réalité. On trouve ces disciplines dans les listes des «diplômes universitaires les plus inutiles» sur Internet, mais c’est un malentendu. Ces diplômes ne sont pas du tout inutiles : ils élèvent les idéologiquement purs dans la société en leur accordant une «certification» universitaire. Cette certification justifie qu’on leur confie des postes importants dans la société. La société occidentale, en général, a abandonné la rationalité et l’a remplacée par le subjectivisme (officiellement désigné sous le nom de “post-modernisme”). L’objectif n’est pas seulement de former et de faire progresser les idéologues purs, mais d’utiliser le subjectivisme comme outil d’oppression contre le groupe et la partie rationnelle de la population en dehors de ce groupe. La meilleure façon de supprimer une personne rationnelle est de la soumettre à une existence d’irrationalité totale et constante. Il s’agit essentiellement d’un détournement cognitif à l’échelle de la civilisation, dirigé contre le groupe rationnel dangereux. Pendant que le groupe rationnel dangereux est supprimé et subverti, les «leaders de demain» idéologiquement purs sont endoctrinés plutôt qu’éduqués, reçoivent des certifications universitaires plutôt que de vrais diplômes, et enfin se voient offrir une quantité inépuisable de faux emplois bien rémunérés dans les secteurs privé et public. Ce groupe idéologiquement pur et bien rémunéré devient alors la base du pouvoir du nouveau système idéologique. La principale chose à comprendre est que les sociétés et les économies occidentales ont été placées sur une base idéologique. La productivité, la compétitivité, la technologie et la science ne sont tout simplement plus des priorités en Occident. Expliquer les conséquences de ce processus pour l’Occident nécessiterait de nombreux articles, voire un livre de plusieurs centaines de pages. Citons tout de même quelques exemples. La crise inversée des compétences – L’objectif de tout ce projet a été de placer les personnes idéologiquement pures à tous les postes de pouvoir et à tous les niveaux de la société. Le processus est aujourd’hui presque achevé, la plupart des postes de pouvoir étant occupés par des personnes idéologiquement pures. Certaines de ces personnes ont un QI élevé, mais elles ne sont ni objectives ni indépendantes. L’idéologie à laquelle elles doivent souscrire est tout simplement incompatible avec ces qualités. Cette situation a de graves conséquences. Rappelez-vous que les postes de pouvoir et d’influence sont plus susceptibles d’exiger une compétence générale que les autres postes (par opposition à une expertise spécifique). Plus le pouvoir est grand, plus le poste exige une connaissance générale. Les personnes qui occupent ces postes sont aujourd’hui sélectionnées en fonction de leur ferveur idéologique et de leur fiabilité – donc plus on monte dans la hiérarchie, plus les personnes qui occupent ces postes sont idéologiquement enthousiastes. Cela signifie que les personnes les moins objectives et les moins indépendantes occupent les postes qui requièrent le plus d’objectivité et d’indépendance d’esprit. Par conséquent, en Occident, l’incompétence devient de plus en plus fréquente au fur et à mesure que l’on monte en grade. Alors que les Russes semblent procéder à des purges des incompétents et des corrompus au sein des structures de l’État, y compris l’armée. La méritocratie semble être à l’ordre du jour, un concept radical de nos jours. Les Russes considèrent très probablement que ces efforts sont essentiels à la pérennité de leur État et de leur nation – et ils ont raison. Le conflit actuel entre l’Occident et la Russie – et de plus en plus entre l’Occident et le reste du monde – devient un conflit entre les incompétents et les irrationnels et les compétents et les rationnels. En plaçant ses sociétés sur une base idéologique, l’élite occidentale s’est mise au pied du mur. Elle ne peut pas être compétitive, elle ne peut pas développer ses économies ou ses sociétés, et elle ne peut pas revenir en arrière. Pour résoudre les problèmes de l’Occident, il faudra un renouveau économique, où une économie réelle remplacera l’actuelle fausse économie de services financiarisée. Par conséquent, cela ne se fera pas tant que la classe dirigeante occidentale actuelle sera au pouvoir. Les sociétés occidentales ne survivront pas à une relance économique dans leur configuration idéologique actuelle. Le conflit est donc la seule option qui reste à la classe dirigeante pour s’accrocher au pouvoir. » (Extraits de l'article « Pourquoi l’Occident est-il si faible (et la Russie si forte) ? Le rôle du capital humain et de l’éducation occidentale » à l'adresse https://www.google.com/search?client=firefox-b-e&q=Pourquoi+l%E2%80%99Occident+est-il+si+faible+%28et+la+Russie+si+forte%29+%3F+Le+r%C3%B4le+du+capital+humain+et+de+l%E2%80%99%C3%A9ducation+occidentale+)
Voici l'article « L’hégémonie américaine – Du libéralisme au nihilisme » de Youssef Hindi étant à l'adresse https://strategika.fr/2023/09/18/lhegemonie-americaine-du-liberalisme-au-nihilisme/ et ayant 18 références en bas de page :
« Alors que le regard des Occidentaux est rivé sur l’ennemi russe désigné par l’oligarchie de l’Ouest, les peuples européens ne voient pas le danger mortel que représentent les États-Unis qui sont en train de dépecer l’Europe. Phase finale d’une guerre économique menée par l’hêgemôn d’Outre-Atlantique contre le Vieux Continent. Pourquoi et comment « l’hyper-puissance » étasunienne en est arrivée à s’attaquer à ses propres vassaux européens qu’elle a intégrés à son grand espace ? Est-ce le propre des empires finissant que de piller et d’écraser leurs vassaux, ou bien ce comportement traduit-il une forme spécifique de puissance de géopolitique ? L’Amérique n’est pas un empire :
Tout État exerçant son pouvoir, son commandement, son imperium sur un territoire, peut être qualifié de tellurocratie. Et ce pouvoir terrestre est par nature limité, par des frontières naturelles ou artificielles. Si tout État est terrestre, son espace de domination peut également être maritime. Il faut donc distinguer entre deux types de puissances géopolitiques : l’empire, dont le système de domination est terrestre, et qui s’étend sur terre, et la thalassocratie, la puissance maritime. L’étymologie du mot empire, imperium, signifie en latin « commandement ». Un commandement qui s’exerce sur un territoire. Le territoire de l’empire s’étend en intégrant d’autres peuples, États ou royaumes, à son système de domination. L’empire, tel que nous l’entendons, est une puissance terrestre, suffisamment « égalitaire » pour assimiler les peuples conquis à une entité politique unique, centralisée ou du moins fédérale. L’archétype de l’empire est Rome. Le mot grec hêgemôn, renvoie quant à lui à une nation, une puissance, qui exerce un commandement, une domination souveraine sur d’autres nations et peuples sans pour autant les assimiler. L’hêgemôn maintient une distinction nette entre le peuple dominant et les peuples dominés. Si l’hêgemôn est le plus souvent exercé par la thalassocratie, il est aussi propre à certaines tellurocraties, inégalitaires, qui ne peuvent, pour cette raison même, parvenir à l’échelle et au statut d’empire durablement. L’archétype de l’hêgemôn est Athènes. Les deux types de puissances géopolitiques, impériale et hégémonique, de Rome et d’Athènes, se fondent sur des valeurs anthropologiques différentes ; d’un côté, en Grèce, des cités endogames, qui répugnent à se mélanger entre elles, et avec les non-Grecs, et de l’autre, Rome, un système égalitaire intégrateur des autres populations de la péninsule italienne et des peuples conquis au-delà. L’expansion impériale était rendue impossible par la culture et l’anthropologie athéniennes, contrairement à la cité de Rome, égalitaire et autoritaire, à l’image du père romain qui avait tous les droits sur ses enfants, qui s’est étendue par les armes, mais aussi et surtout par l’assimilation graduelle des peuples italiens, puis méditerranéens. La romanité, universaliste, embrassa presque tous les peuples conquis. Une puissance politique qui se fonde sur la filiation, le principe généalogique, la distinction entre les hommes, est condamnée à la division, à la réduction autour de son noyau ethnique, à moins qu’elle ne parvienne à soumettre les populations conquises et leur fasse admettre durablement le statut de paria et d’esclave. Un tel système tellurocratique ne saurait se maintenir en tant qu’empire des siècles durant. Un minimum d’intégration des populations conquises est nécessaire. C’est d’ailleurs ce que l’on constate en se penchant sur l’histoire grecque. L’hellénisme, qui avait connu une période de prospérité et d’épanouissement entre le VIIe siècle et le Ve siècle avant Jésus-Christ, entra en décadence au IVe siècle av. J.-C., notamment en raison de l’incapacité des cités à s’unifier. D’ailleurs, la phase d’épanouissement n’empêcha pas les guerres incessantes entre Grecs et entre Grecs et étrangers colonisés. Une des causes du déclin de l’hellénisme en Italie fut les luttes entre cités grecques. Toutes ces divisions étaient les conséquences d’une cause première : le différentialisme grec. L’obsession de la différence, même si elle n’existe pas, est le ferment de la division qui rend impossible l’établissement d’un authentique et durable empire. Les États-Unis ont été fondés sur une base ethnique, exclusiviste, exceptionnaliste et génocidaire. Les Anglais qui ont débarqué en Amérique n’ont pas cherché à intégrer les autochtones comme l’auraient fait les Romains. Ils les ont exterminés et ont parqué la poignée restante dans des réserves. Les relations internationales des États-Unis sont dans le même esprit, ils mènent une géopolitique ségrégationniste depuis qu’ils sont sortis de l’isolationnisme pour renouer avec l’héritage thalassocratique anglais. L’on ne peut donc pas qualifier les États-Unis d’empire. Ils sont un hêgemôn au sens athénien. L’hégémonisme étasunien est aggravé par l’exceptionnalisme religieux vétérotestamentaire des élites américaines qui se considèrent comme un peuple choisi, une nation Messie.
