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G) Suite 7


          Il apparaît donc clairement qu'au niveau politique, la distinction du bien et du mal est souvent subtile, proche ou compliquée, et parfois inversée, comme le prouve le hadith qui affirme que le gouverneur juste appartient à une des sept catégories de personnes protéger par le Trône divin le Jour du Jugement Dernier. En effet être toujours juste en tant que gouverneur est difficile, car il doit parfois passer, sans se corrompre, par des voies semblant irréligieuses mais bonne par l'intention pieuse de préserver la paix de l'ordre social comme lors de compromis commerciaux, financiers et monétaires, ou d'intérêts majeurs tel des bombardements sur des combattants maléfiques bombardant des civils innocents, mais pouvant aussi tués des civils innocents devenant évidemment des martyrs lorsqu'ils sont utilisés comme boucliers humains. C'est à dire que les actions du chef politique devant donc être parfois plus dans l'intérêt général que pour sa propre valeur vertueuse, il peut parfois aller légitimement et donc pieusement à l'encontre de certaines règles religieuses si cela préserve la majorité du peuple de graves maux ou d'une grosse rupture trop chaotique, en obtenant ainsi pour les intérêts supérieurs de la nation ou du bien commun, un cadre moral ressemblant à celui de la sagesse divine (droit divin) qui sera expliquée plus tard.
Cependant ces nobles règles particulières des dirigeants attirant pourtant plus les médias et les foules sont donc moins claires, faciles, utiles, intéressantes et presque grandes par rapport aux nobles règles religieuses pour le reste de l'humanité, surtout qu'ils doivent généralement régler des problèmes plutôt que de répandre ou valoriser la bienfaisance. Or les dignes compromis de ces détenteurs du pouvoir relèvent évidemment d'une haute noblesse à l'image donc de Dieu. En effet certains dirigeants ont prouvé que ce n'est souvent pas le nombre (la force) qui compte sur un échiquier, mais l'endroit où place ses pions stratégiquement et la capacité du pion mis en place. Dans ce sens, des coups de maître existent logiquement de la part de dirigeants, mais aussi de certains autres humains.
          D'ailleurs cette idée de sagesse spéciale pour un gouverneur et Dieu peut également être incarnée par tous, puisque protéger autrui est évidemment plus important que les droits personnels, et préférer l'altruisme pieux raisonnable après avoir obtenu une vie stable amène excellemment à l'amour supérieur pour l'extérieure comme Jésus par rapport à l'amour pour l'intérieur dont le souhait d'être aimé. Surtout qu'il paraît nécessaire à tous de tendre vers ce chemin pour rétablir le bonheur de l'ordre mondial face au malheur du chaos se répandant rapidement de nos jours. D'ailleurs les lois divines sont aussi souvent d'intérêt général, même celles accompagnées d'une menace d'un châtiment corporel en cas de désobéissance à une grande interdiction.
Pour continuer dans les domaines politique et social des paragraphes précédents, il est important de noter que la micro société de la Mecque et la macro société d'Arabie, toutes deux divisées en tribus, étaient des versions réduites des villes et des pays du monde du futur qui ont permis de créer la plupart des cas de figure politiques que rencontrerait l'humanité jusqu' à la fin des temps et donc d'établir les lois coraniques permettent d'anoblir ces relations, comme le prouve le Prophète (SBDDSL) n'est jamais sorti de la péninsule arabique. D'ailleurs l'empire islamique qui suivit fut divisé en provinces comparables à des pays dont par rapport à la particularité de leurs économies et gérées par des gouverneurs au niveau des intérêts de chacune. Ce qui prouve la nécessité de sagement découper en zones administratives un pays pour faciliter leur organisation et leurs demandes ou nécessités :
(S49v13) « Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez (dans la dignité par le commerce honnête, le partage culturel et le compromis raisonnable dans vos intérêts respectifs). Le plus noble d’entre vous auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand Connaisseur »
(S34v28) « Et Nous ne t’avons envoyé qu’en tant qu’annonciateur et avertisseur pour toute l’humanité. Mais la plupart des gens ne savent pas. »
          L'excellence de la noblesse liée à Dieu le Suprêmement Sage montre donc qu'un pays musulman basé sur les lois coraniques est la meilleure organisation sociale à mettre en place progressivement. En effet tout doit légitimement être soumis au Seigneur : État, économie et justice. La politique, le législatif et la religion doivent donc êtres liés. Ainsi le premier Etat sans dynastie royale (et donc la première nation puisque même les grecs démocrates avaient un roi) de la terre fondé par le Prophète (SBDSL), dans une époque où n'existait que des royaumes, était un califat synonyme d’État religieux. C'est à dire que les responsables politiques de cet État devaient sagement organiser et appliquer les lois divines, puis désigner leurs successeurs parmi les musulmans au plus haut niveau de piété après une consultation nationale. En effet il faut savoir qu'en islam le pouvoir ne doit pas être recherché, afin qu'il soit confié à des gens qui craignent sincèrement cette énorme responsabilité envers le peuple et que la laideur de sa prédation ostentatoire et souvent irrespectueuse contre les adversaires soit inexistante. Le pouvoir ne se réclame pas : il s'accepte ou se refuse. Surtout qu'un homme exemplaire qui finit par diriger pieusement le peuple triomphalement après avoir été caché comme Dieu est sublime, d'autant plus que préparer la victoire populaire en particulier morale en étant caché longtemps la rend plus glorieuse car inattendue, en particulier si c'est utile voire nécessaire pour cela. Puis, chaque jour passé au pouvoir doit être sentimentalement le même que le premier jour au