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c) La relation horizontale : les relations sociales

          Les règles sociales peuvent toutes être classées dans l'occupation prophétique d'adoration de service. Ainsi sur terre, il faut bien comprendre qu'après Dieu, et avec Dieu, il y a surtout de l'humain, car il est logique que pour connaître les qualités morales, la vie terrestre devait être imparfaite afin que les gens soient éprouvés et aient besoin les uns des autres. Les règles sociales sont claires et évidentes : le respect, le partage, l'honnêteté, la justice, les droits, les devoirs, la miséricorde, le service, l'amour, la fraternité, la générosité, le professionnalisme, conseiller le bien, interdire le mal, le soutien des faibles et l'aide aux miséreux sont la base de ces relations. Il faut donc avoir le sens du devoir jusque dans la défense des faibles et avoir le sens de notre droit bien qu'il soit parfois très sage d'être altruiste. Un des meilleurs niveaux des relations sociales est aussi d'oublier le bien qu'on a fait aux gens pour ne pas vouloir de compensation d'eux (mais seulement donc la satisfaction divine) et les combler par toujours plus de bien au nom de Dieu, et d'oublier le mal qu'on nous a fait en le pardonnant pour espérer ouvrir toujours plus le cœur des personnes à l'origine de ce mal dont donc par toujours plus de bien effectué pour eux. Et il faut comprendre que les coups font mal mais que les (mauvais, injustes, rabaissants ou blessants) mots (dont certains semblent faire plus mal que les coups) ne doivent en réalité pas nous atteindre (en particulier quand il s'agit de notre honneur car il s'agit d'une des principales  situations ou la miséricorde et donc le pardon sont recommandés). En revanche, il faut se rappeler du bien que les gens nous ont donné pour valoriser le bien et ces gens, et se rappeler du mal qu'on a fait pour demander pardon ou garder l'humilité tout en sachant se pardonner pour préserver la volonté de progresser toujours plus dans le bien. 
          Il faut noter que participer en tant que donateur ou bénévole à la construction ou à la vie d'œuvres d'utilité publique tels les hôpitaux, les écoles et les orphelinats est évidemment fortement conseillé pour parfaire l'ennoblissement de chacun et obtenir une source de bonnes actions constantes même après la mort, surtout que si toute l'humanité donnait au moins une heure par semaine dans une association humanitaire ou pour des réparations ou constructions au niveau communal, une joyeuse paix éternelle mondiale basée sur la compassion serait certainement proche. En effet il ne faut surtout pas sous estimer le pouvoir des moyens et rapports humains
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Le Prophète (SBDSL) a dit : « Quand le fils d’Adam meurt son œuvre s’arrête sauf dans trois choses : 
-Une aumône continue (une œuvre d’utilité publique : fontaines ou puits publics, legs pieux, hôpitaux, écoles, orphelinats, établissements pour handicapés etc…)
-Une science dont les gens tirent profit
-Un enfant vertueux qui prie Allah pour un parent. » (Mouslim)
Ibn Omar (SDP) rapporte : Omar (SDP) obtint une terre à Khaybar et partit dire au Prophète (SBDSL) : « J'ai obtenu une terre, jamais je n'ai obtenu un bien aussi précieux. Que m'ordonnes-tu d'en faire ? » II répondit : « Si tu veux, fais de la terre un legs pieux et donne la récolte en aumône. » Omar en fit alors une aumône de sorte que la terre ne puisse être vendue, ni donnée ni héritée, et que sa récolte soit donnée aux pauvres, aux proches, aux esclaves, pour la voie d'Allah et aux hôtes. Celui qui s'en occupera pourra en manger dans des limites convenables et en nourrir un ami éventuel sans la posséder.
Dans certains cas, le soutien aux faibles devient même obligatoire religieusement, surtout car comme l'a sublimement précisé Béatrice Bourges : « Lorsqu'une société ne s’occupe plus de ses faibles, elle devient une société barbare (et entre donc dans la colère divine et sa possible destruction pour empêcher la propagation de son mal et la fin de l'humanité comme, ce fut le cas souvent à travers l'Histoire). »
En effet cette analyse explique magnifiquement les versets et les hadiths suivants :
(S6v53) « Ainsi éprouvons-Nous (les gens) les uns par les autres pour qu’ils disent : « Est-ce ceux (les plus faibles) qu’Allah a favorisés (dans la guidée et la priorité sociale) parmi nous (les notables) ? » N’est-ce pas Allah qui sait le mieux lesquels sont reconnaissants. »
(S4v75) « Et qu'avez vous à ne pas combattre dans le sentier d'Allah, et pour la cause des faibles : hommes, femmes et enfants qui disent : “Seigneur ! Fais-nous sortir de cette cité dont les gens sont injustes, et assigne-nous de Ta part un allié, et assigne-nous de Ta part un secoureur.” »

Selon Mosab (SDP), Sad Ibn Abi Waqqas (SDP) rapporte : Sad estimait avoir une prééminence sur certains de ses compagnons. Le Prophète (SBDSL) dit alors : « Dieu ne vous accorde-t-Il pas la victoire et ne vous assure-t-Il pas votre subsistance uniquement par l'égard pour vos faibles d'entre vous ? »
Abou Darda (SDP) a dit : J’ai entendu le Messager de Dieu (SBDSL) dire : « Aidez-moi à secourir les faibles (et à éviter donc les sociétés barbares possiblement punissables divinement), car vous ne serez (donc) secourus et pourvus de votre subsistance que par égard aux faibles. » (Abou Dawoud)
On rapporte ces propos de Abou Bakr (SDP) : « Ô gens ! Vous lisez ce verset : « Ô vous qui avez cru ! Vous ne répondez que de votre propre personne et celui qui s’égare ne vous fait aucun tort si vous avez suivi la bonne voie. » Cependant j’ai entendu le Messager de Dieu (SBDSL) dire : « Les gens, quand ils voient l’injuste commettre son injustice (oppression) sans l’en empêcher, ne sont plus loin de voir Dieu les frapper tous, sans distinction, d’un châtiment provenant de Lui. » (Abou Dawoud, Tirmidhi et An-Nasaî)
Houdheyfa (SDP) rapporte que le Prophète (SBDSL) a dit : « Par celui qui tient mon âme dans Sa main, vous commanderez le bien et interdirez le mal ou bien vous ne serez certainement pas loin de voir Dieu envoyer sur vous un châtiment venant de Lui. Vous L’invoquerez alors et Il ne répondra pas à votre appel. Aicha (SDP) interrogea le Prophète (SBDSL) : « Ô Messager d’Allah ! Serions-nous (quand même) anéantis alors qu’il y a parmi nous des gens vertueux ? » Il dit alors : « Oui, si la perversion est répandue (dans votre région pour empêcher la propagation de son mal). » (Tirmidhi)

Il est utile d'apporter également cette parole d' Henry Ford : « Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble (pieusement et en s'ouvrant vraiment aux autres) est la réussite. »
Surtout qu'un homme n’est rien quand il est seul. Ses succès, il les doit autant à la communauté dont ses parents et son boulanger qu’à ses efforts personnels. Un homme qui prétend avoir réussi seul est un menteur ou un crétin, et dans tous les cas, un escroc.
Comme dans le règne animal, l'homme peut donc choisir entre le digne mutualisme ou l'indigne parasitisme. Il faut ainsi chercher à rapprocher les gens dans certaines bonnes actions sociales en y invitant même parfois les personnes en partie mauvaises.
Par conséquent, il ne faut pas oublier de temps en temps à offrir de notre personne, de notre temps ou de nos biens pour les autres en particulier donc pour les faibles (handicapés, orphelins, pauvres, personnes âgées), plutôt que de partir trop fréquemment en vacances par exemple, surtout que la vie terrestre est d'abord faite pour les bonnes actions et que c'est le Paradis éternel qui est le principal sens de vacances :
(S8v3/4) « (Les pieux sont) Ceux qui accomplissent la Salat et qui dépensent (dans le sentier d'Allah) de ce que Nous leur avons attribué. Ceux-là sont en toute vérité les croyants : à eux des degrés (élevés) auprès de leur Seigneur, ainsi qu'un pardon et une dotation généreuse (infinie au Paradis Eternel, pour leur générosité). »
          Or la ploutocratie mondiale actuelle favorisera forcément toujours les riches alors qu'un bon chef religieux privilégiera logiquement les faibles ou cherchera au moins un juste milieu dans l'intérêt de chacun. Surtout que la stabilité de l’ordre social et politique dans la durée repose essentiellement sur la réciprocité voire sur les contreparties concédées par les dominants aux dominés malgré les transformations techniques ou économiques dont pourraient se servir les dominants pour oppresser. Sans le concept de réciprocité, ou mieux donc d’obligation morale n'impliquant pas l’égalité des charges ou des obligations entre (très) riches et pauvres, il devient impossible d’interpréter la société humaine autrement que par le résultat de la force perpétuelle et de la supercherie, et d'éviter la rupture de ce « pacte social implicite » amenant la contestation du peuple voire la révolution. En effet une haute position donne surtout des devoirs alors qu'une position faible donne surtout des droits. C'est pour ça que le chaos du monde ne naît pas de l'âme des peuples, des races ou des religions, mais de l'insatiable appétit des puissants, en particulier des très riches thésaurisant sans payer la zakat. L'actuel ultime but victorieux de l'hyper classe bourgeoise cosmopolite est d'amener une partie de l'humanité dans le salaria (esclavage) des multinationales, une autre dans la précarité de l'uberisation, et la dernière dans la difficulté du chômage. Or si la société était ce qu'en disent certains libéraux naïvement ou mensongèrement idéalistes, elle serait prétendument réglée comme le mouvement des planètes. Les lois du marché seraient aussi inflexibles que les lois de la nature. Tel un chef d’orchestre, le marché harmoniserait les intérêts divergents et distribuerait équitablement les ressources. Toute intervention publique serait nocive, puisque le marché génère spontanément la paix et la concorde. La force honteuse du libéralisme, c’est que cette croyance légitime la loi du plus fort et sacralise l’appropriation du bien commun en particulier par l'usure. C’est pourquoi il est l’idéologie spontanée des oligarchies assoiffées d’argent, des bourgeoisies cupides. En revanche le drame bénéfique du libéralisme, qui a donc pour essence de faire passer les intérêts particuliers avant l'intérêt commun, c’est qu’il est rangé au magasin des accessoires chaque fois qu’une société (un peuple) privilégie le bien-être de tous en particulier par une consommation modeste. Ceci prouvant que par le mode de vie prophétique, nous pouvons sagement démoder tout système politique erroné, et prouvant donc que le peuple pieux peut avoir le pouvoir sans l'avoir et finir logiquement par avoir un dirigeant éclairé. En effet l'esprit du peuple tend plus vers l'honnêteté que la plupart des dirigeants, car il recherche plus la justice sociale. Sans omettre que la propriété d'une demeure par essence sédentaire a généralement diminué la bienveillance, surtout car pour celui qui est isolé et oublie le sentiment d'éphémérité du court passage sur terre dont souvent par la sécurité ressentie à travers ce type d'acquis pouvant aussi voiler les efforts afin d'obtenir la future demeure au Paradis, il y a logiquement moins de volonté d'entre-aide que dans le nomadisme par exemple, puisque quand on considère une chose comme acquise on fait souvent moins d'effort pour elle. Or l'indépendance financière et le droit de propriété foncière (bien que l'attachement à cette dernière soit déconseillé par le Prophète pour éviter donc un sédentarisme trop individualiste, un amour trop important du bas-monde, un oubli de son épéhémérité et un détournement de la demeure éternelle dans l'au-delà, ce qui n'empêche surtout pas en revanche de chercher à être propriétaire d'une entreprise) et commerciale, disparaissant de plus en plus de nos jours, accentuent la liberté et donc la paix sociales pour éviter la tyrannie du pouvoir. Il faut donc chercher à avoir une demeure en location et une propriété commerciale familiale pour utiliser principalement l'argent dans le développement familial et les investissements entrepreneuriaux, et donc aussi pour empêcher la tyrannie politique :
Selon Abdullah Ibn Masud (SDP), le Messager d'Allah (SBDSL) a dit : « Ne vous attachez pas aux propriétés foncières car elles susciteraient en vous le désir de ce monde (avarement et jusqu'à votre mort dont par une possible sortie de la vie sociale et car ne dépensant plus mensuellement pour Dieu en ancrant donc le cœur à la terre au lieu de tendre vers l'au-delà). » (Tirmidhi)
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Sois dans ce monde comme si tu étais un étranger ou quelqu’un de passage (puisque devant retourner par les bonnes actions vers notre monde originel qu'est le Paradis). » (Boukhari)

          Le livre intitulé "le jardin des vertueux (ryad salihin en arabe)" permet de connaître une grande partie des comportements dignes que l'on doit (dans une forme d'obligation) ou peut (dans une forme de mérite) avoir au niveau social. Il peut être acheté dans une librairie musulmane et sur internet, ou être étudié gratuitement dans le site : http://islammedia.free.fr/
          La série télévisée "Omar Ibn Al-Kattab" présente sur internet ainsi que les livres sur la vie des compagnons du Prophète (SBDSL) comme « La vie des compagnons (comprenant aussi des passages de la vie du Prophète) » en 3 tommes de A. Benhalima peuvent également être étudiés pour profiter des grandes valeurs de moralité, d'intégrité, de noblesse et d'intelligence de nombreux compagnons du Prophète (SBDSL). Leur représentation physique dans la série télé étant controversée par crainte de déviance vers l’idolâtrie, il semble tout de même qu'à notre époque où les musulmans différencient clairement le polythéisme impur du monothéisme pur, c'est surtout la discussion sur les personnages, l'excellence de leurs exemples, leurs rôles religieux et historiques, et leurs places au Paradis qui doivent être privilégiés malgré l'apparence des comédiens. Surtout que pour les enfants, en comparaison à de pervers dessins animés traumatisants comme le petit poucet racontant l'histoire mensongère de parents abandonnant les enfants et d'ogres les mangeant, ces histoires sur les Prophètes et leurs compagnons rappelant leur défense des valeurs religieuses et donc divines ne peuvent être qu'une noble construction personnelle pieusement renforçante. Les médias sont un outil, et comme le couteau ou le corps humain, ils peuvent être dignement utiles ou indignement nocifs en fonction de la manière dont on les utilise.
          Il faut rappeler que l'amour des proches ou des autres en Dieu est la plus forte des valeurs sociales, car son intensité est incarnée par les attributs d'Absolu, de Suprême, de Dignité par excellence, d’Éternité et de Transcendance du Créateur. De plus en se soumettant humblement, légitimement et constamment à l'irréprochable noblesse divine, cela apporte un sentiment très serein et donc un raisonnable comportement permanent nous préparant à pouvoir mourir de détente dans la bienveillance.
          C'est pourquoi il faut essayer de vivre chaque moment en rapport avec Dieu. C'est à dire pour prendre un exemple, en pensant à joyeusement remercier pour son geste amical et notre agréable surprise un enfant ou un proche nous ayant offert un cadeau, tout en lui rappelant la satisfaction divine pour cet instant d'amour partagé. En effet, il faut souvent pieusement encourager les enfants ou complimenter les gens pour les habituer à propager l'indispensable bien au nom de Dieu.
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Quand quelqu'un te fait une faveur, dis : « Qu'Allah te récompense par le bien », car tu auras certainement excellé en louant cette personne ainsi. »
Invocation : « Ô Seigneur accorde moi dans ton infinie miséricorde d'aimer et d'être aimé au moins par Toi et de réconforter plutôt et d'être réconforté au moins par Toi. »
          Il faut donc aimer le vivre-ensemble dans la simplicité aussi naturellement que lors d'une manifestation humanitaire, sportive, comique ou musicale. Surtout que comme c'est toujours Dieu qui nous inspire le bien, nous devons aussi voir Dieu derrière les croyants vertueux et souvent derrière les autres, en particulier chez ceux ayant un honorable comportement ou besoin d'aide :
Selon Abou Hourayra (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : Dieu Puissant et Majestueux dira le Jour de la Résurrection : « Ô fils d'Adam, J'étais malade et tu ne M'as pas rendu visite. » L'homme répondra : « Seigneur, comment aurais-je pu Te rendre visite alors que Tu es le Maître des mondes ? » Dieu dira : « Ne savais-tu pas que Mon serviteur untel était malade ? Pourtant tu ne lui as pas rendu visite. Si tu l'avais fait, tu M'aurais trouvé auprès de lui. » Dieu dira ensuite « Ô fils d'Adam, Je t'ai demandé de Me nourrir et tu ne l'as pas fait. » L'homme répondra : « Seigneur, comment aurais-je pu Te nourrir alors que Tu es le Maître des mondes ? » Dieu dira : « Untel t'avait demandé de le nourrir, et tu ne l'as pas fait. Si tu l'avais nourri, tu aurais trouvé la récompense de ton action auprès de Moi. » Puis Dieu continuera : « Ô fils d'Adam, Je t'ai demandé à boire et tu ne M'as pas abreuvé. » L'homme dira : « Seigneur, comment aurais-je pu Te donner à boire alors que Tu es le Maître des mondes ? » Alors Dieu conclura : « Untel t'a demandé à boire et tu as refusé de l'abreuver. Si tu l'avais abreuvé, tu aurais trouvé la récompense de ton action auprès de Moi. » (Mouslim)
          De plus quelle que soit notre fatigue psychologique chaque jour que Dieu fait, il faut toujours essayer de se dépasser pour préserver l'attention, la bienveillance, la douceur et la courtoisie dans les relations familiales et sociales demandant par essence le respect, et si parfois nous n'y parvenons pas comme tout être humain est imparfait, alors nous devrions facilement nous accorder mutuellement notre pardon en particulier avec nos proches. En effet le mauvais passé doit vraiment souvent être laissé derrière soi pour avancer plus facilement dans le bien. Dans ce sens, une forme de félicité est de ne pas rester dans la compassion concernant le mal être des gens mais plutôt sur la volonté profonde qu'ils aillent mieux et dans les actions ciblées pour y parvenir. En effet la réflexion profonde et l'intention longue afin de parfaire une solution participent à améliorer le destin. De même une autre forme de félicité est d'avoir le cœur dans un intense ressenti du juste milieu envers tout et dans une bienveillance importante pour tous, sans la timidité qui est une prison du cœur au niveau social mais avec la pudeur, ce qui devrait être facilité par le souvenir que lors de notre enfance nous n'aurions pu vivre sans les autres en particulier les proches et les commerçants.
          Par ailleurs, il est évidemment légitime de satisfaire nos nobles intérêts, désirs et plaisirs en trouvant des compromis avec les autres. Mais après avoir répondu à nos besoins et ceux de notre famille, le plus noble est que nos intérêts, nos désirs et nos plaisirs deviennent la satisfaction des autres dans leurs besoins vitaux, matériels et familiaux, et leur réconfort face aux épreuves par notre transmission de l'enseignement moral religieux, avec l'intention qu'ils soient guidés par Allah à l'islam et au Paradis, comme à l'époque du Prophète Jésus (paix sur lui) et de ses apôtres ou du Prophète Mouhamed (SBDSL) et de ses compagnons. C'est à dire tendre plus vers l'être que l'avoir. Surtout qu'espérer fortement que les autres aillent au Paradis est la plus grande preuve de respect à leur égard et de volonté que leur vie et donc la société ne soient pas en perdition à cause de l'indignité. Dans ce sens il est très éclairant et utile de souvent dire avec empathie (pour le présent) « La hidina, Dieu guide nous (par la sagesse à la noblesse harmonieuse sur terre jusqu'à celle du Paradis) » (et pour tout temps), « La yaredna, Dieu sois satisfait de nous (plus pour le présent ou pour la plus grande partie de l'humanité ayant accompli, accomplissant ou qui accomplira sagement Son projet, Sa cause) » ou « Ya Rab, Ô Seigneur (dans un sentiment de demander profondément tout ce qu'il y a de mieux (en particulier l'amour amical divin à notre égard) pour soi-même, ses proches, l'humanité, la noblesse et toute créature tellement la position, la moralité et la puissance de Dieu sont impressionnantes, et parfois insaisissables puisque sa transcendance inestimable dont au niveau de l'étourdissement de l'amour est supérieure à l'illimité et au suprême présents dans Son identité, et tellement nous dépendons en permanence de Sa force contre laquelle nous ne pouvons rien et que pourtant nous aimons tant pour Ses choix moraux excellents en espérant grandement Son amour pour nous, donc dans une grande confiance en Son existence, Sa puissance infinie et Sa sagesse irréprochable, et donc dans un sentiment très honoré et heureux de connaître Dieu suite à Sa création de notre personne, et donc dans un espoir qu'Il nous utilise de la meilleure manière, et aussi dans une reconnaissance de la transcendance de Dieu concernant tout le grandiose qui nous dépasse par rapport à la réalité de Sa nature, de Sa moralité, de Sa puissance, de Sa science, de Ses capacités, de Sa sagesse, de Sa justice, de Sa miséricorde, de Sa noblesse, de Son amitié et de Son amour) » face à des situations agréables ou difficiles vécus par les autres, en particulier car c'est surtout ensemble que nous obtiendront plus facilement le Paradis. En effet, concevoir pleinement le Paradis avec autrui est source d'acquisition rapide de toutes les qualités, et donc de sainteté, d'entre-aide, de situation purifiée, d'ambiance apaisée et de plaisir renforcé, surtout que si nous voulons profondément dans notre cœur que les gens entrent au Paradis, ils se rendent compte plus ou moins inconsciemment avec leur coeur de notre bienveillance à leur égard en s'ouvrant généralement à l'amitié, car les cœurs sont comme des rois ayant des discussions secrètes. D'ailleurs la plus grande lumière de noblesse sereine se trouve dans l'écoute sérieuse, bienveillante et bienfaisante. Alors lorsqu'autrui ressent cela à notre égard quand nous sommes dans la difficulté, il est important d'accepter sa bienveillance ou bienfaisance :
Moujahid (SDP) raconte : J'accompagnais Ibn Omar (SBDSL) en voyage. Quand je voulais monter, il tenait mon étrier. Quand je montais, il arrangeait mes habits. Une fois, il est venu (m'aider) et je n'ai pas apprécié son geste. lI dit : « Moujahid ! Tu as un caractère difficile. »
C'est pourquoi il faut essayer de toujours ressentir ce que le conjoint ou autrui ressent pour ne pas l'attrister, le décevoir ou le contrarier encore plus, ou pour lui faire des recommandations si possible discrètes voire encore mieux indirectes. Et de plus en général, il faut tendre à ne rien refuser ni rien demander :
(S2v155) « Très certainement, Nous vous éprouverons par un peu de peur, de faim, et de diminution de biens, de personnes et de fruits. Et fais la bonne annonce aux endurants (et aux généreux dans la piété) qui disent : “Certes nous sommes à Allah et c’est à Lui que nous retournerons.” Ceux là reçoivent des bénédictions de leur Seigneur, ainsi que la miséricorde, et ceux-là sont les biens guidés. »
Salim (SDP) rapporte ces propos de son père Abdullah ibn Omar qui les tient de son père Omar : Le Prophète (SBDSL) me donna ma part du butin et je lui dis : « Donne-la à celui qui en a plus besoin que moi. » Le Prophète (SBDSL) reprit alors : « Prends-la ! Quand tu reçois de l'argent que tu n'as ni demandé ni convoité, prends-le et garde-le pour toi. Si tu veux, dépense-le ou bien fais-en aumône. Mais ce que tu ne reçois pas de cette manière, ne le convoite pas. » Salim (SDP) a dit : « Abdullah (mon père) ne demandait rien à quiconque, et il ne refusait pas non plus les dons qu'on lui faisait. » (Boukhari et Mouslim)
Or il faut donc penser à accepter l'aide des autres surtout quand nous les avons déjà aidés pour que eux aussi se sentent bien par leurs bonnes actions, sinon nous pourrions être considérés comme égoïste concernant l'agréable bienfaisance :
(S7v199) « Accepte ce qu'on t'offre de raisonnable (comme bonnes actions), commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants. »
Il faut noter qu'il est demandé de commencer par aider les proches pour les habituer à vivre ainsi, car leur proximité leur donne priorité et l'expansion de cette bienfaisance sociale en est facilitée :
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Entre un dinar que tu as dépensé au service de Dieu, un dinar que tu as utilisé pour affranchir un esclave, un dinar dont tu as fait aumône à un pauvre, et un dinar que tu as dépensé pour ta famille, c’est celui que tu as dépensé pour ta famille qui te rapporte le plus grand salaire. » (Mouslim)
Dans ce sens indiquant de s'occuper en priorité des proches, il est important de gérer toutes ces relations de la meilleure des manières, c'est à dire sans en délaisser certaines pour d'autres, et même en devant chercher ceux ayant besoin d'aide et ayant honte ou trop de pudeur de l'avouer ou de la demander :
(S2v273/274) « (Les pieux qui hériteront du Paradis pensent aussi à dépenser pour les) Aux nécessiteux qui se sont confinés dans le sentier d'Allah, ne pouvant parcourir le monde, et que l'ignorant croit riches parce qu'ils ont honte de mendier. Tu les reconnaîtras à leur aspects : ils n'importunent personne en mendiant. Et tout ce que vous dépensez de vos biens, Allah le sait parfaitement. Ceux qui de nuit et de jour, en secret et ouvertement, dépensent leurs biens (dans les bonnes œuvres) ont leur salaire auprès de leur Seigneur. Ils n'ont rien à craindre et ils ne seront point affligés (au Jour du Jugement Dernier). »
          Il existe trois niveaux de conscience : ceux qui n’ont conscience que d’eux-mêmes, ceux qui ont conscience aussi de leurs proches (famille, amis, collègues), et ceux qui ont conscience de l’humanité, animaux compris. Plus prosaïquement, ça donne les égoïstes, les tribaux et les altruistes, ou les individualistes, les claniques et les humanistes. Or la solidarité fondamentale correspondant principalement à celle familiale et locale (du voisinage au communal, voire jusqu'au départemental et régional) revient en force comme le prouvent les grands parents revenant chercher les petits enfants à l'école. Surtout que ce localisme devient la seule solution face aux incohérences structurelles très nocives du mondialisme (faisant travailler les deux parents), et sera probablement logiquement le système de l'Eden terrestre complété dont à travers la technologie blockchain et de la cryptomonaie. Or il est aussi important que ce localisme facilité par les objets connectés et l'intelligence artificielle revienne car les différentes crises du mondialisme prouvent qu'il faut produire tout ce qu'on peut chez soi (eau, nourriture, électricité, éducation, médicament, vêtements, comme le prouve le livre blanc du ZYRRI à l'adresse http://zyrri.io/zyrri.pdf).
          Ainsi l'homme peut voire doit évidemment consacrer sa vie à quelque chose de plus grand que lui-même : famille, proches, voisins, quartier, ville, nation, humanité et donc (religion pour) Dieu. De même la famille peut se consacrer aux proches, aux voisins, au quartier, à la ville, à la nation, ou à l'humanité, et donc à (la religion pour) Dieu. De même la ville peut se consacrer à la nation ou à l'humanité et donc à (la religion pour) Dieu. De même la nation peut se consacrer à l'humanité et donc à (la religion pour) Dieu comme à l'époque des califats authentiques.
          Dans certaines conditions et en fonction de certains rôles, la sagesse peut parfois être particulière, comme un gouverneur peut faire des choix particuliers en désaccord avec la religion pour obtenir des compromis ou un couple marié peut se mentir pour apaiser la famille. Et avec une discrète intelligence pieusement illuminée correspondant à un des sommets de la sagesse, nous pouvons donc nous habituer à être au dessus du négatif que pensent les autres afin de le transformer pudiquement par une noblesse discrète pouvant purifier toute situation de manière subtilement détournée ou ressentie.
          D'autre part, il faut remarquer que la grande majorité de l'humanité partage de manière délicate différents dosages de bon sens cherchant généralement une réelle bienveillance que nous devons comprendre chez autrui en ressentant le destin des autres. En effet généralement chacun essaye de faire de son mieux face aux épreuves de la vie :
« Se mettre à la place des autres est souvent de bon conseil » (Julien Denormandie)
Ainsi il faut respecter les choix d'autrui si il pense que pour l'instant c'est son meilleur chemin surtout que ça peut être le cas par rapport à son évolution progressive, mais en sachant qu'il y a un seul meilleur chemin ultime vers lequel tout le monde doit tendre si possible ensemble : celui du mode de vie prophétique.
En effet, chacun n'est le résultat que de ses connaissances. Dans ce sens il est de tradition prophétique de ne pas tout le temps regarder dans les yeux un interlocuteur et de penser à avoir une intonation douce et un langage correct. Et les temps de silence doivent être considérées comme un fruit de l'amitié ou de l'amour en Dieu, car tel la présence d'un enfant, le rappel de Dieu purifie les situations. Cela dans le but d'arriver rapidement à partager dans la tolérance des plaisirs simples de paix ou de solidarité avec le plus grand nombre puisqu'ils sont plus forts à plusieurs. D'ailleurs comme aussi on apprécie plus de rire à plusieurs, de fêter le nouvel an avec toute une nation, ou de supporter une équipe nationale de sport à domicile avec tout un stade de supporters ou avec un peuple téléspectateur, et en réalisant bien les caractéristiques du Paradis, l'importance d'y être le plus grand nombre devient essentielle. En effet le plaisir partagé est évidemment plus grand, d'autant plus quand il est grandement partagé. Et le groupe au niveau humanitaire, au niveau politique, et au niveau religieux comme pendant le pèlerinage à la Mecque ou une nation islamique, est donc aussi un renforcement agréable. Ainsi il ne faut pas hésiter à copier le bien des gens même au niveau de leurs expressions orales ou physiques, en particulier dans leur courtoisie, leur élégance, leur humour, leur l'amitié, leur amour, etc... Dans ce sens, considérer la valeur d'autrui comme royale est importante, car le protocole de meilleur accueil comme la ponctualité et le confort esthétique que nous devons d'ailleurs rechercher raisonnablement, fait partie de la politesse des rois à laquelle nous invite Dieu par preuve qu'Il va en accueillir certains sur Son Trône puisqu'Il nous propose de Le rejoindre spirituellement dessus par l'ennoblissement religieux maximal.
          Dans ce chapitre, diverses paroles de sagesse prophétique ou divine semblent évidentes de nos jours, mais il faut savoir qu'à l'époque de la révélation elles étaient nécessaires pour leur mise en pratique comme aujourd'hui par leur répétition, et qu'en rajoutant beaucoup de profondeur de sens dans la plupart de ces enseignements sacrés on découvre de nobles compréhensions inattendues.
          De plus afin de purifier chaque situation pour l'agrément d'Allah, comme les CRS dans certains cas, il est sage de souvent patienter même quand on se fait insulter, mais aussi de penser à prévenir de temps en temps la personne nous injuriant des risques de retombées très négative du Jour du Jugement Dernier comme si on l'avertissait que nous allions rencontrer un groupe de nos amis qui eux ne patienteront pas sur ses injures et le frapperont. C'est à dire faire comprendre que nous voulons plus de bien aux injustes qu'ils en veulent pour eux-mêmes.
          C'est pourquoi il faut éviter de trop rire ou de rire en se moquant d'autrui, car la calme sagesse sérieuse de la grandeur du cœur, du respect envers l'autre, de l'amour sincère et de la patience dans l’humiliation diminue tôt ou tard si les rires sont trop fréquents et les moqueries trop régulières, alors que les larmes de la sensibilité la préserve et la développe, surtout que le sérieux est un des aspects principaux de la noblesse. Ainsi nous devons plutôt souvent penser sereinement au salut de notre âme et de celles des autres.
(ExtHadith) Anas (SDP) a dit : (Un jour) Le Messager de Dieu (SBDSL) nous a tenu un sermon auquel je n'avais jamais rien entendu de semblable. Il (SBDSL) nous dit : « Si vous saviez ce que je sais, vous ririez certainement peu et vous pleureriez (par sensibilité de ressentir l'immense noblesse divine et d'avoir vu le Paradis et l'Enfer) certainement beaucoup (et les compagnons présents pleurèrent, mais il est précisé dans un autre enseignement que Dieu dit au Prophète de les laisser tranquilles dans le joie de leur fraternité). »
Dans une autre version : « On rapporta au Messager de Dieu que ses compagnons riaient (probablement beaucoup) dans leurs réunions. Il leur fit ce sermon : « On m'a présenté le Paradis et l'Enfer, et je n'ai jamais rien vu jusqu'à ce jour de plus beau ni de plus affreux. Si vous saviez ce que je sais, vous ririez certainement peu et vous pleureriez certainement beaucoup (par sa grande sensibilité liée au niveau immense de noblesse, d'amour, de beauté et de joie se trouvant sur terre et au Paradis, et à son niveau important de crainte, d'espoir et de compassion acquis suite à sa vision horrible de l'Enfer). » Ce fut pour les compagnons du Messager de Dieu (SBDSL) la journée la plus pénible de leur vie. Ils se couvrirent le visage et se mirent à pleurer en faisant entendre un nasillement. »

En revanche au Paradis, ses hôtes arriveront certainement à rire de presque tout, comme à notre époque de médias et de spectacles souvent comiques, et comme le permet l'imperfection humaine au niveau de légères fautes de langages par exemple. Ainsi même ici bas, nous pouvons alléger la gravité de la vie sans oublier sa profonde noblesse :
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Dieu (Glorifié soit-Il) rit à la vue de deux hommes dont l’un tue l’autre et qui entrent pourtant tous deux au Paradis : l’un d’eux combat sur le chemin de Dieu et y est tué, puis Dieu agrée le repentir du meurtrier qui embrasse alors l’islam et connaît à son tour le martyr pour la cause de Dieu. » (URA)
D’après Abou Said (SDP), les femmes ont dit au Prophète (SBDSL) : « Consacrez-nous un jour. » Alors il leur fit un discours et dit : « Toute femme qui perd trois de ses enfants les aura comme barrière contre l’Enfer. » Une femme dit : « Et celle qui perd deux enfants ? » Le Prophète (SBDSL) dit : « Et celle qui perd deux enfants aussi. » (Boukhari et Mouslim)

          Enfin il est important de préciser que dans les relations sociales, il est coutume de dire en considérant les deux yeux d'un être humain, qu'un œil doit être réservé pour regarder les qualités des autres, et que l'autre doit regarder nos propres défauts, surtout que les autres peuvent être plus nobles que nous ou avoir une plus grande proximité auprès de Dieu :
(Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7:1-4) « Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés. Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l'on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez.… Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'oeil de ton frère, et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? Ou comment peux-tu dire à ton frère: Laisse-moi ôter une paille de ton oeil, toi qui as une poutre dans le tien ?… »
D'après Abou Houreyra (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Le croyant est le miroir du croyant (car il doit d'abord regarder ses propres défauts et ils se corrigent souvent mutuellement), et le croyant est le frère du croyant. Il protège ce que son frère risque de perdre et le préserve en son absence. » (Abou Dawoud)
Dans ce sens, il est sage de rappeler que vouloir fortement le Paradis en permanence pour tout le monde secrètement dans son cœur purifie généralement toutes les situations en les facilitant, en apportant une forme de félicité et en accélérant l'acquisition de toutes les qualités morales. Ainsi il est important de garder un aspect de l'esprit laïque français, d’origine chrétienne et adamique, ne voyant pas le mal vestimentaire impudique de certaines femmes ou certains hommes, afin de ne pas les rabaisser dans notre cœur tout en l'accompagnant d'une belle volonté de guidée pour eux. C'est à dire qu'il faut rejeter toute pulsion sexuelle hors mariage, et baisser le regard désireux en particulier face à de l'impudeur car le deuxième regard est contre nous et ne récupère pas la pieuse noblesse lumineuse du cœur perdue lors du premier. Cependant un célibataire cherchant à se marier peut évidemment regarder une femme de temps en temps en apprenant à la connaître, et le mieux est que la discussion ait lieu à la demeure de ses parents dans une pièce ouverte.
          Ainsi comme Adam ne voyait pas l'aspect mauvais de certaines choses avant sa consommation du fruit interdit, nous pouvons par compassion ne pas voir le mal de certaines personnes impudiques ou consommant du porc, de l'alcool ou de la drogue, comme c'est souvent le cas de nos jours chez les personnes laïques ou chrétiennes, afin de ne pas les juger négativement et d'espérer uniquement leur guidée en les prêchant avec douceur. Il s'agit d'un sage ressenti que les nouveaux musulmans anciennement laïques ou chrétiens n'oublient pas généralement. Il faut donc parvenir à aimer les égarés pour ce qu'ils sont malgré ce qu'ils font, car ce qu'ils font, c'est eux qui le font, et ce qu'ils sont, c'est Dieu qui les a créé. Ainsi on doit chercher à toucher au fond du profond centre du cœur la corde (voire le filament) sensible et honnête des autres pour les amener aux vérités prouvant l'authenticité de la foi et amenant à vouloir toujours plus de noblesse.

          Voici donc quelques exemples des bienveillantes règles religieuses au niveau social :

1) Morale

Individuelle

Le Prophète Mouhamed (SBDSL) a dit : « Les croyants qui ont la foi la plus accomplie sont ceux d’entre eux qui jouissent de la meilleure moralité et du plus doux caractère. Les meilleurs d’entre vous sont ceux qui traitent le mieux leurs femmes. » (Tirmidhi)

Le jour de son sermon d'adieu, le Prophète (SBDSL) a dit : « Votre sang, vos biens et votre réputation (honneur) vous sont sacrés comme est sacré ce jour-ci, dans votre cité-ci, en votre mois-ci. Vous rencontrerez votre Seigneur qui vous demandera compte de vos œuvres. Attention ! Ne redevenez pas impies à ma mort en vous déchirant les uns les autres. Que ceux qui sont présents transmettent mes propos à ceux qui sont absents. Il se peut que celui à qui on les fera parvenir comprenne mieux que celui qui l'a entendu directement de ma bouche. » Puis il nous questionna par deux fois : « Ai-je bien transmis ? » Nous répondîmes : « Oui. » Le Prophète (SBDSL) conclut alors : « Seigneur ! Sois en Témoin ! » (URA)

Selon Tamîn Ibn Aws ad-Darî (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « La religion c’est le bon conseil et la loyauté. » Nous demandâmes : « Vis-à-vis de qui ? » Il dit : « Vis-à-vis de Dieu, de Son Livre, de Son Messager, des chefs et de l'ensemble de la communauté musulmane. »

Le Prophète Mouhamed (SBDSL) a dit : « Quiconque désire être écarté du feu et entrer au Paradis se doit de croire en Dieu et au jour du jugement lorsque la mort le surprendra et doit traiter autrui comme il aime à être traité. » (Ahmad, Tirmidhi, Ibn Maja)

Le Messager d’Allah (SBDSL) a dit : « Allah m’a commandé de vous enjoindre la modestie afin que personne ne se prétende supérieur aux autres ni ne les traite injustement. » (Mouslim)

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Soyez modestes jusqu’à ce que nul ne se vante de sa supériorité sur son prochain et que nul n’agresse son prochain. » (Mouslim)

Le Messager d’Allah (SBDSL) a dit : « Celui qui ne remercie pas les gens ne remercie pas Allah. » (Tirmidhi)

Selon Ousama Ibn Zayd, le Prophète (SBDSL) a dit : « Celui à qui l’on aura rendu service et qui dira à cette personne « Djâzaka Allahu khayran,qu'Allah te récompense en bien » l'aura pleinement (suffisamment) remerciée (ou récompensé, bien qu'un cadeau ne soit pas interdit). »
Autre sens possible : « Celui qui aura rendu service et à qui l'on dira « Djâzaka Allahu khayran, qu'Allah te récompense en bien », aura été suffisamment remercié (ou récompensé, bien qu'un cadeau ne soit pas interdit). » (Tirmidhi)

Le Messager d’Allah (SBDSL) a dit : « Allah est généreux et aime la générosité, comme il aime l’attitude noble et répugne les vils comportements. » (Tabarani)

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Quatre marques, celui qui les réunit toutes est un parfait hypocrite. Celui qui en détient une seule est marquée par l’hypocrisie jusqu’à ce qu’il s’en débarrasse. Quand on lui confie un dépôt, il le trahit. Quand il parle, il ment. Quand il signe un pacte, il ne le respecte pas. Quand il est en litige, il transgresse les règles de la justice et de la morale. » (URA)


(S31v16-19) « (Le Prophète ou sage allié de Dieu) Loqman (paix sur lui) dit à son fils : « Ô mon enfant, fût-ce le poids d’un grain de moutarde, au fond d’un rocher, dans les cieux ou dans la terre, Allah le fera venir. Allah est Infiniment Doux et Parfaitement Connaisseur. Ô mon enfant, accomplis la salât, commande le convenable, interdis la blâmable, et endure ce qui t’arrive avec patience. Telle est la résolution à prendre dans toute entreprise ! Et ne détourne pas ton visage des hommes, et ne foule pas la terre avec arrogance, car Allah n’aime pas le présomptueux plein de gloriole. Sois modeste dans ta démarche, et baisse ta voix, car la plus détestée des voix, c’est bien la voix des ânes. »

(S41v34/35) « La bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousse (le mal) par ce qui est meilleur, et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux. Mais (ce privilège) n’est donné qu’à ceux qui endurent et il n’est donné qu’au possesseur d’une grâce infinie. »

Selon Aïcha (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) n'a jamais rien frappé de sa main, ni une femme, ni un serviteur, sauf quand il combattait au service de Dieu. Jamais il ne s’est vengé d’un tort qu’on lui avait fait sauf s’il s’agissait de la transgression d’une limite sacrée de Dieu le Très-Haut. Il se vengeait dans ce cas pour Dieu. » (Mouslim)

(S58v22) « Tu n'en trouveras pas, parmi les gens qui croient en Allah et au Jour dernier, qui prennent pour amis ceux qui s'opposent à Allah et à Son Messager, fussent-ils leur pères, leur fils, leurs frères ou les gens de leur tribu. Il a prescrit la foi dans leurs cœurs et Il les a aidés de Son secours. Il les fera entrer dans des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, où ils demeureront éternellement. Allah les agrée et ils L'agréent. Ceux-là sont le parti d'Allah. Le parti d'Allah est celui de ceux qui réussissent. »

(S16v125-128) « Par la sagesse et la bonne exhortation, appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon, car c’est ton Seigneur qui connaît le mieux celui qui s’égare de son sentier et c’est Lui qui connaît le mieux ceux qui sont bien guidés. Et si vous punissez, infligez (à l’agresseur) une punition égale au tort qu’il vous a fait. Et si vous endurez…cela est certes meilleur pour les endurants (signifiant que le talion est autorisé mais le pardon est recommandé). Endure ! Ton endurance (ne viendra) qu’avec (l’aide) d’Allah. Ne t’afflige pas pour eux. Et ne sois pas angoissé à cause de leurs complots. Certes, Allah est avec ceux qui (L’) ont craint avec piété et ceux qui sont bienfaisants. »

(S3v130) « Ô les croyants ! Ne pratiquez pas l'usure en multipliant démesurément votre capital. Et craignez Allah afin que vous réussissez ! »


Le Prophète Mouhamed (SBDSL) a dit : « Crains pieusement Allah quel que soit l’endroit où tu te trouves (seul ou avec les gens). Fais suivre la mauvaise action par la bonne et voilà qu’elle l’efface. Sois affable et courtois avec les gens. »

Selon Abou Hourayra (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Le croyant n'est jamais piqué deux fois à partir du même trou. » (URA)

Commentaire : C'est-à-dire qu'on ne le trompe pas deux fois dans une affaire importante. Cependant il faut être souvent indulgent avec les proches puisque quand Allah révéla l'innocence d'Aïcha concernant la fausse accusation d'adultère à son encontre, son père Abou Bakr déclara : « Par Allah ! Je ne dépenserai plus rien pour Mistah (une des trois ersonnes ayant menti franchement) après ce qu'il a dit sur Aïcha ! », car Abou Bakr avait l'habitude d'aider Mistah financièrement pour son lien de parenté et sa pauvreté. Allah Elevé révéla alors : (S24v22) « Et que les détenteurs de richesse et d'aisance parmi vous, ne jurent pas de ne plus faire de dons aux proches, aux pauvres et à ceux qui émigrent (ou ont émigré) dans le sentier d'Allah. Qu'ils pardonnent et absolvent. N'aimez-vous pas qu'Allah vous pardonne ? Et Allah est pardonneur et miséricordieux ! » Abou Bakr dit : « Oui, par Allah ! Je veux qu'Allah me pardonne » et il rétablit les dépenses qu'il donnait a Mistah en disant : « Par Allah ! Je ne l'en priverai jamais. »

Le Prophète (SBDSL) a dit : «  Ne vous effrayez pas (dont en s'amusant). »

Abou Said Al Khoudri (SBDSL) rapporte : Un homme demanda : « Ô Prophète de Dieu ! Quel est le meilleur des hommes ? » Le Prophète (SBDSL) répondit : « Un croyant qui lutte avec son âme et ses biens au service de Dieu. » L'homme demanda : « Et ensuite ? » Le Prophète (SBDSL) dit : « Ensuite vient un homme qui se retire dans le col d'une montagne pour adorer son Seigneur. » Commentaire : Cependant en islam l'importance de la vie en société afin d'être au service de gens et de les guider vers la voie du salut est principalement prioritaire.

Le Prophète (SBDSL) a dit  : « Le croyant qui fréquente les gens et qui fait preuve de patience face à leurs dommages (dans l'espoir qu'ils soient guidés) est meilleur que le croyant qui ne fréquente pas les gens et qui ne fait pas preuve de patience face à leurs dommages. » (Ahmad, Tirmidhi et d'autres)

Selon Abou Said Al Khoudri (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « (A certaines périodes) Peu s'en faudra pour que le meilleur des biens du musulman ne soit un troupeau d'ovins qu'il mène paître au sommet des montagnes ou dans les hautes prairies, fuyant ainsi les troubles afin de préserver sa religion. » (Boukhari)

Selon Abou Houreyra (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « (Dans certains cas) Une des meilleures façons de vivre pour un homme est de tenir les rênes de son cheval cavalant au service de Dieu : chaque fois qu'il entend un cri de guerre (ou une œuvre au nom d'Allah dont la prédication et l'action sociale), il s'élance à la recherche du combat ou de la mort là où il pense les trouver. Ou encore, c'est le fait d'emmener paître un troupeau au sommet d'une montagne ou au fond d'une vallée, d'y accomplir la prière, de s'acquitter de la Zakat et d'adorer son Seigneur jusqu'à ce que la mort le saisisse, ne côtoyant les gens que pour accomplir le bien. » (Mouslim)

En islam, il est de coutume de dire que par rapport à l'offense, il y a une différence entre les trois derniers grands messagers :
-Moïse rendait justement le même tort,
-Jésus pardonnait honorablement,
-Et Mouhamed pardonnait et offrait miséricordieusement un cadeau en espérant que ce soit une cause de guidée.

La femme :

(S40v39/40) « Et celui qui avait cru dit : Ô mon peuple, cette vie n'est que jouissance temporaire, alors que l'au-delà est vraiment la demeure de la stabilité. Quiconque fait une mauvaise action ne sera rétribué que par son pareil, et quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne action tout en étant croyant, alors ceux-là entreront au Paradis pour y recevoir leur subsistance sans compter. »

          Il apparaît que la femme détient une nature plus imparfaite que celle de l'homme car :
-elle a un corps considéré comme impur pendant le cycle des menstrues utile à la noble procréation. Certaines actions lui sont donc interdites pendant cette période : accomplir la prière qu'elle soit obligatoire ou surérogatoire, jeûner, entrer dans une mosquée, toucher le Livre Saint ni le lire, pratiquer le taouaf c’est a dire les 7 tours rituels autour de la kaaba, avoir des rapports conjugaux, et divorcer. Cependant elle peut quand même être en adoration permanente par les diverses invocations quotidiennes, la lecture de hadiths et la glorification de Dieu.
-elle a une nature plus intense (beauté, finesse, faiblesse supérieures) et est donc plus émotionnelle que l'homme, et donc plus impulsive en particulier dans la relation conjugale ou entre femmes. Ainsi elle est précieusement plus enfantinement vivante, et sa volonté est souvent en conformité avec celle de Dieu comme l'évoque le proverbe « Dieu veut ce que femme veut » (dans la limite du raisonnable), surtout à cause de sa force physique inférieure à celle de l'homme, et de sa nature d'une immense valeur car destinée à très honorablement à porter la vie de ses enfants dans une complémentarité avec son mari devant la protéger, à gérer l'organisation de la maison, à respecter les choix de son mari, à obtenir les qualités masculines d'un responsable mari serviable, à supporter les douleurs gênantes des menstrues et de la grossesse, et à gérer une stérilité passagère mensuellement devenant définitive à la ménopause, la rendant donc logiquement plus inquiète et donc plus impulsive que l'homme dont à travers de fréquents changements d'émotions tant qu'elle n'a pas acquis une grande piété. A ce propos, il est fortement conseillé à l'homme d'avoir encore plus de patience et de recommandations envers sa femme pendant ces périodes de douleurs naturelles. Le ressenti supérieur des émotions par les femmes leur permet d'être par rapport aux hommes plus vivantes, plus souvent dans l'intensité de la bienveillance, et plus rapide à dépasser une rancune généralement. C'est pour ça que Dieu sous entend dans le Coran qu'Il les préfère aux hommes. Or la nature de la femme pouvant donc l'amener à avoir des mauvais jours ou de mauvaises humeurs en particulier dans la fréquente intimité de la demeure du couple, c'est donc logiquement dans cette relation gérée sagement et considérée comme la moitié de la religion en islam, que se trouve logiquement de nombreuses qualités, de multiples compréhensions morales et le meilleur niveau spirituel à obtenir pour un homme. En effet c'est à travers cette nature féminine parfois déséquilibrante moralement, devant être équilibrée grâce à la sagesse par la nature de l'homme recherchant l'équilibre (puisque la femme provient de la côte d'Adam), que se trouve de nombreuses qualités spirituelles à confirmer ou obtenir chez l'homme pour apaiser noblement sa femme afin que sa femme lui transmette en retour sa noblesse complétée, apaisée, intensifiée et donc satisfaite. Au sujet des principaux aspects la nature des femmes faisant partie magnifiquement de la Création divine, une intéressante et belle émission : « Le Café des Antigones, épisode 8 : J’aime être une femme » peut être écoutée à l'adresse suivante : https://www.egaliteetreconciliation.fr/Le-Cafe-des-Antigones-episode-8-57914.html

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Lorsque le serviteur se marie, alors il a complété la moitié de la religion. Qu'il craigne donc Allah dans la moitié restante (lui-même). » (Tabarani)

Selon Abou Hourayra (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Faites de bonnes recommandations en faveur des femmes, car la femme a été créée à partir d'une côte et la partie la plus tordue (imparfaite) de la côte est sa partie supérieure (comme sa tête, sa personnalité). Si tu cherches à la redresser (critiques négatives dures), tu la brises, et si tu la laisses comme elle est, elle ne cesse d'être tordue (trop imparfaite). Aussi faites de bonnes recommandations (conseils positifs doux) en faveur des femmes. » (URA)
Dans une autre version : « La femme est à l'image d'une côte : si tu la redresses, tu la brises, et si tu veux y puiser quelque bien-être, tu ne le pourras qu'en l'acceptant telle qu'elle est. » (Boukhari et Mouslim)

Le Prophète Mouhamed (SBDSL) a dit : « Le croyant qui a la foi la plus parfaite est celui qui a le meilleur caractère. Les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs avec leurs femmes. » (Tirmidhi)

          De plus, il faut noter que la nature de l'homme dans la relation intime avec sa femme est plus extérieure par son désir, alors que la nature de la femme dans la relation intime avec son mari est plus intérieure par son plaisir, par preuve que l'organe du plaisir féminin est plus intérieur et celui de l'homme plus extérieur. Or l'amour physique chez les adultes apporte de l'apaisement, une expression de l'intimité, une certaine forme de maturité (apparemment encore plus nécessaire à la réalisation d'un homme), un lien solide du couple, un sentiment vivant fort et un possible enfant. Par conséquent l'islam a fermement condamné et interdit l'excision. En effet, le Prophète (SBDSL) a dit ainsi à une femme de Médine : « N'enlève pas (le clitoris). Cela sera source de plaisir pour la femme et apprécié par le mari. » (Abou Dawoud)
          L'homme désire donc lui donner du plaisir et la femme recevoir du plaisir par son désir, comme l'homme veut lui donner ses cellules reproductrices et elle les recevoir. De ce fait, il apparaît aussi que la femme est plus intérieure que l'homme, confirmant qu'elle est plus émotionnelle. Or cette émotivité supérieure lui apporte une forte volonté et une importante inquiétude nécessaire à l'instinct maternel lié aussi à sa nature physique plus faible que l'homme et ainsi à sa recherche de sécurité, et donc de respect du devoir familial naturel. Ainsi cette particularité féminine est essentielle pour la survie de l'humanité, surtout que l'émotion est la plus forte cause d'action voire la seule.
          Il faut comprendre que si une femme parvient à suivre les ordres divins complètement, elle a logiquement plus de valeur qu'un homme agissant de même, car son imperfection étant supérieure, son ennoblissement est donc plus grand. Par conséquent, il est logique que Dieu préfère les femmes vertueuses aux hommes vertueux même s'Il a donné plus de pouvoir aux hommes à cause de leur force et de leur rôle moins impulsif et donc plus rationnel :
Le Prophète (SBDSL) a dit : « La débauche de la femme libertine est égale à la débauche de mille libertins, et la piété de la femme pieuse vaut l’adoration de soixante-dix véridiques (ou pieux, au niveau de la croyance car étant plus émotionnelle, sa foi est logiquement plus intense, au niveau moral car son imperfection est supérieure à l'homme et donc au niveau social car sa propagation du bien est plus importante que l'homme). »
Commentaire : En effet par sa séduction et donc son influence psychique sur l'homme, la femme joue un noble rôle moral essentiel au sein de la société qui devient très négatif si elle s'arrête à la relation physique. Dans une société de plus en plus impudique éteignant la lumineuse noblesse du cœur, l’effondrement de la moralité et de la dignité chez la femme se résume dans la disparition de la chasteté ou l'accroissement de la sexualité illégale qui sont un des principaux éléments destructeurs de la société et de la civilisation en particulier à travers la prostitution, la pornographie et les clubs échangistes. En lien direct, 2019 a atteint un record des avortements et des influenceuses impudiques. La femme moderne libérée et féministe devient une meurtrière, une prostituée, ou une star déifiée, ce qui va inévitablement produire avec le temps des générations de femmes obsolètes, alcooliques, dépressives, aigries, droguées et seules, très seules.
Le Prophète (SBDSL) a dit :« La vie d'ici-bas est un bienfait (pour obtenir la dignité). Et le meilleur de ses bienfaits est la femme vertueuse. » (Mouslim)
Commentaire : Ce dernier hadith n'est donc pas seulement adressé aux hommes.