Les États-Unis : un hêgemôn vétérotestamentaire contre l’Europe :
Il faut distinguer l’Europe continentale et le monde thalassocratique anglo-américain qui l’a conquise. L’on assimile aujourd’hui l’Occident et l’Europe car les États-Unis ont intégré à leur grand espace l’Europe latine et germanique. Ce que l’on appelle aujourd’hui « l’Occident » est une construction idéologique et politique. La soumission de l’Europe à Washington s’est concrétisée par la création de structures supranationales, à savoir l’Union européenne et son pendant militaire, l’OTAN, le bras armé des États-Unis. L’Occident est l’autre nom de l’intégration de l’espace européen au système de domination idéologico-politique anglo-américain judéo-protestant. La réforme religieuse et l’adoption du calvinisme par l’Angleterre au 16e siècle ont accompagné une expansion économique et géopolitique de nature messianique qui a fini par détruire les barrières politico-juridiques de l’Europe fondées par Rome et son prolongement catholique. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, ce sont les États-Unis qui ont pris le relais de la Grande-Bretagne en tant que puissance dominante mondiale imposant son « ordre » tyrannique, l’expansion d’un désordre économique, politique, social, sociétale, et du chaos. L’hégémonisme anglo-américain est le produit du messianisme vétérotestamentaire ; fusion du messianisme juif et du calvinisme. Ce qui explique notamment le puissant soutient britannique et américain à la fondation du Foyer national juif, à la création de l’État d’Israël et à la politique menée par l’État hébreu. Le projet sioniste étant une des branches du messianisme juif qui cherche à réaliser les promesses bibliques chères à Olivier Cromwell (1599-1658) et aux évangéliques américains qui prétendent les accomplir aujourd’hui. Dans les années 1530, l’Angleterre amorce une réforme religieuse qui suit de près la réforme luthérienne : fermeture des monastères, confiscation des biens de l’Église et rupture avec Rome. C’est Thomas Cromwell (oncle d’un ancêtre d’Olivier Cromwell), ministre principal du roi Henri VIII, qui mène cette politique. En 1534, la séparation entre l’Angleterre et l’Église catholique est consommée. L’Angleterre largue les amarres durant une réforme religieuse qui la mène à adopter le calvinisme. Thomas Cromwell déclare alors que « ce royaume d’Angleterre est un empire ». Dans la seconde moitié du XVIe siècle, sous le règne d’Elisabeth Ire (de 1558 à 1603), l’influence du judaïsme grandit en Angleterre en même temps que s’impose le puritanisme, courant du calvinisme qui visait à « purifier » l’Angleterre du catholicisme. La fusion entre le messianisme juif et l’hêgemôn protestant maritime naissant s’opère et constituera la matrice des États-Unis. Le judaïsme jouera un rôle majeur dans l’Angleterre moderne et dans son orientation politico-religieuse. «On croyait autrefois qu’entre l’expulsion des Juifs sous Édouard Ier (1290) et le retour (plus ou moins officiel) à la liberté d’immigration sous Cromwell (1654-1656) il n’y avait pas de Juifs en Angleterre. Cette manière de voir n’est plus partagée aujourd’hui par aucun de ceux qui sont au courant de l’histoire des Juifs d’Angleterre. De tout temps il y a eu des Juifs dans ce pays, mais ils sont devenus très nombreux au cours du XVIe siècle. [La reine] Élisabeth elle-même avait une certaine préférence pour les études hébraïques et pour un entourage juif. Elle avait pour médecin Rodrigo Lopez, le Juif qui a fourni à Shakespeare le modèle de son Shylock.» Les rapports entre le protestantisme et le judaïsme, tout particulièrement le calvinisme, était particulièrement serrés. Il y avait chez les calvinistes anglais un «engouement pour la langue hébraïque et les études judaïques ; on sait plus particulièrement que, dans l’Angleterre du XVIIe siècle, les Puritains entouraient les Juifs d’un culte presque fanatique… Un prédicateur puritain, Nathanaël Holmes (Homesius) déclarait que son désir le plus ardent était de se conformer à la lettre de certains versets des Prophètes et de servir Israël à genoux. La vie publique et les sermons d’Église présentaient un cachet israélite. Il ne manquait plus, pour qu’on se crût tout à fait transplanté en Palestine, que les orateurs parlementaires se missent à parler hébreu. Les ‘‘Levellers’’ (‘‘Nivelleurs’’), qui se qualifiaient eux-mêmes de ‘‘Juifs’’, exigeaient la promulgation d’une loi faisant de la Torah un code anglais ; les officiers de Cromwell lui proposèrent de composer son Conseil d’État de soixante-dix membres, à l’exemple du Synhedrim [Sanhédrin] juifs ; parmi les membres du Parlement de 1653 se trouve le général Thomas Harrison, un anabaptiste, qui, d’accord avec son parti préconisait l’introduction de la loi mosaïque en Angleterre ; en 1649, il a été proposé au Parlement de remplacer le jour férié du dimanche par le samedi; les bannières des Puritains victorieux portaient l’inscription : ‘‘The Lion of Judah.’’ Mais il est également établi que le clergé et les laïcs chrétiens de cette époque lisaient non seulement l’Ancien Testament, mais aussi la littérature rabbinique. Il est donc tout à fait naturel d’admettre que les doctrines puritaines proviennent directement des doctrines juives. » L’influence se fit sentir aussi dans le domaine économique. Une osmose s’opéra entre le calvinisme et l’hêgemôn commerçant anglais. « Calvin et les calvinistes abordèrent l’économie comme des hommes d’affaire ». Ils adressèrent leur enseignement principalement à la bourgeoisie commerçante et industrielle. Le capital, le crédit, la banque et le grand commerce étaient reconnus presque comme des articles de foi. Le calvinisme est en grande part un mouvement urbain, et « fut transporté de pays en pays par des commerçants et des ouvriers émigrants… » Le calvinisme a son quartier général à Genève, et plus tard, ses adeptes les plus influents dans les grands centres d’affaire, comme Amsterdam et Londres. « Ses chefs adressèrent leur enseignement, non pas exclusivement, mais principalement aux classes engagées dans le commerce et l’industrie, qui formaient les éléments les plus modernes et progressistes de la vie du siècle. Ce faisant, ils commencèrent, de toute évidence, par reconnaître franchement la nécessité du capital, du crédit et de la banque, du grand commerce et de la finance et des autres données pratiques du monde des affaires. Ainsi rompent-ils avec la tradition qui, tenant pour répréhensible tout souci des intérêts économiques ‘‘au-delà de ce qui est nécessaire pour la subsistance’’, avait stigmatisé l’intermédiaire comme un parasite, et l’usurier comme un voleur. Le calvinisme était une doctrine religieuse bourgeoise, taillée pour le commerçant et le banquier. Calvin enseigna à cette bourgeoisie « à se sentir comme un peuple élu, la rendit consciente de sa grande destinée à accomplir selon le dessein de la Providence, et résolues à l’accomplir. » La prédestination était un équivalent de l’élection divine du judaïsme. Elle prit une forme socio-économique et hégémonique en fusionnant avec l’anthropologie anglaise (famille nucléaire, inégalitaire, avec une mobilité spatiale des individus très importante) au moment de la transformation de l’île en hêgemôn maritime. Evidemment, toute cette structure politico-religieuse a un lien direct avec la politique internationale menée depuis des siècles par les Anglais et les Américains. Car, il y a une « complicité géopolitique entre le calvinisme institué et le sursaut des énergies maritimes de l’Europe. Même les fronts religieux et les slogans théologiques de cette époque portent en eux l’antagonisme des forces élémentaires qui ont provoqué ce glissement de l’existence historique du continent à la mer. » Cette révolution, ce passage de la terre à la mer, cette transformation en hêgemôn mondial, se font à partir du XVIe siècle, le siècle de la réforme protestante et de l’adoption, par l’Angleterre, du calvinisme. « Le fait que la mer soit une tend à rendre hégémonique la maîtrise des mers, de même que le commerce maritime tend au monopole. », écrivait le géographe allemand Friedrich Ratzel à la fin du XIXe siècle. C’est en substance ce que disait l’écrivain, officier et explorateur anglais Walter Raleigh (1552-1618) qui a vécu l’époque de la transformation de l’Angleterre en hêgemôn des mers : « Qui domine la mer domine le commerce mondial ; qui domine le commerce mondial possède tous les trésors du monde – et le monde tout court. » La mer, sans frontière, est un monde de l’indistinction. C’est un espace liquide, mobile, instable, tantôt calme, tantôt agitée. Il est en cela diamétralement opposé au monde de la terre, au continent européen, celui de la frontière naturelle ou artificielle, de la limite, de la distinction, de la stabilité, de l’ordre et donc du droit. Les puissances judéo-protestantes, l’Angleterre et les États-Unis, sont les vecteurs de la globalisation économique, de la consommation individualiste et jouisseuse, de la société de l’indistinction, sans frontière ni attache, du capitalisme libéral financier sauvage, étendu par le système de libre-échange. Tout ce qu’ils ont imposé au monde. De tout cela, le judéo-protestantisme a été le moteur, sans oublier l’anthropologie et la culture anglaises qui étaient le terreau favorable à l’implantation du calvinisme et au passage vers la mer. L’État qui tente de freiner l’expansion de cet hêgemôn liquide qui envahit chaque millimètre de la société, est considéré comme un ennemi, un frein à l’unification du monde, à l’instauration d’un nouvel Eden terrestre. Ce que nous percevons comme une tyrannie unipolaire est, du point de vue judéo-protestant anglo-américain, la marche vers la paix universelle, le millenium que tente d’instaurer les États-Unis, pour le « bien » de l’humanité.