niveau de la pression et de la peur de mal faire, afin de ne pas finir par se conforter dans une forme de place intouchable autosatisfaisante et peu souciante du peuple. Dans ce sens la recherche du pouvoir amène de nombreuses négligences ou erreurs dans le décisionnel et l'action. Par conséquent il ne convient évidemment pas de nommer à un poste de direction quiconque le réclame ou le convoite en particulier inconséquemment, car généralement c'est un signe d'ambition personnelle et non pas de dévouement à l'intérêt général. A ce sujet le calife Omar (SDP) a rappelé aux hommes de pouvoirs de faire très attention à ne pas devenir orgueilleux et donc impie vis à vis de leurs subordonnés. L’envie de dominer avidement est liée à la quantité de testostérone ou au QI. Pour ce dernier, lorsqu’il en manque (comme chez les racailles des quartiers pauvres), c’est la violence de la domination physique (plus masculine). Alors que quand il y en a trop (comme dans le sionisme), c’est alors la perversion, la manipulation, le machiavélisme, la division pet donc la promotion de la guerre intersociale (plus féminine). C'est pourquoi un dirigeant doit être pacifiste, mais être prêt à ne parfois pas être non-violent en cas de légitime défense. En comprenant tout cela, on ne doit pas s'étonner que par rapport à notre époque de grande division voire de guerre au sein de la communauté musulmane, chercher le pouvoir en tant que musulman suivant une idéologie ou un islam politique erronés et/ou empirant la division devient si grave que ce la peut légitimement le conduire à un passage par l'Enfer :
(ExtHadith) Selon Abd ar-Rahman Ibn Samoura (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) lui a dit : « Ô Abd ar-Rahman ibn Samura, ne réclame pas le commandement, car si tu l'obtiens sans l'avoir réclamé, tu seras soutenu. En revanche, si tu l'obtiens après l'avoir réclamé, il t'en incombera la charge sans aucun secours. » (Boukhari et Mouslim)
Abou Mousa Al Ashari (SDP) rapporte : J'entrai chez le Prophète (SBDSL) en compagnie de deux de mes cousins lorsque l'un d'eux demanda : « Ô Prophète de Dieu, accorde-moi la direction d'une province que Dieu a mis sous ton commandement. » L'autre fit la même requête. Le Prophète (SBDSL) répondit : « Par Dieu, nous ne confions pas ces postes à quiconque les réclame ni à celui qui les convoite. » (Boukhari et Mouslim)
Abou Dharr rapporte (SDP) : Je demandai au Prophète (SBDSL) : « Ô Prophète de Dieu, emploie-moi (pour la direction d'une province). » Le Prophète (SBDSL) me tapota l'épaule de sa main et me répondit : « Abou Dharr, tu es faible et cette fonction est un dépôt qui, le jour de la Résurrection, suscitera humiliations et regrets, sauf pour celui qui en sera digne et qui assumera pleinement sa tâche. » (Mouslim)
Selon Abou Dharr (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) lui a dit : « Ô Abou Dharr, je constate en toi une certaine faiblesse et j'aime pour toi ce que j'aime pour moi-même. Ne dirige jamais, ne serait-ce que deux personnes, et ne gère point les biens d'un orphelin. » (Mouslim)
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Tout homme à qui Dieu a confié la gestion des intérêts d’un groupe, s’il meurt alors qu'il trompe ses administrés, Dieu lui interdit le Paradis. » (URA)

C'est pour cela que la dévolution qui est la transmission du pouvoir à l'homme (ou l'un des hommes) le plus pieusement sage était le moyen de transmettre le pouvoir au sein du califat islamique originel et authentique. Cela va d'ailleurs dans le sens de l’analyse du philosophe Aristote précisant l'importance de transmettre le pouvoir au meilleur homme intellectuellement, moralement et noblement. Or même par rapport au pouvoir légitime, les monothéistes véritables doivent devenir des combattants éclairés et autonomes, c'est à dire disciplinés mais libres dans leurs bonnes propositions voire initiatives, obéissants mais prêts à commander à leur tour si çà leur était demandé par les autres. Surtout que qui n’a jamais su obéir ne pourra jamais commander et que gouverner signifie parfois voire souvent gérer l'imprévisible, car la politique c'est aussi souvent des circonstances en plus que des décisions économiques ou sociales. Cependant un bon dirigeant est d'abord au service du peuple avant d'être obéi et doit donc être reconnu puis choisi pour sa piété, son intégrité, sa loyauté et sa sincérité. En effet les dirigeants sages accordent toujours la priorité au bien de leur propre peuple et de leur propre pays, et c'est pourquoi l’avenir n’appartient pas aux mondialistes mais aux patriotes, sauf donc si les pays musulmans doivent s'unir sous un califat pour sauver le monde d'une troisième guerre mondiale. D'ailleurs l'Occident a dans ce sens urgemment besoin d'élites et de dirigeants qui ne se servent plus de leur peuple mais qui servent leur peuple. Ainsi un dirigeant musulman doit avant tout être respecté voire aimé prioritairement pour sa noblesse spirituelle et par le peuple, car même s'il est affaibli, cela continue d’être le cas. Alors que s'il cherche d'abord à être craint, au premier signe de faiblesse, il sera éliminé. En effet l’autorité est fragile et peut vite se transformer en tyrannie à cause de l'orgueil, de l’avidité, de la peur ou de la colère. Le dirigeant honorable ne doit donc pas trop tirer sur la corde de son pouvoir, car s'il en arrive à utiliser la force ou encore pire la violence pour imposer au peuple, il perd de son autorité. Ainsi dans sa fonction le chef d’État est quelqu'un qui ne peut pas avoir d'amis mais qui gère des intérêts. Or ces intérêts ne peuvent pas être tous économiques, dont par rapport à la nourriture qui n'est pas une chose comme les autres et donc par rapport à l'agriculture, puisque c'est vital. Par conséquent un dirigeant doit utiliser le plus possible la douceur, la patience et ainsi la modération dans la politique et la géopolitique, mais doit sévir voire savoir