          Enfin, comme la femme est donc plus impulsive par son anxiété pour la sécurité liée à sa nature physique plus faible que l'homme, c'est à dire en étant plus conditionnée à se protéger par l'instinct de survie, son anxiété est bien utile pour la sécurité des enfants et de la famille. En effet, cette anxiété plus ou moins inconsciente lui permet de recevoir la clairvoyance de penser à tout. De plus la sérénité incarnée par la nature de l'homme, pouvant devenir trop serein sans la femme en tendant vers l'insouciance, l'aide à s'apaiser puisque c'est logiquement à cette sérénité masculine de choisir pour le couple. Il s'agit d'une complémentarité cherchant par la concertation bénie demandée en religion, l'optimisation de la vie du couple et de la famille par le déséquilibre des idées multiples de la femme et l'équilibre du choix unique de l'homme.
Suite à ces explications, le proverbe précédent « Dieu veut ce que femme veut » est également justifié car l'homme doit généralement répondre aux demandes raisonnables de la femme puisqu'elle discerne plus d'œuvres importantes ou utiles.
A ce sujet de nouvelles études scientifiques viennent confirmer le fait que les hommes et les femmes ont bien des personnalités différentes, et qu’il serait possible d’identifier un cerveau masculin ou féminin grâce à des tests. Or les résultats de ces recherches sont particulièrement intéressants en ce que ces différences se manifestent plus fortement dans des sociétés égalitaires et individualistes... Un étrange paradoxe qui ne plaira pas à la cause féministe. En effet, plus le pouvoir en place s’acharnerait à gommer les particularités inhérentes aux deux sexes, plus le comportement des individus correspondrait aux « stéréotypes de genre » tant décriés. Voir vidéo « LES "STÉRÉOTYPES DE GENRE" SCIENTIFIQUEMENT PROUVÉS ! » à l'adresse https://www.youtube.com/watch?v=3XUngvsAfFE&feature=emb_title
Surtout que le patriarcat est la loi à visage humain, naturel ; et que beaucoup de féministes adoptent très étonnamment une apparence masculine comme si leur lutte n'était plus de seulement défendre les droits des femmes mais de remplacer les hommes à travers une forme de génocide.
Cependant avec la foi et la pratique religieuse, la vie maritale apporte un niveau de sérénité et de clairvoyance similaires pour l'homme et la femme, montrant clairement la complémentarité de l'homme et la femme. Or comme les femmes sont plus impulsives que les hommes, on peut dire en ce sens que les femmes sont moins calculatrices dans certaines situations. En effet comme en cas de désaccord, généralement les hommes sont moins francs car souvent ils ne parviennent pas à se dire certaines vérités sans monter dans la dureté, en revanche les femmes malgré les tensions fréquentes entre elles et le fait qu'elles parlent souvent les unes sur les autres, quand elles doivent se dire certaines choses, elles sont plus franches et plus mesurées. C'est une vérité biologico-historique de l’hypocrisie notoire des hommes et de la franchise stupéfiante des femmes. La preuve, la politique et plus encore la diplomatie, lieux de l’hypocrisie par excellence, sont remplis d’hommes ! Peu de femmes s’y risquent comme demandé d'ailleurs par le Prophète (SBDSL) concernant la responsabilité politique ne convenant pas aux femmes... D'ailleurs seulement 10 % des femmes s'intéressent à la politique.
          Il faut noter que de nos jours beaucoup d'hommes instables parfois par l'alcool ou par un féminisme victimaire, dictatorial, exaspérant, désespérant et méprisant (parfois jusqu'à de la haine voire une volonté de génocide non censurée ni condamnée voire promotionnée par les médias de masses contre les hommes de la part de certaines féministes ultra radicales) peuvent devenir plus impulsifs qu'une femme par la violence voire le suicide. Surtout qu'à notre époque d'inversion des valeurs, un aspect de la nature féminine devant amener l'homme à la profondeur des doux sentiments d'amour éternel et de noblesse devient difficilement mais plus noblement celui de l'homme envers la femme quand il se maintient dans la douceur, car un aspect principal de la nature masculine est la force. Or cette violence, latente ou explosive, existe depuis la nuit de temps et les femmes ont eu le temps d’apprendre à manipuler les hommes. Mais cela ne suffit parfois pas et un homme en colère se met à battre sa femme. Rien à dire, c’est mal.  Mais c’est oublier la violence morale que les femmes, par manque de piété encourageante, font subir aux hommes, qui ne savent pas réagir à ce genre d’agression. Très insidieux, et très réel : cela explique en partie l’alcoolisme et la dépression de certains hommes qui ne comprennent pas pourquoi leur compagne les méprise. Pas assez riche, pas assez beau, pas assez fort, pas assez intelligent, pas assez viril, la litanie des reproches quotidiens entretenue par la société actuelle mène les hommes fragiles à la lente dépréciation d’eux-mêmes, ou donc à la violence voire au suicide. (Voir la vidéo : 25 QUESTIONS QUI AGACENT LES FÉMINISTES à l'adresse suivante : https://www.youtube.com/watch?v=IEpL93PlB-o) :
Il s'agit donc aux hommes de plus maîtriser leur violence physique et aux femmes de plus maîtriser leur violence psychologique. L’agressivité humaine peut donc apparaître au sein du couple, on le sait tous. Or s’il n’y avait pas les femmes, en quelques jours il n’y aurait plus un survivant sur Terre. Dieu a construit le monde en 6 jours, l’Homme sans Femme pourrait le détruire en 2 jours. On ne sait pas réellement ce que serait un monde sans femme... mais un monde sans homme, on en a déjà un petit aperçu à notre époque de féminisation trop radicale de la société dans une forme de matriarcat de plus en plus établi, bien qu'élégance, sensibilité, intensité et délicatesse appartiennent à la nature vertueuse des femmes vers laquelle doivent tendre les hommes pour accomplir leur dignité...
A notre progressiste époque mondialiste à outrance, les femmes se rendent compte, en bossant dur et en étant mal payées, comme les hommes du peuple, que le capitaliste système néo-libéral est plus méchant que les hommes, alors les féministes devraient comprendre quelles se sont trompées de cible.
          Ainsi les femmes étant par nature dans la séduction, elles doivent faire attention à ne pas rechercher dans leur insatisfaction à être des déesses adulées pour leur beauté, chose que Dieu mériterait mais qu'Il ne met pas en avant pour être adoré, car c'est principalement la noblesse de l'adoration humaine qu'Il met en avant, bien que cette adoration soit d'abord noble par son hommage à Sa valeur inestimable et irréprochable. C'est pourquoi les femmes doivent impérativement aimer pour Dieu sinon elles connaîtront rarement l'amour authentique et éternel du mari. Les hommes eux doivent se forcer à avoir plus d'attention pour leurs femmes dont à travers leur équilibre plus naturel  qu'elles, et donc ne pas devenir des dieux insouciants par leur auto-satisfaction, chose que Dieu ne fait pas non plus car Il est toujours bienveillamment attentif à Ses créatures. 


(S24v31) « Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît, qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines, et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu'elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu'elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l'on sache ce qu'elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allah, ô croyants, afin que vous récoltiez le succès. »

(S33v59) « Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. »

(S60v12) « Ô Prophète ! Quand les croyantes viennent te prêter serment d'allégeance, (et jurent) qu'elles n'associeront rien à Allah, qu'elles ne voleront pas, qu'elles ne se livreront pas à l'adultère, qu'elles ne tueront pas leurs propres enfants, qu'elles ne commettront aucune infamie ni avec leurs mains ni avec leurs pieds, et qu'elles ne désobéiront pas en ce qui est convenable, alors reçois leur serment d'allégeance, et implore d'Allah le pardon pour elles. Allah est certes, Pardonneur et Très Miséricordieux. »

(S4v34) « Les hommes ont autorité (en couple et en politique) sur les femmes, en raison des faveurs qu'Allah accorde à ceux-là sur celles-ci (force, moins impulsifs), et aussi à cause des dépenses qu'ils font de leurs biens (l'homme devant subvenir à sa famille). Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l'absence de leurs époux, avec la protection d'Allah. »

(S66v5) « S'Il (le Prophète Mouhamed) vous répudie, il se peut que son Seigneur lui donne en échange des épouses meilleurs que vous, musulmanes, croyantes, obéissantes, repentantes, adoratrices, jeûneuses, déjà mariées ou vierges. »

(S66v10-12) « Allah a cité en parabole pour ceux qui ont mécru la femme de Noé et la femme de Lot. Elles étaient sous l'autorité de deux vertueux de Nos serviteurs. Toutes deux les trahirent et ils ne furent d'aucune aide pour (ces deux femmes) vis-à-vis d'Allah. Et il (leur) fut dit : “Entrez au Feu toutes les deux, avec ceux qui y entrent”, et Allah a cité en parabole pour ceux qui croient, la femme (pieuse) de Pharaon, quand elle dit : “Seigneur, construis-moi auprès de Toi une maison dans le Paradis, et sauve-moi de Pharaon et de son œuvre, et sauve-moi des gens injustes.” De même Marie, la fille (pieuse) d'Imran qui avait préservé sa virginité, Nous y insufflâmes alors de Notre Esprit. Elle avait déclaré véridiques les paroles de son Seigneur ainsi que Ses Livres. Elle fut parmi les dévoués. »


Le Messager d’Allah (SBDSL) a dit : « Doucement Aïcha ! Fais preuve de douceur, évite toute violence, et ne tiens pas de propos déplacés. » (Boukhari et Mouslim)

Selon Ibn Omar (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Ô femmes ! Faites l'aumône et demandez beaucoup à Dieu de vous absoudre car je vous ai vues (en rêve ou lors de son ascension nocturne dans les cieux) formant la majorité des habitants de l'Enfer. » L'une des assistantes lui dit : « Pourquoi formons-nous la majorité des habitants de l'Enfer ? » Il dit : « Vous maudissez trop souvent et vous ne reconnaissez pas les bienfaits de votre mari. Je n'ai jamais vu vaincre les gens sensés (hommes rationnels et équilibrés) autant que ne le font des êtres comme vous, déficientes quant à la raison et à la religion. » Elle dit : « Que veut dire déficientes quand à la raison et à la religion ? » Il dit : « Pour ce qui est de la raison, Dieu a (dans le Coran) donné au témoignage de deux femmes la valeur de celui d'un seul homme, et pour ce qui est de la religion, vous restez un nombre de jours (pendant les menstrues) sans faire la prière (car une des raisons est probablement que leur plaisir intime étant plus intérieur et donc plus physique que l'homme elles ont besoin de se détacher de cet acte physique et donc matérialiste pendant quelques jours pour retrouver plus de spiritualité même si elles ne prient pas puisque l'homme ne doit pas avoir de relations sexuelles avec son épouses pendant cette période). » (Mouslim)

Selon Imran Ibn Al Housayn (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « J'ai vu le Paradis et j'ai constaté que la plupart de ses habitants étaient des pauvres (probablement car ayant moins de biens à juger et par leur délaissement du monde matérialiste et leur compréhension de la noble valeur sociale du partage), et j'ai vu l'Enfer et j'ai constaté que la plupart de ses habitants étaient des femmes (probablement à cause de leur nature plus imparfaite que les hommes et pour les exhorter). » (Boukhari et Mouslim)


(S43v18) « Quoi ! Cet être (la fille, la femme) élevé au milieu des parures et qui, dans la dispute, est incapable de se défendre par une argumentation claire et convaincante ? »

Le Prophète Mouhamed (SBDSL) a dit : « Il n'y a eu que quatre femmes accomplies (totalement religieuses, pieusement soumises à leur mari, considérablement bienveillantes et pleinement confiantes en Dieu) : Assiya (épouse du maudit Pharaon mais qui a cru au message de Moïse), la vierge Marie (mère de Jésus), Khadija (première épouse de Mouhamed) et Fatima (fille de Mouhamed). »
Commentaire : Ce hadith explique que ces femmes ont totalement reconnu la réalité de leur nature et de leur position dans la société selon Dieu, et tendu à toujours agir au mieux par rapport à cela. C'est à dire qu'elles ont accepté et cherché à suivre toute la religion. Il faut noter que selon le Coran, Marie, mère de Jésus (paix sur lui) est la meilleure femme terrestre en piété et action, mais que selon un hadith du Prophète (SBDSL), sa fille Fatima est la représentante (reine) des femmes du Paradis par sa position de fille très pieuse de la meilleure créature Mouhamed qui lui est le représentant (roi) des hommes au Paradis.

Communauté

          Une communauté correspond à un engagement, des priorités, une croyance et donc des valeurs similaires de gens déterminés. Or la vie en collectivité doit d'abord correspondre à l’observation de règles de vie fondées sur le respect d’autrui, sur l’ordre et la discipline. L'un des principaux indicateurs du niveau de développement et de bien-être d'une société est sans aucun doute son niveau de qualité, de beauté, et d'art dont à travers l'architecture et le mobilier. Les hautes valeurs se manifestent donc dans la vie des croyants lorsque la propreté l'une des plus importantes vertus de la morale islamique, est combinée à l'esthétisme même peu riche, l'éthique, la religion, et la gentillesse qui est un langage si grand qu'un sourd peut l'entendre et un aveugle le voir. Et pour éviter de trop incarner la froideur de la mort, les personnes âgées peuvent se teindre les cheveux s'ils évitent la teinte noire.
          Il faut noter que la société d'hyper consommation actuelle ne doit pas distraire l'homme indéfiniment de la voix tenace de sa conscience, car malgré sa dépendance à la nourriture ce n'est pas cela qui satisfait l'âme, puisque quand il naît son corps est déjà formé alors que son esprit est sans savoir et a donc en réalité plus soif de connaissance que de lait. En effet c'est plutôt la recherche de culture, de religion et de solidarité qui est prioritaire puisque permettant de comprendre la réalité, notre personne et l'utilité de nombreux biens modernes. Surtout que les grandes civilisations s'effondrent quand la soif insatiable de stimulation des sens et des émotions individualistes et immédiats se détourne de l'intelligence, de la recherche scientifique et de la spiritualité, et l'emporte donc sur le besoin de toute responsabilité et œuvre personnelle ou sociale. Ceci entrainant l'oubli des nobles racines ayant construit ces civilisations et aggravant la situation. En effet un arbre sans racine pure meurt. Or le néolibéralisme répandu actuellement s'oppose à toutes les cultures, toutes les fiertés nationales, toutes les racines historiques, tous les véritables monothéismes, et les civilisations s'effondrent donc, d'autant plus lorsque l'économie et les médias ne servent plus à élever moralement la population et les valeurs collectives. Ainsi il ne faut pas mélanger le service aux proches, au voisin, aux faibles et à l’étranger de passage, avec la servitude au mondialisme ploutocratique, néolibéral, libertaire, et ultra immigrationniste.
Le plan pour retrouver une société noble pourrait être basé sur :
-l’annulation de la loi 73 et de l’usure
-la baisse forte du prix des services bancaires
-la renationalisation de tous les services régaliens
-un ministère devant beaucoup mieux contrôler les prix comme dans la santé, le logement et la communication par rapport au salaire minimum
-un revenu universel uniquement pour la retraite au montant d'un minimum une fois et demi le salaire minimum ou pour les sans emploi de deux tiers le salaire minimum
-hausse du salaire minimum devant ensuite s'indexer sur l'augmentation du prix de la vie
-pour les jeunes après la scolarité, un contrat à durée déterminée (unique et obligatoire à tous les citoyens) de 5 ans dans la fonction publique (et fin des « emplois à vie » dans la fonction publique), et ensuite si possible un contrat à durée indéterminée dans le privé
-pour ceux qui abandonnent le cursus scolaire normal, l’apprentissage obligatoire
-une CAF sous forme d'entraide nationale gérée au niveau local voire du quartier, afin de mieux connaître les ayants droits les ayants droits et leurs besoins
-une sécurité sociale (médicale) plus prioritaire au niveau du budget et mieux gérée pour éviter les fausses cartes vitales
-fin des impôts pour les entreprises et les particuliers à part la zakat, c'est à dire 2,5 % sur l'argent thésaurisé au dessus de 3 000 euros, ceci invitant à réinvestir (pour des biens personnels ou dans des projets communs) et donc à faire tourner l'économie, et permettant de financer les services régaliens de l'Etat dont l'aide sociale pour les handicapés, les orphelins et les pauvres
-des droits de douanes si nécessaire importants pour protéger la production locale
-la séparation entre banques de dépôt et banques d'investissement car ces dernières doivent être traitées comme des entités privées qu'on ne renfloue donc pas en cas de faillite pour que seules les plus efficaces ayant le modèle financier le plus saint perdurent
-la préservation privée des assurances en les invitant à s'unir progressivement en plus gros groupes afin de faire baisser leur prix
-un retour politique aux traditionnelles valeurs familiales, sociales, naturelles voire authentiquement monothéistes.

Ibn Abou Meryem rapporte : Omar Ibn Alkhattab passa près de Mouaadh Ibn Jebel (SDP) et dit : « En quoi réside la réussite de cette communauté ? -Trois choses, dit-il, et là est le salut : la sincérité (foi véritable), et c'est la nature originelle du cœur selon un verset ; la prière, et c'est la pratique (cultuelle de base) ; l'obéissance (au licité du Coran), et c'est la protection (personnelle et sociale). -Tu as dit vrai », dit Omar.

Selon Abou Hourayra (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Le musulman est le frère du musulman. Il ne le trahit pas, ne lui ment pas, et ne se refuse jamais à le secourir. Tout musulman (et tout être humain en période de paix) est sacré pour tout autre musulman : son honneur, ses biens et son sang (son corps). La piété est ici (et il fit signe trois fois à sa poitrine). Il suffit à quelqu’un pour être mauvais de mépriser son frère musulman. » (Tirmidhi)

(S17v53) « Et dis à Mes serviteurs d'exprimer les meilleures paroles, car le Diable sème la discorde parmi eux. Le Diable est certes pour l'homme un ennemi déclaré. »

(S3v104) « Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable, car ce seront eux qui réussiront. »


Sad Ibn Abi Waqqàs (SDP) a dit : Nous étions six en compagnie du Prophète (SBDSL) lorsque les polythéistes lui demandèrent : « Chasse donc ces deux-là afin qu'ils ne s'avisent pas de se présenter à nous. » Il y avait avec moi Ibn Masoud, un homme de la tribu de Hudhayl, Bilal et deux autres que je ne nommerai pas. Il vint alors à l'esprit de l'Envoyé de Dieu ce que Dieu voulait lui inspirer : il se mit à réfléchir et c'est alors que Dieu lui révéla : (S6v52) « Et ne repousse pas ceux qui, matin et soir, implorent leur Seigneur, dans le seul espoir de contempler Sa Face. » (Mouslim)

Selon Abou Hourayra (SDP), le Messager d'Allah (SBDSL) a dit : « Comme signe de bonne appartenance de quelqu’un à l’islam, c’est son abstention de tout ce qui ne le regarde pas ». (Tirmidhi)

Selon Iyad Ibn Himar (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Dieu m'a inspiré de vous commander la modestie afin qu'aucun d'entre vous ne se glorifie ni ne commette d'injustice envers l'autre. » (Mouslim)

D'après Hakim Ibn Hizâm (SDP), Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Le vendeur et l'acheteur restent libres (de conclure la vente ou de l'annuler) jusqu'à ce qu'ils se séparent. S'ils ont été sincères et s'ils n'ont rien caché des défauts de leurs marchandises, Dieu bénit leur vente. Mais s'ils ont caché des défauts et s'ils ont menti, la bénédiction leur sera ôtée. » (Boukhari et Mouslim)

Kab Ibn Yad (SDP) rapporte : « J'ai entendu dire le Messager de Dieu (SBDSL) : « A chaque nation une tentation et la tentation de la mienne sera l'argent. » (Tirmidhi)

Le Messager d’Allah (SBDSL) a dit : « Maudit soit le corrupteur et le corrompu. » (Abou Dawoud et Tirmidhi)

Selon Abou Musa al-Ashari (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Lorsqu'ils n'ont plus de provisions au cours d'une bataille ou que la nourriture pour leurs familles à Médine vient à manquer, les Ashaarites rassemblent dans un même vêtement tout ce qu'ils ont comme aliments puis font un partage équitable à l'aide d'un même récipient (servant de mesure). Ils font partie de moi et je suis un des leurs. » (Boukhari et Mouslim)

Mouhad ibn Jabbal (SDP) rapporte qu'une fois, l'Envoyé de Dieu (SBDSL) prolongea la prière (d'une manière inhabituelle) puis leur dit : « J'ai accompli une prière mû à la fois par la crainte et l'espérance au cours de laquelle j'ai demandé trois choses à Dieu en faveur de ma communauté. Il m'en a accordé deux, mais Il m'a refusé la troisième. Je lui ai demandé de ne pas la soumettre à un ennemi qui ne soit pas des leurs, et Il me l'a accordé. Puis je Lui ai demandé de ne pas la faire périr noyée (ou par une catastrophe naturelle), et Il me l'a accordé. Enfin, je Lui ai demandé de ne pas les soumettre à des dissensions internes, mais Il me l'a refusé (car Il ordonne dans une logique noblesse, la nécessaire dignité exemplaire de l'union solidaire des musulmans dans Ses épreuves). » (Ibn Maja)

Selon Jabir (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Satan a renoncé à voir ceux qui accomplissent la salat (prière de l'islam) dans la Péninsule arabique l'adorer (adorer les idoles), mais il ne désespère pas de semer la discorde parmi eux (arabes musulmans). » (Mouslim)

Thawban (SDP) rapporte ces propos du Prophète (SBDSL) : « Dieu a déployé la terre devant moi, et j'ai vu l'Orient et l'Occident. La communauté (musulmane) occupera à la surface de la Terre une étendue semblable à ce qui a été déployé devant moi, et recevra deux trésors, le blanc et le rouge (l'argent et l'or, richesse de l'Arabie). J'ai demandé à mon Seigneur de ne pas faire périr ma communauté par une année de disette, ni de les soumettre à un ennemi qui ne soit pas des leurs et qui n'épargnerait pas le plus grand nombre d'entre eux. Mon Seigneur a accédé à ma demande : « Ô Mouhamed, J'ai arrêté une décision et Mes décisions ne peuvent être abolies. Ta communauté ne périra pas par une année de disette, ni ne sera soumise à un ennemi qui ne soit pas des siens et qui la détruirait en masse. Même si tous ceux (ennemis) qui se trouvaient sur son territoire ou sur les territoires environnants s'unissaient contre elle (ils ne pourraient la détruire) tant qu'ils ne s'entretueront pas eux-mêmes ou qu'ils ne se captureront pas entre eux. » (Mouslim, Tirmidhi et Abou Dawoud)
La version d'Abou Dawoud comporte ce rajout : « Je crains seulement pour ma communauté des guides aveugles, et que si le sabre est levé contre elle, il ne s'abaissera plus jusqu'au jour du Jugement Dernier. L'Heure n'aura pas lieu tant que des tribus de ma communauté n'ont pas rejoint les associateurs, et que d'autres n'auront pas adoré les idoles. Il y aura dans ma communauté trente imposteurs, chacun prétendra être Prophète, or c'est moi qui suis le sceau de la prophétie et il n'y aura pas de prophètes après moi. »

Abou Oumama Sudayy ibn Ajlan (SBDSL) a dit : J’ai entendu le Messager de Dieu (SBDSL) dire dans son sermon du pèlerinage d’adieu : « Craignez pieusement Dieu, faites vos cinq prières quotidiennes, observez le jeûne de votre mois (Ramadan), acquittez l’aumône légale de vos biens et obéissez à vos chefs et vous serez alors dans le Paradis de votre Seigneur. » (Tirmidhi)

Irbâd Ibn Sâriya (SDP) a dit : Le Messager de Dieu (SBDSL) nous a fait un sermon éloquent qui remplit nos cœurs de crainte et fit couler nos larmes. Nous lui dîmes : « Ô Messager de Dieu ! On dirait que c’est le sermon de quelqu’un qui fait ses adieux. Aussi fais-nous quelques recommandations ! » Il dit : « Je vous recommande la crainte pieuse de Dieu ainsi que l’obéissance totale même si c'est un esclave éthiopien qui s’est imposé à vous comme chef. Celui d’entre vous qui vivra verra de grandes discordes. Accrochez-vous alors à ma tradition et à celle des califes orthodoxes et bien guidés. Saisissez-la fortement avec vos dents. Méfiez-vous des innovations car chaque innovation est une cause d’égarement. » (Abou Dawoud)

Ali (SDP) a dit en tant que Calife : « Votre droit sur moi est de vous conseiller tant que je suis avec vous, de vous donner votre butin, de vous enseigner afin que vous ne soyez pas ignorants et de vous éduquer afin que vous appreniez. Mon droit sur vous est de tenir votre serment (bayaa), de m'aider en mon absence et ma présence, de répondre à mon appel et d'obéir à mes ordres. Si Allah vous veut le bien, laissez ce que je déteste et accomplissez ce que je veux. Ainsi, vous obtiendrez ce que vous recherchez et vous atteindrez ce que vous désirez. »

Ali (SDP) a dit en tant que Calife concernant des musulmans traîtres s'égarant en divisant la communauté : « Par Allah ! Si je savais que la ruse et la complaisance m'étaient permises dans ma religion, je les aurais utilisées et ma tâche aurait été plus facile. Mais Allah n'a pas accepté que les porteurs du Coran se taisent et feignent l'approbation alors qu'Allah est désobéi et qu'ils ont les moyens de répliquer et de combattre jusqu'à faire triompher l'ordre d'Allah. »

Oubada Ibn as-Samit (SDP) a dit : « Nous avons fait acte d’allégeance au Messager de Dieu (SBDSL) nous engageant à écouter et à obéir dans l’aisance comme dans la gêne, dans ce qu’on aime et dans ce qu’on n’aime pas, même si nous voyons régner quelque favoritisme à notre détriment ; à ne point lutter pour le pouvoir à moins de voir une mécréance évidente à propos de laquelle nous tenons un argument de Dieu ; et à proclamer la vérité là où que nous soyons sans craindre en Dieu le reproche de quiconque. » (Boukhari et Mouslim)

Selon Abou Musa (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Rendez visite aux malades, nourrissez l'affamé et libérez les prisonniers (de guerre par des rançons). »

Selon Abou Houreyra, le Prophète (SBDSL) a dit : « Un homme passa devant la branche d’un arbre qui barrait la route aux passants. Il se dit : « Par Dieu, je vais enlever cette branche pour qu’elle ne nuise plus aux musulmans ». Il fut introduit pour cela au Paradis. » (Mouslim)

Selon Abou Said Al Khoudri (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Le meilleur combat (au service de Dieu) est une parole de justice et de vérité prononcée en présence d'un tyran (pas seulement politique mais ayant une forme de pouvoir comme un patron, un policier ou un parent). » (Abou Dawoud et Tirmidhi)

Selon Jabir (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Prenez garde à l'injustice, car elle sera source de ténèbres le Jour du Jugement Dernier. Prenez garde à l'avarice (matérielle et affective), car elle a causé la perte des communautés qui vous ont précédés en les a poussant à verser leur propre sang (entre compatriotes, dont massacres des tueurs de masse à l'arme à feu aux Etats-unis et attentats terroristes) et à rendre licite ce qui leur était interdit. » (Mouslim)


(S24v22) « Et que les détenteurs de richesse et d'aisance parmi vous ne jurent pas de ne plus faire des dons aux proches, aux pauvres, et à ceux qui émigrent dans le sentier d'Allah. Qu'ils pardonnent et absolvent. N'aimez-vous pas qu'Allah vous pardonne ? Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux ! »

(ExtS3v103) « Et cramponnez-vous tous ensemble au “Habl” (câble vertical moral) d'Allah et ne soyez pas divisés, et rappelez-vous le bienfait d'Allah sur vous : lorsque vous étiez ennemis, c'est Lui qui réconcilia vos cœurs. Puis par Son bienfait, vous êtes devenus frères. Et alors que vous étiez au bord d'un abîme de Feu (guerre, Enfer), c'est Lui qui vous en a sauvés. Ainsi, Allah vous montre Ses signes afin que vous soyez bien guidés. »

(S23v53/54) « Mais ils se sont divisés en sectes, chaque secte exultant de ce qu'elle détenait. Laisse-les dans leur égarement pour un certain temps. »

(S49v9) « Et si deux groupes de croyants se combattent, faites la conciliation entre eux. (Ensuite) Si l'un d'eux se rebelle contre l'autre, combattez le groupe qui se rebelle jusqu'à ce qu'il se conforme à l'ordre d'Allah. Puis s'il s'y conforme, réconciliez-les avec justice et soyez équitables, car Allah aime les équitables. »


Selon Abou Hourayra (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Par Celui qui tient mon âme dans Sa Main, vous n'entrerez au Paradis que lorsque croirez et vous ne croirez vraiment que lorsque vous vous aimerez. Voulez-vous que je vous indique une chose qu'en la faisant vous vous aimerez ? Saluez-vous les uns les autres. » (Mouslim)

D'après Oqba Ibn Amir (SDP) : J'ai rencontré le Prophète (SBDSL) alors j'ai pris sa main et j'ai dit : « Ô Messager d'Allah ! Informe moi des actes méritoires. » Le Prophète (SBDSL) me dit: « Ô Oqba ! Lie les liens avec celui qui les a coupé avec toi, donne à celui qui t'a privé, pardonne à celui qui a été injuste envers toi, et certes celui qui veut que sa vie soit prolongée et que sa subsistance soit augmentée qu'il lie ses liens de parenté. » (Ahmed)


Bible (Evangile de Jésus Christ selon saint Luc, 6:20-38) : « Alors Jésus, levant les yeux sur ses disciples, dit : Heureux vous qui êtes pauvres, car le royaume de Dieu est à vous ! Heureux vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés ! Heureux vous qui pleurez maintenant, car vous serez dans la joie ! Heureux serez-vous, lorsque les hommes vous haïront, lorsqu'on vous chassera, vous outragera, et qu'on rejettera votre nom comme infâme, à cause du Fils de l'homme ! Réjouissez-vous en ce jour-là et tressaillez d'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans le ciel, car c'est ainsi que leurs pères traitaient les Prophètes. Mais, malheur à vous, riches, car vous avez votre consolation ! Malheur à vous qui êtes rassasiés, car vous aurez faim ! Malheur à vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et dans les larmes ! Malheur, lorsque tous les hommes diront du bien de vous, car c'est ainsi qu'agissaient leurs pères à l'égard des faux prophètes ! Mais je vous dis, à vous qui m'écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent. Si quelqu'un te frappe sur une joue, présente-lui aussi l'autre. Si quelqu'un prend ton manteau, ne l'empêche pas de prendre encore ta tunique. Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas ton bien à celui qui s'en empare. Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi agissent de même. Et si vous prêtez à ceux de qui vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi prêtent aux pécheurs, afin de recevoir la pareille. Mais aimez vos ennemis, faites du bien, et prêtez sans rien espérer. Et votre récompense sera grande, et vous serez fils du Très-Haut, car il est bon pour les ingrats et pour les méchants. Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez point, et vous ne serez point jugés; ne condamnez point, et vous ne serez point condamnés; absolvez, et vous serez absous. Donnez, et il vous sera donné: on versera dans votre sein (au Paradis) une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde; car on vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis (ou vous aurez servis). »

Bible (Romain 12) « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. Par la grâce qui m'a été donnée, je dis à chacun de vous de n'avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun. Car, comme nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n'ont pas la même fonction, ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres. Puisque nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée, que celui qui a le don de prophétie l'exerce selon l'analogie de la foi; que celui qui est appelé au ministère s'attache à son ministère; que celui qui enseigne s'attache à son enseignement,et celui qui exhorte à l'exhortation. Que celui qui donne le fasse avec libéralité; que celui qui préside le fasse avec zèle; que celui qui pratique la miséricorde le fasse avec joie. Que la charité soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur; attachez-vous fortement au bien. Par amour fraternel, soyez pleins d'affection les uns pour les autres; par honneur, usez de prévenances réciproques. Ayez du zèle, et non de la paresse. Soyez fervents d'esprit. Servez le Seigneur. Réjouissez-vous en espérance. Soyez patients dans l'affliction. Persévérez dans la prière. Pourvoyez aux besoins des saints. Exercez l'hospitalité. Bénissez ceux qui vous persécutent, bénissez et ne maudissez pas. Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent; pleurez avec ceux qui pleurent. Ayez les mêmes sentiments les uns envers les autres. N'aspirez pas à ce qui est élevé, mais laissez-vous attirer par ce qui est humble. Ne soyez point sages à vos propres yeux. Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes. S'il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes. Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère; car il est écrit: A moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur. Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger; s'il a soif, donne-lui à boire; car en agissant ainsi, ce sont des charbons ardents que tu amasseras sur sa tête. Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien. »

Bible (Evangile de Jésus-Christ selon saint Mathieu, 5:43-48) « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains aussi n’agissent-ils pas de même ? Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens aussi n’agissent-ils pas de même ? Soyez donc parfaits (dans votre comportement), comme votre Père céleste est parfait. »

Abdullah Ibn Ammar (SDP) a rapporté : Un homme demanda au Messager de Dieu (SBDSL) quel était le meilleur islam. Il dit : « Tu donnes à manger et tu salues qui tu connais et qui tu ne connais pas. » (URA)

Ammar (SDP) a dit : « Il y a trois œuvres, quiconque les accomplit toutes, aura possédé la véritable foi (complète) : être équitable envers soi-même, saluer les gens, et dépenser même si l'on est pauvre. »  Le Messager d’Allah (SBDSL) a dit : « La nourriture d’une seul personne suffit à deux, celle de deux suffit à quatre, et celle de quatre suffit à huit. » (Mouslim)

Abou Darda (SDP) a dit : J’ai entendu le Messager de Dieu (SBDSL) dire : « Aidez-moi à secourir les faibles, car vous ne serez secourus et pourvus de votre subsistance que par égard aux faibles. » (Abou Dawoud)

Selon Sahl Ibn Sad (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Moi et celui qui entretient l'orphelin sommes au Paradis comme ces deux doigts (et il groupa son index et son majeur). » (Boukhari)

Selon Abou Hourayra (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Celui qui entretient par son travail la veuve et l'orphelin est comme le combattant au service de Dieu. » Je crois même qu'il a ajouté : «...(et) comme celui qui passe toute ses nuit à prier et comme celui qui jeûne tous les jours de l'année. » (Boukhari et Mouslim)

Selon Khouwaylid Al Khouzài (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Seigneur Dieu ! Je punis sévèrement celui qui transgresse le droit de l'orphelin et de la femme. » (An-Nasaî)

Selon Abou Hourayra (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Le pire des repas est le repas de noce auquel on invite les riches et délaisse les pauvres. »  Selon Anas (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Celui qui a entretenu deux filles jusqu'à leur puberté, nous sommes, moi et lui, quand il viendra au jour de la résurrection, comme ces deux doigts (l'index et le majeur). » (Mouslim)

(ExtHadith) Selon Ibn Masoud (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Evitez d'élever la voix et de vous disputer comme cela a lieu dans les marchés. » (Mouslim)

Selon Abou Mousa (SDP), le Messager de Dieu (SDBSL) a dit : « C'est glorifier Dieu le Très-Haut que d'honorer le musulman aux cheveux blancs (âgé), celui qui mémorise le Coran ne se montrant ni excessif ni négligeant, et le gouverneur (ou responsable) juste. » (Abou Dawoud)

Selon Amr Ibn Shouayb (SDP), selon son père, selon son grand-père, le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Ne fait pas partie de notre communauté celui qui ne se montre pas clément avec nos enfants et qui ne reconnaît pas la dignité des plus âgés que nous. » (Tirmidhi)

Sahl Ibn Sad (SDP) rapporte : « On apporta au Prophète (SBDSL) une boisson dont il se désaltéra. Il avait à sa droite un jeune homme et à sa gauche des personnes âgées. Il dit au jeune homme : « Me permets-tu de faire boire d'abord ceux-là (par opposition à la tradition religieuse demandant de servir par la droite en prouvant que le bon comportement peut parfois être les bonnes manières traduisant la qualité de respect et pas qu'une rigueur religieuse, sauf si le droit religieux de Dieu est prioritairement demandé par autrui comme suit) ? » Le jeune homme répondit : « Par Dieu non Prophète de Dieu ! Je ne céderai à personne ce qui me revient (de droit) de toi. » Le Prophète (SBDSL) lui mit alors le récipient dans sa main. » (Boukhari et Mouslim)
Commentaire : Par conséquent si ce cas de figure apparaît avec des non musulmans, la transmission prioritaire vers la personne âgée peut être effectuée sans demande préalable à la personne jeune, mais l'explication religieuse demeure possible si elle est acceptée. Ce hadith montre aussi qu'en plus de la supériorité sur les liens de parenté, le rang de Prophète est aussi supérieur à celui des personnes âgées.

Selon Oqba Al Ansari (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Celui qui dirige la salat (l'imam) est celui qui est le plus savant en matière de Coran. S'il s'avère que leurs connaissances sont semblables, l'imamat revient alors à celui qui connaît le mieux la Sunna. Si leurs savoirs dans ce domaine sont similaires, on désigne alors le premier à avoir accompli l'Hégire. S'ils ont effectué l'Hégire en même temps, la présidence revient alors au plus âgé. Nul ne peut présider la salat devant le maître des lieux ni s'asseoir à sa place habituelle sans son autorisation. » (Mouslim)
Commentaire : Ce hadith exprime la considération due aux savants, aux personnes âgées et aux bienfaiteurs.

Selon Ibn Omar (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Je me suis vu en rêve me curer les dents avec un siwak. C'est alors que deux hommes (l'un était plus âgé que l'autre) vinrent à moi. Je remis le siwak au plus jeune mais il me fut dit : « Donne-le au plus âgé. » Je le donnai donc au plus âgé. » (Boukhari et Mouslim)
Commentaire : Le hadith précédent montre qu'un aspect de la meilleure moralité est donner priorité aux personnes âgées par rapport aux jeunes.

Ibn Abbas (SDP) a rapporté que l'Envoyé de Dieu (SBDSL) a dit : « Ne vous informerai-je pas des gens du Paradis ? Il s'agit de tout homme humble et faible. S'il faisait serment à Dieu de faire quelque chose, Dieu ne ferait pas mentir son serment (d'où l'importance d'aider ce genre de personne puis de leur demander une invocation d'entrée au Paradis pour nous et nos proches comme le prouve le hadith suivant). Ne vous informerai-je pas des gens de l'Enfer ? Il s'agit de tout homme grossier, avide de richesse, avare et orgueilleux. » (Boukhari)

(ExtHadith) Usayr Ibn Amr (SDP) rapporte qu'Omar Ibn Al Khattab dit (à un yéménite appelé Uways ibn Amir) : J'ai entendu le Prophète (SBDSL) dire : « Uways ibn Amir viendra en compagnie des Yéménites qui prêtent renfort, appartenant à la tribu de Murad qui elle-même fait partie du clan de Qaran. Il fut atteint de la maladie de la lèpre et il en guérit, mis a part une tâche de la taille d'un dirham. Sa mère est toujours en vie et il lui témoigne une grande piété filiale. S'il jurait par Dieu, Dieu l'exaucerait. Si donc tu peux lui demander d'invoquer Dieu pour qu'Il te pardonne, fais-le ! Demande donc à Dieu de me pardonner. »

Abdullah Ibn Outba Ibn Masoud (SDP) rapporte ces propos d'Omar Ibn Al Khattàb (SBDSL) : « Il y a des gens du temps du Prophète (SBDSL) dont la révélation disait la réalité de leur être. Or, la révélation est désormais achevée, et nous vous jugerons dorénavant d'après ce qui nous est apparent comme faits. Celui donc qui parait bon, nous le considérerons digne de confiance et nous l'approcherons sans juger de son for intérieur, car il appartient à Dieu Seul d'en juger. Quant à celui qui paraît mauvais, nous ne lui ferons pas confiance. » (Boukhari)


(S18v28) « Fais preuve de patience (en restant) avec ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir désirant Sa face. Et que tes yeux ne se détachent point d’eux en cherchant (le faux) brillant de la vie sur terre. Et n’obéis pas à celui dont Nous avons rendu le cœur inattentif à Notre Rappel, qui poursuit sa passion et dont le comportement est outrancier. »

(S4v32) « Ne convoitez pas ce qu'Allah a attribué aux uns d'entre vous plus qu'aux autres, aux hommes la part qu'ils ont acquise, et aux femmes la part qu'elles ont acquise. Demandez à Allah de Sa grâce, car Allah est certes Omniscient. »

(S4v2) « Et donnez aux orphelins leurs biens, n'y substituez pas le mauvais au bon, ne mangez pas leurs biens avec les vôtres, (car) c'est vraiment un grand péché. »

(S4v6) « Et éprouvez (la capacité) des orphelins jusqu'à ce qu'ils atteignent (l'aptitude) au mariage, et si vous ressentez en eux une bonne conduite, remettez-leur leurs biens. Ne les utilisez pas (dans votre intérêt) avec gaspillage et dissipation, avant qu'ils ne grandissent. Quiconque est aisé devrait s'abstenir de se payer lui-même de cet héritage qui lui est confié. S'il est pauvre, alors qu'il y puise une quantité convenable (à titre de rémunération de tuteur). S'il est aisé, qu'il s'abstienne d'en prendre lui-même. S'il est pauvre, alors qu'il en utilise raisonnablement. Et lorsque vous leur remettez leurs biens, prenez des témoins à leur encontre. Mais Allah suffit pour observer et compter. »

(S4v10) « Ceux qui mangent (disposent) injustement des biens des orphelins ne font que manger du feu dans leurs ventres. Ils brûleront bientôt dans les flammes de l'Enfer. »

(S4v29/30) « Ô les croyants ! Que les uns d'entre vous ne mangent pas les biens des autres illégalement. Mais qu'il y ait du négoce (légal) entre vous par consentement mutuel. Et ne vous tuez pas vous-mêmes. Allah, en vérité, est Miséricordieux envers vous. Et quiconque commet cela, par excès et par iniquité, Nous le jetterons au Feu. Voilà qui est facile pour Allah. »

(S2v275) « Ceux qui mangent (pratiquent) de l'intérêt usuraire ne se tiennent (au Jour du Jugement Dernier) que comme se tient celui que le toucher de Satan a bouleversé. Cela parce qu'ils disent : “Le commerce est tout à fait comme l'intérêt.” Alors qu'Allah a rendu licite le commerce, et illicite l'intérêt. Celui donc qui cesse, dès que lui est venue une exhortation de son Seigneur, peut conserver ce qu'il a acquis auparavant, et son affaire dépend d'Allah. Mais quiconque récidive... alors les voilà les gens du Feu ! Ils y demeureront éternellement. »


(ExtHadith) Le Prophète (SBDSL) a dit : « Dieu a maudit celui qui a pratiqué l'usure, celui qui en a profité, celui qui a rédigé le contrat, et celui qui y a témoigné. »
Commentaire : En effet l'usure pouvant être considérée comme une usurpation (un vol), ceux qui y participent de près ou de loin sont coupables.

(ExtS55v7-9) « Et Il a établi la balance afin que vous ne transgressiez pas dans la pesée : Donnez (toujours) le poids exact et ne faussez pas la pesée. »

(ExtS2v194) « Le talion s'applique à toutes choses sacrées (donc au niveau des biens, de l'honneur et du sang dont des coups au corps). Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui à transgression égale (mais le pardon est autorisé voire conseillé, sauf donc s'il faut parfois rendre un mal à certaines personnes pour leur faire comprendre leurs péchés ou acquérir certaines valeurs). »
Commentaire : Le talion peut avoir lieu sous forme de dédommagement (financier ou autres) en particulier quand il s'agit d'une injustice faite par un maître à son esclave ou d'un musulman fait à un non musulman. Il faut noter que le talion doit être aussi proposé quand nous cassons un bien de quelqu'un même s'il s'agit d'une petite chose surtout si elle a une valeur sentimentale, comme il faut proposer le talion pour une blessure causée même involontairement (possiblement donc à chaque fois sous forme d'arrangement financier).

(S4v148) « Allah n'aime pas qu'on profère de mauvaises paroles sauf quand on a été injustement provoqué. Et Allah est Audient et Omniscient. »

(S2v178/179) « Ô les croyants ! On vous a prescrit le talion au sujet des tués : homme libre pour homme libre, esclave pour esclave, femme pour femme. Mais celui à qui son frère aura pardonné en quelque façon doit faire face à une requête convenable et doit payer des dommages de bonne grâce. Ceci est un allégement de la part de votre Seigneur et une miséricorde. Donc quiconque après cela transgresse aura un châtiment douloureux. C'est dans le talion que vous aurez la préservation de la vie, ô vous doués d'intelligence, (et) ainsi atteindrez-vous la piété. »

(S2v188) « Et ne dévorez pas mutuellement et illicitement vos biens, et ne vous en servez pas pour corrompre des juges afin de vous permettre de dévorer une partie des biens des gens, injustement et sciemment. »

(S5v45) « Et Nous y avons prescrit (dans la Thora) pour eux (les juifs) vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les blessures tombent sous la loi du talion. Après, quiconque y renonce par charité, cela lui vaudra une expiation. Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes. »

(S4v92/93) « Il n'appartient pas à un croyant de tuer un autre croyant, si ce n'est par erreur. Quiconque tue par erreur un croyant, qu'il affranchisse alors un esclave croyant et remette à sa famille le prix du sang, à moins que celle-ci n'y renonce par charité. Mais si (le tué) appartenait à un peuple ennemi à vous et qu'il soit croyant, qu'on affranchisse alors un esclave croyant. S'il appartenait à un peuple auquel vous êtes liés par un pacte, qu'on verse alors à sa famille le prix du sang et qu'on affranchisse un esclave croyant. Celui qui n'en trouve pas les moyens, qu'il jeûne deux mois d'affilée pour être pardonné par Allah. Allah est Omniscient et Sage. Quiconque tue intentionnellement un croyant, Sa rétribution alors sera l'Enfer pour y demeurer éternellement. Allah l'a frappé de Sa colère, l'a maudit et lui a préparé un énorme châtiment. »

(S24v23-25) « Ceux qui lancent des accusations (infondées) contre des femmes vertueuses, chastes (qui ne pensent même pas à commettre la turpitude) et croyantes, sont maudits ici-bas comme dans l'au-delà, et ils auront un énorme châtiment le jour (du Jugement Denier) où leurs langues, leurs mains et leurs pieds témoigneront contre eux de ce qu'ils faisaient. Ce Jour-là, Allah leur donnera leur pleine et vraie rétribution (aux hommes), et ils sauront que c'est Allah qui est le Vrai de toute évidence. »

(S24v27-29) « Ô vous qui croyez ! N'entrez pas dans des maisons autres que les vôtres avant de demander la permission (d'une façon convenable) et de saluer leurs habitants. Cela est meilleur pour vous. Peut-être vous souvenez-vous. Si vous n'y trouvez personne, alors n'y entrez pas avant que permission vous soit donnée. Et si on vous dit “Retournez”, alors retournez. Cela est plus pur pour vous. Et Allah de ce que vous faites est Omniscient. Nul grief contre vous à entrer dans des maisons inhabitées où se trouve un bien pour vous. Allah sait ce que vous divulguez et ce que vous cachez. »

(S24v58/59) « Ô vous qui avez cru ! Que les esclaves que vous possédez vous demandent permission avant d'entrer (dans votre demeure), ainsi que ceux des vôtres qui n'ont pas encore atteint la puberté, à trois moments : avant la Salat de l'aube, à midi quand vous enlevez (changez) vos vêtements (pour mangez et faire la sieste), ainsi qu'après la Salat de la nuit, trois occasions de vous dévêtir. En dehors de ces moments, nul reproche ni à vous ni à eux d'aller et venir les uns chez les autres. C'est ainsi qu'Allah vous expose clairement Ses versets, et Allah est Omniscient et Sage. Et quand les enfants parmi vous atteignent la puberté, qu'ils demandent permission avant d'entrer comme font leurs aînés. C'est ainsi qu'Allah vous expose clairement Ses versets (lois nobles), et Allah est Omniscient et Sage. »

(S24v60/61) « Et quant aux femmes atteintes par la ménopause qui n'espèrent plus le mariage, nul reproche à elles d'enlever leurs vêtements de (sortie chez elles en présence d'hommes), sans cependant exhiber leurs atours, et si elle cherchent la chasteté c'est mieux pour elles. Allah est Audient et Omniscient. Il n'y a pas d'empêchement à l'aveugle, au boiteux, au malade, ainsi qu'à vous-mêmes de manger dans vos maisons, ou dans celles de vos pères, ou de vos mères, ou de vos frères, ou de vos sœurs, ou de vos oncles paternels, ou de vos tantes paternelles, ou de vos oncles maternels, ou de vos tantes maternelles, ou celles dont vous possédez les clefs, ou de vos amis. Nul empêchement à vous non plus de manger ensemble ou séparément. Quand donc vous entrez dans des maisons, adressez-vous mutuellement des salutations venant d'Allah, bénies et agréables. C'est ainsi qu'Allah vous expose Ses versets, afin que vous compreniez. »

(S26v227) « (Les poètes sont égarés) à part ceux qui croient et font de bonnes œuvres, qui invoquent souvent le nom d'Allah et se défendent contre les torts qu'on leur fait. Les injustes verront bientôt le revirement qu'ils (éprouveront) ! »

(S2v282/283) « Ô les croyants ! Quand vous contractez une dette à échéance déterminée, mettez-la en écrit, et qu'un scribe (impartial) l'écrive, entre vous, en toute justice. Un scribe n'a pas à refuser d'écrire selon ce qu'Allah lui a enseigné. Qu'il écrive donc, et que dicte le débiteur. Qu'il (le scribe) craigne Allah son Seigneur, et se garde d'en rien diminuer. Si le débiteur est gaspilleur ou faible, ou incapable de dicter lui-même, que son représentant dicte alors en toute justice. Faites-en témoigner par deux témoins d'entre vos hommes, et à défaut de deux hommes, un homme et deux femmes d'entre ceux que vous agréez comme témoins, en sorte que si l'une d'elles s'égare, l'autre puisse lui rappeler. Et que les témoins ne refusent pas quand ils sont appelés. Ne vous lassez pas d'écrire la dette, ainsi que son terme, qu'elle soit petite ou grande : c'est plus équitable auprès d'Allah, et plus droit pour le témoignage, et plus susceptible d'écarter les doutes. Mais s'il s'agit d'une marchandise présente que vous négociez entre vous, dans ce cas, il n'y a pas de péché à ne pas l'écrire. Mais prenez des témoins lorsque vous faites une transaction entre vous, et qu'on ne fasse aucun tort à aucun scribe ni à aucun témoin. Si vous le faisiez, cela serait une perversité en vous. Et craignez Allah. Alors Allah vous enseigne et Allah est Omniscient. Mais si vous êtes en voyage et ne trouvez pas de scribe, un gage reçu suffit. S'il y a entre vous une confiance réciproque, que celui à qui on a confié quelque chose la restitue, et qu'il craigne Allah son Seigneur. Et ne cachez pas le témoignage : quiconque le cache a certes un cœur pécheur. Allah de ce que vous faites est Omniscient. »

(S2v224/225) « Et n'usez pas du nom d'Allah dans vos serments pour vous dispenser de faire le bien, d'être pieux et de réconcilier les gens. Et Allah est Audient et Omniscient. Ce n'est pas pour les expressions gratuites dans vos serments qu'Allah vous saisit. Il vous saisit pour ce que vos cœurs ont acquis. Et Allah est Pardonneur et Patient. »


Khawla Bint Qays (SDP), l'épouse de Hamza Ibn Abdelmottalib (l'oncle du Prophète) rapporte que le Prophète (SBDSL) a dit : « Chaque fois qu'un créancier part satisfait de chez son emprunteur, les bêtes de la terre et les poissons de la mer prient en sa faveur. Et chaque fois qu'une personne fait attendre son créancier et que ce dernier en est irrité, Allah lui inscrit des péchés chaque jour et chaque nuit (en plus des bonnes actions qu'il perdra le Jour Dernier pour rembourser le tort). »

Zeyd Ibn Aslem (SDP) rapporte qu'Alaabbes a dit : le Prophète (SBDSL) a dit : « Quand Souleymane Ibn Dawoud (paix sur eux), bâtit le Qods (temple de Jérusalem), chaque fois qu'il construisait un mur, le mur était démoli le lendemain matin. Allah lui révéla alors de ne pas construire dans la terre d'une personne (ni l'exproprier) jusqu'à la satisfaire (même s'il s'agit d'agrandir une mosquée). (Et quand il s'agit d'un bien commun nécessaire au peuple qui peut être acheté par une personne dont aussi pour financièrement en profiter raisonnablement, il est possible de discuter le prix de la vente, mais si le dirigeant doit l'acheter, il faut qu'il utilise l'argent du trésor public et récupérer les bénéfices s'il y en a pour le trésor public.) »

Moslim Ibn Akyes rapporte : Un homme entra chez Abou Oaubeyda Ibn Aljarrah (SDP) et le trouva en train de pleurer. Il demanda : « Pourquoi pleures-tu, Abou Ooubeyda ? » Il répondit : « Je pleure parce que le Messager d'Allah évoqua un jour les victoires et le butin qu'Allah accordera aux musulmans. II évoqua même le Chem et dit : « Si il t'est destiné de vivre longtemps (et riche), Abou Ooubeyda alors contente-toi de trois serviteurs : un qui te sert, un qui voyage avec toi et un qui sert ta famille et qui leur ramène leurs besoins. Et contente-toi de trois montures : une pour ta famille, une pour ton transport et une pour ton serviteur. » Puis me voici en train de voir ma maison remplie de serviteurs, et mon écurie pleine de chameaux et de chevaux. Comment vais-je rencontrer le Messager d'Allah après ceci, sachant que le Messager d'Allah (SBDSL) nous avait recommandé : « Ceux parmi vous que j'aime le plus et qui sont les plus proches de moi sont ceux qui me retrouveront dans le même état où je les ai quittés (inquiétude noble mais il semble que le Prophète parle du niveau de piété). »

Aïcha (SDP) raconte : Une pauvre femme entra chez moi en m'amenant un cadeau. Je ne voulus pas l'accepter par pitié pour elle. Le Prophète d'Allah (SBDSL) me dit : « Pourquoi ne l'as-tu pas accepté et ne l'as-tu pas compensée ?! Je crois que tu l'as méprisée ; sois donc humble Aïcha, car Allah aime les humbles et déteste les orgueilleux. »

Selon Lyad Ibn Himar (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : Dieu le Très-Haut m'a ordonné ceci : « Soyez modestes au point qu'aucun d'entre vous n'opprime autrui ni ne fasse preuve d'orgueil à son encontre. » (Mouslim)

Selon Anas (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Ne rompez pas vos relations, ne vous tournez pas le dos, ne nourrissez pas de haine entre vous, ne vous enviez pas les uns les autres, et soyez des serviteurs de Dieu et des frères. Il n'est pas permis à un musulman de fuir son frère (coreligionnaire) plus de trois jours. » (Boukhari et Mouslim)

Asbar Ibn Noubeta rapporte qu'Ali (SDP) a entendu le Messager d'Allah a dire : « Donnez à chacun la valeur qu'il mérite (en particulier ceux d'un haut rang social). »

Ibn Omar (SDP) raconte : Après qu'Omar se soit plein d'une femme dont l'enfant pleura souvent au cours d'une nuit et qu'elle lui dit que c'est parce qu'elle essayait le sevrer (l'obliger à manger plutôt que de l'allaiter) pour toucher l'allocation enfant dont elle avait besoin, il pria le sobh et les musulmans ne purent comprendre sa lecture tellement il pleurait. Quand il salua, il dit : « Malheur à Omar ! Combien a-t-il tué d'enfants de musulmans ? » Puis il ordonna à un héraut de crier : « Attention ! Ne vous pressez pas de sevrer vos enfants ! Nous donnons désormais l'allocation pour chaque nouveau-né musulman. » Il envoya cet ordre dans tous les horizons : « Nous donnons désormais l'allocation à tout nouveau-né musulman. »

Sahl Ibn as-Saidi (SDP) rapporte : Un homme vint trouver le Prophète (SBDSL) et lui dit : « Ô Prophète ! Indique-moi une action qui si je l'accomplis m'accordera l'amour de Dieu et des gens. » Le Prophète (SBDSL) répondit : « Renonce à ce monde et Dieu t'aimera, et renonce à ce que les gens possèdent et ils t'aimeront. » (Ibn Mâja)

Selon Ibn Abbas (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Les premières déficiences des Enfants d'Israël en matière de religion apparurent lorsqu'un homme en rencontrait un autre et lui disait : « Ô toi ! Crains Dieu et délaisse ce que tu commets car cela t'est défendu. » Puis le lendemain, il le rencontrait de nouveau dans le même état et cela ne lui empêchait pas pour autant de rester en sa compagnie afin de manger, boire et s'asseoir avec lui. Alors qu'ils se comportaient ainsi, Dieu installa l'animosité entre eux. » Puis il cita ces versets du Coran :
(ExtS5v78-81) « Ont été maudits par la bouche de David et de Jésus fils de Marie ceux des fils d’Israël qui avaient renié, et ce pour leur désobéissance (à Dieu) et leurs agressions répétées (envers les Prophètes). Quand ils faisaient quelque chose d’unanimement réprouvé, ils ne se l’interdisaient pas les uns aux autres. Quelle bien mauvaise chose que ce qu’ils faisaient. Tu vois plusieurs d’entre eux se lier de véritable amitié avec ceux qui avaient renié. Quelle bien mauvaise chose que ce que leur âme leur a fait aimer, car Dieu les as frappés de Son indignation et c’est dans le supplice qu’ils s’éterniseront. S’ils croyaient en Dieu, au Prophète et à ce qui lui a été descendu, ils ne les prendraient point comme véritables amis, mais plusieurs d’entre eux sont des dévergondés. » Puis il dit : « Mais non ! Par Dieu (Celui qui tient mon âme dans Sa main), vous ordonnerez le convenable, réprouverez le blâmable, combattrez l'injuste, ramènerez autrui à la justice et la lui imposerez, sinon Dieu instaurera entre vous la haine puis Il vous maudira comme Il les a maudits. » (Abou Dawoud et Tirmidhi)
Cette version est celle d'Abou Dawoud et voici celle de Tirmidhi : Le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Quand les fils d’Israël tombèrent dans les actes de désobéissance, leurs savants le leur déconseillèrent mais en vain. Cela n’empêcha pourtant pas leurs savants d’assister à leurs réunions et de partager leur manger et leur boire. Dieu installa alors la haine entre leurs cœurs et les maudit par la bouche de David et de Jésus fils de Marie, et ce pour leur désobéissance (à Dieu), et leurs agressions répétées (envers le Prophètes). » Le Messager de Dieu (SBDSL) s’assit alors qu’il était appuyé sur son coude et dit : « Oh (Mais) non ! par Celui qui tient mon âme dans Sa main… jusqu’à ce que vous le rameniez par la force au bon droit (vous rameniez autrui à la justice et la lui imposerez). »


D'après Abou Hourayra (SDP), l'Envoyé d'Allah (SBDSL) a dit : « Ceux qui quittent une assemblée où ils n'ont pas mentionné Dieu le Très Haut sont comparables à ceux qui quittent le cadavre décomposé d'un âne (clairement sans aucune valeur voire synonyme d'immense idiotie). Cette assemblée sera pour eux (le Jour de la Résurrection) une source de regrets. » (Abou Dawoud)
Commentaire : Ce hadith à l'image très explicite montre comme dans la plupart des enseignements en rapport avec Dieu, l'importance essentielle de la politesse de noblement se Le rappeler dans diverses situations dont des particulières importantes comme celle évoquée dans celui-ci.

