Recherche

Menu principal

Contact

PDF Imprimer Envoyer

e) Conseils et vertus des califes Abou Bakr et Omar

Ibn Omar (SDP) rapporte : Un jour le Prophète (SBDSL) rencontra un homme infirme, puis il descendit (probablement par pudeur devant cet homme) afin de se prosterner (par reconnaissance pour les bienfaits divins rappelés par cette personne infirme). Puis Abou Bakr (SDP) passa près de lui et descendit et se prosterna. Puis Omar (SDP) passa, descendit et se prosterna.

Conseils et vertus du calife Abou Bakr :

Selon Anas (SDP), alors que le cousin du Prophète Ali (SDP) ne trouvait pas de place pour s'asseoir dans la mosquée et que personne ne lui fit de la place à part pour honorer un membre de la famille du Prophète Abou Bakr qui était pourtant assis juste à droite du Prophète (SBDSL), le Prophète (SBDSL) lui dit : « Abou Bakr : ne connaît la vertu des vertueux que les vertueux... »

Omar (SDP) raconte : J'étais monté derrière Abou Bakr (SDP) et chaque fois qu'il rencontrait des gens, il disait : « Que la paix soit sur vous ! » Ils répondaient : « Que la paix soit sur vous, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. (meilleure salutation possible auquel on peut répondre : et sur toi) » Abou Bakr dit : « Aujourd'hui les gens nous ont dépassés par un grand surplus. »

Abou Hourayra (SDP) rapporte : Le Messager d'Allah (SBDSL) demanda : « Qui parmi vous jeûne aujourd'hui ? -Moi, répondit Abou Bakr (SDP). -Qui parmi vous a visité un malade aujourd'hui ? -Moi, dit-il encore. -Qui parmi vous a assisté à un enterrement aujourd'hui? -Moi, dit toujours Abou Bakr. -Qui a nourri un pauvre aujourd'hui ? -Moi, dit-il. » Marwane dit : « J'ai appris que le Messager d'Allah (SBDSL) a dit : « Tout homme qui accomplira toutes ces bonnes œuvres en un jour entrera au Paradis. »

Le jour de la mort du Prophète (SBDSL), Abou Bakr (SDP) dit dans un discours à la mosquée pour avertir les musulmans : « Que celui qui adorait Mouhamed, sache que Mouhamed est mort. Mais que celui qui adore Allah, sache qu'Allah est vivant et qu'Il ne peut pas mourir. »

Ali et Zoubayr (SDP) déclarèrent : « Nous considérons qu'Abou Bakr (SDP) est la personne qui mérite le califat le plus après le Messager d'Allah (SBDSL), car c'est lui le compagnon dans la grotte et le « Deuxième de deux » du verset (S9v40), nous connaissons bien ses vertus et son âge. De plus, de son vivant, le Messager d'Allah lui a ordonné de diriger la prière. »

Discours d'Abou Bakr lorsqu'il devint calife après la mort du Prophète (SBDSL) :
« Allah a fait vivre Mouhamed (SBDSL) et l'a gardé jusqu'à ce qu'Il établit grâce à lui la religion d'Allah. Mouhamed a fait triompher la volonté d'Allah, il a transmis la religion d'Allah et il a combattu pour la cause d'Allah, puis il est mort en accomplissant cela. Il vous a laissés sur la voie ; quiconque périra aura déjà reçu la preuve et le remède. Celui dont le Seigneur est Allah, qu'il sache Allah est vivant et ne meurt pas, et que celui qui adorait Mouhamed et le considérait illégitimement comme un dieu, qu'il sache que son dieu est mort. Musulmans ! Soyez pieux envers Allah ! Tenez à votre religion ! Placez votre confiance en votre Seigneur ! La religion d'Allah est inébranlable et la parole d'Allah est complète. Allah aidera celui qui L'aide et Il fera triompher Sa religion. Le Livre d'Allah est parmi nous ; il est la lumière et le remède ; par lui, Allah a guidé Mouhamed (SBDSL) ; il contient le licite et l'illicite. Par Allah ! Peu nous importe les créatures qui se coalisent contre nous ! Nos sabres sont dégainés, nous ne les avons pas encore déposés, et nous combattrons ceux qui nous contredisent comme nous avons combattu avec le Messager d'Allah (SBDSL). »

Oorwa rapporte : Quand il entra en fonction le jour où le serment d'allégeance fût prêté par la communauté, Abou Bakr (SDP) prononça un discours. Il monta sur le minbar, descendit d'une marche par rapport à l'habitude du Messager d'Allah (SBDSL), loua Dieu, Le félicita puis dit :
« Musulmans ! Vos affaires m'ont été confiées et je ne suis (humblement) pas le meilleur d'entre vous (alors qu'il l'était) et j'aurais voulu que l'un de vous se charge de cette affaire à ma place (à cause de la grave responsabilité envers tout un peuple liée à cette position de calife). Si vous attendez de moi que je sois aussi droit que le Prophète l'était grâce à la révélation d'Allah, je n'en suis pas capable. Je ne suis qu'un homme, prenez cela en considération. Mais le Coran est descendu et le Prophète (SBDSL) a institué des règles. Nous avons appris que la plus grande intelligence est la piété et que la plus grande stupidité est la débauche. Le fort parmi vous est faible à mes yeux jusqu'à ce que je lui prenne ce qu'il doit, et le faible parmi vous est fort à mes yeux jusqu'à ce que je lui donne son droit. Musulmans ! Je ne fais que suivre et je n'innove pas. Croyez-vous que je vais agir (parfaitement) parmi vous selon la tradition du Messager d'Allah (SBDSL) ? Je ne pourrai pas l'établir (parfaitement). Le Messager d'Allah était protégé par la révélation et avait un ange (Djibril) avec lui (souvent), alors que j'ai un diable qui m'influence (comme pour tout homme). Si je me fâche, évitez-moi pour que je ne m'en prenne pas à vos cheveux et vos peaux. Si j'agis en bien, aidez-moi, et si je dévie, redressez-moi (dites le moi). « Dans une autre version : Je suis un être humain, je vois juste parfois et parfois je me trompe. Quand j'ai raison, louez Allah, et quand je me trompe, redressez-moi. » Demandez-vous des comptes avant d'avoir à en rendre. Tout peuple qui laisse le jihad, Allah les frappera de pauvreté (dans une version : d'avilissement, de domination perverse par d'autres nations). Tout peuple parmi lequel se propage la débauche, Allah leur infligera une calamité générale. Obéissez-moi tant que j'obéis à Allah, et si je désobéis à Allah et à Son Messager, vous n'avez plus à m'obéir. Pour moi, dire la vérité est la loyauté, et mentir est la trahison. Je dis ces paroles et je demande pardon à Allah pour moi et pour vous. »

Abdallah Ibn Loukeym rapporte : Abou Bakr Asçiddiq (SDP) nous fit un discours au cours duquel il dit :
« Je vous recommande la piété envers Allah. Félicitez-Le comme Il en est digne. Mélangez l'espérance avec la crainte. Insistez dans vos supplications, car Allah a félicité Zakariya et sa famille et a dit : (S21V90) « Ils concouraient au bien et nous invoquaient par amour et par crainte. Et ils étaient humbles devant nous. » Sachez, serviteurs d'Allah, qu'Allah Elevé a mis vos personnes en hypothèque pour le Paradis, Il a pris votre engagement pour cela et il a acheté de vous un peu éphémère (dépenses pieuses terrestres) contre un bien abondant et durable (Paradis). Et voici le Livre d'Allah parmi vous, ses merveilles ne tarissent pas et sa lumière ne s'éteint pas. Alors croyez en Sa parole, prenez le conseil de ce Livre et prenez-y la lumière (lumineuse noblesse) pour le jour des ténèbres (du Jugement Dernier). Car Il vous a créés pour l'adoration et a chargé de vous les nobles (anges) scribes qui savent ce que vous faites. Sachez ensuite, serviteurs d'Allah, que vous allez et venez dans un délai (mort) qui vous a été caché ; si vous pouvez passer la vie dans la bonne œuvre au nom d'Allah, faites-le, et vous ne pourrez faire cela que par l'aide d'Allah. Précipitez-vous donc dans l'occasion (de faire les meilleures œuvres) que vous laisse votre délai (vie) avant qu'il ne soit échu et qu'il vous fasse retrouver (seulement) vos pires œuvres. Car il y a des gens qui ont consacré leurs vies à d'autres qu'eux et se sont oubliés ; je vous défends d'être comme eux. Vite ! Vite ! Sauvez-vous ! Sauvez-vous ! Il y a derrière vous un demandeur rapide et vif dans sa tâche (l'ange de la mort). »

Aamr Ibn Dinar rapporte : Abou Bakr (SDP) prononça un discours au cours duquel il dit :
« Je vous recommande de tenir à Allah pour préparer votre pauvreté et votre besoin. Soyez pieux envers Lui, félicitez-Le comme Il en est digne et demandez-Lui pardon car Il est pardonneur. Sachez qu'en agissant sincèrement envers Allah Puissant et Glorieux, vous obéissez à votre Seigneur et vous protégez votre droit (de ne pas subir le châtiment du Feu par la foi réelle en Dieu). Donnez vos taxes dans les jours qui vous sont prêtés (donnez le droit d'Allah dans la vie qu'Il a mise à votre disposition en faisant les obligations) et faites-en un surplus pour votre avenir (en faisant des bonnes actions non obligatoires au nom de Dieu pour en être rétribuées au Paradis), pour que vous puissiez retrouver pleinement votre emprunt (vie terrestre) et vos taxes (dus suite à la transaction de bonnes œuvres au nom d'Allah) au moment de votre pauvreté et de votre besoin (difficulté financière terrestre momentanée, Jugement Dernier). Aussi, serviteurs d'Allah, réfléchissez à ceux qui étaient avant vous : où étaient-ils hier et où sont-ils aujourd'hui ? Où sont les rois qui ont travaillé et occupé la terre ? Ils sont oubliés et leurs noms sont oubliés, ils sont aujourd'hui comme du néant : (S27v52) « Voila donc leurs maisons désertés à cause de leurs méfaits. » Et ils sont dans les ténèbres des tombes : (S20v98) « En retrouves-tu un seul individu? Ou en entends-tu le moindre murmure ? » Où sont ceux que vous connaissiez parmi vos amis et vos frères ? Ils sont allés goûter les œuvres qu'ils ont effectuées et sont donc dans la souffrance ou le bonheur. Allah Elevé n'a de lien de parenté avec aucune de Ses créatures pour lui donner un bien pour ce lien. Et Il ne détourne de nous le mal que par notre obéissance à Lui et notre application de Son ordre (Sa loi). II n'y a pas de bien en des paroles qui ne sont pas dites pour satisfaire Allah Elevé. Il n'y a pas de bien en celui qui craint les reproches des gens dans son devoir envers Allah. Il n'y a pas de bien dans de l'argent qui n'est pas dépensé pour la cause d'Allah Puissant et Glorieux. Il n'y a pas de bien en celui dont la brutalité dépasse (est plus fréquente que) la douceur. Il n'y a pas de bien en un bien (facilité, matériel, richesse) après lequel est le Feu, et il n'y a pas de mal en un mal (difficulté, souffrance, pauvreté) après lequel est le Paradis. Je dis ces paroles et je demande pardon à Allah pour moi et pour vous. »

Aagim Ibn Aadiy rapporte : Abou Bakr se leva, loua Allah et Le félicita puis dit :
« Allah Puissant et Glorieux n'accepte que les œuvres faites pour rechercher Son visage ; recherchez donc Allah par vos œuvres. Sachez que vos œuvres faites sincèrement pour Allah sont une obéissance accomplie, un gain obtenu, un dû acquitté et une avance effectuée de vos jours éphémères pour d'autres durables et pour le moment de votre pauvreté et votre besoin (dont Jugement Dernier). Serviteurs d'Allah ! Tirez la morale de ceux parmi vous qui sont morts. Réfléchissez à ceux qui étaient avant vous. Où étaient-ils hier ? Et où sont-ils aujourd'hui ? Où sont les tyrans ? Où sont ceux qui ont mené des combats et des victoires célèbres dans les guerres ? Le temps les a avilis. Ils sont devenus poussière. Où sont les rois qui ont travaillé et occupé la terre?  Ils sont loin, leurs noms sont oubliés et ils sont aujourd'hui comme du néant. Attention ! Allah leur a laissé les (mauvaises) conséquences (de leurs actes aux pervers) et leur a enlevé les plaisirs (par la mort). Ils sont partis seulement avec leurs œuvres, et le bas monde est resté pour d'autres. Nous sommes restés en héritiers après eux ; si nous tirons d'eux la morale nous serons sauvés ; et si nous nous leurrons, nous serons comme eux. Où sont les beaux jeunes hommes aux visages gais, épris de leur jeunesse ? Ils sont devenus poussière. Et ce qu'ils ont négligé (de la religion) est devenu un regret pour eux. Où sont ceux qui ont construit les villes, qui les ont fortifiées avec des murailles et qui y ont construit des merveilles ? Il les ont laissées à leurs successeurs. Voila donc leurs demeures vides, et ils sont dans les ténèbres des tombes. Où sont ceux que vous connaissez de vos fils et vos frères (décédés) ? Leurs délais (de vie) sont arrivés à terme. Ils sont partis retrouver leurs œuvres et rester avec. Ils se sont installés dans la souffrance ou le bonheur après la mort. Attention ! Allah, qui n'a pas d'associé, n'a de lien avec aucune de Ses créatures par lequel Il lui donne un bien. Et Il ne détourne de lui le mal que par notre obéissance et notre application de Ses ordres (lois). Sachez que vous êtes des esclaves endettés (par les bienfaits divins donnés dans la vie terrestre et dont le remboursement pour éviter l'indigne ingratitude est au moins la reconnaissance de l'unicité divine) et que ce qu'Il détient (Paradis) ne peut être atteint que par notre obéissance à Lui. Attention ! Il n'y a pas de bien en un bien après lequel sera le Feu, et il n'y a pas de mal en un mal après lequel sera le Paradis. »

