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g) Conseils et vertus de compagnons

Abou Seîid Alkhoudri (SDP) rapporte : Le Messager d'Allah (SBDSL) a dit devant des musulmans : « Quiconque déteste Omar m'a détesté, quiconque aime Omar m'a aimé. Allah s'est flatté devant les anges de tous les musulmans l'après-midi de Aarafa, et Il s'est flatté de Omar en particulier. Chaque fois qu'Allah a envoyé un Prophète, il y eut dans sa communauté un inspiré. S'il y en a dans ma communauté, Omar en fait partie (et ce qui parlent moralement vrai ci-après en font donc aussi partie). -Ô Messager d'Allah ! dirent-ils. Comment ça, un inspiré ? -les anges parlent par sa bouche, dit le Prophète (SBDSL). »

Ibn Sad rapporte : Al Qassim Ibn Muhammad a dit : « Abou Bakr, Omar, Othmane et Ali émettaient les avis juridiques (fatwa, car c'est ceux qui avaient le plus de science) du temps du Messager d'Allah. »
Dans d'autres récits il est rajouté : Aïcha, Ibn Massoud, Abou Moussa Al Achari, Obay Ibn Kaab, Mouad Ibn Gabal, Zayd Ibn Tabit.

Ibn Sad rapporte : Ziyad Ibn Mina a dit : « Ceux qui émettaient les opinions juridiques (car c'est ceux qui avaient le plus de science) après la mort du troisième calife Othmane sont : Ibn Abbas, Ibn Omar (Abdallah), Abou Said Al Khoudri, Abou Hourayra, Abou Darda et Gabir Ibn Abdullah. »

Jebir Ibn Abdallah (SDP) rapporte : Le Messager d'Allah (SBDSL) a dit : « Allah a élu mes compagnons parmi l'humanité entière hormis les Prophètes et les Messagers. Et il a élu pour moi quatre de mes compagnons : Abou Bakr, Omar, Othmane et Ali, qu'Allah leur donne sa miséricorde. Il en a fait mes compagnons et il y a du bien en tous mes compagnons. Il a choisi ma communauté d'entre toutes les communautés. Et il a élu quatre siècles de ma communauté : le premier siècle, le second, le troisième et le quatrième (après l'hégire, correspondant donc aux califats orthodoxes puis à une grande partie du califat abbasside). »

Kaab Ibn Oojra (SDP) raconte : Après que les accueillants (ançars), les émigrants (mouhajirin) et le clan du Prophète (les Benou Hechim) se disputèrent pour savoir quel groupe était le plus digne et le plus aimé du Prophète (SBDSL), le Messager d'Allah qui les entendit leur dit : « Voulez-vous que je tranche entre vous ? » On lui répondit : « Mais oui ! Nous sacrifierons pour toi notre père et notre mère, ô Messager d'Allah ! » Il leut dit alors : « Vous les accueillants, je suis vraiment votre frère (puisque j'invite à l'islam). Quant à vous les émigrants, je suis un de vous (car j'ai émigré avec vous). Et vous le clan des Benou Hechim, je fais partie de vous et vous faites partie de moi (car je suis né dans cette tribu). » Puis nous clamèrent tous : « Allah est grand ! » et nous nous sommes tous levés satisfaits et heureux du Messager d'Allah.

Abdallah Ibn Abou Awfa (SDP) rapporte : Abderrahmane Ibn Aawf se plaignit de Khalid Ibn Alwalid (SDP) auprès du Messager d'Allah (SBDSL). Le Prophète (SBDSL) dit : « Khalid ! Ne dérange pas un homme des anciens de Badr, car si tu dépensais la montagne d'Ouhoud en or, tu n'atteindrais pas ses œuvres (dans un autre récit : cela n'atteindra pas une demi-assiette de nourriture par rapport à ce qu'ils ont donné pour l'islam) (car il faisait partie des idolâtres lors des batailles de Badr et Ouhoud et n'a donc pas le mérite des premiers musulmans s'étant battu pour la religion). -Ils me vexent et je réponds, dit Khalid. -Ne dérangez pas Khalid, dit le Prophète, car il est un sabre d'Allah qu'Il a déversé sur les idolâtres. »
Alhasan rapporte : Après cela, il y eut un malentendu entre Abderrahmane et Zoubeyr. Khalid dit: « Ô Messager d'Allah ! Tu m'as défendu de déranger Abderrahmane et voici maintenant Zoubeyr qui se dispute avec lui. » Le Prophète (SBDSL) répondit : « Ce sont les anciens de Badr et ils peuvent se permettre cela entre eux. »

Chitbi rapporte : Quand il y eut le pacte entre Hasan Ibn Ali et Mouaawiya concernant leur division en temps que possibles califes, Hassan (SDP) dit dans son discours : « Louange à Allah qui a guidé par nous vos premiers (par son grand-père le Prophète), et qui a épargné le sang de vos derniers grâce à nous (lui-même ayant laissé le pouvoir pour éviter une guerre intercommunautaire). Sachez que la plus grande intelligence est la piété et la plus grande débilité est la criminalité. Cette affaire (pouvoir du califat) pour laquelle j'étais en désaccord avec Mouaawiya, soit il la mérite plus que moi, soit c'est mon droit. Or nous l'avons délaissée pour (la satisfaction d')Allah, pour le redressement de la communauté de Mouhamed (SBDSL) et pour épargner leur sang. »

Ibn Aabbes(SDP) rapporte : Le Messager d'Allah (SBDSL) a dit : « Quiconque insulte mes compagnons (SDP) les anges et tous les hommes le maudisse. »

Abou Nouaaym rapporte que Abou Dharr (SDP) lui a dit : « Il y a trois associés dans la fortune : le premier est le destin qui ne te demande pas ton avis pour emporter le meilleur ou le moins bien de tes avoirs, par destruction ou par mort. Le second est l'héritier qui attend que tu poses ta tête (ta mort) pour l'emporter malgré toi. Tu es le troisième alors essaie de ne pas être celui qui en profitera le moins (donc dépense pour Dieu avant que tes biens ne soient emportés par le destin ou par tes héritiers). Allah Puissant et Glorieux dit : (S3v92) « Vous n'atteindrez (une réelle partie de) la piété que si vous faites largesses de ce que vous chérissez (comme biens). Tout ce dont vous faites largesses (pieusement, dont dépenser notre temps dans les prières de nuit, notre argent dans les aumône et notre corps dans le jeûne), Allah le sait certainement bien. » Abou Nouaaym dit alors : « Voilà ! Ce chameau est des biens que j'aimais beaucoup, et je le place pour ma vie future en tant qu'aumône. »

Abou Nouaaym rapporte : Mouhammed Ibn Qays a dit : « Abdallah Ibn Omar (SDP) ne mangeait qu'avec les pauvres si bien que son corps en souffrit. Sa femme lui prépara alors une boisson avec des dattes et lui en donna après le repas. »

Abou Bakr Ibn Haft a dit : « Abdallah Ibn Omar (SDP) ne mangeait qu'avec un orphelin à sa table. »

Ibn Omar (SDP) rapporte : Sept maisons se sont passées un morceau de mouton ; chacune se privant pour l'autre alors qu'elles en avaient toutes besoin. Finalement, le plat retourna à la maison dont il était sorti.

Alhasan Ibn Hakim rapporte : Ma mère m'a raconté qu'Abou Barza (SDP) préparait chaque matin et chaque après-midi un plat de pain et de sauce pour les veuves, les orphelins et les pauvres.

Mouhammed Ibn Sitine rapporte : Le soir (après la dernière prière obligatoire) le Messager d'Allah (SBDSL) partageait les gens de çoffa (pauvres sans famille ni biens qui dormaient dans la mosquée) entre ses compagnons qu'ils leur donnent à manger. Chacun emmenait un, deux ou trois hommes, voire jusqu'à dix. Saad Ibn Ooubeda (SDP) retournait chaque soir à sa demeure avec quatre-vingt hommes pour leur offrir à dîner.

Alhasan rapporte : Talha (SDP) vendit une terre pour sept cent mille. L'argent passa la nuit chez lui, mais par crainte de mourir en le possédant, Talha ne put dormir jusqu'à ce qu'il le partagea le matin. (Son grand revenu quotidien était de mille quatre cents dirhams, et il était nommé Talha « le débordant ».)

Quand on voulait confier de l'argent à Zoubeyr (comme à une banque), il disait : « Non, je le prends plutôt en prêt car je crains qu'il ne se perde. » Puis il achetait des biens immobiliers avec l'argent qu'on lui confiait et transmis dans son héritage soixante millions de dirhams dont un tiers aux faibles alors qu'il n'en devait que deux millions à rendre. Il n'avait pourtant jamais été émir ni précepteur d'impôt et n'avait jamais occupé aucune fonction administrative.

Om Bakr Bint Miswar raconte : Après que Abderrahmane Ibn Aawf (SDP) vendit une terre à quarante milles dinars et partagea l'argent entre les Benou Zohra, les pauvres musulmans, les émigrants et les épouses du Prophète (SDP) dont Aïcha (SDP), cette dernière déclara que le Prophète (SBDSL) dit : « Après moi (ma mort), seuls les patients (et dans une version : les pieux) auront de la tendresse pour vous (mes femmes et ma famille). » Alors Aïcha rajouta : « Qu'Allah abreuve Ibn Aawf de la source de Salsabil du Paradis. »

Om Dana raconte : Aïcha (SDP) reçut cent milles dirhams et les distribua alors qu'elle jeûnait. Je lui ai dit : « Dans tes dépenses, n'as-tu pas pu acheté pour un dirham de viande pour rompre ton jeûne ? » Elle dit : « Si tu m'avais dit je l'aurais fait. »

Zeyd Ibn Aslem rapporte : Omar (SDP) demanda à Seiîd Ibn Aamir Ibn Hidhyem (SDP) : « Comment se fait-il que les habitants du Chem t'aiment ? » Il répondit : « Je m'occupe de leurs affaires et je soulage leurs difficultés. »

Abou Choôba rapporte : Un homme vint chez Abou Dharr et lui proposa de l'argent (sous forme d'aumône ou de prêt sans usure). Abou Dharr répondit : « Nous avons des chèvres que nous trayons, des ânes qui nous transportent, une esclave affranchie qui nous sert et une tunique en plus de celle que nous portons. Je crains de rendre des comptes pour le surplus. »

Mouhammed Ibn Sirine rapporte : Un homme riche demanda à Ibn Jaafar d'intervenir en sa faveur auprès de Ali (SDP) pour une demande qu'il voulait faire. Ibn Jaafar lui parla et Ali accorda sa demande. Puis le riche lui envoya quarante milles dirhams et on dit : « C'est le riche qui les a envoyés. » Ibn Jaafar les refusa et dit : « Nous ne vendons pas les services que nous rendons. »

Mouaawiya Ibn Qorra raconte : Je séjournais chez Aamr Ibn Noumène Ibn Mouqarran (SDP) quand arriva le mois du ramadan. Un homme lui amena un sac de dirhams et dit : « L'émir Moçaab Ibn Zoubeyr te salue et te dit qu'il a fait un don à chaque connaisseur de Coran ; prends donc ceci. » Aamr répondit : « Dis lui : Par Allah ! Nous n'avons pas appris le Coran en vue d'acquérir le bas monde ! » et il refusa son argent.