Selon Abou Hourayra (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) demanda à ses compagnons : « Lesquels d'entre vous tenez-vous pour martyrs ? » Ils répondirent : « Ô Envoyé de Dieu, celui qui est tué au service de Dieu est considéré martyr. » Le Prophète (SBDSL) reprit alors : « Les martyrs de ma communauté seraient bien peu nombreux ! » Ils demandèrent : « Qui d'autres (sont des martyrs), ô Prophète de Dieu ? » Le Prophète (SBDSL) conclut : « Quiconque est tué pour la cause de Dieu est martyr, celui qui meurt au service de Dieu est martyr, de même que celui qui meurt de la peste, d'une maladie du ventre ou de la noyade. » (Mouslim)

Selon Abdullah Ibn Amr Ibn al-As (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Celui qui est tué en défendant ses biens est un martyr. » (Boukhari et Muslim)

Selon Said Ibn Noufayl (SDP), l'un des dix promis au Paradis, le Prophète (SBDSL) a dit : « Celui qui meurt en défendant ses biens est un martyr, celui qui meurt en défendant sa vie est un martyr, celui qui meurt en défendant sa religion est un martyr, celui qui meurt en défendant sa famille est un martyr. » (Abou Dawoud et Tirmidhi)

Abou Hourayra (SDP) rapporte : Un homme vint trouver le Prophète (SBDSL) et lui demanda : « Ô Prophète de Dieu, que dois-je faire si quelqu'un venait à prendre mon argent ? » Le Prophète (SBDSL) répondit : « Ne le lui donne pas. » L'homme continua : « Et s'il me combat ? » - « Alors combats-le ! » - « Et s'il me tuait ? » - « Tu serais alors martyr. » - « Et si moi, je le tuais ? » - « Il irait en Enfer ! » s'exclama le Prophète. (Mouslim)

Les conditions validant la main coupée pour un vol :

1) L'objet du vol doit être pris en cachette. Autrement la peine d'amputation ne sera pas appliquée. C'est le cas dans l'acte qui consiste à arracher un objet à son propriétaire ou à l'usurper au vu de tout le monde. En effet dans ce cas, la victime peut soit résister, soit lancer un appel au secours.

2) La chose volée doit être un bien respectable, il ne doit pas s'agir d'un bien non respectable, tels les instruments de musique, le vin, la drogue et le porc.

3) La valeur de l'objet doit atteindre le minimum requis. C'est à dire trois dirhams islamiques ou le quart d'un dinar islamique.

4) L'objet volé doit avoir été pris à partir d'un dépôt sûr.

5) Le vol doit être constaté par deux témoins, soit par l'aveu confirmé deux fois de l'accusé.

6) Il faut que la victime du vol réclame son bien sinon la peine ne sera pas appliquée.

7) Le voleur ne doit pas être affamé.

Interdiction de l'usure, de la planche à billets et de toute économie immorale :

(S2v278/279) « Ô les croyants ! Craignez Allah et renoncez au reliquat de l'intérêt usuraire si vous êtes croyants. Et si vous ne le faites pas, alors recevez l'annonce d'une guerre de la part d'Allah et de Son Messager (cas rare voire unique de déclaration divine de guerre car très nocif et signifiant pas de pardon divin ni de miséricorde du Prophète Mouhamed et vengeance divine pour ceux n'arrêtant pas ce péché et ne se repentant pas). Et si vous vous repentez, vous aurez vos capitaux. Vous ne léserez personne, et vous ne serez point lésés. »

Anas Ibn Melik (SDP) raconte : Le Messager d'Allah (SBDSL) nous fit un discours où il évoqua l'usure et insista sur sa gravité et dit : « Un dirham que l'homme obtient par l'usure est chez Allah un péché plus grave que trente-six adultères (pourtant un des grands péchés) que l'homme commet ! Et la pire usure est d'atteindre l'honneur du musulman. »

Un pays cherchant toujours la croissance plutôt que parfois l'équilibre est une idiotie en particulier s'il est dans un cycle d'endettement. Dans ce sens cherchant l'équilibre et évitant le gaspillage, Abou Bakr le premier calife de l'islam dépensait tout le budget de l'état chaque année avant la fin de l'année. (A ce sujet l'article « Thibault Isabel: “Proudhon, précurseur de la décroissance?” » peut être lu à l'adresse suivante : https://linactuelle.fr/index.php/2019/12/18/proudhon-localisme-decroissance-thibault-isabel/)
D'ailleurs l'équilibre économique national est désormais recherché par le grand reset en tant que faux messie. En effet comme le diable passe parfois par des portes du bien pour égarer des hommes (comme l'ostentation impie dans la pratique religieuse), le système corrompu actuel passe par des portes du bien (protection climatique, écologie, mondialisme, immigration) pour tromper les peuples et terminer sa tyrannie ploutocratique.

Morale sur les dettes :

Selon Abou Qatâda Al Hârit Ibn Ribî (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) se leva parmi eux pour leur faire un discours. Il leur dit que le combat au service de Dieu et la foi en Dieu étaient les meilleures actions de bien. Quelqu’un se leva et dit : « Ô Messager de Dieu ! Penses-tu que si je suis tué au service de Dieu cela m’absoudra de mes péchés ? » Le Messager de Dieu (SBDSL) lui dit : « Oui, si vraiment tu es tué au service de Dieu, te montrant patient au combat dans le seul espoir de la récompense de Dieu, faisant face à l’ennemi et ne lui tournant jamais le dos. » Puis le Messager de Dieu (SBDSL) dit : « Comment as-tu dit ? . Il dit : « Penses-tu que si je suis tué au service de Dieu cela m’absoudra de mes péchés ? » Le Messager de Dieu dit : « Oui, si tu es tué alors que tu es patient au combat dans l’espoir de la récompense de Dieu, faisant face à l’ennemi et ne lui tournant pas le dos, cela t’absoudra de tous tes péchés sauf des dettes non remboursées. Gabriel me l’a révélé. » (Mouslim)

Invocations à dire pour s'acquitter de ses dettes :

« Seigneur, suffis-moi par Ton licite contre Ton illicite, et aide-moi par Ta grâce à me dispenser d'autre que Toi. »

« Ô Allah, je me réfugie auprès de Toi contre l'angoisse et la tristesse, la faiblesse et la paresse, l'avarice et la lâcheté, le fardeau des dettes et la prééminence des hommes. »

Invocation à dire à celui qui acquitte ses dettes :

« Qu'Allah te bénisse, ta famille et tes biens. Certainement la récompense de l'emprunt est le louable paiement des dettes. »

Invocation à dire lorsqu'on quitte une assemblée ou une réunion :

« Gloire à Toi Seigneur, que Tes louanges soient célébrées, j'atteste qu'il n'y a de divinité que Toi, j'implore Ton pardon et je reviens repentant vers Toi. »

Ibn Omar (SDP) a dit : On comptait qu'en quittant une assemblée le Messager de Dieu (SBDSL) disait cent fois : « Ô mon Dieu, pardonne- moi et accepte ma repentance, certainement Tu es Le Pardonneur. »

Invocation à dire quand on a peur de quelqu'un :

« Ô Allah, protège-moi contre eux avec ce que Tu veux. »

Ce qu'on doit dire quand on a peur d'affliger quelqu'un ou quelque chose de son œil :

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Si vous trouvez quelque chose d'impressionnant en vous-même, ou en votre frère, ou vous êtes impressionnés par un bien quelconque, envoyé donc la bénédiction en disant par exemple : « Ô Allah bénis-le » ou  « Telle est la volonté et la grâce d'Allah ! Il n'y a de puissance que par Allah », car le mauvais œil est vrai. »

Annulation autorisée des dettes populaires par l'Etat suite à de l'usure répandue :

(Evangile de Jésus Christ selon saint Luc 4, 16-21) « Jésus vint à Nazareth, où il avait été élevé, entra, selon sa coutume le jour du sabbat, dans la synagogue, et se leva pour faire la lecture. On lui présenta le livre du prophète Isaïe et, déroulant le livre, il trouva le passage où il est écrit : "L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la bonne nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs la délivrance et aux aveugles le retour à la vue, rendre la liberté aux opprimés, proclamer une année de grâce du Seigneur." (…) Alors il se mit à leur dire : "Aujourd’hui s’accomplit à vos oreilles ce passage de l’Écriture." » .
Rappelons-nous que « l’année de grâce du Seigneur (année jubilaire) » à laquelle il appelle, exigeait tout à la fois le repos de la terre, la remise des dettes et la libération des esclaves.
En plein Empire romain esclavagiste, qui refuse farouchement le concept de remise des dettes, la déclaration de Jésus ne pouvait être perçue que comme une déclaration de guerre au système en place.
Avant d’être arrêté, Jésus fera un geste matériel hautement symbolique : renverser avec force les tables des changeurs de monnaies dans le temple de Jérusalem. Pour les grands prêtres juifs et les autorités romaines, c’en était trop.
Lire article « La remise jubilaire des dettes : une pratique ancestrale ! » à l'adresse : https://solidariteetprogres.fr/documents-de-fond-7/economie/remise-jubilaire-dettes-pratique-ancestrale.html et écouter l'exposé payant de Youssef Hnidi « Comprendre l’histoire du prêt à intérêt : de son invention, à Sumer, à sa codification biblique et talmudique » à l'adresse https://kontrekulture.com/produit/comprendre-lhistoire-du-pret-a-interet-de-son-invention-a-sumer-a-sa-codification-biblique-et-talmudique/

Amitié

Le Prophète (SBDSL) a dit : « L’homme a la même religion que son ami. Que chacun de vous fasse donc bien attention à celui qu’il prend pour ami. » (Abou Dawoud)
Commentaire : En effet si une personne fréquente des gens désaxés moralement, elle finira comme eux par ne pouvoir avancer droit telle une roue voilée détournant l'orientation d'un vélo.

Selon Abou Mousa Al Ashari (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « La compagnie de l'homme pieux et celle de l'homme mauvais sont respectivement comparables à celle du porteur de musc et du forgeron.  Le porteur de musc ou bien te donne un peu de son musc, ou bien te le vend, ou bien tu jouis de sa bonne odeur. Quant au forgeron, soit il brule tes vêtements, soit il émane de lui une odeur désagréable. » (Boukhari et Mouslim)

(S41v34/35) « La bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousse (le mal) par ce qui est meilleur, et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux. Mais (ce privilège) n’est donné qu’à ceux qui endurent et il n’est donné qu’au possesseur d’une grâce infinie. »

Gouvernance

          Les décisions d'un gouvernement peuvent être nécessaires, utiles ou proportionnées. Les enseignements suivant concernant la gouvernance doivent aussi nous servir, puisque un père gouverne sa famille, une mère gouverne ses enfants, un patron gouverne ses employés et chacun gouverne son âme. Il est important de faciliter pieusement le travail de toute personne ayant une position d'autorité. Taire la vérité ou dire un mensonge auprès des émirs (responsables politiques ou autres) était considéré comme de l'hypocrisie au sens pieux du terme. Quand un des califes bien guidés offensait une personne, il le dédommageait souvent suite au jugement une personne indépendante. Le Prophète (SBDSL) puis les califes bien guidés faisaient des consultations pour toute situation politique dont la gestion du peuple, l'organisation de la nation, certains problèmes sociaux, la guerre ou la condamnation des prisonniers. Ces consultations pouvaient être un mélange de pieux pour leur sagesse, d'hommes politiques pour leur responsabilité, d'anciens pour leur expérience, de savants pour leurs connaissances et de jeunes pour leur vivacité d'esprits. Ainsi suite à ces concertations, cela pouvait orienter ou faire changer l'avis du calife et même du Prophète (SBDSL), ce qui prouve la grande importance de la concertation avant toute décision importante.

(ExtHadith) Le Prophète Mouhamed (SBDSL) a dit : « Sept catégories de personnes seront ombragées par Dieu dans Son ombre le Jour (du Jugement Dernier) où il n’y aura d’ombre que la sienne : Un chef équitable » (URA)

Abou Hourayra (SDP) rapporte ces propos du Prophète (SBDSL) : « Tant que vos princes sont les meilleurs d'entre vous et vos responsables, les plus magnanimes d'entre vous, et que vous vous consultez pour la conduite de vos affaires, la surface de la terre est préférable pour vous. Mais lorsque vos princes sont les pires d'entre vous et vos possédants, les plus avares d'entre vous, et que vous confierez la conduite de vos affaires aux femmes, alors le ventre de la terre sera préférable pour vous (tombe). » (Boukari)

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Tout homme à qui Dieu a confié la gestion des intérêts d’un groupe (peuple), s’il meurt alors qu’il trompe (trahit) ses administrés, Dieu lui interdit le Paradis. » (URA)
Dans une autre version : « S'il ne les entoure pas de sa protection et des ses conseils, il ne sentira jamais l'odeur du Paradis. »

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Vous êtes tous des bergers et vous êtes tous responsables de l’objet de votre garde. Le chef (politique) est un berger, l’homme est le berger de sa propre famille, la femme est la bergère de la maison de son mari et de ses enfants. Vous êtes bergers et vous êtes tous responsables de l’objet de votre garde. »

Amr (SDP) entra un jour chez Oubeydillah Ibn Zayd (SDP) et lui dit : « Mon petit ! J’ai entendu dire le Messager de Dieu (SBDSL) : « Le plus mauvais berger est celui qui se montre brutal. Garde toi d’être parmi eux (ceci prouvant que dans Son éducation sage et Sa relation affective avec Ses créatures Dieu est doux tant que c'est possible). »

Selon Abou Said (SDP) et Abou Hourayra (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Il n'est pas de Prophète ou de successeur (chef) que Dieu a envoyé sans qu'il soit accompagné de deux groupes de conseillers : le premier le pousse au bien, le second le pousse à commettre ce qui est condamnable. Celui qui sera préservé est celui que Dieu aura préservé. » (Boukhari)

Selon Aïcha (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Lorsque Dieu veut le bien d'un gouvernant, Il l'accompagne d'un ministre probe qui lui rappelle (ses devoirs) lorsqu'il les oublie et qui l'aide lorsqu'il s'en souvient. Mais si Dieu en décide autrement pour lui, Il l'accompagne d'un ministre malhonnête qui ne lui rappelle pas (ses devoirs) lorsqu'il les oublie et qui ne l'aide pas s'il s'en souvient. » (Abou Dawoud)

Ibn Abbas (SDP) rapporte : « Uyayna ibn Hisn se rendit chez son neveu Hurr ibn Qays qui comptait parmi ceux qui entouraient (le calife) Omar dans son assemblée formée de connaisseurs du Coran, fussent ils jeunes ou âgés. »

Selon Aïcha (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit alors qu'il était chez elle : « Mon Dieu, sois Implacable envers celui à qui on a confié une partie de l'intérêt de ma communauté et qui s'est montré implacable à son égard, et sois Compatissant envers celui à qui l'on a confié une partie de l'intérêt de la communauté et qui a su demeurer compatissant envers elle ! » (Mouslim)

Abou Maryam Al Azdi (SDP) rapporte qu'il dit un jour à Mouawiya (SDP) : J'ai entendu le Prophète (SDBDSL) dire : « Celui que Dieu a chargé des intérêts des musulmans puis se soustrait à se préoccuper de leurs besoins, de leur indigence ni même de leur pauvreté, Dieu Se détournera de lui le jour de la Résurrection sans Se préoccuper de ses besoins, de son indigence ni même de sa pauvreté. » Depuis, Mouawiya confia à un homme la tâche de répondre aux besoins des gens. (Abou Dawoud et Tirmidhi)

Selon Abdullah Ibn Amr Ibn Al As (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Ceux qui font preuve d'équité seront auprès de Dieu sur des chaires de lumière : ce sont ceux qui se montrent justes dans leurs jugements, avec leur famille et avec ceux qui sont sous leur commandement. » (Mouslim)

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Vos meilleurs guides (gouverneurs) sont ceux que vous aimez et qui vous aiment, ceux que vous bénissez et qui vous bénissent. Vos plus mauvais guides sont ceux que vous détestez et qui vous détestent, ceux que vous maudissez et qui vous maudissent. » Awf (un compagnon du Prophète) dit : « Nous dîmes : « Ô Messager de Dieu ! Devons-nous nous rebeller contre eux ? » Il dit : « Non, tant qu’ils assurent parmi vous l’office de la prière. Non, tant qu’ils assurent parmi vous l’office de la prière. » (Mouslim)

Abou Dharr (SDP) a dit que le Prophète (SDBSL) a interdit d'humilier le souverain pour préserver l'union (sous peine se sortir de l'islam) tant qu'il ne nous empêchent pas de faire trois choses : ordonner le bien, interdire le mal et enseigner les sounnas aux gens. »

D’après Abou Moussa Al Ashari (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Le trésorier musulman honnête, qui exécute les ordres reçus et donne l’argent à qui de droit sans rien en diminuer et de bon cœur, fait ainsi partie de ceux qui ont fait aumône de cet argent. » (Boukhari et Mouslim)

Selon Ibn Omar (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Le musulman se doit d'écouter et d'obéir (à une autorité) - que cela lui plaise ou non - tant qu'on ne lui ordonne pas de désobéir (à Dieu). Lorsqu'on lui ordonne de désobéir, nulle écoute et nulle obéissance. » (Boukhari et Mouslim)

Selon Anas (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Ecoutez et obéissez, même si le commandement est confié à un esclave abyssin aussi noir qu'un raisin sec. » (Boukhari)

Selon Abou Mousa (SDP), le Messager de Dieu (SDBSL) a dit : « C'est glorifier Dieu le Très-Haut que d'honorer le musulman aux cheveux blancs (âgé), celui qui mémorise le Coran ne se montrant ni excessif ni négligeant, et le gouverneur (ou responsable) juste. » (Abou Dawoud)

Irbâd Ibn Sâriya (SDP) a dit : Le Messager de Dieu (SBDSL) nous a fait un sermon éloquent qui remplit nos cœurs de crainte et fit couler nos larmes. Nous lui dîmes : « Ô Messager de Dieu ! On dirait que c’est le sermon de quelqu’un qui fait ses adieux. Aussi fais-nous quelques recommandations ! » Il dit : « Je vous recommande la crainte pieuse de Dieu ainsi que l’obéissance totale même si c'est un esclave éthiopien qui s’est imposé à vous comme chef. Celui d’entre vous qui vivra verra de grandes discordes. Accrochez-vous alors à ma tradition et à celle des califes orthodoxes et bien guidés. Saisissez-la fortement avec vos dents. Méfiez-vous des innovations car chaque innovation est une cause d’égarement. » (Abou Dawoud)

Abou Bakr (SDP) a dit : « II n'est pas permis que les musulmans aient deux émirs, car leurs décisions et leurs ordres seraient différents et le groupe se diviserait et se disputerait. C'est alors que la tradition prophétique sera laissée, l'innovation se répandra, la zizanie sera immense et personne ne pourra rétablir l'ordre. »

Tabarani rapporte : Abdallah Ibn Masooud (SDP) a dit : « Ô Musulmans ! Vous devez obéir et vous attacher au groupe, car c'est la corde d'Allah à laquelle Il a ordonné de s'attacher. Ce qui vous gêne dans le groupe est meilleur que ce que vous appréciez dans la division. »

Selon Anas (SDP) Abou Bakr (SDP) a dit le jour où il est devenu calife du Prophète (SBDSL) après sa mort : « Musulmans ! On m'a placé en tant que votre chef et je ne suis point le meilleur parmi vous. Si j'agis bien aidez-moi, et si j'agis mal, redressez-moi. Dire la vérité est une responsabilité dont il faut s'acquitter, et mentir est une trahison. Le faible parmi vous est fort à mes yeux jusqu’à ce que je lui donne son droit par la volonté d'Allah. Le fort parmi vous est faible à mes yeux jusqu’à ce que je prenne ce qu'il doit par la volonté d'Allah. Tous les gens qui laissent l'effort pour la cause d'Allah, Allah les châtiera par l'humiliation. Tous les gens parmi lesquels se propage la turpitude, Allah leur infligera une calamité qui les frappera tous. Obéissez-moi tant que j'obéis à Allah et à son Messager. Si je désobéis à Allah et à son Messager, vous ne devez plus m’obéir. »

Selon Saad Ibn Ibrahim Ibn Abderrahmane Ibn Aawf, Abou Bakr (SDP) dit aussi un jour : « Par Allah ! Jamais je n'ai voulu être émir, même pas un seul jour ou une seule nuit. Je ne l'ai jamais désiré et je ne l'ai jamais demandé à Allah, publiquement ni secrètement, mais j'ai craint la zizanie. Etre émir n'est pas pour moi un soulagement, mais on m'a fait porter une responsabilité immense. Je n'ai pas la capacité ni les moyens de l'assumer sauf si Allah Puissant et Glorieux me fortifie. J'aurais voulu que la personne la plus capable de l'assumer soit à ma place en ce jour, à condition qu'il Ie gère avec justice. » Mais Ali (SDP) déclara qu'il en était le plus digne.

Aboul Jahhaf (SDP) rapporte : Quand on prêta serment à Abou Bakr (SDP), il s'enferma pendant trois jours (par une immense inquiétude liée à cette grande responsabilité). Il sortait chaque jour et disait : « Musulmans ! J'ai annulé votre serment ! Prêtez serment à qui vous voulez. » ou « Y a-t-il une personne qui déteste que je sois émir pour que je démissionne ? » A chaque fois, Ali Ibn Abou Talib (SDP) lui répondait : « Nous n'acceptons pas ta démission et nous ne te démettons pas. Puisque le Messager d'Allah (SBDSL) t'a placé à l'avant (pour diriger la prière quand le Prophète fut incapable de le faire dans ses derniers jours, ce qui prouve que cette maladie était un bien divin puisqu'elle a permis de préserver l'union après sa mort), qui donc te fera : reculer ? »

Quand Abou Bakr (SDP) est devenu calife, Raffi Ibn Abou Raffi raconte qu'il est venu lui rappeler : « Te rappelles-tu de m'avoir dit une chose ? Tu m'avais recommandé de ne pas être l'émir de deux personnes et tu es maintenant l'émir de toute la communauté ? » Abou Bakr répondit : « Le Messager d'Allah (SBDSL) est mort, alors que les gens étaient récemment sortis de la mécréance. J'ai eu peur qu'ils ne renient et qu'ils ne se divisent. J'ai alors accepté le califat à contrecœur, et mes compagnons m'ont poussé et ne m'ont pas lâché. » Abou Bakr ne cessa de s'excuser jusqu’à ce que je lui ai donné raison.

Ibn Rahawayh rapporte : Quand il fut nommé calife, Abou Bakr (SDP) s'assit tristement dans sa maison. Omar (SDP) entra chez lui et Abou Bakr se mit à lui faire des reproches. II lui dit : « C'est toi qui m'a fait porter cette responsabilité » et il se plaint de devoir juger entre les gens. Omar lui dit: « Mais tu sais bien que le Messager d'Allah (SBDSL) a dit : « Si le gouverneur s'efforce et atteint la vérité, il a deux récompenses. Et s'il s'efforce et se trompe, il a une récompense. » Abou Bakr fut alors un peu soulagé.

Yezid Ibn Abou Sofiène (SDP) rapporte : Quand Abou Bakr (SDP) m'envoya au Chem comme responsable, il me conseilla : « Yazid ! Tu as des proches que tu risques de favoriser dans les responsabilités, et c'est la chose que je crains le plus pour toi car le Messager d'Allah (SBDSL) a dit : « Quiconque détient un pouvoir sur les musulmans et confie une responsabilité à une personne pour la favoriser alors qu'elle ne la mérite pas, il récoltera la malédiction d'Allah et Allah n'acceptera de lui ni obligations ni actes vertueux et le fera entrer dans l'Enfer. Quiconque donne de l'argent de son frère à une personne en vue de la favoriser n'a plus la sécurité d'Allah. Allah a appelé les hommes à croire en lui pour être sous Sa protection. Quiconque opprime injustement un protégé d'Allah aura la malédiction d'Allah Puissant et Glorieux. »

Aaçim rapporte : Dans sa maladie, Abou Bakr (SDP) réunit les musulmans et ordonna qu'on le porte au minbar. Ce fut son dernier discours. Il loua Allah et le félicita puis il dit : « Musulmans ! Méfiez-vous de ce bas monde, n'en soyez pas leurrés et ne lui faites pas confiance. Préférez l'au-delà à ce bas monde et aimez-le, car c'est par l'amour de chacun qu'on déteste l'autre. Cette affaire qui nous préoccupe tous (le califat) ne sera bien mené dans le futur que par la manière dont elle a ete menée dans son début. Ne la supportera que le plus capable parmi vous, celui qui se contrôle le mieux, qui est le plus dur au moment de la dureté et le plus facile au moment de la facilité. II doit connaître la valeur des avis des sages parmi vous mieux que quiconque. Il ne doit pas s'occuper de ce qui ne le regarde pas, ni s'attrister pour ce qui ne lui arrive pas. II ne doit pas avoir honte d'apprendre ni être perplexe devant l'évidence. Il doit être fort devant les richesses et ne tricher en rien pour se venger d'une dispute. Il doit traiter les affaires complètement et prévoir ce qui viendra. Ses armes sont la crainte d'Allah et son obéissance (envers Allah au Prophète Mouhamed puis Abou Bakr en tant que calife). C'est Omar Ibn Alkhattab. »

Au moment de transmettre le pouvoir à Omar (SDP) un peu avant sa mort, Abou Bakr (SDP) leva ses mains haut et dit : « Ô Allah ! Je ne leur ai voulu que le bien, et j'ai craint la discorde. J'ai fait ce que Tu sais et je me suis efforcé de mon mieux. Je leur ai désigné le meilleur parmi eux, le plus capable d'assumer cette responsabilité, le plus soucieux de leur droiture. Je vais bientôt mourir alors sois Toi-même mon successeur parmi eux, car ils sont tes serviteurs et Tu détiens leurs volontés (par leur foi). Comble leur gouverneur de droiture et fais-en un de tes califes bien guidés qui suivent l'enseignement du Prophète de miséricorde et la voie des pieux après lui, et accorde-lui aussi un peuple pieux. »

Zeyd Ibn Alharith rapporte : Au moment de sa mort, Abou Bakr (SDP) appela Omar (SDP) pour lui donner la succession. Les musulmans protestèrent : « Tu nous désignes pour chef Omar alors qu'il est brutal et dur ! S'il devient notre chef, il deviendra encore plus brutal et plus dur. Que répondras-tu alors à ton Seigneur quand tu Le rencontreras après nous avoir laissé Omar pour calife ? » Abou Bakr (SDP) qui savait comme beaucoup de compagnons qu'il avait consultés auparavant que le for interieur de Omar est meilleur que ses apparences et que personne ne sera aussi capable que lui d'assumer le califat, répliqua : « Me demandez-vous de craindre mon Seigneur ? Je lui dirai : je leur ai laissé pour calife le meilleur de tes serviteurs. »

Alararr des Benou Melik rapporte : Abou Bakr (SDP) envoya appeler Omar (SDP) quand il voulut le désigner comme successeur. Omar vint et Abou Bakr le conseilla : « Je t'appelle à une affaire épuisante pour celui qui s'en charge. Omar, sois donc pieux envers Allah en lui obéissant, et obéis-lui pour être pieux, car le pieux est en sécurité et il est protégé. Le califat est vacant et seul le mérite celui qui l'assumera comme il se doit. Celui qui ordonne la vérité et pratique le faux, qui recommande le bien et fait le mal, ses espoirs seront rapidement déçus et ses actions annulées. Si tu prends la responsabilité de leurs affaires, alors si tu peux garder tes mains sèches de leur sang, garder ton ventre vide de leurs biens et empêcher ta langue de blesser leur honneur, fais cela et il n'y a de force que par Allah. »

Abou Calih Alrifari (SDP) rapporte : Omar Ibn Alkhattab (SDP) se rendait régulièrement une vieille aveugle pauvre à l'extrémité de Médine. Il allait chez elle la nuit pour lui ramener de l'eau, jeter ses déchés et vaquer à ses besoins, mais il trouvait à chaque fois que quelqu'un l'avait précédé et s'était occupé de toutes ses affaires. Il vint une fois à une heure inhabituelle et arriva en premier, Omar guetta l'autre personne et vit que c'était Abou Bakr alors qu'il était calife (qui s'était présenté sous un de ses surnoms à la dame afin de cacher pieusement ses actions pour Dieu). Omar s'exclama : « Par ma vie, c'est toi ! »
Un rajout précise qu'après la mort d'Abou Bakr, Omar qui était devenu calife le remplaça et qu'au moment de partir la première fois, la vieille aveugle pauvre se réveilla pendant la nuit, se leva puis se mit à pleurer car elle savait que l'ancienne personne qui s'occupait d'elle était morte, ce qui étonna Omar qui lui demanda : « comment le sais-tu ? » Elle répondit : « parce qu'il prémâchait mes dattes (car souvent sèches et donc pas chères puisque elle était pauvre et qu'Abou Bakr connût aussi des périodes de difficultés financières) car il avait remarqué que je n'ai plus de dents. » Alors Omar pleura son grand ami avec elle.

Seiid Ibn Almouseyyib (SDP) rapporte : Quand il devint calife, Omar Ibn al Alkhattab (SDP) sermonna les musulmans sur la chaire du Messager d'Allah (SBDSL). Il loua Allah et le félicita puis dit : « Musulmans ! Je sais que vous constatez que je suis dur et brutal. C'est parce que j'étais avec le Messager d'Allah (SBDSL). J'étais son esclave et son serviteur, et il était tel qu'Allah Elevé l'a décrit : (S9v128) « compatissant et miséricordieux envers les croyants ». J'étais devant lui un sabre dégainé à moins qu'il me calmât ou qu'il m'interdit de faire une chose, et alors j'arrêtais. Sinon j'affrontais les gens car il était doux (le Prophète me laissait être dur envers les gens quand il le fallait pour ne pas le faire lui-même, et m'arrêtait quand il ne le fallait pas). Je fus ainsi avec le Messager d'Allah (SBDSL) jusqu'à sa mort, et il quitta ce monde en étant satisfait de moi (il avait approuvé mon comportement). Je loue Allah beaucoup pour cela et j'en suis heureux. J'ai joué le même rôle avec Abou Bakr (SDP) le successeur du Messager d'Allah. Vous connaissez bien sa bonté, son indulgence et sa douceur. Pour cela, j'étais son serviteur tel un sabre devant lui. Je mêlais ma dureté avec sa douceur. S'il s'avançait lui-même je m'arrêtais, sinon je m'avançais. Je fus ainsi jusqu'à ce qu'Allah prit son âme alors qu'il était satisfait de moi. Je loue Allah beaucoup pour cela et j'en suis heureux. Aujourd'hui, vous êtes sous mon autorité, et je sais que certains diront il était dur envers nous alors qu'il n'avait pas le pouvoir, comment deviendra-t-il maintenant qu'il le retient ? Vous n'avez pas besoin de vous renseigner sur moi, vous me connaissez bien, vous m'avez vu dans toutes les situations, et vous connaissez autant que moi la voie de votre Prophète. II n'y a pas une question que j'aurais pu poser au Messager d'Allah (SBDSL) que je regrette de ne pas lui avoir posée ; je lui ai demandé tout ce que je voulais. Sachez que maintenant que je tiens le pouvoir, ma dureté que vous voyiez s'est multipliée plusieurs fois contre les injustes et les oppresseurs et pour prendre au riche le droit du pauvre. Mais après cette dureté, je pose ma joue par terre pour les gens purs, honnêtes et soumis. Et s'il y a quoi que ce soit à trancher entre moi et l'un de vous, ça ne me dérange pas d'aller avec lui chez celui d'entre vous qu'il veut, qu'il choisisse alors un d'entre vous pour trancher entre moi et lui. Soyez pieux envers Allah, serviteurs d'Allah ! Aidez-moi pour vous-mêmes en vous retenant de commettre des erreurs, et aidez-moi pour moi-même en ordonnant le bien et en interdisant le mal, et en me conseillant pour la responsabilité dont Allah m'a chargé. »

Abderrahmane (SDP) entra voir Omar (SDP) quand il était calife et lui transmit : « Chef des croyants ! Adoucis-toi avec le peuple, car certains viennent et n'osent pas te parler de leur besoin tellement tu es imposant, puis il rentrent sans avoir rien dit – Abderrahmane ! répondit Omar. Je te supplie au nom d'Allah! Est-ce que Ali, Othmane, Tallha, Zoubeyr et Saad t'ont demandé de dire ceci ? - Par Allah, oui ! - Abderrahmane ! Par Allah! Je me suis adouci envers les gens jusqu’à craindre Allah à cause de ma douceur. Puis je me suis endurci avec eux jusqu’à craindre Allah à cause de ma dureté. Comment donc m'en sortir ? » Abderrahmane se leva alors en pleurant, en traînant son manteau et en disant : « Fi à eux après toi, fi à eux après toi ! » en faisant le geste de sa main.
Qays Ibn Abou Hazim rapporte : Zoubeyr (SDP) se rendit chez Omar Ibn Alkhattab (SDP) pour lui demander l'autorisation de partir au combat. Omar lui répondit comme il répondait à tous les émigrants qu'il retenait à Médine pour leur valeur selon Chiibi car il craignait qu'en les séparant, cela aboutirait à la fin de la communauté : « Reste dans ta maison car tu as combattu avec Ie Messager d'Allah, (SBDSL). » Zoubeyr répéta sa demande, et Omar lui dit à la troisième ou quatrième fois : « Reste dans ta maison ! Par Allah ! J'ai besoin de toi et de tes amis (les plus grands compagnons) à Médine, et je crains que les autres compagnons (les moins anciens) de Mouhamed (SBDSL) ne faiblissent si vous partez. (En effet ce fut la première faiblesse de l'islam et la cause de la première tentation qui frappa les masses et aboutit à l'assassinat de Othmane le troisième calife.) »

Sofiene Ibn Aboul Aawja rapporte : Omar Ibn Alkhattab (SDP) a dit : « Par Allah Je ne sais pas si je suis un roi ou un calife. Si je suis un roi, c'est vraiment grave. Quelqu'un dit : « Chef des croyants ! Ce sont deux choses différentes. Le calife ne prend que par la vérité et ne dépense que dans la vérité. Allah soit loué, tu es ainsi. Par contre, le roi (tyran) opprime le peuple, prend les biens de certains et les donne à d'autres. » Omar se tut alors.

Salmane (SDP) rapporte : Omar (SDP) me demanda : « Suis-je un roi ou un calife ? » Je répondis : « Si tu prends un dirham de la terre des musulmans, ou moins ou plus, puis que tu le dépenses injustement, tu es alors un roi (tyran) et non un calife. » Omar se mit alors à pleurer (par crainte très possiblement d'avoir été injuste inconsciemment puisque étant imparfait comme tout homme).

Abbès rapporte que le Calife Omar (SDP) a dit propos des qualités que devaient avoir son successeur : «  Il ne convient au califat qu'un homme fort sans être brutal et doux sans être faible, généreux sans gaspillage et économe sans avarice. S'il y en a une qui manque, les trois autres seront perdues. » Omar rajouta encore : « Ne supportera le califat qu'un homme qui ne flagorne pas (flatter faussement et bassement), qui ne cherche pas à plaire aux gens et qui ne se lance pas derrière les convoitises. Ne supporte le pouvoir au nom d'Allah qu'un homme qui ne prononce un mot que s'il y est fermement déterminé, et qui décide selon la vérité même contre les siens. »

Selon Salmène confirmé par Kaab (SDP) : « Par rapport à un roi (tyran), un calife est juste avec son peuple, partage à égalité entre eux, leur voue la tendresse que l'homme voue à sa famille et juges avec le livre d'Allah Elevé. »

Ibn Saad rapporte : Le calife Omar (SDP) a dit : « J'ai considéré l'argent d'Allah (trésor public) comme l'argent de l'orphelin géré par le tuteur. Quand je suis riche, je m'en abstiens ; et si j'ai besoin, j'en prends modérément selon le verset qui dit : (S4v6) « Quiconque est aisé qu'il s'abstienne d'en prendre lui-même (de l'héritage reçu par l'orphelin). S'il est pauvre, alors qu'il en utilise raisonnablement (à titre de rémunération de tuteur). »

Imrane rapporte : Quand le calife Omar Ibn Alkhattab (SDP) avait un besoin urgent (malgré qu'il pratiquait le commerce dans sa position), il allait emprunter chez le trésorier. Puis si le trésorier se retrouvait en difficulté, il venait chez Omar exiger le remboursement. Omar se débrouillait alors pour rembourser, ou bien il attendait de recevoir son allocation pour rembourser.

Ibn Omar (SDP) rapporte : Quand Omar (SDP) fut poignardé en tant qu'imam pendant la prière, il demanda avant de mourir qui l'avait tué. Et quand on lui répondit qu'il s'agissait d'un païen notoire, il dit : « Louange à Allah qui ne m'a pas éprouvé par quelqu'un qui pourra se défendre en disant : il n'y a de divinité à part Allah. Je vous avais interdit de ramener les esclaves mécréants, mais vous m'avez désobéi (par une mauvaise gestion de la communauté). » Puis il réunit six compagnons (dont car il ne savait qui désigner comme successeur par ceux-là) qu'il considérait comme ses frères et dont le Prophète (SBDSL) était satisfait : Othmane, Ali, Talha, Zoubeyr, Abderrahmane Ibn Aawf et Saad Ibn Abi Waqqas (SDP). Il leur dit : « J'ai réfléchi pour les musulmans et je n'ai trouvé que vous six, vous êtes les chefs du peuple et ses leaders. Le califat ne sera que parmi vous. Tant que vous serez droits, les affaires des musulmans seront bien menées, mais si une division a lieu, elle aura lieu parmi vous. » Puis il leur demanda de consulter les émigrants, les ançars et les chefs des armées qui étaient présents à la Mecque pour désigner son successeur, et de tuer quiconque s'oppose à la décision de ces six qui ne devait pas prendre plus de trois jours. Ensuite il dit aux à ces six membres de la consultation : « Concertez-vous. Si vous arrivez à trois groupes de deux, répétez la consultation. S'ils sont un groupe de quatre et un de deux, suivez la majorité. S'ils se retrouvent a trois contre trois, suivez le groupe de Abderrahmane Ibn Aawf puis écoutez et obéissez. » Il désigna Abdallah (son fils) pour consulter avec eux sans qu'il ait droit au pouvoir. Quand ils se réunirent, Abderrahmane Ibn Aawf proposa : « Limitez le (nombre de prétendant au) califat à trois personnes. » Zoubeyr laissa sa place à Ali, Talha à Othmane et Saad à Abderrahmane. Ces trois-là se réunirent entre eux et Abderrahmane demanda : « Lequel parmi vous se désengage (de la décision et me laisse choisir ?  Allah m'est témoin que je m'efforcerai de mon mieux pour désigner le plus vertueux et le meilleur parmi vous à la tête des musulmans. » Tous deux acceptèrent. Abderrahmane parla en tête-à-tête avec Ali et dit : « Tu jouis du lien de parenté (cousin) avec le Messager d'Allah (SBDSL) et d'avoir été des premiers dans l'islam. Promets-moi au nom d'Allah que si tu es désigne calife, tu seras juste, et si je désigne Othmane, tu écouteras et tu obéiras. » Il répondit : « Oui. » Puis il parla à Othmane en tête-à-tête et lui dit la même chose. Othmane répondit : « Oui. » Puis il dit à Othmane : « Tends ta main Othmane ! » Othmane tendit la main, Abderrahmane lui prêta serment, puis Ali, puis les musulmans.

Ali (SDP) a dit en tant que Calife : « Votre droit sur moi est de vous conseiller tant que je suis avec vous, de vous donner votre butin, de vous enseigner afin que vous ne soyez pas ignorants et de vous éduquer afin que vous appreniez. Mon droit sur vous est de tenir votre serment (bayaa), de m'aider en mon absence et ma présence, de répondre à mon appel et d'obéir à mes ordres. Si Allah vous veut le bien, laissez ce que je déteste et accomplissez ce que je veux. Ainsi, vous obtiendrez ce que vous recherchez et vous atteindrez ce que vous désirez. »

Ali (SDP) a dit en tant que Calife concernant des musulmans traîtres s'égarant en divisant la communauté : « Par Allah ! Si je savais que la ruse et la complaisance m'étaient permises dans ma religion, je les aurais utilisées et ma tâche aurait été plus facile. Mais Allah n'a pas accepté que les porteurs du Coran se taisent et feignent l'approbation alors qu'Allah est désobéi et qu'ils ont les moyens de répliquer et de combattre jusqu'à faire triompher l'ordre d'Allah. »^

Ali (SDP) a dit que le jugement d'un calife (comme tout jugement humain) doit être impartial car ce pouvoir est au nom d'Allah. »

Ali (SDP) a dit à un de ses gouverneurs : « Ne prélève pas (au nom de l'impôt) leurs biens, ni un habit d'hiver ou d'été, ni une bête qu'ils utilisent pour travailler. Ne frappe pas ni ne de demande pas à un homme de se lever (au soleil) pour lui réclamer un dirham. Ne leur réclame ni mouton ni vache qui ne font pas parti de leur excédent. Même si tu dois repartir comme tu es parti, nous avons l'ordre de prendre seulement dans ce qui dépasse leur besoin. »

Selon Abou Hourayra (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Attache-toi à l'obéissance et à l'écoute (du gouverneur croyant) dans l'aisance comme dans la difficulté, dans ce qui te plaît comme dans ce qui te déplaît, et même si c'est à ton propre détriment. » (Mouslim)

Ibn Omar (SDP) rapporte : Lorsque nous faisions un pacte d'obéissance et de soumission au Prophète (SBDSL), il ajoutait : « (Obéissez) selon vos possibilités. » (Boukhari et Mouslim)

Wâil Ibn Houjr (SDP) rapporte : Salama ibn Yazid al-Jufi (SDP) demanda au Prophète (SBDSL) : « Ô Prophète de Dieu, que nous ordonnes-tu si des gouvernants nous réclament leurs droits mais nous privent des nôtres ? » Le Prophète (SBDSL) se détourna de lui mais il réitéra sa question. Le Prophète (SBDSL) répondit alors : « Ecoutez et obéissez, car ils auront uniquement à répondre des péchés qu'ils auront commis, et vous des vôtres. » (Mouslim)

Selon Abdullah Ibn Masoud (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Après moi, des privilèges seront accordés et vous réprouverez certaines choses. » Ils demandèrent : « Ô Prophète de Dieu, qu'ordonnes-tu à ceux d'entre nous qui assisteront à de tels événements ? » Le Prophète (SBDSL) répondit : « Remplissez vos propres obligations et demandez à Dieu ce qui vous revient de droit. » (Boukhari et Mouslim)

Selon Abou Hourayra (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Celui qui m'obéit, obéit à Dieu, et celui qui me désobéit, désobéit à Dieu. Celui qui obéit au commandeur (des croyants) m'obéit, et celui qui lui désobéit m'a désobéi. » (Boukhari et Mouslim)

Selon Ibn Abbas (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Que celui qui réprouve certains comportements de son souverain fasse preuve de patience, car celui qui désobéit au gouvernant ne serait-ce que d'un empan, mourra comme on mourait au temps de l'ignorance. » (Boukhari et Mouslim)

Selon Abou Bakr (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Quiconque méprise le gouvernant est méprisé de Dieu. » (Tirmidhi)

Selon Ibn Omar (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Celui qui se révolte contre l'autorité rencontrera Dieu le Jour de la Résurrection sans aucun argument favorable. Celui qui meurt en n'ayant pas fait allégeance (au gouverneur) meurt comme on mourait au temps de l'ignorance. » (Mouslim)
Une autre version de Mouslim rapporte : « Celui qui meurt alors qu'il s'est séparé du groupe meurt comme on mourait au temps de l'ignorance. »

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Celui qui humilie le détenteur du pouvoir sera humilié par Dieu. » (Tirmidhi)

Le Prophète (SBDSL) a dit : « On ne doit pas obéir aux émirs en désobéissant à Allah Béni et Elevé (sauf dans de rares cas pour espionner pendant la guerre). »
Commentaire : En cas de désaccord il faut juger en fonction du Coran et des hadiths comme le prouve le verset suivant :
(ExtS4v59) « Certes, Allah vous commande de rendre les dépôts à leurs ayants droit, et quand vous jugez entre des gens, de juger avec équité. Quelle bonne exhortation qu'Allah vous fait ! Allah est, en vérité, Celui qui entend et voit tout. Ô les croyants ! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager, et à ceux d'entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-là à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleur interprétation (et aboutissement). »

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Celui qui m’aura obéi aura obéi à Dieu et celui qui m’aura désobéi aura désobéi à Dieu. Celui qui aura obéi au prince (croyant) m’aura obéi et celui qui aura désobéi au prince (croyant) m’aura désobéi. » (URA)

(ExtS9v120) « Il n'appartient pas aux habitants de Médine, ni aux Bédouins qui sont autour d'eux, de traîner loin derrière le Messager d'Allah, ni de préférer leur propre vie à la sienne (dont au gouverneur). »

(ExtHadith) Selon Abd ar-Rahman Ibn Samoura (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) lui a dit : « Ô Abd ar-Rahman ibn Samura, ne réclame pas le commandement, car si tu l'obtiens sans l'avoir réclamé, tu seras soutenu. En revanche, si tu l'obtiens après l'avoir réclamé, il t'en incombera la charge sans aucun secours. » (Boukhari et Mouslim)

Abou Mousa Al Ashari (SDP) rapporte : J'entrai chez le Prophète (SBDSL) en compagnie de deux de mes cousins lorsque l'un d'eux demanda : « Ô Prophète de Dieu, accorde-moi la direction d'une province que Dieu a mis sous ton commandement. » L'autre fit la même requête. Le Prophète (SBDSL) répondit : « Par Dieu, nous ne confions pas ces postes à quiconque les réclame ni à celui qui les convoite. » (Boukhari et Mouslim)

Abou Dharr rapporte (SDP) : Je demandai au Prophète (SBDSL) : « Ô Prophète de Dieu, emploie-moi (pour la direction d'une province). » Le Prophète (SBDSL) me tapota l'épaule de sa main et me répondit : « Abou Dharr, tu es faible et cette fonction est un dépôt qui, le jour de la Résurrection, suscitera humiliations et regrets, sauf pour celui qui en sera digne et qui assumera pleinement sa tâche. » (Mouslim)

Selon Abou Dharr (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) lui a dit : « Ô Abou Dharr, je constate en toi une certaine faiblesse et j'aime pour toi ce que j'aime pour moi-même. Ne dirige jamais, ne serait-ce que deux personnes, et ne gère point les biens d'un orphelin. » (Mouslim)

Selon Abou Hourayra (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Vous aspirerez au commandement alors qu'il sera une source de regrets le jour de la Résurrection. » (Boukhari)


Chiibi rapporte : Omar Ibn Alkhattab (SDP) a désigné comme émir un homme qui est comme l'un d'entre eux quand il est leur émir et qui est comme leur émir quand il est l'un d'entre eux.

Abdallah Ibn Ooukaym rapporte : Omar Ibn Alkhattab (SDP) a dit quand il était calife : « Il n'y a pas de sage caractère qu'Allah aime mieux que la douceur et la bonté du gouverneur. II n'y a pas un mauvais caractère qu'Allah déteste autant que la brutalité d'un gouverneur. Quiconque pardonne dans les affaires qu'il constate sera sain. Quiconque est juste envers les gens même à son propre détriment, recevra la victoire dans ses entreprises. L'humiliation pour l'obéissance d'Allah est plus proche du bien que la gloire par les péchés. (Selon Selema Ibn Chiheb Alaabdi Omar ajouta :) Mon peuple! Vous nous devez (aux dirigeants) un droit : nous aider en notre absence et nous aider pour le bien. »

Alaswed Ibn Yezid et Ibrahim rapporte : Quand une délégation venait chez le calife Omar (SDP), il les questionnait sur leur émir (le gouverneur musulman de leur province) : « Comment est votre émir ? Visite-t-il les malades ? Visite-t-il les esclaves et leurs répond-ils ? Marche-t-il avec les cortèges funèbres ? Comment sont ses manières ? Entretien-il les villes dont par la zakat distribuée aux pauvres, la veuve et l'orphelin ? Qui vient à sa porte (fréquentation et accueil des gens pour leur demande ? » S'ils répondaient défavorablement à une des questions, il le démettait de ses fonctions, généralement après l'avoir confronté aux mécontents.

Abou Othmane Annehdi rapporte : Omar Ibn Alkhattab (SDP) confia une responsabilité à un homme des Benou Asad. Il vint pour se faire confier la tâche et se présenta à Omar un de ses fils. Omar l'embrassa et l'homme s'étonna : « Embrasses-tu cet enfant, chef des croyants ? Par Allah ! Je n'ai jamais embrassé un enfant ! » Omar répliqua : « Par Allah ! Tu as donc encore moins de miséricorde pour les gens. Rends-moi la fonction ! Tu ne prendras jamais de responsabilité pour moi », et il fut démis de ses fonctions.

Le calife Omar Ibn Al Khattab (SDP) disait à ses gouverneurs de ne avoir plus d'une demeure, de ne pas manger de pain blanc, de ne pas avoir des chaires trop élevées, de se nourrir comme les musulmans, de ne pas trop montrer leur jouissance, de ne pas porter des vêtements de soie ni trop fins.

Abou Weil, le frère d'Ibn Sèlèma rapporte : Omar (SDP) après avoir entendu un hadith disant que celui qui trompe ses administrés va en Enfer demanda à Abou Dhar (SDP) : « Qui donc peut prendre le califat et s'en acquitter convenablement ? » Celui dont Allah a coupé le nez (l'orgueil) et qui colle sa joue par terre (se fait humble). Sur toi, nous ne connaissons que du bien, mais il se peut que si tu confies une responsabilité à quelqu'un qui ne sera pas juste, tu n'échapperas pas au péché du califat. »

Makhoul rapporte que Seiid Ibn Aamir Ibn Hidhyem Aljamhi (SDP) conseilla le calife Omar : « Je te conseille de craindre Allah dans tes relations avec les hommes et de ne pas craindre les gens dans tes relations avec Allah. Que tes paroles et tes œuvres ne soient pas différentes, car les meilleures paroles sont celles qui sont confirmées par les actes. Ne tranche pas une même affaire de deux manières différentes, car tes affaires seront perturbées et tu t'écarteras de la vérité. Prends la décision basée sur les preuves et tu triompheras, car Allah t'aidera et Il mènera tes sujets au bien par ton biais. Tourne ton visage et tes décisions vers les musulmans dont Allah t'a donné la responsabilité, qu'ils soient proches ou lointains. Désire pour eux ce que tu désires pour toi-même et pour ta famille, et ne leur veux pas ce que tu détestes pour toi-même et pour ta famille. Affronte les batailles dangereuses pour arriver à la vérité et ne crains le reproche de personne dans la cause d'Allah. »

Un homme conseilla le calife Omar : « Tu as reçu la responsabilité de diriger cette communauté, sois donc pieux envers Allah pour la responsabilité de cette communauté que tu portes. Sois pieux avec tes sujets et avec ta personne car tu rendras des comptes et tu seras responsable. Tu portes un fardeau qui t'a été confié et que tu dois mener où on t'a ordonné, et tu recevras ta récompense selon ton effort. »

Abdallah Ibn Ootba Ibn Masooud (SDP) rapporte : J'ai entendu Omar Ibh Alkhattab (SDP) dire : « Certaines personnes étaient jugées par la révélation au temps du Messager d'Allah (SBDSL) mais la révélation est maintenant terminée ! Nous vous jugeons selon les actions que nous vous constatons faire. Quiconque montre du bien, nous lui faisons confiance et nous le rapprochons. Son for intérieur n'est pas notre affaire, c'est Allah qui le jugera sur cela. Et quiconque se manifeste par de mauvaises œuvres, nous ne lui ferons pas confiance et nous ne le croirons pas s'il affirme que son for intérieur est bon. »

Alhasan rapporte : Dans le premier discours qu'il prononça (quand il devint calife) Omar (SDP) loua Allah et le félicita puis dit : « Je suis éprouvé par vous et vous êtes éprouvés par moi. Je suis devenu votre calife après mes deux compagnons (le Prophète Mouhamed et Abou Bakr). Ceux qui sont en notre présence, nous nous en occupons personnellement, et quant aux absents, nous chargerons de leurs affaires des hommes capables et sûrs. Celui qui agit bien, nous le comblerons de biens, et celui qui agit mal, nous le punirons. Qu'Allah nous pardonne ainsi qu'a vous. »

Anas (SDP) raconte : Le Messager d'Allah (SBDSL) désigna Nmiqded Ibn Alaswed (SDP) émir d'un groupe de cavaliers. Quand il retourna, le Prophète le questionna : « Comment cela s'est-il passé ? Almiqded raconta : « On me respectait et on me servait à tel point que je me suis cru possédé un avantage sur les autres (ou être un seigneur). - C'est ainsi, expliqua le Messager d'Allah (SBDSL), alors prends-le ou laisse-le. - Par celui qui t'a envoyé avec la vérité, je ne serai plus jamais émir même de deux personnes même pour toi (et ensuite il refusait même de diriger toute prière en groupe). » Le Prophète (SBDSL) sourit alors jusqu'à découvrir ses gencives.