Abou Bakr (SDP) a dit : « Sache, Aamr, que la personne la plus obéissante à Allah est celle qui déteste le plus les péchés. Obéis donc à Allah et ordonne à tes compagnons (troupes) de lui obéir (ne pas fuir le combat même face à des ennemis plus nombreux et mieux armés). »

Mouhammed Ibn Ishaq Ibn Yesar rapporte : Quand Khalid Ibn Alwalid (SDP) triompha à Yèmèma, Abou Bakr Asçiddiq (SDP) lui écrivit à Yèmèma :
« Du serviteur d'Allah Abou Bakr le calife du Messager d'Allah (SBDSL) à Khalid Ibn Alwelid, ainsi qu'aux mouhajirins, ançars et pieux suiveurs qui sont avec lui. Que la paix soit avec vous. Je loue Allah avec lequel il n'y pas d'autre divinité. Louange à Allah qui a accompli Sa promesse, aidé Son serviteur, fait triompher son allié, avili Ses ennemis et vaincu les coalisés Seul ! Le triomphe des musulmans est une promesse de sa part à laquelle Il ne manquera pas, et une parole en laquelle il n'y a pas de doute. Il a imposé le jihad aux croyants. Cherchez donc à obtenir la promesse qu'Allah vous a faite et obéissez-Lui en ce qu'Il vous a imposé même si la difficulté est immense, les pertes sont grandes et la distance est pénible, et même si vous perdez dans cette cause vos biens et vos vies, car cela est négligeable comparé à l'immense récompense paradisiaque éternelle d'Allah (surtout en tant que rang de martyr). Combattez (encore) et qu'Allah vous fasse miséricorde ! »

Moussa Ibn Ooqba rapporte : Abou Bakr Asçiddiq a dit dans un discours :
« Louange à Allah le Seigneur des mondes. Je Le loue et j'invoque Son aide. Nous Lui demandons l'honneur après la mort, car mon délai s'est approché ainsi que Le vôtre. Et j'atteste qu'Il n'y a de divinité qu'Allah Seul sans associé et que Mouhamed est Son serviteur et Messager. Il l'a envoyé avec la vérité, annonciateur de bonne nouvelle, avertisseur et flambeau illuminant pour avertir les vivants et pour que les mécréants méritent le châtiment. Quiconque obéit à Allah et à son Messager est bien guidé, et quiconque leur désobéit s'est égaré d'un égarement évident. Je vous recommande la piété d'Allah et de tenir à l'ordre d'Allah qu'Il vous a établi et par lequel Il vous a guidés. Car le résumé du bon enseignement de l'islam après la parole de la pureté est d'écouter et d'obéir à ceux qu'Allah a chargés de vos affaires (parents, responsables politiques, patrons). Quiconque obéit au gouverneur (responsable) quand il lui ordonne le bien et qu'i1 lui interdit le mal a gagné et s'est acquitté du devoir qui lui incombe. Gardez-vous de suivre les passions. A gagné celui qui est protégé des passions, de la cupidité et de la colère. Gardez-vous de l'arrogance car il n'a pas à être prétentieux celui qui est créé de terre, qui va y retourner et qui sera mangé par les vers. Il est aujourd'hui vivant et demain mort. Travaillez un jour pour un autre et une heure pour l'autre (Jugement Dernier). Préservez-vous contre la supplication de l'opprimé. Considérez-vous parmi les morts. Patientez car toutes les œuvres vont avec la patience. Soyez méfiants car la méfiance est utile. Œuvrez car l'action est acceptée. Méfiez-vous du châtiment d'Allah dont Il vous a dit de vous méfier. Dépêchez-vous pour la miséricorde d'Allah qu'Il vous a promise. Apprenez, et vous comprendrez. Protégez-vous, et vous serez protégés. Car Allah Elevé vous a expliqué ce qui a détruit les gens avant vous (débauche, corruption), et par quoi ont été sauvés ceux d'entre eux qui ont été sauvés (piété, honnêteté). Il vous a expliqué dans son Livre le licite et l'illicite, les actions qu'Il aime et celles qu'Il déteste. Je vous conseille de mon mieux ainsi que (pour) moi-même. A Allah nous demandons l'aide et il n'y a de force ni de puissance qu'en Allah. Sachez que quand vous faites des œuvres sincèrement pour Allah, vous obéissez à votre Seigneur, vous constituez votre avoir et vous serez enviés. Les œuvres volontaires que vous faites en plus, considérez-les comme des actions vertueuses pour votre futur. Vous profiterez de votre passé et vous en serez pleinement récompensés au moment de votre pauvreté et de votre besoin (dont du Jugement Dernier). Serviteurs d'Allah ! Réfléchissez à vos frères et vos amis qui sont passés. Ils ont retrouvé ce qu'ils ont œuvré et restent avec. Ils sont dans la vie de souffrance ou de bonheur après la mort. Allah n'a pas d'associé et n'a pas de lien avec une de Ses créatures par lequel Il lui donne un bien. Il ne détourne de personne le mal que par notre obéissance à Lui et notre application de Son ordre. Il n'y a pas de bien en un bien après lequel sera le Feu, et il n'y a pas de mal en un mal après lequel sera le Paradis. Je dis ces paroles et je demande à Allah pardon pour moi et pour vous. Et priez sur votre Prophète (SBDSL) et que le salut soit sur lui ainsi que la miséricorde d'Allah et ses bénédictions. »

Aws rapporte : Abou Bakr Asçiddiq a rappelé au cours d'un discours des paroles prophétiques. La première année, le Messager d'Allah (SBDSL) s'est levé parmi nous à la place où je suis et dit :
« Demandez à Allah d'être sains et saufs (dans la religion et la vie), car après la certitude (foi en l'existence de l'unicité divine), personne n'a rien reçu de meilleur que la santé. Soyez véridiques, car la vérité est avec les bonnes œuvres et les deux sont au Paradis. Gardez-vous du mensonge, car il est avec la débauche et les deux sont au Feu. Ne vous jalousez pas. Ne vous détestez pas. Ne rompez pas vos liens. Ne vous donnez pas le dos (ne vous divisez pas). Serviteurs d'Allah ! Soyez des frères comme Allah vous l'a ordonné. »

Muhammad Ibn Sirin rapporte : Une fois, Abou Bakr se trouva face à une affaire dont il ne trouva pas un modèle dans le Livre d'Allah Elevé, ni une indication dans la Sunna. Il dit : « Je vais m'efforcer de donner mon avis (jugement sur l'estimation personnelle, seulement quand c'est important et incontournable) ; si c'est juste, c'est d'Allah, et si c'est faux, c'est de moi-même et je demande pardon à Allah. »
Commentaire : Ce récit montre que parfois la justice ne peut être rendue très clairement (en attendant le Jugement Dernier de Dieu), et donc chacun doit s'en tenir respectueusement au jugement pour éviter la division.
Ainsi cela prouve que c'est bien l'union vertueuse qui doit être parmi ce qui est le plus recherché sur terre :
Ibn Ab Al Barr rapporte : Ibn Massoud (SDP) a dit : « Quiconque donne une opinion juridique (fatwa) aux gens pour tout ce qu'ils lui demandent est fou ! » Ibn Abbas aussi a dit la même chose.
Ibn Ab Al Barr rapporte : Houdayfa (SDP) a dit : « Celui qui énonce des opinions juridiques entre dans une de ces trois catégories : un homme connaissant l'abrogé et l'abrogeant dans le Coran, un responsable (dont politique ou professionnel, émir) qui ne peut s'y soustraire, et un idiot qui se mêle de ce qui ne le regarde pas. »

Selim Ibn Abdallah Ibn Omar (SDP) rapporte : Au moment de sa mort, Abou Bakr (SDP) fit ce testament :
« Au nom d'Allah Tout Miséricordieux Très miséricordieux. Voici le testament d'Abou Bakr Asçiddiq dans les derniers moments de sa vie avant d'en sortir et dans ses premiers moments de l'au-delà avant d'y entrer. C'est en ce moment que le mécréant devient croyant, que le pécheur devient pieux et que le renégat croit. Je désigne comme successeur après moi Omar Ibn Alkhattab. S'il se comporte avec justice, ce sera ce que je pensais de lui. Si il outre passe la vérité et change de comportement : je n'ai voulu que le bien et je ne connais pas les choses cachées. » Puis Abou Bakr envoya appeler Omar et lui dit : « Omar ! Certains te détesteront et certains t'aimeront, et depuis toujours des hommes ont détesté le bien et ont aimé le mal. » Omar déclara: « Alors je n'en veux pas (du califat). »

Abou Bakr reprit : « Mais il a besoin de toi. Tu as vu le Messager d'Allah (SBDSL), et tu lui as tenu compagnie. Tu as vu comment il se privait pour nous à tel point que nous offrions à sa famille le restant de ce qu'i1 nous donnait. Ensuite tu m'as vu et tu m'as tenu compagnie, et je n'ai fait que suivre le chemin tracé avant moi. Par Allah ! Je n'ai jamais parlé dans mon sommeil, je n'ai jamais eu d'illusion en étant éveillé et je suis sur une route dont je n'ai jamais dévié. Sache, Omar, qu'Allah a un droit dans la nuit qu'il n'accepte pas le jour et un droit le jour qu'il n'accepte pas la nuit (règles religieuses diverses sur l'ensemble du temps). Des hommes auront les balances lourdes de bien le Jour de la Résurrection pour la raison qu'ils ont suivi la vérité, et toute balance qui ne contient que la vérité sera certainement lourde. Ceux qui auront les balances légères le Jour de la Résurrection ce sera parce qu'ils ont suivi le faux, et une balance ne contenant que du faux sera certainement légère. La première chose contre laquelle je t'avertis est ta propre personne. Ensuite je t'avertis contre les gens car leurs ambitions se sont développées et leurs passions se sont enflées. Les épreuves viendront et les gens deviendront perplexes, alors prends garde à ne pas en être la cause. Le peuple ne cessera de te craindre tant que tu craindras Allah. Voici mon conseil et je te salue. »

Moujehid rapporte : Au moment de sa mort, Abou Bakr appela Omar (SDP) et le conseilla :
« Omar, sois pieux envers Allah, et sache que dans la journée Allah exige des œuvres qu'Il n'accepte pas la nuit, que dans la nuit Allah exige des œuvres qu'Il n'accepte pas le jour, et qu'Allah n'accepte pas d'acte non obligatoire (nafila) jusqu'à ce que l'obligation soit accomplie. Ceux qui auront les balances lourdes le Jour de la Résurrection, ce sera parce qu'ils ont suivi la vérité et supporté les difficultés pour elle, surtout que la balance dans laquelle sera posée la vérité demain (au Jugement Dernier) sera logiquement lourde (puisque pesant la valeur des choses). Ceux qui auront les balances légères le Jour de la Résurrection, ce sera parce qu'ils ont suivi le faux dans ce monde et suivi la facilité (insouciance, débauche), surtout que la balance dans laquelle sera posée le faux demain (au Jugement Dernier) sera logiquement légère (puisque pesant la valeur des choses). Quand Allah Elevé évoque les habitants du Paradis, Il les évoque par leurs meilleures actions et ne tient pas compte des mauvaises. En pensant à eux, je me dis : je crains de ne pas les rejoindre. Quand Allah Elevé évoque les gens du Feu, Il les évoque par leurs pires actions et rejette leurs bonnes œuvres. En pensant à eux, je me dis : je crains d'être avec ceux-là. Puis Allah a évoqué le verset de la miséricorde et le verset du châtiment pour que la personne vive dans la crainte et l'espérance, qu'elle ne se fasse pas des illusions au sujet d'Allah, qu'elle ne désespère pas de sa miséricorde et qu'elle ne se jette pas à la perte. Si tu suis mon conseil, aucun absent ne te sera préférable à la mort, et elle viendra assurément. Mais si tu négliges mon conseil, aucun absent ne te sera plus détestable que la mort, et tu n'y échapperas pas. »