Nawfel Ibn Iyes Alhoudheli raconte : Abderrahmane Ibn Aawf (SDP) s'asseyait souvent avec nous et c'était un excellent compagnon. Il nous emmena un jour dans sa maison. Il entra, se lava le corps, puis sortit pour nous dire d'entrer s'asseoir avec lui. On nous amena un plat contenant du pain et de la viande. Quand le plat fut posé, Abderrahmane pleura et nous lui demandâmes : « Abou Mouhamed ! Pourquoi pleures-tu ? » Il expliqua : « Le Messager d'Allah (SBDSL) est mort sans se rassasier du pain d'orge et aussi sa famille. Je ne crois pas que nous avons été laissés en vie pour notre bien (car ces compagnons avaient peur de ne pas obtenir le martyre ou fini par préférer les épreuves difficiles tellement ils y avaient été habitués) ! »

Cheqiq Ibn Salama raconte : Nous sommes entrés chez Khabbab Ibn Alaratt pendant sa maladie. Il dit : « II y a dans cette boite quatre-vingt milles dirhams. Par Allah ! Je ne l'ai jamais fermée avec une ficelle et je n'en ai jamais refusé à un mendiant. » Puis il pleura et nous demandâmes : « Pourquoi pleures-tu ? » Il répondit : « Je pleure car mes compagnons son partis et ce bas monde n'a rien diminué de leurs mérites (car pour certains il n'y eut pas d'assez grands tissus pour couvrir tout leur corps avant de les enterrer et on mettait alors des herbes odorantes sur leurs pieds), tandis que nous sommes restés après eux si bien que nous n'avons plus trouvé que faire de la richesse à part la mettre dans la terre(: les constructions en terre, l'immobilier, car que le musulman est récompensé pour tout ce qu'il dépense sauf quand cela concerne des constructions louées ou habitées par leur propriétaire). »
Commentaire : En rapport avec les paroles prophétiques précisant qu'il suffit de traverser la vie basse avec les biens d'un cavaliers qui voyage, au moment de leur mort de nombreux compagnons pieux et craignant pour leur imperfection s'inquiétait fortement de ce qu'ils laissaient comme biens alors que c'était généralement très peu. Egalement par une très grande piété rendant hypersensible, d'autres craignaient fortement que la vie basse ait dominé leur cœur quand ils acceptaient un présent, ou le dominent s'ils n'évitaient pas certains biens jusqu'à manger le minimum.

Saad (SDP) demanda à Salmane Alfarisi (SDP) qui était malade et allait bientôt mourir : « Donne-nous une recommandation qui nous servira après toi. » Il dit : « Evoque ton Seigneur au moment où tu prends une décision, au moment où tu juges et au moment où tu partages. »

Moslim Ibn Akyes rapporte : Un homme entra chez Abou Oubeyda Ibn Aljarrah (SDP) et le trouva en train de pleurer. Il demanda : « Pourquoi pleures-tu, Abou Oubeyda ? » Il répondit : « Je pleure parce que le Messager d'Allah évoqua un jour les victoires et le butin qu'Allah accordera aux musulmans. Il évoqua même le Chem et dit : « Si il t'est destiné de vivre longtemps (et riche), Abou Ooubeyda alors contente-toi de trois serviteurs : un qui te sert, un qui voyage avec toi et un qui sert ta famille et qui leur ramène leurs besoins. Et contente-toi de trois montures : une pour ta famille, une pour ton transport et une pour ton serviteur. » Puis me voici en train de voir ma maison remplie de serviteurs, et mon écurie pleine de chameaux et de chevaux. Comment vais-je rencontrer le Messager d'Allah après ceci, sachant que le Messager d'Allah (SBDSL) nous avait recommandé : « Ceux parmi vous (ses compagnons) que j'aime le plus et qui sont les plus proches de moi sont ceux qui me retrouveront (lors du Jugement Dernier) dans le même état où je les ai quittés (inquiétude noble mais il semble que le Prophète parle du niveau de piété). »
Commentaire : Aboul Aabbes rapporte : Soddi a dit : « J'ai vu un groupe de compagnons du Prophète (SBDSL) qui considéraient qu'aucun d'eux n'était dans le même état (de piété) qu'au temps où le Prophète (SBDSL) était vivant sauf Ibn Omar (SDP). »

Alhasan rapporte : Le salaire de Salmane provenant du trésor public quand il était émir s'élevait à cinq milles dirhams. Il était l'émir d'environ trente mille musulmans. Quand il prononçait ses sermons, il portait un manteau dont la moitié lui servait de couchette et l'autre moitié de couverture. Quand il recevait son salaire, il le dépensait (en aumône) et fabriquait des nattes de sa main pour subvenir a ses besoins.

Abou Ibrahim Attaymi rapporte : On dit a Abou Dharr : « Si tu prenais une terre agricole comme ont pris Untel et Untel ? » Il répondit : « Ca ne m'intéresse aucunement autant que d'être émir ! (Par la capacité que peut atteindre pieusement le corps en l'habituant,) Il me suffit de boire de l'eau ou du lait une fois chaque jour, et de manger une mesure de blé par semaine. »

Abou Nouaaym rapporte : Abou Darda (SDP) a dit : « Par celui qui tient mon âme dans sa main ! Je ne désirerais pas posséder aujourd'hui un magasin devant la porte de la mosquée de façon à ne rater aucune prière à la mosquée et à gagner chaque jour quarante dinars et à les dépenser entièrement pour la cause d'Allah. » On demanda : « Abou Darda ! Qu'est-ce qui te déplaît en cela ? » Il répondit : « La dureté des comptes (pour le cœur matériellement et le Jugement Dernier). »

Aïcha (SDP) raconte : « Je me suis assise en pleurant auprès du Messager d'Allah (SBDSL). Il me dit : « Pourquoi pleures-tu ? Si tu veux me rejoindre (au Paradis) contente-toi de posséder dans ce monde ce que possède un cavalier en voyage et ne fréquente pas les riches (pour garder ton cœur plus pieux). » Dans une autre version : « Ne jette pas un habit jusqu'à ce que tu le rapièces. » Oorwa rajouta : Aïcha n'achetait pas d'habit nouveau jusqu'à rapiécer son habit et le retourner sens dessus dessous. Un jour, elle reçut de Mouaawiya (SDP) quatre vingt milles dirhams. Le soir même, elle n'en avait plus un dirham. Sa servante lui dit : « Tu aurais pu nous en acheter pour un dirham de viande ? » Elle dit : « Si tu me l'avais rappelé je l'aurais fait. »

Abou Jouhayfa (SDP) raconte : J'ai mangé du pain émietté avec de la viande grasse, puis je suis parti voir le Messager d'Allah (SBDSL) et j'ai roté. Il dit : « Epargne-nous tes rots, Abou Jouhayfa ! Car les gens qui se rassasient le plus dans ce bas monde sont ceux qui auront la plus longue faim le Jour de la Résurrection. » Abou Jouhayfa ne mangea plus à satiété jusqu'à ce qu'il quitta ce monde ; quand il déjeunait, il ne dînait pas, et quand il dinait, il ne déjeunait pas.

Albara Ibn Aazib (SDP) raconte : « Je voulais questionner le Messager d'Allah (SBDSL) sur certaines choses, mais j'y ai renoncé pendant deux ans à cause de la révérence qu'il m'inspirait. »

Aïcha (SDP) rapporte : Un homme vint chez le Prophète (SBDSL) et dit : « Ô Messager d'Allah ! Je t'aime plus que ma propre personne et je t'aime plus que mes enfants. Il m'arrive d'être dans ma maison et de me rappeler de toi, je ne peux alors me retenir de venir te regarder (dont par peur de mourir et de ne plus te voir ici-bas et dans l'au-delà). Mais quand je pense à ma mort et ta mort, je sais que quand tu entreras au Paradis, tu seras élevé avec les Prophètes, et si j'entre au Paradis, je crains de ne plus te voir. » Le Prophète ne répondit rien jusqu'à ce que Jibril (l'Archange Gabriel paix sur lui) descendit avec ce verset : (S4v69) « Quiconque obéit à Allah et au Messager, ceux-là seront (au Paradis) avec ceux qu'Allah comble de Ses bienfaits : les Prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux (dont les quatre premiers califes) »

Aïcha (SDP) raconte : Le Messager d'Allah (SBDSL) appela sa fille Fatima (SDP) durant sa maladie où il mourut. Il lui dit une chose en secret et elle pleura. Puis il l'appela, il lui parla en secret et elle rit. Je l'ai questionnée sur cela et elle dit : « Le Messager d'Allah m'a informée que son âme allait être prise dans cette maladie et j'ai pleuré. Puis il m'a informée que je serai la première personne de sa famille à le rejoindre (et dans une version qu'elle sera la maîtresse des femmes du Paradis par sa position de fille de la meilleure créature et sa grande piété malgré que Maryam fut la plus pieuse et donc la meilleure sur terre) et j'ai ri. »


Mouhammed Ibn Ali Ibn Alhouseyn (SDP) rapporte : Après que le Messager d'Allah (SBDSL) mourut (et qu'il y eut certaines disputes et divisions), Cafiya (SDP) dit : « Il s'est passé des histoires après toi et une grande discorde, alors que si (toi Prophète Mouhamed) tu étais présent (à ce moment-là), peu de tes paroles auraient suffi (pour réunifier tout le monde). »

Abou Moussa Al Ashari (SDP) rapporte : « Aïcha nous montra un habit et un pagne épais et nous déclara : « Voilà ce que portait le Messager de Dieu à sa mort (comme pour montrer que le voyage de l'âme continue après la mort). »

Ibn Omar (SDP) rapporte : Les musulmans pleurèrent pour le Messager d'Allah (SBDSL) quand il mourut et dirent : « Par Allah ! Nous aurions voulu mourir avant lui et nous craignons la tentation après lui. » Maân Ibn Aadiy déclara : « Mais moi, par Allah, je n'aurais pas voulu mourir avant lui, car (dans un honneur supplémentaire) je préfère croire en lui après sa mort comme j'ai cru en lui de son vivant. »

Ibn Aabbes (SDP) rapporte : Quand le Messager d'Allah (SBDSL) mourut, on fit d'abord entrer les hommes dans sa demeure et ils prièrent très tristes sur lui sans imam par groupes jusqu'à ce qu'ils finirent. Puis on fit entrer les femmes et elles prièrent sur lui, puis les enfants prièrent sur lui et enfin les esclaves ; ils prièrent aussi par groupes sans que personne ne dirige la prière sur le Messager d'Allah. (Ils prièrent depuis le dhohr du lundi jusqu'au dhohr du mardi, et dans une autre version : pendant trois jours.)
Commentaire : La principale prière effectuée ce jour fut :
« Ô Allah ! Nous attestons qu'il a transmis ce qui a été descendu sur lui, qu'il a conseillé sa communauté et qu'il a combattu dans la voie d'Allah jusqu'à ce qu'Allah a élevé Sa religion et accompli Sa parole, et jusqu'à ce que les gens aient cru en Lui Seul sans associé. Notre Dieu ! Fais-nous de ceux qui suivent la parole qui a été descendue avec lui, puis réunis-nous avec lui et fasse qu'il nous reconnaisse et que nous le reconnaissions (au Paradis), car il avait pitié et miséricorde pour les croyants. Nous ne voulons pas délaisser notre foi ni jamais la vendre pour quelque prix que ce soit. Amin ! »

Selon Om Selema (SDP), le jour qui suivit la mort du Prophète (SBDSL), Bilel (SDP) clama l'appel à la prière de l'aube, et quand il prononça le passage avec le nom du Prophète (SBDSL), il pleura et sanglota, et cela augmenta la tristesse de tous les musulmans. Les gens voulurent entrer dans sa tombe mais elle fut fermée. Elle dit aussi à ce sujet : « Quelle calamité ce fut ! Chaque fois que nous avons subi une calamité après celle-là, elle devenait légère en se rappelant de la mort du Prophète (SBDSL). »

Abou Jaafar (SDP) raconte : « Je n'ai plus vu Fatima (SDP) rire après la mort de son père le Messager d'Allah (SBDSL) ; elle faisait juste un léger sourire du coin de sa bouche. »

Mouhammed Abou Aaçim raconte : Chaque fois que j'ai entendu Ibn Omar (SDP) évoquer le Messager d'Allah (SBDSL), ses yeux se mettaient à pleurer.

Thawr Alkindi rapporte : Une nuit, Omar Ibn Alkhattab (SDP) montait la garde à Medine. Il entendit la voix d'un homme qui chantonnait dans une maison (en jouant de la musique, et dans une autre histoire : des gens boire). Il sauta le mur et dit : « Ennemi d'Allah ! Pensais-tu qu'Allah te voilerait alors que tu commets un péché ?!... » L'homme lui dit : « Et toi, chef des croyants, répondit-il, ne te précipite pas. Si j'ai désobéi à Allah une fois, tu lui as désobéi trois fois. Allah a dit : (S49v12) « Et n'espionnez pas (ou n'épiez pas) », et tu as épié. Il a dit : (S2v189) « Entrez donc dans les maisons par leurs portes », et tu as sauté le mur. Enfin, tu es entré chez moi sans permission alors qu'Allah élevé a dit : (S24v27) « N'entrez pas dans des maisons autres que les vôtres avant de demander la permission de façon délicate et de saluer leurs habitants. » Omar dit : « Alors veux-tu bien me pardonner ? » L'homme lui dit : « Oui. » Omar sortit alors et le laissa (et de nombreux compagnons confirmèrent l'avis de l'homme).