De l’hégémonie libérale au nihilisme :
C’est à la fin du XIXe siècle que les États-Unis commencent à rompre avec leur traditionnel isolationnisme, et renouent avec l’héritage britannique, l’héritage de l’hêgemôn mondial océanique. L’Amérique fait alors retour à son arkhè, sa nature anglaise. « L’Europe centrale par exemple commit une grave erreur de n’avoir pas compris le passage des États-Unis, entre 1892 et 1898, de la situation d’un État continental largement autarcique à celle d’une puissance industrielle et commerciale océanique et agressive, comme le fit par exemple l’Angleterre, qui grâce au géopoliticien Lord Bryce conclut à temps, au prix de grands sacrifices, sa paix culturo-politique avec le grand État qui était sa fille et trouva ainsi son aide dans la guerre mondiale. », écrit Karl Haushofer (1869-1946). L’Europe sera, à partir du début du XXe siècle, face à une puissance colossale, une océanocratie que l’on peut également qualifier d’hêgemôn offshore, hors-sol. Cet hêgemôn est hors sol, car les zones qu’il domine ne sont pas dans le prolongement terrestre de son propre État. Il s’impose par voie maritime. L’Angleterre, comme les États-Unis, sont séparés par la mer des pays qu’ils dominent, et c’est par la mer qu’ils les attaquent et les menacent. Sur le plan économique, l’hêgemôn étasunien s’est imposé au monde en découplant, dans l’espace, l’État et l’économie. Ce processus correspondait à la mentalité et à la culture juridique anglaise qui ne connaissait pas le dualisme entre droit privé et droit public propre aux États continentaux. Ainsi, le droit international du libre commerce et de la libre économie se combina au XIXe siècle et brisa l’entrave continentale. C’est-à-dire que l’Angleterre « pouvait entrer immédiatement en contact direct avec la composante privée, libre d’État, que comportait tout État européen. » L’Angleterre ouvrit ainsi la voie économico-juridique aux États-Unis. En découplant l’État et l’espace économique, les Britanniques, et les États-Unis à leur suite, cherchaient à établir une hégémonie universelle, par définition sans frontière. Mais pour diriger ce monde aux délimitations abolies, il faut un centre de décision politique, donc un État. Par conséquent, les États-Unis vont chercher à affaiblir tous les États du monde, à commencer par ceux d’Europe, tout en étendant leur armée qui dépend, elle, d’un État, d’un centre de décision, à Washington. Et cette orientation était perceptible dans la politique des États-Unis à l’époque du président Woodrow Wilson (1913-1921). Ce dernier, qui était le maître de la Société des Nations (précurseur de l’ONU), s’était assuré une influence sur l’Europe et l’impossibilité pour celle-ci d’intervenir – via la Société des Nations – dans les affaires de l’Amérique, au nom de la Doctrine Monroe. Les États-Unis étaient absents de la Société des Nations, mais 18 États d’Amérique, sous domination étasunienne, y étaient présents. Cette méthode stratégique demeurera celle des États-Unis jusqu’à nos jours avec une accentuation à partir de la fin de la Seconde Guerre mondiale, avec la création des institutions internationales et globalistes (le GATT devenu l’OMC, le FMI, la Banque mondiale, l’OMS). Cette absence apparente des États-Unis, qui utilisent des organisations supra-nationales, est d’une grande utilité en ce qu’elle rend invisible, aux yeux des peuples « colonisés », la domination de l’hêgemôn. La gouvernance mondiale anglo-américaine a ainsi pour corolaire et moyen l’établissement à l’échelle planétaire des règles de libre-échange et l’abolition de l’État souverain qui constitue une entrave à cette domination. Les accords de Bretton Woods de 1944, qui devaient répondre à la crise de 1929 et aux conséquences de la Seconde Guerre mondiale, en refondant le système financier et monétaire international, ont donné naissance à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international. Ce qui sortit de ces accords était conforme à la volonté des États-Unis, à savoir, faire du dollar l’instrument des échanges internationaux et imposer la libéralisation des mouvements de capitaux. Les règles du commerce international furent traitées durant la conférence de la Havane la même année. Les Américains, partisans du libre-échange, avaient refusé de signer l’accord visant à réglementer le commerce sur des bases nationales et protectionnistes. L’Organisation mondiale du commerce, qui succéda au GATT (fondé en 1947) en 1995, se chargera de répondre aux désirs des États-Unis en favorisant le système de libre-échange généralisé. En 1982, un rapport du Trésor américain mettait en lumière la domination qu’exerçait les États-Unis sur la Banque mondiale : « Les États-Unis ont largement participé à l’architecture et à la définition de la mission de la Banque mondiale selon les principes occidentaux de libre-marché… Nous sommes aussi responsables de l’apparition d’une organisation fonctionnant au scrutin proportionnel, supervisée par un conseil d’administration, gérée par un management de haut niveau dominé par des Américains et par du personnel administratif très qualifié. En tant que membre fondateur et principal actionnaire de la Banque mondiale, les États-Unis ont droit à l’unique siège permanent au conseil d’administration de la Banque. » Comme l’a souligné le politologue philippin Walden Bello, « la Banque mondiale a été un instrument important de la politique globale américaine, car elle a réussi, avec les banques de développement multilatéral, à remplir la tâche difficile d’exiger des emprunteurs de satisfaire des critères de performance standard, une tâche que les États-Unis et les autres prêteurs répugneraient à imposer dans un cadre bilatéral. » Et l’ancien sous-secrétaire au Trésor étatsunien, Peter McPherson, l’a admis : « Nous n’avons pas obtenu beaucoup de succès par nous-mêmes, en essayant de mettre en place une politique de réformes aux Philippines. C’est une question neutre, en quelque sorte. Mais la Banque mondiale, elle, a remarquablement réussi à négocier d’importants changements politiques, que nous soutenons vigoureusement. » La financiarisation de l’économie a été imposée en Occident par les tenants judéo-américains de la Haute Finance. « Lors des opérations de renflouement financier du Mexique en 1994-1995 et des pays d’Asie du Sud-Est en 1997, le directeur exécutif du FMI, Michel Camdessus, était largement considéré comme un pion du secrétaire au Trésor Robert Rubin et de son proche assistant Lawrence Summers, poussant le New York Times à parler du Fonds comme d’un ‘‘proxy des Etats-Unis’’. » Robert Rubin (qui a poussé à l’adoption du Gramm-Leach-Bliley Financial Service Modernization Act de 1999, liant de nouveau les banques d’affaires et de dépôt) vient de la banque judéo-américaine Goldman Sachs et il a été, de 2007 à 2017, co-président émérite du très influent think tank CFR (Council on Foreign Relations). Le libre-échangisme et la financiarisation ont fini par miner l’industrie et l’économie même des États-Unis qui sont depuis lors en déclin. L’hyper-puissance étasunienne coïncidait avec une puissance économique fondée sur une puissance industrielle qui étaient, de loin, la première au monde. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, l’économie des États-Unis représente 33% du PNB (produit national brut) mondial. Mais à partir des années 1970 le déclin économique des États-Unis s’amorce. Les forces globalistes qui logent aux États-Unis et qui utilisent son appareil militaire pour soumettre et unifier le monde, sont porteurs d’un modèle économique fictif et d’un projet sociétal nihiliste qui détruit l’Amérique, censée incarnée et proposer au monde ce modèle de société que la majorité des pays du monde rejette. Au lieu de l’unification de la planète par un marché universel et une société unique LGBTiste, de grands espaces politico-économiques rivaux sont apparus. C’est-à-dire, non pas des États fédéraux comme l’imaginait Maurice Hauriou (1856-1929), mais la mise en place, par des États souverains, d’accords économiques et commerciaux, avec des systèmes de transactions éliminant le dollar et rejetant les valeurs progressistes de l’Occident décadent. Le néolibéralisme économique et le progressisme sociétal consument les sociétés occidentales déchristianisées. À ce stade, nous ne pouvons plus parler d’idéologies structurantes mais de politiques économiques, sociales et sociétales nihilistes. Le nihilisme a également atteint le domaine du droit. Ce qui se traduit, notamment, par un état d’exception permanent, lequel a été répandu à l’échelle occidental par les États-Unis à la suite des attentats du 11 septembre 2001. Cet état d’exception a permis l’émergence d’un totalitarisme à l’échelle occidental et une série de guerres atlantistes à l’échelle de « l’Île Monde » (Europe, Asie, Afrique). Mais cette guerre n’est pas exclusivement militaire, ce n’est pas qu’une guerre civile mondiale, c’est un pan-polemos. Une guerre interétatique, intra-étatique, socio-économique, biologique, religieuse, existentielle. C’est une guerre contre la vie, une guerre contre la création, une guerre contre la Loi naturelle que mène l’oligarchie occidentale. Mais le paradoxe de ce globalisme nihiliste et totalitaire, c’est qu’il a toujours besoin, en Occident, d’appareils d’État pour tenir en rang et réprimer les populations. Des États européens totalitaires mais faibles. En effet, ce qui reste de l’État, dépouillé de ses prérogatives régaliennes par l’Union européenne et l’OTAN, c’est la police, le ministère de l’Intérieur, la capacité de répression, non pas des délinquants, mais de la classe moyenne élargie, ennemie principale du pouvoir oligarchique. C’est ainsi que l’État est devenu l’agent du désordre. La seule solution est la restauration de l’État et la récupération de sa souveraineté politique. Malheureusement, le pouvoir oligarchique qui occupe la tête et les organes de l’État a fermé toutes les issues pacifiques. Il a choisi celle de la violence, de la guerre contre toutes les catégories productives de la société. « Les conséquences de la partialité en faveur des grands sont celles-ci : l’impunité produit l’insolence, l’insolence produit la haine, et la haine est la source d’efforts pour abattre toute grandeur oppressive et insolente, même si cela doit entraîner la ruine de la République. » (Thomas Hobbes, Le Léviathan) Une ruine qui nécessitera la constitution d’un pouvoir de refondation du droit et de l’État. »
Malheureusement encore pas assez de gens ont pris conscience de l’extrême dangerosité économique de cette politique internationale occidentale qui pourrait opposer par les armes économiques voire militaires, les grands pays de ce monde sans forcément de troisième guerre mondiale surtout si les nations non occidentales s'unissent, puis l'imparfaite république démocratique des pays laïques et donc de l'empire américano-sioniste mondialiste cachant son essence messianiquement religieuse, face à la parfaite dictature divine des pays islamiques et chrétiens au cours de l'Armageddon (Malhama en arabe signifiant grande mêlée, grande guerre, grande tuerie, grande boucherie pour la richesse ou le pouvoir comme au Proche-Orient et en Ukraine). En effet comme l'a évoqué Cheikh Imran Hosein qui a manifesté une grande intelligence en essayant de forger une alliance entre les musulmans et les chrétiens orthodoxes, la légitimité d'une alliance islamo-chrétienne est évidente car le prophète Mouhamed (SBDSL) a reconnu Jésus comme le Messie (paix sur lui), alors qu'une alliance judéo-chrétienne, en plus laïque, est illégitime car les juifs ne le reconnaissent pas. Dans ce sens il existe de nombreuses similitudes entre la croyance des chrétiens et celle des musulmans concernant Jésus : fils de Marie, né miraculeusement, souffle et verbe de Dieu, nombreux miracles effectués, Messie, monté vivant à ciel, devant redescendre à la fin des temps pour faire triompher la cause divine, et quelques peu de différences car les musulmans ne disent pas que Jésus est le fils de Dieu, qu'il a été crucifié, qu'il a été ressuscité, alors que la croyance dans le judaïsme concernant Jésus n'a rien de similaire avec tout cela à part la crucifixion :
Bible (Evangile de Jésus Christ selon saint Jean, 15:26) « Il (le Paraclet, l'ultime Prophète qu'est Mouhamed) rendra lui-même témoignage de moi. »
Le Pape Saint Pie X a dit contre le sionisme : « Les juifs n’ont pas reconnu notre Seigneur, c’est pourquoi nous ne pouvons pas reconnaître le peuple juif. »
D'ailleurs il n'existe pas de judéo-christianisme en Israël, mais du judaïsme contre le christianisme et l'islam. Surtout car cette union des chrétiens et des musulmans fait aussi peur au pouvoir mondialiste américano-sioniste que l’union des populistes de droite et de gauche fait peur au pouvoir profond en France, d'autant plus qu'en détruisant le socle religieux du peuple français, l’oligarchie a détruit le mental de la nation unie jusqu'à aujourd'hui.
Or l’impressionnant mot « Armageddon », appelé donc aussi en islam la grande mêlée (grande guerre) ou actuellement peut être troisième guerre mondiale, pourrait finir en guerre nucléaire (possiblement limitée aux grandes nations). En effet deux de ces bombes ont déjà été utilisées lors de la deuxième guerre mondiale, ce qui signifie que cette dernière n'était donc pas la dernière ni la plus grande puisque le retour de Jésus n'a toujours pas eu lieu. Surtout qu'une remise à zéro matérielle ou financière, et donc spirituelle, pourrait être nécessaire pour certains égarés du consumérisme, du capitalisme et du wokisme. Mais le sens impressionnant du mot « Armageddon » pourrait aussi tout simplement suite à une ultime grande guerre correspondre à la grande victoire définitive des voies du bien de Dieu depuis le début de la Création.
Cette grande dernière guerre pourrait donc avoir des interprétations différentes comme celle des plus de 120 pays ayant été liés à la guerre en Syrie dans une forme de grande mêlée, qui s'étend aussi au Yémen, en Libye, en Ukraine, à Taïwan et ailleurs principalement entre l'occident américano-europo-wahabo-sioniste et l'orient russo-irano-chinois, avec au milieu la Turquie.
Or cet Armageddon pourrait aussi correspondre à plusieurs moyennes guerres longues dont dans le combat donc entre l'Eurasisme conservateur et la thalassocratie anglo-saxonne ultra-libérale-libertaire. Mais l’Armageddon pourrait correspondre principalement à la très glorieuse dernière bataille de la fin des temps après le retour de Jésus, dans la plaine de Megiddo, qui pourrait être en rapport avec une super guerre régionale auparavant entre nations pro-Israël et celles pro-multipolarité, ou entre Occident politique et Eurasie (Non Occident) politique.