Ibn Saad rapporte : Abou Bakr (SDP) décida d'envoyer les armées au Chem. Le premier chef d'armée qu'il envoya fut Aamr Ibn Alaay, (SDP). Abou Bakr lui ordonna de passer par Elath (à l'extrême sud de Palestine) et d'aller vers la Palestine. En partant de Médine, l'armée de Aamr comptait trois milles soldats, dont de nombreux mouhajirins et ançars. Abou Bakr Assiddiq sortit en marchant à côté de la monture de Aamr en lui conseillant :
« Aamr, sois pieux envers Allah intérieurement et extérieurement, et aie honte devant Lui (quand tu penses à faire un péché pour l'éviter) car Il voit tes intentions et tes œuvres. Tu vois que je t'ai placé au commandement de personnes qui sont plus anciennes que toi dans l'islam et qui ont fait plus de bien que toi pour l'islam et les musulmans. Sois donc des travailleurs de l'au-delà et recherche par tes œuvres le visage d'Allah. Sois un père pour les musulmans avec toi. Ne découvre pas les secrets des gens et contente-toi de leurs apparences. Sois déterminé dans tes affaires. Sois sincère dans ton combat au moment de la confrontation et ne sois pas lâche. Interdis le vol du butin et punis ceux qui le font. Sois bref quand tu conseilles tes compagnons et corrige-toi pour que tes soldats soient droits. »

Alqassim Ibn Mouhammed rapporte : Abou Bakr (SDP) envoya Aamr et Alwalid Ibn Ooqba (SDP) pour rassembler les aumônes (zakat) de Qoudhaâa. Abou Bakr les accompagna au moment de leur départ puis leur écrivit une même lettre au milieu de leur mission et les conseilla :
« Soyez pieux envers Allah intérieurement et extérieurement, car (S65v2/3) « Quiconque est pieux envers Allah, il lui donnera une issue favorable et lui accordera ses dons par des. moyens sur lesquels il ne comptait pas », (S65v5) « Et quiconque est pieux envers Allah, il lui efface ses fautes et lui accorde une grosse récompense ». La piété d'Allah est le meilleur conseil que les serviteurs d'Allah peuvent se donner. Vous êtes dans une des voie d'Allah où il ne vous est pas autorisé de feindre la complaisance avec les ennemis. Vous ne devez pas non plus être négligeants ni oublier les choses nécessaires à votre religion et au bon déroulement de votre mission. Pour cela, ne faiblissez pas et ne vous découragez pas.

Alhasan rapporte : En plus de deux ans, le calife Abou Bakr dépensa quatre-vingt milles dirhams du trésor publics pour lui en tant qu'allocation. Au moment de sa mort, il dit : « J'avais dit à Omar que je craignais qu'il ne me soit pas licite de dépenser quoi que ce soit de cet argent, mais il m'a forcé la main. Quand je mourrai, prenez quatre-vingt milles dirhams de mon argent et rendez-les au trésor public. » Quand on les amena à Omar, il dit : « Qu'Allah accorde Sa miséricorde à Abou Bakr ! II a vraiment épuisé ses successeurs (car il voulait absolument suivre son modèle et savait que ce serait presque impossible). »

Oorwa (SDP) rapporte : Quand Abou Bakr devint calife, il jeta tout dirham et dinar qu'il possédait dans le trésor public des musulmans et dit : « Je commerçais avec cet argent et je gagnais ma vie avec. Maintenant que je suis devenu calife, leurs affaires (des musulmans) ne me laissent plus de temps pour commercer et gagner ma vie. » (Puis on lui fixa un salaire moyen voire une allocation similaire à ce qu'il dépensait pour sa famille avant de devenir calife.)

Salmène (SDP) raconte : « Je me suis rendu chez Abou Bakr (SDP) et j'ai dit : « Fais-moi une recommandation. » Il dit : « Salmène ! Sois pieux envers Allah ! Et sache qu'il y aura des victoires, alors prends garde ! Il ne faudra pas que ton profit de ces victoires soit ce que tu as mis dans ton ventre et sur ton dos (tu ne devras pas changer ta modestie alimentaire et vestimentaire mais propager la piété et faire des bonnes œuvres avec les richesses gagnées). Et sache que celui qui acquitte les cinq prières se lève et se couche sous la protection d'Allah. Ne tue donc personne du peuple d'Allah, car tu défieras la protection d'Allah, et Allah te retournera sur ton visage dans le Feu. »

Alhasan rapporte : Salmane Alfarisi (SDP) se rendit chez Abou Bakr Asçiddiq (SDP) dans sa maladie de mort, et dit : « Conseille-moi, ô calife du Messager d'Allah ! » Il dit : « Allah vous accordera ce bas monde. Vous ne devrez en prendre que la nécessité. »

Abderrahmane Ibn Aawf (SDP) raconte : « Je suis entré chez Abou Bakr (SDP) dans sa maladie de mort. Je l'ai salué et il dit : « Je vois ce bas monde arriver. Quand il viendra, et il arrive, vous prendrez des voiles de soie et des coussins de satin, vous gémirez de dormir sur des couchettes de laine d'Adhribidjan comme si vous dormiez sur des épines de chardon. Par Allah ! Qu'on vous prenne et qu'on vous tranche la tête sans que vous ayez commis de péché est meilleur pour vous que de baigner dans les flots de ce bas monde ! »

Abou Safar rapporte : Des gens entrèrent visiter Abou Bakr (SDP) durant sa maladie. Ils dirent : « Ô calife du Messager d'Allah ! Laisse-nous t'appeler un médecin pour t'ausculter. Il m'a déjà ausculté, dit-il. -Et que t'a-t-il dit ? -Il a dit : Je fais certainement ce que Je veux ! » (Abou Bakr parle en fait d'Allah).

Hayya Bint Abou Hayya raconte : Un homme demanda à Abou bakr : « Jusqu'à quand les musulmans seront-ils aussi fraternels qu'à notre époque ? -Tant que les imams (« meneurs » dans ce sens) seront droits. -Et que sont les imams ? -Ne vois-tu pas qu'un chef de quartier est suivi par les gens qu'ils lui obéissent ? Les gens seront ainsi tant que ceux-là seront droits. »
Aïcha (SDP) raconte aussi : Une fois, j'ai mis une nouvelle robe et je me suis mise à la regarder en étant ravie. Mon père Abou Bakr me dit : « Que regardes-tu ? Allah ne te regarde pas en ce moment ! -Pourquoi donc ? -Ne sais-tu pas que quand le serviteur devient vaniteux par la parure de ce bas monde, son Seigneur le déteste jusqu'à ce qu'il quitte cette parure ? » J'ai alors enlevé la robe et je l'ai donnée en aumône (mais ce n'est pas interdit de porter de beaux habits pieusement). Abou Bakr dit : « Espérons que cela expiera ta faute. »
Commentaire : Moussa Ibn Talha rapporte: Pour la prière du vendredi, Le calife Othmane s'appuyait sur un bâton. Il était l'homme le plus beau et portait deux habits jaunes : un izar et un manteau. Il allait ainsi au minbar et s'asseyait dessus.

Conseils et vertus du calife Omar :

Ibn Jerir rapporte : La calife Omar (SDP) envoya appeler Saad (SDP) pour le désigner commandant en chef de la guerre en Irak (contre les Perses). Puis Omar le conseilla :
« Saad, honneur des Benou Wahb ! Ne te fais pas des illusions au sujet d'Allah parce qu'on dit que tu es l'oncle maternel du Messager d'Allah (SBDSL) et son compagnon. Allah Puissant et Glorieux n'efface pas le mal par le mal, mais il efface le mal par le bien. Allah n'a de lien avec personne que par notre obéissance à Lui. Aux yeux d'Allah, les hommes sont tous égaux, le noble (riche, notable) comme le modeste. Allah est leur Seigneur et ils sont Ses serviteurs. Ils se dépassent en étant loin des péchés et obtiennent ce qu'Il détient avec l'obéissance. Regarde ce qu'a fait le Prophète (SBDSL) depuis son envoi jusqu'à son départ et tiens à ses œuvres car c'est la bonne voie. Voici mon conseil pour toi, et si tu le laisses et que tu t'en détournes, tes œuvres seront perdues et tu seras des perdants. »
Au moment de son départ, Omar l'appela encore et lui dit :
« Je t'ai confié une responsabilité pour la guerre d'Irak alors retiens mon conseil. Tu vas te présenter devant une affaire difficile et rebutante, et seule la vérité te permettra de réussir. Pour cela, habitue tes compagnons et toi-même au bien, et commence toute entreprise par une bonne œuvre. Sache que toute habitude a une base et la base du bien est la patience. Patiente, et patiente donc même dans tout malheur et tout ce qui survient, tu obtiendras ainsi la crainte d'Allah. La crainte d'Allah intervient dans deux choses : pour Lui obéir et pour éviter Ses interdits. Ceux qui ont obéi à Allah ont pu le faire en détestant ce bas monde et en aimant l'au-delà, et ceux qui lui ont désobéi l'ont fait parce qu'ils aimaient ce monde et détestaient l'au-delà. Il y a des vérités qu'Allah crée dans les cœurs, certaines sont secrètes et d'autres sont apparentes. Parmi les apparentes, il y a la personne qui considère comme égaux face à la vérité celui qui la flatte et celui qui la critique. Les qualités secrètes du cœur se reconnaissent par l'apparition de la sagesse dans le cœur et sur la langue, et par l'amour que les gens portent à cette personne. Ne néglige pas d'essayer d'être aimé par les hommes car les Prophètes ont demandé d'être aimés des gens. Quand Allah aime une personne, il l'a fait aimée par les autres, et quand il la déteste, il la rend exécrable aux yeux des gens. Tu sauras ta valeur auprès d'Allah Elevé en voyant ta valeur auprès des hommes qui participent dans ton effort. »

Chaabi rapporte : Quand il devint calife, Omar Ibn Alkhattab monta sur le minbar et dit : « Allah ne doit pas voir que je me considère digne de la place d'Abou Bakr ! » et il descendit d'une marche par rapport à Abou Bakr (qui descendit déjà d'une marche par rapport au Prophète Mohamed). Il loua Allah et Le félicita puis dit : « Lisez le Coran, il sera votre emblème. Pratiquez-le, vous serez de ses partisans. Pesez-vous (vos propres actions) avant d'être pesés. Demandez-vous des comptes avant qu'on vous en demande, car vos comptes en seront plus aisés lors du Jugement Dernier. Embellissez-vous (ennoblissez-vous) pour la grande exposition, le jour ou vous serez exposés devant Allah sans que rien de vous ne soit caché. Personne n'a assez de valeur pour être obéi dans la désobéissance d'Allah. Attention ! Je me mets dans l'argent d'Allah (trésor public puisque pris professionnellement par sa nouvelle fonction) comme le tuteur de l'orphelin : si je n'ai pas besoin, je m'en garde, et si j'ai besoin, j'use raisonnablement. »

Albehili rapporte : Omar se leva parmi les gens et prononça un discours à son arrivée au Chem à Jébiya dans au cours duquel il dit :
« Apprenez le Coran, il sera votre emblème. Pratiquez-le, vous serez de ses partisans, car le droit d'aucune personne n'atteint le point qu'elle mérite d'être obéie en désobéissant à Allah. Sachez que dire la vérité et rappeler à l'ordre (moralement) quelqu'un de grand (en position, en responsabilité) ne rapproche pas le délai (mort) et n'éloigne pas de la subsistance qu'Allah donne, alors faites le quand c'est nécessaire. Sachez qu'entre la personne et sa subsistance il y a un voile. Si elle patiente, sa subsistance viendra. Et si elle se lance (agit avidement ou cupidement), elle détruira le voile et n'obtiendra pas plus que sa subsistance. Elevez les chevaux, tirez à l'arc, portez des chaussures, utilisez le siwak (bâtonnet servant de brosse à dents), soyez comme Maâd (Ibn Aadnene, l'ancêtre des Arabes, qui avait une vie très rude). Gardez-vous des mœurs des non arabes, ne fréquentez pas les tyrans, ne laissez pas élever une croix parmi vous, ne vous asseyez pas à une table où du vin est bu, n'entrez pas au bain maure sans izar (tissu qu'on enroule autour de la taille) et ne laissez pas vos femmes entrez aux bains maures, car cela n'est pas permis. Après votre arrivée chez les non arabes, gardez-vous d'établir des pactes avec ceux qui vous retiendront dans leur terre, car vous allez bientôt retourner à votre pays. Gardez-vous de l'avilissement, ne le mettez pas à vos cous. Prenez les biens des arabes : le bétail ; emmenez-le partout où vous allez. Sachez que les boissons se font de trois choses : des raisins secs, du miel et des dattes. Quand elles sont fermentées, c'est du vin illicite. Sachez qu'Allah ne purifie pas trois sortes de gens, Il ne les regarde pas, Il ne les rapproche pas le Jour de la Résurrection et ils ont un châtiment douloureux : un homme qui a prêté serment à un imam et par lequel il désire ce bas monde : s'il l'obtient, il s'acquitte de son engagement, sinon il ne le tient pas ; un homme qui est sorti avec sa marchandise après le aasr et qui a juré par Allah qu'on lui a proposé tant et tant, et elle a été achetée à cause de sa parole (dans un hadith, le troisième est un homme possédant un excédent d'eau dans un désert ou une route et qui le refuse aux voyageurs). Insulter le musulman est une débauche et le combattre est une mécréance. Il n'est pas permis d'éviter ton frère plus de trois jours (à cause d'une dispute). Quiconque se rend chez un sorcier, un devin ou un voyant et croit en ce qu'il dit a certes renié ce qui a été descendu sur Mouhamed (et a donc associé). »