Chiibi rapporte : Une jeune fille commit la fornication et on lui appliqua la punition légale (coups de fouets). Puis ils émigrèrent et la fille se repentit d'un excellent repentir. On demandait sa main à son oncle, mais il répugnait à la marier jusqu'à informer de ce qu'elle avait fait. Puis il répugna à dévoiler son affaire et évoqua son cas au calife Omar Ibn Alkhattab. Omar (SDP) dit : « Mariez-la comme vous mariez vos filles pieuses (chastes, car elle s'est repentie). »

Chiibi rapporte : Omar Ibn Alkhattab (SDP) était dans une maison avec Jérir Ibn Abdallah(SDP) et plusieurs autres personnes. Omar sentit une odeur de pet et dit : « J'ordonne à la personne qui a pété de partir faire ses ablutions. -Chef des croyants, proposa Jérir, veux-tu que tous les présents fassent les ablutions ? -Qu'Allah te fasse miséricorde ! dis Omar pour sa sage pudeur. »

Tabarani rapporte : Selema Ibn Alakwaa (SDP) a dit : « Quand nous voyions un homme maudire son frère, nous considérions qu'il avait commis un péché capital. »

Zeyd Ibn Aslem (SDP) rapporte : On entra chez Abou Doujena alors qu'il était malade. Son visage rayonnait et on lui demanda : « Pourquoi ton visage est-il rayonnant ? » Il répondit : « Je n'ai pas d'oeuvres sur lesquelles je compte autant que deux choses : la première est que je ne parlais pas de ce qui ne me concernait pas, et la deuxième est que mon coeur était sain envers les musulmans. »

Ibn Bournyda Alaslemi rapporte : Un homme insulta Ibn Aabbes et il répondit : « Tu es en train de m'insulter alors que je possède trois qualités : il m'arrive de passer par un verset du livre d'Allah et je désire que tous les gens en savent ce que j'en sais. Il m'arrive d'entendre parler d'un gouverneur musulman juste et j'en suis heureux alors que je n'aurai probablement jamais d'affaire chez lui. Et quand j'apprends qu'il a plu dans un pays musulman, je m'en réjouis alors que je n'y possède pas la moindre bête. »

Les compagnons du Prophète (SBDSL) ménageaient la susceptibilité des gens et empêcher les mauvaises ambiances de se développer.

Ibn Saad rapporte : Anas Ibn Melik a dit : « Le jour où mourut le Messager d'Allah (SBDSL), tout à Médine devint sombre. Quand nous avons épousseté nos mains de son enterrement, nous n'avons plus reconnu nos coeurs. »

Ibn Saad rapporte : Anas (SDP) a dit : « J'ai vu le jour où le Prophète (SBDSL) vint vivre chez nous à Médine. Je n'ai jamais vu un jour aussi beau et aussi illuminé que ce jour là. Et j'ai vu Médine le jour de sa mort ; je n'ai jamais vu un jour aussi laid (repoussant, douloureux) et aussi sombre que ce jour là. »

Abou Nouaym rapporte : Ouby Ibn Kaab a dit : « Avec le Prophète (SBDSL) nos visages ne faisaient qu'un (en étant tous orientés vers lui et en étant tous grandement unis). Quand il mourut, nos visages se séparèrent vers la droite et la gauche (par-ci par-là, sans direction claire). »

Hilel Abou Mouhammed raconte : Quand le Prophète (SBDSL) sortait (de la mosquée), nous nous levions pour lui jusqu'à ce qu'il entrât dans sa maison (dont une porte donnait dans la mosquée). (Mais ensuite selon Oubeyda Ibn Ascamit, le Prophète refusa cette pratique en disant : « Ne vous levez pas, c'est pour Allah Béni et Elevé qu'on se lève. »)

Anas Ibn Melik (SDP) raconte : Quand nous étions avec le Messager d'Allah (SBDSL), sitôt qu'un arbre nous séparait, nous nous saluions en nous rencontrant (ceci expliquant que nous pouvons sagement ou amicalement saluer plusieurs fois par jour la même personne).

Selema Ibn Alakwaa (SDP) raconte : J'ai prêté serment (bayaa) au Messager d'Allah (SBDSL) avec ma main que voici, nous lui embrassâmes la main (par signe d'affection et de respect pour son rang de Prophète bien-aimé de Dieu et de meilleure créature) et il ne refusa pas.

Abou Yaala rapporte : Ibn omar (SDP) a dit qu'il avait (parfois) embrassé (par amour) la main du Prophète (SBDSL) (en lui serrant la main pour le saluer).

Moussa Ibn Talha (SDP) raconte : Je suis entré avec mon père chez ma mère. Il entra et je le suivis. Il se retourna alors et me poussa dans ma poitrine si fort que je m'assis sur mon derrière. Il dit : « Entres tu sans permission (et donc sans politesse envers l'intimité de chacun en risquant donc des situations déplaisantes telle voir une personne nue qui s'habille) ? »

Aamir Ibn Abdallah raconte : Une servante à moi emmena la fille de Zoubeyr chez Omar Ibn Alkhattab (SDP). Elle dit : « Puis-je entrer ? » Omar dit « non » et elle retourna. Omar dit : « Rappelez-la et apprenez-lui à dire (comme le Prophète l'avait enseigné) : que la paix soit sur vous, puis-je entrer ? »

Selon Rabah Ibn Rabi (SDP), le Messager d'Allah a dit : « Quand vous avez un compagnons pieux (pas seulement par les paroles), alors soyez de bons compagnons de voyage avec lui (car il est proche de Dieu...). »

Abou Nouaym rapporte : Aïcha était en voyage et elle ordonna de préparer un déjeuner pour la venue éventuelle d'hommes de Qouraych. Un homme riche et élégamment vêtu arriva alors et elle dit : « Invitez-le. » Il s'arrêta et mangea. Puis un mendiant vint et elle ordonna de lui donner un morceau de pain. On lui demanda : « Tu nous as ordonné d'inviter ce riche, et à ce mendiant de donner un morceau de pain ? » Elle dit : « Ce riche, il ne lui convient que ce que nous avons fait, alors que le pauvre a demandé l'aumône et j'ai ordonné de lui donner ce qui le satisfait. Le Messager d'Allah (SBDSL) nous a ordonné d'accueillir les gens selon leurs niveaux. »


Aamr Ibn Rabiaa (SDP) raconte : « Je n'ai jamais vu un homme ayant une aussi belle moralité que Mouçaab Ibn Ooumayr et aussi éloigné des disputes que lui. »

Habba Ibn Jouweyn raconte : Nous étions chez le calife Ali (SDP) et nous évoquâmes une parole de Abdallah Ibn Massoud (SDP). Les présents le félicitèrent et dirent : « Chef des croyants ! Nous n'avons vu personne ayant un aussi bon comportement que Abdallah Ibn Massoud, ni une pédagogie aussi douce, ni une compagnie aussi agréable, ni une crainte d'Allah aussi scrupuleuse. » Ali ajouta : « Ô Allah ! Je te prends en témoin que je dis de lui autant qu'ils disent ou mieux encore. Il a lu le Coran et a suivi ses enseignements concernant le licite et l'illicite. C'est un connaisseur dans la religion et un savant de la sounna. »

Hakim rapporte : Jebir (SDP) a dit : « Mouaadh Ibn Jebel (SDP) avait un visage des plus beaux (apparence élégante), un caractère des meilleurs et une main des plus généreuses. »

Saad Ibn Abou Waqqay (SDP) raconte : Je n'ai jamais vu une personne ayant une compréhension aussi rapide, un esprit aussi large, une science aussi vaste, ni une douceur aussi étendue que Abdallah Ibn Aabbas (SDP). »

Abdallah Ibn Bourayda rapporte : Salmène (SDP) travaillait de ses mains. Quand il gagnait de l'argent, il achetait de la viande ou du poisson et appeler les lépreux pour qu'ils mangent avec lui.

Tabarani rapporte : Ibn Omar (SDP) a dit : « Nous avons vécu une époque où nous considérions que nos dinars et nos dirhams ne nous appartenaient pas plus qu'à notre coreligionnaires, et nous sommes maintenant dans une époque ou nous aimons le dinar et le dirham plus que notre coreligionnaires. »

Nefii raconte : Ibn Omar (SDP) entra dans la Kaaba et je l'ai entendu dire dans la prosternation : « Tu sais que seul ma crainte envers Toi Seigneur m'empêche de concurrencer Qouraych pour ce bas monde (en cherchant à devenir calife synonyme de division de la communauté alors qu'en plus c'était possiblement légitime pour lui). »

Ibn Aasekir rapporte : Abou Darda (SDP) a dit : « Chaque soir où je me couche, chaque matin ou je me lève, tout ce qui m'atteint que les gens considèrent comme une calamité, je le considère comme un immense bienfait d'Allah envers moi (car tout est riche moralement). »

Ibn Aasekir rapporte : Aïcha (SDP) a dit : « Tout serviteur qui boit de l'eau inaltérée qui le pénètre sans peine et qui sort de lui sans peine, a pour devoir d'être reconnaissant envers Allah. »

Ahmed rapporte : Abou Darda (SDP) a dit : « Méditer une heure est mieux que de prier une nuit. »

Ibn Aasekir rapporte : Abou Darda (SDP) a dit : « Parmi les gens, il y en a qui sont des clés qui ouvrent le bien et ferment le mal et ils en sont récompensés. D'autres gens sont des clés qui ouvrent le mal et ferment le bien, et ils ont pour cela des péchés. Et méditer une heure est meilleur que prier une nuit. »

Habib Ibn Abdallah rapporte : Un homme qui voulait partir au combat vint voir Abou Darda (SDP) et lui dit : « Abou Darda ! Conseille-moi. » Il dit : « Rappelle-toi d'Allah dans la facilité, Il se rappellera de toi dans la difficulté. Quand tu désires une chose de ce bas-monde, réfléchis à ce qu'elle deviendra (ce qu'elle entraînera comme piété ou impiété, ou que toute chose sur terre est vouée à finir). »

Souleymane Ibn Moussa rapporte : Chadded Ibn Aws (SDP) a dit : J'ai entendu le Messager d'Allah, (SBDSL) dire : Quand les gens garderont des trésors d'or et d'argent, gardez ces paroles en trésor : « Ô Allah ! Nous te demandons de nous affermir dans nos affaires, d'être déterminés pour le bien, d'être reconnaissants pour Tes bienfaits et de bien T'adorer. Nous Te demandons un coeur sain et une langue droite. Nous Te demandons le bien que Tu connais et nous nous réfugions auprès de Toi contre le mal que Tu connais. Nous Te demandons pardon pour ce que Tu connais car c'est Toi qui connais les choses cachées. »

Ibn Aasekir rapporte : Abou Darda (SDP) a dit : « Apprenez le silence comme vous apprenez à parler car le silence est une douceur immense. Attachez-vous à écouter plus qu'à parler et ne parlez pas d'une chose qui ne vous regarde pas. Ne riez pas d'une chose qui n'est pas étonnante et ne marchez pas sans nécessité. »

Bazzar rapporte : Anas (SDP) a dit : « Il y avait une vingtaine de jeunes ançars volontaires qui ne quittaient pas à tour de rôle le Messager d'Allah (SBDSL) pour ses besoins. Quand il voulait une chose, il les envoyait la faire. »