D'ailleurs cette troisième guerre mondiale pourrait déjà avoir commencée, mais sous la forme d'une guerre fragmentée ou hybride, car l'existence de l'arme atomique et de la prolifération nucléaire rend impossible une guerre réelle telle qu'on l'a connue au 20e siècle. Cependant cette guerre hybride étant hors limite, elle est quand même très dangereuse au niveau mondial, et la guerre limitée de la Russie en Ukraine et de l'axe de la résistance face à Israël sont donc donc d'excellentes réponses.
Une des interprétations de cette grande guerre pourrait aussi correspondre plus à une lutte sociale et idéologique entre les peuples et les élites perverses sans troisième guerre mondiale, en particulier si le multimédia doit être préservé pour qu'il soit utile comme outil vers les sages sciences et le bon divertissement uniquement et comme moyen de communication pour Jésus en tant que Calife ou Roi. C'est à dire que la troisième guerre mondiale serait donc principalement spirituelle, culturelle, dont entre tradition et laïcisme, et donc entre monothéisme authentique et wokisme. Ainsi il s'agirait actuellement de la mère des batailles devenant eschatologique entre le réveil des peuples ou la gouvernance mondiale des élites ayant déclaré clairement la guerre à l'humanité dont par Macron et l'attaque à travers le covid et la crise énergétique. En effet le gouvernement mondial ne peut s’accomplir que sur le contrôle par la technologie voire sur la ruine des nations et de nombreux morts, dont donc possiblement à travers l'inflation, la crise énergétique, la guerre en Ukraine, le covid, le pass sanitaire, la guerre en Palestine, une énorme crise financière, les vaccins ARN ayant possiblement des effets encore plus mortels déclenchés par la 5 G, l'oppression technologique. La guerre mondiale eschatologique est lancée, et ce n’est pas pays contre pays, mais hyperclasse mondialiste contre les peuples.
Or l'humanité étant destinée à partager un comportement agréable et souvent du bien-être, pourquoi n'arriverait-elle pas à trouver un équilibre entre technologie et environnement ? Surtout que le Prophète (SBDSL) choisissait toujours la facilité quand elle était noblement possible.
D'autant plus qu'on arrête pas le technique qui est d'ailleurs un outil à utiliser en bien ou en mal, et qu'il faut donc l'équilibrer avec l'humain malgré la mondialisation ayant accéléré sa diffusion en créant du chômage de masse et des recherches immorales. Ainsi il faut tirer la post-modernité vers l'ascendance et donc la supériorité, dont jusqu'à ce que les élites repassent dans le système normal qui est celui ancien de l'élévation des vertus et le rabaissement des vices, qui est d'ailleurs celui transmis par toutes les religions et spiritualités primordiales, mais dévoyé depuis 1789 par le cycle du veau d'or laïque que nous devons évidemment fermer, et qui lui dure depuis 3500 ans chez certains juifs très égarés.
D'ailleurs en montrant qu'il n'y a pas que des épreuves individuelles sur terre, l'épreuve collective du veau d'or faite au peuple de Moïse suite pourtant à de nombreux miracles, doit nous rappeler qu'il s'agit toujours de voir si nous avons suffisamment de foi pour suivre les règles ancestrales de l'Esprit élevant, et donc harmonisant, et donc pérennisant la société sur terre, par plus de vie que de mort, plus de création que de destruction, plus de partage que de cupidité, plus de joie que de haine, plus de douceur que de violence, plus d'amour que d'indifférence, plus plus d'espoir que de désespoir, dont pour pouvoir accueillir le Messie dans une forme ascendant d'ennoblissement maximal. C'est également pour le premier accueil du Messie que les survivants juifs de cette épreuve furent considéré jusque là comme le peuple élu.
Pour parvenir à la meilleure post-modernité, la technologie actuelle permet de contourner la censure des grands médias du système par internet et l'oppression bancaire, monétaire et financière par les cryptomonnaies décentralisées à travers une blockchain. Cependant pour parvenir à ce juste milieu entre l'humanité et la technologie préparant possiblement le retour de Jésus, l'intelligence de la foi et la clairvoyance prudente concernant le bénéfice/risque sont nécessaires. En effet si les progrès de la technique et de l'intelligence artificielle sont mal gérés, ils pourraient provoquer le danger de l'incompétence, du contrôle massif, du transhumanisme et donc de la destruction de l'humanité. D'ailleurs le progrès de la technique, de la technologie et de l'intelligence artificielle faisant de plus en plus tout pour nous, et rendant déjà de plus en plus de gens trop dépendants d'elles, pourraient même avoir de très dangereux bugs de confusion dans les différents protocoles militaires de défense ou d'attaque, surtout avec des bombes atomiques existantes. Antonio Guterres s’est dit favorable à la création d’un conseil spécifique à l’IA, ayant pour objectif d’aider à réguler, gérer l’usage de l’IA militaire et réglementer ses dérives potentielles. Les trois premières puissances militaires (USA, Chine et Russie) ont indiqué, l’une après l’autre, qu’elles se réservaient le droit de développer des systèmes d’armes intégrant de l’IA, tout en précisant que ces systèmes devaient rester sous le contrôle humain.
Un autre sens de cette grande guerre de la fin des temps pourrait correspondre à un combat continu entre chiites et sunnites extrémistes au Proche-Orient, mais le rapprochement de l'Arabie Saoudite et de l'Iran permet d’espérer qu'ils ont compris cette grande arnaque, surtout après la lutte musulmane fratricide dont contre Assad a dilapidé une grande partie de l'énergie de la oumma dans des voies de garages. Quoiqu'il demeure inquiétant qu'en août l'Arabie saoudite ait proposé de reprendre son aide financière à l'Autorité autonome palestinienne, en manque d'argent, dans le but d'obtenir le soutien de Ramallah dans ses efforts de normalisation des relations avec Israël, surtout qu'il y a quelques temps un pseudo savant wahhabite du royaume saoudien a même dit qu'Israël protège les lieux de culte musulmans, et que d'autres pseudos savants wahhabisme pratiquent l'anthropomorphisme concernant Dieu.
(A ce sujet, le jeunesse wahhabite extra Arabie-saoudite pratiquent souvent cet islam pour son aspect blingbling rigoriste même quand elle est à peu de richesses et peu de piété, alors qu'avec un peu de recherche et de recoupage, l'hérésie wahhabite leur apparaîtrait évidente dont donc pour leur américano-sionisme et leur associationnisme, mais aussi pour leur terrorisme. Or cet islam blingbling validant l’excommunication massive de musulmans est par conséquent inégalitaire, illégitime et donc comparable au judaïsme et au calvinisme.)
D'autant plus que la normalisation avec Israël contredit les engagements humanitaires, moraux et internationaux pour le soutien des droits du peuple palestinien. Or comme la géopolitique est compliquée, que la stabilité pour la hajj est importante et qu'une guidée massive doit avoir lieu avant l'apparition du Mahdi, l'Arabie saoudite de Ben Salmane semble tout de même avoir beaucoup changé dont en ayant rendu leurs droits complets aux femmes, arrêté des nombreuses personnes extrémistes, orienté son pays vers la multipolarité au niveau mondial et affirmé que le moyen-orient devait gérer ses affaires lui-même dans une forme d'invitation à l'alliance voire l'union même avec l'Iran Chiite. Par conséquent, il est bon de savoir que tout cela doit rendre très perplexe les wahhabites, les takfiristes et les salafistes djihadistes par leur stupide suivi spirituel inculte et irréfléchi d'hérésies.
Mais « Les accords d’Abraham ne sont valides que sous réserve qu’Israël cesse d’annexer des territoires palestiniens. Or ce n’est pas le cas et ça n’a jamais été le cas, surtout avec la radicalisation actuelle d’Israël qui est donc diamétralement opposée. En clair, les accords d’Abraham sont fragiles et peuvent être dénoncés par les parties arabes lorsqu’elles le décideront. L’appartenance de l’Iran et des EAU à un même groupe dirigé par la Russie et la Chine est davantage un facteur de paix qu’un facteur de guerre. Les causes palestinienne et syrienne restent très populaires dans les rues arabes. Le monde arabe (musulman) semble se réunifier toujours davantage et avoir pris conscience qu’il ne peut compter vraiment que s’il est uni. (Ce sont des vérités que doivent se rappeler Gazza et la Cisjordanie fortement divisés politiquement dont à cause de la trahison du Fatah, car sinon ce manque d'identité commune empêche la demande d'un État palestinien, surtout que les colonies israélienne en Cisjordanie étant très dispersées, cela rend impossible à définir un territoire précis des colonies ou de la Cisjordanie sur une carte, et donc à le rendre suite à une forme d'épuration ethnique comme possiblement l'attaque contre Gaza, ce qui ne serait pas étonnant vu la colonisation israélienne par expropriation de musulmans mais aussi de chrétiens prouvant que le judaïsme sioniste est une religion de la terre et donc du matérialisme car liée au gain de la terre palestinienne, par opposition au monothéisme christique qui est la religion du ciel et donc de la spiritualité car liée au gain du ciel auprès de Dieu. D'ailleurs le général Solemani a été tué par un drone en Iraq, au moment où il allait rencontrer l’ambassadeur d’Arabie saoudite pour discuter d’un plan de paix entre l’Iran et l’Arabie. Et c'est pourquoi la guerre Hamas-Israël amenant les peuples des pays musulmans à refuser toute normalisation avec Israël est une juste retour des choses.) » (D. Delawarde)
Dans ce sens le Royaume d'Arabie Saoudite a non seulement appelé à l’arrêt immédiat de l’escalade entre le Hamas et Israël suite à l'attaque du 7 octobre 2023, mais il a également souligné à plusieurs reprises les dangers inhérents à la poursuite de l’occupation israélienne et aux très graves provocations contre des lieux saints, car les violations ostentatoires de l'esplanade des mosquées très sacrée est comparable à ce que des des islamistes venaient stationner devant le mur des lamentations. L’Arabie saoudite estime que les droits légitimes des Palestiniens sont bafoués par Israël et que cette situation explosive est le résultat de violations continues des droits du peuple palestinien (dont à travers un blocus de 17 ans, l'absence de nation palestinienne, l'indifférence de l'Occident dont seulement par quelques dénonciations et jamais par des sanctions, l'extrême droite israélienne suprémaciste comme les nazis qui a même tué le premier ministre israélien Yitzhak Rabin qui cherchait à donner plus d'autonomie à la Palestine (comme fut tué auparavant le diplomate Frank Bernadotte, un envoyé spécial suédois de l'ONU, venu en Palestine pour refuser la création de l’État d'Israël, et ayant pourtant sauvé 15 000 prisonniers des camps de concentration), l'augmentation de la violence meurtrière des colons contre le peuple palestinien même des femmes et enfants, les crimes contre les prisonniers palestiniens, le très mystérieux manquement du service de renseignement israélien dont militaire lors de l'attaque du 7 octobre alors que Gaza est très surveillé, l'inquiétante interdiction israélienne de journalistes étranger à Gaza, et l'annexion de nombreux territoires palestiniens par violation de résolution de l'ONU, alors que l'attaque du Hamas, qui est une forme de résistance légitime puisque religieuse par rapport à la résistance laïque, a principalement tué en réalité des militaires, des policiers et des colons armés, surtout que des rescapés israéliens et israéliennes ont témoigné que leur armée a tiré dans le tas, ce qui correspond d'ailleurs à une doctrine de Tsahal concernant les possibles prises d'otages. D'ailleurs, Tsahal a admis avoir tué des israélien lors de l'attaque du Hamas le 7 octobre. Pourtant les intervenants médiatiques donnent souvent un sens beaucoup plus important aux centaines de morts israéliens qui étaient donc principalement des militaires, des policiers et des colons, qu'aux milliers de civils palestiniens considérés comme de simples dommages collatéraux de la guerre. D'autant plus que ce sont divers groupes de combattants ne portant pas de tenues militaires du Hamas et n'étant pas connu des autres groupes de la résistance qui ont pu tuer des civils, quand ce n'est pas des tirs croisés causés par Tsahal. Or il existe aussi une partie du Hamas qui n'appartient plus aux frères musulmans et a fait la paix avec Bachar el Assad, et c'est principalement ceux là que Tsahal vise, comme le prouve l'assassinat de Saleh al-Arouri numéro deux du bureau politique Hamas. Mais même si les combattants palestiniens de la partie du Hamas liée à la résistance avaient une bonne intention lors de l'attaque du 7 octobre 2023, l'origine de cette attaque contre les palestiniens en sacrifiant des juifs est très probablement liée à la partie du Hamas liée aux frères musulmans (voulant plus la recréation du califat sur l'ensemble des pays musulmans que d'un état palestinien), et donc aux services secrets anglais et donc aussi à la coalition de Netanyahou suivant le sionisme révisionniste de Jabotinsky qui fit alliance avec des massacreurs de juifs en Ukraine lors de la deuxième guerre mondiale, ce qui serait donc encore loin d'être la première fois que les élites juives sacrifient leur population, surtout que la défense de Tsahal avait été déplacée par ce gouvernement, et que l'attaque a donc été facilitée. Or ce qui est «subliminal» c’est d’affirmer que le Hamas (de la résistance de Gaza; pas celui des « frères » du Qatar), est une «création» d’Israël pour lui ôter certains de ses soutiens.