Ram Ibn Aamr Attaiy raconte : Abou Bakr (SDP) a dit : « Celui qui n'établit pas les enseignements du livre d'Allah parmi ses administrés récoltera la malédiction d'Allah. »

Abou Houreyra (SDP) expliqua à Omar (SDP) pourquoi il a avait refusé sa proposition de devenir émir : « Je crains de dire sans science et de juger sans jugement d'Allah. Puis je crains que mon dos soit frappé, que mes biens soient confisqués et que mon honneur soit sali. »

Abou Houçayn rapporte : Mouaawiya dit le jour d'un pacte : « Qui est plus digne du califat que nous lui et sa tribu) ? » Abdallah Ibn Omar (SBDSL) dit plus tard : « Je voulus répliquer:  il en est (légitimement) plus digne que toi celui qui t'a combattu toi et ton père pour l'islam (car étant donc plus ancien dans l'islam), puis je me suis souvenu de ce qu'il y avait au Paradis et j'ai craint de le perdre (car il s'agit d'une des fois où il est sage et important de sa taire pour Allah afin d'éviter la division). »

Le Prophète (SBDSL) a dit : « A vous le bien qu'un émir vous ordonne et à lui le mal (quand il se trompe sans mauvaise intention). »

Le Prophète (SBDSL) a dit : « N'insultez pas vos émirs, ne les trompez pas, ne leur désobéissez pas, soyez pieux envers Allah et patientez car l'affaire (Jugement Dernier) est proche. »


Le Prophète (SBDSL) a dit : « M'obéir fait partie de l'obéissance à Allah et obéir à vos émirs fait partie de mon obéissance. Même s'ils prient assis, priez assis. »

Rachid Ibn Sad rapporte : On amena de l'argent à Omar Ibn Alkhattab (SDP). Il se mit à le partager entre les musulmans. Les gens se bousculèrent devant lui et Saad Ibn Waqqas (SDP) arriva, les bouscula et se retrouva devant Omar. Omar le frappa de son fouet et dit : « (A travers ton empressement, ta bousculade et donc ton impolitesse) Tu es venu sans craindre et sans respecter le souverain d'Allah sur terre et j'ai voulu t'enseigner que le souverain d'Allah ne te craindra pas ! »

Ibn Abou Cheyba rapporte : Omar (SDP) a dit : « Ecoute et obéis même si on te désigne pour émir un esclave noir aux membres coupés. S'il te fait un mal patiente, s'il te donne un ordre exécute-toi, s'il te prive patiente et s'il commet une injustice envers toi patiente. Mais s'il veut diminuer de ta religion dit : je cède ma vie mais pas ma religion, et ne quitte pas le groupe. »

Joubeyr Ibn Noufeyr rapporte que Hichem (SDP) a dit que le Messager d'Allah a dit : «Quiconque veut conseille une personne qui détient l'autorité, qu'il ne le lui dise pas publiquement, mais qu'il le prenne par sa main et qu'il se retrouve seul avec lui. S'il l'accepte, tant mieux, et sinon, il aura accompli son devoir et dégagé sa responsabilité. »

Moussa Ibn Abou Tissa rapporte : Le calife Omar (SDP) demanda à Mouhammed Ibn Maslema : « Que penses-tu de moi ? ». Il lui répondit : « Je te vois comme je le désire et comme le désire toute personne qui te veut le bien. Je vois que tu es fort pour rassembler l'argent, tu es honnête envers cet argent et tu le distribues justement. Et si tu dévies, nous te redresserons comme les tiges de fer sont redressées dans le feu. » Omar (SDP) dit alors : « Louange à Allah qui m'a placé parmi des hommes qui me redressent quand je dévie ! »

Le Messager d'Allah (SBDSL) a dit : « Il y aura après moi des émirs qui parleront (faussement) et personne ne leur répliquera. Ils seront lancés dans le Feu comme des singes (stupides et serviles). »

Chiibi rapporte : Alaabbes conseilla à son fils Abdallah (SDP) : « Je constate que cet homme (Omar Ibn Alkhattab) t'honore, qu'il te rapproche de lui et qu'il te place avec des hommes dont tu ne fais pas partie (les anciens émigrants et ançars). Retiens trois conseils de ma part : ne lui mens jamais, ne dévoile jamais ses secrets, et n'évoque jamais quelqu'un en mal en sa présence. »

Zeyd Ibn Wahb rapporte : Un homme qui avait désapprouvés avec d'autres musulmans le comportement d'un émir alla vers Houdeyfa qui comprit son intention et lui dit avant qu'il parle : « Ordonner le bien et interdire le mal est une bonne chose, mais lever les armes face à ton émir n'est pas conforme à la tradition prophétique. »

Ce qu'il faut retenir : Il faut être patient face aux erreurs commises par le gouvernant tout en persistant à prodiguer de bons conseils, car il convient de se montrer respectueux à l'égard des savants pieux et de ceux détenant l'autorité afin que la sédition ne s'empare pas de la communauté musulmane. De plus il ne faut pas rechercher le pouvoir mais ne pas le refuser quand il y a consensus à ce sujet. En effet il ne convient pas de nommer à un poste de direction quiconque le réclame ou le convoite, car généralement c'est un signe d'ambition personnelle et non pas de dévouement à l'intérêt général. La compétence et l'intégrité priment sur toute autre considération quand il s'agit de désigner un responsable. Quant au gouverneur pour qu'il soit considéré comme juste, il doit évidemment s'occuper sagement de son peuple.

Relation avec le Prophète (SBDSL)

Il faut aimer et aussi suivre le Prophète (SBDSL) pour éviter l'Enfer, car son oncle qui ne l'a qu'aimé et les hypocrites qui ne l'ont que suivi sont en Enfer. Ainsi il est demandé d'avoir le cœur pur et soumis.
Il est rapporté une histoire concernant le Prophète (SBDSL) accompagné de certains compagnons qui reçut un homme voulant lui offrir du raisin. Après lui avoir passé le salam il l'autorisa à entrer en le remerciant. Pendant que le Prophète (SBDSL) goûtait au raisin, l'homme attendait en espérant sa satisfaction. Le Prophète (SBDSL) lui sourit et l'homme partit le cœur joyeux. Or dans ses habitudes le Prophète (SBDSL) partageait toujours ce qu'il avait comme nourriture et les compagnons présents s'en étonnèrent en lui demandant pourquoi ce n'était pas le cas cette fois. Il répondit que le raisin avait mauvais goût, alors il eut peur que leur réactions offensent l'homme. Il faut donc s'inspirer de la vie du Prophète (SBDSL) dont cette histoire. Ainsi il faut s'inspirer de la vie du Prophète (SBDSL) dont cette histoire pour rechercher le plus de noblesse morale.
De plus dont parfois par un sourire amical et bienveillant, le Prophète (SBDSL) préférait clairement un musulman (ou une musulmane) même impulsif (surtout si lié à de la piété) à des mécréants éloquents, pondérés et élégants.
Comme lors des peuples précédents avec leurs Prophètes, les notables de La Mecque demandèrent irrespectueusement des choses particulières au Prophète (SBDSL) pour accepter son rang :
-Demande d'écarter des montagnes qui les tiennent à l'étroit, d'étendre leur pays, et d'y faire jaillira des fleuves comme les fleuves de Chem et d'Irak.
-Demande de ressusciter les ancêtres pour qu'ils témoignent de sa mission.
-Demande d'envoi d'un ange par Dieu qui confirme ce que tu dis et qui nous réponde à ton sujet.
-Demande que Dieu donne au Prophète (SBDSL) des jardins, des trésors et des palais d'or et d'argent (alors que ces palais sont logiquement réservés pour le Paradis) et qu'il l'enrichisse, car il allait dans les marchés pour chercher sa subsistance comme ils la cherchaient
-Demande de précipiter sur eux le châtiment divin si il dit vrai.
-Demande que le Prophète (SBDSL) possède une échelle montant jusqu'au ciel, pour qu'ensuite il y monte devant leurs yeux, qu'il ramène avec lui quatre anges et un livre ouvert qui témoignent que il est celui qu'il prétend être.
          Tout ce type de demandes orgueilleuses rappelées dans le Coran que demandaient souvent les notables pour croire aux Prophètes qui les prêchaient, étaient une irrespectueuse demande impie de miracles qui en réalité avaient moins de sens que leur propre naissance et existence et la valeur morale des paroles prophétiques, surtout que choisir la piété par le libre arbitre sans miracle a énormément de valeur et que de nombreux miracles ont finalement terminé de fermer le cœurs de beaucoup d'hommes après les avoir rejetés.
Alors que pour la causse d'Allah et sans avoir vu de miracles, certains sacrifièrent famille, tribu, argent, biens, protection régionale ou géopolitique : lire à ce sujet l'excellent passage 3.11 « Le Prophète prêche les Aws et les Khazraj » page 53 du livre « La vie des compagnons ».

Le Prophète (SBDSL) a dit : Allah a dit : « Je révélerai au Prophète Mouhamed, lui enseignerai Mes attributs, le parerai de foi, la bonté sera son slogan, la piété sa conscience, la vérité sa parole, la fidélité sa nature, le chemin droit sa conduite, la bonne direction sa tradition. Je lui accorderai exclusivement un Livre pour confirmer les autres Livres en abrogeant quelques textes de leur contenu. Il voyagera de nuit vers moi, ira de ciel en ciel jusqu’à ce qu'il soit épris, alors je l'approcherai de Moi, le saluerai, lui ferai des révélations, puis l'enverrai de nouveau à mes serviteurs, heureux, retenant ce que Je lui confierai, obéissant à Mes ordres, exhortant les gens à croire en Mon unicité avec des paroles gentilles et de bons sermons. Il n'est point rude, ne vocifère pas dans les marchés, a pitié de ceux qui le suivent, ressent de la miséricorde envers ceux qui croient en lui, et agit avec rudesse à l'égard de ceux qui se font ses adversaires. Il exhortera son peuple à croire en Mon unicité, M'adorera et leur parlera des signes qu'il a vus. »

Noomene Ibn Mouqarran (SDP) dit au roi Yezdejrid : « Après avoir rejeté le Prophète (SBDSL) Allah lança quand même dans nos cœurs la croyance en lui et le désir de le suivre, et il nous mena au Seigneur de l'univers. Ce qu'il nous dit est la parole d'Allah. Ce qu'il nous ordonne est l'ordre d'Allah. II nous dit : votre Seigneur dit : « Je suis Allah seul sans associé. J'étais quand rien n'était. Tout périra sauf ma face. Moi, j'ai tout créé. A Moi, tout retournera. Et Ma miséricorde vous a prise. Je vous ai envoyé cet homme (Mouhamed) pour vous indiquer la voie par laquelle je vous sauverai de mon châtiment après la mort et Je vous admettrai dans ma maison, la maison du salut. »

Abou Sofiane rapporte que l'Empereur de Byzance Héraclius le fit demander alors qu'il était dans son pays, puis qu'il lui dit : « Décris-moi cet homme qui s'est déclaré dans votre terre. - C'est un jeune (il avait alors 59 ans !) - Comment est sa famille parmi vous ? - II est d'une noblesse que personne n'égale. - C'est le signe de la prophétie. Dit-il la vérité ? - II n'a jamais menti. - C'est le signe de la prophétie. Ceux qui le suivent reviennent-ils parmi vous ? - Non. - C'est aussi le signe de la prophétie. Perd-il parfois quand il combat avec sas compagnons ? - Des gens l'ont combattu, il les a vaincus et ils l'ont vaincu. - C'est encore le signe de la prophétie. » Alors il m'appela et me confia : «Informe ton maître que je sais qu'il est Prophète mais que je ne laisse pas mon royaume. (Mais suite à cette conversion cachée, une version précise qu'il essaya de convaincre sa cour, mais qu'ils refusèrent). » (Lire aussi l'excellent passage « 7.5 Histoire d'Abou Sofiene avec Héraclius l'empereur des Byzantins » page 84 du livre : « La vie des compagnons »)

Le Messager d’Allah (SBDSL) a dit : « Allah ne m’a point envoyé (et donc aussi les musulmans) aux gens pour leur rendre la vie difficile ou pour souhaiter leur perte. Allah m’a plutôt envoyé en tant qu’enseignant et pour rendre la vie facile aux gens. » (Mouslim)

Le Prophète (SBDSL) disait à ses proches (et aux gens) : « D'Allah je n'ai pour vous ni faveur ni part dans l'au-delà sauf si vous attestez : il n'y a pas de divinité à par Allah (et pour sa fille et ses tantes il y rajouta que de sa fortune elles pouvaient lui demander ce qu'elle voulaient). »

Abdallah Ibn Masooud (SDP) raconte : Le jour de la bataille de Badr, nous étions trois par chameau pendant le voyage jusqu'à Badr. Abou Loubeba et Ali étaient les deux camarades du Messager d'Allah (SBDSL). Quand ce fut au tour du Messager d'Allah de marcher, ils dirent : « Nous marcherons à ta place. » Il dit : « Vous n'êtes pas plus forts que moi et je n'ai pas moins besoin que vous de la récompense. »

Lors du pacte de la Aqaba entre les habitants de Médine (ançars) et le Prophète (SBDSL) pour accueillir ce dernier, il fut demandé : « Ô Messager d'Allah ! Pour quelles choses devons-nous te prêter serment ? » Il répondit : « Prêtez serment pour écouter et obéir au moment de l'ardeur et de la paresse, dépenser dans la gêne et l'aisance, ordonner le bien et interdire le mal, parler pour la cause d'Allah sans craindre le reproche de quiconque, m'aider et me défendre quand je viendrai chez vous comme vous défendez vos personnes, vos femmes et vos enfants. En échange, vous aurez le Paradis. »
Puis il fut demandé au Prophète (SBDSL) : « Si ensuite Allah te fait triompher, retourneras-tu a ta tribu et nous laisseras-tu ? » Le Messager d'Allah (SBDSL) sourit et répondit : « Non, mon sang est votre sang, ma tombe est vos tombes. Je fais partie de vous et vous faites partie de moi. Je combats qui vous combattez et je déclare la paix quand vous la déclarez. »
(Commentaire : Cette déclaration du Prophète lors de ce pacte montre bien qu'en défendant l'islam, les hommes peuvent participer et appartenir à la mission prophétique.)
Aboul Haythem fut satisfait de la réponse du Messager d'Allah (SDP), il se tourna vers les siens et déclara : « Mon peuple ! Voici le Messager d'Allah (SBDSL). Je témoigne qu'il est véridique. II est aujourd'hui dans la terre sacrée d'Allah et sous la protection d'Allah, au sein de sa tribu et de sa famille. Sachez bien que si vous l'emmenez, les arabes vous tireront dessus d'un même arc (ils seront tous unis pour vous combattre). Si vous acceptez de bon cœur le combat pour la cause d'Allah et la perte des biens et des enfants (et des nobles de la tribu selon Aabbes Ibn Qoubeda dans une autre intervention), alors appelez-le à votre terre car il est vraiment l'envoyé d'Allah (SBDSL). Si, par contre, vous craignez de l'abandonner, alors dès maintenant ne vous engagez pas. » Ils répondirent : « Qu'avons-nous en échange si nous tenons notre engagement, ô Messager d'Allah ? » « Le Paradis », répondit-il. Alors ils dirent « Nous acceptons ce qu'Allah et son Messager nous ont donné, et nous te donnons ce que tu nous as demandé, ô Messager d'Allah ! Laisse nous donc prêter serment au Messager d'Allah (SBDSL) Aboul Haythem ! » Aboul Haythem dit : « Je suis le premier à prêter serment. » Puis ils prêtèrent tous serment et le pacte fut donc conclu.

Avant de mourir, le Prophète (SBDSL) a dit: « Qu'Allah sois l'ennemi de ceux qui prennent ma famille pour ennemis et sois l'allié de ceux qui la prennent pour alliés. »

Ibn Aabbes (SDP) rapporte : Le Messager d'Allah (SBDSL) a dit : « Ô fils de Abdelmottalib le grand-père du Prophète. J'ai demandé à Allah trois choses pour vous : d'affermir celui parmi vous qui est dans la bonne route, d'instruire l'ignorant parmi vous et de guider celui d'entre vous qui est égaré. Je lui ai aussi demandé de vous faire généreux et miséricordieux. Si quelqu'un se lève entre l'emplacement d'Ibrahim et la pierre noire et prie et jeûne ainsi toute sa vie, puis meurt en détestant la famille de Mouhamed, il entrera au Feu. »

(ExtHadith) Le Prophète (SBDSL) a dit : « Il y aura dans ma communauté trente imposteurs. Chacun prétendra être Prophète. Or c'est moi qui suis le sceau de la prophétie et il n'y aura pas de Prophètes après moi. »

Des envoyés de l'empire Perse précisèrent lors d'un rapport à leur retour de chez le Prophète (SBDSL) : « Nous n'avons jamais vu un roi aussi doux. Il marche parmi eux, ne craint rien, porte de vieux habits, n'a pas de gardes et les gens n'élèvent pas leurs voix auprès de lui. » Puis plus tard un émissaire de Qoraych témoigna à son retour : « Mon peuple ! Par Allah ! J'ai été reçu par les rois, j'ai été ambassadeur chez César, Kisra et Négus. Par Allah ! Je n'ai jamais vu un roi glorifié par ses compagnons comme Mouhamed est glorifié par les siens. Par Allah ! Chaque fois qu'il crache, un de ses compagnons attrape son crachat au vol puis s'en frotte le visage et la peau (car le Prophète Mouhamed est ce qu'il ya de plus béni après Dieu). Dès qu'il leur donne un ordre, ils se précipitent pour l'exécuter. Chaque fois qu'il fait ses ablutions, ils s'entretuent presque pour son eau. Quand il parle, ils baissent leurs voix auprès de lui et ils ne le regardent pas de face par respect et glorification. II vous a propose un plan sage (pacte pacifique d'Houdéybia), alors acceptez-le. » De plus le compagnon Alabes (SDP) a dit Abou Sofiène : « Même s'il leur ordonnait de ne plus manger ni boire ses compagnons lui obéiraient. »
Commentaire : Il y eut d'autres signes montrant la bénédiction du Prophète (SBDSL) en tant que meilleure créature (étant donc ce qu'il y a de plus béni après Dieu surtout qu'll lui avait donné des miracles) comme quand un compagnon suça une de ses blessures et avala son sang et que le Prophète (SBDSL) déclara que son sang était mélangé au sien, comme Ibn Zoubeyr qui but une de ses saignées et en devint plus fort physiquement. Pendant qu'ils priaient sur lui, les personnes présentes le jour de la mort du Prophète (SBDSL) témoignèrent que son cadavre dégageait encore de l'immense bénédiction divine à travers un parfum très agréable.

Abdallah Ibn Salem (SDP) a rapporté que le savant juif Zeyd Ibn Coôna s'est converti à l'islam après avoir vu tous les signes de la prophétie chez Mouhamed (SBDSL) dont en dernier sa douceur qui l'emporte sur sa brutalité et la brutalité des gens ne fait qu'augmenter sa douceur.

Lors de sa conversion tardive, Ikrima (SDP) dit au Prophète (SBDSL) en baissant la tête de honte : « J'atteste qu'iI n'y a pas de divinité à part Allah seul sans associé et que tu es le serviteur d'Allah et Son Messager, et que tu es l'homme le plus bienfaisant, le plus véridique et le plus fidèle. »

Quand Ooumayr (SDP) retourna la deuxième fois avec le manteau du Prophète (SBDSL) pour lui prouver sa protection sur Cafwane, il insista : « Abou Wahb (Cafwane) ! Je viens de chez le meilleur des hommes, le plus honnêtes, le plus généreux, le plus compatissant et le plus doux. Son prestige est ton prestige, son royaume est ton royaume (des musulmans). » Certains compagnons disaient aussi ces paroles de motivation : « Le Prophète (SBDSL) Mouhamed est bon, a pitié (pas vengeur contre ceux qui l'ont combattu ou humilié), est joyeux et enthousiaste quand le bien et donc les conversions triomphent. Son honneur est ton honneur et sa puissance est ta puissance. »

Abou Sofiene (avant qu'il devienne musulman) rapporte que quand il questionna Zeyd (SDP) avant son exécution : « Zeyd ! Je te supplie par Allah ! Désires-tu que Mouhamed soit maintenant à ta place pour qu'on le tue, et que tu sois dans ta famille ? » II répliqua : « Par Allah ! Je ne voudrais même pas que Mouhamed, à l'endroit où il est, soit atteint d'une épine qui le dérange et qu'en échange je sois assis avec ma famille ! » Abou Sofiene s'exclama: « Je n'ai jamais vu quelqu'un aimer une personne autant que les compagnons de Mouhamed l'aiment. » Puis Nistas Ie tua.
Commentaire : Cette histoire montre bien que quelles que soient les situations et tel un jeu ayant pour récompense le Paradis éternel, le but de la vie est de chercher à honorer au mieux  Dieu ou Son Messager, puisque un ennemi peut ensuite devenir musulman. D'ailleurs le hadith suivant l'explique clairement : Le Prophète (SBDSL) a dit : « Dieu (Glorifié soit-Il) rit à la vue de deux hommes dont l’un tue l’autre et qui entrent pourtant tous deux au Paradis : l’un d’eux combat sur le chemin de Dieu et y est tué, puis Dieu agrée le repentir du meurtrier qui embrasse alors l’islam et connaît à son tour le martyr pour la cause de Dieu. » (URA)

Abdallah Ibn Abou Hadrad (SDP) rapporte : Quand le Messager d'Allah (SDP) répétait trois fois la même question, on ne répondait plus (et on s'exécutait ou on partait cherchait le moyen de s'exécuter, et le destin d'Allah donnait souvent la réponse).

(S62v2-4) « C'est Lui (Dieu) qui a envoyé à des gens sans Livre (les arabes) un Messager des leurs qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, bien qu'ils étaient auparavant dans un égarement évident, ainsi qu'à d'autres parmi ceux qui ne les ont pas encore rejoints (croyants suivants et actuels). C'est Lui le Puissant, le Sage. Telle est la grâce d'Allah qu'Il donne à qui Il veut. Et Allah est le Détenteur de l'énorme grâce. »

(S2v285) « Le Messager a cru en ce qu'on a fait descendre vers lui venant de son Seigneur, et aussi les croyants. Tous ont cru en Allah, en Ses anges, en Ses livres et en Ses Messagers (en disant) : “Nous ne faisons aucune distinction entre Ses Messagers.” Et ils ont dit : “Nous avons entendu et obéi. Seigneur, nous implorons Ton pardon. C'est à Toi que sera le retour.” »

(S4v170) « Ô gens ! Le Messager vous a apporté la vérité de la part de votre Seigneur. Ayez la foi donc, cela vous sera meilleur. Et si vous ne croyez pas (qu'importe à Allah), c'est à Allah qu'appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Et Allah est Omniscient et Sage. »

(S4v80) « Quiconque obéit au Messager obéit certainement à Allah. Et quiconque tourne le dos... Nous ne t'avons pas envoyé à eux comme gardien. »

(S39v11-14) « Dis : “Il m'a été ordonné d'adorer Allah en Lui vouant exclusivement le culte, et il m'a été ordonné d'être le premier des musulmans.” Dis : “Je crains, si je désobéis à mon Seigneur, le châtiment d'un jour terrible.” Dis : “C'est Allah que j'adore, et Lui voue exclusivement mon culte.” »

(S9v128/129) « Certes un Messager pris parmi vous, est venu à vous, auquel pèsent lourd les difficultés que vous subissez, qui est plein de sollicitude pour vous, qui est compatissant et miséricordieux envers les croyants. Alors s'ils se détournent, dis : “Allah me suffit. Il n'y a de divinité que Lui. En Lui je place ma confiance, et Il est Seigneur du Trône immense.” »

(S2v143) « Et aussi Nous avons fait de vous une communauté de justes pour que vous soyez témoins aux gens, comme le Messager sera témoin à vous (le Jour du Jugement Dernier). Et Nous n'avions établi la direction (qibla) vers laquelle tu te tournais (afin de prier) que pour savoir qui suit le Messager (Mouhamed) et qui s'en retourne sur ses talons. C'était un changement difficile, mais pas pour ceux qu'Allah guide. Et ce n'est pas Allah qui vous fera perdre (la récompense de) votre foi, car Allah, certes est Compatissant et Miséricordieux pour les hommes. »

(S24v62) « Les vrais croyants sont ceux qui croient en Allah et en Son Messager, et qui, lorsqu'ils sont en sa compagnie pour une affaire d'intérêt général, ne s'en vont pas avant de lui avoir demandé la permission. Ceux qui te demandent cette permission (effectuent cette politesse) sont ceux qui croient en Allah et en Son Messager. »

Anas (SDP) rapporte : « Le Prophète (SBDSL) était la personne qui possédait le meilleur caractère. » (Boukhari et Mouslim)

Le Prophète (SBDSL) disait souvent aux tribus qu'il prêchait : « Je vous appelle à attester qu'il n'y a pas de divinité à part Allah seul et que je suis le Messager d'Allah, à m'accueillir, à me défendre et à m'aider jusqu'à ce que je transmette d'Allah ce qu'Il m'a ordonné, car Qoraych (la tribu d'où vient le Prophète) s'est coalisée pour combattre la volonté d'Allah. » Et aux tribus en dehors de La Mecque il rajoutait : « Elle a démenti Son Messager et s'est dispensée de la vérité en se contentant du faux, mais Allah n'a besoin de rien et est digne de louange … Ne peut se charger de (défendre ou prêcher aussi individuellement) la religion d'Allah que celui qui l'accepte dans tous ses aspects (en étant prêt aux difficultés, aux reproches, aux pressions, à l'humiliation, au pardon, par reconnaissance honnête de la valeur supérieure de la religion). »

Abou Said Al Khoudri (SDP) rapporte : Le Prophète (SBDSL) s'assit sur le minbar et nous nous assîmes autour de lui. Puis il dit : « Parmi ce que je crains pour vous après ma mort, il y a le fait qu'on vous présente les biens de ce monde et ses apparats. » (Boukhari et Mouslim)

Selon Abdullah Ibn Amr Ibn Al As (SDP), le Prophète (SBDSL) récita ces paroles que Dieu a placées dans la bouche d'Abraham
(S14v36) : « ô mon Seigneur, elles (les idoles) ont égaré beaucoup de gens. Quiconque me suit est des miens. Quand a celui qui me désobéit... c'est Toi, le Pardonneur, le Très Miséricordieux ! », puis celles dites par Jésus (S5v118) : « Si Tu les châties, Tu en as le droit, car ce sont Tes créatures. Et si Tu leur pardonnes, Tu es, en vérité, le Puissant, le Sage ! » Le Prophète (SBDSL) leva alors ses mains et dit : « Seigneur Dieu ! Ma communauté ! Ma communauté ! », puis il pleura. Dieu (Glorifié-soit-Il) dit à l'Archange Gabriel : « Ô Gabriel ! Va voir Mouhamed (et Dieu est bien Informé) et demande-lui ce qui le fait pleurer. » Gabriel se rendit chez le Prophète (SBDSL) qui l'informa de ce qu'il avait dit (et Dieu en est bien Informé). Dieu dit alors à Gabriel après son retour : « Ô Gabriel ! Rends-toi auprès de Mouhamed et dis-lui que Nous allons lui donner satisfaction à propos de sa communauté et qu'il ne sera pas lésé. » (Mouslim)

(S48v10) « Ceux qui te prêtent serment d'allégeance ne font que prêter serment à Allah (et donc ceux qui suivent ta tradition suivent Allah) : la main d'Allah est au-dessus de leurs mains. Quiconque viole le serment, ne le viole qu'à son propre détriment, et quiconque remplit son engagement envers Allah, Il lui apportera bientôt une énorme récompense. »

(S2v119) « Certes, Nous t'avons envoyé avec la vérité, en annonciateur et avertisseur, et on ne te demande pas compte des gens de l'Enfer. »

(S3v164) « Allah a très certainement fait une faveur aux croyants lorsqu'Il a envoyé chez eux un Messager de parmi eux-mêmes, qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, bien qu'ils fussent auparavant dans un égarement évident.

(S26v2) « Voici les versets du Livre explicite. (Dieu s'adressant au prophète Mouhamed :) Il se peut que tu te consumes de chagrin parce qu'ils (certains) ne sont pas croyants (ce qui a été souvent le cas jusqu'aux larmes) ! »

(S42v6) « Et quant à ceux qui prennent des protecteurs en dehors de Lui, Allah veille à ce qu'ils font. Et tu n'es pas pour eux un garant. »

(S68v5-7) « Tu verras et ils verront, qui d'entre vous a perdu la raison. C'est ton Seigneur qui connaît mieux ceux qui s'égarent de Son chemin, et Il connaît mieux ceux qui suivent la bonne voie. »

(S3v128/129) « Tu n'as (Mouhamed) aucune part dans l'ordre (divin), qu'Il (Allah) accepte leur repentir (des infidèles en embrassant l'islam) ou qu'Il les châtie, car ils sont bien des injustes. A Allah appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Il pardonne à qui Il veut, et Il châtie qui Il veut.... Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux. »

(S39v38-41) « Si tu leur demandais : “Qui a créé les cieux et la terre ?”, ils diraient assurément : “Allah.” Dis : “Voyez-vous ceux que vous invoquez en dehors d'Allah, si Allah me voulait du mal, est-ce que (ces idoles) pourraient dissiper Son mal ? Ou s'Il me voulait une miséricorde, pourraient-elles retenir Sa miséricorde ?” Dis : “Allah me suffit, c'est en Lui que placent leur confiance ceux qui cherchent un appui.” Dis : “Ô mon peuple (arabe mais aussi toute l'humanité), agissez selon votre méthode, moi j'agirai (selon la mienne). Bientôt vous saurez sur qui s'abattra un châtiment qui l'avilira, et sur qui se justifiera un châtiment durable.” Nous t'avons fait descendre le Livre pour les hommes en toute vérité. Quiconque se guide (le fait) pour son propre bien, et quiconque s'égare, s'égare à son détriment. Tu n'es nullement responsable (de leurs propres affaires). »

(S21v107-112) « Et Nous ne t'avons envoyé qu'en miséricorde pour l'univers. Dis : “Voilà ce qui m'est révélé : Votre Dieu est un Dieu unique êtes-vous Soumis (décidés à embrasser l'islam) ?” Si ensuite ils se détournent dis alors : “Je vous ai avertis en toute équité, et je ne sais si ce qui vous est promis est proche ou lointain. Il (Dieu) connaît ce que vous dites à haute voix et ce que vous cachez. Et je ne sais pas si ceci (la vie) n'est qu'une tentation (égarante) pour vous et une jouissance pour un certain temps.” Il (le Prophète Mouhamed) dit : “Seigneur, juge en toute justice ! Et Notre Seigneur le Tout Miséricordieux, c'est Lui dont le secours est imploré contre vos assertions.” »

(S15v88/89) « (Allah s'adressant au Prophète Mouhamed :) Ne regarde surtout pas avec envie les choses dont Nous avons donné jouissance temporaire à certains couples d'entre eux, ne t'afflige pas à leur sujet, et abaisse ton aile pour les croyants. Et dis : “Je suis l'avertisseur évident (du Jour du Jugement Dernier)” »

(S22v42-44) « (Dieu s'adressant au Prophète Mouhamed :) Et s'ils te traitent de menteur, (sache que) le peuple de Noé, les Aad, les Tamud avant eux, ont aussi crié au mensonge (à l'égard de leurs Messagers), de même que le peuple d'Abraham, le peuple de Lot. et les gens de Madyan. Et Moïse fut (aussi) traité de menteur. Puis, J'ai donné un répit aux mécréants, et ensuite Je les ai saisis. Et quelle fut Ma réprobation (châtiment) ! »

(S17v73-77) « Ils ont failli te détourner de ce que Nous t'avions révélé, (dans l'espoir) qu'à la place de ceci (le Coran), tu inventes quelque chose d'autre et (l'imputes) à Nous. Et alors, ils t'auraient pris pour ami intime. Et si Nous ne t'avions pas raffermi, tu aurais bien failli t'incliner quelque peu vers eux. Alors, Nous t'aurions certes fait goûter le double (supplice) de la vie et le double (supplice) de la mort, et ensuite tu n'aurais pas trouvé de secoureur contre Nous. En vérité, ils ont failli t'inciter à fuir du pays pour t'en bannir. Mais dans ce cas, ils n'y seraient pas restés longtemps après toi. Telle fut la règle appliquée par Nous à Nos messagers que nous avons envoyés avant toi. Et tu ne trouveras pas de changement en Notre règle. »

(S46v7-14) « Et quand on leur récite Nos versets bien clairs, ceux qui ont mécru disent à propos de la vérité une fois venue à eux : “C'est de la magie manifeste.” Ou bien ils disent : “Il l'a inventé !” Dis : “Si je l'ai inventé, alors vous ne pourrez rien pour moi contre (la punition) d'Allah. Il sait parfaitement ce que vous propagez (en calomnies contre le Coran). Allah est suffisant comme témoin entre moi et vous. Et c'est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux.” Dis : “Je ne suis pas une innovation parmi les Messagers, et je ne sais pas ce que l'on fera de moi, ni de vous. Je ne fais que suivre ce qui m'est révélé, et je ne suis qu'un avertisseur clair.” Dis : “Que direz-vous si (cette révélation coranique s'avère) venir d'Allah et vous n'y croyez pas, et qu'un témoin parmi les fils d'Israël en atteste la conformité (au Pentateuque, à la Thora) et y croit pendant que vous, vous le repoussez avec orgueil... En vérité Allah ne guide pas les gens injustes !” Et ceux qui ont mécru dirent à ceux qui ont cru : “Si ceci était un bien, ils (les pauvres) ne nous y auraient pas devancés.” Et comme ils ne se seront pas laissés guider par lui (le Coran), ils diront : “Ce n'est qu'un vieux mensonge !” Et avant lui, il y avait le Livre de Moïse, comme guide et comme miséricorde. Et ceci (le Coran) est (un livre) confirmateur (des précédents dont de la Thora et de l'Evangile) en langue arabe pour avertir ceux qui font du tort et pour faire la bonne annonce aux bienfaisants. Ceux qui disent “Notre Seigneur est Allah” et qui ensuite se tiennent sur le droit chemin. Ils ne doivent avoir aucune crainte et ne seront point affligés. Ceux-là sont les gens du Paradis où ils demeureront éternellement en récompense de ce qu'ils faisaient. »

(S46v32) « Et quiconque ne répond pas au prédicateur d'Allah ne saura échapper au pouvoir (d'Allah) sur terre. Et il n'aura pas de protecteurs en dehors de Lui. Ceux-là sont dans un égarement évident. »

Jabir (SDP) rapporte : « Jamais le Prophète (SBDSL) ne refusait les demandes (d'aide), quelles qu'elles soient. » (Boukhari et Mouslim)

Ibn Umar (SDP) rapporta ces propos d'Abou Bakr as-Siddiq (SDP) : « Considérez et respectez Mouhamed en honorant les membres de sa famille (et leurs descendants). » (Boukhari)

Selon Abou Hourayra (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Celui qui m'obéit, obéit à Dieu, et celui qui me désobéit, désobéit à Dieu. Celui qui obéit au commandeur (des croyants) m'obéit, et celui qui lui désobéit m'a désobéi. » (Boukhari et Mouslim)

Selon Anas (SDP), un Bédouin dit au Messager de Dieu (SBDSL) : « A quand l'heure (de la Résurrection) ? » Le Messager de Dieu (SBDSL) lui dit : « Et que lui as-tu préparé ? » Il dit : « Je n'ai pour préparation ni jeune abondant, ni beaucoup de prières, ni un nombre élevé d'aumônes, mais j'aime Dieu et Son Prophète. » Il lui dit : « Tu seras avec ceux que tu auras aimé. » (Boukhari et Mouslim)

Omar Ibn Al Khattàb (SDP) rapporte : J'ai demandé au Prophète (SBDSL) l'autorisation d'accomplir la Omra. Il me l'accorda et me dit : « Ne nous oublie pas, petit frère, dans tes prières. » Omar dit : « Il prononça alors une parole que je n'échangerais pour rien au monde. » (Abou Dawoud et Tirmidhi)

Anas (SDP) rapporte : Le Prophète (SBDSL) n'a jamais refusé de donner quoi que ce soit au nom de l'islam. Un jour, un homme vint à lui et le Prophète lui donna un troupeau d'ovins s'étendant dans toute une vallée. L'homme retourna parmi les siens et s'exclama : « Devenez musulmans, car Mouhamed fait don à la manière de celui qui ne craint pas la pauvreté. » Et même s'il arrivait qu'un homme devienne musulman pour acquérir les biens de ce monde, l'islam ne tardait pas à lui devenir plus cher que ce monde et ce qu'il contient. » (Mouslim)

Selon Abou Houreyra (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Si l'on m'invite à manger un pied ou une épaule de mouton, j'accepte l'invitation, et si on me les offre, je les accepte également. » (Boukhari)

Commentaire : Ce hadith montre l'importance de répondre aux invitations, qu'elles soient modestes ou flatteuses, et d'accepter les cadeaux car cela consolide les liens et favorise l'amour fraternel. De plus cela explique que pour le Prophète (SBDSL) et sa famille recevoir l'aumône (sous forme de monnaie) n'est pas autorisée mais que les invitations et certains présents le sont (comme la nourriture dans un sens d'honorable soutient la mission prophétique).

Anas (SDP) rapporte : « Adba, la chamelle du Prophète (SBDSL), était pratiquement imbattable à la course. Un jour, un bédouin ayant pour monture un jeune chameau la devança, et cela déplut aux compagnons. Le Prophète (SBDSL), remarquant leur peine, déclara alors : « Il est du droit de Dieu d'abaisser (vers l'humilité) tout ce qui s'élève en ce monde (et d'élever tout ce qui s'humilie en conformité donc avec la qualité spécifique d'une créature). » (Boukhari)
Commentaire : Le comportement du Prophète est encore une fois exemplaire. Non seulement, il se montre bon joueur et reconnaît sa défaite, mais en outre, il console ses propres soutiens et replace l'importance des choses, en montrant que tout est entre les Mains de Dieu. Il est en cela une source de leçons et un exemple à suivre.

Selon Abou Hourayra (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Il n'est pas un Prophète que Dieu a envoyé qui n'ait été berger (pour les habituer à coordonner et patienter dans la bienfaisance). » Ses compagnons demandèrent : « Même toi ? » Le Prophète répondit : « Oui, j'ai gardé un troupeau pour des Mecquois en échange de quelques pièces de monnaie. » (Boukhari)

Aïcha (SDP) rapporte qu'elle a demandé au Prophète (SBDSL) : « As-tu connu un jour plus pénible que celui (passé) à Uhud (première bataille militaire perdue par les musulmans) ? » Il répondit : « J'ai enduré beaucoup de la part de ton peuple, mais la situation la plus pénible fut celle que ton peuple m'infligea le jour (passé) à Aqaba. En effet, j'avais demandé aide et soutien à Ibn Ahd Yalil qui refusa (puis dans une autre version ou dans une autre ville reçu des pierres jusqu'à faire couler son sang dont par des enfants). Je m'en allai donc soucieux, ne prêtant pas attention où j'allais, jusqu'à ce que je sois parvenu à Qarn Thaalib. Je levai la tête et découvris qu'un nuage me protégeait de son ombre. Je l'observai et y vis (l'Archange) Gabriel qui m'interpella en ces termes : "Dieu le Très-Haut a écouté les paroles de ctte population et le refus qu'elle t'a opposé. Il t'a envoyé l'ange des montagnes afin que tu lui ordonnes de faire d'elle ce que tu veux." L'ange des montagnes m'appela et me salua. Puis il me dit : "Ô Mouhamed, Dieu a écouté les paroles que cette population t'a adressées. Dieu m'a envoyé vers toi afin que tu m' ordonnes de faire d'elle ce que tu veux. Si tu le désires, je les écraserai en collant ces deux montagnes." Alors je lui dis (comme devrait le penser chaque prédicateur musulman pour les impies) : "Non, j'espère plutôt que Dieu fera émerger de leur descendance des gens qui adoreront Dieu Seul et sans rien Lui associer." » (Boukhari et Mouslim)

Ibn Masoud (SDP) rapporte : Je revois encore le Prophète (SBDSL) racontant l'histoire d'un Prophète qui avait été battu par son peuple jusqu'à le faire saigner, et qui essuyait son visage tout en disant : « Mon Dieu, pardonne à mon peuple car il ne sait pas ! » (Boukhari et Mouslim)

Anas (SDP) rapporte : Je marchais en compagnie du Prophète (SBDSL) qui était vêtu d'un manteau épais de Najran. Un bédouin le rattrapa, le saisit si brutalement par le manteau qu'en regardant l'épaule du Prophète, j'y vis une égratignure. Puis il s'adressa au Prophète ainsi : « Ô Mouhamed, ordonne que l'on me verse des biens que Dieu t'a confiés ! » Le Prophète (SBDSL) se tourna vers lui, se mit à rire, puis ordonna qu'on lui donne de l'argent. (Boukhari et Mouslim)

Omar (SDP) rapporte : Le Prophète (SBDSL) distribua des biens. Je lui dis alors : « Ô Prophète de Dieu, d'autres personnes en avaient plus besoin qu'eux. » Il répondit : « Ils m'ont donné ce choix : soit je leur donne ce qu'ils me demandent, soit ils me traitent de menteur, ce que je ne suis pas. » (Mouslim)  Alors que j'étais en compagnie du Prophète (SBDSL) à notre retour de Hunayn, des bédouins se mirent à lui demander avec insistance (une part du butin) jusqu'à l'acculer à un gommier qui arracha son manteau. Le Prophète (SBDSL) s'arrêta et leur dit : « Donnez-moi mon manteau ! Si je possédais du bétail aussi nombreux que ces buissons, je vous l'aurais distribué. Vous ne me verrez jamais avare, ni menteur, ni lâche. » (Boukhari)

Kaab Ibn Melik (SDP) rapporte : Aamir Ibn Melik amena un cadeau au messager d'Allah (SBDSL). Le Prophète lui proposa l'islam et il refusa. Le Prophète dit : « Alors je n'accepte pas le cadeau d'un idolâtre. »
Commentaire : Comme dans plusieurs histoires le Prophète (SBDSL) a accepté des cadeaux de la part de non musulmans, il est possible que cette interdiction ait été abrogée, ou qu'elle ne vaille pas pour les gens du Livre, ou que le Prophète a refusé pour le pousser à embrasser l'islam.

Selon Oubay Ibn Kab (SDP) lorsque le premier tiers de la nuit passait, le Prophète (SBDSL) se levait  et s'adressait (parfois) aux gens en ces termes : « Ô gens, rappelez-vous Dieu ! Le premier coup de clairon (de la fin du monde) a (presque) sonné, suivi du deuxième (pour le Jour du Jugement Dernier). La mort, avec ce qu'elle renferme, est survenue (pour certains ou va bientôt survenir) ! » Je lui dis : « Ô Prophète de Dieu, je prie beaucoup sur toi. Combien de prières dois-je t'accorder ? » Il répondit : « Autant que tu voudras. » Je lui demandai alors : « Le quart ? » Il me répondit : « Comme tu veux, et si tu en fais plus, ce sera préférable pour toi. » Je lui dis : « La moitié ? » - « Comme tu veux, et si tu en fais plus, ce sera préférable pour toi » - « Les deux tiers alors ? » - « Comme tu veux, et si tu en fais plus, ce sera préférable pour toi » - « Je te consacre donc toute ma prière ? » Le Prophète me répondit : « Tes soucis seront alors dissipés et tes péchés seront pardonnés (car étant la meilleure créature et favorite de Dieu, le demandeur d'ouverture du Jugement Universel, le sceau des Prophètes et l'intercesseur principal pendant le Jugement Dernier). » (Tirmidh)

Sahl Ibn Said (SDP) rapporte : Une femme vint trouver le Prophète (SBDSL) avec un manteau brodé et lui dit : « Je l'ai tissé de mes propres mains pour t'en revêtir. » Le Prophète (SBDSL), qui en avait besoin, prit le manteau et l'enfila, puis vint à nous. Un homme dit : « Comme il est beau! Fais-le-moi porter. » Le Prophète répondit : « Oui. » Ensuite le Prophète (SBDSL) prit part à l'assemblée puis revint chez lui, plia le manteau et le fit envoyer à l'homme. Les gens lui dirent : « Tu t'es mal comporté ! Le Prophète l'a porté car il en avait besoin, puis, toi, tu l'as réclamé, sachant qu'il ne refuse jamais les demandes. » L'homme répondit : « Par Dieu, je ne le lui ai pas demandé pour le porter, mais pour qu'il devienne mon linceul. » Et, effectivement, ce manteau lui servit de linceul. » (Boukhari)

Ibn Masoud (SDP) rapporte : Il me semble encore voir le Messager de Dieu (SBDSL) agissant comme l’un des Prophètes (Jésus et autres) qui fut frappé à sang par son peuple (pour sa prédication) cependant qu’il ne cessait d’essuyer le sang de son visage en disant : « Seigneur Dieu ! Pardonne mon peuple car il ne sait pas. » (URA)

Selon Jabir (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Le Jour de la Résurrection, parmi ceux qui me seront les plus chers, et parmi ceux qui seront les plus rapprochés de moi se trouveront ceux dont les caractères sont les plus nobles. Et parmi ceux que je détesterai le plus et qui seront les plus éloignes de moi se trouveront les bavards, les palabreurs (discussion interminable) et ceux qui parlent avec emphase. » Nous demandâmes : « Ô Prophète de Dieu, nous connaissons les bavards et les palabreurs, mais qui sont ceux qui parlent avec emphase ? » Le Prophète (SBDSL) répondit : « Ce sont les vaniteux. » (Tirmirdhi)

Amr Ibn Taghlib (SDP) rapporte : Le Prophète (SBDSL) reçut des biens (ou des captifs selon le doute du rapporteur), et les distribua à certains de ses compagnons sans en donner à d'autres. Il fut informé que ceux qui n'avaient rien reçu s'en plaignirent. Il loua Dieu, Le glorifia, puis prononça ce sermon : « Par Dieu, il m'arrive de donner à tel homme et de délaisser tel autre alors que celui que je délaisse m'est plus cher que celui à qui je donne. Cependant, je donne à certains uniquement parce que je sens dans leur coeur l'angoisse et l'impatience, alors que pour les autres tels Amr ibn Taghlib, je me fie à la satisfaction et la bonté que Dieu a placées dans leur coeur. » Amr ibn Taghlib (SDP) dit alors : « Par Dieu, je n'échangerais en rien ces paroles du Prophète, pas même contre des chamelles brunes (rousses, meilleurs biens de l'époque) ! » (Boukhari)
Commentaire : Ce hadith montre de ne pas avoir de jalousie quand il s'agit de respecter le dirigeant.

Selon Abou Hourayra (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Seigneur Dieu ! Faites que la subsistance de la famille de Mouhammad se limite à leur faim. » (Boukhari et Mouslim)

Aïcha (SDP) rapporte : « La famille de Mouhamed (SBDSL) ne s'est jamais rassasiée deux jours consécutifs de pain d'orge jusqu'à sa mort. » (Boukhari et Mouslim)
Dans une autre version: « La famille de Mouhamed (SBDSL) depuis son arrivée à Médine, ne s'est jamais rassasiée de blé trois jours consécutifs jusqu'à la mort du Prophète. »  Aïcha (SDP) rapporte : Les Qurayshites se préoccupaient du sort d'une femme, appartenant à la tribu de Makhzum, qui avait volé. Ils dirent : « Qui oserait en parler au Prophète (SBDSL) mis à part Usama ibn Zayd, le bien-aimé du Prophète ? » Usama alla lui parler de cela, mais le Prophète lui répondit en ces termes : « Intercéderais-tu contre une peine établie par Dieu le Très-Haut ? » Puis il se leva et fit ce sermon : « La perte de ceux qui vous ont précédés provient uniquement du fait que, lorsqu'un notable parmi eux volait, ils ne lui en tenaient pas rigueur, et lorsqu'un faible volait, ils lui faisaient appliquer la peine. Par Dieu, si Fatima, fille de Mouhamed, avait volé, je lui aurais coupé la main ! » (Boukhari et Mouslim)

Selon Ourwa (SDP), Aïcha (SDP) lui a dit : « Par Dieu, mon neveu ! Nous voyions le croissant de lune, puis le suivant, et encore le suivant sans que, dans cette période de deux mois, on ait allumé le feu dans l'une des maisons du Prophète (SBDSL). » Je lui posai la question : « Ô ma tante, de quoi vous nourrissiez-vous ? » Aïcha répondit : « De deux aliments : les dattes et l'eau. Cependant, le Prophète avait pour voisins des ansars qui possédaient des bêtes laitières et qui lui envoyaient du lait qu'il nous donnait à boire. » (Boukhari et Mouslim)

Abou Musa Al Ashari (SDP) rapporte : Aïcha nous montra un habit et un pagne épais et nous déclara : « Voilà ce que portait le Messager de Dieu (SBDSL) à sa mort. » (Boukhari et Mouslim)

Aïcha (SDP) rapporte : « La couche du Prophète (SBDSL) était en cuir, rembourrée de fibres de palmier (et donc modeste). » (Boukhari)

Abdullah Ibn Moughaffal (SDP) rapporte : Un homme dit au Prophète (SBDSL) : « Ô Messager de Dieu ! Par Dieu, je t'aime ! » Il lui dit : « Réfléchis bien à ce que tu dis ! » L'autre répéta encore « Par Dieu, je t'aime » trois fois de suite. Il lui dit : « Si tu m'aimes, prépare-toi à endurer la pauvreté (car source de profondeur morale et pieuse, parfois seulement pendant une période), car la pauvreté atteint plus rapidement celui qui m'aime (pour s'ennoblir au maximum comme moi) que le cours d'eau n'atteint sa destination. » (Tirmidhi)
Commentaire : De plus l'amour et donc le suivi du Prophète (SBDSL) entraînent généralement un destin modeste momentanément, car les hautes fonctions sociales dans une société égarée ou perverse se corrompent généralement, ne sont pas attribuées aux pieux pendant un certain temps, ou cela permet de devenir meilleur moralement avant d'obtenir une de ces positions.