Abdallah Ibn Qays rapporte : J'étais avec Abou Oubeyda (SDP) quand nous accueillîmes le calife Omar (SDP) à son arrivée au Chem. Tandis que Omar marchait, les acrobates (qui accueillent les souverains) d'Adhriaat (région à la limite du Chem près de Amman) vinrent à sa rencontre avec les sabres et les lances. Omar dit : « Arrêtez! Faites-les partir et empêchez-les ! -Chef des croyants, dit Abou Oubeyda, c'est la coutume des non arabes. Si tu les en empêches, ils croiront que tu veux annuler le pacte. -Laissez-les, dit Omar. Omar et la famille de Omar sont sous les ordres d'Abou Ooubeyda ! »

Selim le serviteur de Zeyd Ibn Couhane rapporte : J'étais avec mon maître Zeyd Ibn Couhane dans le marché et nous rencontrâmes Salmène Alfèrisi (SDP) qui avait acheté un chargement de nourriture. Zeyd lui dit : « Tu fais cela (tu emmagasines cette quantité comme si tu ne t'en remettais pas à la pourvoyance divine) alors que tu es le compagnon du Messager d'Allah (SBDSL) ? » Il dit : « Quand l'ego obtient sa nourriture, il se tranquillise, il se consacre à l'adoration et le diable ne peut plus lui murmurer. »

Abou Othmane Annehdi rapporte : Salmene Alfèrisi (SDP) dit (alors qu'il était gouverneur) : « Je préfère manger du travail de mes mains. »

Waqdane rapporte : Un homme demanda à Ibn Omar. « Quels habits dois-je porter ? -Des habits dont les ignorants ne pourront pas se moquer et les sages ne pourront pas critiquer. -Quels sont ces habits ? -Ceux qui valent entre cinq et vingt dirhams (entre petit et moyen prix). »

Abou Seiîd rapporte : Un homme entra chez Aïcha (SDP) alors qu'elle rapiéçait un habit. Il lui dit : « Mère des croyants ! Allah ne t'a-t-il pas comblée de biens ? » Elle répondit : « Laisse-nous ! (En islam, il n'y a) Pas de (vêtement) neuf pour celui qui n'a pas usé ses vêtements ! » Commentaire : Dans un autre récit selon Anas, Omar (SDP) dit la même chose à une femme.

Hichem Ibn Orwa rapporte : Almondhir Ibn Zoubeyr retourna de l'Irak et envoya à (sa mère) Asma la fille d'Abou Bakr (SDP) des habits fins d'excellente qualité de Merv et Qouh (excellentes fabrications d'Irak et d'Iran). Elle avait perdu la vue et elle les palpa. Elle dit : « Fi ! Rendez-lui ses habits ! » Il en fut peiné et dit : « Mère ! Ils ne sont pas transparents. » Elle dit : « Même s'ils ne sont pas transparents, ils montrent les formes. » Il lui acheta d'autres habits de Merv et de Qouh qu'elle accepta et dit : « De tels habits, tu peux m'en donner. »

Après avoir vu des gens se concurrencer impieusement en éloquence (puisque l'éloquence compliquée est irréligieuse), Anas Ibn Malik (SDP) rapporte que Abou Moussa (SDP) a dit : « Ce qui ralentit et détourne les gens de l'au-delà, c'est principalement le bas monde car il est immédiat alors que l'au-delà est futur. S'ils le voyaient de leurs yeux ils ne le laisseraient pas et ne s'en détourneraient pas. »

Les ançars (compagnons qui accueillirent les émigrants dont le Prophète Mouhamed) ont dit au Prophète (SBDSL) qui leur proposa de ne plus partager leurs biens avec les émigrants : « Nous avons des engagements envers toi en échange d'une condition : le Paradis. Nous avons accompli ce que tu nous a demandé pour obtenir notre contrepartie. » Il dit : « Qu'il en soit donc ainsi. »

Avant une victoire sur les perses, Gubayr Ibn Hayya rapporte : Bundarfan le perse envoya nous dire : « Arabes ! Envoyez-moi un homme d'entre vous que nous lui parlions. » Les musulmans choisirent Al Mouhira Ibn Soba (SDP). Le traducteur des mécréants demanda : « Qu'êtes-vous ? » Al Mouhira répondit : « Nous sommes des arabes. Nous vivions dans une grande misère et dans de longues difficultés. Nous sucions le cuir et les noyaux de faim, nous portions les poils et la laine et nous adorions les arbres et les pierres. Tandis que nous étions ainsi, le Seigneur des cieux et de la terre nous envoya un Prophète d'entre nous dont nous connaissions le père et la mère. Notre Prophète, le Messager de notre Seigneur (SBDSL), nous a ordonné de vous combattre jusqu'à ce que vous adoriez Allah seul ou que vous payiez l'impôt. Notre Prophète, le Messager d'Allah, nous a informés de la part de notre Seigneur que celui d'entre nous qui mourrait irait au Paradis et au bien-être qui n'a jamais été vu (dont ni ressenti...) et que celui d'entre nous qui restera possédera vos cous. »

Ibn Zangawayh rapporte : Tariq Ibn Sihab passa la nuit chez Salman pour voir son effort dans l'adoration. Salman se leva et pria à la fin de la nuit. Tariq s'attendait à plus d'adoration et lui en fit part. Salman dit : « Observez correctement les cinq prières obligatoires car elles expient les péchés tant qu'on n'a pas tué. Le soir, les gens sont en trois catégories : certains ont un avantage et ne doivent rien, d'autres doivent et n'ont rien, et d'autres enfin n'ont rien et ne doivent rien. Le premier est un homme qui a profité des ténèbres de la nuit et de l'inattention des gens et il a prié jusqu'au matin, il a donc un avantage et ne doit rien. Le second est un homme qui a profité des ténèbres de la nuit et de l'inattention des gens et s'est jeté dans les péchés ; il a un désavantage et n'a donc en plus rien gagné. Le dernier a prié la dernière prière obligatoire quotidienne (Isha) et s'est endormi ; celui-là n'a rien gagné ni perdu. Prend garde à l'allure exténuante (rythme religieux trop important pour être conservé) ! Et œuvre donc avec modération et constance. »

Talq rapporte : Un homme partit voir Abou Darda (SDP) et lui dit : « Abou Darda ! Ta maison a brûlé ! -Elle n'a pas brûlé », répondit-il. Un autre vint lui dire la même chose et il déclara : « Elle n'a pas brûlé. » Un troisième vint et dit la même chose et Abou Darda affirma: « Elle n'a pas brûlé ». Un dernier arriva et dit : « Abou Darda ! Le feu s'est répandu et quand il est arrivé devant ta maison, il s'est éteint ! -Je savais qu'Allah Puissant et Glorieux n'allait pas faire cela. -Abou Darda ! Nous ne savons pas laquelle de tes paroles est la plus étonnante ; quand tu as dit : elle n'a pas brûlé, ou quand tu as dit : je savais qu'Allah n'allait pas faire cela. -Ce sont des paroles que j'ai entendues du Messager d'Allah (SBDSL), quiconque les dit le matin ne sera pas atteint d'une calamité jusqu'au soir : « Ô Allah ! Tu es mon Seigneur, il n'y a de divinité que Toi. En Toi je place ma confiance et Tu es le Seigneur du noble Trône. Ce qu'Allah a voulu se réalise et ce qu'Il n'a pas voulu ne se fait pas, et il n'y a de force ni de puissance qu'en Allah le Très Haut et l'Immense. Je sais qu'Allah est capable de tout et qu'Allah cerne tout par sa connaissance. Ô Allah ! Je Te demande la protection contre le mal de mes désirs et contre le mal de tout être dont Tu détiens le commandement. Mon Seigneur est certes sur une voie droite. »

Dans le début de la révélation, Ammar (SDP) fut torturé jusqu'à être obligé de féliciter les idoles et de dénigrer le Prophète (SBDSL). Le Messager d'Allah (SBDSL) lui demanda : « Mais comment est ton cœur ? » Il répondit : « Mon cœur est serein par la foi. »

Aïcha (SDP) rapporte : Ouseyd Ibn Houdhayr (SDP) était des meilleurs gens et disait : « Si je demeurais comme je suis dans trois situations, je serais des gens du Paradis et je n'en douterais pas : quand je lis ou entends le Coran, quand j'entends le discours du Messager d'Allah (SBDSL), et quand j'assiste à un enterrement. Chaque fois que j'ai assisté à un enterrement j'ai pensé uniquement à ce qui sera fait du mort et à sa destination. »

Tabarani rapporte : Abdullah Ibn Massoud ne jeûnait presque pas et disait : « Quand je jeûne, je faiblis dans la prière, et je préfère la prière au jeûne. » Quand il lui arrivait de jeûner, il jeûnait trois jours dans le mois (ce qui est une possible tradition monothéiste surérogatoire de la pratique régulière du jeûne avec le jeûne du lundi et du jeudi ou un jour sur deux, mais il autorisé de jeûner quand on veut). »

Selon Masrouq Moussa, lors d'un voyage avec lui, Al Ashari (SDP) dit après sa prière de nuit : « Ô Allah ! Tu es la paix et de Toi vient la paix. Tu es Le sécurisant et Tu aimes le croyant. Tu domines tout et Tu aimes celui qui respecte Tes ordres. Tu es le véridique et Tu aimes le véridique. »

Abou Nouaym rapporte : Abou Utman An-Nahdi a dit : « J'ai invité Abou Hourayra (SDP) sept nuits ; lui, son serviteur et sa femme priaient les trois tiers de la nuit à tour de rôle. »

Ibn Asakir rapporte : Adi Ibn Hatim a dit : « Jamais l'heure d'une prière n'est venue sans que je m'y sois préparé comme il se doit, ni que je l'ai accueillie avec impatience et grande joie. »

Tabit rapporte : Je marchais avec Anas Ibn Malik (SDP) à Zawiya (Basra) quand il entendit l'appel à la prière. Il raccourcit alors ses pas jusqu'à ce que nous entrâmes à la mosquée. Il dit : « Sais-tu, Tabit, pourquoi j'ai marché de cette façon ? -Non. -Pour avoir plus de pas vers la prière (car selon le Prophète chaque pas dans cette circonstance élève d'un degré). »

Abou Nouaym rapporte : Ata a dit : « Yacla Ibn Umayya (SDP) était un compagnon du Prophète, et quand il s'asseyait une heure dans la mosquée, il faisait l'intention de l'irtikaf (retraite spirituelle pour se détacher au plus du monde terrestre). »

Ibn Sirin rapporte : Ibn Massoud (SDP) entendit un homme rechercher une chose perdue dans la mosquée. Il le fit taire et le brusqua puis dit : « Nous avons été défendus de faire ceci (pour éviter la division fraternelle). »

Dèwoud Ibn Calih rapporte : Abou Sèlèma m'a dit : « Mon neveu, sais-tu pour quelle chose est descendu le verset : (S3v200) « Soyez endurants. Incitez-vous à l'endurance. Luttez constamment (mobilisez-vous pour la cause d'Allah) ? » -Non, dis-je. -J'ai entendu Abou Hourayra (SDP) dire : « Au temps du Prophète (SBDSL) il n'y avait pas de combat avec mobilisation (il n'y avait pas de front militaire permanent nécessitant des troupes permanentes, il n'y avait que des batailles ponctuelles), la mobilisation consistait à attendre pieusement la prière après la prière dans la mosquée. »

Ibn Sad rapporte : Mougahid (SDP) a dit : « Abdullah Ibn Zubayr (SDP) se levait dans la prière comme un bâton (droit, solennel, immobile), et Abou Bakr faisait de même ; c'était dû à leur recueillement dans la prière. »

Abd Ar Rahman Ibn Aba Layla rapporte : Un homme épousa la femme de Abdullah Ibn Rawaha (SDP) après sa mort, et l'interrogea sur ses œuvres. Elle dit : « Quand il voulait sortir de sa maison, il priait deux rakat, et quand il entrait, il priait deux rakat. Et il n'a jamais laissé cela (cette pieuse habitude protégeant divinement et illuminant noblement afin de réussir les épreuves à l'extérieur du domicile et à l'intérieur). »

Abou Qatada (SDP) rapporte : Abou Said, le serviteur (esclave) des Banou Ousayd (SDP) prépara un repas et invita chez lui Abou Darr, Houdayfa et Ibn Massoud (SDP). Quand ce fut l'heure de la prière, Abou Darr s'avança pour les diriger. Houdayfa lui dit : « Recule ! Le maître de maison est plus digne d'être imam. » Abou Darr dit : « Est-ce ainsi, Ibn Massoud ? -Oui », dit ce dernier. Abou Darr recula alors. Abou Said dit : « Ils me placèrent imam alors que j'étais un esclave et j'ai dirigé la prière. »

Nafi rapporte : Abdallah Ibn Omar (SDP) possédait une terre dans un quartier de Médine. Il y avait une mosquée dont l'imam était un esclave. La prière fut levée dans la mosquée et Ibn Omar vint assister à la prière. L'esclave dit : « Avance prier. » Ibn Omar dit : « Tu es plus digne de prier dans ta mosquée », et l'esclave dirigea la prière.