Comme Pearl Harbor et le 11 septembre qui ont été autorisés et qui cachaient un plan important dont une grande ou longue guerre, ça pourrait être le cas pour l’attaque autorisée du 7 octobre, surtout si Tsahal et la police israélienne ont tué des israéliens pour augmenter le nombre de morts, comme annoncé par des médias israéliens, alors que le plan du Hamas était principalement de prendre beaucoup d'otages afin de les échanger avec les palestiniens très mal traités dans les prisons israéliennes parfois depuis des décennies.
« C’est le 2 octobre qui a déclenché tout cela. L’attaque israélienne contre la mosquée visait à dire : Nous allons détruire la présence islamique en Palestine afin qu’elle soit entièrement non islamique. C’était la déclaration de guerre. Alors ne vous laissez pas entraîner par le New York Times en disant que tout s’est passé le 7 octobre. Cela a commencé une semaine plus tôt, tout comme en Ukraine (ou plutôt il y a 75 ans lors du début de la guerre d'annexion d'Israël, même si tous les médias dominants l'occulte, comme si tout avait commencé le 7 octobre 2023). La guerre en Ukraine n’a pas commencé lorsque la Russie a pris des mesures pour protéger sa population, sa population russophone de Donetsk et de Lougansk. Cela a commencé non seulement avec le Maïdan, mais aussi avec les bombardements de l’armée ukrainienne, les bombardements d’immeubles d’habitation et de civils dans les territoires russophones, le refus de payer la sécurité sociale ou les soins de santé dans les territoires russophones et l’interdiction de la langue russe. La Russie était le pays attaqué, pas l’attaquant. Encore une fois, vous devez être très prudent lorsque vous datez le début de cela. Et les Américains veulent dater toutes les guerres comme ripostes à des attaques et lorsque d’autres pays se protègent. Ils qualifient les autres pays qui se protègent d’attaque contre les États-Unis. (Or en réalité) Les plus grands combats se déroulent en Cisjordanie. Netanyahou dit : « Eh bien, pendant qu’ils regardent tous ce que nous faisons, nous bombardons les civils, les hôpitaux et les ambulances et affamons Gaza, nous avons distrait le monde et nous pouvons maintenant éliminer les Arabes de Cisjordanie et avancer directement en Syrie sur les hauteurs du Golan. » Et apparemment, les États-Unis ont promis à Israël qu’ils pourraient prendre tout ce qu’ils veulent de la Syrie, ce à quoi ils se sont toujours opposés. Nous ne savons pas ce que la Russie va faire dans tout cela. La Russie et la Chine sont restées complètement silencieuses sur tout cela. Et je peux comprendre qu’ils soient silencieux. La Chine a déplacé des navires de guerre dans la région parce qu’elle est elle-même très dépendante de la mer Rouge et des voies maritimes menant au pétrole d’Arabie saoudite. » (Extraits de l'article « La Russie, l’Iran et la mer Rouge » de Michael Hudson à l'adresse https://strategika.fr/2024/01/30/la-russie-liran-et-la-mer-rouge/)
La stratégie des bombardements aveugles en Irak, en Syrie, en Afghanistan, pratiquée par les Américains et qui s’est avérée perdante, a été reproduite par Israël à Gaza. Une erreur fatale a été commise : le Hamas a été considéré comme un mouvement islamique radical au même titre qu’ISIS, les Takfiri, etc. En plus de ne pas prendre en compte le niveau d’armement et d’organisation bien plus avancé des militants du Hamas par rapport à celui d’ISIS, le grand consensus populaire en sa faveur a été complètement négligé. L’erreur capitale d’Israël est d’avoir ignoré le fait que le Hamas, tout comme le Hezbollah, les Houthis et d’autres, sont des entités non étatiques profondément ancrées dans le territoire, dotées de classes dirigeantes qui incarnent aujourd’hui l’identité politique et spirituelle de leurs peuples. Associer le Hamas aux bandes de mercenaires égorgeurs d’ISIS révèle le suprémacisme raciste invétéré dont sont affligés tant les États-Unis qu’Israël, unis par un dogmatisme théologique – l’Ancien Testament – qui les empêche d’avoir une vision objective de la réalité historique et surtout de comprendre l’identité et les motivations de l’ennemi.
Selon une étude intéressante sur de nombreux groupes terroristes à travers le monde du think-tantk « Real corporation » proche du complexe militaro-industriel, il est possible d'éradiquer un groupe terroriste (une organisation paramilitaire, ou un parti politique avec une branche armée,) principalement quand il ne compte que quelques centaines de membres. Mais dès lors qu'il a un ancrage territorial, qu'il est soutenu par une partie de la population et qu'il a des revendications territoriales, il est généralement impossible d'en venir à bout tant qu'on n'arrive pas à un processus politique, à une perspective politique ou à un service de renseignement, surtout quand le camp d'en face l'a favorisé comme Netanyahou vis-à-vis du Hamas. Tant qu'on n'offre pas à une population privée de tous ses droits depuis des décennies un territoire, une dignité et une liberté, il ne faut pas s'étonner de voir des groupes aussi radicaux émergés. Surtout que quand on parvient à en éliminer un qui liait la population, un groupe encore plus radical apparaît souvent. Dans ce sens la réponse aux éventuels crimes de guerre du Hamas n’est pas davantage de crimes de guerre de la part d'Israël, alors que ce dernier affame la population, brûlent des maisons et tue des personnes portant des drapeaux blancs comme l'a précisé l'ONU. Le cadre du droit international est très clair sur ce point et bien établi. Les crimes de guerre sont définis par le droit international humanitaire comme des actes commis dans le cadre d’un conflit armé et qui violent les lois et coutumes de la guerre. Ces actes incluent notamment les attaques contre des civils, les destructions de biens non militaires et les traitements inhumains infligés aux prisonniers de guerre.
L'ONU a critiqué l'utilisation de l'l’intelligence artificielle (IA) par Israël pour commettre un domicide à Gaza. En effet l’utilisation de l'IA par le régime israélien dans la bande de Gaza assiégée cause des dégâts sans précédent à la population civile, aux logements, aux services vitaux ainsi qu’aux infrastructures, ont affirmé les experts de l’ONU dans un communiqué publié le lundi 15 avril. « Six mois après le début de l’offensive militaire actuelle, davantage de logements et d’infrastructures civiles ont été détruits à Gaza en pourcentage, par rapport à n’importe quel autre conflit dans l’histoire », a indiqué le communiqué. La destruction systématique et généralisée des logements, des services et des infrastructures civiles constitue un crime contre l’humanité, selon les experts de l’ONU.
Or l’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’homme a même critiqué le régime israélien pour avoir mené « une guerre de famine » contre les civils dans la bande de Gaza, surtout que la famine doit être prévenue car lorsque les corps deviennent très diminués et donc trop faibles, ils ne peuvent absorber la nourriture et donc vivre après avoir trop manger. Dans le sud de Gaza, les personnes interrogées ont décrit la pénurie d’eau potable, le manque de nourriture menant à des magasins vides et à de longues files d’attente, ainsi que des prix exorbitants. « Vous êtes constamment à la recherche des choses requises pour survivre », a déclaré un père de deux enfants. Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) a signalé le 6 décembre 2023 que 9 ménages sur 10 dans le nord de Gaza, et 2 ménages sur 3 dans le sud du territoire, avaient passé au moins une journée et une nuit complètes sans nourriture. Or le sud de Gaza n’est plus un sanctuaire : les Israéliens veulent pousser les déportés jusque dans le désert du Sinaï. Les Égyptiens ne sont pas d’accord ? L’Oncle Sam, qui a installé Sissi à leur tête (pour contrer les frères musulmans) à l’occasion des Printemps arabes, saura les persuader. Sinon les USA pourraient se servir du port humanitaire qu'il construise à Gaza pour faire migrer les gazaouis par bateau et donc éviter le problème avec l'Egypte de laisser Israël les envoyer dans le le Sinai, tout en espérant faire patienter Netanyahou avant d'envahir le sud de Gaza. Or en attendant vu le blocus israélien très stricte, cela participe étonnamment a diminué la population gazaouie donc par la faim et le manque de produits de première nécessité dont médical.