frapper après avoir prévenu si cela devient nécessaire, ce qui est une immense responsabilité. D'ailleurs quand Abou Bakr (SDP) et Omar (SDP) devinrent les deux premiers califes, ils comprenaient si pieusement l'immense responsabilité du chef politique, qu'ils voulaient parfois être moins que rien par peur de leurs éventuelles mauvaises actions touchant le peuple et aggravant ainsi leur position lors du Jugement Dernier. Or ils ressentaient donc probablement d'abord ça par rapport à leur éprouvante, préoccupante et difficile position élevée de chef apportant moins d'humilité par rapport à autrui et d'intimité seul avec Dieu, tout en apportant plus de responsabilité lourde, bien que par une profonde piété et de très nobles décisions, cette responsabilité peut évidemment aussi se transformer en grande proximité avec Dieu. Surtout que dans ce sens, cela permet de transmettre pieusement plus de bien puisque à tout un peuple. Il faut noter que les nombreuses et diverses œuvres d'Abou Bakr synonyme d'une grande foi et d'une profonde piété ont clairement rendu légitime sa place de premier calife :
Abou Hourayra (SDP) rapporte : Le Messager d'Allah (SBDSL) demanda : « Qui parmi vous jeûne aujourd'hui ? -Moi, répondit Abou Bakr (SDP). -Qui parmi vous a visité un malade aujourd'hui ? -Moi, dit-il encore. -Qui parmi vous a assisté à un enterrement aujourd'hui? -Moi, dit toujours Abou Bakr. -Qui a nourri un pauvre aujourd'hui ? -Moi, dit-il. » Marwane dit : « J'ai appris que le Messager d'Allah (SBDSL) a dit : « Tout homme qui accomplira toutes ces bonnes oeuvres en un jour entrera au Paradis. »
« Pour être un chef selon la définition classique de la philosophie politique romaine, il ne suffit pas d’avoir la potestas : le pouvoir hiérarchique ou constitutionnel de donner des ordres et le cas échéant de contraindre les subordonnés à obéir. Il y faut aussi l’auctoritas : une dimension psychologique du pouvoir, qui se garantit par une hauteur de vue reconnue, un prestige intellectuel et moral, une capacité à prendre des décisions en fonction d’un but à atteindre, du calme et de la pondération devant les épreuves de la vie et les imprévus de l’histoire. Le chef doit écouter l'avis des autres, prendre une décision, et savoir s’y tenir. Les qualités de chef ne supposent pas une compétence profonde, détaillée et universelle dans tous les domaines de la vie des nations : économie, finance internationale, diplomatie, droit social, énergie, transport, agriculture, mécanismes de financement du logement social, etc… Un chef compétent est un généraliste, qui sait suffisamment de tout pour en connaître et reconnaître l’importance, puis pour juger de la cohérence et de la pertinence des analyses qui lui sont proposées. Il doit donc savoir demander des analyses et des propositions de plan d’action. Et, pour cela il doit s’entourer d’experts, des vrais, qui allient une expertise intellectuelle et une dévotion réelle au bien commun et à l’intérêt supérieur du pays. Cependant un chef hésite logiquement souvent et c'est pourqoi il doit se concerter fréquemment avec des personnes en dehors de la mise en place du plan d'action, à défaut de savoir quel avis de quel ami ou personne de confiance intellectuelle et professionnelle il faut suivre. Il suffit d’avoir un répertoire des corrompus occidentaux qui indiquent toujours comme direction à suivre ce qui est mauvais pour le pays, qui recommandent de manière constante et obstinée la voie d’un désastre assuré et certain pour les peuples et nations. La place adéquate du chef est toujours une question d’angle, de focale. Quand un de ses conseillers ou responsables proches est incompétent, il doit sans hésitation le limoger rapidement et proposer son poste à l’un de ses subordonnés directs. Le chef dont militaire doit se placer là où il pourra envisager toute la largeur et la profondeur de son front d’engagement. Cela détermine sa capacité à voir et à anticiper les réactions globales de l’environnement ou de son adversaire. Par exemple, l’évolution des équilibres géopolitiques et géoéconomiques mondiaux ne se mesure et ne se jauge pas à l’échelle d’une année, mais d’une décennie. Les décisions de com', à chaud et irréfléchies ont toujours des effets néfastes dans le long terme. De même, le bon chef ne se laisse pas dicter son agenda par les faits divers. On ne fait pas de lois nouvelles à chaud, mal réfléchies, en trop grand nombre et au hasard de l’actualité et de l’émotion, c'est à dire sans se préoccuper de leurs contradictions et de leurs conséquences possibles à long terme. Le rôle du chef est de fixer un but à atteindre dans un délai imparti, puis donc de valider ou non les propositions qui lui sont faites. Un de ses meilleurs choix est de privilégier certains partenariats public-privé tel par rapport à la construction d'autoroutes et de centrales électriques nucléaires. Le chef consiste à garantir que les moyens et l’autorité de l’État soient au service d'un plan d’action pré-établi. Et ce malgré les réticences et les obstacles opposés par une partie de l’administration et un certains nombre de lobbies influents, patronaux ou américains. » (Extraits de l'article « Qu’est ce qu’un chef ? » à l'adresse https://strategika.fr/2022/04/16/quest-ce-quun-chef/)
          Dans la guerre entre l'occident et la Russie, chacun observera que le comportement des élites dirigeantes occidentales est stérilement beaucoup plus fébrile et hystérique, alors que le comportement de la gouvernance russe est efficacement plus calme, plus placide, plus déterminée, plus sûre et maîtresse d’elle même, de son action et de son discours. Ainsi lorsqu'un pouvoir utilise un langage vide de sens dont du « en même temps » ou oblige au crime, il devient évidemment illégitime, alors qu'un pouvoir pieusement droit utilisant l’éloquence simplement, la clarté décisionnelle et la noblesse pacifique tant que c'est possible, devient entièrement légitime.