Tabarani rapporte : Talha Ibn Oubaydallah dirigea la prière pour un groupe, et quand il finit, il dit : « J'ai oublié de demander votre accord avant de m'avancer, êtes-vous satisfaits de ma prière ? -Oui, répondirent-ils. Et qui ne voudrait pas cela, apôtre du Messager d'Allah (SBDSL) ? -Car j'ai entendu le Messager d'Allah dire: tout homme qui dirige la prière pour des gens alors qu'ils ne le veulent pas, sa prière ne dépassera pas ses oreilles (et ne touchera donc pas le cœur des présents). »

Yazid Ibn Amira raconte : Quand Mouad Ibn Gabal fut atteint de sa dernière maladie, il me dit : « Méfie-toi de l'erreur du sage et du jugement de l'hypocrite. -Comment connaîtrais-je l'erreur du sage ?, dis-je. -Il s'agit d'une parole d'égarement que satan projette dans la langue de la personne et qui l'a prononce sans réfléchir. Et il arrive que l'hypocrite dise la vérité, prends donc la science d'où qu'elle vienne car la vérité est couronnée de lumière. Et éloigne-toi des affaires insolubles.

Abou Nouaym rapporte : Mouad Ibn Gabal (SDP) a dit : « Apprenez la science car l'apprendre est une crainte (respectueuse) d'Allah Elevé, la demander est une adoration, en discuter est une glorification, la rechercher est un jihad, l'enseigner à celui qui ne sait pas est une aumône et la donner à sa famille est une œuvre de piété, car c'est l'enseignant du licite et de l'illicite, la lumière des voies des gens du Paradis, le réconfort dans le dépaysement, l'ami dans la terre étrangère, l'interlocuteur dans la solitude, l'indicateur dans le bonheur et le malheur, l'arme contre les ennemis et la parure auprès des amis. Allah Elevé élève par la science des gens et en fait des meneurs et des imams ; leur voie est suivie, leurs actions sont imitées et leurs avis sont une référence. Les anges désirent leur compagnie (de l'enseignant et de l'étudiant) et les entourent de leurs ailes. (Par Dieu moralement, cela correspond à ce que) Toute chose fraîche ou sèche prie pour leur pardon, même les poissons et les bêtes dans la mer ainsi que les carnivores et les herbivores de la terre. Car la science ravive les cœurs ignorants et illumine les vues plongées dans les ténèbres. Le serviteur atteint avec la science les niveaux des vertueux, et le plus haut degré dans ce monde et dans l'au-delà. Y penser égale le jeûne et l'étudier égale la prière de nuit. Grâce à elle, les liens de sang (familiaux) sont honorés et le licite et l'illicite sont reconnus. Elle est l'imam des œuvres et les œuvres la suivent. Elle est inspirée aux bienheureux et les malheureux en sont privés. »

Haran Ibn Riab rapporte : Ibn Massoud (SDP) disait souvent à quelqu'un  : « Pars pour apprendre ou enseigner et ne pars pas pour autre chose (dans un autre récit : ou au moins aime les savants ou suis les savants), car il n'y a que les ignorants en dehors de ces deux. Et sache que les anges étalent leurs ailes pour la personne qui part apprendre la science tellement ils aiment ce qu'il fait (ainsi que pour l'enseignant). »

Tabarani rapporte : Ibn Massoud a dit : « Ô gens! Recherchez la science et méfiez-vous de l'endurcissement (orgueil de supériorité empêchant donc l'humilité d'apprendre de tous et tout) et de l'attachement aux détails (à la forme plus qu'au fond, au protocole plus qu'à la morale spirituelle), car il viendra des gens qui réciteront le livre d'Allah et le jetteront derrière leurs dos (en s'en détournant quand même par une mauvaise compréhension ou de l'hypocrisie). »   Hassen rapporte : Abou Darda (SDP) a dit aux habitants de Damas : « Prenez votre droit en accomplissant votre devoir (recevez votre subsistance de Dieu à travers la pratique des obligations religieuses dont la science fait partie). »

Abd Ar Rahman Ibn Massoud Al Fazari rapporte : Abou Darda a dit : « Quiconque part le matin vers la mosquée(, un livre religieux, ou un lieu d'apprentissage de sage sciences utiles) pour apprendre un bien ou l'enseigner, il lui sera écrit la récompense d'un combattant et il retournera avec un butin certain (sage science utile acquise). »

Ibn Abou Al Hugayl rapporte : Abou Darda (SDP) a dit : « Quiconque ne considère pas les allées vers la science (religieuse et la science noblement utile) le matin et l'après-midi comme un jihad, sa raison (ainsi que sa sagesse) et son jugement sont défectueux . »

Ali Al Azdi raconte : J'ai interrogé Ibn Abbas (SDP) sur le jihad et il dit : « Veux-tu que je t'indique ce qui est meilleur que le jihad ? Pars à la mosquée et enseignes-y le Coran et les lois de la religion ou la tradition prophétique. »

Abou Nouaym rapporte : Abou Darda (SDP) a dit : « Si ce n'étaient trois vertus, j'aurais préféré ne pas rester dans ce monde. -Lesquelles ? demanda-t-on. -Si ce n'était pour poser mon visage en prosternation à mon Créateur nuit et jour pour préparer ma vie (future et Sa rencontre), si ce n'était la soif du midi (probablement suite à un jeûne ou des efforts physiques quotidiens pour Dieu), et si ce n'était les assemblées avec des gens qui choisissent les meilleures paroles comme on choisit les meilleurs fruits. »

Muhmmad Ibn Abou Qayla rapporte : Un homme écrivit à Ibn Omar (SDP) en l'interrogeant sur la science. Ibn Omar lui écrivit : « Tu m'as écrit en m'interrogeant au sujet de la science. La science est trop grande pour que je puisse te l'écrire, mais si tu peux rejoindre Allah sans avoir porté atteinte à la réputation des musulmans, sans avoir versé leur sang ni pris injustement leurs biens, et en tenant à leur groupe, alors fais cela. »

Douba Bint Zubayr Ibn Abd Al Mouttalib (SDP) rapporte : Après qu'une délégation de treize personnes de Bouhra arriva à Médine du Yémen, se convertit à l'islam, pratiqua les obligations religieuses et étudia la science pendant quelques jours chez Miqdad Ibn Amr (SDP) des Banou Gadila qui les accueilli chaleureusement dans une partie de sa maison, le Prophète (SBDSL) (qui les avait aussi accueilli chaleureusement comme à son habitude) ordonna de leur donner des cadeaux avant qu'ils retournent dans leurs familles (car ils étaient entrés sérieusement en islam).

Un membre de la délégation des Abd Al Qays raconte : Quand notre délégation arriva chez le Mesager d'Allah (SBDSL) un après-midi, les musulmans furent très heureux de notre venue et ils nous laissèrent la place pour s'asseoir. Le Prophète (SBDSL) nous accueillit chaleureusement et pria pour nous. Puis après s'être entretenu avec notre responsable, le Prophète se tourna vers les ançars et dit : « Ô Ançars, honorez vos frères (en les accueillant chez vous et en leur apprenant la religion), car ils sont vos semblables dans l'islam et sont les gens qui vous ressemblent le plus par leurs peaux et leurs chevelures, mais surtout car ils ont embrassé l'islam de plein gré comme vous, sans contrainte et sans pertes, alors que d'autres n'ont accepté l'islam qu'après le combat. » Le lendemain midi, le Prophète (SBDSL) demanda à la délégation : « Comment avez-vous trouvé la générosité de vos frères et leur accueil ? » Ils dirent : « Ce sont les meilleurs frères : ils nous ont offert les lits les plus doux et la meilleure nourriture. Ils ont passé le soir et la matinée à nous enseigner le Livre de notre Seigneur et la tradition de notre Prophète. » Le Prophète (SBDSL) en fut satisfait et heureux, puis dit à la délégation de rentrer chez elle.

Abou Nouaym rapporte : Omar Ibn Qays a dit : « Ibn Zoubayr (SDP) avait cent esclaves qui parlaient chacun un langage différent et il parlait avec chacun d'eux dans sa langue. Quand je le voyais dans ses affaires de ce bas monde, je me disais : cet homme ne consacre pas un clin d'œil à Allah ! Mais quand je le voyais dans les affaires de l'au-delà, je me disais : cet homme n'a pas consacré un clin d'œil à ce bas monde ! »

Ibn Abd Al Barr rapporte : Pour retrouver un simple hadith, Abou Ayyoub entreprit le voyage de La Mecque vers Ouqba Ibn Amir qui était en Egypte. Quand il arriva en Egypte, ils informèrent Ouqba qui sortit à sa rencontre, puis ils se saluèrent et il lui transmis le hadith. Abou Ayyoub remonta alors sur sa monture et il retourna vers Médine sans avoir défait la selle (c'est à dire en suivant).
Commentaire : Le hadith en question est : J'ai entendu le Messager d'Allah (SBDSL) dire : « Quiconque cache le défaut d'un croyant dans ce bas monde, Allah Puissant et Glorieux cachera ses défauts le Jour de la Résurrection. »

Yahya Ibn Saîd rapporte : Ibn Abbas (SDP) a dit : « Si un savant ne dit plus jamais : « Je ne sais pas », c'est qu'il est atteint d'un (orgueilleux) coup fatal (pour le Jugement Dernier, car il existe trop de morales et d'enseignements religieux pour tout connaître). »

Tabarani rapporte : Quand les amis de Fadhala Ibn Oubayd (SDP) venaient chez lui, il les encourager à répéter la science en disant : « Etudiez ensemble, réjouissez-vous car vous augmentez votre science, qu'Allah augmente votre bien, qu'Il vous aime et qu'Il aime ceux qui vous aiment ! Interrogez-nous (sans hésitation pour) que nous vous répétions (ce que vous n'avez pas compris ou bien retenu), car la récompense de la seconde fois (première répétition ainsi que les suivantes) est égale à celle de la première. Et mélangez votre discussion avec l'imploration du pardon d'Allah. »

Al Hakim rapporte : Abou Said a dit : « Discutez entre vous des hadiths car discuter des hadiths réveille (rappelle, entretient la préservation des) les hadiths. »

Al Hakim rapporte : Ali (SDP) a dit : « Visitez-vous et discutez des hadiths car si vous ne le faites pas, ces connaissances s'effaceront. »

Al Hakim rapporte : Ibn Massoud (SDP) a dit : « Discutez du hadith car le rappel des hadiths est la vie des hadiths. »

Ibn Abd Al Barr rapporte : Ibn Massoud a dit : « La discussion religieuse est une prière. »

Ibn Abd Al Barr rapporte : Ibn Abbas (SDP) a dit : « Je préfère discuter de la science pendant une partie de la nuit que la prier. »

Ibn Abd Al Barr rapporte : Aïcha (SDP) a dit : « Quelles excellentes femmes étaient les femmes des ançars ! La pudeur ne les a pas empêchées d'interroger sur la religion et de bien apprendre. »

Ibn Ab Al Barr rapporte : Ibn Massoud a dit : « Les compagnons du Prophète (SBDSL) étaient de ceux qui avaient les cœurs les plus bons, la science la plus profonde, les manières les moins compliquées, la voie la plus droite et le meilleur état général. Ce sont des hommes qu'Allah a choisis pour la compagnie de son Prophète et pour établir sa religion. Connaissez leurs mérites et inspirez vous d'eux, car ils étaient sur la voie droite. »