« Israël laisse deux options aux Palestiniens de Gaza : partir, ou mourir. J’ai couvert en 1988 la famine au Soudan qui a coûté la vie à 250 000 personnes. J’ai des cicatrices aux poumons, après m’être trouvé au milieu de centaines de Soudanais qui mouraient de tuberculose. J’étais fort et en bonne santé, et j’ai pu combattre la contagion. Eux, faibles et émaciés, n’ont pas résisté. La communauté internationale, comme à Gaza, n’a pas fait grand-chose pour intervenir.  Le précurseur de la famine – la sous-alimentation – touche déjà la plupart des Palestiniens de Gaza. Ceux qui meurent de faim manquent de calories pour survivre. En désespoir de cause, les gens commencent à manger du foin, de l’herbe, des feuilles, des insectes, des rongeurs et même de la terre. Ils souffrent de diarrhée et d’infections respiratoires. Ils découpent de minuscules morceaux de nourriture, souvent avariée, et les rationnent.  Bientôt, manquant de fer pour fabriquer l’hémoglobine, une protéine des globules rouges qui transporte l’oxygène des poumons vers le corps, et la myoglobine, une protéine qui fournit de l’oxygène aux muscles, et, souffrant d’une carence en vitamine B1, les populations développent de l’anémie. Le corps se nourrit de lui-même. Les tissus et les muscles se dégradent. La température corporelle n’est plus régulée. Les reins cessent de fonctionner. Le système immunitaire s’effondre. Les organes vitaux – cerveau, cœur, poumons, ovaires et testicules – s’atrophient. La circulation sanguine ralentit. Le volume de sang se réduit. Les maladies infectieuses telles que typhoïde, tuberculose et choléra se transforment en épidémie, tuant des milliers de personnes. Il devient impossible de se concentrer. Les victimes émaciées succombent à un retrait mental et émotionnel et à l’apathie. Elles ne supportent plus d’être touchées ou déplacées. Le muscle cardiaque est affaibli. Les victimes, même au repos, sont dans un état d’insuffisance cardiaque quasi-total. Les blessures ne cicatrisent plus. La vision est altérée par la cataracte, même chez les plus jeunes. Enfin, en proie à des convulsions et des hallucinations, les victimes succombent à un arrêt cardiaque. Ce processus peut durer jusqu’à 40 jours pour un adulte. Les enfants, les personnes âgées et les malades meurent plus rapidement.  J’ai vu des centaines de silhouettes squelettiques, des fantômes d’êtres humains, se déplaçant à un rythme glaçant dans le paysage aride du Soudan. Les hyènes, habituées à manger de la chair humaine, se nourrissent régulièrement d’enfants en bas âge. J’ai vu des amas d’ossements blanchis à la périphérie de villages où des dizaines de personnes, trop faibles pour marcher, s’étaient couchées en groupe pour ne jamais se relever. Il s’agissait souvent d’ossements de familles entières. Aujourd’hui, avec le recul, j’observe ce qui se passe dans un autre pays, à une autre époque. Je connais l’indifférence qui a condamné les Soudanais, principalement les Dinkas, et qui condamne aujourd’hui les Palestiniens. Les pauvres, surtout lorsqu’ils sont de couleur, ne comptent pas. Ils peuvent tomber comme des mouches. La famine à Gaza n’est pas une catastrophe naturelle. C’est l’œuvre d’Israël.  Des universitaires et des historiens écriront sur ce génocide, pensant à tort que nous pouvons tirer des leçons du passé, que nous sommes différents, que l’histoire, une fois de plus, peut nous sauver de la barbarie. Ils tiendront des conférences savantes. Ils diront «Plus jamais ça !». Ils se féliciteront d’être plus humains et plus civilisés. Mais quand viendra le moment de s’exprimer, à chaque nouveau génocide, craignant de perdre leur statut ou leur poste universitaire, ils se réfugieront comme des rats dans leur trou. L’histoire de l’humanité est une interminable atrocité pour les pauvres et les vulnérables du monde. Gaza en est un nouvel épisode. » (Extraits de l'article « Qu’ils mangent de la poussière » de Chris Hedges)
Le droit international humanitaire, ou droit de la guerre, interdit d’affamer les civils comme méthode de guerre. surtout avec les conditions déplorables des déplacés palestiniens à l’approche de l’hiver en particulier lors de pluies. Le Statut de Rome de la Cour pénale internationale stipule qu’« affamer délibérément des civils en les privant d’objets indispensables à leur survie, y compris en empêchant intentionnellement l’envoi des secours » constitue un crime de guerre. L’intention criminelle ne nécessite pas l’aveu de l’attaquant, mais peut également être déduite de l’ensemble des circonstances d’une campagne militaire. Surtout qu'en tant que puissance occupante à Gaza, Israël a l’obligation, en vertu de la Quatrième Convention de Genève, d’assurer l’approvisionnement de la population civile « en vivres et en produits médicaux ». En octobre 2023, Human Rights Watch a confirmé qu’Israël avait largué du phosphore blanc sur Gaza et le Liban. Ce produit chimique est connu pour ses effets graves et mortels sur les humains, les animaux et l’environnement. Cette substance hautement toxique brûle la chair humaine et s’enflamme à nouveau. Elle endommage voire contamine les sols, elle contamine les sources d’eau et empoisonne les écosystèmes aquatiques, explique Khaled El-Sayed, directeur général du Centre Synerjies pour les études internationales et stratégiques, basé au Caire, et conseiller en matière de développement durable. Les installations de traitement des eaux usées et de dessalement ont été fermées à la mi-octobre en raison de pénuries de carburant et d’électricité, et sont depuis lors largement inopérantes, selon l’Autorité palestinienne de l’eau. Même avant le 7 octobre, selon l’ONU, Gaza ne disposait que de très peu d’eau potable. Il faut noter que ce droit international et humanitaire en particulier dans la guerre permet de se détacher de la barbarie. Or un rapport de la base de données sur la sécurité des travailleurs humanitaires (AWSD) montre qu’Israël a même tué plus de travailleurs humanitaires dans la bande de Gaza que de travailleurs humanitaires tués ailleurs dans le monde au cours des 30 dernières années.
« Je rappelle que la résistance palestinienne est légitime en vertu de la résolution 45/130 de 1990 des Nations unies, qui légitime la résistance palestinienne à l’occupation israélienne, y compris par l’usage de la force. Et pour moi, l’exemple de l’opération Déluge d’al-Aqsa qu’on a vue répond à ce contexte-là. Maintenant, il y a effectivement la question des massacres. De ces massacres découle la justification pour les bombardements sur Gaza. Au début, on nous a dit que le Hamas a massacré des civils, etc. On s’aperçoit au fur et à mesures des semaines, et des jours, que des rescapés israéliens donnent une version complètement différente des événements et montrent qu’en réalité il semblerait que la majeure partie des civils qui ont été tués au tout début de l’offensive du Hamas ont été tués par les Israéliens eux-mêmes. » (Jaques Baud, ancien colonel de l'armée suisse, analyste stratégique, spécialiste du renseignement et du terrorisme)
D'ailleurs concernant cette légitimité, les palestiniens sont largement plus attachés à leur terre puisque malgré des bombardements massifs sur Gaza, beaucoup restent, alors que suite à quelques roquettes sur Israël, beaucoup de juifs quittent ces terres vers l'étranger.
« Nous sommes essentiellement dans une politique de vengeance, (mais) la légitimité de défense n’est pas un droit indiscriminé à tuer des populations civiles », a déploré Dominique de Villepin, ancien Premier ministre de Jacques Chirac. Il a ajouté : « Benjamin Netanyahu mène une guerre pour que la solution politique ne vienne pas sur la table, c’est là où cette guerre n’est pas acceptable. »
Dans ce sens, Thierry Meyssan précise logiquement que la surréaction d'Israël n'a aucun rapport avec de la défense, ce qui indique un plan.
Rappelons que les chefs du Hamas sont au Qatar et que les combattants du Hamas ne se cachent pas dans les écoles, hôpitaux ou autres puisqu’il a un système de tunnels souterrains sophistiqué qui lui permet de se déplacer en toute sécurité, d’abriter ses armes et de rester en embuscade jusqu’à l’arrivée des soldats israéliens afin de les éliminer. Les bombardements qui ont lieu dans ces zones sont donc inutiles et ne font que tuer des civils, ce qui prouve encore que Tsahal a peur de mourir car ne croyant pas en l'au-delà, alors que le Hamas cherche le martyr pour obtenir le Firdaws. Mais cela signifie plutôt très probablement qu'« Israël mène une campagne pour rendre Gaza inhabitable.
S’il devient de plus en plus clair que ce blocus et cette guerre empirent, les Gazaouis peuvent donc désormais aller dans le Sinai plutôt que de subir une extinction massive, surtout car à un certain moment leurs pieux sacrifices auront atteint un niveau suffisant pour montrer la réalité impie d'Israël au monde et la preuve que l'ordre divin des épreuves de fin des temps est inexorable jusqu'à l'annexion totale de la Palestine par les sionistes devant amener l'apparition de l'Antéchrist puis le retour de Jésus. Partir dans le Sinai correspond d’ailleurs à ce que Jésus fera à son retour, le temps que Dieu envoie des insectes particuliers tuer puis nettoyer les corps de tous les impies situés en Palestine et à Jérusalem. Or en particulier si les pays musulmans sont désunis et que les USA supportent inexorablement Israël, il faut faire attention qu'à force de repousser les palestiniens qui auront à jamais un sentiment de vengeance dans des zones toujours limitrophes, Israël se se rapproche pas du grand Israël, voire de la planète entière... dont pour éviter une troisième guerre mondiale... Mais le Sinai étant égyptien, il paraît tout de même impossible qu’Israël ira jusqu'à bombarder ces terres. Ainsi ce n'est pas plus mal qu'un rapport de Forensic Architecture, un groupe de recherche basé à Goldsmiths, Université de Londres, ait publié le mercredi 13 mars, que l'armée israélienne a « transformé en arme » les mesures humanitaires telles que les ordres d'évacuation et les zones de sécurité comme un outil pour pousser les civils vers les zones d'opérations militaires israéliennes actives.
Cette campagne comprend la destruction de tous les hôpitaux de Gaza. Le message qu’Israël envoie est clair. Vous n’êtes nulle part en sécurité. Si vous restez, vous êtes morts. Israël n’attaque pas les hôpitaux de Gaza parce qu’ils sont des «centres de commandement du Hamas». Israël détruit systématiquement et délibérément l’infrastructure médicale de Gaza dans le cadre d’une campagne de la terre brûlée visant à rendre Gaza inhabitable et à aggraver une crise humanitaire. Il a l’intention de forcer 2,3 millions de Palestiniens à franchir la frontière vers l’Égypte où ils ne reviendront jamais. » (Chris Hedges, réseau-international)
Ainsi la situation catastrophique des hôpitaux de Gaza prouve que le droit international n'y existe plus. Cette situation est connue de tous les politiciens et chefs de guerre. Or selon l'Institut de recherche sur les crimes contre l'humanité et le droit international de l'Université de Sarajevo, 826 enfants ont été tués à Srebrenica entre 1992 et 1995, et 694 enfants ont été tués en une semaine seulement en juillet 1995. L'ONU a déclaré qu'il y a eu plus d’enfants tués en 4 mois à Gaza qu’en 4 ans de conflits mondiaux. Le Centre d'information palestinien a rapporté début 2024 que plus de 25 000 personnes ont été tuées à Gaza depuis le début de la guerre, pour la plupart des civils. Il est donc clair que le nombre de victimes à Gaza a dépassé celui de Srebrenica, qui a été déclarée génocide par les tribunaux internationaux. En effet 30 000 civils morts soit plus de 1 % de la population de Gaza a été tuée par Israël ! N’est-ce pas un génocide si l’on applique ce pourcentage par exemple aux USA (plus de 3 millions) ; au Royaume-Uni (plus de 600 mille) ; à la France (plus de 600 mille) ? Qu’auraient-ils conclu si 100 mille civils israéliens avaient été tués en 3 mois ? Ces 30 000 civils palestiniens ont été tués par l’armée israélienne, ainsi sans compter les disparus ensevelis sous les décombres, les malades et les femmes enceintes morts par manque de soins, les blessés à vie, les mutilés sans anesthésie, les enlèvements d’enfants, les déplacements forcés, les réfugiés passant l’hiver sous des abris précaires. En poursuivant ses actions militaires indiscriminées, l’État d’Israël ne respecte pas la décision de la CIJ du 26 janvier 2024 sur l’application de la prévention et de la répression du génocide dans la bande de Gaza. En raison de massacres largement inventés, le Conseil de sécurité a invoqué en 2011 la «responsabilité de protéger» pour recourir à la force contre la Libye. En 2016, la Chambre des communes britannique a évalué sévèrement les conditions et les conséquences de cette action militaire. Où est la responsabilité de protéger dans le cas de Gaza ou au moins de lui apporter de l'aide humanitaire ? Le gouvernement américain est coresponsable voire dans un sens le patron des crimes commis par le régime d'occupation israélien dans la bande de Gaza, puisque il fournit des armes et des munitions aux sionistes et soutient donc inconditionnellement la campagne militaire sanglante d’Israël contre les Palestiniens y vivant.