          A propos de la dévolution, il apparaît clairement que pour montrer cette supériorité morale suivant la patriarcat demandé par le monothéiste authentique de transmettre le pouvoir à l'homme le plus pieusement sage (ou l'un des plus pieusement sages) de la communauté par l'homme le plus pieusement sage précédent sans obligation de lien familial, suite à son expérience d'ancien sage dirigeant pieux le désignant légitimement comme mieux placé pour choisir son successeur le plus compétent, après une consultation nationale (ou de représentants départementaux) au sein d'assemblées populaires dans chaque tribu (ou cité ayant le mérite de rechercher collectivement les meilleures idées, permettant de connaître la généralité des opinions en fonction des régions, et pouvant aussi organiser la vie localement si nécessaire en accord avec un gouverneur de région), puis après un pacte d’allégeance générale honorant le noble lien du peuple bien plus que dans les isoloirs (où chacun vote souvent plus pour lui même que pour le bien commun ou simplement pour avoir raison comme dans un jeu stupide basé sur des paris) car l'unanimité bienfaisante était recherchée sans cacher les avis de chacun, Dieu ait fait mourir en bas âge les trois fils du Prophète (SBDSL). En effet cela devait inviter la communauté voire l'humanité à s'unir dans la responsabilité et à éviter l'apparition d'une dynastie puisque ayant souvent divisé et donc corrompu les membres d'une même famille et ainsi la gestion de l’État par convoitise du pouvoir, autant que l'actuelle fréquente avidité sans compassion envers le peuple pour la présidence d'une nation. Or une dynastie élevée dans la piété et la gestion du pouvoir peut avoir un bon niveau de souveraineté, de justice et de dignité dont au niveau de la politique, de la géopolitique et de la moralité. Ainsi des décisions divines ont validé comme chef au cours de l'histoire monothéiste de l'humanité, la noblesse de position en tant que roi(-prophète parfois) tel David suivi par son fils Salomon ou Clovis, puis pour la dernière révélation la noblesse de choix (meilleure sagesse) tel pour choisir légitimement comme calife Abou Bakr et Omar dont le Prophète Mouhamed (SBDSL) a d'ailleurs dit par rapport à leur sagesse qu'ils auraient pu devenirs des Prophètes. Mais le retour du Prophète Jésus en tant que calife pourrait être dans un sens un calife roi puisque ayant un esprit parfait et la plus haute position après le Prophète Mouhamed (SBDSL), surtout que représentant l'esprit irréprochable et souverain de Dieu. Ainsi dans un califat islamique, la noblesse de choix et donc d'âme est encore clairement mis en avant légitimement par rapport à la noblesse de position (rang social des notables) ou/et donc de sang mais sans la dénigrer :
(S33v40) « Mouhamed n'a jamais été le père de l'un de vos hommes, mais il est le Messager d'Allah et le dernier des Prophètes. Allah est Omniscient. »
Les premiers califes, qui ont été essentiels pour préserver l'islam dans ses débuts par la préservation de la communauté musulmane unifiée juste après la mort du Prophète Mouhamed, furent donc logiquement désignés. Or les deux premiers furent désignés plus par indication du Prophète. Puis les suivants plus parfois par décision du calife précédent ou plus par la décision d'une concertation démocratique dont des conseillers proches synonyme d'un petit nombre d'élites spirituelles composé évidemment de très pieux compagnons proches du Prophète (SBDSL), mais toujours après une consultation nationale recherchant l'unanimité pour éviter la division. Ce qui prouve qu'il n'y a pas de règles précises au sujet de la dévolution même si la désignation d'un chef est essentiel. Ensuite l'organisation du gouvernement des premier califats et le choix de ses membres se fit logiquement en fonction de leur proximité du Prophète (SBDSL), de leur piété, de leur niveau de science, de leur ancienneté dans l'islam, de la date de leur hégire, de leur origine tribale liée au Prophète, puis de leur origine sociale liée aux dirigeants de La Mecque ou Médine, ce qu'il faut par conséquent encore rechercher à notre époque pour établir la hiérarchie humaine d'un Etat, même si avec le temps pour préserver sa stabilité les califats qui suivirent sont devenus plus familiaux puis des califats monarchiques. (Sur le plan juridique, l'État peut être considéré comme l'ensemble des pouvoirs d'autorité et de contrainte collective que la nation possède sur les citoyens et les individus en vue de faire prévaloir ce qu'on appelle l'intérêt général, et avec une nuance éthique le bien public ou le bien commun.) Par exemple le premier calife Abou Bakr a été légitimement choisi car il incarnait toutes ces valeurs, surtout qu'il a été évoqué dans le Coran comme compagnon du Prophète dans la caverne, qu'il a été constant dans une grande piété religieuse, cultuelle et généreuse, que le Prophète (SBDSL) lui a demandé de le remplacer dans la prière en tant qu'Imam tout le temps où il a été malade avant sa mort, qu'Abou Bakr fut le premier homme adulte à se convertir à l'islam, qu'il était de La Mecque (et son clan était pourtant le moins nombreux, le plus pauvre et le moins noble de position par rapport à l’ascendante du Prophète, à la taille de ses terres, à la proximité de sa demeure avec la Kaaba située dans le centre ville, à sa puissance militaire et à son influence) et qu'il a toujours été un ami proche du Prophète (SBDSL).
Au sujet de la position sociale inférieure du clan d'Abou Bakr critiqué par Abou Sofiène un notable d'un clan supérieur socialement à La Mecque, le très savant et cousin du Prophète (SBDSL) Ali (SDP) lui dit : « Abou Sofiène! Les croyants sont des gens qui se veulent le bien et qui sont compatissants les uns avec les autres, même si leurs demeures et leurs personnes sont éloignées (ou modestes). Les hypocrites, par contre, sont des gens qui se trompent les uns les autres même si leurs demeures et leurs corps sont proches (ou leur richesses sont grandes). Nous avons prêtés serment à Abou Bakr car il en est digne. »   Concernant la mise en place de Othmane au poste de troisième calif, il est rapporté :
Abou Weil rapporte : Abdallah Ibn Massoud (SDP) partit de Médine à Koufa pendant huit jours quand Othmane Ibn Aaffène fut choisi calife. Il loua Allah et Le félicita puis dit : « Le chef des croyants Omar Ibn Alkhattab est mort, et nous n'avons jamais vu un jour où les gens pleuraient et se lamentaient autant que ce jour-là. Et nous, les compagnons de Mouhamed (SBDSL) nous nous sommes réunis, nous nous sommes efforcés de notre mieux pour choisir le meilleur d'entre nous qui nous surpasse tous, et nous avons prêté serment au chef des croyants Othmane Ibn Aaffème. Prêtez-lui donc serment. »
Ainsi d'autant plus tant qu'il n'y a plus de califat, il n'est donc pas grave que ce soit l'émir ou la concertation d'élites morales savantes (impaire et moins de dix pour éviter la division, lutter contre l'infiltration et assurer des décisions à chaque concertation si nécessaire) ou une consultation nationale qui désignent une orientation politique ou le chef, car selon la sacralité de l'islam, l'essentiel est de ne surtout pas diviser la communauté, mais aussi de parvenir à mettre en place un dirigeant principal.