Moussa Ibn Ooqba rapporte : Omar Ibn Alkhattab a dit le jour de Jébiya :
« Je vous recommande la piété envers Allah qui reste alors que le reste périt, et dont les alliés sont honorés grâce à leur obéissance et dont les ennemis sont égarés par leur désobéissance. Quelqu'un qui périt n'est pas excusé pour avoir commis un acte d'égarement en croyant que c'est un bien, ou pour avoir laissé une vérité en la prenant pour un égarement. La chose à laquelle le gouverneur doit le plus veiller concernant son peuple est leur devoir envers Allah dans les préceptes de leur religion à laquelle Allah les a guidés. Notre devoir est uniquement de vous ordonner d'obéir à Allah comme Il vous l'a ordonné, de vous défendre de Lui désobéir comme Il vous en a défendus, et d'établir l'ordre (règles sociales religieuses) d'Allah Puissant et Glorieux parmi vous, sur les gens proches et éloignés sans se soucier sur qui s'applique la vérité (quels que soient le rang social). Arrangez votre for intérieur (cœur, conscience), et votre apparence deviendra bonne. Œuvrez pour l'au-delà, car vos affaires de ce monde (subsistances) seront (divinement) réglées pour vous (destin). Sachez qu'un homme qui ne prend pas Adam comme premier père a déjà un pied dans la tombe (synonyme de vie mécréante et donc de néant moral pendant la vie puisque croyant au néant après la mort). Et sachez qu'Allah n'a aucune préférence pour quiconque (à part par rapport au niveau de piété). Celui qui veut prendre la route vers le Paradis, qu'il tienne au groupe musulman, car Satan est avec la personne seule, et il est déjà plus éloigné de deux. Que personne ne s'isole avec une femme (sans être marié à elle), car Satan est leur troisième (en pouvant suggérer des mauvaises pensées et des actes irréligieux). Quiconque se réjouit de sa bonne action et s'attriste de sa mauvaise action est croyant. La prière a une heure qu'Allah a exigée ; elle ne vaut qu'à cette heure. L'heure de la prière de l'aube est quand la personne se distingue de la nuit et à cette heure la nourriture et la boisson sont interdites au jeûneur. Donnez-lui une bonne part de Coran (à cette heure). Je sais que des gens nourrissent des espoirs dans leur religion. Ils disent : « Nous prions avec les prieurs, nous combattons avec les combattants, et nous nous considérons émigrants. » Alors que tout cela est aussi fait par des gens qui ne l'assument pas vraiment. La foi n'est pas les doux espoirs. Des hommes disent : « J'ai émigré (vers l'islam) alors qu'il n'a pas émigré, car les émigrants sont ceux qui ont émigré les péchés. » Certains disent : « Nous avons lutté », alors que le jihad dans la voie d'Allah est le combat des ennemis et surtout l'éloignement des interdits. Il se peut que des gens combattent et même combattent bien dont en évitant les péchés mais sans vouloir la récompense d'Allah par un manque de Son évocation. Or être tué dans le combat est une des façons de mourir et chacun aura ce pour quoi il a combattu (vécu). Il y a l'homme qui combat pour sa nature courageuse comme il sauve ceux qu'il connaît et ceux qu'il ne connaît pas. Et il y a l'homme lâche qui abandonne son père et sa mère. C'est comme un chien qui aboie sans raison au lieu de le faire pour défendre ses maîtres. Sachez que le jeûne est sacré, il faut y éviter l'atteinte des (dispute entre) musulmans, tout comme le jeûne prive la personne de son désir en nourriture, en boisson et en femmes. Cela est le jeûne parfait. Acquittez de bon cœur la zakat qu'a imposée le Messager d'Allah (SBDSL), sans la considérer comme un service rendu (mais comme un noble ordre religieux logique). Comprenez ce qu'on vous conseille car le dépossédé est celui qui a perdu sa religion, l'heureux est celui qui a tiré la leçon des autres et le malheureux est celui destiné au malheur dans le ventre de sa mère (dont parce qu'il n'aura pas réfléchi ou été humble dans sa vie). Les pires choses sont les innovées, et peu d'efforts dans la tradition prophétique est donc mieux que de grands efforts dans l'innovation. Les gens ont une répulsion de leur souverain, alors je me réfugie auprès d'Allah d'en être atteint ou que vous soyez atteints de rancunes enracinées, de passions suivies, ou d'un bas monde nous affectant. J'ai eu une crainte que vous alliez vers les injustes, méfiez-vous donc de celui qui a reçu la richesse. Tenez à ce Coran : il est composé de lumière (guidant les âmes jusqu'à la bonne demeure éternelle) et de remède (apaisant les cœurs), et le reste n'est que peine (car la mort nous séparera même de tout ce qu'on aime). Je me suis acquitté de mon devoir concernant la responsabilité de vos affaires qu'Allah Puissant et Glorieux m'a confiée et je vous ai sermonnés pour vous conseiller. Nous avons ordonné de vous donner votre subsistance, nous vous avons préparé des soldats, nous avons organisé vos expéditions, nous avons affermi vos demeures, nous vous avons donné avec largesse de votre gain sans combat et de ce que avez obtenu en combattant avec vos sabres. Vous n'avez plus d'argument devant Allah, mais c'est Allah qui a l'argument contre vous. Quiconque sait une chose que nous devons faire qu'il nous en informe et nous la ferons par la volonté d'Allah, et il n'y a de force ni de puissance qu'en Allah. Je dis ces paroles et je demande à Allah le pardon pour moi et pour vous. »

Oôrwa rapporte : La calife Omar prononça un discours au cours duquel il dit : « Soyez pieux envers Allah dans votre for intérieur et votre apparence, dans votre intimité et votre honneur (dont évidemment en public). Acquittez le droit que vous devez et ne vous obligez pas à venir vous faire juger par moi car je n'ai aucune préférence pour quiconque. J'aime le pieux parmi vous et vos critiques me sont précieuses. »

Ibn Jerir rapporte : Omar (SDP) prononça un discours au cours duquel il dit après avoir loué et félicité Allah et prié sur le Prophète (SBDSL) :
« Musulmans ! Il y a de l'ambition qui est de la pauvreté et il y a du désespoir qui est une richesse. Vous amassez ce que vous ne mangez pas (mauvaise ambition ou avides obtentions) et vous espérez ce que vous n'atteindrez pas (modestie apportée par le désespoir) alors que vous n'avez qu'un sursis (jusqu'à la mort, donc) dans une maison d'illusions. Du temps du Messager d'Allah (SBDSL) vous étiez jugés par la révélation ; quiconque cachait une chose rendait compte pour son intérieur (intention), et quiconque montrait une chose rendait compte pour son apparence (intention). Montrez-nous donc vos meilleurs comportements et c'est Allah qui connaît les secrets. Quiconque nous montre un mal et prétend que son for intérieur est bon, nous ne le croirons pas, et quiconque nous montre une bonne apparence, nous penserons du bien de lui. Sachez qu'une certaine avarice est une branche de l'hypocrisie : (S64v16) « Et faites largesses. Ce sera un bien pour vous. Et quiconque a été protégé contre sa propre avidité ceux-là sont ceux qui réussissent. » Musulmans ! Ayez une bonne conduite, arrangez vos affaires et soyez pieux envers Allah votre Seigneur. N'habillez pas vos femmes de tuniques coptes (tuniques fines d'Egypte), car même si elles ne sont pas transparentes, elles sont moulantes. Musulmans ! (De la vie) Je voudrais bien m'en sortir acquitté, ni gagnant (au Paradis) ni perdant (en Enfer). Et j'espère, si je vis parmi vous peu ou longtemps, appliquer la vérité (justice, équité) parmi vous si Allah veut, et qu'il ne reste aucun musulman, même dans sa maison, qui n'est pas reçu son droit et sa part de l'argent d'Allah (trésor public du califat) sans se déplacer et sans se fatiguer un seul jour. Que votre richesse qu'Allah vous a donnée soit licite ; un peu avec douceur (ou honnêteté est meilleur que beaucoup avec brutalité ou corruption). Etre tué est une des façons de mourir qui peut atteindre le pieux comme le débauché, mais le martyr est celui qui présente son âme (qui aura vécu) pour Allah. »

Oorwa rapporte : Le calife Omar prononça un discours et dit :
« Musulmans ! Allah, Le parfait et Le loué, il est de votre devoir de Le remercier. Il s'est pris des arguments contre vous en vous donnant l'honneur de l'au-delà et de ce monde sans que vous Le lui ayez demandé et sans que vous l'ayez désiré. Allah Béni et Elevé vous a créés alors que vous n'étiez rien pour Lui (et Il n'a donc pas besoin de votre adoration même si Il vous la demande pour vous ennoblir). Il était capable de faire de vous la création la plus vile à ses yeux, mais il vous a soumis la plupart de Ses créatures (sauf les Prophètes) et ne vous a pas faits pour une chose autre que Lui (dans une relation partagée, par l'adoration ennoblissante et vu son voisinage au Paradis). (S31v20) « Il vous a assujetti ce qui est dans les deux et sur la terre. Et Il vous a comblés de Ses bienfaits apparents et cachés. » Il vous a portés sur terre et sur mer, et vous a accordé Ses bienfaits pour que vous soyez reconnaissants. Puis Il vous a donné l'ouïe et la vue. Parmi les bienfaits qu'Allah vous a donnés, Il a en donné certains à tous les fils d'Adam, et d'autres qu'il a donné uniquement aux adeptes de votre religion. Et ces bienfaits, communs et spéciaux, sont dans votre pays, dans votre époque et dans votre classe. Si n'importe lequel de ces bienfaits dont jouit un seul homme était partagé entre tous les gens, ils auraient eu le devoir d'être reconnaissants, et ils auraient été épuisés par son remerciement sauf par l'aide d'Allah et la foi en Allah et son Messager. Vous avez hérité de la terre et vous dominez ses habitants. Allah a donné la victoire à votre religion, et il ne reste plus que deux nations n'adhérant pas à votre religion : une nation asservie à l'islam et ses adeptes, elle lui paye l'impôt, les musulmans jouissent du meilleur de ses biens, de son travail et de la sueur de son front, à elle le labeur et à vous les fruits ; et une nation qui attend les victoires d'Allah et ses durs châtiments chaque jour et chaque nuit. Allah a empli leurs cœurs de frayeur et ils n'ont aucun lieu où se refugier et nulle part où fuir et se protéger. Les soldats d'Allah Puissant et Glorieux les ont submergés et sont arrivés sur leur terrain avec une armée nombreuse, une richesse abondante, des détachements successifs et le contrôle des points stratégiques par la permission d'Allah, sans compter le très bon état général que cette communauté n'a jamais connu depuis que l'islam existe. C'est à Allah que revient la louange. De plus, il y eut les grandes victoires dans tous les pays et il y aura pour les pieux le Paradis éternel promis. Face à de tels bienfaits, le remerciement des reconnaissants, l'évocation des évocateurs et l'effort des combattants ne sont pas comparables. En effet le remerciement pour ces bienfaits divins innombrables et inestimables n'est possible que par l'aide d'Allah, Sa miséricorde et Sa douceur ! Nous demandons donc à Allah avec lequel il n'y a point d'autre divinité, qui nous a éprouvés par tous ces bienfaits, de nous accorder la pratique de Lui obéir et l'empressement vers Sa satisfaction. Serviteurs d'Allah, évoquez seuls, à deux ou dans une assemblée les dons (bienfaits) d'Allah. Et même si vous étiez opprimés et privés du bien de ce monde, mais que vous teniez à la vérité, que vous y croyiez, que vous y trouviez le repos avec la connaissance d'Allah et de Sa religion, et que vous en espériez le bien après la mort, ça serait déjà grand. Or avant l'islam, vous étiez les gens qui avaient la vie la plus rude, et ceux qui ignoraient Allah le plus gravement. Par conséquent si le secours par lequel Allah qui vous a sauvés ne concernait pas votre vie présente et vous donnait uniquement la confiance en la réussite dans l'au-delà où seront la Résurrection et le Jugement Dernier, sans rien changer à votre vie pénible, vous devez quand même tenir jalousement à Allah et Le mettre au-dessus de tout. Or il vous a donné ensemble le bienfait de ce monde et l'honneur de l'au-delà. Ceux parmi vous qui veulent obtenir ces deux biens, rappelez vous qu'Allah s'interpose entre vous et vos coeurs, connaissez le droit d'Allah, agissez en conséquence, obligez-vous à Lui obéir, associez à la joie des bienfaits la crainte de leur disparition et la peur de leur changement car il n'y a rien qui enlève les bienfaits comme le fait de les renier alors que le remerciement est une sécurité contre le retournement des biens, une prolifération des bienfaits et un droit à l'augmentation. Ces ordres et ces interdits que je vous ai donnés sont mon devoir vis-a-vis d'Allah. »