Un homme vint auprès du Messager d'Allah (SBDSL) et lui demanda l'aumône. Le Prophète (SBDSL) répondit : « Je n'ai rien à te donner, mais achète à mon nom et je payerai quand je pourrai. » Omar (SDP) intervint : « Ô Messager d'Allah ! Tu lui as donné ? Allah ne te demande pas ce dont tu n'es pas capable. » Le Prophète (SBDSL) n'apprécia pas la parole de Omar et un homme des ançars dit : « Ô Messager d'Allah ! Dépense et ne crains pas que le maître du Trône te privera. » Le Messager d'Allah sourit alors et on comprit que la parole de l'ançari l'avait réjoui. II dit : « Voilà ce que j'ai été ordonné de faire. » (Tirmidhi)

Aïcha (SDP) rapporte : Dans sa maladie de mort, le Messager d'Allah (SBDSL) m'a ordonné de faire l'aumône d'un peu d'or que nous avions (car il voulait tout dépenser pour Dieu avant sa mort). Puis il se réveilla et questionna : « Tu ne l'as pas fait ? » Je répondis : « J'étais occupée par ton état. » Il m'ordonna : « Ramène-les donc. » Je lui ai alors ramené sept ou neuf dinars et il dit en les voyant : « Que s'imagine Mouhamed s'il rencontre Allah Puissant et Glorieux alors qu'il possède ceci. Ces dinars n'auraient pas laissés Mouhammed rencontrer Allah en paix s'il mourait en les possédant. »

Amr Ibn Al Harith , frère de Jouwayriya, la mère des Croyants, a dit : « A sa mort, le Prophète (SBDSL) n'a rien laissé : ni dinar ou dirham, ni esclave, homme ou femme. Les seules choses qu'il laissa furent sa mule blanche qui lui servait de monture, ses armes et un morceau de terre qu'il laissa en aumône aux voyageurs. »

Aïcha (SDP) a dit : « Le Messager de Dieu disait beaucoup avant sa mort : « Gloire et pureté à Toi, Seigneur Dieu, ainsi que louange. Je Te demande de m’absoudre et je reviens à Toi repentant ». Aïcha a dit : « Je dis : « Ô Messager de Dieu ! Que ce sont paroles que tu prononces ? » Il dit : « On a placé dans ma nation un indice. Quand je vois cet indice je prononce ces paroles. Cet indice est le chapitre 110 du Coran : « Quand viendra la victoire de Dieu et que s’ouvriront les portes (de la guidée ou du Paradis). »

Selon Abdullah Ibn Amr Ibn al-As (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Celui qui me bénit une fois, Dieu le bénira dix fois. » (Mouslim)  Selon Ibn Masoud (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Les gens les plus dignes de mon intercession le Jour de la Résurrection seront ceux qui auront fait le plus de prières sur moi. » (Tirmidhi)


Il faut noter qu'en fonction du niveau de foi et de science des personnes, le Prophète (SBDSL) réagissait plus ou moins sévèrement à leurs erreurs :
-Pour un Imam ayant la foi et la science, le Prophète (SBDSL) le réprima durement devant une assemblée car il prolongeait trop longuement la première prière en commun alors que des faibles priaient derrière lui :
Oqba Ibn Amr Al Badri (SDP) rapporte : Un homme est venu voir le Prophète (SBDSL) et lui dit : « Je manque la prière du matin (Subh) en groupe car untel (qui dirige la prière) fait une prière trop longue pour nous. » Je n'ai jamais vu le Prophète (SBDSL) se mettre autant en colère lors d'un sermon que ce jour-là. Il dit : « Ô hommes, il y a parmi vous des personnes qui font fuir les gens. Quiconque dirige la prière se doit de la raccourcir, car Il y a derrière lui des vieillards, des jeunes et d'autres qui ont des occupations. » (Boukhari et Mouslim)
-Pour un homme avec la foi mais sans science qui portait une bague en or, le Prophète (SBDSL) jeta  la bague par terre :
Ibn Abbas rapporte (SDP) que le Messager de Dieu (SBDSL) vit une bague d’or au doigt d’un homme. Il la lui retira et la jeta par terre en disant : « Comment dont est-ce que l’un de vous saisit de sa main une braise en connaissance de cause ? » Une fois que le Messager de Dieu s’en alla, on dit à cet homme : « Ramasse ta bague et tires-en quelque profit ! » Il dit : « Non par Dieu ! Jamais je ne la reprendrai alors que le Messager de Dieu l’a jetée par terre. » (Mouslim)
Abû Umâma (SDP) rapporta qu’un jour, un jeune homme vint demander au Prophète (SBDSL) : « Permets-moi de m’adonner à la fornication. » Les compagnons le réprimandèrent et lui dirent :
« Tais-toi ! Tais-toi ! » Le Prophète (SBDSL) lui dit : « Approche-toi. » Quand il s’approcha, le Prophète (SBDSL) lui demanda :
- « Aimerais-tu que ta mère s’y adonne ? »
- « Par Allah non, ô Messager d’Allah, puisses-tu vivre au prix de ma vie », lui répondit le jeune homme.
- « De la même manière les gens n’aimeraient pas que leur mère s’y adonne. Aimerais-tu que ta fille s’y adonne ? », demanda-t-il.
- « Par Allah non, ô Messager d’Allah, puisses-tu vivre au prix de ma vie », lui répondit le jeune homme.
- « De la même manière les gens n’aimeraient pas que leur fille s’y adonne. Aimerais-tu que ta sœur s’y adonne ? » demanda-t-il.
- « Par Allah non, ô Messager d’Allah, puisses-tu vivre au prix de ma vie », lui répondit le jeune homme.
- « De la même manière les gens n’aimeraient pas que leur sœur s’y adonne. Aimerais-tu que ta tante s’y adonne ? » demanda-t-il.
- « Par Allah non, ô Messager d’Allah, puisses-tu vivre au prix de ma vie », lui répondit le jeune homme.
- « De la même manière les gens n’aimeraient pas que leur tante s’y adonne, pourquoi continuerais-tu à désirer cela ? »
Le Prophète (SBDSL) déposa sa main sur la poitrine du jeune homme et dit : « Ô Seigneur, pardonne son péché, purifie son cœur et préserve sa chasteté. » Depuis, ce jeune homme ne se préoccupait plus de ce genre de choses. » (Ahmed)

-Et pour un homme sans foi ni science qui urina dans la mosquée, le Prophète (SBDSL) ordonna aux compagnons d'agir calmement avec lui en nettoyant son urine avec de l'eau et en lui expliquant cette interdiction :
Abou Hourayra (SDP) rapporte : Un bédouin urina une fois dans la mosquée. Les gens se levèrent en vue de le réprimander lorsque le Prophète (SBDSL) les interpella en ces termes : « Laissez-le et versez un seau d'eau sur son urine. Vous n'avez été envoyés que pour faciliter (les choses) et non pour les rendre difficiles. » (Boukhari)
         
Allah (Glorifié soit-Il) rappelle cette intelligence de la noblesse :
(ExtS16v125) « Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. »
(S68v4) « Et tu es certes (Mouhamed), d'une moralité éminente. »

Commentaire : La religion ne cesse de recommander le bon comportement à travers le bon caractère et la bonne moralité. C'est pour cela qu'Allah a couvert d'éloges Son Messager bien-aimé Mouhamed (SBDSL) dans le Coran, et a aimé de nombreux compagnons.

Diverses politesses supplémentaires concernant le prophète (SBDSL) :

Pour connaître diverses politesses supplémentaires concernant le prophète (SBDSL) voir le livre "le jardin des vertueux (Ryadh Salihin)" consultable gratuitement sur http://islammedia.free.fr/ 

Les diverses politesses de la salutation :

Pour connaître diverses politesses n'étant pas présentes dans ce site concernant les salutations voir le livre "le jardin des vertueux (Ryadh Salihin)" consultable gratuitement sur http://islammedia.free.fr/

2) Comportement général (code prouvant le sens moral de la vie et donc l'existence de Dieu)

(S102v1-3) « Par le Temps ! L'homme est certes en perdition (par sa nature imparfaite), sauf ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres (dont le repentir), s'enjoignent mutuellement la vérité et s'enjoignent mutuellement l'endurance. »

(S4v36-42) « Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers (vos) père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin lointain, le collègue et le voyageur, et les esclaves en votre possession, car Allah n'aime pas, en vérité, le présomptueux, l'arrogant, ceux qui sont avares et ordonnent l'avarice aux autres, et cachent ce qu'Allah leur a donné de par Sa grâce. Nous avons préparé un châtiment avilissant pour les mécréants. Et ceux qui dépensent leurs biens avec ostentation devant les gens, et ne croient ni en Allah ni au Jour dernier. Quiconque a le Diable pour camarade inséparable, quel mauvais camarade ! Qu'auraient-ils à se reprocher s'ils avaient cru en Allah et au Jour dernier et dépensé (dans l'obéissance) de ce qu'Allah leur a attribué ? Allah, d'eux, est Omniscient. Certes, Allah ne lèse (personne), fût-ce du poids d'un atome. S'il est une bonne action, Il la double, et accorde une grosse récompense de Sa part. Comment seront-ils quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin et que Nous te (Mouhamed) ferons venir comme témoin contre ces gens-ci (l'humanité) ? Ce jour-là, ceux qui n'ont pas cru et ont désobéi au Messager, préféreraient que la terre fût nivelée sur eux et ils ne sauront cacher à Allah aucune parole. »

(S33v35) « Les musulmans et musulmanes, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, donneurs et donneuses d'aumônes, jeûneurs et jeûneuses, gardiens et gardiennes de leur chasteté, invocateurs et invocatrices souvent d'Allah : Allah a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense. »

(S4v152) « Et ceux qui croient en Allah et en Ses messagers et qui ne font de différence entre ces derniers, voilà ceux à qui Il donnera leurs récompenses. Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux. »

(S16v90) « Certes, Allah commande l'équité (la justice), la bienfaisance (la miséricorde, la noblesse) et l'assistance aux proches (le devoir, la responsabilité). Et Il interdit la turpitude (immoralité), l'acte répréhensible (le blâmable) et la rébellion (l'impiété, l'infidélité, la division communautaire). Il vous exhorte afin que vous vous souveniez. »

(S70v19-35) « Oui, l'homme a été créé instable (très inquiet). Quand le malheur le touche, il est abattu, et quand le bonheur le touche, il est refuseur. Sauf ceux qui pratiquent la Salat (prière), qui sont assidu à leurs Salats, et sur les biens desquels il y a un droit bien déterminé (la Zakat) pour le mendiant et le déshérité, et qui déclarent véridique le Jour de la Rétribution, et ceux qui craignent le châtiment de leur Seigneur car vraiment il n'y a nulle assurance contre le châtiment de leur Seigneur, et qui se maintiennent dans la chasteté et n'ont de rapports qu'avec leurs épouses ou les esclaves (à l'époque où l'esclavage était répandu) qu'ils possèdent car dans ce cas ils ne sont pas blâmables, mais ceux qui cherchent (à répondre à leur nature) en dehors de cela sont des transgresseurs, et qui gardent les dépôts confiés à eux et respectent leurs engagements scrupuleusement, et qui témoignent de la stricte vérité et qui sont réguliers dans leur Salat. Ceux-là seront honorés dans des Jardins. »

(S28v77) « Et recherche à travers ce qu’Allah t’a donné la Demeure dernière. Et n’oublie pas ta part en cette vie. Et sois bienfaisant comme Allah a été bienfaisant envers toi. Et ne recherche pas la corruption sur terre, car Allah n’aime point les corrupteurs. »

(S9v111/112) « Certes, Allah a acheté des croyants, leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattent dans le sentier d'Allah : ils tuent, et ils se font tuer. C'est une promesse authentique qu'Il a prise sur Lui-même dans la Thora, l'Evangile et le Coran. Et qui est plus fidèle qu'Allah à son engagement ? Réjouissez-vous donc de l'échange que vous avez fait : Et c'est là le très grand succès. Ils sont ceux qui se repentent, qui adorent, qui louent, qui parcourent la terre (ou qui jeûnent), qui s'inclinent, qui se prosternent, qui commandent le convenable et interdisent le blâmable et qui observent les lois d'Allah... et fais bonne annonce aux croyants. »

(S13v19-24) « Celui qui sait que ce qui t'est révélé de la part de ton Seigneur est la vérité, est-il semblable à l'aveugle ? Seuls les gens doués d'intelligence (ou seuls sont intelligents ceux qui) réfléchissent bien : ceux qui remplissent leur engagement envers Allah et ne violent pas le pacte, qui unissent ce qu'Allah a commandé d'unir (liens de parenté par exemple), redoutent leur Seigneur et craignent une malheureuse reddition de compte, et qui endurent dans la recherche de l'agrément d'Allah , accomplissent la Salat (prière) et dépensent (dans le bien), en secret et en public, de ce que Nous leur avons attribué, et repoussent le mal par le bien. A ceux-là, la bonne demeure finale, les jardins d'Eden, où ils entreront, ainsi que tous ceux de leurs ascendants, conjoints et descendants, qui ont été de bons croyants. De chaque porte, les anges entreront auprès d'eux (en disant) : “Paix sur vous, pour ce que vous avez enduré ! Comme est bonne votre demeure finale !” »

(S17v53) « Et dis à Mes serviteurs d'exprimer les meilleures paroles (véridiques, courtoises, pudiques, ou subtiles), car le Diable sème la discorde parmi eux. Le Diable est certes pour l'homme un ennemi déclaré. »  (S23v96) « Repousse le mal par ce qui est meilleur. Nous savons très bien ce qu'ils décrivent. »

(S41v34/35) « La bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousse (le mal) par ce qui est meilleur, et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux. Mais (ce privilège) n’est donné qu’à ceux qui endurent et il n’est donné qu’au possesseur d’une grâce infinie. »

(S2v177) « La bonté pieuse ne consiste pas à tourner vos visages vers le Levant ou le Couchant. Mais la bonté pieuse est de croire en Allah, au Jour dernier, aux anges, au Livre et aux Prophètes, de donner de son bien, quelqu'amour qu'on en ait, aux proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux qui demandent l'aide et pour délier les jougs ; d'accomplir la Salat et d'acquitter la Zakat. Et ceux qui remplissent leurs engagements lorsqu'ils se sont engagés, ceux qui sont endurants (religieusement) dans la misère, la maladie et quand les combats font rage, les voilà les véridiques et les voilà les vrais pieux ! »

(S26v213-217) « N'invoque donc pas une autre divinité avec Allah, sinon tu seras du nombre des châtiés. Et avertis les gens qui te sont les plus proches. Et abaisse ton aile (sois humblement miséricordieux et bienveillant) pour les croyants qui te suivent. Mais s'ils te désobéissent, dis-leur : “Moi, je désavoue ce que vous faites.” Et place ta confiance dans le Tout Puissant, le Très Miséricordieux. »

(S93v9) « Quant à l'orphelin, donc, ne le maltraite pas. Quant au demandeur, ne le repousse pas. Et quant au bienfait de ton Seigneur, proclame-le. »  (S61v2/3) « Ô vous qui avez cru ! Pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas ? C'est une grande abomination auprès d'Allah que de dire ce que vous ne faites pas. »

(S42v36-43) « Tout ce qui vous a été donné (comme bien) n'est que jouissance de la vie présente, mais ce qui est auprès d'Allah est meilleur et plus durable pour ceux qui ont cru et qui placent leur confiance en leur Seigneur, qui évitent (de commettre) les péchés les plus graves ainsi que les turpitudes, pardonnent après s'être mis en colère, répondent à l'appel de leur Seigneur, accomplissent la Salat, se consultent entre eux à propos de leurs affaires, dépensent de ce que Nous leur attribuons, et qui, atteints par l'injustice, ripostent. La sanction d'une mauvaise action est une mauvaise action (une peine) identique. Mais quiconque pardonne et réforme, son salaire incombe à Allah. Il n'aime point les injustes ! Quant à ceux qui ripostent après avoir été lésés, ceux-là pas de voie (recours légal) contre eux. Il n'y a de voie (de recours) que contre ceux qui lèsent les gens et commettent des abus contrairement au droit sur la terre : ceux-là auront un châtiment douloureux. Et celui qui endure et pardonne, cela en vérité, fait partie des bonnes dispositions et de la résolution dans les affaires.»

(S23v1-11) « Bienheureux sont certes les croyants, ceux qui sont humbles dans leur Salat, qui se détournent des futilités, qui s'acquittent de la Zakat, et qui préservent leurs sexes (de tout rapport) si ce n'est qu'avec leurs épouses ou les esclaves qu'ils possèdent, car là vraiment, on ne peut les blâmer, alors que ceux qui cherchent au-delà de ces limites sont des transgresseurs, et qui veillent à la sauvegarde des dépôts confiés à eux et honorent leurs engagements, et qui observent strictement leur Salat. Ce sont eux les héritiers, qui hériteront le Paradis pour y demeurer éternellement. »

(S25v63-76) « Les serviteurs du Tout Miséricordieux sont ceux qui marchent humblement sur terre, qui lorsque les ignorants s'adressent à eux, disent “Paix”, qui passent les nuits prosternés et debout devant leur Seigneur, qui disent “Seigneur, écarte de nous le châtiment de l'Enfer”, car son châtiment est permanent. Quel mauvais gîte et lieu de séjour ! Qui, lorsqu'ils dépensent, ne sont ni prodigues ni avares mais se tiennent au juste milieu, qui n'invoquent pas d'autre divinité avec Allah et ne tuent pas la vie qu'Allah a rendue sacrée sauf à bon droit, qui ne commettent pas de fornication, car quiconque fait cela encourra une punition, et le châtiment lui sera doublé au Jour de la Résurrection, et il y demeurera éternellement couvert d'ignominie, sauf celui qui se repent, croit et accomplit une bonne œuvre, ceux-là Allah changera leurs mauvaises actions en bonnes, et Allah est Pardonneur et Miséricordieux. Et quiconque se repent et accomplit une bonne oeuvre c'est vers Allah qu'aboutira son retour. (Les serviteurs du Tout Miséricordieux sont encore) Ceux qui ne donnent pas de faux témoignages, qui lorsqu'ils passent auprès d'une frivolité s'en écartent noblement, qui lorsque les versets de leur Seigneur leur sont rappelés ne deviennent ni sourds ni aveugles, et qui disent “Seigneur, donne-nous en nos épouses et nos descendants, la joie des yeux, et fais de nous un guide pour les pieux.” Ceux-là auront pour récompense un lieu élevé (du Paradis) à cause de leur endurance, et ils y seront accueillis avec le salut et la paix, pour y demeurer éternellement. Quel beau gîte et lieu de séjour ! »

(S23v30) « Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. C'est plus pur pour eux. Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu'ils font. »

(S23v57-61) « (Les croyants sont) Ceux qui de la crainte de leur Seigneur sont pénétrés, qui croient aux versets de leur Seigneur, qui n'associent rien à leur Seigneur, qui donnent ce qu'ils donnent, tandis que leurs cœurs sont pleins de crainte (à la pensée) qu'ils doivent retourner à leur Seigneur. Ceux-là se précipitent vers les bonnes actions et sont les premiers à les accomplir. »

(S90v10-20) « Ne l'avons-Nous pas guidé aux deux voies (l'homme). Or il ne s'engage pas dans la voie difficile. Et qui te dira ce qu'est la voie difficile ? C'est délier un joug (dont affranchir un esclave), ou nourrir en un jour de famine un orphelin proche parent ou un pauvre dans le dénuement. Et c'est être en outre de ceux qui croient et s'enjoignent mutuellement l'endurance (dans la droiture), et s'enjoignent mutuellement la miséricorde. Ceux-là sont les gens de la droite, alors que ceux qui ne croient pas en Nos versets sont les gens de la gauche. Le Feu se refermera sur eux. »

(S92v14-21) « (Dieu dit) : Je vous ai donc avertis d'un Feu qui flambe où ne brûlera que le damné, qui dément et tourne le dos, alors qu'en sera écarté le pieux qui donne ses biens pour se purifier et auprès de qui personne ne profite d'un bienfait intéressé, mais seulement pour la recherche de La Face de son Seigneur le Très-Haut. Et certes, il sera bientôt satisfait ! »

(S16v126) « Et si vous punissez, infligez (à l'agresseur) une punition égale au tort qu'il vous a fait. Et si vous endurez (en pardonnant)... cela est certes meilleur pour les endurants. »

(S17v22-39) « N'assigne point à Allah d'autre divinité, sinon tu te trouveras méprisé et abandonné. Et ton Seigneur a décrété : N'adorez que Lui, et (marquez) de la bonté envers les père et mère : si l'un d'eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi, alors ne leur dis point “Fi” et ne les brusque pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses, et par miséricorde, abaisse pour eux l'aile de l'humilité et dis : “Ô mon Seigneur, fais-leur à tous deux miséricorde comme ils m'ont élevé tout petit.” Votre Seigneur connaît mieux ce qu'il y a dans vos âmes. Si vous êtes bons, Il est certes Pardonneur pour ceux qui Lui reviennent se repentant. Et donne au proche parent ce qui lui est dû ainsi qu'au pauvre et au voyageur (en détresse). Et ne gaspille pas indûment, car les gaspilleurs sont les frères des diables, et le Diable est très ingrat envers son Seigneur. Si tu t'écartes d'eux (famille) à la recherche d'une miséricorde de Ton Seigneur que tu espères, adresse-leur une parole bienveillante. Ne porte pas ta main enchaînée à ton cou (par avarice), et ne l'étend pas non plus trop largement, sinon tu te trouveras blâmé et chagriné. En vérité ton Seigneur étend Ses dons largement à qui Il veut ou les accorde avec parcimonie. Il est, sur Ses serviteurs, Parfaitement Connaisseur et Clairvoyant. Et ne tuez pas vos enfants par crainte de pauvreté : c'est Nous qui attribuons leur subsistance tout comme à vous. Les tuer, c'est vraiment un énorme pêché. Et n'approchez point la fornication. En vérité, c'est une turpitude et quel mauvais chemin ! Et sauf en droit, ne tuez point la vie qu'Allah a rendu sacrée. Quiconque est tué injustement, alors Nous avons donné pouvoir à son proche (parent). Que celui-ci ne commette pas d'excès dans le meurtre, car il est déjà assisté (par la loi). Et n'approchez les biens de l'orphelin que de la façon la meilleure, jusqu'à ce qu'il atteigne sa majorité. Et remplissez l'engagement, car on sera interrogé au sujet des engagements. Et donnez la pleine mesure quand vous mesurez, et pesez avec une balance exacte. C'est mieux (pour vous) et le résultat en sera meilleur. Et ne poursuis pas ce dont tu n'as aucune connaissance. L'ouïe, la vue et le cœur, sur tout cela en vérité on sera interrogé. Et ne foule pas la terre avec orgueil, (car) tu ne sauras jamais fendre la terre et tu ne pourras jamais atteindre la hauteur des montagnes ! Ce qui est mauvais en tout cela est détesté de ton Seigneur (comme par exemple au niveau de l'ouïe il ne faut pas écouter ce qui nous ne regarde pas, au niveau de la vue il ne faut pas regarder des choses illicites, et au niveau du cœur il ne faut pas avoir des mauvaises pensées ou intentions). Tout cela fait partie de ce que ton Seigneur t'a révélé de la Sagesse. »

(ExtS21v90) « Nous l'exauçâmes, lui donnâmes Yahya, et guérîmes son épouse. Ils concouraient au bien et Nous invoquaient par amour et par crainte. Et ils étaient humbles devant Nous. »

(S6v151-153) « Dis : “Venez, je vais réciter ce que votre Seigneur vous a interdit : Ne Lui associez rien, et soyez bienfaisants envers vos père et mère. Ne tuez pas vos enfants pour cause de pauvreté. Nous vous nourrissons tout comme eux. N'approchez pas des turpitudes ouvertement ou en cachette. Ne tuez qu'en toute justice la vie qu'Allah a fait sacrée. Voilà ce qu'(Allah) vous a recommandé de faire, peut-être comprendrez-vous. Et ne vous approchez des biens de l'orphelin que de la plus belle manière, jusqu'à ce qu'il ait atteint sa majorité. Et donnez la juste mesure et le bon poids en toute justice. Nous n'imposons à une âme que selon sa capacité. Et quand vous parlez, soyez équitables même s'il s'agit d'un proche parent. Et remplissez votre engagement envers Allah. Voilà ce qu'Il vous enjoint. Peut-être vous rappellerez-vous. Et voilà Mon chemin (divin) dans toute sa rectitude, suivez-le donc et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de Sa voie. Voilà ce qu'Il vous enjoint. Ainsi atteindrez-vous la piété.” »

(S19v27-34) « Puis elle vint auprès des siens en le portant (Jésus quand il était bébé). Ils (Certains juifs) dirent : “Ô Marie, tu as fait une chose monstrueuse (en prétendant qu'elle a perdu sa virginité hors mariage) ! Sœur de Haroun, ton père n'était pas un homme de mal et ta mère n'était pas une prostituée.” Elle fit alors un signe vers lui (le bébé). Ils dirent : “Comment parlerions-nous à un bébé au berceau ?” Mais (le bébé) dit : “Je suis vraiment le serviteur d'Allah. Il m'a donné le Livre et m'a désigné Prophète. Où que je sois, Il m'a rendu béni, et Il m'a recommandé, tant que je vivrai, la prière et la Zakat, et la bonté envers ma mère. Il ne m'a fait ni violent ni malheureux. Et que la paix soit sur moi le jour où je naquis, le jour où je mourrai, et le jour où je serai ressuscité vivant.” Tel est Issa (Jésus), fils de Marie, parole de vérité (et ayant le saint esprit) dont ils doutent. »

(S5v55-57) « Vous n'avez d'autres alliés qu'Allah, Son Messager, et les croyants qui accomplissent la Salat, s'acquittent de la Zakat, et s'inclinent (devant Allah). Et quiconque prend pour alliés Allah, Son Messager et les croyants (réussira), car c'est le parti d'Allah qui sera victorieux. Ô les croyants ! N'adoptez pas pour alliés ceux qui prennent en raillerie et jeu votre religion, dont ceux à qui le Livre (juifs et chrétiens) fut donné avant vous et dont les mécréants. Et craignez Allah si vous êtes croyants. »

(S19v54-57) « Et mentionne Ismaël dans le Livre. Il était fidèle à ses promesses, et c'était un Messager et un Prophète. Et il commandait à sa famille la prière et la Zakat, et il était agréé auprès de son Seigneur. Et mentionne Idris, dans le Livre. C'était un véridique et un Prophète. Et nous l'élevâmes à un haut rang. »

(S7v199) « Accepte ce qu'on t'offre de raisonnable (comme bonnes actions), commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants. »

(S2v83) « Et (ô peuple juif rappelez vous) lorsque Nous avons pris l'engagement des enfants d'Israël de n'adorer qu'Allah, de faire le bien envers les pères, les mères, les proches parents, les orphelins et les nécessiteux, d'avoir de bonnes paroles avec les gens, d'accomplir régulièrement la Salat et d'acquitter le Zakat, à l'exception d'un petit nombre de vous, vous manquiez à vos engagements en vous détournant de Nos commandements. »

(S2v215) « Ils t'interrogent : “Qu'est-ce qu'on doit dépenser ?” Dis : “Ce que vous dépensez de bien devrait être pour les pères et mère, les proches, les orphelins, les pauvres et les voyageurs indigents.” Et tout ce que vous faites de bien, vraiment Allah le sait. »

(S3v134-136) « Et concourrez au pardon de votre Seigneur, et à un Jardin (Paradis) large comme les cieux et la terre, préparé pour les pieux, qui dépensent dans l’aisance et dans l’adversité, qui dominent leur rage et pardonne à autrui, car Allah aime les bienfaisants. Et pour ceux qui s'ils ont commis quelque turpitude ou causé quelque préjudice à leurs propres âmes (en désobéissant à Allah), se souviennent d'Allah et demandent pardon pour leur péchés - et qui est-ce qui pardonne les péchés sinon Allah ? - et qui ne persistent pas sciemment dans le mal qu'ils ont fait. Ceux-là ont pour récompense le pardon de leur Seigneur, ainsi que les Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux pour y demeurer éternellement. Comme est beau le salaire de ceux qui font le bien ! »

(S3v200) « Ô les croyants ! Soyez endurants, incitez-vous à l'endurance, luttez constamment (pour les voies du bien et contre l'ennemi), et craignez Allah, afin que vous réussissiez ! »

(S4v58/59) « Certes, Allah vous commande de rendre les dépôts à leurs ayants droit, et quand vous jugez entre des gens, de juger avec équité. Quelle bonne exhortation qu'Allah vous fait ! Allah est, en vérité, Celui qui entend et voit tout. Ô les croyants ! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager, et à ceux d'entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-là à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleur interprétation (et aboutissement). »

(S4v86) « Si on vous fait une salutation, saluez d'une façon meilleure, ou bien rendez-la (simplement). Certes, Allah tient compte de tout. »

(S4v114) « Il n'y a rien de bon dans la plus grande partie de leurs conversations secrètes, sauf si l'un d'eux ordonne une charité, une bonne action, ou une conciliation entre les gens. Et quiconque le fait cherchant l'agrément d'Allah, à celui-là Nous donnerons bientôt une récompense énorme. »

(S49v6) « Ô vous qui avez cru ! Si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez bien clair (de crainte) que par inadvertance vous ne portiez atteinte à des gens et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait. »

(S4v135/136) « Ô les croyants ! Observez strictement la justice et soyez des témoins (véridiques) comme Allah l'ordonne, fût-ce contre vous mêmes, contre vos père et mère ou proches parents. Qu'il s'agisse d'un riche ou d'un besogneux, Allah a priorité sur eux deux (et Il est plus connaisseur de leur intérêt que vous). Ne suivez donc pas les passions, afin de ne pas dévier de la justice. Si vous portez un faux témoignage ou si vous le refusez, (sachez qu')Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. Ô les croyants ! Soyez fermes en votre foi en Allah, en Son Messager, au Livre qu'il a fait descendre sur Son Messager, et au Livre qu'il a fait descendre avant. Quiconque ne croit pas en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses Messagers et au Jour dernier, s'égare loin dans l'égarement. »

(S7v33) « Dis : “Mon Seigneur n'a interdit que les turpitudes (les grands péchés), tant apparentes que secrètes, de même que le (petit) péché, l'agression sans droit, d'associer à Allah ce dont Il n'a fait descendre aucune preuve, et de dire sur Allah ce que vous ne savez pas.” »

(S30v39) « Tout ce que vous donnerez à usure pour augmenter vos biens au dépens des biens d'autrui ne les accroît pas auprès d'Allah, mais ce que vous donnez comme Zakat tout en cherchant la Face d'Allah (Sa satisfaction), ceux-là verront (leurs récompenses) multipliées. »

(S48v29) « Mouhamed est le Messager d'Allah, et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, et miséricordieux entre eux. Tu les vois inclinés, prosternés, recherchant d'Allah grâce et agrément. Leurs visages sont marqués par la trace laissée par la prosternation. Telle est leur image dans la Thora. Et l'image que l'on donne d'eux dans l'Evangile est celle d'une semence qui sort sa pousse, puis se raffermit, s'épaissit, et ensuite se dresse sur sa tige à l'émerveillement des semeurs. (Allah) par eux (les croyants) remplit de dépit les mécréants. Allah promet à ceux d'entre eux qui croient et font de bonnes œuvres, un pardon et une énorme récompense. »

(S74v2-7) « Lève-toi et avertis. Et de ton Seigneur, célèbre la grandeur. Et tes vêtements, purifie-les. Et de tout péché, écarte-toi. Et ne donne pas dans le but de recevoir davantage. Et pour ton Seigneur, endure. »

(S76v7-11) « Ils (les pieux) accomplissent leurs vœux, redoutent un jour dont le mal s'étendra partout, et offrent la nourriture, malgré son amour (importance, besoin, altruisme), au pauvre, à l'orphelin et au prisonnier (disant) : “C'est pour le visage d'Allah que nous vous nourrissons. Nous ne voulons de vous ni récompense ni gratitude. Nous redoutons, de notre Seigneur, un Jour (du Jugement Dernier) terrible et catastrophique.” Allah les protégera donc du mal de ce jour-là, et leur fera rencontrer la splendeur et la joie. »

(S22v77/78) « Ô vous qui croyez ! Inclinez-vous, prosternez-vous, adorez votre Seigneur, et faites le bien. Peut-être réussirez vous ! Et luttez pour Allah avec tout l'effort qu'Il mérite. C'est Lui qui vous a élus ; et Il ne vous a imposé aucune gêne dans la religion, celle de votre père Abraham, lequel vous a déjà nommés “musulmans” avant (ce Livre) et dans celui-là (le Coran), afin que le Messager soit témoin contre vous, et que vous soyez vous-mêmes témoins contre les gens. Accomplissez donc la Salat (prière), acquittez la Zakat et attachez-vous fortement à Allah. C'est Lui votre Maître. Et quel Excellent Maître ! Et quel Excellent soutien ! »


Selon Abou Soufyan Ibn Harb (SDP), Héraclius demanda à Abou Soufyan : « Qu'est-ce qu'il (le Prophète Mouhamed) vous ordonne de faire ? » Je répondis : « Il nous demande d'adorer Dieu sans rien Lui associer, de délaisser les croyances (idoles) de nos pères, d'accomplir la prière, d'être sincères, de garder notre chasteté, et de préserver les liens de parenté. » (Boukhari et Mouslim)

Aalqama Ibn Alharith (SDP) raconte : Je suis parti avec des six membres de ma tribu pour visiter le Prophète (SBDSL) et nous avons témoigné des préceptes principaux de l'islam. Puis nous avons évoqués celles que nous estimions avoir dans notre tribu : la reconnaissance dans l'aisance, la patience dans les épreuves, la fermeté sur les terrains de guerre, l'acceptation du destin amer et ne pas s'en réjouir (excessivement du bon et du mauvais destin), et saisir l'occasion du malheur de nos ennemis (ou/et patienter quand nos ennemis profitent de notre malheur). » Le Prophète (SBDSL) dit : « Erudits, cultivés et éduqués, presque comme des Prophètes par des qualités tellement nobles ! » Puis il nous sourit puis conseilla : « Et moi je vous conseille cinq qualités pour qu'Allah vous complète les qualités du bien : n'amassez pas ce que vous ne consommez pas, ne construisez pas ce que vous n'habitez pas, ne vous concurrencez pas pour ce dont vous disparaîtrez demain, soyez pieux envers Allah auquel vous serez rassemblés et devant lequel vous vous présenterez, et désirez ce vers quoi vous irez et où vous serez éternels (Paradis par les bonnes actions). »

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Gare à la prière de l'opprimé car il n'y a pas de voile entre elle et Allah. »

Le Prophète Mouhamed (SBDSL) a dit : « Mangez, buvez, habillez-vous, et faites l'aumône sans gaspillage ni ostentation. »

Selon Abdullah Ibn Amr Ibn Al As (SDP), un homme demanda au Messager de Dieu (SBDSL) quel était le meilleur aspect de l'islam. Il dit : « Tu offres à manger et tu salues celui que tu connais comme celui que tu ne connais pas. » (Boukhari et Mouslim)

Abou Said Al Khoudri (SDP) rapporte qu’il a entendu le Messager de Dieu (SBDSL) dire : « Que celui d’entre vous qui voit une chose répréhensible (comme un vol) la corrige avec sa main ! S’il ne le peut pas avec sa main, qu’il la corrige avec sa langue ! S’il ne le peut avec sa langue, que ce soit avec son cœur, et c’est là le degré le plus faible de la foi. » (Mouslim)

Le Prophète (SBDSL) a dit : « La foi comporte un peu plus de soixante-dix branches. La plus noble est l’affirmation qu’il n’y a pas de divinité à part Allah, et la plus infime est l’action de retirer de la route ce qui peut nuire aux passants. La pudeur est une de ces branches de la foi. » (URA)

D'après Ibn Umar (SDP), l'Envoyé de Dieu (SBDSL) a dit : « Les miséricordieux recevront la miséricorde du Miséricordieux, qu'Il soit exalté. Soyez miséricordieux envers ceux qui sont sur terre. Celui qui est aux cieux le sera envers vous. » (Ahmad, Mouslim et Abou Dawoud)

(ExtHadith) Le Messager d’Allah (SBDSL) a dit : « Soyez conciliants et bienfaisants, car Allah aime les bienfaisants. » (Abou Dawoud)

Selon Abou Said Al Khoudri (SDP), le Prophète (SBDSL)  a dit : « Méfiez-vous de cette pratique qui consiste à vous asseoir dans les rues ! » Ils (ses compagnons) dirent : « Ô Messager de Dieu ! Nous ne pouvons nous en passer car c’est là pour nous l’occasion de parler entre nous. » Le Messager de Dieu  (SBDSL) leur dit alors : « Si vous tenez absolument à cette pratique, donnez au moins à la rue son droit . » Ils dirent : « Et quel est le droit de la rue, ô Messager de Dieu ? » Il dit : « Abaisser le regard, s'abstenir de faire du tort, répondre au salut, ordonner le convenable et réprouver le blâmable (plus dans une autre version : et utiliser des belles paroles). »  Le Prophète (SBDSL) a dit : « Quatre marques, celui qui les réunit toutes est un parfait hypocrite. Celui qui en détient une seule est marquée par l’hypocrisie jusqu’à ce qu’il s’en débarrasse. Quand on lui confie un dépôt, il le trahit. Quand il parle, il ment. Quand il signe un pacte, il ne le respecte pas. Quand il est en litige, il transgresse les règles de la justice et de la morale. » (URA)

Selon Abou Hourayra (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « On reconnaît l’hypocrite à l’une de ces trois caractéristiques : Quand il parle il ment. Quand il promet il ne tient pas sa promesse. Quand on lui confie un dépôt il le trahit. » (Boukhari et Mouslim)

Selon Abou Isa al-Mughira ibn Shouba (SDP), le Prophète de Dieu (SBDSL) a dit : « Dieu le Très-Haut vous a interdit de rompre les liens avec vos mères, de ne pas vous acquitter de vos obligations, de demander ce qui ne vous est pas dû, et d'enterrer vos filles vivantes. Il Lui répugne également de vous voir rapporter tout ce que vous entendez sans distinction, de poser trop de questions (ou de demander avec insistance ce qui s'avère excessif, inutile, ou peu convenable), et de dilapider vos biens. » (Boukhari et Mouslim)

Abdullâh Ibn Amr Ibn Al Âs (SDP) rapporte, le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Le mouslim (le musulman) est celui dont les musulmans sont à l’abri du mal de sa langue et de ses mains. Le mujaher (l'émigré) est celui qui délaisse ce que Dieu lui a interdit. » (Boukhari et Mouslim)

Le Prophète Mouhamed (SBDSL) a dit : « Crains pieusement Allah, quel que soit l’endroit où tu te trouves (seul ou avec les gens). Fais suivre la mauvaise action par la bonne et voilà qu’elle l’efface. Sois affable et courtois avec les gens. » Le Prophète Mouhamed (SBDSL) a dit : « Quiconque désire être écarté du feu et entrer au Paradis se doit de croire en Dieu et au Jour du Jugement Dernier lorsque la mort le surprendra, et de traiter autrui comme il aime à être traité. » (Ahmad, Thirmidi et Ibn Maja)

Le Messager d'Allah (SBDSL) dit une fois à Ashaj Abdulkays : « Il y a en toi deux qualités que Dieu aime : la clémence (mansuétude) et la patience. »  Le Prophète (SBDSL) a dit : Dieu le Très-Haut a dit : « Mon amour est acquis de droit à ceux qui s’aiment en Moi, qui se visitent en Moi (dont pour la prédication), qui se réunissent en Moi, se séparent en Moi, et se font des cadeaux en Moi. » (Mâlek)  Un compagnon rapporte : J’ai dit : « Ô Messager de Dieu ! Dis-moi sur l’islam quelques paroles sur lesquelles je n’interrogerai personne d’ autre que toi. » Il dit : « Dis : "j'ai cru en Dieu", puis suis le droit chemin. » (Mouslim)

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Jamais le croyant n’aura assez de faire du bien jusqu’à ce que le Paradis soit son étape finale. » (Tirmidhi)

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Vous ne pouvez pas donner de l’argent à tout le monde, mais vous pouvez leur monter un visage radieux (souriant) à tous et leur faire preuves de bonne moralité constamment. » (Tirmidhi)

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Ne sous estimez pas la bonne action même en offrant de l'eau de votre seau à celui qui en demande ou en accueillant votre frère avec un visage radieux. » (Mouslim)

Selon Abou Hourayra (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « La parole gentille est déjà une aumône. » (Boukhari et Mouslim)

Le Messager d’Allah (SBDSL) a dit : « Allah ne m’a point envoyé (et donc aussi les musulmans) aux gens pour leur rendre la vie difficile ou pour souhaiter leur perte. Allah m’a plutôt envoyé en tant qu’enseignant et pour rendre la vie facile aux gens. » (Mouslim)

Le Messager d’Allah (SBDSL) a dit : « Enseignez, facilitez et ne compliquez pas les choses ! Annoncez la bonne nouvelle et ne faites pas fuir les gens et si l’un d’entre vous se met en colère qu’il se taise. » (Hakim)

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Dieu est doux  et Il aime la douceur. Il donne pour la douceur ce qu’Il ne donne pas pour la violence ni toute autre chose. » (Mouslim)

Le prophète (SBDSL) a dit : « Quand la douceur est dans quelque chose, elle ne peut que l'embellir, et quand elle en est retirée, elle ne peut que l'enlaidir. »

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Si la douceur était une créature visible, il n'y aurait rien de plus beau. » Selon Aïcha (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Dieu est doux et Il aime la douceur en toute chose. » (Boukhari et Mouslim)

Jarir Ibn Abdullah (SDP) rapporte qu'il a entendu le Messager de Dieu (SBDSL) dire : « Celui qui est privé de douceur est privé de tout bien. » (Mouslim)

Selon Ibn Masoud (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Vous dirais-je qui sera préservé du Feu ? Sera préservé du Feu tout homme aimable, humble, doux et de tempérament facile. » (Tirmidhi)

Abou Hourayra (SDP) rapporte : Un bédouin urina une fois dans la mosquée. Les gens se levèrent en vue de le réprimander lorsque le Prophète (SBDSL) les interpella en ces termes : « Laissez-le et versez un seau d'eau sur son urine. Vous n'avez été envoyés que pour faciliter (les choses) et non pour les rendre difficiles. » (Boukhari)

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Voulez-vous que je vous dise qui est interdit au feu ? Tout homme à l’abord facile, humble, doux et peu exigeant. » (Tirmidhi)

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Mettez-vous à l’abri du feu de l’Enfer ne serait-ce que par le don d'un morceau de datte ; si vous ne la trouvez pas, alors par une bonne parole. » (URA)

Abou Tamima Alhoujaymi raconte : Le Prophète (SBDSL) a dit à un homme venu lui demander conseil : « N'insulte personne (ni rien). » L'homme dit (vers la fin de sa vie) : « Je n'ai jamais rien insulté, même un chameau ou une chèvre, depuis que le Messager d'Allah me l'a conseillé. »

Selon Anas (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Facilitez et ne rendez pas la tâche pénible, annoncez la bonne nouvelle et ne faites pas fuir les gens. » (Boukhari et Mouslim)

Ibn Abbas (SDP) rapporte : « Nous faisions route en compagnie du Prophète (SBDSL) au retour de Arafa lorsque ce dernier entendit un vacarme ahurissant accompagné de coups et de blatèrements de chameaux. Il sermonna alors les gens en ces termes : « Ô hommes, faites les choses avec sérénité, car le bien ne vient jamais avec la précipitation (ou la violence). » (Boukhari et Mouslim)

Aïcha (SDP) rapporte : « Les paroles du Prophète (SBDSL) étaient claires et comprises de tous. »

Selon Ibn Omar (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Lorsque vous êtes trois, ne discutez pas à deux à voix basse en excluant le troisième (mais permis à partir de quatre personnes). »

Selon Anas (SDP), le Prophète (SBDSL), quand il prononçait un mot, le répétait trois fois afin qu’il fût bien compris. Quand il se rendait chez des gens, il les saluait trois fois. » (Boukhari)

Selon Iyad Ibn Himar (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Les gens du Paradis se classent en trois catégories : un homme de pouvoir juste et agréé de Dieu, un homme clément et sensible à l'égard de tout proche et de tout musulman, et un homme qui s'abstient de mendier et s'attache à cela malgré une famille à charge. » (Mouslim)

Selon Abdullah Ibn Amr Ibn Al As (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Ceux qui font preuve d'équité seront auprès de Dieu sur des chaires de lumière : ce sont ceux qui se montrent justes dans leurs jugements, avec leur famille et avec ceux qui sont sous leur commandement. » (Mouslim)

Abou Saïd Alkhouddri (SDP) a dit : « Le Prophète (SBDSL) était plus pudique que la vierge dans son gynécée, c'est-à-dire la chambre dans laquelle se retire la jeune fille non mariée (pendant la visite d'hommes étranger à sa famille). »

Thabit (SDP) rapporte ces propos d'Anas (SDP) : « Je jouais avec des enfants lorsque le Prophète (SBDSL) arriva. Il me salua puis me confia une tâche, si bien que je rentrai chez ma mère en retard. Lorsque je rentrai, elle me demanda : « Qu'est-ce qui t'a donc retenu ? » Je répondis : « Le Prophète m'a confié une tâche. » Elle me dit : « Et en quoi consiste cette tâche ? » Je dis : « C'est un secret. » Elle me dit alors : « Ne divulgue en aucun cas les secrets du Prophète (et des gens). » Anas ajouta : « Par Dieu, si je devais le divulguer à quelqu'un, ce serait à toi Thabit. » (Mouslim)

Aïcha (SDP) rapporte : « Chaque fois que le Prophète (SBDSL) était face à une alternative, il choisissait toujours la solution la plus simple tant qu'elle ne constituait pas un péché. Mais si c'était un péché, il en était le plus éloigné des hommes. Le Prophète ne s'est jamais vengé pour lui-même, sauf si les interdits divins étaient bafoués. Dans ce dernier cas, il se vengeait pour Dieu le Très-Haut. » (Boukhari et Mouslim)

D'après Oqba Ibn Amir (SDP) : J'ai rencontré le Prophète (SBDSL) alors j'ai pris sa main et j'ai dit : « Ô Messager d'Allah ! Informe moi des actes méritoires. » Le Prophète (SBDSL) me dit: « Ô Oqba ! Lie les liens avec celui qui les a coupé avec toi, donne à celui qui t'a privé, pardonne à celui qui a été injuste envers toi, et certes celui qui veut que sa vie soit prolongée et que sa subsistance soit augmentée qu'il lie ses liens de parenté. » (Ahmed)  Selon Abou Moussa (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Celui qui traverse l’une de nos mosquées ou de nos rues commerçantes portant une flèche (ou un couteau), qu’il tienne sa pointe dans sa main de peur de blesser un musulman (quelqu'un). » (Boukhari et Mouslim)

Al Barâ Ibn Âzab (SDP) a dit : « Le Messager de Dieu (SBDSL) nous a prescrit de faire sept choses et d’en éviter sept autres :
Celles qu’il nous a prescrites sont de rendre visite au malade, de suivre les cortèges funèbres, de dire à celui qui éternue « Que Dieu te soit miséricordieux », de considérer véridique les propos de celui qui jure, de secourir l’opprimé, de répondre à l’invitation, de saluer les autres (et donner le conseil en toute loyauté quand cela nous est demandé).
Celles qu’il nous a interdites sont de porter des bagues d’or, de boire dans les récipients d’argent, de nous asseoir sur des coussins en soie, de nous vêtir de qasi (mélange de soie et de cotons), de porter des vêtements de soie, de brocart et de satin. » (Boukhari et Mouslim)
Dans une autre version il y dans les sept premières recommandations : « Renseigner celui qui a perdu un objet ou un animal. »

Anas (SDP) rapporte que le Messager d'Allah (QSBDSL) a dit : « Fiston ! Si tu peux te lever et te coucher sans avoir dans ton coeur un mauvais sentiment pour quiconque, alors fais-le. » Puis il ajouta : « Cela fait partie de ma tradition, quiconque aime ma tradition m'a aimé, et quiconque m'a aimé sera avec moi au Paradis. » (Tirmidhi)

(Evangile de Jésus Christ selon saint Jean, 13:34) Jésus a dit : « Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. »

(Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu) « Les pharisiens, ayant appris qu'il avait réduit au silence les sadducéens, se rassemblèrent, et l'un d'eux, docteur de la loi, lui fit cette question, pour l'éprouver: Maître, quel est le plus grand commandement de la loi ? Jésus lui répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C'est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes (et s'incarne déjà l'évidence qu'il s'agit de la définition authentique de la vie). »

(Evangile de Jésus Christ selon saint Marc, 10 :19) : « Tu connais les commandements: Tu ne commettras point d'adultère; tu ne tueras point ; tu ne déroberas point ; tu ne diras point de faux témoignage ; tu ne feras tort à personne; honore ton père et ta mère. »

(Evangile de Jésus Christ selon saint Luc, 16:10) : « Celui qui est fidèle dans les moindres choses l'est aussi dans les grandes, et celui qui est injuste dans les moindres choses l'est aussi dans les grandes. »

(Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 23:14,23,25,26) : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous dévorez les maisons des veuves, et que vous faites pour l'apparence de longues prières ; à cause de cela, vous serez jugés plus sévèrement. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous payez la dîme de la menthe, de l'aneth et du cumin, et que vous laissez ce qui est plus important dans la loi, la justice, la miséricorde et la fidélité : c'est là ce qu'il fallait pratiquer, sans négliger les autres choses. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat (cœur ostentatoire et cupide), et qu'au dedans ils (vos cœurs) sont pleins de rapine et d'intempérance. Pharisien aveugle! nettoie premièrement l'intérieur de la coupe et du plat, afin que l'extérieur aussi devienne net.… »

Relation homme femme hors mariage : 

Le premier regard est pour soi et le deuxième regard contre soi, en particulier si la personne est déjà mariée, sauf si c'est dans une intention sincère de mariage.

3) Relation fraternelle (entre coreligionnaires)

Une des bases essentielles de l'islam est la bonne entente entre coreligionnaires, puisque représentant une des meilleures relations pour exprimer la dignité et conservant la protection divine sur la communauté musulmane par la préservation de l'union. Par conséquent soigner la fraternité religieuse devient une priorité surtout qu'attirant aussi beaucoup les gens à l'islam.Les compagnons (SDP) s'attachaient à être unis dans les décisions et les lois, et étaient soucieux d'éviter la division et la dispute entre eux dans la prêche pour Allah et son Messager et dans l'effort et le combat pour Sa cause.

Tabarani rapporte : Abdallah Ibn Masooud (SDP) a dit : « Ô Musulmans ! Vous devez obéir et vous attacher au groupe, car c'est la corde d'Allah à laquelle Il a ordonné de s'attacher. Ce qui vous gêne dans le groupe est meilleur que ce que vous appréciez dans la division. »

(ExtHadith) Le Messager d’Allah (SBDSL) a dit : « Soyez conciliants et bienfaisants, car Allah aime les bienfaisants. » (Abou Dawoud)

Abou Calih Alrifari (SDP) rapporte : Omar Ibn Alkhattab (SDP) se rendait régulièrement une vieille aveugle pauvre à l'extrémité de Médine. Il allait chez elle la nuit pour lui ramener de l'eau, jeter ses déchés et vaquer à ses besoins, mais il trouvait à chaque fois que quelqu'un l'avait précédé et s'était occupé de toutes ses affaires. Il vint une fois à une heure inhabituelle et arriva en premier, Omar guetta l'autre personne et vit que c'était Abou Bakr alors qu'il était calife (qui s'était présenté sous un de ses surnoms à la dame afin de cacher pieusement ses actions pour Dieu). Omar s'exclama : « Par ma vie, c'est toi ! »
Un rajout précise qu'après la mort d'Abou Bakr, Omar qui était devenu calife le remplaça et qu'au moment de partir la première fois, la vieille aveugle pauvre se réveilla pendant la nuit, se leva puis se mit à pleurer car elle savait que l'ancienne personne qui s'occupait d'elle était morte, ce qui étonna Omar qui lui demanda : « comment le sais-tu ? » Elle répondit : « parce qu'il prémâchait mes dattes (car souvent sèches et donc pas chères puisque elle était pauvre et qu'Abou Bakr connût aussi des périodes de difficultés financières) car il avait remarqué que je n'ai plus de dents. » Alors Omar pleura son grand ami avec elle.

Souleym Ibn Qays Alaamiri rapporte qu'Ali (SDP) a dit à Ibn Alkawwa : « Par Allah ! S'attacher au groupe consiste à s'allier aux partisans de la vérité (religieuse), même s'ils sont peu nombreux. La division est de s'allier aux partisans de l'erreur, si nombreux soient-ils. »

(S26v215-217) « Et abaisse ton aile (sois humblement miséricordieux et bienveillant) pour les croyants qui te suivent. Mais s'ils te désobéissent, dis-leur : “Moi, je désavoue ce que vous faites.” Et place ta confiance dans le Tout Puissant, le Très Miséricordieux. »

(ExtHadith) Mouawiya Ibn Hakim as-Sulami (SDP) rapporte : Tandis que j'accomplissais la Salat en compagnie du Prophète (SBDSL), l'un des fidèles éternua. Je lui dis alors : « Que Dieu te bénisse ! » Ceux qui étaient présents me foudroyèrent du regard. Je repris alors : « Par la perte de ma mère, qu'avez-vous donc à me regarder de la sorte ? » Ils se mirent alors à se frapper les cuisses avec leurs mains. Lorsque je compris qu'ils voulaient me faire taire, je me tus. Quand le Prophète qui m'est plus cher que père et mère termina la salat, il ne me réprimanda pas, ne me frappa pas, et ne m'insulta pas non plus. Je n'ai connu de ma vie meilleur instructeur. Il me dit (agréablement) : « Au cours de cette Salat, il n'est pas permis de prononcer des paroles (non rituelles). Elle est constituée uniquement de louanges, de glorifications et de la récitation du Coran. »

(S61v4) « Allah aime ceux qui combattent (fraternellement) dans Son chemin en rang serré pareils à un édifice renforcé. »

(S3v159) « C'est par quelque miséricorde de la part d'Allah que tu (Mouhamed) as été si doux envers eux (ses compagnons) ! Mais si tu étais rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage. Pardonne-leur donc, implore pour eux le pardon (d'Allah), et consulte-les à propos des affaires. Puis une fois que tu t'es décidé, confie-toi donc à Allah, Allah aime, en vérité, ceux qui Lui font confiance. »

(ExtS47v19) « Sache donc qu'en vérité, il n'y a point de divinité à part Allah, et implore le pardon pour ton péché, ainsi que pour les croyants et les croyantes. »

(S3v103-105) « Et cramponnez-vous tous ensemble au “Habl” (câble vertical moral) d'Allah et ne soyez pas divisés, et rappelez-vous le bienfait d'Allah sur vous : lorsque vous étiez ennemis, c'est Lui qui réconcilia vos cœurs. Puis par Son bienfait, vous êtes devenus frères. Et alors que vous étiez au bord d'un abîme de Feu (guerre, Enfer), c'est Lui qui vous en a sauvés. Ainsi, Allah vous montre Ses signes afin que vous soyez bien guidés. Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable, car ce seront eux qui réussiront. Et ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et se sont mis à disputer, après que les preuves leur furent venues, et ceux-là auront un énorme châtiment. »

(S3v118) « Ô les croyants, ne prenez pas de confidents en dehors de vous-mêmes »

(S58v9) « Ô vous qui avez cru ! Quand vous tenez des conversations secrètes, ne vous concertez pas pour pécher, transgresser et désobéir au Messager, mais concertez-vous dans la bonté et la piété. Et craignez Allah vers qui vous serez rassemblés. »

(S49v9-12) « Et si deux groupes de croyants se combattent, faites la conciliation entre eux. Si l'un d'eux se rebelle contre l'autre, combattez le groupe qui se rebelle jusqu'à ce qu'il se conforme à l'ordre d'Allah. Puis s'il s'y conforme, réconciliez-les avec justice et soyez équitables car Allah aime les équitables. Les croyants sont des frères. Etablissez la concorde entre vos frères, et craignez Allah, afin qu'on vous fasse miséricorde, ô vous qui avez cru ! Qu'un groupe ne se raille pas d'un autre groupe : ceux-ci sont peut-être meilleurs qu'eux. Et que des femmes ne se raillent pas d'autres femmes : celles-ci sont peut-être meilleures qu'elles. Ne vous dénigrez pas et ne vous lancez pas mutuellement des sobriquets (injurieux). Quel vilain mot que “perversion” lorsqu'on a déjà la foi . Et quiconque ne se repent pas, ceux-là sont les injustes. Ô vous qui avez cru ! Evitez de trop conjecturer (sur autrui) car une partie des conjectures est péché. Et n'espionnez pas, et ne médisez pas les uns des autres. L'un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort ? (Non !) Vous en auriez horreur. Et craignez Allah, car Allah est Grand Accueillant au repentir, Très Miséricordieux. »

(S2v148) « A chacun une orientation vers laquelle il se tourne. Rivalisez donc dans les bonnes œuvres. Où que vous soyez, Allah vous ramènera tous vers Lui, car Allah est certes Omnipotent. »


Selon Abou Hourayra (SDP) le Prophète (SBDSL) a dit : Les droits du musulman envers son frère sont au nombre de cinq : lui rendre le salut, lui rendre visite lorsqu'il est malade, suivre son cortège funèbre, répondre à son invitation, et lui dire lorsqu'il éternue « Que Dieu te fasse miséricorde ».

Abou Fekhita rapporte : Abou Moussa Alachaari visita Alhasan Ibn Ali (SDP) qui était malade. Ali entra et demanda : « Viens-tu visiter à cause de la maladie, Abou Moussa ? -Oui, chef des croyants. C'est a cause de la maladie. -Alors j'ai entendu le Messager d'Allah (SBDSL) dire : Tout musulman qui visite un musulman malade, soixante-dix milles anges prieront en sa faveur du matin au soir, et Allah Elevé lui donnera un aqueduc au Paradis (bassin pour arroser les dattiers). »

Selon Abou Houreyra (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Par Celui qui tient mon âme dans Sa Main, vous (musulmans) n'entrerez au Paradis que lorsque croirez et vous ne croirez vraiment que lorsque vous vous aimerez. Voulez-vous que je vous indique une chose qu'en la faisant vous vous aimerez ? Saluez-vous les uns les autres. » (Mouslim)

Selon Ali (SDP) le Prophète (SBDSL) a dit : « Il n'est pas un musulman qui rend visite le matin à son frère (dont aussi lors de la prédication) sans que soixante-dix mille anges prient sur lui jusqu'au soir. Et s'il lui rend visite le soir, soixante-dix mille anges prient sur lui jusqu'au matin et il aura à sa disposition au Paradis des fruits fraîchement cueillis. » (Tirmidhi)

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Ne néglige aucune œuvre de bien, pas même le fait de rencontrer ton frère avec un visage radieux. » (Mouslim et Timirdhi)

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Sourire à son frère est une aumône. » (Tirmidhi)

Abou Dharr rapporte le Prophète (SBDSL) m’a dit : « Ne méprise aucune bonne action si petite soit-elle, comme le fait d’accueillir ton frère avec un visage souriant. » (Mouslim)

Jondob (SDP) rapporte : Quand le Messager d'Allah (SBDSL) rencontrait ses compagnons, il leur serrait la main avant de les saluer.