Moussab Ibn Sad raconte : Quand mon père priait dans la mosquée, sa prière était concise et il complétait l'inclinaison et la prosternation. A la maison, il rallongeait l'inclinaison, la prosternation et la prière. J'ai dit : « Mon père ! A la mosquée, tu raccourcis, et à la maison, tu rallonges ? » Il dit : « Mon fils ! Nous sommes des guides pris comme modèles. »

Mouhammad Ibn Sirin rapporte : Anas Ibn Malik (SDP) rapportait peu de hadiths du Messager d'Allah (SBDSL), et quand il en rapportait un, il disait à la fin : « Ou comme a dit le Messager d'Allah. » (tellement lui comme d'autres parfois jusqu'à transpirer craignaient le châtiment de Dieu pour avoir modifier les propos du Prophète Mouhamed voire donc menti sur ce Prophète.)
Commentaire : Or selon Makhoul, Abou Al Asqa (SDP) a intelligemment et pieusement dit : « Contentez-vous de prendre le sens du hadith quand je vous les rapporte (et ne cherchez pas seulement la restitution parfaite). »

Ibn Ab Al Barr rapporte : Anas (SDP) a dit : « Les vrais savants se soucient d'assimiler (puis de pratiquer) et les faibles d'esprit se soucient de rapporter. »

Ibn Ab Al Barr rapporte : Ibn Massoud a dit : « Aimer Abou Bakr et Omar, et reconnaître leurs mérites fait partie de la Sunna (puisque le Prophète Mouhamed les a aimé). »

Abou Al Bahtari rapporte qu'Ibn Massoud a considéré comme une innovation (non conformité à la tradition prophétique) qu'une personne dise à un groupe de répéter en même temps à voix haute une glorification un certain nombre de fois (trop souvent et plus d'une fois à chaque demande). Or quand une personne est seule, elle peut faire discrètement autant de glorifications et de louanges qu'elle veut.

Amr Ibn Abdullah Ibn Zoubayr raconte : Je suis allé chez mon père et il demanda : « Où étais-tu ? -J'ai trouvé des gens, et je n'ai jamais vu meilleurs qu'eux. Ils évoquent Allah Elevé et ils tremblent jusqu'à s'évanouir de la crainte (grandeur ou puissance) d'Allah Elevé. Je me suis assis avec eux. -Ne t'assois plus avec eux. » Il remarqua que je n'étais pas convaincu et dit : « J'ai vu le Messager d'Allah (SBDSL) lire le Coran, et j'ai vu Abou Bakr et Omar lire le Coran, et il n'est arrivait à aucun cela. Crois-tu qu'ils ont plus de recueillement devant Allah Elevé qu'Abou Bakr et Omar ? » Je vis qu'il avait raison et je les ai laissés. Commentaire : Il s'agit encore d'un récit dénonçant et combattant l'extrémisme.

Abd Ar Razzaq rapporte : Ibn Massoud (SDP) a dit : « Il viendra un temps où (impieusement) les jeunes monteront (socialement) et les adultes seront considérés comme des vieux (démodés, faibles), l'honnêteté diminuera et les émirs augmenteront et cacheront des trésors, les connaisseurs de la religion seront rares alors que les porteurs du Coran seront nombreux, les gens s'instruiront mais pas pour la religion, et ils rechercheront ce bas monde avec les œuvres de l'au-delà. »

Ibn Ab Al Barr rapporte: Houdayfa (SDP) a dit : « Méfiez-vous des lieux des tentations (égarement) ! -Et quels sont les lieux des tentations, Abou Abdallah ? demandèrent-ils. -Les portes des émirs. Vous entrez chez l'émir, vous lui donnez raison mensongèrement et vous le flattez par ce qui n'est pas en lui. » Commentaire : Ibn Ab Al Barr rapporte la précision d'un autre récit : Ibn Massoud (SDP) a dit : «  Par celui qui tient mon âme dans sa main ! Chaque fois que vous obtenez une part de la richesse matérielle d'un émir (par soumission impie), ils vous font perdre autant (ou le double) dans votre religion (foi). »

Gabir Ibn Abdullah (SDP) raconte : Houdayfa SDP) nous a dit : « Nous avons reçu cette science (religieuse) et nous vous la transmettons même si nous ne la pratiquons pas (entièrement). »

Abou Nouaym rapporte : Abou Darda a dit : « Voulez-vous que je vous informe des meilleures de vos actions, les plus aimées de votre Maître (Dieu) et qui élèvent le plus vos degrés ? C'est l'évocation d'Allah. »

Seiîd Ibn Souweyd rapporte : Ooumayr Ibn Saad (SDP) était un compagnon du Prophète (SBDSL) et était l'émir de Himç. Il disait sur le minbar : « Attention ! L'islam est un rempart résistant et une porte solide. Le rempart de l'islam est la justice et sa porte est la vérité. Si le rempart est démoli et la porte cassée, l'islam est a découvert. L'islam demeurera invulnérable tant que le gouvernant sera dure. La dureté du gouvernant ne consiste pas à tuer avec le sabre ou frapper avec le fouet, mais à juger par la vérité et agir avec justice. »

Nimrane Ibn Mikhmar rapporte : Abou Ooubeyda Ibn Aljarrah marchait parmi les soldats et disait : « Attention ! Il se peut qu'une personne rende blancs ses habits et salisse sa religion. Attention ! Il se peut qu'une personne croie se faire un honneur alors qu'elle se rabaisse. Repoussez les anciens péchés par les nouvelles bonnes œuvres. »

Abou Nouaaym rapporte : Mouaadh Ibn Jèbèl (SDP) a dit : « Il y a trois choses, quiconque les fait s'expose à être détesté par Allah : rire pour rien, dormir sans sommeil et manger sans faim. »

Houjèyra Abou Abderrahmane rapporte : Quand Abdallah Ibn Massoud (SDP) s'asseyait. Il disait : « Vous êtes en train de traverser des nuits et des jours qui diminuent vos vies et gardent vos œuvres. La mort vient à l'improviste, et celui qui plante du bien va bientôt récolter le bonheur, alors que celui qui plante du mal récoltera sous peu le remords, et tout cultivateur obtient la même chose qu'il a plantée. La personne lente ne perd pas pour autant sa part dans la vie, et le dynamique n'obtient pas ce qui ne lui est pas destiné. Quiconque reçoit un bien, c'est Allah Elevé qui lui a donné, et quiconque est protégé contre un mal, c'est Allah Elevé qui l'a protégé. Les pieux sont des maîtres (de leurs âmes), les érudits sont des dirigeants (exemples), et leurs assemblées sont un profit. »

Abou Nouaaym rapporte : Abdallah Ibn Massoud (SDP) a dit : « Les paroles les plus véridiques sont le livre d'Allah Puissant et Glorieux. Le lien le plus solide est la parole de piété. Le meilleur rite est le rite d'Abraham. La meilleure tradition est celle du Prophète Mouhamed (SBDSL). Le meilleur enseignement est l'enseignement des Prophètes. Les paroles les plus nobles sont l'évocation d'Allah. Les meilleurs récits sont le Coran. Les meilleures choses sont celles qui finissent bien. Les pires choses sont les choses (fausses ou négatives) inventées. Ce qui est peu et suffisant est meilleur que ce qui est beaucoup et occupant. Sauver ton âme est meilleur qu'un poste de responsabilité que tu n'assumeras pas. La pire excuse est celle présentée (seulement) au moment de la mort. Le pire regret est celui du Jour de la Résurrection. Le pire égarement est l'égarement après avoir été guidé. La meilleure richesse est la richesse de l'âme. Les meilleures provisions sont la piété. La meilleure chose mise dans le cœur est la certitude (de la foi). Le doute fait partie de la mécréance. Le pire aveuglement est l'aveuglement du cœur. Le (l'ivresse du) vin recouvre (amène à) tous les péchés. Les femmes sont les filets (de chasse) de Satan. La jeunesse est une branche de la folie. Hurler en se lamentant pour le mort appartient aux œuvres de l'âge d'ignorance (c'est à dire préislamique). Parmi les gens, certains ne viennent au vendredi qu'au dernier moment et n'évoquent Allah que le cœur absent. Le plus grand péché est le mensonge (sauf dans les trois cas autorisés). Insulter le musulman est une perversion et le combattre est une mécréance. Ses biens sont aussi sacrés que son sang. Quiconque s'excuse, Allah l'excusera. Quiconque renferme sa fureur, Allah le récompensera. Quiconque pardonne, Allah lui pardonnera. Quiconque patiente pour le malheur, Allah lui remplacera. Le pire gain est l'usure. La pire nourriture est les biens de l'orphelin. L'heureux est celui qui tire la morale d'autrui (ou de son conseil, et agit ensuite au mieux). Le malheureux est celui destiné (par ses choix) au malheur (Enfer) dans le ventre de sa mère. Il vous suffit comme biens de quoi satisfaire votre besoin. Vous irez à un lieu de quatre coudées (tombe) puis à l'au-delà (ce qui prouve que le monde de la tombe doit être plus considéré comme faisant plus partie de la Création première jusqu'à la fin du monde que de l'au-delà commençant donc apparemment le Jour de la Résurrection, d'autant plus que des prophètes sont dans les cieux en attendant le Jugement Dernier). L'essentiel dans les œuvres est leur fin (conclusion). Le pire récit est le mensonge. La mort la plus noble est celle du martyr. Quiconque connaît les épreuves (et leur récompenses) les endure, et quiconque ne les connaît pas s'en indigne. Quiconque s'enorgueillit, Allah le rabaisse. Quiconque prend ce bas monde pour maître, il lui échappera. Quiconque obéit à Satan désobéit à Allah, et quiconque désobéit à Allah, Il le châtiera. Quiconque s'élève en se glorifiant, Allah le rabaissera. Quiconque se rabaisse par humilité, Allah l'élèvera. »

Abdallah Ibn Massoud a dit : « Les cœurs sont parfois désireux et disposés (pour les œuvres surérogatoires), et des fois fatigués et lassés. Profitez-en au moment de leur désir et de leur disposition, et laissez-les au moment de leur fatigue et leur lassitude (sauf dans certains cas comme pour les prières nocturnes des dix derniers jours du Ramadan). »

Abdallah Ibn Massoud a dit : « Allah Puissant et Glorieux ne considère pas celui qui a lutté pour l'établissement de l'islam comme celui qui ne l'a pas fait. »

Abou Nouaym rapporte : Abou Darda (SDP) a dit : « Il n'y a d'islam qu'avec l'obéissance. Il n'y a de bien que dans le groupe et donc que tendre à agir au mieux envers Allah, le calife, la famille et tous les croyants. »

Abou Nouaaym rapporte : Abou Darda (SDP) a dit : « Adorez Allah comme si vous Le voyez. Considérez-vous parmi les morts. Sachez qu'un peu qui vous suffit est meilleur que beaucoup qui vous occupe. Et sachez que (par rapport au Jugement Dernier) le bien ne s'use pas (dont par ses récompenses éternelles au Paradis) et que le péché ne s'oublie pas (même si il peut être pardonné). »

Abou Darda (SDP) a dit : « Ton bien n'est pas d'avoir beaucoup d'argent et d'enfants, mais le bien est d'avoir une grande douceur, d'obtenir beaucoup de science, de concurrencer les gens  dans l'adoration d'Allah Puissant et Glorieux, de louer Allah Elevé si tu fais un bien et de demander Son pardon si tu fais un mal. »

Abou Darda (SDP) a dit : « Malheur à tout amasseur à la grande bouche ! Semblable à un fou, il voit ce qu'ont les gens et ne voit pas ce qu'il a. S'il pouvait, il travaillerait la nuit autant que le jour (pour ne faire qu'amasser de la richesse). Malheur à lui pour les comptes terribles et le dur châtiment ! »

Abou Nouaym rapporte : Abou Darda (SDP) disait : « Habitants de Damas ! N'avez-vous pas honte ? Vous ramassez ce que vous ne mangez pas ; vous construisez ce que vous n'habitez pas ; et vous espérez ce que vous n'atteindrez pas. Les générations avant vous ramassaient et cachaient (thésaurisaient) ; ils espéraient et élaboraient de vastes projets (en oubliant la mort) ; et ils construisaient et solidifiaient (exagérément des édifices)). Maintenant, leur groupe nombreux a péri, leur espoir ne fut qu'une illusion, et leurs maisons sont devenues des tombeaux. »