Abou Hourayra (SDP) rapporte : Omar Ibn Al Khattab (SDP) dit dans son discours : « Il a gagné celui d'entre vous qui est protégé contre la passion, la colère et la cupidité, et auquel Allah a permis d'être véridique dans ses paroles, car cela le mène au bien. Quiconque ment plonge dans les péchés, et quiconque plonge dans les péchés périt. Gardez-vous de la débauche ! Comment un homme qui a été créé de Terre et qui retournera à la terre peut-il se laisser aller à la débauche (car avec la piété il s'élève de la terre vers le ciel tel un noble arbre fruitier alors qu'avec la débauche il ne vaut pas mieux que rester au sol pour qu'on lui marche dessus et il lui est donc préférable d'être dans une tombe puisque c'est un endroit où la débauche n'existe pas et sur lequel on ne marche pas) ? Tout homme est vivant aujourd'hui et mort demain. Œuvrez un jour pour l'autre (dont par rapport à la subsistance du lendemain et le Jour du Jugement Dernier), évitez la supplication de l'opprimé et considérez-vous parmi les morts. »

Qabiça raconte : J'ai entendu Omar (SDP) dire sur le minbar : « Quiconque n'a pas de miséricorde n'en recevra pas. Quiconque ne pardonne pas ne sera pas pardonné. Quiconque ne se repent pas, le repentir ne lui sera pas facilité. Quiconque ne se protège pas contre la châtiment d'Allah n'en sera pas protégé. »

Oôrwa rapporte : Omar (SDP) dit dans un discours : « Vous savez que la cupidité est une pauvreté et que le désespoir est une richesse, car quand l'homme désespère d'une chose, il s'en passe. »

Maâdène Ibn Abou Talha Alyaamouri rapporte : Omar Ibn Alkhattab se leva sur le minbar un vendredi, loua Allah et Le félicita, puis prononça un discours au cours duquel il dit : « Je prends Allah à témoin que j'ai envoyés des gouverneurs aux provinces uniquement pour qu'ils  enseignent aux gens leur religion et la tradition de leur Prophète (SBDSL), et pour me renvoyer les affaires qu'ils ne savent pas élucider de ces régions. »

Abdelmelik Ibn Ooumayr rapporte : Omar (SDP) dit à Ootba Ibn Razwene en l'envoyant à Baçra :  « Ootba ! Je t'ai donné la responsabilité de la terre de l'Inde (ils appelaient Baçra la terre de l'Inde car elle était sur le golfe Perse qui était la voie de communication avec l'Inde). Elle est un des points forts de l'ennemi et j'espère qu'Allah gardera loin de toi tes ennemis des alentours et t'aidera à la conquérir. J'ai écrit à Alaala Ibn Alhadhrami de t'envoyer en renfort à Aarfaja Ibn Aarthama qui est un combattant redoutable et un connaisseur des ruses de la guerre. Quand il te rejoindra, consulte-le et garde-le près de toi. Invite les gens vers Allah : celui qui accepte ne lui demande pas plus, et celui qui refuse propose-lui de payer la dîme et d'être soumis à notre autorité. S'ils refusent cette seconde proposition, alors le sabre sans relâche. Sois pieux envers Allah pour ce dont tu es responsable. Ne laisse pas ta personne aller à un orgueil qui détruirait ta vie future. Tu as tenu compagnie au Messager d'Allah (SBDSL) et grâce à lui tu as trouvé l'honneur après l'abaissement et la force après la faiblesse. Tu es maintenant devenu un émir en détenant le pouvoir et un roi obéi. Tu dis, et tu es écouté et obéi. Quel grand bienfait à condition qu'il ne t'élève pas au-dessus de ta valeur et qu'il ne te rende pas orgueilleux vis-a-vis de tes subordonnés. Prends garde aux bienfaits comme tu te méfies des péchés. Pour moi, le bienfait est plus dangereux que le péché car il risque de t'emporter dans l'illusion et la tromperie puis tu chuteras dans l'Enfer ; qu'Allah te protège et moi-même de cela. Les gens se sont dépêchés vers Allah, mais quand la belle vie leur fut présentée, ils l'ont désirée. Recherche donc Allah et ne recherche pas cette vie, et préserve-toi de mourir comme un injuste.

Chiibi rapporte : Omar Ibn Alkhattab (SDP) écrivit à Alaala Ibn Alhadhrami (SDP) au Bahrein : « Si Allah Elevé veut que tu prennes le commandement, tu le prendras, et s'Il veut Ootba le gardera. La Création et la décision appartiennent à Allah le Seigneur des mondes. Sache que l'ordre d'Allah est protégé par lui-même. Regarde le but pour lequel tu as été créé, œuvre pour ce but et délaisse le reste. Ce monde est une durée déterminée et l'au-delà est pour l'éternité. Ne t'occupe donc pas à une chose dont le bien (matériel) périt en négligeant une autre dont le mal (ou le bien) persistera (dans l'au-delà). Fuis vers Allah pour échapper à Sa colère, car Allah donne à qui Il veut la vertu dans Son jugement et Sa science. Nous demandons à Allah de nous aider, nous et vous, pour Lui obéir et pour échapper son châtiments. »

Dhabba Ibn Mohçin rapporte : Omar Ibn Alkhattab (SDP) écrivit à Abou Moussa Alachâari (SDP) : « Les peuples fuiront leurs souverains, qu'Allah m'en préserve et t'en préserve. Etablis les punitions qu'Allah a décrétées, même une heure par jour (si c'est le cas). Quand deux affaires te demandent, une pour Allah et l'autre pour cette vie, alors sacrifie ta part pour Allah, car cette vie périt et l'au-delà restera. Effraie les pervers et disperse-les. Visite les malades des musulmans et assiste à leurs enterrements. Ouvre ta porte et traite leurs affaires toi-même, car tu es un d'entre eux mais Allah t'a donné le fardeau le plus lourd. J'ai appris que toi et ta famille avez pris des manières dans vos habits, votre nourriture et vos montures, dont les musulmans ne disposent pas. Prends garde, Abdallah, à ne pas être comme une bête herbivore qui est passée à côté d'une vallée fertile et qui a eu pour seul but de s'engraisser cependant que la graisse la tuera. Sache que quand le gouverneur dévie, tout le peuple dévie, et l'homme qui peinera le plus (aussi dans l'au-delà par la souffrance) sera celui qui aura causé la peine des peuples. »

Dhahhak rapporte : Omar Ibn Alkhattab (SDP) écrivit à Abou Moussa Alachfiari (SDP) : « La force dans le travail est de ne pas reculer à demain le travail d'aujourd'hui. Si vous faites cela, les tâches s'accumuleront, vous ne saurez que faire et vous en perdrez. Si vous avez le choix entre deux choses, une pour cette vie et l'autre pour l'au-delà, préférez celle qui se rapporte à l'au-delà, car ce monde périt et l'au-delà restera. Craignez Allah et apprenez le Livre d'Allah (Coran) car il est la source des sciences et le printemps des cœurs. »

Aslem rapporte : « Durant toute l'époque de la mort (période de grande pauvreté), Omar ne mangea chez aucun de ses fils ni de ses femmes. Il mangeait uniquement avec le peuple jusqu'à ce qu'Allah redonna l'aisance. »

Aslem raconte : Un soir, Omar Ibn Alkhattab (SDP) fit une tournée et trouva une maison dans laquelle une femme était entourée de ses enfants qui pleuraient. Elle avait posé une marmite remplie d'eau sur le feu. Omar s'approcha de la porte et demanda : « Servante d'Allah ! Pourquoi ces enfants pleurent-ils ? » Elle répondit : « Ils pleurent de faim. » Il demanda : « Et quelle est cette marmite sur le feu ? » Elle répondit : « J'y ai mis de l'eau et je leur fais croire qu'il y a de la nourriture pour les consoler jusqu'à ce qu'ils s'endorment. » Omar pleura, puis il partit au dépôt des aumônes. Il prit un grand sac et y mit de la farine, de la graisse, du beurre fondu, des dattes, des habits et des dirhams jusqu'à ce qu'il le remplit. Puis il ordonna : « Aslem ! Mets-le sur moi. » Je dis : « Chef des croyants ! Je le porterai pour toi ! » Il répliqua : « Que tu perdes ta mère, Aslem ! Je le porterai car je serai responsable d'eux dans l'au-delà. Il le porta et l'emmena à la maison de la femme. Il prit la marmite et y mit de la farine, de la graisse et des dattes. Il se mit à remuer la préparation de sa main et à souffler sous la marmite, si bien que je vis la fumée sortir à travers sa barbe. Quand le plat fut cuit, il prit la louche et se mit à les nourrir de sa main jusqu'à ce qu'ils furent rassasiés. Puis il sortit de la maison et se coucha près d'eux les jambes repliées, comme un lion. J'ai eu peur de lui parler et il resta ainsi jusqu'à ce que les enfants jouèrent et rirent. Puis il se leva et dit : « Aslem ! Sais-tu pourquoi je me suis couché près d'eux ? » Je répondis : «Non. » Il expliqua : « Je les ai vus pleurer alors je n'ai pas voulu les quitter jusqu'à les voir rire. Quand je les ai vu rire, je me suis apaisé. »  Omar Ibn Abdallah, le serviteur de Roffa, rapporte : La première fois qu'Abou Bakr partagea (butin ou zakat), Omar Ibn Alkhattab lui dit : « (Pour les honorer en rappelant leur exemplarité pieuse) Favorise les premiers mouhajirins (émigrants) et les ançars (accueillants). » Abou Bakr rétorqua : « Pour acheter d'eux leurs héroïsme ?! » et il partagea à égalité.

Aslem Abou Zeyd rapporte : Après que le calife Omar eut demandé aux compagnons cités ci-après ce qu'ils désiraient le plus et qu'ils lui répondirent chacun leur tour qu'ils voulaient avoir une maison remplie de dirhams, puis le suivant une maison remplie d'or, puis le dernier une maison remplie de pierres précieuses pour le dépenser dans la voie d'Allah, il déclara : « Pour ma part, je voudrais avoir cette maison pleine d'hommes comme Abou Ooubeyda Ibn Aljarrah, Mouaadh Ibn Jebel et Houdheyfa Ibn Alyemene (SDP) pour leur confier des responsabilités (administratives ou politiques) dans l'obéissance d'Allah. »

Malik Ibn Aws Ibn Alhadethene rapporte : Le coursier du roi des Byzantins vint chez le calife Omar Ibn Alkhattab (SDP). La femme de Omar emprunta un dinar, acheta du parfum, le mit dans des bouteilles et l'envoya avec le coursier pour la femme du roi des Byzantins. Quand cette dernière les reçut, elle les vida, les remplit de pierres précieuses et ordonna : « Emmène ceci à la femme de Omar Ibn Alkhattab. » Quand le coursier arriva chez elle, elle les vida sur un tapis. Omar Ibn Alkhattab entra et demanda : « Qu'est ceci ? » Elle lui raconta l'histoire. Omar prit les bijoux, il les vendit, donna un dinar à sa femme et plaça le reste dans le trésor public des musulmans.

Mouhammed Ibn Sirine rapporte : Un gendre de Omar Ibn Alkhattab (SDP) vint chez lui et lui demanda indirectement de lui donner du trésor public. Omar le blâma et dit : « Tu veux que je rencontre Allah en étant un roi traître ! » Puis il lui donna de son propre argent dix milles dirhams.

Par sa position, le calife Omar a refusé un cadeau d'un compagnon pour sa femme.

Aslem rapporte : Le calife Omar (SDP) a dit à Abou Ooubeyda qui refusait de se faire payer pour une importante aide alimentaire précédente : « Le Messager d'Allah, (SBDSL) nous a payés pour des missions dans lesquelles il nous avait envoyés. Nous avons répugné à être payés mais le Messager d'Allah insista. Prends-les donc, homme, et utilise-les pour ta religion et ta vie matérielle. » Abou Ooubeyda les accepta alors.
Commentaire : Dans ce genre de cas Omar SDP rajoutait souvent que le Messager d'Allah (SBDSL) a dit : « Celui qui reçoit une chose sans l'avoir demandée ni convoitée, c'est un bienfait d'Allah. Qu'il l'accepte et qu'il ne le refuse pas. » Il faut savoir que certaines fonctions administratives étaient rémunérées par le trésor public et que ces personnes ne devaient aussi pas refuser d'être payés dont pour dépenser leur argent dans la voie de Dieu.