La solution finale, dans le plan des dirigeants israéliens, consiste à déporter la population de Gaza dans le désert du Sinaï et à faire disparaître Gaza en tant que territoire palestinien, puis à faire de même avec la Cisjordanie, les dirigeants israéliens commettant ainsi non seulement des crimes de guerre, mais aussi un véritable crime de génocide puisque massacrant des dizaines de milliers de civils. D'ailleurs début 2024, le ministre des Finances de Netanyahou accélère d'ailleurs l’annexion de 800 hectares de terres en Cisjordanie occupée, après avoir déjà mis la main sur une vallée du Jourdain qui, selon des textes, appartiendrait à l'Israël fantasmé. Ce crime international consiste en la destruction méthodique d’un groupe ethnique, racial ou religieux en tant que tel, par l’extermination d’individus, la dissociation et la dispersion de groupes familiaux et la perturbation de toutes les institutions sociales, politiques, religieuses et culturelles. L’Amérique est dorénavant bien embarrassée par ces deux dossiers brûlants : la défaite à venir de l’Ukraine, donc de l’OTAN, et le jusqu’au boutisme génocidaire israélien.
« Selon Anthony Bellanger, l’État d’Israël, auparavant considéré comme une entité à part, est désormais perçu comme un belligérant parmi d’autres : « J’ai 30 ans d’expérience en politique internationale, et je n’avais jamais vu ça. En ce moment aux États-Unis, on observe un changement générationnel, indiquant clairement que la guerre médiatique de la victimisation a été perdue par l’État d’Israël, qui est désormais perçu comme un belligérant comme les autres(, même donc suite à la Shoah, surtout que par rapport aux 6 millions de juifs morts pendant la deuxième guerre mondiale, il y a eu 25 millions de morts russes). C’est tout simplement devenu la réalité qui se dégage, même pour les Israéliens eux-mêmes. » En effet aujourd’hui, les crimes de masse israéliens ont pulvérisé le bouclier moral de la Shoah. Ce bouclier, qui était soi-disant défensif, s’est curieusement transformé en arme offensive pour faire taire ceux qui critiquaient l'abject pouvoir suprémaciste de Tel-Aviv et de ses prolongements dans la diaspora juive d’extrême droite en particulier au niveau des élites. Ce renversement de perspective ne concerne pas seulement la jeunesse arabe, mais s’étend également aux jeunes occidentaux qui réévaluent leur vision d’Israël et du conflit en se rangeant du côté de ceux qu’ils perçoivent comme les plus vulnérables, à savoir les Palestiniens faisant face aux bombardements israéliens à Gaza. Anthony Bellanger décrypte ainsi un bouleversement profond dans la perception mondiale du conflit israélo-palestinien, soulignant l’émergence d’une nouvelle compréhension chez la jeunesse du monde. » (Le Média en 4-4-2)
Durant 75 ans, les Occidentaux ont imposé leurs volontés à leurs anciennes colonies du «Moyen-Orient élargi», soit par l’intermédiaire des djihadistes, soit directement par leurs armées. En soutenant durant quatre mois les massacres perpétrés par les fascistes juifs du groupe Jabotinsky-Netanyahou, les Occidentaux ont perdu leur prestige. Quelle que soit la suite d’Israël, avec Benny Gantz et Yaïr Lapid plutôt qu’avec Benjamin Netanyahou et Itamar Ben-Gvir, la puissance d’Israël, fondée sur le mythe de l’incompatibilité des juifs avec le fascisme, s’est effondrée. Désormais, il sera possible d’exhumer tous les crimes commis par ce groupuscule, pour le compte de la CIA, durant la Guerre froide, au Moyen-Orient, en Afrique et en Amérique latine.
« Les narratifs israéliens, repris sans vérification par les médias et les politiques occidentaux, nous racontent les « massacres », en grand nombre, de femmes et d’enfants désarmés dans l’attaque des kibboutz voisins de Gaza. C’est mal connaître l’organisation de la société israélienne. Le service militaire est fait par les hommes (3 ans) et par les femmes (2 ans). Les Israéliens constituent un peuple en armes, plus entraîné que d’autres. Ils ont des armes « à la maison » (comme les Suisses) et particulièrement dans les kibboutz les plus exposés à proximité de Gaza. Ils s’en servent d’ailleurs régulièrement pour faire du tir au pigeon contre les Palestiniens. En clair, ceux des Israéliens qui sont morts dans l’attaque du 7 octobre, sont très probablement ceux, hommes ou femmes, présumés civils mais armés, qui se sont défendus, les armes à la main. Les autres ont été pris en otages et emmenés à Gaza. Ceux des otages qui n’ont pas encore été tués par les bombardements israéliens sont toujours vivants. Qu’il y ait eu quelques dégâts collatéraux dans les échanges de coups de feu avec des balles perdues et quelques femmes non combattantes et quelques enfants tués, je veux bien le croire. Qu’il y ait eu quelques bavures, je veux bien le croire aussi. Mais l’idée d’un massacre de masse prémédité par les Palestiniens, je n’y crois pas une seconde, pas plus qu’aux chiffres donnés par l’une ou l’autre des parties en conflit. Dans leur lutte sans fin contre l’oppression qui leur est faite, les Palestiniens auraient eu, avant l’opération du 7 octobre, 797 tués par les forces armées et les colons armés israéliens soutenus par les gouvernances occidentales en moins de 4 ans. Ces derniers n’auraient eu que 64 victimes. Soit un rapport de 1 à 12. Alors QUI abuse de sa force et du soutien occidental pour tuer sans mesure depuis 75 ans ceux qui s’opposent à la colonisation ? QUI viole les résolutions de l’ONU et le droit international sous la protection des vétos US, UK et FR ? Il n’en reste pas moins vrai que les 420 enfants palestiniens, selon l’UNICEF, tués chaque jour par les frappes aériennes israéliennes constituent, au sens de la législation internationale, un crime de guerre. C’est deux Oradour-sur-Glane, tous les trois jours. C’est ça la légitime défense ? Tout ceci m’est intolérable. » (Général Delawarde)
Il faut noter que si les actuels et anciens généraux comme ce dernier parlent de la délinquance et de l'immigration, ils peuvent passer à la TV, mais s'ils dénoncent le sionisme barbare de certains israéliens ou le sommet de la française oligarchie (israélo-américaine) pour sa surreprésentation des intérêts d'une certaine communauté organisée qui défend les intérêts d'Israël dans une évidente forme déstabilisatrice d'ingérence étrangère, ils sont traités d'antisémites et interdits de TV. Même les personnes dénonçant le génocide à Gaza sont accusées par ce système comme des antisémitismes.
Suite aux bombardements grandement meurtriers sur la population palestinienne, la véritable nature de la pseudo démocratie des États-Unis, de l'Europe et de l'arrogance mondiale affichent donc le summum de leur hypocrisie et de leur brutalité sous les yeux du monde entier. En effet il s'agit clairement d'une agression barbare des sionistes contre Gaza, et les États-Unis ainsi que l’Occident ne prennent aucune décision concernant ces massacres collectifs perpétrés par Israël.
« Le FMI et les USA se livrent (même) à un ignoble marchandage : l’Égypte bénéficiera de nouveaux prêts pourvu qu’elle accepte d’accueillir les Palestiniens de Gaza dans le Sinaï. De fait Le Caire fait construire une « zone-tampon » – un camp de réfugiés entouré d’un mur – pour accueillir les Gazaouis s’ils fuient le massacre que leur promet Netanyahu. Arrêtons-nous un instant et respirons fort : le monde occidental (USA, Europe), qui n’avait que le « devoir de mémoire » à la bouche voit un gouvernement qui laisse le choix à 2 millions de personnes entre nettoyage ethnique et génocide ; et il continue à se faire complice ? Les Etats-Unis continuent à livrer des bombes à Tsahal ; ils osent mettre leur veto à la résolution algérienne de cessez-le feu au Conseil de Sécurité des Nations Unies. » (Edouard Husson)
L’hypocrisie de l'UE et des USA sur le génocide en cours à Gaza est non seulement indigne, mais elle enterre définitivement toutes les illusions sur leur fondement humaniste et droit-de-l’hommiste. Surtout qu'avec la défaite en Ukraine et la promotion de la communauté LGBTQ+ occidentale marquant la fin de la suprématie culturelle occidentale en particulier en Afrique où les valeurs traditionnelles prévalent, la chute est à la fois militaire, économique, et morale, c’est-à-dire totale. Israël copie donc de plus en plus ses protecteur US et occidental qui ont détruit l'Afghanistan, l'Irak, la Libye, la Syrie. Et leur fin du financement de l’UNRWA « Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient) en pleine guerre a fini de faire mourir l’humanité occidentale (des élites). Pour tenter de justifier leur gel du financement de l’agence onusienne assistant ces malheureux (l’UNRWA), les principaux pays donateurs invoquent, comme on sait, la félonie d’une douzaine de ses employés soupçonnés d’implication dans l’opération Déluge d’al-Aqsa menée contre Israël par le Hamas. Or même si cette accusation devait s’avérer fondée ; même si grâce aux dispositifs électroniques de reconnaissance faciale, les coupables présumés étaient très probablement identifiés dès les premiers jours de la guerre de Gaza ; même si Israël ne s’est décidé à pousser les hauts cris qu’au moment précis où il figurait au banc des accusés devant la Cour de justice internationale ; oui, même en tenant compte de tout ce qui précède, la riposte internationale est d’abord prématurée, puisque l’enquête ouverte par les Nations unies vient tout juste de commencer. Mais surtout, elle est scandaleusement disproportionnée ; cette mesure a tout en effet d’une punition collective. Selon la ligue arabe, la suspension du financement de l’UNRWA viserait même à liquider cette agence onusienne, ce qui va dans le sens de l'annexion titale de la Palestine par Israël. Cependant Josep Borrell de l'Union européenne a critiqué cette stratégie et appelé au maintien du financement de l'UNRWA.