Abou Houreyra (SDP) précise que le Prophète (SBDSL) a dit : « Quand le musulman serre la main à son frère, leurs péchés tombent comme les feuilles d'un arbre (qu'on secoue). »

Anas (SDP) rapporte : Un homme demanda : « Ô Messager d'Allah ! Quand l'un de nous rencontre son frère ou son ami, doit-il se courber devant lui ? -Non.  Doit-il le serrer et l'étreindre ? -Non (dans une autre version : à moins qu'il rentre de voyage, et selon la vie de Omar dans des ressentis de grande fraternité ou des moments particuliers comme lors d'un deuil). -Alors il lui serre la main ? -Oui. »

Toujours selon lui, le Messager de Dieu (SBDSL) a dit: « Ô musulmanes ! Ne méprisez aucun cadeau que vous faites à votre voisine si petit soit-il, ne serait-ce que le sabot d’un agneau. » (Boukhari et Mouslim)

Selon Abdullah Ibn Omar (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Le meilleur compagnon au regard de Dieu est celui qui est le plus bienveillant pour ses propres compagnons, et le meilleur voisin au regard de Dieu est celui qui se montre le plus serviable pour ses voisins. » (Tirmidhi)

Le Prophète (SBDSL) a dit : : « Un sourire fait à ton frère est une aumône, ordonner le bien ou interdire le mal est une aumône, orienter un homme ayant perdu son chemin est une aumône, guider l'aveugle dans la rue est une aumône, dégager du chemin ce qui nuit ou gêne est une aumône, verser l'eau de ton seau (que tu viens de remplir du puits) dans le seau de ton frère est aussi une aumône. » (Tirmidhi)

Selon Abou Masoud Al Badri (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Quand l'homme fait une dépense pour sa famille, y recherchant la satisfaction de Dieu, cela lui est compté comme aumône. » (Boukhari et Mouslim)

Selon Thawbàn Ibn Yohdod (SDP), l'affranchi du Messager de Dieu, le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Le meilleur dinar que dépense l'homme est celui qu'il dépense pour sa famille, puis celui qu'il dépense pour sa monture consacrée au service de Dieu, puis celui qu'il dépense pour ses compagnons au service de Dieu. » (Mouslim)

Selon Tamîn Ibn Aws ad-Darî (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « La religion c’est le bon conseil et la loyauté. » Nous demandâmes : « Vis-à-vis de qui ? » Il dit : « Vis-à-vis de Dieu, de Son Livre, de Son Messager, des chefs et de l'ensemble de la communauté musulmane. »

Jarîr Ibn Abdullâh (SDP) a dit : « J’ai fait acte d’allégeance au Messager de Dieu (SBDSL) en m’engageant à faire la prière selon toutes ses règles, à faire l’aumône, et à être loyal dans mon conseil et dans mes sentiments envers tout musulman. » (Boukhari et Mouslim)

D’après Anas (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Aucun d’entre vous ne peut se prétendre croyant jusqu’à ce qu’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même. » (Boukhari et Mouslim)

Selon Abou Moussa (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit tout en croisant ses doigts : « (Pareil à cette image) Le croyant est pour son frère tel un édifice dont les pierres se soutiennent les unes par rapport aux autres. » (Boukhari et Mouslim)

Selon An-Nomân Ibn Bashir (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « L'image des croyants dans l'amour, la miséricorde et l'affection qu'ils se portent, est comparable à celle d'un même corps : lorsqu'un membre se plaint de quelque douleur, c'est l'ensemble du corps qui en pâtit par l'insomnie et la fièvre. » (Boukhari et Mouslim)

Selon Abou Hourayra (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : Un homme rendit visite à l'un de ses frères (coreligionnaires) qui habitait dans un autre village. Dieu envoya un ange sur son chemin. Lorsqu'il arriva, l'ange lui demanda : « Où vas-tu ? » L'homme lui dit : « Je vais rendre visite à un frère qui habite ce village. » L'ange lui dit : « Lui as-tu confié quelque chose dont tu voudrais t'assurer du bon état ? » Il dit : « Non, si ce n'est du fait que je l'aime en Dieu, répondit l'homme. » L'ange lui dit alors : « Je suis envoyé à toi de la part de Dieu pour te dire que Dieu t'a aimé comme tu as aimé en Lui cette personne. » (Mouslim)

Toujours selon lui (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : Un héraut interpelle celui qui rend visite à un malade ou à un de ses frères en Dieu en ces termes : « Béni sois-tu ! Que ta marche te soit grandement récompensée ! Puisses-tu acquérir une place au Paradis ! » (Tirmidhi)

Selon Abou Mousa Al Ashari (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « La compagnie de l'homme pieux et celle de l'homme mauvais sont respectivement comparables à celle du porteur de musc et du forgeron. Le porteur de musc ou bien te donne un peu de son musc, ou bien te le vend, ou bien tu jouis de sa bonne odeur. Quant au forgeron, soit il brule tes vêtements, soit il émane de lui une odeur désagréable. » (Boukhari et Mouslim)

D'après Abou Umâma (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Je garantie une maison dans la périphérie du Paradis à celui qui délaisse la polémique même si il a raison, une maison au milieu du Paradis à celui qui délaisse le mensonge même si il plaisante, et une maison en haut du Paradis à celui qui améliore son comportement. » (Abou Dawoud)

Selon Abou Houreyra (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Si l'on m'invite à manger un pied ou une épaule de mouton, j'accepte l'invitation, et si on me les offre, je les accepte également. » (Boukhari)

Selon Abdallah Ibn Bosr (SDP), lorsque de nombreuse personnes mangèrent dans le grand plat que le Messager d'Allah proposa, il se mit assis sur ses genoux en disant à un nomade qui l'interrogeait sur cette position : « Allah a fait de moi un noble serviteur et non un oppresseur arrogant (pour cela, je prends une position humble. »

Abou Nouaaym rapporte : Ibn Aabbes (SDP) a dit : «Je préfère subvenir aux besoins d'une famille musulmane pendant un mois, une semaine, ou une durée qu'Allah veut, plutôt que d'accomplir pèlerinage après pèlerinage.»

Selon Ousama Ibn Zayd, le Prophète (SBDSL) a dit : « Celui à qui l’on aura rendu service et qui dira à cette personne « Djâzaka Allahu khayran,qu'Allah te récompense en bien » l'aura pleinement (suffisamment) remerciée (ou récompensé, bien qu'un cadeau ne soit pas interdit). »
Autre sens possible : « Celui qui aura rendu service et à qui l'on dira « Djâzaka Allahu khayran, qu'Allah te récompense en bien », aura été suffisamment remercié (ou récompensé, bien qu'un cadeau ne soit pas interdit). » (Tirmidhi)

Selon Abou Said Al Khoudri (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Ne prends pour compagnon qu'un croyant, et ne partage ton repas qu'avec un homme pieux (sauf si pour nourrir une personne affamée ou une personne âgée, ou pour prêcher quelqu'un). » (Abou Dawoud et Tirmidhi)

Selon Abou Hourayra (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « L'homme a la religion de son compagnon. Soyez donc vigilants quant au choix de celui que vous prenez pour ami. » (Abou Dawoud et Tirmidhi)
Commentaire : En effet si une personne fréquente des gens désaxés moralement, elle finira comme eux par ne pouvoir avancer droit telle une roue voilée détournant l'orientation d'un vélo.

Selon Abou Hourayra (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Les gens sont comparables à des minerais tels l'or et l'argent. Les meilleurs d'entre eux au temps de l'ignorance sont les meilleurs en islam, à condition qu'ils aient bien compris leur religion. Les âmes sont comparables à des armées mobilisées : celles qui se reconnaissent s'unissent (comme amis), alors que celles qui n'ont point d'affinités sont en désaccord. » (Mouslim)
Commentaire : En effet comme le changement du caractère et de comportement est plus difficile, plus long, voire impossible dans certains aspects quand leurs niveaux ont été souvent mauvais, les personnes portant le mieux les qualités morales avant de devenir musulmanes les épanouissent encore plus à travers l'islam d'autant plus que développées et demandées par cette religion dont pour attirer grandement l'humanité vers elle.

Selon Abou Musa Al Ashari (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Chacun sera (dans l'autre monde) avec celui qu'il aura aimé (dans ce monde). » (Boukhari et Mouslim)

Selon Ibn Omar (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Le musulman est le frère du musulman. Il ne lui fait pas d'injustice et ne le trahit point. Celui qui œuvre à satisfaire le besoin de son frère (ou lui vient en aide), Dieu sera là pour lui satisfaire le sien (ou l'aidera). Celui qui dissipe une situation affligeante à un musulman, Dieu lui en dissipera une de celles du Jour de la Résurrection. Celui qui couvre (le péché d')un musulman, Dieu le couvrira le Jour de la Résurrection. » (Boukhari et Mouslim)
Autre traduction : Selon Ibn Omar (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Le musulman est le frère du musulman. Il ne lui fait pas d'injustice et ne le trahit point. Celui qui œuvre à satisfaire le besoin de son frère, Dieu sera là pour lui satisfaire le sien. Celui qui dissipe une situation affligeante à un musulman, Dieu lui en dissipera une de celles du Jour de la Résurrection. Celui qui couvre (le péché non social) d'un musulman, Dieu le couvrira le jour de la Résurrection. » (Boukhari et Mouslim)

Selon Abou Hourayra (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Le musulman est le frère du musulman. Il ne le trahit pas, ne lui ment pas, et ne se refuse jamais à le secourir. Tout musulman est sacré pour tout autre musulman : son honneur, ses biens et son sang (son corps, sa famille). La piété est ici (et il fit signe trois fois à sa poitrine). Il suffit à quelqu’un pour être mauvais de mépriser son frère musulman. » (Tirmidhi)

Selon Abou Hourayra (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Le musulman est le frère du Musulman. Il ne le trahit pas, ne lui ment pas, et ne se refuse jamais à le secourir. Tout musulman est sacré pour tout autre musulman : son honneur, ses biens et son sang. La piété est ici (et il fit signe trois fois à sa poitrine). Il suffit à quelqu’un pour être mauvais de mépriser son frère musulman. » (Tirmidhi)

Selon Abou Hourayra (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Ne soyez pas envieux les uns des autres. Ne truquez point les enchères. Ne vous détestez pas et ne vous tournez pas le dos les uns aux autres. Ne faites pas de surenchère et soyez, ô serviteurs de Dieu, frères. Le musulman est le frère du musulman. Il ne lui fait pas d’injustice, ne le méprise pas et ne lui refuse pas son secours. La piété est ici (en désignant sa poitrine trois fois de suite). Il suffit à quelqu’un, pour être mauvais, de mépriser son frère musulman. Tout Musulman est sacré pour tout autre musulman : son sang, ses biens et son honneur. » (Mouslim)

Selon Abou Hourayra (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit: « Celui qui dissipe à un musulman l'une des situations affligeantes de ce bas monde, Dieu lui en dissipera une de celles du Jour de la Résurrection. Celui qui met dans l'aisance quelqu'un dans la gêne, Dieu le met dans l'aisance dans ce monde et dans l'autre. Celui qui couvre un musulman, Dieu le couvrira dans ce monde et dans l'autre. Dieu ne cesse d'être aux côtés de Son serviteur tant que Son serviteur est aux côtés de son frère. Celui qui parcourt un chemin à la recherche de quelque savoir, Dieu lui facilitera un chemin vers le Paradis. Toutes les fois que des gens se réunissent dans l'une des maisons de Dieu Exalté pour réciter le Livre de Dieu (le Coran) et pour l'étudier ensemble, la sérénité (divine) descend aussitôt sur eux, la miséricorde les entourent, les anges les couvrent de leurs ailes, et Dieu les mentionne auprès de ceux qui sont près de lui (les anges, les Prophètes, les martyrs). Celui qui ne s'élève pas par son propre labeur, ce ne sont pas ses origines qui vont l'élever. » (Mouslim)

D'après Abou Houreyra (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Le croyant est le miroir du croyant (car il doit d'abord regarder ses propres défauts et ils se corrigent souvent mutuellement), et le croyant est le frère du croyant. Il protège ce que son frère risque de perdre et le préserve en son absence. » (Abou Dawoud)

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Toutes les fois que le musulman fait une invocation en faveur de son frère en son absence, un ange lui dit : Et à toi la même chose. » (Mouslim)

Le Messager d’Allah (SBDSL) a dit : « Prenez garde aux suspicions non fondées, car ce sont les paroles qui induisent le plus en erreur. Ne vous espionnez pas, ne vous épiez pas, ne vous enviez pas, ne vous haïssez pas, ne vous dédaignez pas en vous fuyant, mais soyez plutôt, ô adorateurs d’Allah, tous frères. » (Boukhari)

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Quand deux musulmans croisent le fer, le tueur et le tué vont tous deux en Enfer. » Un compagnon dit : « Ô Messager de Dieu ! Nous sommes d’accord pour le tueur, mais comment le tué va-t-il aussi en Enfer ? » Il dit : « Il aurait tout fait pour tuer son compagnon. » (URA)

(ExtHadith) Ibn Abbas (SDP) rapporte : (Lors d'une dispute entre Omar et un ignorant) Hurr (SDP) rappela à Omar (SDP) : « Ô Emir des croyants, Dieu le Très-Haut dit à Son Prophète dans le Coran "Sois conciliant ! Ordonne le bien et écarte-toi des ignorants", et cet homme fait indéniablement partie des ignorants (polémiqueurs, mécréants). » Par Dieu, lorsque Omar entendit ce verset, il n'outrepassa pas ce commandement car il respectait scrupuleusement les prescriptions du Livre de Dieu (et se détourna donc de cet homme). » (Boukhari)

Selon Abou Darda (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Lorsque trois hommes qui se trouvent en ville ou dans le désert n'accomplissent pas la prière en commun, Satan prend le dessus sur eux. Astreignez-vous donc à la prière en commun car le loup ne dévore du troupeau que la bête isolée. » (Abou Dawoud)

Albazzar rapporte : Omar (SD) a dit : « Si trois personnes (ou plus) voyagent ensemble, qu'ils désignent l'un d'entre eux comme émir (: celui qui connaît le mieux le Coran si possible). »

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Détruire le cœur d'un musulman est pire que détruire 70 fois la Kaaba » (Boukhari)

Ali Ibn Alhouseyn rapporte que le calife Ali (SDP) a dit : « Allah a rendu sacrées des choses que personne n'ignore, et a rendu le croyant plus sacré que toute chose. Il a fortifié les musulmans avec la sincérité et l'attestation de l'unicité. Le musulman est celui dont les musulmans sont saufs de sa langue et de sa main sauf avec la vérité. »

Maz Ibn Jabbal (SDP) a rapporté que l'Envoyé de Dieu (SBDSL) a dit : « Ô Seigneur, Je Te demande Ton amour, l'amour de ceux qui T'aiment, et l'amour des œuvres qui font rapprocher de Ton amour. » Puis il (SBDSL) ajouta : : « C'est une vérité : étudiez là et apprenez là. » (Tirmizzi)

Le Prophète (SBDSL) a dit : Dieu le Très-Haut a dit : « Mon amour est acquis de droit à ceux qui s’aiment en Moi, qui se visitent en moi (dont la prédication), se réunissent en Moi, se séparent en Moi, et se font des cadeaux en Moi. » (Mâlek)

Mouadh (SDP) a dit : J'ai entendu le Messager de Dieu (SBDSL) dire : « Ceux qui s'aiment en Ma Majesté (dans la noblesse dont dans son rappel) auront des chaires de lumière que leur envieront les Prophètes et les martyrs. » (Tirmidhi)

Selon Al Miqdad Ibn MadiKariba (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Lorsqu'un homme aime son frère, qu'il le lui dise. » (Abou Dawoud et Tirmidhi)

Selon Anas (SDP), un homme était assis auprès du Prophète (SBDSL) quand passa quelqu'un. Il dit : « Ô Messager de Dieu ! J'aime vraiment cet homme. » Le Prophète lui dit : « L'en as-tu informé ? » Il dit : « Non. » Il lui dit : « Informe le donc. » Il le rejoignit et lui dit : « Je t'aime en Dieu. » L'autre lui dit : « Que t'aime Celui pour Lequel tu m'as aimé ! » (Abou Dawoud)

Sahl Ibn as-Saidi (SDP) rapporte : Un homme vint trouver le Prophète (SBDSL) et lui dit : « Ô Prophète ! Indique-moi une action qui si je l'accomplis m'accordera l'amour de Dieu et des gens. » Le Prophète (SBDSL) répondit : « Renonce à ce monde et Dieu t'aimera, et renonce à ce que les gens possèdent et ils t'aimeront. » (Ibn Mâja)

Et il (SBDSL) dit aussi  : « Quiconque répond au besoin de son frère, Allah répondra au sien. » (Boukhari et Mouslim)

Toujours selon lui (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Secourez votre frère, qu’il soit injuste ou opprimé ! » « Quelqu’un dit : « Ô Messager de Dieu ! Je l’aide quand il est victime d’une injustice, mais s'il se montre injuste, comment pourrais-je le secourir ? » Le Prophète (SBDSL) répondit : « En l'empêchant d'être injuste. » (Boukhari)

Le Prophète (SBDSL) a dit : « La jalousie n’est permise que dans deux choses :
-un homme à qui Allah a donné d’apprendre le Coran et de passer des heures de la nuit et du jour à le lire et à méditer sur son contenu.
-et un homme à qui Allah a donné une fortune qu’il ne fait que dépenser dans le bien de nuit et de jour. »

Selon Ibn Masoud (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « L'envie n'est permise que dans deux cas :
-un homme que Dieu a pourvu de biens et les lui a fait dépenser dans des œuvres bonnes.
-et un homme auquel Dieu a accordé un savoir avec lequel il juge entre les gens et l'enseigne autour de lui. » (Boukhari et Mouslim)

Selon Ibn Omar (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « L'envie (jalousie) n'est permise que dans deux cas :
-un homme auquel Dieu a accordé la connaissance du Coran et qui le récite en prière aux heures de la nuit et du jour.
-et un homme auquel Dieu a fait don de richesses et qui les dépense dans le bien aux heures de la nuit et du jour. » (Boukhari et Mouslim)
Commentaire : les trois hadiths précédents prouvent que la propagation fréquente du bien spirituellement et matériellement participent à l'ennoblissement maximal.

(S83v24-28) « (Au Paradis) Tu reconnaîtras sur leurs visages (des pieux), l'éclat de la félicité. On leur sert à boire un nectar pur, cacheté, laissant un arrière-goût de musc. Que ceux qui le convoitent entrent en compétition (pour l'acquérir). Il est mélangé à la boisson de Tasnim (apportant probablement un supplément d'extase), source dont les rapprochés boivent. »

(S59v9) « Il (le butin) appartient également à ceux qui avant eux se sont installés dans les pays et dans la foi, qui aiment ceux qui émigrent vers eux (les habitants de Médine accueillirent chez eux les gens persécutés de La Mecque), et ne ressentent dans leurs cœurs aucune envie pour ce que (ces immigrés) ont reçu (comme bénédiction), et qui les préfèrent à eux-mêmes même s’il y a pénurie chez eux. Quiconque se prémunie contre sa propre avarice, ceux là sont ceux qui réussissent. »


Selon Abou Houreyra (SDP) : On amena au Messager de Dieu (SBDSL) quelqu'un (probablement d'alcoolique ou de faible moralement) qui avait bu du vin. (Pour lui faire arrêter son alcoolisme ou le renforcer moralement par un choc émotionnel) Il dit : « Frappez-le ! » Puis parmi nous il en est qui le frappa de sa main, d'autres le frappèrent avec leur chaussure, et d'autres avec leurs habits. Quand l'homme partit, certains dirent à son adresse : « Que Dieu te couvre d'opprobre ! » Le Prophète (SBDSL) dit : « Ne dites pas de telles choses afin de ne pas aidez pas le Diable contre lui. » (Boukhari)

Oum Koulthum Bent Oqba (SDP) a dit : J'ai entendu le Messager de Dieu (SBDSL) dire : « N'est pas menteur celui qui réconcilie les gens en disant à chacun des deux adversaires que l'autre a dit du bien de lui. » (Boukhari et Mouslim)

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Si l'un de vous tient absolument à faire l'éloge de son frère, qu'il dise : « Je crois qu'untel, et Allah est son juge et je ne purifie personne devant Allah, est ceci ou cela. » On rapporte de Omar (SDP) cette parole : « Ne prête pas une mauvaise interprétation à une parole prononcée par ton frère tant que tu peux lui en trouver une bonne. » En effet, le Prophète (SBDSL) incite les croyant à ne pas juger les autres et à ne pas dévoiler leurs défauts.

Selon Abou Hourayra , le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Il n'est personne qui couvre les défauts de son prochain dans ce bas monde sans que Dieu ne lui couvre les siens le jour de la résurrection. » (Mouslim)

Il a dit encore : « J'ai entendu le Messager de Dieu (SBDSL) dire : « Toute ma communauté peut prétendre à la clémence de Dieu sauf ceux qui divulguent leurs péchés au grand jour. Et la divulgation consiste à ce que l'homme, après avoir commis un péché la nuit et parvenu au matin, se mette à dire : « Ô untel! J'ai fait hier telle ou telle chose. » Son Seigneur l'avait pourtant couvert toute la nuit, et le matin, il dévoile lui-même ce que Dieu avait caché. » (Boukhari et Mouslim)


(S24v19) « ceux qui aimeraient que la réputation d’immoralité se répande au sujet de ceux qui ont cru ont des tourments douloureux dans ce monde et dans l’autre. Dieu sait et vous, vous ne savez point »

Et il est rapporté aussi : « Trouve pour ton frère (ou les gens) 70 excuses, et si tu n'en trouves pas, reproche le à ton âme (surtout si tu ne le prêche pas). »

Invocation à dire lorsque quelqu'un nous dit : « Qu'Allah te pardonne » :

« Et à toi. »

Invocation à dire pour celui qui exprime son amour pour toi en Allah :

« Que t'aime Celui pour qui tu m'as aimé. »

Invocation à dire à celui qui te fait une faveur :

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Quand quelqu'un te fait une faveur, dis : « Qu'Allah te récompense par le bien », car tu auras certainement excellé en louant cette personne ainsi. »

Invocation à dire à celui qui t'a offert une partie de ses biens :

« Qu'Allah bénisse, ta personne, ta famille et tes biens. »

Répondre à l'invocation de quelqu'un après lui avoir offert un cadeau ou une aumône :

Aïcha (SDP) a rapporté que quelqu'un offrit un mouton au Messager d'Allah (SBDSL) et il ordonna de le distribuer. Quand le serviteur l'eût distribué, Aïcha lui demanda : « Qu'est-ce qu'ils ont dit ? » Il répondit : « Ils ont dit : qu'Allah vous bénisse ! » Ensuite Aïcha a dit « Et qu'Allah les bénisse », car répondre à leur invocation d'une façon similaire après un cadeau correspond à la manière prophétique et à la préservation de la récompense divine pour le cadeau.

Invocation à dire lorsqu'on a insulté quelqu'un :

« Ô Allah, quiconque j'ai insulté parmi les croyants, fais que cela soit la cause pour qu'il soit plus proche de Toi le Jour de la Résurrection. »

Ali Ibn Abou Talib (SDP) a dit : « Les ançars ont accueilli et aidé le Prophète, ont partagé leurs biens avec les émigrants (musulmans persécutés de La Mecque), qu'Allah les récompense largement. Nous sommes arrivés chez eux et nous nous sommes installés dans leurs demeures (ainsi il est possible d'accueillir des migrants musulmans persécutés chez soi, en particulier les femmes et enfants le temps qu'ils obtiennent un logement ou retourne dans leur pays, car de nos jours les hommes doivent défendre leur pays). Ils se sont précipités, chacun voulant nous prendre. Ils étaient même prêts au tirer au sort pour cela. Nous avions même la priorité sur leurs biens et cela par leur bon cœur. Puis ils ont mis toute leur sincérité et leur passion au service de leur Prophète (SBDSL) et sur eux tous. »
Commentaire : Les ançars préfèrent leur soutien à la religion véridique et au droit chemin à toute chose. Ils se vantent de ce soutien (dont en accueillant chez eux les émigrants de la Mecque et aucun d'eux ne se vante de la gloire matérielle. Pour l'appui de la religion, ils supportent avec patience la privation des plaisirs matériels pour la satisfaction d'Allah Puissant et Glorieux et pour suivre les ordres de son Messager (SBDSL) et aussi l'accueillir.

Selon Anas (SDP) (Après la victoire de La Mecque), le jour de la bataille de Houneyn où seuls les ançars honorèrent le combat le Prophète (SBDSL) ne leur donna rien du butin. Certains parmi les ançars se plaignirent. Lorsque le Prophète (SBDSL) l'apprit, il les fit réunirent et leur dit après avoir félicité et loué Allah comme Il le mérite : « Ô ançars ! N'étiez vous pas égarés quand je suis venu et Allah vous a guidés, n'étiez vous pas pauvres et Allah vous a enrichis, n'étiez-vous pas ennemis et Allah a uni vos cœurs par moi ? - Si, répondirent-ils. - Ne répondez-vous pas, ô ançars ? demanda e Messager d'Allah. - Que dire, ô Messager d'Allah ? Que pouvons-nous te répondre ? La faveur revient à Allah et Son Messager - Par Allah ! Vous auriez pu dire à juste titre, et je vous aurais approuvés : tu es venu chez nous chassé et nous t'avons accueilli, tu étais pauvre et nous t'avons soutenu, tu étais en danger et nous t'avons protégé, tu étais abandonné et nous t'avons aidé. - La faveur revient à Allah et à son Messager. - Ô ançars ! Vous êtes-vous sentis vexés pour un brin éphémère de ce bas-monde que j'ai utilisé pour gagner les cœurs de nouveaux convertis sortis il y a peu de la mécréance (et les préserver dans le combat pour Allah et Sa religion). Tandis que j'ai fais confiance à l'islam qu'Allah vous a donné. Ô ançars ! N'êtes-vous pas satisfaits que les gens emmènent les moutons et les chameaux à leurs maisons et que vous partiez avec le Messager d'Allah chez vous ? Par celui qui tient mon âme dans sa main ! Si les gens prenaient une route et les ançars en prenaient une autre, je prendrais la route des ançars, et si ce n'avait été l'émigration, j'aurais été un homme des ançars. Vous êtes mes intimes et les autres gens sont autour. Ô Allah ! Accorde ta miséricorde aux ançars, aux fils des ançars et aux fils des fils des ançars! » Ils pleurèrent alors jusqu'à mouiller leurs barbes et déclarèrent : « Nous somme si satisfaits d'Allah et de Son Messager comme part. » Puis après avoir pleuré avec eux, le Prophète (SBDSL) partit et ils se dispersèrent.

Le Prophète (SBDSL) a dit aux ançars qui eurent peur qu'il reste à la Mecque suite à sa victoire : « Je suis le serviteur d'Allah et Son Messager. J'ai émigré vers Allah et vers vous. Je vis avec vous et je meurs avec vous. »

Selon Othmane (SDP), le Messager d'Allah (SBDSL) a dit : « Ô Allah! Donne l'honneur aux ançars par lesquels Allah a établi la religion, qui m'ont accueilli, m'ont aidé et m'ont protégé. Ce sont mes compagnons dans ce monde, les miens dans l'au-delà et les premiers à entrer au Paradis de ma communauté. »

Aïcha (SDP) rapporte que le Messager d'Allah (SBDSL) a dit : « Si une femme habite entre deux maisons des ançars, ce sera comme si elle habite entre ses deux parents (puisque cette tribu est celle qui a le plus aidé le Prophète et donc participé à sécuriser les routes d'Arabie de l'époque particulièrement dangereuses pour les femmes). »
Commentaire : Le hadith précédent semble lié à de nombreux autres où le Prophète (SBDSL) disait que Dieu établira l'islam jusqu'à ce qu'une femme puisse voyer seule sur les routes (principales) d'Arabie.

Abou Bakr (SDP) a dit à ce sujet : « Cette affaire est partagée entre nous (souverains que sont les émigrants et ministres que sont les ançars) en deux moitiés identiques comme une palme coupée en deux. »

Anas (SDP) raconte : Nous étions avec le Prophète (SBDSL) en voyage. Certains parmi nous jeûnaient et d'autres non. Un jour, il a fait très chaud. Certains se faisaient de l'ombre avec leurs manteaux et ceux qui n'en avaient pas se protégeaient avec leurs mains. Nous avons campé et les jeûneurs tombèrent à terre tandis que les autres ont monté les tentes et abreuvé les bêtes. Le Messager d'Allah dit alors : « Aujourd'hui, ceux qui n'ont pas jeûné ont remporté la récompense (ceci montrant que le service aux autres pendant des sorties collectives est ce qui a le plus de valeur). »

Abou Qouleba (SDP) rapporte : Des compagnons du Prophète (SBDSL) sont venus chez lui faire l'éloge d'un de leurs amis. Ils déclarèrent : « Nous n'avons jamais vu quelqu'un comme Untel. Chaque fois que nous voyagions, il lisait le Coran, et chaque fois que nous campions, il priait. » Le Prophète demanda : « Qui donc se chargeait de ses affaires ? »,  jusqu'à ce qu'il questionna : « et qui donnait le fourrage à son chameau ou sa monture ? » et à chaque fois, ils répondaient : « Nous. » II déclara : « Vous êtes tous meilleurs que lui. »


Jebir Ibn Abdallah (SDP) raconte : Nous étions dans une bataille et un homme des mouhajirins (émigrants de La Mecque) (Jehjah Ibn Qays Alrifari) tapa de sa main le derrière d'un homme des ançars (accueillants de Médine) (Sinene Ibn Wabra Aljouhéni). L'ançar s'écria : « A moi les ançars ! » Le mouhajir s'écria : « A moi les mouhajirins (en s'adressant plus à des émigrants voire combattant ne venant pas de la Mecque) ! » Le Messager d'Allah (SBDSL) entendit cela et questionna : « Pourquoi cet appel de l'âge d'ignorance car synonyme de division). Ils expliquèrent : « Ô Messager d'Allah ! Un des mouhajirins a tapé de sa main le derrière d'un des ançars. » Il ordonna : « Abandonnez-le (pour son appel au tribalisme) car il est répugnant. » Ainsi le Prophète (SBDSL) ne voulut pas le tuer pour ne pas qu'on dise qu'il tue ses compagnons et finit par gagner les cœurs de ceux qui aurait pu s'offenser de cette décision en organisant intelligemment une sortie difficile dans la voie d'Allah afin que de calmer la situation.

Omar (SDP) a dit : « Par Allah ! Nous n'avons pas totalement accompli notre promesse envers eux. Nous leur avons promis au temps du califat d'Abou Bakr que nous (les émigrants) sommes (logiquement car les premiers convertis) les souverains (en particulier ceux qui suivirent en premier le Prophète (SBDSL) et émigrèrent donc avant lui) et vous (les accueillants) êtes les ministres. Si je vis jusqu'à l'année prochaine, tous mes gouverneurs seront des ançars. »
Commentaire : Les premiers califes (qui ont été essentiels pour préserver l'islam dans ses débuts par l'union juste après la mort du Prophète Mouhamed) furent prioritairement désignés (parfois plus par décision du calife ou plus par décision d'une concertation, ce qui prouve qu'il n'y a pas de règles précises à ce sujet car l'intelligence posée recherchant d'abord le mieux et l'union doit être la solution principale) aussi logiquement en fonction de leur proximité du Prophète (SBDSL), de leur piété, de leur origine tribale liée au Prophète (qouraychites liés à la meilleure terre qu'est La Mecque) ou de leur ancienneté dans l'islam, ce qu'il faut encore rechercher à notre époque à part l'origine Mecquoise. Par exemple le premier Calife Abou Bakr a été légitimement choisi car il incarnait toutes ces valeurs, surtout qu'il a été évoqué dans le Coran comme compagnon du Prophète dans la caverne, que le Prophète (SBDSL) lui a demandé de le remplacer dans la prière en tant qu'Imam tout le temps où il a été malade avant sa mort, qu'Abou Bakr le premier homme adulte à son convertir à l'islam, qu'il était de La Mecque (et son clan était pourtant le moins nombreux, le moins noble, le plus pauvre) et qu'il a toujours été un ami proche du Prophète (SBDSL). Au sujet de la position sociale de ce clan critiquée par Abou Sofiène, Ali lui dit : « Abou Sofiène! Les croyants sont des gens qui se veulent le bien et qui sont compatissants les uns avec les autres, même si leurs demeures et leurs personnes sont éloignées (ou modestes). Les hypocrites, par contre, sont des gens qui se trompent les uns les autres même si leurs demeures et leurs corps sont proches (ou leur richesses sont grandes). Nous avons prêtés serment à Abou Bakr car il en est digne. »

Omar (SDP) a dit : « Par Allah ! Nous n'avons pas totalement accompli notre promesse envers eux. Nous leur avons promis au temps du califat d'Abou Bakr que nous (les émigrants) sommes (logiquement car les premiers convertis) les souverains et vous (les accueillants) êtes les ministres. Si je vis jusqu'à l'année prochaine, tous mes gouverneurs seront des ançars. »

(S33v6) « Le Prophète a plus de droit sur les croyants qu'ils n'en ont sur eux-mêmes; et ses épouses sont leurs mères. Les liens de consanguinité ont [dans les successions] la priorité [sur les liens] unissant les croyants [de Médine] et les émigrés [de la Mecque] selon le livre d'Allah, à moins que vous ne fassiez un testament convenable en faveur de vos frères en religion. Et cela est inscrit dans le Livre. »

Le Prophète (SBDSL) a dit à Ouseyd Ibn Houdhayr (SDP) un ançar qui l'avait remercié d'avoir partagé de la nourriture qu'il (SBDSL) avait reçut : « Et vous les ançars, qu'Al1ah vous récompense aussi de la meilleure façon. Vous êtes, pour autant que je sache, honnêtes et patients. Après moi, vous serez défavorisés dans les fonctions et dans le partage. Patientez alors jusqu'à me rejoindre auprès du bassin situé près du Paradis). »
Commentaire : Mais des compagnons les aidèrent comme Ibn Abbes (SDP) devenu gouverveur de Baçra qui aida Mouaawiya (SDP) parce qu'il était endetté en lui disant : « Abou Ayyoub (Mouaawiya) ! Je veux te laisser ma maison comme tu as laissé la tienne au Messager d'Allah (SBDSL). » II ordonna à sa famille de sortir, lui donna tout et ferma la porte. Quand Abou Ayyoub (SDP) allait partir, Abdallih demanda : « De quoi as-tu besoin ? » II dit : « J'ai besoin de mon salaire et de huit esclaves pour travailler dans ma terre. » Son salaire était de quatre milles (dirhams), il lui quintupla et lui donna (en plus) vingt milles (dinars) et quarante esclaves. »

Zeyd Ibn Thebit (SDP) des ançars dit à ce sujet : « Le Messager d'Allah (SBDSL) était des émigrants et l'imam (calife, sucesseur du Prophète Mouhamed) doit être des émigrants. Nous sommes ses auxiliaires comme nous étions les auxiliaires du Messager d'Allah (SBDSL). »

Anas (SDP) rapporte : Jerir (SDP) était avec moi dans un voyage et me servait (sans obligation). II dit : « J'ai vu les ançars se dévouer pour le Messager d'Allah (SBDSL) à tel point que j'ai décidé que chaque fois que j'en verrai un, je servirai. »

Habib Ibn Abou Thebit (SDP) rapporte : Alharith Ibn Hichem, Ikrima Ibn Abou Jahl et Aayyech Ibn Abou Rabiàa (SDP) participèrent à la bataille de Yannouk (an 12) et furent blessés à mort. Alharith Ibn Hichem demanda de l'eau à boire. Ikrima le regarda et Alharith et dit : « Donne la à Ikrima. » Quand Ikrima la prit, Aayyech le regarda. Ikrima dit : « Donne-la à Aayyech. » Aayyech mourut avant que l'eau ne lui arrive et tous moururent avant qu'elle ne leur arrive.


4) Relation familiale (et dans le milieu familial)

          Le foyer, la famille traditionnelle, c’est la maison où l’on se réunit, c’est le refuge où les affections se fortifient. C’est cette communauté spirituelle qui sauve l’homme de l’égoïsme et lui apprend à s’oublier pour se donner à ceux qui l’entourent. De plus vivre ensemble autour de la pratique religieuse tout en s'unissant avec douceur, amour, sensibilité, persévérance et noble esprit combattant dans la mission prophétique visant à guider les gens au Paradis ne peut que décupler la valeur éternelle des relations familiales. En effet la piété complète et la transmission du message divin sagement ne peuvent qu'incarner la meilleure vocation de notre vie personnelle et familiale. Il faut noter qu'en islam, en particulier pour laisser le choix de passer plus de temps à la mère avec ses enfants, et même si la femme peut choisir de travailler, l'homme doit quand il est assez riche subvenir seul aux besoins de sa femme et de ses enfants, et le partage de l'héritage qui avantage les hommes aux femmes est par conséquent logique. Maîtresse du foyer, la mère, par son affection, par son tact, par sa patience, confère à la vie de chaque jour sa quiétude et sa douceur. Par la générosité de son cœur, elle fait rayonner autour d’elle l’amour qui permet d’accepter les plus rudes épreuves avec un courage inébranlable. Elles sont aussi les dispensatrices de l’éducation et les seules à donner à tous ce goût du travail, ce sens de la discipline, de la modestie, du respect qui fait les hommes sains et les peuples forts. Elles sont des inspiratrices dans la civilisation chrétienne. Les parts des possibles nombreux héritiers sont fixées selon des versets coraniques, mais un testament peut demander de donner le tiers de l'héritage à des personnes qui n'héritent pas (souvent les faibles de la communauté ou les voyageurs indigents). Cette diversification de l'héritage souvent généralement importante permet de diminuer le risque de mauvaises utilisation par une seule personne.
          Dans notre relation avec Dieu au niveau de l'ambiance familiale à l'intérieur de la maison, il faut essayer de trouver le juste milieu entre la fraîcheur sereine d'une cathédrale dans la chaleur de l’été et la chaleur chaleureuse d'un chalet dans le froid de l'hiver. En effet il est très important de garder l'amour vivant. Dans la bienséance de l'islam, il est reconnu unanimement selon divers enseignements que si une femme de notre famille est dans l’obligation de sortir seule de sa maison en particulier la nuit, elle doit être accompagnée par un homme adulte proche tel père, mari, frère, enfant adulte, petit enfant adulte ou oncle. De plus, lutter pour le bien commence évidemment par sa famille, mais le but est que la famille lutte pour le bien commun de la société, et que la société lutte pour le bien commun de la société puis de toute l'humanité. Et les relations familiales ne doivent pas devenir trop protocolaires en restant chaleureuses et amicales comme devrait l'être toute relation sociale, afin que le maximum de nos proches deviennent des bonbons spirituels d'amour et de sensibilité pour l'âme, ce que peuvent ressentir particulièrement un père ayant une fille ou une mère ayant un garçon. Ainsi si une personne commet fréquemment des délits ou des crimes, c'est souvent par manque d'éducation parentale ou d'équlibre familial au cours de son enfance.

a) Morale

Le Prophète Mouhamed (SBDSL) a dit : « Les croyants qui ont la foi la plus accomplie sont ceux d’entre eux qui jouissent de la meilleure moralité et du plus doux caractère. Les meilleurs d’entre vous sont ceux qui traitent le mieux leurs femmes. » (Tirmidhi)

Anas (SDP) rapporte : « Je n’ai jamais touché un brocart ni une étoffe de soie plus lisse (douce synonyme d'amour intense partagé supérieurement) que la paume de la main du Messager de Dieu (SBDSL). Je n’ai jamais senti de parfum plus suave que celui du Messager de Dieu (SBDSL). J’ai effectivement servi le Messager de Dieu (SBDSL) durant dix années (sans aucune lassitude ni gêne). (En effet) Jamais il ne m’a dit « ouf ! » (en signe d’impatience et de réprobation). Jamais il ne m’a dit pour quelque chose que j’avais faite : « tu n'aurais pas dû la faire ? », ni pour quelque chose que je n’avais pas faite : « tu aurais dû la faire ? » (car il se résignait totalement au destin.) » (URA)

Anas (SDP) raconte : J'ai servi le Messager d'Allah (SBDSL) pendant des années. II ne m'a jamais dit une seule insulte. Il ne m'a jamais donné le moindre coup, il ne m'a jamais brusqué, il n'a jamais froncé les sourcils devant moi et il ne m'a jamais fait de reproches pour avoir négligé un de ses ordres. Si une personne de sa famille me faisait des reproches, il disait : « Laissez-le, car si ça avait été destiné, ça aurait eu lieu. »

Al Aswad Ibn Yazid (SDP) rapporte : On demanda une fois à Aïcha (SDP) ce que faisait le Prophète (SBDSL) à la maison. Elle dit : « Il servait sa famille et quand venait l’heure de la prière, il sortait à la mosquée. » (Boukhari)

Aamra raconte : J'ai demandé à Aïcha (SDP) : « Comment était le Messager d'Allah (SBDSL) quand il était seul avec ses femmes ? » Elle dit : « Comme n'importe quel homme parmi vous, sauf qu'il était l'homme le plus généreux et le plus doux, et qu'il riait et souriait beaucoup. »

Ibn Aasekir rapporte : Un homme vint chez le Prophète (SBDSL) et dit : « Untel entre chez la femme de son père. » Oubey Ibn Kaab (SDP) dit : « Si c'était moi, je l'aurais frappé avec le sabre. » Le Prophète rit et dit : « Que tu es jaloux, Oubey ! Et je suis plus jaloux que toi, et Allah est plus jaloux que moi...»

Oorwa (SDP) rapporte : Un homme demanda à Aïcha (SBDSL) : « Le Messager d'Allah (SBDSL) travaillait-il dans sa maison ? -Oui, dit-elle. Il réparait ses chaussures et recousait ses habits comme tout le monde fait dans sa maison. »

Aamra raconte : J'ai demandé a Aïcha (SDP) : « Que faisait le Messager d'Allah (SBDSL) dans sa maison ? Le Messager d'Allah était un homme comme les autres. Il enlevait les mites de ses habits, il trayait sa chèvre, et il vaquait à ses besoins personnels. »

Abou Hourayra (SDP) a rapporté que le Prophète (SBDSL) a dit : Lorsque Dieu a achevé la création des êtres, Il inspira aux liens de parenté de s’accrocher à Son Trône en disant : « Celui qui nous respecte, que Dieu reste lié à lui ! Et celui qui nous rompt, que Dieu rompe avec lui. » (URA)
Commentaire : Le hadith précédent montre que comme notre existence débute par Dieu puis nos parents (la famille), il est légitime que les liens de parenté soient accrochés au Trône divin et que Dieu brise Son alliance avec ceux qui les brisent.

Abou Ayoub Al Ansari (SDP) rapporte qu'un homme s'adressa au Prophète (SBDSL) en ces termes : « Ô Prophète de Dieu, indique-moi une action qui me fasse entrer au Paradis et qui m'éloigne de l'Enfer. » Le Prophète (SBDSL) répondit : « Adore Dieu sans rien Lui associer, accomplis la Salat, verse la Zakat, et maintiens les liens de parenté. » (Boukhari et Mouslim)

Selon Abdullah Ibn Amr Ibn Al As (SDP), le Prophète (SBDSL)a dit : « Celui qui préserve les liens de parenté n'est pas celui qui s'acquitte simplement des devoirs envers sa famille, mais c'est aussi celui qui continue à entretenir ces liens, quand bien même sa famille le négligerait. » (Boukhari)

Selon Abu Muhammad Jubayr ibn Mutim (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : N'entrera pas au Paradis quiconque rompt les liens avec sa famille. (Boukhari et Mouslim)

Selon Zaynab at-Thaqafîya (SDP), la femme de Abdullah Ibn Masud, le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Ô Femmes, faites aumône, ne serait-ce que de vos bijoux. » Je revins auprès de Abdullah ibn Masud et lui dis : « Tu es un homme dans le besoin et le Prophète nous a ordonné de faire l'aumône. Va donc l'interroger pour savoir s'il m'est permis de te donner l'aumône (compte tenu de ta situation). Sinon, je la donnerai à quelqu'un d'autre. » Abdullah (SDP) répondit : « Non, va plutôt lui demander toi-même. » Je m' en allai donc trouver le Prophète (SBDSL) mais voilà que la femme d'un ansar se trouvait justement devant la porte de l'Envoyé de Dieu pour les mêmes raisons. L'Envoyé de Dieu avait un maintien majestueux et noble (qui impressionnait). Bilal sortit à notre rencontre, nous lui dîmes : « Va donc voir l'Envoyé de Dieu et annonce-lui que deux femmes à sa porte sont venues lui demander si l'aumône qu'elles font à leur mari et aux orphelins qui se trouvent sous leur toit est valable. Mais, ne lui dis pas qui nous sommes. » Bilal entra chez le Prophète (SBDSL) et le questionna. Le Prophète lui répondit : « Mais qui sont-elles ? » « La femme d'un ansar et Zaynab », répondit Bilal. Le Prophète questionna à nouveau : « De quelle Zaynab s'agit-il ? » « De la femme de Abdullah », répliqua Billal. » Le Prophète reprit alors : « Elles bénéficieront de deux récompenses : une pour avoir entretenu les liens familiaux et une autre pour avoir fait l'aumône (ceci prouvant la possibilité de cumuler les intentions avant une bonne action). » (Boukhari et Mouslim)

(ExtHadith) Salman Ibn Amr (SDP) rapporte ces propos du Prophète (SBDSL) : « L'aumône que l'on fait au pauvre est une simple aumône, alors que celle faite à un proche compte double. En effet elle vaut une aumône supplémentaire en raison du maintien des liens de parenté. » (Tirmidhi)

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Entre un dinar que tu as dépensé au service de Dieu, un dinar que tu as utilisé pour affranchir un esclave, un dinar dont tu as fait aumône à un pauvre, et un dinar que tu as dépensé pour ta famille, c’est celui que tu as dépensé pour ta famille qui te rapporte le plus grand salaire. » (Mouslim)

Jâbir (SDP) rapporta que le Prophète (SBDSL) a dit : « Nourrissez-les (ceux dont vous êtes responsable) de ce dont vous vous nourrissez, habillez-les de ce dont vous vous habillez, et ne perturbez pas les créatures de Dieu. »

Alhasan rapporte que son beau père Omar Ibn Alkhattab lui a dit après avoir vu sa petite fille maigre courir : « Ne crois pas que tes enfants sont à ma charge (grand-père) ! Dépense pour tes enfants, l'homme ! »

Selon Sad Ibn Abi Waqas (SDP) dans son long hadith au sujet de "l'intention", le Messager de Dieu (SBDSL) lui a dit : « Il n'y a pas une dépense que tu fais recherchant la Face de Dieu sans que tu n'en sois rétribué, jusqu'à la petite bouchée que tu déposes dans la bouche de ton épouse. » (Boukhari et Mouslim)

Selon Abou Masoud Al Badri (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Quand l'homme fait une dépense pour sa famille, y recherchant la satisfaction de Dieu, cela lui est compté comme aumône. » (Boukhari et Mouslim)

Selon Thawbàn Ibn Yohdod (SDP), l'affranchi du Messager de Dieu, le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Le meilleur dinar que dépense l'homme est celui qu'il dépense pour sa famille, puis celui qu'il dépense pour sa monture consacrée au service de Dieu, puis celui qu'il dépense pour ses compagnons au service de Dieu. » (Mouslim)

Selon Abdallâh Ibn Amr Al As (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Cela suffit à l'homme comme péché abominable que de négliger l'entretien de sa famille. » (Abou Dawoud et autres)

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Vous êtes tous des bergers et vous êtes tous responsables de l’objet de votre garde. Le chef (politique) est un berger, l’homme est le berger de sa propre famille, la femme est la bergère de la maison de son mari et de ses enfants. Vous êtes bergers et vous êtes tous responsables de l’objet de votre garde. »

Selon Abdullah Ibn Amr Ibn Al As (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Ceux qui font preuve d'équité seront auprès de Dieu sur des chaires de lumière : ce sont ceux qui se montrent justes dans leurs jugements, avec leur famille et avec ceux qui sont sous leur commandement. » (Mouslim)

(ExtHadith) Al Hasan Al Basri (SDP) rapporte que le compagnon du Prophète (SBDSL), Aidh Ibn Amr entra un jour chez Oubeydillah Ibn Zayd et lui dit : « Mon petit ! J’ai entendu le Messager de Dieu (SBDSL) dire : « Le plus mauvais berger est celui qui se montre brutal. Garde-toi d’être parmi eux. »

Oum Salama (SDP) a dit : J'ai dit : « Ô Messager de Dieu ! Ai-je un salaire dans ce que je dépense pour les enfants de Abou Salama (ceux de son premier mariage), car je n'ai pas l'intention de les laisser se débattre dans la misère alors que ce sont mes propres enfants ? » Il me répondit : « Oui, tu auras un salaire pour tout ce que tu dépenses pour eux (ainsi que pour le conjoint, la famille ou toute personne). » (Boukhari et Mouslim)


(S20v132) « Et commande à ta famille la Salat (prière), et fais-la avec persévérance. Nous ne te demandons point de nourriture. (En revanche) C'est à Nous de te nourrir. La bonne fin est réservée à la piété. »

(S16v90) « Certes, Allah commande l'équité, la bienfaisance et l'assistance aux proches. Et Il interdit la turpitude, l'acte répréhensible et la rébellion. Il vous exhorte afin que vous vous souveniez. »

(S30v38) « Donne donc au proche parent son dû, ainsi qu'au pauvre et au voyageur en détresse. Cela est meilleur pour ceux qui recherchent la face d'Allah (Sa satisfaction), et ce sont eux qui réussissent. »

(S33v4/5) « Allah n'a pas placé à l'homme deux cœurs dans sa poitrine. Il n'a point assimilé à vos mères vos épouses (à qui vous dites en les répudiant) : “Tu es (aussi illicite) pour moi que le dos de ma mère.” Il n'a point fait de vos enfants adoptifs vos propres enfants. Ce sont des propos (qui sortent) de votre bouche. Mais Allah dit la vérité et c'est Lui qui met (l'homme) dans la bonne direction. Appelez-les du nom de leurs pères, c' est plus équitable devant Allah. Mais si vous ne connaissez pas leurs pères, alors considérez-les comme vos frères en religion ou vos alliés. Nul blâme sur vous pour ce que vous faites par erreur, mais (vous serez blâmés pour) ce que vos cœurs font délibérément. Allah, cependant, est Pardonneur et Miséricordieux. »

(S64v14-18) « Ô vous qui avez cru, vous avez de vos épouses et de vos enfants un ennemi (synonyme d'imperfection régulière ou d'une tentation pouvant vous faire oublier Dieu et la pratique religieuse). Prenez-y garde donc. Mais si vous (les) excusez, passez sur (leurs) fautes et (leur) pardonnez, sachez qu'Allah est Pardonneur, Très Miséricordieux. Vos biens et vos enfants ne sont qu'une tentation, alors qu'auprès d'Allah est une énorme récompense (et vous devez donc aussi dépensez pour Lui par la pratique religieuse). Craignez Allah donc autant que vous pouvez, écoutez, obéissez (Lui) et faites largesses (de vos biens pour Lui). Ce sera un bien pour vous. Et quiconque a été protégé contre sa propre avidité... ceux-là sont ceux qui réussissent (car le partage est une des qualités principal de la dignité et de l'ennoblissement maximal). Si vous faites à Allah un prêt sincère, Il le multipliera pour vous et vous pardonnera. Allah cependant est très Reconnaissant et Indulgent (même pour de petites dépenses sincères pour Lui). Il est le Connaisseur du monde invisible et visible, et Il est le Puissant, le Sage. »

(S2v233) « Et les mères, qui veulent donner un allaitement complet, allaiteront leurs bébés deux ans complets. Au père de l'enfant de les nourrir et de les vêtir de manière convenable. Nul ne doit supporter plus que ses moyens. La mère n'a pas à subir de dommage à cause de (de la subsistance, d'un mal ou d'une richesse de) son enfant, ni le père à cause de (de la subsistance, d'un mal ou d'une richesse de) son enfant. Même obligation pour l'héritier (qui ne doit pas subir de dommage à cause d'un mal ou d'une richesse d'un parent). Et si après s'être consultés, tous deux tombent d'accord pour décider le sevrage, nul grief à leur faire. Et si vous voulez mettre vos enfants en nourrice, nul grief à vous faire non plus, à condition que vous acquittiez la rétribution convenue conformément à l'usage (de votre temps ou de votre région). Et craignez Allah, et sachez qu'Allah observe ce que vous faites. »


Aïcha (SDP) rapporte : De retour de voyage, le Prophète (SBDSL) découvrit une banquette que j'avais recouverte d'un fin tissu sur lequel étaient imprimées des formes d'animaux (qui empêchent les anges d'entrer dans une maison). A sa vue, le Prophète pâlit et déclara : « Ô Aïcha, le Jour du Jugement Dernier, ceux qui subiront le châtiment le plus rude sont ceux qui cherchaient à imiter la création de Dieu ! » Nous coupâmes le tissu et en fîmes un ou deux coussins. (Boukhari et Mouslim)

Selon Ibn Abbas (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Tous ceux qui représentent (des formes ayant une âme) iront en Enfer. Pour chaque représentation faite, il leur sera accordé une âme (c'est-à-dire une vie supplémentaire) durant laquelle Dieu les châtiera en Enfer. » Ibn Abbas rajoute : « Si tu dois absolument faire (un dessin), alors représente des arbres ou tout ce qui n'a pas d'âme. » (Boukhari et Mouslim)

Selon Abou Hourayra (SDP), quand fut révélé ce verset
(S26v214-217) « Et avertis tes proches », le Messager de Dieu (SBDSL) invita chez lui les membres de la tribu Quraysh (représentant sa famille). Il s'adressa à la tribu dans son ensemble et à chacun de ses clans en particulier. Il dit : « Ô fils de Abd Shams ! Sauvez vos propres personnes du Feu ! Ô fils de Kab Ibn Louay ! Sauvez vos propres personnes du Feu! O fils de Mourra Ibn Kab ! Sauvez vos propres personnes du Feu ! Ô fils de Abd Manâf ! Sauvez vos propres personnes du Feu ! Ô fils de Hashem ! Sauvez vos propres personnes du Feu ! Ô fils de Abd Al Muttaleb ! Sauvez vos propres personnes du Feu ! Ô Fatima ! Sauve ta propre personne du Feu car je ne possède rien qui puisse vous en préserver si ce n'est les liens de parenté qui nous unissent et que je continuerai d'entretenir. » (Mouslim)

(S26v214-217) « Et avertis les gens qui te sont les plus proches. Et abaisse ton aile (sois humblement miséricordieux et bienveillant) pour les croyants qui te suivent. Mais s'ils te désobéissent, dis-leur : “Moi, je désavoue ce que vous faites.” Et place ta confiance dans le Tout Puissant, le Très Miséricordieux. »

Amr Ibn Al As (SDP) a dit : J'ai entendu le Messager de Dieu (SBDSL) proclamer à voix haute voix publiquement : « Les hommes des Bani Untel ne sont pas mes soutiens. Mes seuls soutiens sont Dieu et les vertueux parmi les croyants. Ils me sont cependant attachés par des liens de parenté que j'honore comme il se doit. » (Boukhari et Mouslim)

Abou Hourayra (SDP) rapporte qu'un homme demanda au Prophète (SBDSL) : « Ô Messager de Dieu ! J'ai de la famille envers laquelle je respecte les liens de parenté mais qui ne les observe pas. Je me montre bienveillant vis-à-vis d'eux et eux me causent du tort. Je fais preuve de patience à leur égard mais ils m'ignorent totalement. » Le Prophète (SBDSL) répondit : « Si tu es véritablement comme tu le dis, c'est comme si tu leur versais de la braise, et Dieu ne cessera de te soutenir tant que tu agis ainsi. » (Mouslim)

Invocation à dire aux nouveaux mariés :

« Qu'Allah te bénisse ton conjoint et qu'Allah vous unisse dans le bien. »

b) Relation filiale

Abou Hourayra (SDP) a rapporté que le Prophète (SBDSL) a dit : Lorsque Dieu a achevé la création des êtres, Il inspira aux liens de parenté de s’accrocher à Son Trône en disant : « Celui qui nous respecte, que Dieu reste lié à lui ! Et celui qui nous rompt, que Dieu rompe avec lui. » (URA)

D'après Ibn Masoud (SDP), j'ai demandé au Prophète (SBDSL) : « Quelle est l'œuvre la plus aimée d'Allah ? » Il me répondit : « La prière accomplie à son heure fixe. » « Quoi encore ? », repris-je. Il me dit : « La piété filiale. » « Quoi encore ? », dis-je. Et le Prophète de répondre : «  L'effort au service de Dieu. » (Boukhari et Mouslim)

Selon Abou Hourayra (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Un fils ne peut s'acquitter de sa dette vis-à-vis de son père à moins que le trouvant esclave, il le rachète et l'affranchit. » (Mouslim)

Selon lui encore, le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Que celui qui croit en Dieu et au Jour dernier honore son hôte. Que celui qui croit en Dieu et au Jour dernier maintienne ses liens de parenté. Que celui qui croit en Dieu et au Jour dernier dise du bien ou qu'il se taise. » (Boukhari et Mouslim)

Malik Ibn Rabia Asàdi (SDP) a dit : Alors que nous étions assis auprès du Messager de Dieu (SBDSL), un homme de la tribu des Bani Salma vint trouver le Prophète (SBDSL) et demanda : « Ô Messager de Dieu ! M'est-il encore possible d'être bienveillant envers mes parents décédé ? » Il dit : « Oui, et ceci en priant pour eux, en demandant à Dieu de leur pardonner, en tenant les promesses qu'ils ont faites, en préservant les liens familiaux qui ne peuvent être maintenus qu'à travers eux, et en honorant leurs amis (évidemment aussi du temps de leur vivant selon d'autres hadiths). » (Abou Dawoud)

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Le Paradis se trouve sous les pieds (la satisfaction) de la mère. »
Commentaire : Il faut noter que le mère jouant un rôle ressemblant le plus au Créateur pourvoyeur dont par le lait maternel, il est logique que la piété filiale vers la mère dont par l'obéissance sage, l'écoute fréquente et les bonnes actions envers elle correspondent à une des principales portes voire conditions d'entrer au Paradis, dans le sens que les bonnes actions pour Dieu le pourvoyeur ici-bas et dans l'au-delà sont la seule possibilité de Lui offrir quelque chose et d'en être rétribué.