Almiswar Ibn Makhrama (SDP) rapporte : On amena à Omar Ibn Alkhattab (SDP), une partie du butin de Qadisiyya (bataille décisive contre les Perses). Omar se mit à le passer en revue en pleurant. Abderrahmane Ibn Aawf (SDP) était avec lui et lui dit : « Chef des croyants ! Ceci est un jour de joie et de réjouissance. » Omar répondit : « Effectivement. Mais tout peuple qui a reçu ces richesses a été (généralement) frappé par la division et la haine. »  Ibn Aabbes (SDP) rapporte : Après qu'on reprocha au calife Omar (SDP) que le Prophète (SBDSL) aurait plus penser à nourrir son peuple avec la richesse qui était apparue lors de son califat, il se lamenta et pleura si bien que ses côtes s'entremêlèrent. Puis il dit : « J'aurais voulu en sortir (du califat) avec un solde nul, sans avoir de bonne œuvre ni de péché ! »
Commentaire : Un autre récit précise : Ibn Aabbes (SDP) rapporte aussi : Le calife Omar Ibn Alkhattab (SDP) me convoqua. Je suis venu, et devant lui étaient des pièces d'or éparpillées sur des peaux! Il dit : « Va ! Partage ceci parmi ton clan. Allah a privé son Prophète (SDP) et Abou Bakr (le premier calife) de ceci, puis me l'a donné. Seul Allah sait si je l'ai reçu pour un bien ou pour un mal ? » Puis il pleura et dit : « Non, par celui qui tient mon âme dans sa main ! Il n'en a pas privé son Prophète et Abou Bakr pour leur mal puis il l'aurait donné à Omar pour son bien (et en réalité ces étapes étaient surtout toutes un bien puisque étant nécessaires à l'épanouissement et la propagation de l'islam) ! »

Selon Hafça, le deuxième calife Omar (SDP) a dit : « Le Messager d'Allah (SBDSL) a estimé les choses, a dépensé le surplus comme il convenait et s'est contenté du strict nécessaire. Moi aussi j'ai estimé les choses et, par Allah, je vais dépenser le surplus comme il convient et je vais me contenter du strict nécessaire. Mes deux amis (le Prophète et le premier calife Abou Bakr) et moi sommes comme trois hommes qui ont emprunté une route. Le premier partit avec des provisions suffisantes et arriva à destination. Le second le suivit, prit sa même route et le rejoignit. Puis le troisième suivit. S'il tient à leur chemin (pieux) et se satisfait de leurs provisions (modestes), il les rejoindra et sera avec eux. Si par contre il prend une autre route que la leur, il ne les retrouvera pas (dans la haute compagnie des degrés élevés du Firdaws). »

Alhasan Albaçri raconte : La calife Omar (SDP) demanda à des femmes du Prophète (SBDSL) après qu'elles lui aient proposé de changer sa tunique rapiécée douze fois : « Sais-tu Aïcha que dans ta maison, le Messager d'Allah (SBDSL) dormait sur une couverture de poils rugueuse non pliée ? Elle servait de tapis le jour et de couverture la nuit. Quand nous entrions le voir, nous voyions la marque de la natte sur son côté. Hafça ! Ne m'as-tu pas raconté qu'un soir tu lui as plié la couverture sur laquelle il dormait, et que  parce qu'elle était molle, il a dormi et ne s'est réveillé qu'avec l'appel à la prière de Bilèl, et qu'il t'a dit : « Hafça qu'as-tu fait ? As-tu plié la couverture si bien que le sommeil m'a emporté jusqu'au matin ? Qu'ai-je a faire de ce bas monde ?! Pourquoi m'avez-vous pris mon temps avec une couchette molle ? » Ne sais-tu pas qu'Allah a pardonné ses péchés antérieurs et futurs au Messager d'Allah (SBDSL) ? Il passait la soirée avec la faim et la nuit en prosternation. Il n'a cessé de se courber, de se prosterner, de pleurer et de supplier pendant des heures de la nuit et du jour jusqu'à ce qu'Allah a pris son âme avec Sa miséricorde et Son agrément. Qu'Omar ne mange pas de nourriture agréable ! Et qu'il ne porte pas d'habits doux ! Car son modèle est ses deux amis (le Prophète (SBDSL) et le premier calife Abou Bakr). Qu'il ne prenne pas deux accompagnements ensemble, sauf le sel et l'huile ! Qu'il ne mange pas de viande, sauf une fois par mois ! Jusqu'à ce qu'il passe comme sont passés les autres. » Elles sortirent alors et racontèrent cela aux compagnons du Messager d'Allah, et Omar resta ainsi jusqu'à ce qu'il rejoignit Allah puissant et glorieux.

Abou Oumema Ibn Sahl Ibn Hanif(SDP) rapporte : Le calife Omar (SDP) resta longtemps à ne rien prendre de l'argent public, si bien qu'il se retrouva dans le besoin (car sa fonction lui prenait trop de temps pour travailler à côté). Il convoqua les compagnons du Messager d'Allah (SBDSL) et les consulta. Puis il suivit la proposition d'avoir comme salaire un déjeuner et un diner.

Qateda raconte : On nous a informés que quand le calife Omar est parti au Chem, on lui a préparé une nourriture qu'il n'avait jamais vu de semblable. Il dit : « Ceci est pour nous, et qu'ont les musulmans pauvres qui sont morts sans se rassasier du pain de seigle ? » Omar Ibn Alwalid répondit : « Ils ont le Paradis. » Les yeux de Omar larmoyèrent et il dit : « Si notre part consiste en ces miettes et qu'ils remportent le Paradis, ils ont certes obtenu un avantage immense. »

Abou Hazim rapporte : Omar Ibn Alkhattab(SDP) entra chez sa fille Hafça (SDP). Elle lui présenta une sauce froide et du pain puis versa de l'huile sur la sauce. Omar s'exclama : « Deux condiments dans un plat ! Je ne goûterai pas ce type de plat jusqu'à rejoindre Allah ! »

Anas (SDP) raconte : J'ai vu Omar Ibn Alkhattab (SDP) alors qu'il était chef des croyants. On lui présentait un plat de dattes et il en mangeait jusqu'aux mauvaises dattes (sèches).

Alhasan rapporte : Omar (SDP) a dit : « Une personne qui mange tout ce qu'elle désire est un grand gaspilleur ! »

Seiid Ibn Joubeyr rapporte : Omar Ibn Alkhattab apprit que Yezid Ibn Abou Sofiene (SDP) mangeait des plats variés. Il dit à son serviteur Yarfa : « Quand tu sauras que c'est l'heure de son diner préviens-moi. » A l'heure de son diner, Yarfa le prévint. Omar arriva, salua et demanda à entrer. On lui autorisa et il entra. On présenta le diner et on amena du pain émietté et de la viande. Omar mangea avec lui puis on amena du méchoui. Yezid tendit sa main et Omar retint la sienne. Puis Omar dit : « Allah ! Ô Yezid Ibn Abou Sofiene ! Nourriture après nourriture ?! Par celui qui tient l'âme de Omar dans sa main ! Si vous prenez une autre coutume que la leur (du Prophète, Abou Bakr et des compagnons), on vous fera prendre une autre route (moins honorable voire dangereuse ou infernale) que la leur. »

Selema Ibn Kolthoum rapporte : Abou Darda (SDP) construisit une maison élevée à Damas. Omar Ibn Alkhattab (SDP) en entendit parler à Médine et lui écrivit : « Oouwaymir Ibn Om Oouwaymir (son vrai nom) ! Les constructions des Perses et des Byzantins ne t'ont-elles pas suffi pour que tu élèves toi-même des constructions (élevées)? Attention ! Vous, les compagnons de Mouhamed, vous êtes les modèles. »

Sofiene Ibn Oouyeyna rapporte : Quand il était gouverneur à Koufa, Saad Ibn Abi Waqqas écrivit au calife Omar Ibn Alkhattab pour lui demander de pouvoir construire une maison pour sa résidence. Omar lui écrivit : « Construis (au minimum) ce qui t'abrite du soleil et te protège de la pluie, car ce bas monde n'est qu'un besoin. »

Yezid Ibn Abou Habib rapporte : Le premier à construire une chambre au premier étage en Egypte fut Kharija Ibn Houdhefa (SDP). Omar Ibn Alkhattab (SDP) en fut informé et écrivit à Aamr Ibn Alaaç (SDP) : « Paix sur toi ! J'ai appris que Kharija Ibn Houdhefa a construit une pièce au premier étage. Il a voulu regarder l'intérieur des maisons de ses voisins. Quand tu recevras ma lettre, détruis-là si Allah veut. Paix ! »

Lelekei rapporte : Omar (SDP) a dit : « Le meilleur de cette communauté après son Prophète est Abou Bakr. Quiconque affirme autre chose est un calomniateur et subira ce que subit le calomniateur. »

Ibn Sirine rapporte : Quand Omar Ibn Alkhattab (SDP) fut poignardé, on lui amena une boisson et elle sortit par sa blessure. Chouhayb (SDP) dit : « Aah, Omar ! Ah, mon frère ! Qui aurons-nous après toi ?! » Omar dit : « Doucement mon frère. Ne sais-tu pas que celui pour lequel on hurle sera châtié ? »

Abou Othmane raconte : Quand vint l'annonce de la mort de Noomene (Ibn Mouqarran, martyr à la bataille de Nouhewand, bataille décisive contre les Perses), je vis Omar poser sa main sur sa tête et pleurer.  Le calife Omar Ibn Alkhattab (SDP) se rendit chez Zeyd Ibn Thebit (SDP), puis il demanda la permission d'entrer et Zeyd le fit entrer. Une servante était en train dé lui peigner les cheveux et Zeyd retira sa tête. Omar dit : « Laisse-la te peigner. -Chef des croyants, dit-il, tu aurais pu me convoquer et je serais venu chez toi. -C'est moi qui ai besoin de toi. » (Boukhari)

Alhasan rapporte : Un homme flatta Omar (SDP) et il répliqua : « Tu me détruis (déshonore) et tu te détruis (déshonore, car Seul Allah connaît ma réelle valeur) ! »

Ibn Saad rapporte : Ibn Omar (SDP) a dit : « Chaque fois que j'ai vu Omar se fâcher, à peine une des personnes présentes évoquait Allah, faisait peur (avec le Jugement Dernier), ou récitait un verset du Coran, il abandonnait ce qu'il voulait faire. »

Alhasan Albayti rapporte : Omar Ibn Alkhattab (SDP) écrivit à Abou Moussa Alachaari (SDP) : « Satisfais-toi de ta subsistance dans ce monde, car le Tout-Miséricordieux a préféré certains de ses serviteurs à d'autres dans les dotations. C'est une épreuve par laquelle Il éprouve chacun d'eux : Il éprouve celui qu'Il a enrichi pour qu'il soit reconnaissant, et sa reconnaissance envers Allah consiste à accomplir le devoir qu'Allah lui a imposé dans ce qu'Il lui a accordé (dont zakat, entretien de sa famille) et ce qu'Il a mis sous son autorité (subsistance pour ses enfants, salaires aux employés). »

Tikrima (SDP) rapporte : Omar Ibn Alkhattab passa près d'un homme très éprouvé : il était lépreux, aveugle, sourd et muet. Il dit à ses compagnons : « Voyez-vous un bienfait d'Allah sur cette personne ? -Non, dirent-ils. -Ne voyez-vous pas que son urine n'est pas bloquée et qu'il urine facilement sans souffrir ? Ceci est un bienfait d'Allah. » Commentaire : Ce récit qui décrit une épreuve difficile rare sert surtout à donner un exemple des innombrables bienfaits divins qu'on oublie souvent de valoriser de même que quand on n'a pas de mal de dent, de tête, de dos, etc, surtout que cela correspond à une forme de félicité du petit paradis terrestre par la bonne santé quand on s'en rappelle et on intensifie en nous cet agréable état corporel sans douleur.