Abou Darda (SDP) a dit : « Je crains pour vous un désir caché dans un bienfait occupant (comme devenir collectionneur) ; ce sera quand vous serez rassasiés de nourriture (amenant une forme de matérialisme) et en manque de science (religieuse et donc spirituelle synonyme d'ignorance insouciante). »

Abou Darda (SDP) a dit : « J'aime la mort par envie de rencontrer mon Seigneur, j'aime la pauvreté par humilité envers mon Seigneur, et j'aime la maladie pour expier mes péchés. »

Abou Darda (SDP) a dit : « Quiconque évoque souvent la mort se réjouit peu et jalouse peu. »

Abou Darda (SDP) a dit : « Celui qui surveille (le comportement des gens) sera insatisfait. »

Abderrahmane Ibn Joubeyr Ibn Noufeyr rapporte : Un homme dit à Abou Darda (SDP) : « Enseigne-moi une parole par laquelle Allah Puissant et Glorieux me fera profiter. »

Abou Darda lui dit : « Même deux, trois quatre et cinq paroles. Quiconque les pratique aura la récompense d'Allah Puissant et Glorieux dans les hauts degrés (du Paradis) : Ne mange que du licite. Ne gagne que du licite. Ne rentre dans ta maison que du licite. Demande à Allah Puissant et Glorieux de te donner ta subsistance au jour le jour. Le matin, considère-toi parmi les morts comme si tu les avais rejoints. Offre ton honneur à Allah Puissant et Glorieux : (c'est à dire que) Quiconque t'insulte, te rabaisse ou te cherche bagarre, laisse-le pour Allah Puissant et Glorieux ; et quand on te fait un mal (qui ne touche que ton honneur ou tes biens, et pas ta famille), pardonne pour Allah Puissant et Glorieux. »

Abou Darda (SDP) a dit : « Il y a trois choses qui sont les clés de la vie réussie du fils d'Adam : ne te plains pas de ton malheur, ne raconte pas tes douleurs, et ne fais pas tes propre éloges. »

Abou Dharr Alrifèri dit à des musulmans devant la Kaaba : « Le voyage vers le Jour de la Résurrection est le plus long trajet que vous aurez à prendre. Prenez donc les provisions (piété et bonnes actions) pour faire une bonne route (facilitée possiblement en devenant un des membres du groupe des rapprochés d'Allah). En rapport à ce Jugement Dernier : Accomplissez un pèlerinage pour (faciliter) les difficultés terribles. Jeûnez un jour d'intense chaleur pour (raccourcir) la longueur de la Résurrection. Priez deux rakaats dans les ténèbres de la nuit pour (alléger) la solitude des tombes. Dites une bonne parole ou taisez une mauvaise pour l'attente d'un jour très grave. Faites l'aumône de votre argent dans l'espoir d'échapper à ses duretés. Que votre vie soit deux activités : un effort pour rechercher l'au-delà, et un effort pour gagner votre vie licitement. Partagez votre argent en deux parts : un dirham que vous dépensés licitement pour votre famille, et un dirham que vous avancez pour votre vie future. »

Abou Nouaaym rapporte : Houdheyfa (SDP) a dit: « Il y a quatre sortes de cœurs : - un cœur couvert : c'est le cœur du mécréant ; - un cœur à deux visages : c'est le cœur de l'hypocrite ; - un cœur nu ne voilant pas la lampe rayonnante (fitra) : c'est le cœur du croyant ; - et un cœur contenant de l'hypocrisie et de la foi : la foi est comme un arbre nourri par de l'eau pure, et l'hypocrisie est comme une plaie nourrie par du sang et du pus : la partie qui se nourrira le plus dominera donc pieusement ou impieusement. »

Alamach raconte : J'ai appris que Houdheyfa (SDP) disait : « Les meilleurs parmi vous ne sont pas ceux qui laissent cette vie pour l'au-delà ni ceux qui laissent l'au-delà pour cette vie, mais ce sont ceux qui prennent de chacune. »

Aboul Aaliya rapporte : Un homme dit à Oubey Ibn Kaab (SDP) : « Donne moi un conseil. » Il dit : « Prends le livre d'Allah comme guide et accepte-le comme juge et arbitre, car c'est le successeur que vous a laissé votre Prophète. (Lors du Jugement Dernier) Il est un intercesseur accepté et un témoin insoupçonnable. Il contient votre rappel (buts nobles), le rappel (les récits moraux) de ceux d'avant vous, le jugement de vos différends (à travers sa distinction du licite et de l'illicite), ce qui vous arrivera (après la mort) et ce qui arrivera après vous (dont pour établir la loi par rapport aux progrès scientifiques). »

Abou Nouaym rapporte : Oubey Ibn Kaab (SDP) a dit : « Il n'y a pas une personne qui laisse une chose pour Allah Puissant et Glorieux sans qu'Allah ne lui donne en échange une chose meilleure d'une façon qu'il n'escomptait pas. Et tout serviteur qui par insouciance vis-à-vis d'Allah, prend une chose improprement, Allah lui infligera ce qui est plus dur d'une façon qu'Il ne s'attendait pas. »

Oubey Ibn Kaab (SDP) a dit : « Le croyant (authentique, le pieux) vit entre quatre choses : s'il est éprouvé, il patiente ; s'il reçoit, il remercie ; s'il parle, il dit la vérité ; et s'il juge, il est juste. (Et ainsi) Il se baigne alors entre cinq lumières, c'est un des sens qu'Allah appelle (S24v35) « Lumière sur lumière. » : ses paroles sont lumière, sa science est lumière, son entrée (dans la tombe) est lumière, sa sortie (de la tombe) est lumière, et il se retrouvera dans la lumière (de son visage et ses membres) le Jour de la Résurrection. Le mécréant se retourne dans cinq ténèbres : ses paroles sont ténèbres, ses œuvres sont ténèbres, son entrée (dans la tombe) est ténèbres, sa sortie (de la tombe) est ténèbres et il retournera aux ténèbres (sera sans lumière) le Jour de la Résurrection. »

Abou Nouaym rapporte : Ibn Aabbes (SDP) a dit : « Pécheur ! Ne te crois pas à l'abri des conséquences du péché ! Ce qui suit le péché est pire que le péché commis : ton manque de pudeur vis-à-vis de ceux qui sont à ta droite et ta gauche au moment ou tu commets le péché est pire que le péché que tu fais. Ton rire (dans le péché) alors que tu ne sais pas ce qu'Allah fera de toi est plus grave que le péché. Ta joie pour le péché que tu as réussi à commettre est plus grave que ce péché. Ta tristesse pour le péché que tu as raté est pire que le péché que tu réussis à commettre. Ta crainte du vent qui remue le rideau de ta porte au moment où tu pèches (en croyant donc t'être fait voir par une créature) alors que ton cœur ne craint pas le regard d'Allah (le Créateur) sur toi à ce moment là est plus grave que le péché que tu fais. »

Ibn Asekir rapporte : Hasan Ibn Ali (SDP) a dit : « Sachez que la sagesse est une beauté, la loyauté est une chevalerie, la précipitation est une stupidité, le voyage (touristique) est une faiblesse, s'asseoir avec les gens vils est un rabaissement, et fréquenter les pervers est louche. »

Hassan Ibn Ali (SDP) a dit : « Les gens sont de quatre sortes : certains ont une richesse mais pas de bon comportement ; d'autres ont un bon comportement mais pas de richesse ; d'autres encore n'ont ni bon comportement ni richesse, et (donc en ce qu'ils ont où plutôt ce qui leur manque) ce sont les pires des gens ; d'autres enfin ont un bon comportement et une richesse : ce sont les meilleurs gens (car ils peuvent plus dépenser pieusement). »

Ziyed Ibn Mehik rapporte : Chadded Ibn Aws (SDP) a dit : « (Sur terre) Vous n'avez vu du bien que ses causes. Le bien entier dans toute sa profondeur est dans le Paradis. Le mal entier dans toute sa profondeur est dans le Feu. »

Abou Darda (SDP) a dit : « Parmi les gens, certains reçoivent la science mais pas la sagesse, mais Abou Yaala (SDP) a reçu la science et la sagesse. »

Abou Ouméma a dit : « Prenez garde au mensonge ! Car le mensonge (étant synonyme d'infidélité) mène (logiquement) à la débauche (étant synonyme d'infidélité à la loi religieuse), et la débauche mène au Feu. Efforcez-vous de dire la vérité, car dire la vérité (étant synonyme de fidélité) mène (logiquement) aux bonnes œuvres (étant synonyme de fidélité à la religion), et les bonnes oeuvres mènent au Paradis. »

Abou Rafi rapporte : La calife Omar Ibn Alkhattab (SDP) envoya une armée aux Byzantins. Parmi eux était Abdallah Ibn Houdhefa Assahmi, un compagnon du Prophète (SBDSL). Les byzantins le capturèrent et l'emmenèrent à leur roi. Ils le présentèrent : « Celui-ci est des compagnons de Mouhamed. -Veux-tu devenir chrétien, lui proposa le tyran, et je partagerai avec toi mon royaume et mon pouvoir ? -Si tu me donnes tout ce que tu possèdes et tout ce que possèdent les arabes, répliqua Abdallah, pour que je quitte la religion de Mouhamed pendant un clin d'œil, je n'accepterai pas. -Alors je vais te tuer. -Vas-y. » Il ordonna de l'attacher à une croix et ordonna aux archers : « Tirez à côté de ses mains et ses pieds. » En même temps, il lui répétait sa proposition et il refusait. Il le fit alors descendre, fit ramener une grande marmite, y fit bouillir de l'eau, ramena deux prisonniers musulmans et jeta l'un d'eux dans la marmite, tout en lui proposant le christianisme et il refusait. Enfin il ordonna de l'y jeter. Quand on l'emmena, il pleura. On informa le roi : « Il pleure ! » Il crut qu'il avait peur et ordonna : « Ramenez-le. » Il lui proposa le christianisme et il refusa. Il demanda : « Alors pourquoi as-tu pleuré ? -J'ai pleuré, expliqua Abdallah, car je me suis dit que j'allais être jeté dans cette marmite et que je mourrai à l'instant. Et j'ai désiré avoir autant d'âmes que de poils dans mon corps et qu'elles soient tuées pour Allah. -Veux-tu embrasser ma tête et je te libérerai ? -Et tous les prisonniers musulmans ? -Et tous les prisonniers musulmans. » Abdallah raconta : «Je me suis dit : c'est un ennemi d'Allah ; si j'embrasse sa tête pour qu'il me libère avec tous les prisonniers musulmans, ça ne me dérange pas. » Il s'approcha de lui et embrassa sa tête, et il lui donna les prisonniers. Abdallah les conduisit chez le calife Omar (SDP) et lui raconta l'histoire. Omar déclara : « Chaque musulman (sauvés et parmi leurs proches) doit embrasser la tête de Abdallah Ibn Houdhefa, et je commence », et il lui embrassa la tête.
Commentaire : On peut comprendre suite à cette histoire que malgré sa possibilité et son immense désir de devenir certainement martyr, Abdallah préféra noblement sauver ses coreligionnaires, soulager leurs proches et donc renforcer l'islam, ce qui d'ailleurs est un choix qui vaut aussi probablement le plus haut niveau du Paradis.