Ceci comme l'a expliqué Aristote afin de préserver un régime mixte alliant la légitimité de la décision démocratique populaire (noblesse de l'élection), la légitimité de la dynastie (noblesse de position) ayant créé le pays et la légitimité des sages élites intellectuelles, (noblesse de choix) c'est à dire pour que ces groupes se limitent les uns les autres, c'est à dire pour que la démocratie ne se transforme pas en démagogie, la monarchie ne se transforme pas en tyrannie, et les élites (l'aristocratie) ne se transforment pas en ploutocratie.
          Il faut noter que pour préserver la dévolution, le quatrième calife Ali a cherché pieusement à transmettre avant de mourir, le pouvoir à quelqu'un en dehors de la famille proche du Prophète comme c'était le cas des trois premiers califes. Surtout que le Prophète (SBDSL) prophétisa que son petit fils Al Hasan laisserait pieusement le pouvoir pour éviter la division en le qualifiant par ailleurs de maître, probablement spirituel. En effet à cette époque en cas d'hésitation ou de division de la communauté par rapport au choix du calife, il était aussi pieusement possible voire noblement meilleur de choisir Al Hassan le petits fils du Prophète, afin d'honorer la maisonnée du Prophète à la place de Mouaawiya fils d'Abou Sofiène l'ancien chef notable de la Mecque devenu musulman. Il faut noter que si on ne regarde pas la noblesse de choix et donc de sagesse qui aurait du être la prioritaire pour désigner le nouveau calife, Mouaawiya et Al Hasan avaient la noblesse de position en tant que notables, mais qu'Al Hasan avait une noblesse de position supérieure puisque petit-fils du Prophète (SBDSL). Ainsi dont pour préserver l'importance donc essentielle de l'union dela communauté musulmane, il faut qu'elle soit prête à respecter la dévolution même si le calife (ou l'émir) désigne son successeur sans consultation, surtout qu'un hadith explique qu'il ne faut pas se rebeller tant que la prière est autorisée et pratiquée par le dirigeant. Ce qui prouve que le meilleur chemin peut avoir plusieurs portes et que la préservation de la communauté unie demeure donc bien le principal. Al Hassan en abandonnant très honorablement la lutte militaire pour le califat en faveur de la paix au sein de la communauté dit d'ailleurs à ce sujet à ce sujet : « Musulmans ! Allah vous a guidés par le premier de notre famille (Prophète Mouhamed), et a épargné (plus de) vos sangs par le dernier (lui-même). » C'est pourquoi, le Prophète (SBDSL) a bien authentiquement prophétisé que ce petit-fils à lui serait parmi les plus nobles hommes de la communauté musulmane. Mais avec le temps s'éloignant de la présence du Prophète (SBDSL) et de ses compagnons (SDP), et ainsi d'une haute noblesse de choix pieux, le retour prophétisé du califat au sein de la famille du Prophète à travers celui des abbassides après celui donc des omeyyades devint donc logique, car leur noblesse de position d'avoir comme ascendance la famille sacrée du Prophète (SBDSL) facilita la préservation de l'union des musulmans dont en y gardant ainsi un grand niveau de respect envers la famille du Prophète (SBDSL), de foi, de pratique religieuse, de piété, de sagesse, de dignité et de grandeur.
Il est intéressant de lier le paragraphe précédent à la vidéo « Pour une monarchie sociale et corporative (en France) » à l'adresse https://www.egaliteetreconciliation.fr/Pour-une-monarchie-sociale-et-corporative-57286.html
Or il fallait tout de même appartenir aux descendants de Qoraych pour être calife lors des califats omeyyade et abbasside. Mais dans un sens légitime pas dans celui ottoman car la piété est supérieure à l’ethnie et à la noblesse de position en valeur, dont puisque ce califat ottoman a été au début comme une renaissance du monde musulman. Le rayonnement civilisationnel et culturel du monde musulman commença plus avec celui abbasside que celui omeyyade, car celui abbasside a été principalement basé sur la science partagée et développée au niveau multi-ethnique et même multi-confessionnel, alors que celui omeyyade a été plus basé sur la conquête militaire.
         Ainsi lorsqu'on dit que les 4 premiers Califes étaient bien guidés (orthodoxes) comme le sera aussi celui du Mahdi, ce n'est pas seulement pour leur haute piété et donc grande sagesse continuant dans un sens la prophétie, mais aussi parce que la transmission du pouvoir sans division du peuple ni succession d'héritier familial par la dévolution avait été préservée au sein du Califat authentique également dans une forme de continuité de la Prophétie :
Abou Talaba (SDP) raconte : Abou Oubayda a rapporté que le Messager d'Allah (SBDSL) a dit : « La prophétie est maintenant parmi vous. Puis il y aura un califat sur la voie de la prophétie (quatre premiers califes dont le Prophète a d'ailleurs dit que les deux premiers aurait pu être des Prophètes), puis ce sera un royaume (commençant par le califat de la dynastie abbasside tel un califat monarchique c'est à dire une application des lois religieuses par une dynastie) et plus tard souvent une dictature (militaire ne donnant pas toujours la priorité aux règles religieuses). »
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Je vous recommande ma tradition et la tradition de mes califes orthodoxes et bien guidés après moi (dont donc du Mahdi surtout que signifiant le bien-guidé). »
Le Prophète (SBDSL) a dit que le califat d'Omar (jusqu'à celui d'Ali et donc celui d'Abou Bakr précédent celui de Omar) faisait partie de la succession de la prophétie.