Thebit Ibn Alhajjej rapporte : Omar Ibn Alkhattab (SDP) a dit : « (Avant le Jugement Dernier) Faites le point sur vous-mêmes avant qu'on vous le fasse, demandez-vous des comptes avant qu'on vous en demande, car il sera plus facile pour vos comptes demain que vous vous en demandiez, et embellissez-vous pour la grande exposition : (S69v18) « Ce jour-là (du Jugement Dernier) vous serez exposés ; et rien de vous ne sera caché. »

Aasken rapporte : Omar (SDP) a dit : « Prenez votre part d'isolement (dont par piété ou pour éviter des mauvaises fréquentations). »

Omar (SDP) a dit : « Tous les foyers ne sont pas bâtis sur l'amour, mais la cohabitation se fait grâce aux qualités et à l'islam (qui peut devenir la plus belle forme d'amour puisqu'en Dieu). »

Abou Nouaaym rapporte : Omar (SDP) a dit : « Méfiez-vous de la gloutonnerie en mangeant et buvant, car elle détériore le corps, elle amène la maladie et elle rend paresseux pour la prière. Vous devez user de la nourriture modérément car c'est plus sain pour le corps et plus éloigné du diabolique gaspillage. Allah Elevé déteste le savant glouton, et l'homme ne périra pas jusqu'à préférer ses envies à sa religion. »

Le calife Omar envoya un homme à Abd ar-Rahman Ibn Awf (SDP) pour lui emprunter quatre milles dirhams. Abd Ar-Rahman dit à l'envoyé : « Dis-lui de les prendre du trésor public puis de les rendre. » Quand l'envoyé retourna auprès de Omar et l'informa de la réponse, Omar fut peiné. Il partit voir Abd Ar-Rahman et lui dit : « C'est toi qui dit : Qu'il les prenne du trésor public ? Et si je meurs avant de recevoir l'argent vous direz : Le chef des croyants les a pris. Laissez les lui. J'en rendrai alors des comptes le Jour Dernier ! »

Abou Matar rapporte : J'ai entendu Ali (SDP) dire : Je suis entré chez Omar Ibn Alkhattab (SDP) après qu'il fut poignardé par Abou Louloua, et il était en train de pleurer. J'ai dit : « Pourquoi pleures-tu, chef des croyants ? -Je pleure de ce qui est dans l'au-delà : m'emmènera-t-on au Paradis ou au Feu ! -Réjouis-toi du Paradis, car j'ai entendu le Messager d'Allah (SBDSL) dire d'innombrables fois : Les maîtres des adultes du Paradis sont Abou Bakr et Omar, et ils sont les plus méritants (par leurs piété, actions, vertus, adoration et apports à l'islam). -Es-tu témoin, Ali, que je vais au Paradis ? -Oui, et toi, Hasan, témoigne avec ton père que le Messager d'Allah a dit : Omar est des gens du Paradis. »

Aba Yala rapporte : Ibn Omar (SDP) a dit : « Omar mettait de l'encens dans la mosquée du Messager d'Allah (tous les vendredis). »

Abou Waqqaç (SDP) a dit : « Les positions des moueddhins (appeleurs à la prière) auprès d'Allah le Jour de la Résurrection seront comme les positions des combattants. Entre l'adhène (premier appel à la prière) et la levée de la prière (iqama, deuxième appel à la prière pour commencer immédiatement la prière) les moueddhins sont comme le martyr baignant dans son sang dans la voie d'Allah.
Abdallah Ibn Masaoud (SDP) a dit : « Si j'étais moueddhin, peu m'importerais de ne pas aller au pèlerinage, ni de visiter la Kaaba ni ne pas combattre. »
Omar Ibn Alkhattab (SDP) a dit : « Si j'étais moueddhin, j'en serais pleinement satisfait et peu m'importerais de ne pas me lever à la prière la nuit et de ne pas jeûner le jour. J'ai entendu le Messager d'Allah (SBDSL) dire : « Ô Allah ! Pardonne aux moueddhins. » J'ai dit : « Ô Messager d'Allah ! Tu vas nous laisser en train de nous battre avec nos sabres pour l'adhène. » Il dit : « Non Omar. Mais une époque viendra où les gens laisseront l'adhène aux plus faibles d'entre eux, alors qu'Allah a interdit les chairs des moueddhins au Feu. »
Aïcha (SDP) a dit : « Ce verset concerne le moueddhin (puisque comparable à un prédicateur) : (S41v33) « Et qui profère plus belles paroles que celui qui appelle à Allah, fait bonne oeuvre et dit: je suis du nombre des musulmans ? » Quand il dit : « Venez a la prière », il appelle à Allah ; quand il prie, il fait bonne œuvre ; et quand il dit : « J'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah » il est des musulmans. » (Bayheqi)
Commentaire : Les quatre enseignements précédents montrent clairement que la prédicateur pacifique a la même valeur que le combattant, et que s'il meurt alors que sa vie est organisée autour de la prédication il recevra incontestablement le martyr et même plus puisque c'est la base de la mission prophétique.

Ibn Mouawiya Al-Kindi raconte : Je suis allé voir Omar (SDP) à mon retour du sham (Syrie) et il me questionna sur le peuple. Il dit : « Arrive-t-il que l'homme entre dans la mosquée comme un chameau en fuite, puis s'il voit l'assemblée de sa tribu et les gens qu'il connaît, il s'assoit avec eux ? -Non, dis-je. Ce sont plutôt des assemblées diverses (mélanges de membres de tribus diverses), ils s'assoient, apprennent le bien et en discutent. -Vous serez bien tant que vous serez ainsi », conclut Omar.

Az Zouhari rapporte : Omar Ibn Al Khattab (SDP) a dit : « Quand l'un de vous s'assoit longtemps dans la mosquée, il n'y a pas de mal qu'il s'allonge. Ainsi il ne sera pas las de rester dans la mosquée. »

Omar Ibn Al Khattab a dit: « Quiconque veut manger de l'ail ou de l'oignon et qui risque donc de répandre leur odeur par des rots, qu'il les tue de cuisson car sinon leur odeur est trop forte pour la mosquée. » (Mouslim)

Ibn Omar (SDP) rapporte : Quand Omar sortait à la mosquée, il appelait : « Attention au tumulte ! »
Dans une autre version : Il appelait du plus haut de sa voix:  « Evitez les paroles futiles (non religieuses) dans la mosquée.

Chifa Bint Abdallah raconte : Omar Ibn Al Khattab (SDP) entra dans ma maison et trouva deux hommes qui dormaient. Il dit : « Qu'ont ces deux personnes à ne pas avoir assisté à la première prière obligatoire avec nous (en groupe à la mosquée) ? -Chef des croyants ! dis-je, ils ont prié avec les gens (pendant cette nuit de Ramadan) et ils n'ont cessé de prier jusqu'à l'aube. Puis ils ont prié le sobh (première prière obligatoire qui a lieu peu après l'aube) et se sont endormis. -Je préfère prier le sobh en groupe (à la mosquée) plutôt que de prier une nuit jusqu'au matin (et louper le sobh en groupe à la mosquée). »

Abd Ar Rahman Ibn Aba Layla raconte : Je suis allé avec Omar Ibn Al Khattab (SDP) à La Mecque et son émir, Nafi Ibn Abd Al Harit (SDP) nous rencontra. Omar demanda : « Qui as-tu laissé pour remplaçant à la Mecque ? -Abd Ar-Rahman Ibn Abza, dit-il. -Tu as pris un homme parmi les esclaves et tu lui as laissé la responsabilité des (notables) qouraychites et des compagnons de Mouhamed (SBDSL) qui sont dans la ville ? -Oui. Je l'ai trouvé le meilleur lecteur du livre d'Allah parmi eux, et la Mecque est un endroit fréquenté. J'ai voulu qu'ils entendent le livre d'Allah d'un homme lisant bien. -Tu as bien vu. Abd Ar Rahman Ibn Abza est de ceux qu'Allah élève par le Coran. »

Oubayd Ibn Oumayr (SDP) rapporte : Al Miswar Ibn Mahrama (SDP) recula un homme qui récitait mal le Coran pendant une prière et en avança un autre. Omar Ibn Al Khattab en fut informé et alla le voir pour lui faire part de son approbation concernant sa décision. »

Abd Ar Rahman Ibn Al Qarî raconte : Je suis sorti vers la mosquée avec Omar Ibn Al Khattab (SDP) un soir de Ramadan. Les gens étaient en petits groupes dispersés : Quand une personne commençait à prier seule il arrivait que des gens vinssent derrière elle et suivissent sa prière. Omar dit : « Je pense que si je réunissais ces gens derrière un seul lecteur ce serait meilleur. Puis il se décida et les réunit derrière Ubay Ibn Kaab. Je suis ensuite sorti avec lui une autre nuit et les gens priaient derrière leur lecteur. Omar dit : « Quelle excellente innovation que celle-ci (effectivement la prière surérogatoire de taraweh chaque soir ou au début de nuit ou/et au matin pendant le Radmadan fut une noble innovation par conséquent valable) ! Mais la partie de la nuit où vous dormez (dans son dernier tiers) est meilleure pour prier que celle où vous priez », il voulait dire que la fin de la nuit est meilleure pour prier que dans son début.

Abou Ishaq Al Hamdani rapporte : Ali Ibn Abou Talib (SDP) sortit vers la mosquées lors de la première nuit de Ramadan et trouva les lampes illuminées par décision du calife Omar (SDP) et le livre d'Allah récité. Il dit : « Qu'Allah te donne la lumière dans ta tombe, Ibn Al Khattab, comme tu as illuminé les mosquées d'Allah Elevé par le Coran ! »

Al Hasan (SDP) rapporte qu'après qu'un nomade ait interogé Omar (SDP) sur la religion, il lui parla des cinq pilier et il ajouta : « Agis en public (loyalement et sans crainte) et évite (donc) le secret (dans la vente), et évite toute chose dont on a honte. » Dans une autre version : « Fais toute chose dont tu n'aurais pas honte et qui ne serait pas un scandale si elle était connue et ébruitée, et évite tout ce dont tu aurais honte et qui serait pour toi un scandale s'il était connu et ébruité. »

Tirmidhi rapporte : Omar (SDP) a dit : « Qu'il ne vende pas dans notre marché celui qui ne s'est pas instruit dans la religion (l'islam) ! »

Ibn Abou Sayba rapporte : Omar (SDP) a dit : « Apprenez la science des astres pour vous orienter dans les ténèbres (la nuit) de la terre et de la mer et arrêtez-vous là (en ne pratiquant pas l'astrologie mais donc l'astronomie pieuse en grandissant les bienfaits divins est possible). »

Hannad rapporte : Omar a dit : « Apprenez la science des astres pour vous guider avec et apprenez les généalogies (proches) pour honorer vos liens de parenté. »

Ibn Samani rapporte : Makhoul a dit : « Omar (SDP) sermonnait les gens dans la mosquée. Quand il les voyait saturés et lassés, il les emmenait planter des arbres (fruitiers, afin que dans le futur ils se rappellent la richesse des bonnes actions pour l'augmentation des bienfaits sociaux, de l'harmonie populaire et de leur Paradis que l'apprentissage de la science religieuse améliore encore plus). »

Al Hatib rapporte : Said Ibn Al Mousayyib a dit : « Omar Ibn Al Khattab et Othmane Ibn Affan (SDP) controversaient (parfois) sur un sujet jusqu'à ce qu'un témoin dise : « Ils ne se mettront jamais d'accord. » Mais finalement ils ne se séparaient que sur le meilleur et plus bel accord. »

Al Miswar Ibn Mahrama rapporte : Omar Ibn Al Khattab a dit : « Apprenez les sourates : La Vache, Les Femmes, La Table Servie, Le Pèlerinage et La Lumière, car elles contiennent les obligations. »

Kinâna Al Adawi rapporte : Omar Ibn Al Khattab écrivit aux généraux des armées : « Envoyez-moi tout ceux qui ont appris le Coran pour que je les élève en honneur et en dotations et que je les envoie aux horizons enseigner les gens. » Al Achari (SDP) lui écrivit : « Il y a chez moi plus de trois cents hommes qui ont appris le Coran. » Omar leur écrivit :
« Au nom d'Allah, Tout Miséricordieux, Très Miséricordieux. Du serviteur d'Allah Omar au serviteur d'Allah Ibn Qays et aux porteurs du Coran avec lui. Que la paix soit avec vous. Ce Coran est pour vous une récompense, un honneur et une richesse. Suivez-le donc et qu'il ne vous suive pas (ne le déformez pas pour l'adapter à vos passions), car celui que le Coran suit, il le poussera par derrière jusqu'à le lancer dans le Feu, et celui qui suit le Coran, le Coran le conduira dans le Firdaws du Paradis. Qu'il soit pour vous un intercesseur si vous pouvez et qu'il ne soit pas votre adversaire, car celui pour lequel le Coran intercède entrera au Paradis, et celui que le Coran dispute entrera au Feu. Sachez que le Coran est la source de la rectitude et la fleur de la science, et qu'il est le livre le plus récent venant du Tout Miséricordieux. Par lui, Allah ouvre des yeux aveugles, des oreilles sourdes et des cœurs scellés. Sachez que quand le serviteur se lève la nuit, se brosse les dents, accomplit ses ablutions et dit « Allah est grand » puis lit le Coran, l'ange (possiblement son ange gardien) pose sa bouche devant sa bouche et dit : « Psalmodie ! Psalmodie ! Car tu es bon et ton Coran est bon. » Et s'il fait les ablutions sans se brosser les dents, l'ange notera ses œuvres sans plus. Sachez que la lecture du Coran en prière est un trésor préservé et un bien disponible, prenez-en autant que vous pouvez, car la prière est une lumière (pour le cœur), la zakat est une preuve (de foi), la patience est un éclairement (pour le destin), le jeûne est une protection (contre les passions) et le Coran est une preuve pour ou contre vous (concernant le licite et l'illicite). Honorez le Coran et ne le rabaissez pas, car Allah honorera celui qui l'a honoré et rabaissera celui qui l'a rabaissé. Sachez que quiconque le psalmodie, l'apprend, le pratique et suit son contenu aura chez Allah une invocation exaucée. Si Allah veut, Il la lui remettra dans sa vie présente, sinon, elle lui sera gardée pour l'au-delà. Et sachez que ce qu'Allah possède est meilleur est plus durable pour ceux qui croient et s'en remettent à Allah. »

Ibn Abou Sayba rapporte : Omar (SDP) a dit : « Apprenez le livre d'Allah, vous serez surnommés avec, mais pratiquez-le pour être totalement des siens. »  Ahmad rapporte : Omar a dit : « Evoquez Allah car c'est un remède, et gardez vous d'évoquer les gens car c'est un fléau. »
Commentaires :
Ibn Al Moubarak rapporte : Othmane (SDP) a dit : « Si nos cœurs étaient purs, ils ne se lasseraient pas d'évoquer Allah. »
Bayhaqi rapporte : Ibn Massoud (SDP) a dit : « Evoquez beaucoup Allah Puissant et Glorieux ! Tu n'as intérêt à fréquenter personne sauf celui qui t'aide à évoquer Allah. »
Ibn Ab Al Barr rapporte : Omar (SDP) a dit : « Je crains uniquement deux hommes pour vous : un homme qui interprète le Coran de manière erronée, et un homme qui veut prendre le royaume de son frère. »