Bayheqi rapporte : Abdallah Ibn Bosr (SDP) a dit : « Les pieux sont des maîtres, les savants sont des dirigeants, s'asseoir avec eux est une adoration (à Dieu), et c'est même une augmentation (de foi, de richesse morale et de piété). »  L'émissaire musulman Rîibi arriva avec une apparence très modeste et dit au roi perse Rostom : « Allah nous a amenés pour sortir qui Il veut de l'adoration des hommes à l'adoration d'Allah, de l'étroitesse de la vie à sa largeur et de l'injustice (ou falsification) des religions à la justice de l'islam. » Puis Rostom dit à ses généraux (qui se moquaient de l'apparence de l'émissaire) : « Malheureux ! Ne regardez pas les habits, regardez plutôt l'opinion, la parole et la conduite ! Les arabes ne se soucient pas des habits ni de la nourriture, mais respectent les valeurs. Ils ne sont pas comme vous en ce qui concerne les habits et ne pensent pas comme vous. » Puis l'émissaire dit : « Perses ! Vous avez magnifié la nourriture, les habits et la boisson (d'autant plus qu'ils l'ont accueilli dans le luxe des coussins, des tapis, d'un lit, des pierres précieuses et des soies), et nous les avons méprisés (sortis du cœur pour vivre une grande piété) ! » Puis il retourna et les laissa réfléchir jusqu'au délai leur permettant de refuser le combat.
Dans un autre récit, en tant qu'émissaire Houdheyfa Ibn Mihçan vint à son tour en tant qu'émissaire à Rostom le roi des perses et dit : « Allah Puissant et Glorieux nous a accordé le bienfait de Sa religion et nous a montré Ses signes jusqu'à ce que nous les reconnûmes après les avoir reniés. Puis Il nous a ordonné d'appeler les gens à une chose parmi trois. Celle qu'ils prennent nous l'acceptons : l'islam et nous vous laissons ; l'impôt et nous vous défendons quand vous en aurez besoin ; ou la guerre. » Quand Rostom ne put en tirer rien d'autre, il le renvoya. Il se dirigea alors vers ses amis et dit : « Malheureux ! Ne voyez-vous pas ce que je vois ? Le premier est venu hier et nous a battus sur notre terrain et a méprisé ce que nous glorifions. Il a mis sa jument sur nos coussins et l'y a attachée. Il était totalement optimiste. Il est parti leur décrire notre terre et tout ce qu'elle contient. Et il ne faut pas oublier la supériorité de sa sagesse par rapport à nous. Celui-ci aujourd'hui est venu et s'est tenu aussi devant nous parfaitement optimiste. Il est resté debout sur notre terre alors que nous étions assis. » Rostom discuta ainsi avec eux jusqu'a ce qu'il les fâcha et qu'ils le fâchèrent.

Quand Toulayha vit ses soldats fuir massivement lors d'une bataille face au chef militaire des musulmans pour cause d'apostasie, il dit : « Malheureux ! Qu'est-ce qui vous fait fuir ? » Un homme parmi eux dit : « Je vais te dire ce qui nous fait fuir : chacun de nous veut que son ami meure avant lui, et nous affrontons des gens qui chacun d'eux veut mourir avant son ami ! » Quand cette vérité fut évidente pour Toulayha, il descendit à pied et embrassa l'islam, et partit directement faire une Oomra.

Aamr Ibn Alâaç (SDP) raconte : Une armée musulmane dont j'étais l'émir partit à Alexandrie (en Egypte). Son chef dit : « Envoyez-moi un homme d'entre vous pour que je lui parle et qu'il me parle. » J'ai dit : « Par Allah ! Il n'ira le voir personne d'autre que moi. » Je suis parti avec un traducteur et il avait un traducteur. Deux chaires nous furent posées et il dit : « Qui êtes-vous ? -Nous sommes les Arabes, dis-je. Nous sommes les gens des ronces et des feuilles de teinture (acacias blonds). Nous sommes les tenants de la Maison d'Allah. Nous étions les gens ayant la terre la plus étroite et la vie la plus dure. Nous mangions les charognes et nous nous attaquions les uns les autres. C'était la pire vie que des gens aient vécu jusqu'à ce qu'un homme, qui n'était alors pas le plus puissant parmi nous ni le plus riche, se manifesta et dit : « Je suis le Messager d'Allah. » Il nous ordonna de faire ce que nous ne connaissions pas et nous interdit ce que nous faisions depuis nos arrières grands-pères. Nous nous renfrognâmes à lui, nous le démentîmes et nous rejetâmes ses paroles, jusqu'à ce que vinrent des gens d'une autre tribu qui lui dirent : « Nous te croyons, nous avons foi en toi, nous te suivons et nous combattons ceux qui te combattent. » Il partit chez eux et nous partîmes les affronter. Nous le combattîmes, mais son armée nous tua, il pris le dessus sur nous et il nous domina. Il se dirigea alors vers les arabes avoisinants et les combattit jusqu'à ce qu'il triompha aussi d'eux. Si ceux derrière moi savaient la grande vie matérielle que vous menez, aucun ne viendrait chez vous pour profiter de ce niveau de vie. » Le chef chrétien rit puis dit : « Votre Messager a dit la vérité. Nos Messagers sont venus nous dire la même chose que votre Messager. Nous avons suivi leur enseignement jusqu'à ce que des rois nous commandèrent et se mirent à nous gouverner selon leurs passions tout en laissant la voie des Prophètes. Si vous tenez à la voie de votre Prophète, quiconque vous combattra, vous triompherez de lui, et quiconque vous attaquera, vous aurez le dessus sur lui. Mais si vous faites comme nous avons fait, que vous laissez la voie des Prophètes et que vous suivez vos passions comme ont fait les rois, Allah nous laissera entre nous. Et là, vous n'êtes pas plus nombreux ni plus forts que nous. » Le rapporteur dit : « Je n'ai jamais parlé à un homme de meilleur conseil que lui. »

 Abou Ishaq rapporte : Aucun ennemi ne résistait dans le combat aux compagnons du Messager d'Allah (SBDSL) le temps de traire une chamelle. Héraclius était à Antioche (en Turquie actuelle) quand il reçut la nouvelle de la défaite byzantine. Il dit (à ses conseillers et chefs militaires) : « Malheureux ! Expliquez-moi ! Ces gens qui vous combattent, ne sont-ils pas des humains comme vous ?! -Si, dirent-ils. -Etes-vous plus nombreux ou eux ? -Nous sommes plusieurs fois plus nombreux qu'eux dans chaque bataille. -Et pourquoi êtes-vous défaits ? -Parce qu'ils prient la nuit, dit un vieux d'entre les plus grands chefs, ils jeûnent le jour, ils tiennent leurs engagements, ils recommandent le bien, ils interdisent le mal et ils sont équitables entre eux ; alors que nous buvons le vin, nous commettons l'adultère et les interdits, nous trahissons les pactes, nous pillons, nous opprimons, nous ordonnons la haine, nous interdisons ce que Dieu agrée et nous semons la destruction sur terre. -Toi, tu m'as dit la vérité », dit Héraclius.

Yahya Ibn Yahya Alrassèni rapporte que deux personnes de sa tribu racontèrent : Quand les musulmans arrivèrent en Jordanie, nous discutâmes entre nous que Damas allait être assiégée. Nous partîmes y faire nos courses avant que cela n'arrive. Tandis que nous y étions, son commandant nous convoqua. Nous partîmes le voir et il dit : « Vous êtes des arabes ? -Oui, dîmes-nous. -Chrétiens ? -Oui. -Que l'un de vous aille espionner ces gens pour nous et voir leurs plans, et que l'autre reste ici pour garder les affaires de son ami. » Un de nous y alla, il resta un moment puis retourna. Il dit : « Je viens de chez des hommes maigres montés sur des chevaux de race. La nuit, ce sont des moines (car ils prient la nuit), et le jour, ce sont des chevaliers (qui combattent pour la justice, les faibles et la religion). Ils fabriquent leurs flèches et les taillent, et ils dressent les lances. Si tu parles à la personne à ton côté, elle ne t'entendra pas tellement ils lisent le Coran et évoquent Allah à voix haute. » Le commandant se retourna alors vers ses compagnons et dit : « Votre force ne peut rien contre ces gens ! »

Qorwa rapporte : Quand les deux armées s'approchèrent (à Yarmouk), Qoubouqlar envoya Ibn Houzérif des Tezid Ibn Haydén de Qoudhaâa et dit : « Entre parmi ces gens, reste avec eux un jour et une nuit, puis rapporte-moi leurs nouvelles. » Il entra parmi les musulmans et ne fut pas remarqué  car il était un arabe. Il resta avec eux un jour et une nuit puis il retourna. On lui dit : « Alors ? » Il dit : « Ce sont des moines (car ils prient) la nuit et des chevaliers (qui combattent pour la justice, les faibles et la religion) le jour. Si le fils de leur roi volait, ils lui couperaient la main, et s'il commettait l'adultère, ils le lapideraient tellement ils établissent la vérité. -Si tu me dis la vérité, il vaut mieux être sous terre que d'affronter ces gens sur la terre. J'aurais voulu qu'Allah se contente de me laisser avec eux sans m'aider ni les aider. »

Abou Zahra Alqoucheyri rapporte : Quand Héraclius partit vers Constantinople, un byzantin qui était prisonnier des musulmans, s'échappa et le rencontra. Héraclius dit : « Décris-moi ces gens. -Je vais te les décrire comme si tu les voyais, dit-il : des chevaliers (qui combattent pour la justice, les faibles et la religion) le jour et des moines (qui prient) la nuit. Ils ne mangent la nourriture des non musulmans sous leur protection que contre un prix. Ils n'entrent qu'en saluant. Ils se tiennent face à leurs ennemis jusqu'à le battre. -Si tu m'as dit la vérité, ils vont prendre la terre qui est sous mes pieds ! »

Ibn Jerir rapporte : Yezdejrid (le dernier roi perse) écrivit au roi de Chine pour lui demander secours. Le roi dit à l'envoyé : « Je sais qu'il est du devoir des rois de porter secours aux rois contre ceux qui les battent. Mais donne-moi la description de ces gens qui vous ont sortis de votre pays car je te vois évoquer leur petit nombre et votre grand nombre. Ces gens que tu me décris comme étant peu nombreux ne peuvent vous frapper malgré votre grand nombre que parce qu'ils ont des qualités et que vous avez des défauts. -Demande-moi ce que tu veux. -Tiennent-ils leurs engagements ? -Oui. -Que vous disent-ils avant de vous combattre ? -Ils nous appellent à choisir une chose parmi trois : soit leur religion, et si nous acceptons ils nous traitent comme eux ; soit l'impôt, et ils nous défendent ; soit la guerre. -Comment est leur obéissance à leurs émirs ? -Ce sont les gens les plus obéissants à leurs émirs. -Que permettent-ils et qu'interdisent-ils ? » Il l'informa (des préceptes de l'islam) et le roi poursuivit : « Laissent-ils ce qui leur a été permis ou font-ils ce qui leur a été interdit ? -Non. -Alors ces gens ne périront jamais tant qu'ils ne commettent pas leurs interdits et ne laisse pas leur licite. Informe-moi de leurs habits. » Il l'informa. « Et leurs montures ? -Ce sont les coursiers arabes », et il les décrivit. Il dit : « Ce sont des excellents chevaux. » Et il lui décrivit les chameaux, comment ils baraquent et prennent leur départ. Il dit : « Ceux-ci sont des animaux aux cous longs. » Puis après avoir renvoyé l'émissaire et le temps de prendre une décision pendant quelques jours, le roi écrivit une lettre à Yezdejrid contenant : « Ce n'est pas l'ignorance de mon devoir qui m'empêche de t'envoyer une armée dont la tête sera à Merv (actuelle Mary au Turkmenistan au nord de l'Iran) et la queue en Chine, mais ces gens (musulmans pratiquants et pieux) que m'a décrit ton envoyé, s'ils s'attaquaient aux montagnes, ils les démoliraient, et si la voie leur était ouverte (vers moi), ils m'enlèveraient (de) ma place (de roi) tant qu'ils demeureront comme il me les a décrit. Fais donc la paix avec eux, accepte de vivre avec eux et ne les provoque pas tant qu'ils ne t'ont pas provoqué. »

 Abderrahmane Ibn Ranm rapporte : Mouaadh fut pestiféré, et quand la souffrance de son agonie s'intensifia, il dit : « C'est l'agonie ! » Il subit la pire agonie qui fut. Chaque fois qu'il reprenait conscience après un évanouissement, il ouvrait un œil et disait : « Mon Seigneur ! Etreins moi de Ton Etreinte car, par Ta puissance, Tu sais parfaitement que mon cœur T'aime. »