« La situation au moyen orient et la rupture dans l'approche de ces crises entre la minorité occidentale et la majorité mondiale, indique que le monde se trouve à un tournant crucial : sera t il possible de fonder un monde mondial véritablement juste et démocratique basé sur le rôle central des nations unis, ou si les USA continueront à imposer leurs soi-disant règles à la communauté internationale. » (Lavrov)
« Le conflit israélo-palestinien est un accélérateur de l'histoire, car il révèle au monde entier les limites de la puissance économique et militaire de l'Occident en général, et des USA en particuliers. Ses conséquences politico-stratégiques dépassent largement la région du Moyen-Orient. » (Xavier Moreau dans l'émission « L'échiquier Mondial »)
« L’un des facteurs clés, mais sous-estimés, du soutien inébranlable des États-Unis à la guerre génocidaire israélienne contre Gaza est la présence écrasante de juifs sionistes dans l’administration de Joe Biden. Ces juifs sionistes exercent une énorme influence dans les couloirs du pouvoir américain et bénéficient du soutien inconditionnel du président américain qui s’est vanté à de nombreuses reprises d’être lui-même « sioniste ». La présence et l’influence des juifs sionistes à la Maison Blanche ont toujours été un sujet de discussion, mais depuis les événements du 7 octobre, elles se sont manifestées de nombreuses manières. Les vetos de l’administration Biden aux résolutions de cessez-le-feu au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, qui ont suscité une large condamnation de la part des groupes pro-palestiniens, ont relancé le débat sur l’influence sioniste.  Soulever la question de la domination des juifs sionistes dans l'administration et les cercles politiques américains est souvent perçu à travers le prisme de « l'antisémitisme » en Occident, même si paradoxalement ces mêmes personnes aiment se vanter du nombre disproportionné de juifs dans d'autres domaines. La judéité sioniste du cabinet de Biden a été soulignée récemment par The Forward, un média progressiste destiné à un public juif américain, ainsi que par le journal israélien de droite Times of Israel. Être juif ne devrait pas être considéré comme un problème, mais les membres de l’administration Biden ont clairement montré les tendances du sionisme – justifiant non seulement le génocide du régime israélien à Gaza, mais aussi faire pression pour obtenir davantage d’aide financière et militaire au régime occupant. Il existe également des sionistes non juifs dont le soutien est motivé par le sionisme chrétien ou ceux appartenant à des lobbies pro-israéliens, un cas courant dans les rangs du Parti républicain. Le problème réside dans le fait que tout le monde dans l’administration Biden est un sioniste radical qui justifiera sans compromis les crimes de guerre israéliens, avec de légers désaccords sur des questions relativement mineures, comme les colonies israéliennes illégales en Cisjordanie occupée. Dans les médias mainstream américains, voter au Conseil de sécurité de l’ONU et soutenir la destruction génocidaire de Gaza est considéré comme du bon sens et une ligne de conduite naturelle. Biden n'a pas caché ses penchants sionistes, en prononçant les mots "Je suis sioniste". Et il l’a prouvé à travers de nombreuses activités pro-israéliennes au cours de sa carrière politique qui s’étend sur plusieurs décennies. L’un d’eux est le placement de sionistes juifs à des postes élevés dans son administration, qui a suscité début 2021 une blague populaire sur les réseaux sociaux selon laquelle l’aile ouest aurait un « minyan ». Le terme hébreu « minyan » désigne le nombre minimum d'hommes requis pour constituer une « communauté d'Israël » représentative à des fins liturgiques. La liste initiale de Biden comprend Anthony Blinken en tant que secrétaire d'État, Merrick Garland en tant que procureur général, Avril Haines en tant que directrice du renseignement national, Ronald Klain en tant que chef de cabinet de la Maison Blanche, Rachel Levine en tant que secrétaire adjoint à la Santé, Alejandro Mayorkas en tant que secrétaire à la Sécurité intérieure, et Janet Yellen en tant que secrétaire au Trésor.  Au niveau plus bas se trouvent David Cohen en tant que directeur adjoint de la CIA, Eric Lander en tant que conseiller scientifique et technologique, Ann Neuberger en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale et Wendy Sherman en tant que secrétaire d'État adjointe. Entre-temps, Victoria Nuland a pris le poste de sous-secrétaire d'État aux affaires politiques, Ed Siskel celui de conseiller juridique de la Maison Blanche et Klain a été remplacé par Jeff Zients comme chef de cabinet.  Parmi les autres nommés par Biden figurent Daniel Shapiro comme agent de liaison spécial avec Israël sur l'Iran, Ned Price comme porte-parole du département d'État, Jennifer Klein comme directrice exécutive du Conseil de politique de genre de la Maison Blanche, ainsi qu'un grand nombre d'ambassadeurs. Les envoyés sionistes comprennent Michael Adler, David Cohen, Rahm Emanuel, Eric Garcetti, Mark Gitenstein, Amy Gutmann, Jonathan Kaplan, Yael Lempert, Alan Leventhal, Randi Levine, Jack Lew, Jack Markell, Constance Milstein, Marc Nathanson, Marc Ostfield, David. Pressman, Daniel Rosenblum et Marc Stanley, entre autres.Blinken, le plus haut diplomate américain, est issu d’une famille sioniste. Son grand-père Maurice était l’un des premiers sionistes américains et le fondateur de The American Palestine Institute, dans les années précédant la déclaration de l’entité sioniste. Son institut a financé des économistes pour préparer un rapport sur la viabilité économique d’une telle entité et a fait pression sur Washington pour qu’il soutienne politiquement sa création. Après la nomination de Blinken au poste de plus haut diplomate américain, en remplacement de Mike Pompeo, les médias israéliens ont salué ses relations étroites avec Tel-Aviv et celles de Biden pendant la Seconde Intifada au début des années 2000, soulignant leur « soutien de longue date à Israël et à sa sécurité ». Sous l’administration Obama, Blinken a souvent justifié les agressions israéliennes dans la région par l’expression éculée « le droit à l’autodéfense » et a félicité Trump pour le renforcement des alliances régionales d’Israël. Il était un proche confident de l'ambassadeur israélien aux États-Unis, Ron Dermer, qui pouvait l'appeler au milieu de la nuit pour des services pro-israéliens, comme un lobbying intense pour que le système militaire aérien israélien Dôme de fer soit financé avec l'argent des contribuables américains. Dès ses premiers jours au pouvoir, il a également fait savoir que la nouvelle administration Biden soutiendrait la décision précédente de Trump et conserverait l'ambassade américaine dans les territoires occupés de Qods occupés. L’année dernière, lors des querelles entre Biden et Netanyahu, Blinken a promis de maintenir les liens des États-Unis avec Israël, le considérant comme un allié bien plus important que la Turquie, membre de l’OTAN. Quant à Mayorkas, même les médias israéliens se sont vantés de ses liens familiaux étroits avec Tel-Aviv et l’ont félicité pour le pacte de partage de données entre les États-Unis et le régime sioniste. Le crédit sioniste encore plus important pour le partage de renseignements revient au chef adjoint de la CIA, David Cohen, dont la carrière sous Obama s'est concentrée sur les sanctions contre les ennemis d'Israël. Il n’est donc pas surprenant que les Américains financent le génocide des Palestiniens à Gaza tout en insistant sur le cessez-le-feu et les largages d’aide pour tromper la Communauté internationale. » (French Press TV)
Les USA pleurent même trois de leurs soldats tués en Jordanie (possiblement sous faux drapeau par Israël) tout restant indifférents face au massacre de dizaines de milliers de civils à Gaza. Mais le Hamas est toujours debout, et les soldats israéliens tombent les uns après les autres. Quant à Israël en grande difficulté militaire dans les ruines de Gaza, en grande difficulté économico-sociale à l’intérieur et en grande difficulté diplomatique dans le monde entier – 95 % des pays membres de l’ONU condamnent la politique israélienne –, l’extrême droite sioniste au pouvoir à Tel-Aviv n’a trouvé qu’une solution, qui risque de créer un sentiment anti-israélien encore plus fort : attaquer ceux qui dénoncent les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité, sur le modèle utilisé par les juifs depuis 80 ans. Les fondements du régime sioniste sont basés sur l'agression et la discrimination, comme le prouve sa création à travers l'Irgoun, puis Tsahal puis l'épuration ethnique. D'ailleurs la colonisation fréquente de la Palestine a été faite avec la complicité de l'occident, ce qui va dans le sens que l'occident et ses gouvernements se décrédibilisent mondialement à travers leur soutien au génocide des gazaouis par Israël, à causes de lobbies finançant et maintenant médiatiquement leur pouvoir. Ce qui explique pourquoi la profession criminelle de l'ennemi israélien se poursuit chaque jour, en témoignant de son arrogance, de sa nature agressive, de sa haine, de sa brutalité et de sa faillite morale, comme l'a noté le leader d’Ansarallah. Ces atroces décisions militaires et diplomatiques signifient que ce ne sera plus une colonie de peuplement viable très longtemps. Surtout qu'Israël est une nation qui a été créée au Moyen-Orient pour y légitimer la présence occidentale dont en rapport avec l'époque où Jérusalem était chrétienne, mais surtout pour influencer les réserves de pétrole et les politiques de cette région. Or Israël est donc aussi une incarnation du militariste, ultra-libéral, laïciste et tyrannique et Occident colonial capitaliste, mais en plus un projet dystopique dont car aussi clairement illusoire dans ses buts. Mais cela prend fin avec la Russie et ses armes ainsi qu'avec les BRICS+.
« Nous vivons un tournant de l’histoire qui, aussi difficile soit-il, doit être reconnu pour son ampleur. On l’attendait depuis longtemps, mais la sauvagerie pathologique des Israéliens exterminant les Palestiniens de Gaza annonce la fin de toute prétention de l’Amérique et de l’Occident au leadership mondial sur quelque base morale ou juridique que ce soit, ou de toute hypothèse selon laquelle l’Occident est doté d’idéaux ou de principes de gouvernement supérieurs, ou quoi que ce soit d’autre. Le génocide israélien, reconnaissons-le, a de nombreux antécédents. Ainsi, l’État d’apartheid, en exposant sa propre perversité, expose également les siècles de péchés de l’Occident. Notre culture s’est avilie. D’habitude destinés à nous piéger dans le «mythe de l’Occident», ses attraits se sont flétris, comme des idoles manifestement factices», écrit l’ancien diplomate britannique, qui dirige aujourd’hui le Conflict Forum à Beyrouth. Alastair Crooke a publié la semaine dernière dans la revue Strategic Culture Foundation « Le feu qui s’éteint a dilapidé tout sentiment de «magie» dans l’Occident en décomposition, ou même d’espoir de regagner ce quelque chose qui s’est «perdu». Il s’agit d’une prise de conscience nostalgique que, dans l’état actuel des choses, le mythe n’est plus à même d’offrir quoi que ce soit de durable ». » (Extraits de l'article « La fin de la gouvernance mondiale » de Patrick Lawrence du réseau international)