Abou Othmane An Nahdî raconte aussi : J'ai entendu Omar Ibn Al Khattab dire sur le minbar : « La chose que je crains le plus pour cette communauté est un hypocrite savant. -Comment un hypocrite peut-il être savant, chef des croyants ? lui demanda-t-on. -Il est savant par sa langue et ignorant par son cœur et ses actes (pratique le blâmable). »

Yezid Ibn Alaçamm rapporte : Il y avait un homme au Chem qui était un bon combattant et qui venait régulièrement chez Omar Ibn Al Khattab (SDP). Il ne vint plus pendant un temps et Omar demanda : « Qu'est devenu Untel fils d'Untel ? » On dit : « Chef des croyants ! Il s'est mis à boire et n'arrête plus. » Omar appela alors son secrétaire et dit : « Ecris : De Omar Ibn Al Khattab à Untel fils d'Untel. Paix à toi ! Je loue Allah avec lequel il n'y a pas d'autre divinité, le Pardonneur des péchés, l'accueillant au repentir, le dur en punition, le détenteur des faveurs. Point de divinité à part Lui et vers Lui est la destination (S40v3) ». Puis Omar dit à ses compagnons : « Priez Allah pour votre frère afin que son cœur revienne et qu'Allah le fasse repentir. » Quand l'homme reçut la lettre de Omar (SDP), il se mit à la lire et à répéter : « Le Pardonneur des péchés, l'accueillant au repentir, le dur en punition » (S40v3) ; Dieu m'a prévenu contre Sa punition et m'a promis de me pardonner. » Il ne cessa de se le répéter et pleura. Puis il cessa de boire et se repentit d'un bon repentir. Quand Omar apprit la nouvelle, il dit : « C'est ainsi que vous devez faire quand vous voyez un de vos frères faire un faux pas : redressez-le, rendez-lui confiance en Allah et priez Allah pour qu'il se repente. Ne soyez pas les aides de Satan contre lui. »

Dineweli rapporte : Omar (SDP) fit la morale à un homme et dit : « N'oublie pas ta personne en t'occupant des gens, car tu rendras des comptes pour toi et non pour eux. Ne passe pas la journée en vain car tes œuvres te sont enregistrées. Si tu fais un mal, efforce-toi de faire du bien, car je ne connais pas une chose qui rattrape une autre aussi efficacement et rapidement qu'une bonne œuvre nouvelle rattrape un péché ancien. »
Bayheqi rapporte : Omar (SDP) dit : « Tiens-toi à l'écart de ce qui te nuit, tiens à l'ami pieux et il est difficile à trouver, et consulte pour tes affaires ceux qui craignent Allah. »

Selid Ibn Almouseyyib rapporte : Omar Ibn Alkhattab (SDP) a écrit pour les gens dix-huit paroles qui sont toutes des sagesses : « 1-Tu ne peux punir celui qui a désobéi Allah envers toi d'une meilleure façon que d'obéir à Allah envers lui (en rendant le mal par le bien). 2-Considère ton frère de la meilleure manière jusqu'à ce que vienne de sa part ce qui te dépasse. 3-Ne pense pas du mal d'une parole qu'a dite un musulman tant que tu lui trouves une interprétation dans le bien. 4-Celui qui s'expose aux accusations, qu'il ne blâme pas ceux qui pensent du mal de lui. 5-Quiconque cache son secret demeure maître de son choix. 6-Tiens aux frères (coreligionnaires) véridiques et vis entre eux, car ils sont une parure dans la facilité et une réserve pour la difficulté. 7-Dis toujours la vérité même si elle te tue. 8-Ne t'occupe pas à ce qui ne te regarde pas. 9-N'interroge pas sur ce qui n'a pas été, car en s'occupant à ce qui est, on n'a plus le temps de s'occuper de ce qui n'est pas. 10-Ne demande pas ton besoin à celui qui ne veut pas sa réussite. 11- Ne jure pas mensongèrement par négligence car Allah te détruira. 12-Ne tiens pas compagnie aux pervers car tu apprendras leur perversion. 13- Evite ton ennemi. 14- Méfie-toi de ton ami sauf le fidèle, et le seul fidèle est celui qui craint Allah. 15-Recueille-toi auprès des tombes. 16-Soumets-toi (à Dieu ou à un responsable légitime) au moment de l'obéissance. 17-Retiens-toi au moment du péché. 18-Consulte dans tes affaires ceux qui craignent Allah, car Allah Elevé dit : (S35v28) « Parmi ses serviteurs, seuls les savants craignent Allah. »

Semoura Ibn Jondob rapporte : Omar Ibn Alkhattab (SDP) a dit : « Il y a trois sortes d'hommes et trois sortes de femmes. Pour ce qui est des femmes : il y a une femme chaste, musulmane, douce, tendre et mère de famille ; elle aide sa famille contre le temps et n'aide pas le temps contre sa famille (elle ne suit pas la mode et l'évolution du luxe), et celle-là est difficile à trouver. La seconde est une femme avide de sexe qui ne fait qu'enfanter. La troisième est un carcan et des poux, qu'Allah met dans le cou de qui Il veut, et qu'Il enlève quand Il veut. Et les hommes sont de trois sortes : un homme honnête, facile, doux, possédant un bon avis et de bon conseil ; pour toute chose qui lui arrive, il prend le temps de réfléchir et met chaque chose à sa place. Le deuxième est un homme dénué d'opinion ; pour toute chose qui lui arrive, il se dirige vers le conseiller sage et prend son avis. Le dernier est un homme perplexe et sans orientation ; il ne trouve pas la sagesse et n'obéit pas au conseiller. »

Alahnaf Ibn Qays raconte : Omar Ibn Alkhattab (SDP) me dit : « Ahnaf ! Celui qui rit beaucoup perd son respect. Celui qui plaisante (trop) sera pris à la légère. Celui qui fait beaucoup une chose en sera réputé. Celui qui parle beaucoup gaffe beaucoup. Celui qui gaffe beaucoup perd sa pudeur. Celui qui perd sa pudeur perd la vigilance vis-à-vis des péchés. Et celui qui perd la vigilance vis-a-vis des péchés, son cœur meurt (et sa place au Paradis s'efface). »

Abou Nouaaym rapporte : Omar (SDP) a dit : « Allah a des serviteurs qui tuent le mal en le fuyant et qui ravivent la vérité en l'évoquant. Ils ont été incités et ont eu le désir (du bien). Ils ont été avertis et ils ont craint (le mal). Ils ont eu peur (du Jugement Dernier)et ne sentent plus la sécurité. Ils ont vu avec la certitude ce qu'ils n'ont pas vu de leurs yeux, et ont acquis une certitude qu'ils n'ont plus perdue. La crainte les a rendus sincères, et ils délaissent ce qu'ils quitteront (vie terrestre) pour ce qui leur restera (bonnes actions faisant entrées au Paradis). La vie est pour eux un bienfait et la mort un cadeau. Ils seront mariés aux houries aux beaux yeux et seront servis par les enfants éternels. »

Abou Nouaaym rapporte : Omar (SDP) a dit : « Soyez les récipients du Livre (Coran) et les sources de la science, et demandez à Allah la subsistance au jour le jour. Asseyez-vous avec les repentants car ils ont les cœurs les plus tendres. »

Dineweri rapporte : Omar (SDP) a dit : « Quiconque craint Allah n'assouvit pas sa haine (il ne se venge pas). Quiconque est pieux envers Allah ne fait pas ce qu'il veut. Si ce n'était le Jour de la Résurrection, vous ne verriez pas (sous cet angle) cet état des choses (la moralité noble est obligatoirement liée au Jugement Dernier). »

Kharaiti rapporte : Omar (SDP) a dit : « Quiconque donne aux gens le droit qu'il leur doit, obtiendra le gain dans ses affaires. Se rabaisser dans l'obéissance est plus proche du bien que se glorifier par le péché. »

Melik rapporte : Omar Ibn Alkhattab (SDP) a dit : « La valeur de l'homme est sa piété. Sa religion est sa noblesse. Sa dignité est sa moralité. L'audace (courage) et la lâcheté sont des natures chez les hommes ; l'homme audacieux (courageux) combat pour ceux qu'il connaît et ceux qu'il ne connaît pas, alors que le lâche fuit en laissant son père et sa mère. Aux yeux de la société, la valeur de l'homme est par sa richesse, mais la vraie valeur est la piété. Un arabe n'es pas meilleur qu'un persan, qu'un non arabe ou qu'un nabatéen à part par la piété. »  Sofiene Atthawfi rapporte : Omar Ibn Alkhattab (SDP) écrivit a Abou Moussa Alachâari (SDP) : « La sagesse ne vient pas avec l'âge (mais la faiblesse de la vieillesse apportent des qualités de la sagesse comme la prudence), mais c'est un don qu'Allah donne à qui Il veut. Garde-toi donc des bassesses et des mœurs viles. »

Ibn Aasekir rapporte : Omar (SDP) écrivit à son fils Abdallah Ibn Omar (SDP) : « Je te recommande la piété envers Allah, car quiconque est pieux envers Lui, Il le protégera. Et quiconque s'en remet à Lui, Il lui suffira. Quiconque Lui prête, Il le récompensera. Quiconque Le remercie, Il lui rajoutera. Que la piété soit devant tes yeux, qu'elle soit le pilier de tes actions et le soulagement de ton cœur. Il n'y a pas d'œuvres pour celui qui n'a pas d'intention, il n'y a pas de récompense pour celui qui n'escompte pas, il n'y a pas de gain (pour le Jugement Dernier) à celui qui n'a pas de douceur, et il n'y a pas de neuf pour celui qui n'a pas usé ses vêtements. »

Jaafar Ibn Borqane raconte : J'ai appris que Omar Ibn Alkhattab (SDP) écrivit à un de ses gouverneurs et dit à la fin de la lettre : « Rends-toi des comptes dans la facilité avant les comptes difficiles (du Jugement Dernier), car celui qui se rend des comptes avant les comptes difficiles sera ressuscité dans la satisfaction et la joie, et quiconque est occupé par sa vie et ses péchés retournera à la vie (lors du Jugement Dernier) dans le regret et le remords. Rappelle-toi donc des morales que tu reçois pour laisser ce qui t'est défendu. »

Aboul Hasan Ibn Rizqouwayh rapporte : Omar (SDP) écrivit à Mouaawiya Ibn Abou Sofiene (SDP) : « Tiens à la vérité, car la vérité t'indiquera les demeures des gens de la vérité, et ne juge que par la vérité. Paix ! »

Aboul Raliya Achemi rapporte : Omar Ibn Alkhattab (SDP) vint à Jebiya (centre des armées musulmanes près de Damas sur la route de Jérusalem) sur un chameau noir, le soleil le tapait sur son crâne chauve qui n'était couvert ni d'une calotte ni d'un turban. Ses pieds se balançaient des deux côtés de la selle sans étriers. Il était assis sur une étoffe d'Anbajane (étoffe grossière) laineuse qui était sa selle quand il se déplaçait et sa couchette quand il descendait. Son sac n'était qu'une cape fourrée de fibres végétales qui lui servait de sac quand il se déplaçait et d'oreiller quand il descendait. Il portait une tunique de laine grossière rayée et déchirée sur le côté. Il dit : « Appelez-moi leur chef. » Ils lui appelèrent l'archevêque et il dit : « Lavez ma tunique et rapiécez-la et prêtez-moi un habit ou une tunique. » On lui amena une tunique de lin et il dit : « Qu'est ceci ? -Du lin, dirent-ils. -Et qu'est le lin ? » On lui expliqua. Il enleva sa tunique, elle fut lavée et rapiécée et on la lui amena. Il enleva leur tunique et remit la sienne. L'archevêque lui dit : « Tu es le chef des Arabes et les chameaux ne conviennent pas à ce pays. Tu pourrais porter autre chose que ceci et monter un cheval de charge, ainsi tu seras plus impressionnant aux yeux des Byzantins. » Il dit : « Nous sommes des gens qu'Allah a élevés avec l'islam et nous ne voulons pas prendre autre chose à sa place. » On lui amena un cheval de charge, on mit dessus un tissu sans selle ni étriers et il monta dessus. Il dit : « Arrêtez ! Arrêtez ! Je n'avais jamais pensé que les hommes montaient sur des diables (car ces chevaux de charge ont une allure ostentatoire) ! » On lui ramena alors son chameau et il monta dessus.

Abou Nouaaym rapporte : Alaabbes Ibn Abdelmottalib (SDP) a dit : « J'étais le voisin d'Omar Ibn Alkhattab (SDP) et je n'ai jamais vu une personne meilleure que Omar (pendant son califat) : sa nuit était prière, et sa journée n'était que jeûne et services aux gens.