On demanda au Messager (SBDSL) : « Ô Messager de Dieu ! Quel est celui qui mérite le plus que je lui tienne compagnie ? » Il dit : «  Ta mère. » On lui dit : « Et qui encore ? » Il dit : « Ta mère. » On lui dit : « Et qui encore ? » Il dit : « Ta mère. » On lui dit : « Et qui encore ? » Il dit : «  Ton père. » (URA)

Selon Ibn Omar (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « La meilleure façon d'honorer les liens de parenté consiste à entretenir de bonnes relations avec les amis de son père. » (Mouslim)

Aïcha (SDP) rapporte : Un homme se rendit chez le Messager d'Allah (SBDSL) accompagné d'un vieillard. Le Prophète lui dit : « Untel ! Qui est-ce avec toi ? »  -Mon père, dit-il. -Alors ne marche pas devant lui, ne t'assois pas avant lui, ne l'appelle pas par son prénom et ne lui cause pas les insultes (en insultant le père de quelqu'un qui répondra en insultant le tien). »

Dans un récit selon Abou Rassen Addhabbi le Prophète (SBDSL) a dit : « Ne marche pas devant ton père mais derrière lui ou à son côté, ne laisse personne se mettre entre toi et lui, ne marche pas sur le toit de ton père quand il est dessous (pour ne pas voir sa vie privée), et ne mange pas la viande qui est sur un os si ton père l'a vue, car il l'a peut-être désirée.

D'après Abou Hourayra (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit que des gens jouiront d'une situation avantageuse au Paradis. Alors ils en demanderont la raison et Dieu leur répondra que c'est parce que leurs enfants ont fait des prières, des aumônes, et des pèlerinages en leur faveur, et même que des jeûnes seront crédités à leur compte.

(S17v23) « Et Ton Seigneur a décrété de n’adorez que Lui, et de marquez de la bonté envers les père et mère. (C'est pourquoi Dieu dit :) “Si l’un deux ou tous d’eux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi, alors ne leur dis point : fi ! et ne les brusque pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses, et par miséricorde abaisse pour eux l’aile de l’humilité, et dis : Ô mon Seigneur, fais leur miséricorde comme ils m’ont élevé tout petit.” (Ceci prouvant le style littéraire et le sens de la vie clairement divins) »

(S31v15) « Nous avons commandé à l’homme (la bienfaisance envers) ses père et mère. Sa mère l’a porté subissant peine sur peine : son sevrage a lieu à deux ans. Sois reconnaissant envers Moi ainsi qu’envers tes parents. Vers Moi est la destination. Et si tous deux te forcent a M'associer ce dont tu n'as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas, mais reste avec eux ici-bas de façon convenable. Et suis le sentier de celui qui se tourne vers Moi (le Prophète Mouhamed). Vers Moi ensuite est votre retour, et alors Je vous informerai de ce que vous faisiez.” »

(S28v8/9) « Et Nous avons enjoint à l'homme de bien traiter ses père et mère, et si ceux-ci te forcent à M'associer, ce dont tu n'as aucun savoir, alors ne leur obéis pas. Vers Moi est votre retour, et alors Je vous informerai de ce que vous faisiez. Et quant à ceux qui croient et font de bonnes oeuvres, Nous les ferons certainement entrer parmi les gens de bien (au Paradis). »

(S46v15-18) « Et Nous avons enjoint à l'homme de la bonté envers ses père et mère. Sa mère l'a péniblement porté et en a péniblement accouché, et sa gestation et sevrage durant trente mois. Puis quand il atteint ses pleines forces et atteint quarante ans, il dit : “Ô Seigneur ! Inspire-moi pour que je rende grâce au bienfait dont Tu m'as comblé ainsi qu'à mes père et mère, et pour que je fasse une bonne oeuvre que Tu agrées. Et fais que ma postérité soit de moralité saine. Je me repens à Toi et je suis du nombre des Soumis.” Ce sont ceux-là dont Nous acceptons le meilleur de ce qu'ils oeuvrent et passons sur leurs méfaits, (ils seront) parmi les gens du Paradis, selon la promesse véridique qui leur était faite. Quant à celui qui dit à ses père et mère : “Fi de vous deux ! Me promettez-vous qu'on me fera sortir de terre alors que des générations avant moi ont passé ?” Et les deux, implorant le secours d'Allah (lui dirent) : “Malheur à toi ! Crois ! Car la promesse d'Allah est véridique.” Mais il (répond) : “Ce ne sont que des contes d'Anciens.” Ce sont ceux-là qui ont mérité la sentence (prescrite, l'Enfer) en même temps que des communautés déjà passées avant eux parmi les djinns et les hommes. Ils étaient réellement perdants. »


Selon Abou Hourayra (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Qu'il soit avili ! Qu'il soit avili ! Qu'il soit avili celui qui a connu un de ses parents ou les deux âgés et qui pourtant n'a pas accédé au Paradis ! » (Mouslim)

Asma (SDP), fille de Abou Bakr as-Siddiq (SDP), rapporte : « Du temps du Messager de Dieu (SBDSL), ma mère vint me rendre visite alors qu'elle était encore idolâtre. J'ai été prendre conseil à son sujet auprès du Messager de Dieu. Je lui dis : « Ma mère est venue me demander quelque chose. Dois-je lui faire du bien ? » Il dit : « Oui, sois bonne avec ta mère ! » (Boukhari et Mouslim)

Selon Abdullàh Ibn Amr Ibn Al As (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Les grands péchés sont : Le fait de donner à Dieu des associés. L'ingratitude envers les deux parents. Le meurtre. Et le faux serment. »

Toujours selon lui, le Prophète (SBDSL) a dit : « Fait partie des péchés capitaux le fait d'insulter ses parents. » Les compagnons demandèrent : « Ô Envoyé de Dieu ! Est-il possible d'insulter ses parents ? » Le Prophète (SBDSL) dit  : « Assurément, en insultant le père et la mère d'autrui, ce dernier se mettra alors à insulter son père et sa mère. » (Boukhari et Mouslim)

Selon Abou Darda (SDP), un homme vint lui dire : « J'ai une femme et ma mère m'ordonne de la répudier. » Il dit : « J'ai entendu le Messager de Dieu (SBDSL) dire : « Les parents sont la porte du Paradis dont l'accès est le plus facile. Si tu veux, profite de cette porte ou n'en profite pas. » (Tirmidhi)

Selon Al Bara Ibn Âzib (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « La tante maternelle occupe un rang équivalent à celui de la mère. » (Tirmidhi)

Abou Ousayd Asseiidi (SDP) rapporte: Un homme a dit : « Ô Messager d'Allah ! Reste-t-il des œuvres de bienfaisance que je puisse faire envers mes parents après leur mort ? » Il dit : « Oui, prier pour eux, demander pardon pour eux, accomplir leur engagement, raviver le lien de parenté qui passe par eux et honorer leur ami. »

c) Relation conjugale

          Pour anoblir l'être humain dans sa relation conjugale et dans sa fonction sexuelle, Dieu ordonne logiquement l'obligation du mariage religieux avant d'avoir des relations intimes. Il faut comprendre qu'après l'amour envers Dieu supérieur aux autres parce que tous les autres en dépendent, vient l'amour respectueux envers les parents puisque à l'origine de notre vie, puis l'amour intense du conjoint afin de préserver noblement les liens sacrés de la piété et de la parenté (dont en faisant attention à certains non-dits pouvant devenir progressivement causes de divorce), comme l'a expliqué le Prophète (SBDSL) quand il a répondu aux compagnons que la personne qu'il préférait était sa femme. Ceci prouvant que tant qu'on est marié, il faut avoir plus de respect envers ses parents et plus d'amour envers sa femme. C'est à dire qu'un enfant doit d'abord servir ses parents même si il est marié et un couple marié doit d'abord servir son conjoint avant leurs enfants. D'ailleurs la grande importance de préserver la relation conjugale est exprimée dans le hadith magnifique suivant :
D'après Anas (SDP), un des fils d'Abou Talha et Oumm Sulaym mourut. Cette dernière demanda à sa famille de ne rien dire à son mari concernant la mort de son fils jusqu'à ce qu’elle-même l'en informe. Elle lui présenta son dîner qu'il mangea. Ensuite, elle se mit sous ses plus beaux apparats puis s'unit à lui. Lorsqu'ils eurent terminé (et donc après que le cœur de son mari soit détendu), elle lui dit : « Abou Talha, que dirais-tu si des gens prêtaient quelque chose puis demandaient à le récupérer, pourrait-on le leur refuser ? » Abou Talha répondit : « Non. » Elle dit : « Dans ce cas, demande à Dieu de te récompenser en acceptant avec résignation la mort de ton fils. » Il fut pris de colère et dit : « Tu m'as laissé m’éprendre de toi et ensuite tu m’annonces la mort de mon fils ! » Il alla trouver le Prophète (SBDSL) et l'informa de ce qui s’était passé. Le Prophète (SBDSL) dit (sans réprimer sa femme et donc en validant son comportement) : « Que Dieu bénisse votre nuit ! » Elle tomba enceinte. Plus tard, l'Envoyé de Dieu était en voyage et elle l'accompagnait. Le Prophète (SBDSL) ne revenait jamais de voyage durant la nuit. Lorsqu'ils furent proches de Médine, elle se plaignit de douleurs (dues à l’accouchement). Abou Talha se détacha alors de la caravane afin de s'occuper d'elle et l'Envoyé de Dieu reprit sa route. Abou Talha dit alors : « Seigneur, Tu sais bien que j’aime sortir avec l'Envoyé de Dieu quand il sort, et rentrer avec lui lorsqu'il rentre. Mais me voici donc retenu par ce que Tu vois. » Oumm Sulaym lui dit cependant : « Abou Talha, je ne sens pas mes douleurs habituelles. Poursuis donc ta route. » Nous reprîmes alors notre chemin. Les douleurs de l’accouchement se manifestèrent véritablement dès leur arrivée à Médine. Elle mit au monde un garçon. Ma mère me dit : « Anas, ne laisse personne l'allaiter jusqu'à ce que tu l'aies porté à l'Envoyé de Dieu. » Le lendemain matin, je le remis au Prophète (SBDSL). Le Messager de Dieu demanda alors : « As-tu rapporté des choses avec lui ? » Je dis : « Oui, des dattes. ». Le Prophète (SBDSL) les prit et les mâcha. Il les plaça ensuite dans sa main et les lui colla à son palais (du bébé). Il lui donna le nom de Abdallah. » (Mouslim)
Dans une version rapportée par Boukhari, Ibn Uyayna (SDP) a dit : « Un ansar qui connaissait les neuf enfants d'Abdallah attestait que chacun d’eux connaissait le Coran par cœur (prouvant la bénédiction du Prophète mais aussi la noblesse de sa mère lors de sa conception la nuit où son grand frère est mort). »

          En islam, l'inceste et le mariage de deux personnes frère et sœur de lait sont strictement interdits. Dieu dit à cet effet :
(S4v23) « Il vous est interdit d'épouser vos mères, vos filles, vos sœurs, vos tantes paternelles, vos tantes maternelles, les filles de vos frères, les filles de vos sœurs, les nourrices qui vous ont allaités, vos soeurs de lait... »
Oqba Ibn Al Harith rapporte : J'ai épousé une des filles d'Abu Ihab ibn Aziz et une femme vint me trouver en me disant : « Je t'ai allaité ainsi que ton épouse (faisant d'eux des frère et sœur de lait). » Je lui dis alors : « J'ignorais que tu m'avais allaité, tu ne m'en as pas informé ! » Je pris ma monture et allai trouver le Prophète (SBDSL) à Médine. Je l'interrogeai sur ceci et celui-ci me répondit : « Comment en serait-il autrement alors que cela a été confirmé ? » Je me suis donc séparé de mon épouse et elle épousa quelqu'un d'autre. » (Boukhari)
Commentaire : L'imam Ahmad, d'après ce hadith, a déclaré que pour affirmer que deux personnes sont frères (et/ou sœurs) de lait, le seul témoignage de la nourrice suffit. Quant aux autres imams, ils ne sont pas de cet avis et justifient la séparation de Oqba avec sa femme comme étant une simple précaution, le témoignage d'une seule femme ne suffisant pas.
          Il faut noter que la foi d'un célibataire pieux peut être considérée comme étroitement et sereinement froide et pure (tel que l'a montré Jésus lors de son premier passage sur terre), et celle d'un couple marié religieusement comme largement et agréablement chaude (chaleureuse) et noble (tel que l'a montré le Prophète (SBDSL) à travers sa vaste vie de famille polygame) en particulier avec des enfants prouvant bien la valeur de l'expression « chaleur humaine ». En effet le célibat est plus froid car ayant plus de solitude et donc logiquement moins de finesse et d'intensité que la vie de couple et de famille. De plus le mariage doit apporter et donc développer la noblesse et la sérénité jusque dans leur partage de l'intimité, doit complémenter l'homme de la finesse et de l'élégance synonyme de qualités divines grandement présentes de la nature féminine, et doit complémenter la femme de la force et de l'assurance synonyme de qualités divines grandement présentes de la nature masculine. Il s'agit d'un aspect supplémentaire de la transcendance (particulièrement ressentie et comprise lors d'un orgasme partagé par le couple marié)Ainsi la chaleur de la vie de famille nous élève spirituellement vers Dieu comme l'air chaud s'élève au dessus du froid du célibat (bien que la plupart des moines chrétiens sont considérés par Dieu d'autant plus qu'il faut de tout pour faire un monde) surtout que l'enseignement suivant explique que le mariage est la moitié de la religion :
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Lorsque le serviteur (de Dieu) se marie, alors il a complété la moitié de la religion. Qu'il craigne donc Allah dans la moitié restante. » (Tabarani)
En effet après le mariage, la finesse de la féminité pour l'homme et la force de la masculinité pour la femme les habillent dans un noble accomplissement spirituel mutuel reflétant l'âme commune originelle d'Adam et Eve, et donc de l'humanité, source de la connaissance complète de Dieu synonyme de félicité, puisque chaque membre du couple devient plus épanouis et donc plus sages et donc plus protégés, qualités qui sont donc similaires à celles d'un vêtement :
(ExtS2v187) « elles (les femmes) sont un vêtement pour vous et vous un vêtement pour elles. »
Adam (l'âme d'un homme) et Eve (l'âme d'une femme) sont donc une dyade (car ayant partagé différemment la naturelle âme humaine originelle complète, créature représentant le plus la nature divine).
Or dans une forme plus spirituelle car filiale, la finesse est donc particulièrement ressenti entre un père et une fille ou entre une mère et son fils, et la force est donc ressenti particulièrement entre un père et son fils ou une mère et sa fille, bien que tous les enfants ayant leurs parents perçoivent clairement les spécificités masculines ou féminines généralement communes à tous les pères ou toutes les mères (quoi qu'à notre époque les valeurs s'inversent de plus en plus).
Cette force de la masculinité peut aussi être perçue à travers la voie généralement grave des hommes et cette finesse de la féminité peut être perçue à travers la voie généralement aigüe des femmes.
Et il faut noter que pour la femme et l'homme, une perception plus claire de la force est aussi présente dans le bras droit (ou fort), et une perception plus clair de la finesse est aussi présente dans le bras gauche (ou faible).
Cette compréhension de la finesse et de la force divines se trouve également dans la force lumineuse du soleil et la finesse lumineuse de la lune. Or le Prophète (SBDSL) explique dans un hadith qu'au Paradis, la face divine se verra aussi clairement que la lune dans la nuit noir. Ceci d'abord pour montrer que les hôtes du Paradis distingueront donc parfaitement la face divine, mais probablement aussi en sous-entendant que dans l'identité divine la finesse correspond plus à la noblesse douce de Son esprit et de sa face, et la force plus à l'intensité inouïe de Ses sentiments et de Sa puissance créatrice. Ainsi bien que la finesse corresponde plus à l'esprit divin, la force sera quand même présente spirituellement au Paradis puisqu'elle sera incarnée par l'intensité et pourra donc être associé à la finesse. C'est à dire que tout au Paradis sera dans une finesse intense synonyme de félicité extrême même lors de la rencontre du Créateur.
A travers les relations familiales provenant du mariage et de la naissance d'enfants, des bienfaits supplémentaires, de nobles épreuves et de nouvelles qualités morales apparaissent : augmentation de la famille et de la communauté, amour partagé, comportement quotidien envers eux, dignes responsabilités, etc...
De plus philosophiquement dans l'amour conjugal partagé intimement, il apparaît que la force de l'homme englobe la femme physiquement de plaisir en particulier par la pénétration sexuelle, et par équilibre, que la séduction de la femme englobe l'homme émotionnellement (psychiquement) de désir en particulier par la contenance sexuelle. Dans ce sens, être pénétré correspond aussi à être désiré voire aimé, alors que pénétrer correspond aussi à conquérir voire réussir, surtout que le femme peut participer à l'acte sexuel sans effort corporel ou de concentration à la différence de l'homme qui doit maintenir son érection. Il n'y a que ça qui compte finalement, voir la noblesse des choses, et comprendre que ce partage conjugal à travers la douceur, la pudeur, la finesse et l'intensité de la féminité composant l'honorable, délicate, scintillante et étincelante élégance de l’âme humaine et de l'esprit divin, et à travers la force, l'assurance, la protection et la tranquillité par le contentement du peu de l'homme composant la rationnelle, juste, rassurante et apaisante puissance de l'âme humaine et de l'esprit divin, accomplissent totalement l'homme et la femme par des qualités divines supplémentaires ou renforcées.
Ainsi par le partage de la vie conjugale jusque donc dans l'intimité corporelle, et donc par un échange intense d'affection et d'amour, l'acquisition profonde de ces diverses qualités spirituelles (morales) divines manquant à l'homme et la femme ou étant moins présentes dans leur nature respective devient bien possible dans l'âme spirituelle de chacun. Le fait que les bonnes qualités spirituelles (morales) soient en réalité ce que nous recherchons principalement même pendant les relations intimes licites est aussi logique que lorsque nous consommons de la nourriture comestible et non périmée et donc de bonne qualité pour nous faire grandir et (mieux) vivre.
          Par conséquent le couple se nourrit mutuellement au niveau de leur complémentarité formant donc l’âme complète de la connaissance complète de Dieu dont étaient issus Adam et Eve. Ainsi l'attirance entre l'homme et la femme se trouve en partie clairement dans leur différence de nature, et par conséquent le véritable amour épanouissant, et donc authentique, et donc légitime, se trouve uniquement dans la complémentarité de l'hétérosexualité.
Surtout donc que même dans la relation intime, le couple hétérosexuel se nourrit mutuellement des qualités spirituelles plus présente chez le conjoint composant l'autre moitié de l'âme originelle de la connaissance complète de Dieu et correspondant aussi au premier degré (des degrés infinis) de la sainte félicité paradisiaque (présent déjà au cœur adamique dans le jardin d'Eden avant la consommation du fruit interdit) dont la perception retrouvée la plus claire par le cœur a d'ailleurs lieu pendant les quelques secondes de l'orgasme partagé, comme le prouve le hadith expliquant que le bon caractère complet conduit au bonheur. En effet sur terre, le couple par son partage de la force masculine et de la douceur féminine atteint une très agréable forte douceur synonyme d'une très plaisante intense finesse comme au Paradis :
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Si la douceur (finesse) était une créature visible, il n'y aurait rien de plus beau (satisfaisant, surtout si elle est intense, forte). »
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Le bon caractère conduit au bonheur. » (Al-Kharaytî)

A ce sujet il faut remarquer que l'orgasme de l'homme étant aussi nécessaire pour avoir des enfants, c'est comme si l'homme, la femme et la création des enfants étaient une une composante principale de l'émotion paradisiaque originelle présente dans l'Eden terrestre. Surtout que l'enfant étant synonyme d'innocence rappelle celle de l'Eden terrestre et son incarnation d'une pureté spirituelle atteignable par la religion qui est un composant de la félicité originelle du coeur d'avant la consommation du fruit interdit. D'autant plus que la reproduction pérennise l'humanité en créant la famille et en faisant donc apparaître de nouvelles qualités morales qui étaient aussi présentes dans la félicité du cœur humain originel de l'Eden terrestre. Ainsi cette nouvelle découverte d'un composant principal de la félicité paradisiaque originelle participe à développer cette dernière puisque suite à une meilleure compréhension de sa valeur.
Par conséquent l'orgasme peut aussi être une image de l'apothéose atteinte à travers l'Eden Terrestre complété de la fin des temps (petit paradis créé humainement aussi donc lié à la création des enfants) au niveau religieux, émotionnel, spirituel et matériel, comme il faut donc des actions conjugales jusqu'à l'orgasme, comme il faut l'évolution du moteur qu'est l'Histoire (dont au niveau de la connaissance scientifique, religieuse et philosophique) jusqu'à la vitesse de pointe qu'est l'Eden terrestre complété (comparable à celle du Paradis céleste après la mort), comme il faut des efforts lors de matchs jusqu'à une victoire en coupe du monde, comme il faut du rappel religieux si possible à plusieurs pour profiter au mieux seul de la foi dans la méditation, et donc comme il faut de l'éducation sur terre puis au Paradis avant d'y voir la face de Dieu pour la première fois en compagnie de tous ses hôtes, et ainsi de suite éternellement puisque les hôtes du Paradis verront la Face de Dieu au minimum une fois par semaine le Vendredi que probablement ils oublieront nécessairement à chaque fois pour pouvoir profiter des autres plaisirs du Paradis, car Dieu y sera logiquement ce qu'il y a de plus beau et bon. En effet il n'y a rien de plus agréable que de vivre crescendo des plaisirs, c'est à dire en atteignant progressivement et donc dans une intéressante variation (contraire à la monotonie) l'intensité joyeuse maximale, synonyme du sentiment de satisfaction absolue et donc suprême momentanément, pour être réappréciée suite à une nouvelle progression crescendo.
Cette progression crescendo jusqu'à une apothéose peut aussi être vue à travers l'ennoblissement maximal de l'humanité par le futur retour du Saint Esprit de Jésus (paix sur lui) devant s'épanouir totalement en devenant père de famille et chef musulman du monde musulman, et ainsi en expliquant aussi pourquoi le mariage et donc la vie familiale est la moitié de la religion pour l'homme, puisque nous permettant à travers le statut de parent d'acquérir la compréhension et le rôle de certains attributs divins comme le Souverain, le Maître et le Contraignant, et donc ceux étant peu présents dans la nature de chacun (homme ou femme) :
(ExtS7v189) « C'est Lui qui vous a créés d'un seul être (âme, représentant la connaissance complète de Dieu) dont il a tiré son épouse, pour qu'il trouve de la tranquillité (forme de miséricorde prouvée dans le verset suivant qui est une qualité divine) auprès d'elle (car étant plus faible physiquement elle recherche et incarne plus la miséricorde logiquement) »
(S30v21) « Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l'affection et de la bonté (synonymes de miséricorde). Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent. »

(S38v6) « Il vous a créés d'une personne unique et a tiré d'elle son épouse. »
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Toute religion a sa moralité, et la moralité de l’islam, c’est la pudeur. »
Commentaire : La pudeur fut une qualité principale du Prophète (SBDSL).
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Lorsque le serviteur (de Dieu) se marie, alors il a complété la moitié de la religion. Qu'il craigne donc Allah dans la moitié restante. » (Tabarani)
Le Prophète Mouhamed (SBDSL) a dit :« Les croyants qui ont la foi la plus accomplie sont ceux d’entre eux qui jouissent de la meilleure moralité et du plus doux caractère. Les meilleurs d’entre vous sont ceux qui traitent le mieux leurs femmes. » (Ttirmidhi)

Commentaire : En effet, sa femme étant la personne avec laquelle un homme passe le plus de temps dans l'intimité, le meilleur comportement envers elle démontre la sagesse.
         Le couple doit donc mutuellement se stimuler affectivement, intellectuellement, spirituellement et proprement pour s'entretenir au mieux, surtout que l'attention agréable, l'intelligence, la noblesse d'âme et l'élégance sont très attirantes, à l'image de l'amour que Dieu mérite. Ainsi le couple doit aussi chercher à se donner mutuellement ce qu'autrui attend et pas ce que nous pensons que nous attendrions à sa place. Dans ce sens, il faut plus d'observation, d'écoute et de compréhension de la nature d'autrui, et s'encourager tout en valorisant souvent l'autre mais en le conseillant rarement directement (mais plutôt par des moyens détournés), sauf si il le demande en particulier lors de la concertation qui doit tendre à être faite quotidiennement.
          Or les idéologies féministe et LGBTQ+ ainsi que le brouillage des rôles sexués désintègre peu à peu les repères familiaux traditionnels sous la répression idéologico-judiciaire active de la « Gay »stapo, la nouvelle police politique de la pensée. Alors que le sexe ne peut être abandonné au seul plaisir hédoniste mécanique d’une civilisation consumériste décadente qui le réduit à sa fonction récréative, mais doit au contraire retrouver sa dimension sacrée, métaphysique. Le sexe élève l’âme, seulement quand il fusionne les principes séparés mâle et femelle : dans le sens un plus un égale Un et non deux.
          De plus les femmes veulent aussi être impressionnées par les hommes et non oppressées, et avoir le sentiment d'être aimées, protégées et écoutées en particulier sur leur vie, leur enfance, leurs histoires, leurs plaisirs, leurs espoirs et leurs craintes, même si s'aimer en Dieu et Son Messager pour les efforts religieux et la prédication demeure la plus haute valeur de l'amour :
Maya Angelou : « Le coeur d'une femme devrait être caché en Dieu, afin qu'un homme qui la désire soit obligé de chercher Dieu avant de la trouver elle. »
Être un homme véritable (viril), c’est aussi passé du temps avec ses proches, notamment les femmes (mère, femme, soeur) et les enfants, en faisant preuve d'écoute, de partage, de bravoure, de protection et d’abnégation. (Les chrétiens noteront que c’est ainsi que le Christ, en tant qu’homme réel, est apparenté à son épouse, l’Église.) On le constate de mille façons : l’homme fait sa demande à la femme à genoux (et non l’inverse), et en situation de danger, l’homme défend la femme même au prix de sa vie. Et ce dernier exemple ne s’applique pas seulement à la femme de l’homme, mais à toute femme, précisément parce qu’elle est une femme. La féminité était considérée comme sacrée en soi.
C’est ce qu’on a pu observer dans les enquêtes qui ont suivi le naufrage du Titanic : les témoins ont insisté sur le fait que certains canots de sauvetage ne contenaient que des femmes et des enfants, les hommes se sacrifiant pour les sauver. Faire quoi que ce soit de moins – prendre une place dans un canot de sauvetage qui aurait pu être prise par une femme ou un enfant – aurait porté atteinte à leur virilité honorable (ce qui pourrait ne pas être le cas pour un homosexuel ou un transsexuel qui n'aurait donc pas laissé leur place à une femme voire un enfant). La virilité et la masculinité, de plus en plus considérées comme toxiques par définition pour les féministes, les homosexuels et les transgenres, incluaient à la fois le symbolisme et les actions de la bravoure. Un homme véritable était un chevalier.
Il est vrai bien sûr que les actes de bravoure et d’abnégation peuvent être et sont commis par des femmes et des enfants, et bien sûr par des homosexuels et des trans-genres. N’importe qui peut devenir courageux. Mais c’est justement là l’essentiel : puisque la bravoure et l’abnégation ne font plus partie de ce que signifie être un homme, on ne fait de tels actes héroïques que si on est un héros. Mais l’héroïsme n’est pas courant (c’est pourquoi il est applaudi lorsqu’il est découvert). On peut ou non se sentir appelé à l’héroïsme et à la bravoure. Mais dans le vieux paradigme, un homme se sacrifiait non pas parce qu’il se sentait appelé à un héroïsme extraordinaire, mais simplement parce qu’il était un homme. Le rôle de genre dont il avait hérité en vertu de son anatomie contenait l’impératif moral de se sacrifier, le cas échéant, pour les femmes et les enfants. C’est justement cette protection que les vrais hommes offraient autrefois qui est si désespérément nécessaire aujourd’hui. Nous comptons maintenant sur la propagande pieuse dont par internet pour rappeler au peuple le rôle que doit incarner l'homme au niveau de la galanterie, du sacrifice de soi et de la bravoure.
Les femmes recherchent donc toujours logiquement de virils hommes chevaleresques pouvant défendre leur personne, les faibles, la justice et la noblesse, quoi qu'en dise le progressisme impie féminisant la société, voire refusant la différenciation sexuelle en voulant masculiniser la femme, féminiser l’homme et homosexualiser tout le monde : Voir vidéo youtube « JULIEN ROCHEDY SUR MAJOR, LA MASCULINITE, LES FEMMES, LE FEMINISME ETC » à l'adresse : https://youtu.be/zCdyS5onbp8
          De plus le rôle d'une femme provenant de la création de l'homme, puisque Eve a été créée à partir de la côte d'Adam, devrait logiquement faire reconnaître aux femmes à cause de cette dépendance originelle, la hiérarchie supérieure de leur mari, la noblesse de le servir et la sagesse de se soumettre à ses décisions raisonnables après l'avoir conseillé dans ses choix, surtout au niveau de la sécurité lorsqu'ils sont à l'extérieur de la maison.
En effet l'homme étant plus fort et connaissant ses limites physiques, il est légitimement responsable de la protection de sa famille et il faut bien que quelqu'un prenne des décisions quand les avis divergent pour préserver l'union primordiale du couple et de la famille, mais après donc s'être concerté avec sa femme ou sa famille afin d'obtenir plus de clairvoyance et la bénédiction divine.
Selon Abou Hourayra (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Si je devais ordonner à une personne de se prosterner devant une autre, j’ordonnerais sûrement à la femme de se prosterner devant son mari. » (Tirmidhi)
C'est donc pour éviter la division que l'homme doit être un chef de famille, qui ne doit pas oublier d'être doux, tendre, attentionné et conciliant, afin de n'être surtout pas tyrannique.
Il s'agit ici d'équité, d'organisation et donc d'équilibre dans la relation homme femme, et non pas de domination, de soumission ou d'égalité aveugle.
De ce fait la dignité de la femme ne peut être que plus grande qu'un homme car son rôle est plus proche de l'humilité qui est la nature propre à une créature.
Commentaire d'une internaute : « J’en suis une, de femme, et je ne suis (du verbe "suivre") pas la mode. Non envieuse des autres et de leur richesse, je ne suis ni capricieuse ni vénale ni maquillée. Je fais partie de la nouvelle génération de gens à ranger dans la catégorie des décroissants. Non raciste parce qu’admirative de tout ce qui vit, j’obtiens un ratio d’équilibre quasi mathématique dans le fait de privilégier le silence plutôt qu’une agitation débridée, l’individualité plutôt que l’individualisme, le dépouillement plutôt que la collection d’objets, le détachement, la Nature, l’instruction. Ni une vieillarde ni une nonne, ni riche ni pauvre, je me contente de la voie et du mode de pensée qui se sont imposés à moi, par nature (et sagesse) de moi. »
Mais il faut rappeler que dans l'organisation à l'intérieur de la maison, le Prophète (SBDSL) était au service de sa femme en suivant donc ses décisions :
Al Aswad Ibn Yazid (SDP) rapporte : On demanda une fois à Aïcha (SDP) ce que faisait le Prophète (SBDSL) à la maison. Elle dit : « Il servait sa famille et quand venait l’heure de la prière, il sortait à la mosquée. » (Boukhari)
          Pour renforcer cette entente cordiale au sein du couple, il faut aussi faire attention à l'ordre et à la propreté que la femme aime ou au rangement que l'homme utilise habituellement.
          Par conséquent on ne peut pas parler d'une égalité entre l'homme, responsable par sa force physique de subvenir aux besoins de sa famille grâce au travail, et la femme, responsable par l'immense valeur de sa nature de pouvoir porter très honorablement la vie jusqu'à la puberté des enfants et d'ordonner la maison, mais plutôt d'une complémentarité visant à ennoblir complètement ces deux créatures et à perpétuer l'humanité. En effet la véritable nature féminine est logiquement très disciplinée, concentrée et attentive puisque plus faible physiquement que l'homme.
Dans ce sens, il faut rappeler qu'au niveau du caractère et du comportement pour et dans la noblesse, l'homme doit s'imprégner de la douce élégance fine de la féminité et la femme de la force sereine rassurante de la masculinité.
          Or à notre époque, de nombreux couples hétérosexuels cherchant à trop imiter les standards de beauté physique ne se regardent plus réellement, car ils sont d'abord dans une relation narcissique conduisant à un plaisir animal apportant généralement le divorce et donc la facilité de la destruction, par opposition au plaisir d'aimer malgré quelques défauts  physiques apportant généralement le véritable amour, la pérennité du mariage et donc l'effort de la construction d'une relation éternelle en Dieu. Le système occidental actuel gravement égaré nous amène à vivre face à face, alors qu'il faut vivre côte à côte dans un intense amour complice, en particulier au niveau conjugal. Ceci prouvant que choisir une vie d'amour avec un conjoint est plus grand qu'une vie de séducteur de femmes ou de séductrice d'hommes, surtout car construire malgré les épreuves est le seul chemin pour l'entretien ou l'intensification d'un sentiment comme l'est le très plaisant amour conjugal puissant. Et Allah nous fait donc passer par cette vie pour nous apprendre à aimer les autres et donc à aimer les qualités morales, puis ensuite avoir le choix de L'aimer, car le véritable amour en particulier envers Dieu ne peut être lié qu'au libre arbitre.
          Par ailleurs une femme musulmane ne peut épouser qu'un homme musulman et un homme musulman ne peut épouser qu'une femme musulmane, chrétienne ou juive.
          Enfin, la relation conjugale comme les autres relations doit aussi avant tout servir à s'élever personnellement par la sagesse et la douceur tout en faisant toujours grandir notre cœur quels que soient les éventuels trahisons ou divorce, surtout en comprenant que quoi qu'il arrive de la part du conjoint ou en cas de demande de divorce de notre part, si on a sincèrement essayé de faire de notre mieux pour la réussite du couple conjugal, le regret sera diminué, la victoire sera obtenue et la grandeur d'âme acquise sera préservée, en particulier si il y a une réelle volonté de bien pour l'ancien conjoint dans son nouveau destin, même si il avait été parfois voire souvent indigne lors du mariage.

Morales et règles

Le Messager d’Allah (SBDSL) a dit : « On demande la main d’une femme pour quatre raisons : ses biens, sa noblesse, sa beauté et son degré de religion. Choisis celle qui est pieuse, tu seras gagnant ! » (Boukhari et Mouslim)

Selon Almourira Ibn ChoOba (SDP), le Prophète (SBDSL) lui a dit de voir le visage d'une femme chez ses parents avant de l'épouser.

Chaabi rapporte : Après qu'une femme lui ait rappelé le verset (S4v20) « Et que vous ayez donné à l'une un quintal (en or), n'en reprenez rien », le calife Omar (SDP) dit : « Ô Allah, pardon ! Tous les gens sont plus érudits que Omar ! » Puis il retourna à la mosquée, monta sur le minbar et dit : « Musulmans ! Je vous avais interdit de dépasser quatre cents dirhams dans les dots, celui qui veut donner ce que bon lui plaît de son argent, qu'il le fasse ! »

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Toute femme qui meurt avec la satisfaction de son mari entre au Paradis. » (Thirmidi)

Selon Abou Hourayra (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Qu'aucun croyant ne déteste une croyante (son épouse), car s'il déteste un trait de son caractère, il en appréciera un autre. » (Mouslim)

Toujours selon Abou Hourayra (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Il n'est pas permis à l'épouse de jeûner en présence de son mari sans son consentement, ni de faire entrer dans sa demeure qui que ce soit sans son autorisation. » (Boukhari et Mouslim)


(S2v223) « Vos épouses sont pour vous un champ de labour, allez à votre champ comme (et quand) vous le voulez (signifiant que l'acte intime, possiblement pour créer un enfant, peut être effectué à tout moment de la journée et expliquant en partie le hadith précédant et le suivant) et œuvrez pour vous-mêmes à l'avance. Craignez Allah et sachez que vous le rencontrerez. Et fais gracieuses annonces aux croyants ! »

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, chaque fois qu’un homme appelle sa femme à son lit et qu’elle s’y refuse, tous les habitants du ciel se remplissent de colère contre elle jusqu’à ce que son mari soit satisfait d’elle. »

Un hadith rapporte que l’épouse de Abdullâh ibn Amr ibn al As s’était plainte du fait que son mari enchaînait prières et jeûnes facultatifs et la délaissait sur tous les plans, intime y compris. Mis au courant de ce fait, le Prophète (SBDSL) parla donc à Abdullâh ibn Amr ibn il As. Il lui rappela que son corps et ses yeux avaient des droits sur lui et qu’il devait les ménager (en se reposant malgré son rythme religieux important). Et il lui rappela aussi ceci : « Et ton épouse a aussi des droits sur toi. »

Suite à avoir entendu une femme se plaindre seule de son mari éloigné longtemps pour la guerre sainte, Omar (SDP) demanda à sa fille Hafça : « Combien de temps peut se passer une femme de son mari ? » Elle répondit : « Six ou quatre mois (trois à quatre mois dans une autre version). » Omar décida : « Je ne retiendrai pas les soldats plus que ce temps (quatre mois généralement). »

Ibn Abou Hâtim rapporte : Aïcha (SDP) a dit : « Béni est celui dont l'ouïe a cerné toute chose ! J'entendais les paroles de Hawla Bint Talaba (SDP) et certaines étaient pour moi inaudibles. Elle se plaignait de son époux au Messager d'Allah (SBDSL) et disait : « Ô Messager d'Allah ! Il a utilisé mon argent, consommé ma jeunesse et je lui ai fait beaucoup d'enfants. Maintenant que j'ai vieilli et que je ne peux plus enfanter, il m'a considéré comme le dos de sa mère (s'interdire d'avoir des rapports avec sa femme sans la divorcer, c'était une pratique antéislamique abolie à cette occasion). Ô Allah, je me plains a toi ! » Avant qu'elle ne s'en aille, l'archange Gibril (Gabriel) descendit avec ce verset : (S58v11) « Allah a bien entendu les propos de celle qui discutait avec toi a propos de son époux. » Son mari était Aws Ibn Samit. »

Kaab a jugé la relation d'un mari ayant une vie trop monacale (en passant toutes ses nuits à prier et ous ses jours à jeûner) par rapport à sa femme : « Jeûne trois jours et mange chez elle un jour, prie trois nuits et passe une nuit avec elle. »

Qateda rapporte : Une femme vint chez Omar et dit : « Mon mari jeûne le jour et prie la nuit. » Il répliqua : « Veux-tu que je lui interdise de jeûner le jour et de prier la nuit ? » Elle partit puis retourna une autre fois et lui répéta la même chose. Il lui donna la même réponse et Kaab Ibn Sour lui dit : « Chef des croyants ! Elle a un droit. -Et quel est son droit ? -Allah lui a autorisé quatre femmes, considère-la comme une parmi quatre : elle a une nuit parmi quatre et un jour parmi quatre. » Omar appela alors son mari et lui ordonna de passer avec elle une nuit sur quatre et de manger un jour sur quatre.

Un homme rapporte  qu’il n’a jamais entendu le Prophète (SBDSL) autoriser le mensonge sauf dans trois cas : la guerre, la réconciliation des gens, et ce que dit l’homme à sa femme et la femme à son mari (par de petits mensonges pour faciliter, préserver, développer ou améliorer la sérénité ou la joie du cœur du conjoint et donc une bonne ambiance familiale).

(S2v222) « Et ils t'interrogent sur la menstruation des femmes. Dis : “C'est un mal. éloignez-vous donc des femmes pendant les menstrues, et ne les approchez que quand elles sont pures. Quand elles se sont purifiées, alors cohabitez avec elles suivant les prescriptions d'Allah (façon noblement poétique de dire que les relations sexuelles sont à nouveau possible mais sans sodomie) car Allah aime ceux qui se repentent, et Il aime ceux qui se purifient.” »

Selon Aïcha (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) n'a jamais rien frappé de sa main, ni une femme, ni un serviteur, sauf quand il combattait au service de Dieu. Jamais il ne s’est vengé d’un tort qu’on lui avait fait sauf s’il s’agissait de la transgression d’une limite sacrée de Dieu le Très-Haut. Il se vengeait dans ce cas pour Dieu. » (Mouslim)

(S4v34) « Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu'Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu'ils font de leurs bien. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent avec la protection d'Allah ce qui doit être protégé pendant l'absence de leurs époux. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, puis si nécessaire éloignez-vous d'elles dans leurs lits, et puis si nécessaire tapotez-les (et non pas « frappez -les» avec un bâton de la taille d'une brosse à dent en signe de petite remontrance comme le Prophète l'a fait, sans coup violent et en dehors du visage, avant de divorcer si elle continue de vous déshonorer, ceci prouvant qu'il faut avoir une vision miséricordieuse du Coran surtout que selon nombreux de ses versets et sa psalmodie ce livre incarne la miséricorde). Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand ! »

(S38v44) « “Et (Job) prends dans ta main un faisceau de (cent) brindilles, puis frappe avec cela (ta femme comme tu avais promis de la frapper cent fois si elle désobéissait). Et ne viole pas ton serment.” Oui, Nous l'avons trouvé vraiment endurant. Quel bon serviteur ! Sans cesse il se repentait. »

Le Messager d’Allah (SBDSL) a dit : « Ne frappez pas les femmes. » (Abou Dawoud et Nassaî)

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Craignez Dieu en vos femmes, car vous les avez prises selon un pacte que vous avez conclu avec Dieu, et ce n'est qu'avec la permission de Dieu que vous cohabitez avec elles. Elles ont des droits sur vous, et vous avez des droits sur elles. Elles ne doivent accueillir personne chez vous sans votre accord. Si elles s'avisent de le faire, frappez les modérément. En revanche, elles sont en droit d'exiger de vous que vous les entreteniez. » (URA)

Amr Ibn Al-Ahwas (SDP) rapporte ces propos tenus par l'Envoyé de Dieu (SBDSL) au cours du pèlerinage d'adieu après qu'il eut loué et glorifié Dieu : « Recommandez-vous la bienveillance envers les femmes, car elles sont telles des captives chez vous. Vous n'avez pas d'autres droits sur elles, à moins qu'elles ne commettent un acte répréhensible clair. Dans ce cas-là, ne partagez pas leur lit et admonestez-les de façon non violente. Si elles vous obéissent de nouveau, ne cherchez plus alors à leur causer du tort. Vous avez certainement des droits sur vos femmes comme elles en ont sur vous. Les vôtres sont qu'elles ne peuvent faire entrer qui que ce soit dans vos demeures sans votre autorisation, ni laisser quelqu'un s'y installer. Quant à leurs droits (les femmes), vous devez les vêtir et les nourrir convenablement. » (Tirmidhi)

Mouàwiya Ibn Hayda (SDP) rapporte : Je demandai : « Envoyé de Dieu, quels sont nos devoirs envers nos épouses ? » Il répondit : « Tu lui dois nourriture et habillement lorsque tu te nourris et te vêts. Tu ne dois pas la frapper au visage ni lui dire : "Que Dieu t'enlaidisse !" Enfin, si tu décides de t'éloigner d'elle, ne le fais qu'à l'intérieur de ta demeure. » (Abou Dawoud)


(S4v22-26) « Et n'épousez pas les femmes que vos pères ont épousées, exception faite pour le passé. C'est une turpitude, une abomination, et quelle mauvaise conduite ! Vous sont interdites (au mariage et donc aux relations sexuelles) vos mères, filles, sœurs, tantes paternelles et tantes maternelles, filles d'un frère et filles d'une sœur, mères qui vous ont allaités, sœurs de lait, mères de vos femmes, belles-filles sous votre tutelle et issues des femmes avec qui vous avez consommé le mariage et si le mariage n'a pas été consommé ceci n'est pas un péché de votre part, les femmes de vos fils nés de vos rein, de même que deux sœurs réunies (jumelles) exception faite pour le passé car vraiment Allah est Pardonneur et Miséricordieux, et parmi les femmes (vous sont aussi interdites), les dames (qui ont un mari), sauf si elles sont vos esclaves en toute propriété (suite à une guerre). (Telle est la) Prescription d'Allah sur vous (conernant le cadre de la relation conjugale) ! A part cela, il vous est permis de les rechercher (les femmes), en vous servant de vos biens et en concluant un mariage, non en débauchés. Puis, de même que vous jouissez d'elles, donnez-leur leur mahr (dote donnée financièrement ou matériellement), comme une chose due. Il n'y a aucun péché contre vous à ce que vous concluez un accord quelconque entre vous après la fixation du mahr, car Allah est certes Omniscient et Sage. Et quiconque parmi vous n'a pas les moyens pour épouser des femmes libres (non esclaves) croyantes, eh bien (il peut épouser) une femme parmi celles de vos esclaves croyantes. Allah connaît mieux votre foi, car vous êtes les uns des autres (de la même religion). Et (ces esclaves) épousez-les avec l'autorisation de leurs maîtres (Waliy) et donnez-leur un mahr convenable, (épousez-les) étant vertueuses et non pas livrées à la débauche ni ayant des amants clandestins. Si une fois engagées dans le mariage, elles commettent l'adultère, elles reçoivent la moitié du châtiment qui revient aux femmes libres (non esclaves) mariées. Ceci est autorisé à celui d'entre vous qui craint la débauche (de tomber dans la fornication hors mariage), mais ce serait mieux pour vous d'être endurant (dont par le jeûne plutôt que de se marier à une femme impie). Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux. Allah veut vous éclairer (le chemin de votre ennoblissement), vous montrer les voies (habitudes, sagesses et péchés) des hommes d'avant vous, et aussi accueillir votre repentir. Et Allah est Omniscient et Sage. »

(S4v4) « Et donnez aux épouses leur mahr (dote), de bonne grâce. Si de bon gré elles vous en abandonnent quelque chose, disposez-en alors à votre aise et de bon cœur. »

(S4v35) « Si vous craignez le désaccord entre les deux (époux), envoyez alors un arbitre de sa famille à lui, et un arbitre de sa famille à elle. Si les deux veulent la réconciliation, Allah rétablira l'entente entre eux. Allah est certes Omniscient et Parfaitement Connaisseur. »

(S4v128) « Et si une femme craint de son mari abandon ou indifférence (lors d'un divorce), alors ce n’est pas un péché pour les deux s‘ils se réconcilient par un compromis quelconque, et la réconciliation est meilleure, puisque les âmes sont portées à la ladrerie. Mais si vous agissez en bien et vous êtes pieux… Allah est certes Parfaitement connaisseur de ce que vous faites. »

(S4v19) « Ô les croyants ! Il ne vous est pas licite d'hériter des femmes contre leur gré. Ne les empêchez pas de se remarier dans le but de leur ravir une partie de ce que vous leur aviez donné, à moins qu'elles ne viennent à commettre un péché prouvé. Et comportez-vous convenablement envers elles. Si vous avez de l'aversion envers elles durant la vie commune, il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose où Allah a déposé un grand bien. »

(S64v14) « Ô vous qui avez cru, vous avez de vos épouses et de vos enfants un ennemi (synonyme d'imperfection régulière ou d'une tentation pouvant vous faire oublier Dieu et la pratique religieuse). Prenez-y garde donc. Mais si vous (les) excusez passez sur (leurs) fautes et (leur) pardonnez, sachez qu'Allah est Pardonneur, Très Miséricordieux. »


(S65v1-7) « Ô Prophète ! Quand vous répudier les femmes, répudiez-les conformément à leur période d'attente prescrite, et comptez la période, et craignez Allah votre Seigneur. Ne les faîtes pas sortir de leurs maisons, et qu'elles n'en sortent pas à moins qu'elles n'aient commis une turpitude prouvée. Telles sont les lois d'Allah. Quiconque cependant transgresse les lois d'Allah se fait du tort à lui-même. Tu ne sais pas si d'ici là Allah ne suscitera pas quelque chose de nouveau ! Puis quand elles atteignent le terme prescrit, retenez-les de façon convenable, ou séparez-vous d'elles de façon convenable, et prenez deux hommes intègres parmi vous comme témoins. Et acquittez-vous du témoignage envers Allah. Voilà ce à quoi est exhorté celui qui croit en Allah et au Jour dernier. Et quiconque craint Allah, il lui donnera une issue favorable, et lui accordera Ses dons par (des moyens) sur lesquels il ne comptait pas. Et quiconque place sa confiance en Allah, Il (Allah) lui suffit. Allah atteint ce qu'Il Se propose, et Allah a assigné une mesure à chaque chose. Si vous avez des doutes à propos (de la période d'attente) de vos femmes qui n'espèrent plus avoir de règles, leur délai est de trois mois. De même pour celles qui n'ont pas encore de règles. Et quant à celles qui sont enceintes, leur période d'attente se terminera à leur accouchement. Quiconque craint Allah cependant, Il lui facilite les choses. Tel est le commandement d'Allah qu'Il a fait descendre vers vous. Quiconque craint Allah cependant, il lui efface ses fautes et lui accorde une grosse récompense. Et faites que ces femmes habitent où vous habitez, et suivant vos moyens. Et ne cherchez pas à leur nuire en les contraignant à vivre à l'étroit. Et si elle sont enceintes, pourvoyez à leurs besoins jusqu'à ce qu'elles aient accouché. Puis, si elles allaitent (l'enfant né) de vous, donnez-leur leurs salaires. Et concertez-vous (à ce sujet) de façon convenable. Et si vous rencontrez des difficultés réciproques, alors une autre allaitera pour lui. Que celui qui est aisé dépense de sa fortune, et que celui dont les biens sont restreints dépense selon ce qu'Allah lui a accordé. Allah n'impose à personne que selon ce qu'Il lui a donné, et Allah fera succéder l'aisance à la gêne. »

D'après Jabir (SDP) le Messager d’Allah (SBDSL) a dit : Iblis (Satan) a déposé son trône sur l’eau. Puis il a envoyé ses armées à travers le monde. Celui de ses agents qui est le plus proche de lui est celui qui provoque la plus grande corruption (dont les oeuvres dévastatrices sont les plus importantes). Lorsque l’un d’eux vient à lui et lui dit : « J’ai fait ceci et cela (faire voler ou faire mentir par exemple) », Iblis lui rétorque : « Tu n’as absolument rien fait. » En revanche lorsque vient l’un d’entre eux et lui dit : « Je n’ai quitté cet homme que lorsqu’il divorça de son épouse », Iblis le rapproche de lui et lui dit : « Quel bon fils tu es (ou, très bien, tu es un proche) ! » (car ayant détruit le principal lien social car étant celui sacré de la parenté). » (Mouslim)

Ibn Omar (SDP) rapporte : Quand Omar Ibn Alkhattab (SDP) devint calife, il prononça un discours et dit : « Le Messager d'Allah (SBDSL) nous autorisa le mariage temporaire trois jours (pour que la mise en place de la chasteté des hommes et des femmes ne soient pas trop brutale à certains ou pour les hommes partant longtemps en expédition, alors qu'avant la révélation certains avaient plus de vingt femmes) puis l'interdit. Par Allah ! Si j'apprends qu'un homme marié a fait un mariage temporaire, je le lapiderai avec les pierres (car le calife Omar considérait que c'était quand même la peine pour adultère malgré l'abrogation du verset de la lapidation pour adultère), à moins qu'il me ramène quatre témoins qui attestent que le Messager d'Allah l'a permis après l'avoir interdit. Et si je trouve un musulman (non marié) marié temporairement, je le fouetterai cent coups (pour fornication moins grave que l'adultère), à moins qu'il me ramène quatre témoins que le Messager d'Allah (SBDSL) l'a autorisé après l'avoir interdit. »