Aboul Achaath Asganaani rapporte : Canaa avait un gouverneur nommé Thoumema Ibn Aadiy (SDP) qui avait connu le Prophète. Quand arriva l'annonce de la mort de Othmane (SDP), il pleura et dit : « C'est maintenant que la succession de la prophétie sera arrachée (en fait c'est après la mort d'Ali) et que viendra un royaume (califat devenu monarchique), puis une tyrannie ou chacun prendra ce qu'il pourra par la force (dictature militaire). »
Jebir Ibn Abdallah,(SDP) rapporte : Le Messager d'Allah (SBDSL) a dit : « Allah a élu mes compagnons parmi l'humanité entière hormis les Prophètes et les Messagers. Et il a élu pour moi quatre de mes compagnons : Abou Bakr, Omar, Othmane et Ali, qu'Allah leur donne sa miséricorde. Il en a fait mes compagnons et il y a du bien en tous mes compagnons. Il a choisi ma communauté d'entre toutes les communautés. Et il a élu quatre siècles de ma communauté : le premier siècle, le second, le troisième et le quatrième (en rapport avec le califat abbasside probablement car le califat monarchique le plus pieux. »
Abderrahmene (SDP) a dit à Othmane (SDP) en prenant sa main pour se soumettre à son califat après l'avoir choisi en consultation avec les responsables du peuple : « Je te prête serment par la tradition d'Allah, la tradition de son Messager et (celle) des deux califes (bien-guidés) après lui (Abou Bakr et Omar). »
D'après Houdhayfa (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « La prophétie demeurera parmi vous aussi longtemps que Dieu le voudra (le Prophète et les quatre premiers califes bien guidés dont selon le hadith suivant). Puis Dieu la reprendra lorsqu’Il voudra et elle sera remplacée par un califat (califats monarchiques des Omeyades aux Ottomans) qui suivra (imparfaitement) le chemin tracé par la prophétie, et qui demeurera aussi longtemps que Dieu le voudra. Puis Dieu le reprendra lorsqu’Il voudra et il sera remplacé par un pouvoir absolu (dictature militaire fréquente dans les pays arabes ayant été parfois nécessaire pour éviter la division des musulmans) qui demeurera aussi longtemps que Dieu le voudra (prouvant comme toujours que tout est réfléchi dans le scénario divin puisque tous ces systèmes politiques enrichissent aussi la vision et les débats de la morale devant mener au retour à l'ultime califat (bien guidé). Puis Dieu le reprendra lorsqu’Il voudra et il sera remplacé par un califat (bien guidé) qui suivra le chemin tracé par la prophétie (avec l'apparition du Mahdi et le retour de Jésus). » Et le Prophète (SBDSL) se tut (probablement car il s'agira de l'ultime Califat qui durera hégémoniquement voire mondialement jusqu'à la fin du monde). »
De plus, il est probable que Dieu ait fait mourir les parents de Mouhamed (SBDSL) dans son enfance avant ses sept ans, parce qu'Il eut été certainement difficile de s'occuper en même temps d'eux dont dans leurs droits et de l'humanité, comme dans un sens Jésus n'eut pas de père ni d'enfant lors de son premier passage sur terre pour pouvoir s'occuper de l'humanité.
          Et il faut donc bien comprendre que préserver la dictature divine de la noblesse islamique dont à travers la dévolution au sein d'un califat authentique permet d'éviter la possible déviation de la démocratie vers l'immoralité comme lors de l'élection du nazisme en Allemagne, de conserver les bienfaisantes règles divines, et de mettre en conformité religieuse la modernisation du monde par de nouvelles lois. En effet la constitution islamique doit toujours rester la même pour éviter l'apparition de règles opposées à la bonne morale, à la loi naturelle et donc à la civilisation, tels que l'autorisation de la prostitution, des mariages homosexuels, des jeux d'argent, de l'usure, de la transsexualité et du transhumanisme, etc... Or la dictature divine est d'abord légitime pour la sagesse excellente de Dieu plutôt que pour Sa souveraineté évidente.
          Certains disent même qu'à travers la démocratie, on peut tromper le peuple avec des idées fausses, ce qui signifie que le peuple est faillible et donc que la noblesse supérieure de la démocratie est un mensonge. Alors que dans un pays monothéiste, un adversaire politique du système pourrait certes contester l’organisation de la société ou les décisions de certaines personnes politiques, mais il ne pourrait lutter contre son ordre religieux sacré. Or lorsqu'un gouvernement protège les faibles, autorise seulement le mariage traditionnel, stabilise l'économie par l'interdiction de l'usure et encourage la pieuse vertu plutôt que le vice impie, cela signifie qu'il est en accord avec les valeurs traditionnelles et devient incritiquables.
          A cause du terrorisme d'Etat particulièrement dans les démocraties actuelles dont à travers les grands médias distillant la peur du terrorisme, du climat, du sanitaire, de la guerre et de l'inflation, beaucoup d'hommes pensent même tellement bas qu’ils finissent par ne plus oser penser. Un État devrait non seulement ne pas inquiéter ses citoyens pour leurs pensées tant qu'ils ne blasphèment pas grossièrement, mais au contraire réprimer ceux qui voudraient empêcher les citoyens de penser en toute liberté. D’année en année, la liberté s’amenuise et les exceptions se multiplient. De nouveaux dogmes apparaissent en histoire, en philosophie, en génétique, en biologie, et même en religion… et tout cela au nom des droits de l’homme !
Alors que la déclaration des droits de l'homme, qui est la loi suprême depuis 1789, affirme dans son article 10 : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions » et proclame dans son article 11 : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme. »
Ainsi la démocratie suppose un peuple souverain, et donc un citoyen libre de donner son avis raisonnable dans le débat politique. En effet tout débat doit se faire dans le respect des personnes. Or ce n’est pas respecter les personnes que de leur imposer actuellement une pensée unique par les médias mainstream. Il ne faut pas imposer mais convaincre. Autrement le souverain n’est plus le peuple, mais celui qui fixe ce que le peuple peut dire ou penser. Un État démocratique ne doit pas empêcher de penser, mais bien au contraire encourager les citoyens à penser. Cela suppose des personnes capables de conduire une vraie réflexion même au sujet de la Shoah ou du sionisme. Or débattre de cela est devenu interdit en France. Ce qui prouve que même s'il est caché, la pouvoir profond synonyme de sionisme a perverti le pouvoir visible.
          Au début de la formation de cette première nation islamique que fut le califat originel, le Prophète (SBDSL) devint évidemment le chef de l’État et la religion put s’épanouir. Ce fut là que se développa la vision islamique de la paix entre tous les peuples de la terre, sans différence de foi ou de races, et que la première charte des droits et des libertés humaines vit le jour. C'est pourquoi il faut bien comprendre qu'il y a peu de différence entre une république laïque et un État divin, puisque cette charte garantissait à chaque citoyen la liberté, la sécurité et la justice, comme dans les états laïques démocratiques qui se basent sur les droits de l'homme :

1. La liberté de conscience et de culte pour les musulmans et non musulmans

2. La sécurité et la protection militaire contre n’importe quelle menace venant de l’extérieur

3. La justice dont du droit de propriété et d'entreprendre et l’abolition de tout crimes et pratiques immorales

          Par conséquent il est évident que la différence principale entre une république laïque et le califat islamique est que la république laïque place injustement la souveraineté de l'Etat au-dessus de Dieu et de Ses lois, alors que le califat islamique place justement la souveraineté de Dieu et de Ses lois au-dessus de l'Etat, dont pour faciliter la marche de chacun vers Dieu. C'est à dire que dans la nation christique ou islamique, le droit religieux est supérieur au libertarisme de l'individu, dont à travers l'interdiction de l'homosexualité, de la transsexualité et du transhumanisme.
Il convient tout de même de relever la volonté de politiquement correct et l'envie de bien-pensance intéressantes à notre époque malgré leurs déviations fréquentes et leur refus d'aller jusqu'au suprêmement correct bien pensé qu'est le monothéisme authentique. En effet les médias et intellectuels du système mondialiste endorment la vigilance des peuples et les rendent plus vulnérables à ses assauts dont donc par le faux politiquement correct et la pseudo bien-pensance, mais aussi par la démagogie, la repentance et la défense des minorités perverses. Cela va jusqu'à faire perdre à beaucoup tout esprit critique et de brave résistance. Le système pousse donc chacun et donc le peuple à ne pas s'aimer soi-même mais les élites. C'est à dire que selon Saint Bernard qui prêcha la seconde croisade, l'Enfer est (parfois voire souvent) pavé de bonnes intentions (égarées), ce qui est incarné par ces faux « politiquement correct » et « bien-pensance » du progressisme synonymes souvent de police politique utilisée par les médias, divers intellectuels et les politiciens servant la pensée unique du mondialisme ploutocratique, sioniste, apatride et wokiste. (Il faut noter que la première croisade était légitimement défensive, car elle commença en partie à cause d'une expansion seldjoukide qui était un groupe ethnique sorti du Turkestan dont pour envahir le califat abbasside, ce qui bloqua de nombreux pèlerins chrétiens vers Jérusalem alors que l'islam l'interdit.) C'est à dire qu'avec les expressions « faire le mal en croyant ou voulant prochainement faire le bien (quand on est pas un dirigeant) » et « les bonnes intentions ne suffisent pas sans leur réalisation », il s'agit certainement des meilleures interprétations de cette analyse de saint Bernard. Surtout que de nos jours, ces expressions sont souvent synonyme de haine envers certaines nobles organisations, critiques ou idéologies. D'autant plus que cela correspond aussi à une forme de tyrannie empêchant de critiquer certaines politique perverses et poussant donc beaucoup d'êtres humains à une forme d'auto-censure dangereuse.
          Au sujet de la souveraineté, voici en partie des passages résumés du livre de Youssef Hindi « les mythes fondateurs du choc des civilisations » :
Dans son ouvrage « Les six livres de la République », le Grand Jurisconsulte Jean Bodin (1529-1596), théoricien politique fondateur du concept moderne de souveraineté, précise en transformant perversement sa réalité après avoir pourtant affirmé logiquement que elle appartient exclusivement à Dieu, qu'elle peut s'attribuer au Roi (et donc à l'Etat) afin de renforcer le pouvoir affaibli de Henri III à son époque, et malgré donc le fait que ni le dictateur Romain, ni le César, ni l’Archonte d’Athènes (gouverneur de la cité élu par tirage au sort pour une période déterminée) ne sont véritablement détenteurs de la souveraineté. En effet historiquement, sur le plan juridique dans les mondes juif, chrétien et musulman, la notion de souveraineté authentique est seulement (d'origine et d'essence) divine, et donc religieuse, surtout car liée légitimement à la position clairement suprême et à l'omniscience irréprochablement sage du Créateur.
Par conséquent aucun homme, qu’il soit empereur, gouverneur ou roi n’est souverain par lui-même même si Bodin dit du Prince qu’il est souverain, car il n’est, comme le calife, que le dépositaire du pouvoir de Dieu, auquel il est tenu de rendre compte.
Il faut noter que c'est l'affaiblissement de l'Eglise catholique, ayant commencé avec la réforme protestante et conduit à des guerres entre protestants et catholiques, qui a mené à l’État moderne s'étant donc attribué illégitimement la souveraineté divine.
Bodin explique en plus très étrangement qu'un roi protestant pouvait diriger le royaume catholique du France et devrait être obéi. Ce qui est encore une grosse preuve de sécularisation de sa part.
Bodin ayant donc illégitimement remis en cause le principe de souveraineté divine en l'attribuant au Roi (et donc à l'Etat), cela prouve avec deux siècles d'avances l'illégitimité encore plus grande de l'article 1 de la Constitution de 1791 (issue de la Révolution de 1789) de donner la souveraineté au peuple (après qu'elle fut donnée à l'Etat), surtout qu'à la différence du Roi, la démocratie et la laïcité ne doivent même plus tendre à faire respecter les lois divines. Surtout que le socialisme tendant au communisme devient même la doctrine antisociale qui aboutit dans un très indigne matérialisme impie à faire finalement de l’État ou de la ploutocratie le maître absolu de toutes choses comme c'est de plus en prouvé de nos jours, c’est-à-dire des biens, des corps, des personnes et des âmes. Et l’Antéchrist étant le chef à l'origine de cette fausse souveraineté, de cette ploutocratique politique collectiviste pour le peuple, et de cette fraternité seulement nationale, deviendra donc logiquement la personnification de ce régime pouvant mener en Enfer ceux qui le portent ou le défendent.
L'article 1 de la Constitution de 1791 précise pourtant correctement dans la première phrase qui suit avant de se tromper dans la suivante : « La Souveraineté (en réalité d'origine divine) est (effectivement) une, indivisible, inaliénable et imprescriptible. Elle appartient à la Nation (par conséquent illégitimement en mettant l'Etat au-dessus de Dieu). »
En ayant transféré la souveraineté de Dieu à l'Etat, Bodin fait donc partie de la condamnable origine de l'Etat moderne ayant amené le risque puis la réalisation que l'Etat se proclame le souverain ou que le souverain s'identifie à l'Etat. Ce qui signifie que le pouvoir temporel (politique) a fini par devenir impie en effaçant le pouvoir spirituel (monothéiste) dont au niveau législatif au lieu de s'associer à lui, et que cela a effectivement amené ces entités à devenir illégitimement titulaires de la souveraineté, dont particulièrement en ayant même fini par pervertir la législation divine au lieu d'en être dépositaires. D'ailleurs comme ce qui s'est passé en Europe, aux USA et dans de nombreux autres pays quand l’État a pris la place de Dieu, la démocratie moderne s'approche même d'une tyrannie perverse, technocratique, oligarchique, totalitaire et mondiale, à travers une société basée sur le contrôle massif sous la pseudo excuse de vivre le libertarisme en sécurité. Il est intéressant de voir à ce sujet la vidéo « Catholicisme et islam face au laïcisme républicain - Conférence de Youssef Hindi » à l'adresse https://www.youtube.com/watch?v=jNhUmHgOlms
C'est à dire qu'en ayant dévié la souveraineté divine vers le Roi et donc l'Etat et donc en les ayant divinisé, Bodin a donc amalgamé illégitimement la souveraineté divine de l’État au roi, et a donc amené les révolutionnaires de 1789 à aussi amalgamer illégitimement dans la constitution la souveraineté de la nation mais désormais au peuple. Surtout pour préserver une société dont face à l'avide ultra libéralisme oligarchique, mondialiste et wokiste, il faut conserver la souveraineté divine et donc le monothéisme authentique synonyme de lien spirituel entre l'Etat et le peuple. Surtout que rendre très légitimement la souveraineté à Dieu dont concernant le sexe et la couleur de peau de chacun, cela éviterait les très nombreux grands égarements du wokisme embrouillant et donc épuisant beaucoup les esprits inutilement.
Ainsi comme le firent les autres révolutions modernes, la Révolution française a dès l'abolition de la monarchie, tenté de mettre la main sur la souveraineté divine. Et ceci est un point important qui est, comme nous le verrons, directement lié à la laïcité. Or légitimement selon Jean Bodin, cette souveraineté dont est dépositaire le Prince, qui lui vaut le qualificatif de « souverain », lui permet « de donner foi aux sujets, et de casser ou anéantir les lois inutiles, pour en faire d'autres : ce que ne peut faire celui qui est sujet aux lois ». Ce à quoi il ajoute : « Mais quant aux lois divines et naturelles, tous les Princes de la terre y sont sujets, et il n’est pas en leur puissance d'y contrevenir, s’ils ne veulent être coupables de lèse-majesté divine (offense envers le divin), faisant guerre à Dieu, sous la grandeur duquel tous les Monarques du monde doivent faire joug (se soumettre), et baisser la tête en toute crainte et révérence. Ainsi la prétendue puissance absolue des Princes et seigneuries souveraines, ne s’étend aucunement aux lois de Dieu et de la nature (ce que ne fait pas l'Etat, la laïcité et la démocratie modernes et donc impies). »
Cette analyse de ce jurisconsulte ne dit pas autre chose que ce qu’énonce le Coran :
(S5v47) « Que les gens de l'Evangile jugent d'après ce qu'Allah y a fait descendre. Ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, ceux-là sont les pervers. »
Dieu étant, comme le dit l’Evangile de Jean :
Bible (Apocalypse, 19:16) « Roi des rois, Seigneur des seigneurs »
Dieu, duquel le Monarque souverain, comme l'écrit Jean Bodin, tient le sceptre et la puissance, et à qui Seul il doit serment.
Nous donnerons ici à titre d’exemple, le serment que fit l’homme le plus puissant d’Europe, l’Empereur Charles V (1500-1558) au Pape, dans lequel il jura entre les mains de l’Archevêque de Cologne, de garder les lois de l’Empire, la bulle d’or, d’établir justice, d’obéir au Pape (le vicaire du Christ), de garder la foi catholique, de défendre les veuves, les orphelins, et les pauvres. Comme exemple de loi divine à laquelle le Prince ne peut déroger et qu’il ne peut abolir, il y a, nous dit Jean Bodin, la défense de tuer ; il ajoute :
« Cette loi n’est point celle du Prince, mais reste la loi de Dieu, et de nature, à laquelle il est plus étroitement obligé que tout autre de ses sujets, et n'en peut pas être dispensé, ni par le Sénat ni par le peuple, et n'en étant toujours responsable qu'au jugement de Dieu, qui en fait information à toute rigueur (qui regarde cela prioritairement quelles que soient les conditions), comme disait Salomon. C’est pourquoi Marc Aurel (empereur romain stoïcien, 121-180) disait que les magistrats sont juges des particuliers, les Princes des Magistrats, et Dieu des Princes. »La hiérarchie juridique dans la civilisation gréco-latine, européenne et chrétienne, est sensiblement la même qu’en islam. Jean Bodin la résume ainsi très nettement : « Les contrats et testaments des particuliers ne peuvent déroger aux ordonnances de magistrats, ni les édits des magistrats aux coutumes, ni les coutumes aux lois générales d’un Prince souverain ; aussi les lois des Princes souverains ne peuvent altérer ni changer les lois de Dieu et de nature. »