Grave perversion de l'adultère et de la fornication hors mariage à cause des liens de parenté étant le fondement de la civilisation et la noblesse du coeur :

(S24v2-10) « La fornicatrice et le fornicateur, fouettez-les chacun de cent coups de fouet. Et ne soyez point pris de pitié pour eux dans l'exécution de la loi d'Allah, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Et qu'un groupe de croyants assiste à leur punition. Le fornicateur n'épousera qu'une fornicatrice ou une associatrice. Et la fornicatrice ne sera épousée que par un fornicateur ou un associateur, et cela a été interdit aux croyants. Et ceux qui lancent des accusations contre des femmes chastes sans produire par la suite quatre témoins, fouettez-les de quatre-vingts coups de fouet, et n'acceptez plus jamais leur témoignage. Et ceux-là sont les pervers, à l'exception de ceux qui après cela se repentent et se réforment, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux. Et quant à ceux qui lancent des accusations contre leurs propres épouses, sans avoir d'autres témoins qu'eux mêmes, le témoignage de l'un d'eux doit être une quadruple attestation par Allah qu'il est du nombre des véridiques, et la cinquième (attestation) est “que la malédiction d'Allah tombe sur lui s'il est du nombre des menteurs”. Et on ne lui infligera pas le châtiment (pour adultère) si elle atteste quatre fois par Allah qu'il (son mari) est certainement du nombre des menteurs, et la cinquième (attestation) est que la colère d'Allah soit sur elle, s'il était du nombre des véridiques. Et n'étaient la grâce d'Allah sur vous et Sa miséricorde (toute perversion humaine serait immédiatement châtiée)... ! (mais) Allah est Grand, Accueillant au repentir et Sage ! »

Concernant divers cas conjugaux et le divorce, voir les sourates 4 « les femmes » et 65 « le divorce », ainsi que les passages suivants :

(S2v226/232) « Pour ceux qui font le serment de se priver de leur femmes, il y a un délai d'attente de quatre mois. Et s'ils reviennent (de leur serment) celui-ci sera annulé, car Allah est certes Pardonneur et Miséricordieux ! Mais s'ils se décident au divorce, (celui-ci devient exécutoire) car Allah est certes Audient et Omniscient. Et les femmes divorcées doivent observer un délai d'attente de trois menstrues (avant de se remarier et donc d'avoir des relations sexuelles), et il ne leur est pas permis de taire (d'avorter) ce qu'Allah a créé dans leurs ventres, si elles croient en Allah et au Jour dernier. Et leurs époux seront plus en droit de les reprendre pendant cette période, s'ils veulent la réconciliation. Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance. Mais les hommes ont cependant une prédominance sur elles. Et Allah est Puissant et Sage. Le divorce est permis pour seulement deux fois. Alors, c'est soit la reprise conformément à la bienséance, ou la libération avec gentillesse. Et il ne vous est pas permis de reprendre quoi que ce soit de ce que vous leur aviez donné, à moins que tous deux ne craignent de ne point pouvoir se conformer aux ordres imposés par Allah. Si donc vous craignez que tous deux ne puissent se conformer aux ordres d'Allah, alors ils ne commettent aucun péché si la femme se rachète avec quelque bien. Voilà les ordres d'Allah. Ne les transgressez donc pas. Et ceux qui transgressent les ordres d'Allah ceux-là sont les injustes. S'il divorce avec elle (la troisième fois) alors elle ne lui sera plus licite tant qu'elle n'aura pas épousé un autre. Et si ce (dernier) la répudie alors les deux ne commettent aucun péché en reprenant la vie commune (une quatrième fois), pourvu qu'ils pensent pouvoir tous deux se conformer aux ordres d'Allah. Voilà les ordres d'Allah, qu'Il expose aux gens qui comprennent. Et quand vous divorcez d'avec vos épouses, et que leur délai expire, alors reprenez-les conformément à la bienséance, ou libérez-les conformément à la bienséance. Mais ne les retenez pas pour leur faire du tort, (car) vous transgresseriez alors et quiconque agit ainsi se fait du tort à lui-même. Ne prenez pas en moquerie les versets d'Allah. Et rappelez-vous le bienfait d'Allah envers vous, ainsi que le Livre et la Sagesse qu'Il vous a fait descendre (et) par lesquels Il vous exhorte. Et craignez Allah, et sachez qu'Allah est Omniscient. Et quand vous divorcez d'avec vos épouses, et que leur délai expire, alors (la famile) ne les empêchez pas de renouer avec leurs époux, s'ils s'agréent l'un l'autre, et (s'unissent à nouveau) conformément à la bienséance (religieuse). Voilà à quoi est exhorté celui d'entre vous qui croit en Allah et au Jour dernier. Ceci est plus décent et plus pur pour vous. Et Allah sait, alors que vous ne savez pas. »

(S2v234/237) « Ceux des vôtres que la mort frappe et qui laissent des épouses, celles-ci doivent observer une période d'attente de quatre mois et dix jours (avant de se remarier). Passé ce délai, on ne vous reprochera pas la façon dont elles disposeront d'elles mêmes d'une manière convenable. Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. Et on ne vous reprochera pas de faire à ces femmes une allusion à une proposition de mariage, ou d'en garder secrète l'intention. Allah sait que vous allez songer à ces femmes. Mais ne leur promettez rien secrètement sauf à leur dire des paroles convenables. Et ne vous décidez au contrat de mariage qu'à l'expiration du délai prescrit. Et sachez qu'Allah sait ce qu'il y a dans vos âmes. Prenez donc garde à Lui, et sachez aussi qu'Allah est Pardonneur et Plein de mansuétude. Vous ne faites point de péché en divorçant d'avec des épouses que vous n'avez pas touchées, et à qui vous n'avez pas fixé leur mahr (dote). Donnez-leur toutefois (tout de même) - l'homme aisé selon sa capacité, l'indigent selon sa capacité - quelque bien convenable dont elles puissent jouir. C'est un devoir pour les bienfaisants. Et si vous divorcez d'avec elles sans les avoir touchées, mais après fixation de leur mahr, versez-leur alors la moitié de ce que vous avez fixé à moins qu'elles ne s'en désistent, ou que ne se désiste celui entre les mains de qui est la conclusion du mariage (père ou tuteur). (Et) Le désistement est plus proche de la piété. Et n'oubliez pas votre faveur mutuelle, car Allah voit parfaitement ce que vous faites. »

(S2v240-242) « Ceux d'entre vous que la mort frappe et qui laissent les épouses, doivent laisser un testament en faveur de leurs épouses pourvoyant à un an d'entretien sans les expulser de chez elles. Si ce sont elles qui partent, alors on ne vous reprochera pas ce qu'elles font de convenable pour elles-mêmes, Allah est Puissant et Sage. Les divorcées ont droit à la jouissance d'une allocation convenable (constituant) un devoir pour les pieux. C'est ainsi qu'Allah vous explique Ses versets afin que vous raisonniez. »


d) Relation avec ses enfants

          Il faut noter que les enfants nous éduquent autant que nous les éduquons. En effet, en devant leur apporter leur subsistance, en répondant à leur question sur la morale et en leur montrant la politesse par l'éducation, nous nous éduquons également nous-mêmes. Surtout qu'en prenant généralement le meilleur et le moins bon de de nous-mêmes, ils nous le rappellent souvent à travers leur personnalité.
De plus lorsqu'on revit la découverte de biens à travers leurs yeux quand on leur offre des cadeaux, cela nous éduque aussi puisque nous en sommes plus heureux que pour nous-mêmes. Ceci prouvant que la générosité est précieuse, en particulier celle de Dieu à notre égard.
Cette relation avec nos propres enfants nous enseignent aussi une digne responsabilité, l'amour, la miséricorde, la patience, la justice, la persévérance...
Pour renforcer les liens avec ses proches, il faut passer du temps avec eux dont en leur proposant de se détendre dans des sorties, des cercles de paroles religieuses, ou des jeux de société ou vidéos de réflexion, d'aventure, de stratégie, d'énigmes, d'habileté ou de chance, dans la convivialité et la félicitation au vainqueur qui lui ne doit pas se moquer des oerdants même si il peut être triomphant, et sans oublier de faire grandir les enfants en présence d'amour convivial. Ces jeux doivent être joués à plus de deux ou en tant que partenaire si possible, en faisant comprendre aux enfants les astuces du jeu pour le rendre plus intéressant et le bon aspect agréable et ludique de rester dans des règles comme la religion le demande. En effet nous ne devons pas oublier le côté ludique et jouissif présent dans la vie de même que l'importance des moments de détente sans exagération, malgré l'invitation à une grande religiosité apportée par les Prophètes.
D'autre part à notre époque matérialiste, il faut penser à ne pas faire de nos enfants des enfants rois, en les habituant à la responsabilité et au service, par exemple en les faisant hâtivement s'habiller seuls et mettre ou débarrasser la table lors des repas tout en leur donnant beaucoup d'affection pendant ces moments. Surtout que sans la foi, passer du statut d'enfant roi à rien pendant l'adolescence est tellement dur que cela peut amener au suicide. De plus il est sage d'habituer les enfants à suivre leur cœur et à ne pas trop les restreindre religieusement, pour qu'ensuite ils comprennent et interprètent correctement voire nouvellement les textes révélés avec leur cœur.
Enfin à propos de la scolarisation des enfants, comme Youssef Hindi l'a évoqué il est actuellement préférable de les mettre dans des écoles catholiques pour se rapprocher des chrétiens amicalement, pour augmenter la foi en Jésus et éviter les écoles coraniques généralement peu ouvertes d'esprit à notre époque.

(ExtS7v189) « Tous deux (Adam et Eve) invoquèrent leur Seigneur : “Si Tu nous donnes un (enfant) sain, nous serons certainement du nombre des reconnaissants.” »

(S64v14) « Ô vous qui avez cru, vous avez de vos épouses et de vos enfants un ennemi (synonyme d'imperfection régulière ou d'une tentation pouvant vous faire oublier Dieu et la pratique religieuse). Prenez-y garde donc. Mais si vous (les) excusez passez sur (leurs) fautes et (leur) pardonnez, sachez qu'Allah est Pardonneur, Très Miséricordieux. »


Al Aswad Ibn Yazid (SDP) rapporte : On demanda une fois à Aïcha (SDP) ce que faisait le Prophète (SBDSL) à la maison. Elle dit : « Il servait sa famille et quand venait l’heure de la prière, il sortait à la mosquée. » (Boukhari)

Le Prophète (SBDSL) a dit : « L’enfant a deux droits sur son père : le premier consiste à ce qu’il lui donne un beau nom, et le second à qu’il lui inculque les bonnes manières. »  Selon Aïcha (SDP), un groupe de bédouins se rendit chez le Messager de Dieu (SBDSL) et lui dirent : « Embrassez vous vos enfants ? » Il dit : « Bien sûr. » Ils dirent : « Nous en revanche nous ne les embrassons jamais. » Alors le Messager de Dieu (SBDSL) répliqua : « Que puis-je faire pour vous si Dieu a ôté de vos cœurs la miséricorde ? » (Boukhari et Mouslim)

D'après Abou Hourayra (SDP), le Prophète (SBDSL) embrassa (son petit-fils) Hassan Ibn Ali (SDP) en présence d'Aqra Ibn Habis qui s'étonna : « J'ai dix enfants et je n'en ai jamais embrassé aucun. » L'Envoyé d'Allah le regarda en disant : « Quiconque ne fait pas miséricorde en sera privé. » (Boukhari et Mouslim)

Anas (SDP) rapporte : Un homme était chez le Prophète (SBDSL) quand son fils arriva. Il l'embrassa et le fit asseoir sur sa cuisse. Puis sa fille arriva et il la fit asseoir devant lui. Le Messager d'Allah dit : « Que n'as-tu été équitable entre eux ? »

Anas (SDP) rapporte : Le Messager d'Allah (SBDSL) se prosternait et Hasan ou/et Houseyn (ses petits-fils) venaient et grimpaient sur son dos. Il rallongeait la prosternation et on disait : « Ô Prophète d'Allah ! Tu as rallongé la prosternation ? » Il disait : « Mon fils est monte sur moi et je n'ai pas voulu le presser. »

Aïcha (SDP) a dit : « Par Allah ! J'ai vu le Prophète (SBDSL) se lever devant la porte de ma pièce alors que les abyssiniens jouaient avec les lances dans la mosquée. Le Messager d'Allah me voilait avec son manteau pour que je voie leur jeu entre son oreille et son épaule. Il restait debout pour moi jusqu'à ce que je m'en aille de moi-même. Donnez donc son droit à la jeune fille (ou femme) qui veut s'amuser. » (Boukhari et Mouslim)

Selon Amr Ibn Shouayb (SDP), selon son père, son grand-père, le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Ordonnez à vos enfants de faire la prière à l'âge de sept ans, et quand ils en ont dix, contraignez-les y s'ils la délaissent, et faites-les dormir dans des lits séparés. » (Abou Dawoud)

Omar Ibn Abu Salama (le fils de l'une des épouses du Prophète) a dit : J'étais un enfant vivant sous le toit du Messager de Dieu (SBDSL). Quand je mangeais avec les autres (dans un même plat), ma main se promenait pour prendre le manger de devant eux. Le Messager de Dieu me dit alors : « Enfant ! Prononce le nom de Dieu (en te mettant à table), mange avec ta main droite et mange de ce qui est devant toi. » Cela n'a cessé depuis d'être ma façon de manger. » (Boukhari et Mouslim)

Le Prophète (SBDSL) a dit : Quand l’enfant de l’un des esclaves d’Allah meurt, Allah dit à Ses anges : « Ainsi vous avez repris l’âme de l’enfant de Mon esclave ? » Ils disent : « Oui. » Il dit : « Qu’a dit Mon esclave ? » Ils disent : « Il T’a loué et a dit : « Nous appartenons à Allah et nous devons Lui revenir. » Allah exalté dit alors : « Construisez au Paradis une maison pour Mon esclave et appelez-la « la maison de la louange. » (Tirmidhi)


(ExtS31v14) « sa mère l’a porté (son enfant 9 mois dans son ventre) subissant peine sur peine. Son sevrage (fin de l'allaitement de l'enfant par la mère) a lieu à deux ans. »

(S46v15) « Sa mère l'a péniblement porté et en a péniblement accouché, et sa gestation et sevrage durent (environ) trente mois (signifiant par rapport au verset précédent qu'il est bien d'essayer quand c'est possible d'allaiter l'enfant au moins 30-9 mois = 21 mois) »

Ibn Abbas rapporte que le Messager d'Allah (SBDSL) cherchait la protection (auprès d'Allah) en faveur d'Al-Hasan et Al-Husayn (ses petits fils) en disant : « Je cherche pour vous une protection par les parfaites paroles de Dieu contre tout démon et tout insecte venimeux, et contre tout mauvais œil. »

Ibn Abbas rapporte que le Messager d'Allah (SBDSL) cherchait la protection (auprès d'Allah) en faveur d'Al-Hasan et Al-Husayn (ses petits fils) en disant : « Je cherche pour vous une protection par les parfaites paroles de Dieu contre tout démon et tout insecte venimeux, et contre tout mauvais oeil. »

Omar Ibn Alkhattab (SDP) rapporte : J'ai vu Hasan et Houseyn (SDP) sur les épaules du Prophète (SBDSL), et j'ai dit : « Quel excellent cheval vous avez ! » Il dit : « Et quels excellents cavaliers ce sont ! »

Abdallah Ibn Alharith (SDP) rapporte : Le Messager d'Allah (SBDSL) mettait en rang Abdallah, Ooubeyd Allah et Kethir, les enfants de Aabbes (SDP) puis disait : « Le premier à arriver vers moi aura tant et tant. Ils faisaient la course et se jetaient sur son dos et sa poitrine et il les embrassait et les serrait.

Abdallah Ibn Jaafar (SDP) raconte : Quand le Prophète rentrait d'un voyage, il était accueilli par les enfants de sa maisonnée. Une fois on m'emmena en premier vers lui alors qu'il était sur une monture. Il me fit monter devant lui puis on amena un des fils de Fatima, Hasan ou Houseyn (SDP) et il le fit monter derrière lui. Nous rentrâmes à Médine à trois sur la monture.

Jébir (SDP) raconte : Je suis entré chez le Prophète (SBDSL) et il marchait sur quatre pattes. Alhasan et Alhouseyn (SDP) étaient sur son dos et il disait : « Quel excellent chameau que le votre, et quel excellent chargement vous êtes ! »

Hakim Ibn Qays Ibn Aaçim raconte : Avant de mourir, mon père (SDP) recommanda à ses fils : « Soyez pieux envers Allah ! Et donnez la responsabilité à votre aîné, car quand un groupe prend l'ainé pour maître, il remplace le père, et quand il prend pour maître le cadet, il sera discrédité par ses égaux. Occupez-vous de l'argent et de sa fructification car il est un atout pour le noble et permet de se dispenser du vaurien. Prenez garde à ne pas quémander, car c'est le gain Ie plus vil de la personne. Quand je mourrai, ne hurlez pas car on n'avait pas hurlé pour Ie Messager d'Allah (SBDSL). Après ma mort, enterrez-moi dans un lieu dont les Bakr Ibn Weil ne s'apercevront pas car je les attaquais traitreusement avant l'islam.

Concernant la gravité de l'éducation sexuelle aux enfants, voici la pétition des professionnels de la psychiatrie :

Stop à la dangereuse imposture des « droits sexuels » et de « l’éducation à la sexualité »

Nous professionnels déclarons :

La « Déclaration des droits sexuels » de l’IPPF (Fédération Internationale des Plannings Familiaux), la publication des « Standards européens d’éducation à la sexualité » de l’OMS élaborés par divers lobbies, sont à l’origine du déploiement par nos décideurs politiques français d’une nouvelle forme « d’éducation à la sexualité » destinée aux mineurs à partir de la maternelle sur toute la France en 2017, et qui a déjà commencé à être mise en place.
Nous, professionnels de l’enfance et/ou du psychotraumatisme, pédopsychiatres, psychiatres, psychologues, médecins, pédiatres, psychanalystes d’enfants, psychothérapeutes, éducateurs, travailleurs sociaux, infirmières, enseignants, réfutons formellement le postulat selon lequel les enfants doivent être éveillés physiquement ou psychiquement à la sexualité par le moyen d’une éducation quelconque. Nous savons que la rencontre précoce de l’enfant avec la sexualité adulte ou conçue par des adultes peut être fortement traumatique et va à l’encontre du respect de son rythme affectif et cognitif, de sa croissance psychique, de sa maturation. La notion de minorité sexuelle légale située avant 15 ans correspond bien à la reconnaissance de ce danger. L’ « éducation à la sexualité » qui figure dans ces textes internationaux est proche de la corruption de mineurs, la corruption étant constituée par le fait d’inciter l’enfant à des exhibitions, à des masturbations ou à des relations sexuelles. Or les « Standards pour l’éducation sexuelle en Europe » incitent les enfants avant 4 ans à « jouer au docteur » ; à 6 ans au « plaisir et (à) la satisfaction liés au toucher de son propre corps (masturbation, autostimulation) » ; et de 9 à 12 ans informent sur « la première expérience sexuelle, le plaisir, la masturbation, l’orgasme, les différences entre l’identité sexuelle et le sexe biologique (théorie du genre égarant psychologiquement le cheminement personnel des enfants) », « décider consciemment d’avoir ou non des expériences sexuelles » (p. 46), et bien d’autres propositions encore. Contrairement à l’affirmation du Rapport à l’Egalité du HCE (3) (Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes), qui déclare qu’ « il est temps de changer de paradigme et de parler d’une sexualité synonyme de plaisir et d’épanouissement personnel » (p. 7 du rapport 2016), nous considérons qu’il est temps de s’occuper sérieusement de protéger de façon effective les enfants des intrusions sexuelles des adultes et des maltraitances de tout type, et aussi de les éduquer vers la maîtrise de leurs pulsions, et non vers une libération sexuelle tous azimuts déconnectée de l’affectif. Les besoins de protection psychique des enfants ne changent pas parce que des adultes prônent pour eux-mêmes une plus grande liberté sexuelle. Nous estimons gravissime ce changement de paradigme, car les adultes n’ont pas à « éduquer » les mineurs, quel que soit leur âge, à la « sexualité » et au « plaisir sexuel » dans leur lieu de scolarité. Cette attitude intrusive ne prend pas en compte la notion d’immaturité sexuelle de l’enfant. Car nous savons qu’il faut que l’enfant ait acquis une maturité psychique suffisante grâce à l’éducation parentale et aux interdits familiaux, pour ne pas être débordé par ses excitations sexuelles (et par sa violence), maturité qui n’est acquise que très progressivement. Nous rappelons que les conséquences pour les enfants d’une entrée précoce dans la sexualité des adultes, qu’elle soit actée dans des abus réels (attouchements, viols) ou vécue à cause d’un climat transgressif (qui par des suggestions, des allusions, des informations données trop précocement, font baigner l’enfant dans une ambiance sexualisée), sont bien connues. Les pédopsychiatres et psychologues d’enfants savent combien ceci entrave le développement psycho–affectif de l’enfant et entraîne une excitation avec des attitudes corporelles érotisées, des provocations sexuelles, mais aussi des traumatismes psychiques tels que des inhibitions, des troubles anxieux divers, des phobies. Quant aux abus sexuels, le plus souvent supposés acceptés par un enfant alors qu’il n’a pas la maturité nécessaire pour être consentant, ils sont à l’origine de nombreuses pathologies psychiatriques à l’âge adulte (dépression, anxiété, violence physique ou sexuelle subie ou agie, suicide) et de problèmes de santé majeurs durant la vie entière. De plus, nous savons qu’un grand nombre d’incestes sont commis sans violence, un membre de la famille débutant ses actes en expliquant à sa future victime que « c’est pour faire son éducation ». Et nous rappelons que protéger en faisant de l’information et de la prévention n’est pas éduquer à la sexualité, que lutter contre les violences sexistes n’est pas déconstruire (ce qui est une violence en soi) le travail d’identification sexuelle en construction chez l’enfant.
L’enfant, pour se construire et s’organiser psychiquement, a besoin que la différence des générations soit posée clairement au travers d’interdits. Or quand un adulte, qui plus est en situation d’autorité (dont un enseignant au sein d'une école), parle à un enfant de sexualité en dehors de toute demande de sa part, l’intrusion qu’il réalise dans la vie psychique a une tonalité incestueuse : l’adulte mêle l’enfant à ses propres pensées sur le sexe et il est alors dans le registre de la séduction et non de l’information.
Notre société a le devoir de refréner les pulsions sexuelles et agressives de l’enfant par l’éducation, et non d’autoriser et de stimuler leur déploiement par un quelconque mode éducatif. Le rôle de l’État est-il de promouvoir l’excitation, d’apporter à chaque individu toujours plus de revendications à la « jouissance » sans limite ? Et est-ce le rôle de l’État de s’immiscer dans la sphère intime des familles, des enfants, des adultes, et de chacun, par le traitement de questions d’ordre privé, car on peut difficilement nier que les questions de sexualité sont du domaine du privé, non seulement des adultes mais aussi des enfants ?
Enfin le rôle de l’État n’est pas de venir entraver les constructions identitaires familiales sur lesquelles l’enfant doit pouvoir s’appuyer dans le respect du processus de filiation et de transmission intergénérationnelle. Lutter contre les inégalités homme-femme et contre les discriminations dont une personne peut faire l’objet à cause de ses choix sexuels n’a rien à voir avec la théorie du genre qui affirme que notre identité sexuelle (naturelle) est une construction sociale qu’il faut déconstruire. Nous soulignons ici la (perverse) confusion volontairement établie entre l’égalité (de droit) et l’identique.
Nous démontrons, dans le récapitulatif historique ci-joint concernant cette « éducation à la sexualité », l’existence d’une filiation entre les idéologies pédophiles de l’Institut Kinsey, la « Déclaration des droits sexuels » et les « Standards européens sur l’éducation à la sexualité ». Véritable imposture, ces textes mélangent la prévention aux risques sexuels que sont les abus sexuels sur mineurs, les MST, les risques de grossesse précoce, préventions essentielles, et une exposition des enfants à la sexualité (celle des adultes) avant qu’ils ne soient en âge de pouvoir en intégrer psychiquement quelque chose. L’éducation a pour fonction de réfréner le monde pulsionnel de l’enfant. Face à ces textes, nous pensons que l’État doit pouvoir soutenir la nécessité de contraintes, de limites, de lois morales, et empêcher que règne la loi du plus fort et du plus séducteur.  (Ainsi selon Judith Reisman les travaux frauduleux de Kinsey amenèrent aussi une nouvelle éducation des états-uniens à travers une débridation excessive de la sexualité ayant conduit à la légalisation de la pornographie, de l'avortement, de la pilule contraceptive, de la sodomie, à l'augmentation des divorces, à l'apparition des MST et à la propagation des criminels sexuels. Ce qui correspond à un viol d'une nation entière puis d'autres, et donc de populations entières. Or si elles veulent survivre à la souffrance et au traumatisme de ce viol, il faut trouver un moyen d'en sortir, en commençant par reconnaître qu'elles ont été trompés par un homme ennemi de leur âme voulant les rendre similaires à sa perversité.)
Nous déplorons l’existence de moyens délivrés pour « éduquer » les jeunes à la sexualité alors qu’il existe en France un déni majeur des violences sexuelles sur les mineurs : seulement 5% des plaintes pour viol sur mineurs aboutissent à une condamnation et peu de victimes sont protégées de leur agresseur, en particulier lorsqu’il est un membre de leur famille. La priorité nous paraît être un véritable plan de protection des mineurs vis-à-vis des violences sexuelles.
Nous considérons donc comme indispensable de réfléchir avec des professionnels psychologues cliniciens et pédopsychiatres expérimentés, aux informations qui sont à délivrer aux enfants en fonction de leur âge afin de déterminer ce qui peut être abordé en public, dans une classe ou un autre lieu éducatif, sans faire effraction dans la vie psychique des enfants et adolescents, et de modifier les projets ministériels en conséquence. Il s’agit d’un principe de précaution minimum dont on ne peut que regretter qu’il n’ait pas été respecté.

C’est pourquoi notre groupe fait cinq propositions :

1) Arrêter toute « éducation à la sexualité » en classe maternelle et primaire. On laisse les enfants tranquilles. Il existe suffisamment de brochures bien faites sur comment on fait les enfants, adaptées à leur âge, et qu’un mineur peut regarder chez lui ou dans les bibliothèques, seul ou avec ses parents, s’il le souhaite et au moment où il le souhaite. Et rien n’empêche de proposer un ouvrage (un de plus alors qu’il en existe déjà beaucoup de bien faits) pour aider les parents à parler de sexualité avec leur enfant en réponse à ses questions, ou de leur proposer des espaces de discussion pour cela. Ceci n’empêche pas des interventions de prévention des abus sexuels sur mineurs au sein des écoles, qui doivent continuer à être développées en apportant une information adaptée à l’âge de l’enfant.

2) Arrêter totalement de parler de la théorie du genre selon laquelle les notions d’homme et de femme ne sont qu’une construction sociale qui doit être remise en question et, pour cela, déconstruite. Le risque de passer d’une discussion concernant la manière dont les rôles des hommes et des femmes sont en partie socialement déterminés à une confusion purement idéologique entre les identités sexuelles masculine et féminine est trop grand. Et on laisse ces interrogations aux adultes.

3) Pour les adolescents :
- maintenir l’obligation qu’à partir de 14 ans, les élèves assistent aux cours consacrés à l’indispensable prévention concernant les MST, la contraception et les grossesses précoces, la possibilité de prendre une contraception et d’avoir recours à l’IVG sans accord parental, la pilule du lendemain, la possibilité de dire « non » à des sollicitations sexuelles, l’interdiction des relations sexuelles avec un mineur de moins de 15 ans et entre mineurs s’il existe une grande différence d’âge, l’interdit de l’inceste, les différentes sanctions pénales, etc.
- mais limiter cette formation à des données scientifiques, limite que les adolescents demandent si on se donne la peine de les écouter. Et développer des espaces de relation privée pour ceux qui ont besoin d’informations plus personnelles dans un cadre qui ne soit pas traumatique pour eux. Dans l’ensemble, les adolescents trouvent que les infirmières scolaires répondent à ce besoin de compréhension et de relation de confiance. Il serait donc nécessaire qu’il y ait suffisamment d’infirmières dans tous les établissements scolaires publics et privés.

4) Créer au niveau national et régional des comités (ou « conseils ») de régulation (ou de vigilance), totalement indépendants des ministères concernés et des Comités d’éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC), comités auxquels pourraient s’adresser les enseignants, élèves, parents, qui considéreraient qu’il existe des anomalies dans l’enseignement auxquels ils ou les enfants assistent, en particulier chaque fois que l’intention initiatrice et séductrice semble l’emporter sur l’information ou qu’il est estimé que les jeunes ont accès à des informations traumatiques ou inadaptées. Ce comité serait composé de deux psychologues cliniciens ayant une compétence en psychologie de l’enfant et/ou de pédopsychiatres, d’un représentant des parents, et d’un membre de l’Éducation nationale ou des services de santé. Aucune de ces personnes ne devra avoir pris de position idéologique ou prosélyte concernant les thèmes cités ci-dessus, et elles devraient obligatoirement être extérieures à l’établissement d’où émaneraient les critiques. Les CESC de chaque établissement et les délégués de parents d’élèves et de classes devaient être mis au courant de l’existence de ce comité par le chef d’établissement. Quant au conseil national, il recenserait les situations dont les conseils régionaux seraient saisis afin de tenter d’améliorer le dispositif national, et évalueraient la pertinence du fonctionnement de sites comme « onsexprime » et des organismes partenaires.

5) Retirer les termes « droits sexuels », « éducation sexuelle » et « éducation à la sexualité », ainsi que les références directes et indirectes aux textes « Déclaration des droits sexuels » et « Standards pour l’éducation sexuelle en Europe », ainsi qu’à leur contenu, de tous les supports ministériels français.

Possibilité de signer cette pétition ici : http://petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2017N49527

Pour lutter sérieusement contre la pédocriminalité, il faudrait répéter en classe chaque trimestre aux enfants non pubères que quelles que soient les menaces, les jeux ou les séductions, un adulte n’a pas le droit d’avoir des relations sexuelles avec eux sinon il faut le dénoncer pour qu’il aille en prison, et dire aux adolescents que le détournement de mineur est interdit. Or le mieux est d'inviter à ne pas avoir de relations sexuelles avant le mariage même si c'est difficile à notre époque libertaire remplie d’hommes et de femmes peu pudiques voire dénudés à la télé et ailleurs...

Il faut noter que des médecins ont également lancé le vendredi (15 juin 2018) un « appel solennel » aux pouvoirs publics pour la protection des enfants et des adolescents contre une pornographie à laquelle ils sont exposés de plus en plus jeunes, parfois contre leur gré. Le Collège national des gynécologues et obstétriciens français appelle donc le gouvernement à mieux appliquer la loi sur la protection des mineurs notamment concernant la pornographie à laquelle ils sont largement exposés en augmentant les campagnes de prévention, car cela a des conséquences sur le sage développement social des jeunes (ou moins jeunes) les plus vulnérables et les moins structurés psychologiquement (ou spirituellement, alors qu'attendent les pays l'autorisant pour l'interdire ?).
Il s'agit d'une société qui n'a pas besoin de passer par la violence ou les armes pour incarner le chaos.
En effet la pornographie efface toute l’importance de la relation non physique au conjoint ou des désirs féminins, et par conséquent en général l'aspect mental ou sagement et pieusement désintéressé dans notre relation ou bienfaisance à autrui.
Surtout que la pornographie est devenue la pire des prostitutions puisque légalisée sous condition d'enregistrement, de diffusion et de vente de ce grave péché.
Totalement pénétrés d’images pornographiques, les jeunes hommes ont perdu tout le mystère que recouvrait le corps de la femme, faisant s’évanouir à tout jamais les magnifiques émois provoqués par une nudité se découvrant pour la première fois, donnant envie de découvrir l’autre par mille caresses innocentes et provoquant un bouleversement qui n’existe désormais plus.
Or même sans avoir connu le porno et même si la génération actuelle banalise la relation sexuelle dans un aspect intéressant de maturité assumée, plus son nombre de relation intime augmente et plus il vieillit, plus l'homme (pieux) éprouvant plus le désir que la femme est inexorablement de moins en moins bouleversé, car cela devient synonyme de repos du guerrier important à la réalisation d'un homme dont par sa force masculine développée et par son imprégnation de la finesse féminine, comme la femme s’imprègne aussi de sa force masculine. (Force et Finesse pour et dans la noblesse faisant partie des qualités spirituelles de Dieu et donc du caractère humain honorable)
Dans son livre « Sociologie du hardeur – Pour une résistance à la pornographie », Lounès Darbois explique que la pornographie étant une évidente représentations biaisée de la femme, une fausse idée de « performance (sexuelle) » jetée à la face de jeunes qui ont de moins en moins accès à l’amour, un pauvre substitut d’une sexualité de plus en plus agressive, mais également un substitut du pauvre, dont le pouvoir d’achat et de séduction le réduit à ne pouvoir plus être que le spectateur de la consommation, et étant donc une source maléfique pourvoyeuse aussi bien du fantasme que de son assouvissement insatisfait, engendre frustration et mal-être dans un cycle sans fin. Il cherche le bilan des effets de cette pornographie en rapport avec la « société ouverte », le « progrès », le « libéralisme », et déduit cet avilissement de l’homme, en même temps que celui de la femme, comme une arme de destruction (morale) massive au service d'un asservissement aux élites par la consommation liée aux multinationales, ayant pris conscience, avec Soljenitsyne, qu’ « on asservit les peuples plus facilement avec la pornographie qu’avec des miradors ».
Ce livre « Sociologie du Hardeur » peut être lié au livre « Sociologie du Gamer » d'Adrien Sajous qui auraient pu s’intituler tous deux « Voyage au bout de l’ennui ». Car dans une société gouvernée par le capital, c’est bien de lui que les jeux vidéo et le virtuel tirent leur attrait et leur profit : « Notre ennui est tel qu'il finit par devenir un nouveau marché solvable, une perspective de croissance. » Ainsi, le capital crée le remède, immédiat, mais chimérique, à la maladie qu’il a lui-même engendrée par le désenchantement du monde, sa soumission à l’économie, le délitement des solidarités naturelles, la concurrence acharnée et la solitude qui l’accompagne. Suivant sa nature profonde, le capital récupère tout, le digère et en extrait des produits ; le jeu vidéo n’échappe pas à cette loi. Mais les jeux en ligne dont il est question dans cet ouvrage vont beaucoup plus loin. En effet cela propose une échappatoire à une réalité dont on n’arrive plus à se saisir, où les gens n’en sont que des avatars qui, par leur simplicité d’accès, le rétablissement de communautés et de rôles sociaux, donnent l’illusion de vivre. Au cours de son voyage, le gamer découvrira les mêmes émotions et réalités sociologiques qu’in real life, celles derrière lesquelles il soupire, mais également celles dont il cherche à se soustraire : solidarité, stratégie de groupe, objectif commun, amitié peut-être, mais aussi trahison, volonté de domination, désignation d’un bouc émissaire, perversion. Et tout au bout, le vide. Adrien Sajous, né en 1989 en France, a été lui-même pendant une quinzaine d’années un gamer. Titulaire d’un BTS industriel et d’une licence en Sciences humaines et sociales, il découvre Marx, Debord et Francis Cousin, prend conscience de son aliénation et s’éloigne petit à petit du jeu pour plonger dans la lecture. Partant de quelques idées jetées sur le papier, il finit par développer une analyse entière et radicale du fonctionnement du virtuel à travers sa substance capitaliste, jusqu’à l’écriture de ce livre, devenue à ses yeux nécessité, pour ne plus être dupe...
La pornographie professionnelle à l'origine organisée par des juifs est donc devenu un cercle vicieux de passivité ou d'auto-alimentation par l'amateurisme que l'Etat devrait arrêter en bloquant les principaux sites, surtout que cette liberté sexuelle tend à être la destruction de la civilisation par la fin progressive du tabou de l'inceste.
La sexologue et thérapeute de couple Thérèse Hargot explique que : « la pornographie est également un viol de l'imaginaire en particulier sur les jeunes ou débutants, car apportant les mêmes problèmes de culpabilité et d'enfermement qu'un viol. Surtout que la pornographie (signifiant étymologiquement « écrits décrivant la prostitution ») qui est de la prostitution filmée correspond à prendre du plaisir coupable car sur quelque chose qui est mal, à chosifier les personnes, et à inciter à la pratiquer. Si le sexe n'augmente plus l'amour dans un couple en étant pratiqué à l'extérieur, alors ce sentiment disparaîtra ainsi donc que l'humanité (en particulier à cause de la contraception participant aussi à la déresponsabilisation de l'homme pour la paternité, ne diminuant pas le nombre d'avortements ; et créant des hormones d'indestructibles synthèses nocives qui se propagent dans la nature par les urines féminines), surtout que le sexe n'est plus nécessaire pour avoir des enfants. De plus si le corps d'autrui devient un moyen (objet) pour atteindre la jouissance, il n'est plus une fin et efface la dignité de son âme. »

Les fœtus

(ExtS2v228) « et il ne leur est pas permis (aux femmes) de taire ce qu'Allah a créé dans leurs ventres, »

Ce passage coranique explique clairement que l'avortement est interdit, et il est évident que les parents et la mère particulièrement doivent avoir une bonne hygiène de vie pour le meilleur développement du bébé.

5) Relation avec les malades

Al Bara Ibn Azib (SDP) rapporte : Le Prophète (SBDSL) nous a ordonné d'observer sept préceptes : « rendre visite aux malades, suivre les cortèges funéraires, dire à celui qui éternue :
« Que Dieu te fasse miséricorde », secourir le faible, porter secours à l'opprimé, saluer, et  considérer véridiques les propos de celui qui jure. »

Selon Abou Hourayra (SDP) le Prophète (SBDSL) a dit : Les droits du musulman envers son frère sont au nombre de cinq : lui rendre le salut, lui rendre visite lorsqu'il est malade, suivre son cortège funèbre, répondre à son invitation, et lui dire lorsqu'il éternue « Que Dieu te fasse miséricorde ».

(ExtHadith) Selon Abou Hourayra (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : Dieu Puissant et Majestueux dira le Jour de la Résurrection : « Ô fils d'Adam, J'étais malade et tu ne M'as pas rendu visite. » L'homme répondra : « Seigneur, comment aurais-je pu Te rendre visite alors que Tu es le Maître des mondes ? » Dieu dira : « Ne savais-tu pas que Mon serviteur untel était malade ? Pourtant tu ne lui as pas rendu visite. Si tu l'avais fait, tu M'aurais trouvé auprès de lui. » (Mouslim)

Selon Abou Musa (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Rendez visite aux malades, nourrissez l'affamé et libérez les prisonniers (de guerre par des rançons). » Selon Ali (SDP) le Prophète (SBDSL) a dit : « Quand l'homme rend visite à son frère malade, il marche dans les moissons du Paradis jusqu'à ce qu'il s'asseye. Quand il s'assoit, il est couvert par la miséricorde de Dieu. Si cette visite est effectuée le matin, soixante-dix mille anges prient sur lui jusqu'au soir. Et si cette visite est effectuée le soir, soixante-dix mille anges prient sur lui jusqu'au matin et il aura à sa disposition au Paradis des fruits fraîchement cueillis. » (Tirmidhi)

Ibn Omar (SDP) rapporte : Nous étions assis avec le Messager de Dieu (SBDSL) quand un Ansarite arriva, le salua puis s'en alla. Le Messager de Dieu lui dit : « Frère Ansarite, comment va mon frère Sad Ibn Oubâda ? » Il répondit : « Il est en voie de guérison. » Le Messager de Dieu (SBDSL) dit : « Qui d'entre vous veut lui rendre visite ? » Il se leva et nous nous levâmes avec lui. Nous étions un peu plus de dix, nus-pieds, nu-tête. Nous marchions ainsi dans ces terres arides. Lorsque nous arrivâmes chez lui, ses parents se retirèrent en arrière pour permettre au Messager de Dieu et à ses compagnons de s'approcher du malade. » (Mouslim)

Quand le Prophète (SBDSL) visitait un malade, il postillonnait trois vers le malade puis disait trois fois « bismila » (au nom de Dieu), puis sept fois : « Ô mon Seigneur je cherche refuge auprès de toi contre le mal dont il est atteint et qu'il craint. »

Anas (SDP) rapporte : Un jeune juif qui était au service du Prophète (SBDSL) tomba malade. Le Prophète (SBDSL) alla lui rendre visite et s'assit face à lui puis lui dit : « Deviens musulman ! » Le jeune homme regarda son père qui se trouvait auprès de lui, ce dernier lui enjoignit : « Obéis à Abou Qasim (autre nom du Prophète) ! » Le jeune homme embrassa alors l'islam. Le Prophète (SBDSL) sortit de chez lui en s'exclamant : « Louange à Celui qui l'a préservé de l'Enfer ! »

Il faut laisser les fous tranquilles sauf s’ils commencent à s’en prendre aux autres ou à poser des problèmes sociaux.

Invocations

Ibn Aabbes (SDP) rapporte : Quand le Prophète (SBDSL) visitait un malade, il s'asseyait près de sa tête et disait sept fois : « Je demande à  Allah l'immense, le Seigneur du Trône immense, de te guérir. »

Ali (SDP) rapporte : Quand le Messager d'Allah (SBDSL) visitait un malade, il posait sa main droite sur sa joue droite et disait : « Il n'y a pas de mal, enlève le mal Seigneur des hommes, et guéris d'une guérison qui ne laisse aucun mal car Tu es Le guérisseur, il ne soulage du malheur que toi. »

Salmène (SDP) raconte : Le Messager d'Allah,(SBDSL) entra me visiter alors que j'étais malade. Au moment de sortir, il dit : « Salmène ! Qu'Allah soulage ton mal, qu'Il pardonne tes péchés, qu'Il te garde sain en ta religion et ton corps jusqu'à ta mort. »

Aïcha 
(SDP) 
rapporte : Lorsqu'un homme se plaignait d'un mal ou souffrait d'un ulcère ou bien d'une blessure, le Prophète (SBDSL) faisait ainsi avec son doigt (Sufyan ibn Uyayna, rapporteur du hadith posa son index sur la terre puis le leva) et s'exprimait en ces termes : « Au Nom de Dieu, la poussière de notre terre mélangée à la salive de l'un d'entre nous guérira notre malade, avec la permission de notre Seigneur. »
Ce qu'il faut retenir :
- Le Prophète soignait les malades à l'aide de terre pure mélangée à sa salive, puis il récitait l'invocation citée dans le hadith. Dieu le Très-Haut est le seul Guérisseur et il n'est d'autre guérison que la Sienne. Cependant, se soigner avec des médicaments ne remet pas en cause cette vérité et constitue l'un des moyens par lesquels Dieu accorde Sa guérison.
-
L'utilisation de l'huile de nigelle comme médicament fait également partie de la tradition prophétique.

Aïcha (SDP) rapporte : Le Prophète (SBDSL) rendit visite à l'une de ses épouses malade et fit cette invocation : « Mon Dieu, Seigneur des hommes, élimine le mal et guéris la d'une guérison qui ne laisse aucun mal, car Tu es le seul Guérisseur, il n'est d'autre guérison que la Tienne. » Allahumma rabba n-nas, adh-hiba l-ba's wa-shfi, anta sh-shafi, la shifa'a illa shifa'uka, shifa'an la yughadiru saqaman.

Anas (SBDSL) rapporte : Je demandai à Thabit : « Veux-tu que je te soigne en utilisant la formule dont se servait le Prophète (SBDSL) ? » Thabit répondit : « Je veux bien. » Anas dit : « Mon Dieu, Seigneur des hommes, Toi qui élimines le mal, guéris (le) d'une guérison ne laissant aucun mal, car Tu es le seul Guérisseur et il n'est d'autre guérison que la Tienne. »
Ce qu'il faut retenir :
- Il est permis d'utiliser des invocations afin de se soigner sous trois conditions : cette invocation doit contenir uniquement des versets coraniques, des invocations prophétiques ou toute autre invocation ne contenant pas d'hérésie ou de parole blasphématoire ; cette invocation peut se faire en arabe comme dans toute autre langue, à condition qu'elle soit compréhensible ; et il faut avoir la certitude que cette invocation seule ne saurait guérir, mais qu'elle peut s'avérer profitable qu'avec la permission de Dieu et selon Sa volonté.

Sad Ibn Abi Waqqas (SDP) rapporte : « Le Prophète (SBDSL) me rendit visite alors que j'étais malade et fit cette invocation : « Mon Dieu, guéris Sad ! Mon Dieu, guéris Sad ! Mon Dieu, guéris Sad ! »

Othman Ibn Abi Al As (SDP) rapporte : Je me plaignis au Prophète (SBDSL) d'une douleur au corps depuis ma conversion à l'islam. Le Prophète (SBDSL) me dit alors : « Pose ta main sur la partie douloureuse de ton corps et répète trois fois : "Au Nom de Dieu !" et sept fois : "Je me réfugie dans la puissance et le pouvoir de Dieu contre le mal que j'éprouve et que je crains." » Bismi-Lah (3 fois), a'udhu bi-'izzati Lahi wa qudratihi min sharri ma ajidu wa uhadhir.

Selon Ibn Abbas (SDP) le Prophète (SBDSL) a dit : « Celui qui rend visite à un malade dont le terme de la vie n'est pas encore venu et qui prononce sept fois cette invocation : « Je prie Dieu le très Grand, le Maître du Trône sublime de te guérir », verra Dieu le guérir de sa maladie. »
(Abou Dawoud et Tirmidhi)
As-alu Laha l-a
dima rabba l-'arshi l-'ad
imi an yashfiyaka.
Ce qu'il faut retenir :
- Si le coeur du croyant est sincère et consciencieux dans sa prière, son invocation sera exaucée sans aucun doute, car il y a de nombreux bienfaits dans l'invocation faite en faveur du malade lors d'une visite.

Ibn Abbas (SDP) rapporte : Le Prophète (SBDSL) rendit visite à un bédouin qui était malade. Et quand il rendait visite à un malade, il avait pour habitude de lui dire : « Aucun mal ! Ce sera une purification si Dieu le veut. »
La ba's, tahurun in sha'a Lah Ce qu'il faut retenir :
Il est recommandé, en visitant un malade, de tenir des propos bienveillants qui le réconforteront et l'apaiseront.

Abou Said Al Khoudri (SDP) rapporte : L'Archange Gabriel vint trouver le Prophète (SBDSL) et lui dit : « Ô Mouhamed, t'es-tu plaint ? »  Le Prophète répondit : « Oui. » Alors Gabriel lui fit cette invocation : « C'est au Nom de Dieu que je prononce cette incantation (pour un malade) contre toute chose nuisible, contre le mal de toute âme et contre le regard de l'envieux ! Que Dieu te guérisse ! C'est au Nom de Dieu que je prononce cette incantation. »

Selon Abou Said Al Khoudri et Abou Hourayra (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Celui qui atteste : "Il n'est de dieu que Dieu et Dieu est le plus Grand.", son Seigneur confirmera ses propos en ces termes : "Il n'est de dieu que Moi et Je suis le plus Grand." S'il atteste : "Il n'est de dieu que Dieu, Seul et sans associé.", Dieu lui répondra : "Il n'est de dieu que Moi, Seul et sans associé." S'il atteste : "Il n'est de dieu que Dieu, c'est à Lui qu'appartient la Royauté et que revient la louange.", Dieu dira : "Il n'est de dieu que Moi, c'est à Moi qu'appartient la Royauté et que revient la louange." S'il atteste : "Il n' est de dieu que Dieu, il n'est de force ni de puissance si ce n'est en Dieu.", Dieu dira : "Il n'est de dieu que Moi, il n'est de force ni de puissance si ce n'est en Moi." Celui qui aura prononcé ces paroles pendant une maladie ayant causé sa mort ne sera pas touché par le Feu. » (Tirmidhi)

Instruction pour un mourant :

Le Prophète (SBDSL) a dit : Celui qui meurt en ayant pour dernière parole « Il n'y a de divinité qu'Allah (Dieu) », entrera au Paradis.

Diverses politesses supplémentaires avec les malades :

Pour connaître diverses politesses supplémentaires avec les malades voir le livre "le jardin des vertueux (Ryadh Salihin)" consultable gratuitement sur http://islammedia.free.fr/

6) Relation avec les hôtes

Selon Abou Hourayra (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit: « Celui qui croit en Dieu et au jour ultime, qu'il traite généreusement son hôte. Celui qui croit en Dieu et au jour ultime, qu'il soit gentil avec ses proches. Celui qui croit en Dieu et au jour ultime, qu'il dise une bonne chose ou se taise. » (URA)

Selon Khouaylid Ibn Amr Al Khuzain (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Que celui qui croit en Dieu et au Jour dernier reçoive généreusement son hôte en lui accordant ce qui lui revient de droit. » Certains demandèrent : « Et quel est son droit, ô Prophète de Dieu ? » Le Prophète répondit : « Une nuit et un jour. Et l'hospitalité étant de trois jours, tout ce qui excède cette période constitue alors une aumône. »
Une version de Mouslim mentionne : « Il n'est pas permis au musulman de résider chez son frère (coreligionnaire) au point de lui faire commettre un péché. » Les Compagnons demandèrent : « Ô Prophète de Dieu, comment pourrait-il lui faire commettre un péché ? » Le Prophète (SBDSL) répondit : « En demeurant chez lui alors qu'il n'a plus les moyens de lui offrir l'hospitalité. »

Invocation de celui à qui on offre à manger alors qu'il fait un jeûne surérogatoire :

« Lorsque l'un de vous est invité à manger qu'il réponde à l'invitation, s'il jeûne qu'il évoque Dieu (en disant : louange à Dieu) et s'il ne jeûne pas qu'il mange. »

Invocation de l'invité pour son hôte :

« Seigneur, bénis ce que Tu leur a donné, pardonne leur et accorde leur Ta miséricorde. »

Invocation à dire en faveur de celui qui offre à boire ou qui en avait l'intention :

« Ô Allah, donne à manger et à boire à celui qui m'en a donné. »

Invocation à dire lorsqu'on rompt le jeûne chez quelqu'un :

« Que les jeûneurs rompent le jeûne chez vous, les pieux mangent chez vous et les anges prient sur vous. »

7) Relation avec les voisins

        Il faut noter que quand c'est possible, il est sage de partager la nourriture pour augmenter sa bénédiction dont à travers la satisfaction divine, un sentiment rassasié plus grand et une meilleure saveur.

Selon Ibn Omar (SDP) et Aïcha (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : «L'ange Gabriel n'a pas cessé de me recommander le voisin à tel point que j'ai cru qu'il allait lui donner droit à l'héritage. » (URA)

Mouaawiya Ibn Hayda (SDP) raconte : J'ai demandé : « Ô Messager d'Allah ! Quel est le droit de mon voisin ? » Il dit : « Quand il tombe malade, visite-le. Quand il meurt, accompagne son cortège funèbre, Quand il te demande un prêt, prête-lui. S'il se retrouve dans la misère, cache son état. Quand il lui arrive un bien, félicite-le. Quand il subit une calamité, présente-lui tes condoléances. N'élève pas ta construction au-dessus de la sienne car tu empêcherais le vent de l'atteindre. Ne le dérange pas par l'odeur de ta marmite à moins que tu lui en donnes une louche. »

Selon Abou Dharr (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Ô Abou Dharr! Quand tu prépares un ragoût augmente son eau et donnes-en à tes voisins ! » (Mouslim)
Dans une autre version de Mouslim selon Abou Dharr : Mon grand ami le Prophète (SBDSL) m'a fait cette recommandation : « Quand tu prépares un ragoût augmente son eau puis cherche une famille de tes voisins et donne-lui-en un peu avec gentillesse. »

Selon Abou Hourayra (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Par Dieu, n'est pas croyant, par Dieu, n'est pas croyant, par Dieu, n'est pas croyant ! » On dit : « Qui donc ? Ô Messager de Dieu ! » Il dit : « Celui dont le voisin n'est pas à l'abri de son mal. » (Boukhari et Mouslim)
Dans une autre version de Mouslim : « N'entre pas au Paradis celui dont le voisin n'est pas à l'abri de son mal. »

Selon Abou Hourayra (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Que celui qui croit en Dieu et au Jour dernier, ne nuise pas à son voisin ! Que celui qui croit en Dieu et au Jour dernier honore généreusement son invité. Que celui qui croit en Dieu et au Jour dernier dise du bien ou se taise. » (Boukhari et Mouslim)

Selon Abou Shouryh Al Khouzài (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Que celui qui croit en Dieu et au Jour dernier se montre bienveillant envers son voisin. Que celui qui croit en Dieu et au Jour dernier honore son invité. Que celui qui croit en Dieu et au Jour dernier dise du bien ou se taise. » (Mouslim)

Aïcha (SDP) rapporte : Je demandai à l'Envoyé de Dieu (SBDSL) : « J'ai deux voisins, auquel des deux dois-je offrir (un peu de mon repas) ? » Il me dit : « A celui dont la porte est la plus proche de la tienne. » (Boukhari)

Selon Abdullah Ibn Omar (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Le meilleur compagnon au regard de Dieu est celui qui est le plus bienveillant pour ses propres compagnons, et le meilleur voisin au regard de Dieu est celui qui se montre le plus serviable pour ses voisins. » (Tirmidhi)

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Vous ne pouvez pas donner de l’argent à tout le monde, mais vous pouvez leur monter un visage radieux (souriant) à tous et leur faire preuves de bonne moralité constamment. » (Tirmidhi)

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Ne sous estimez pas la bonne action même en offrant de l'eau de votre seau à celui qui en demande ou en accueillant votre frère avec un visage radieux. » (Mouslim)

Selon Abou Hourayra (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « La parole gentille est déjà une aumône. » (Boukhari et Mouslim)


8) Relation avec les enfants

Une personne a rapporté : « Il arrivait souvent à la petite fille à Médine de prendre le Prophète (SBDSL) par la main et de l’emmener ainsi là où elle voulait (car il est venu comme miséricorde pour tous les mondes dont l'univers de la personnalité de chaque enfant si le destin le proposait et donc évidemment aussi pour toutes les créatures). » (Boukhari)

On rapporte que Anas (SDP) passa un jour devant des enfants. Il les salua en disant : « Ainsi faisait le Prophète (SBDSL). » (URA)

Commentaire : Ce hadith prouve l'importance de considérer les enfants pour entretenir leur développement moral.

Les orphelins

Le Prophète (SBDSL) a dit : Quand l'orphelin pleure, le Trône du Créateur frémit. Alors Allah (Glorifié soit-Il) dit à Ses anges : « Ô Mes anges quel est celui qui a fait pleurer cet orphelin dont j'ai enseveli le père dans la poussière ? » Alors les anges répondent : « Ô Allah Tu es l'Omniscient ! » Allah leur dit alors : « Je vous prends à témoins, Ô Mes anges, que celui qui le consolera et le satisfera, Je lui donnerai satisfaction le Jour du Jugement Dernier. » (Al-Kurtuby)

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Moi et celui qui entretient l’orphelin sommes au Paradis comme ces deux doigts (et il groupa son index et son majeur). » (Boukhari)

9) Relation avec les handicapés

(S4v5) « Et ne confiez pas aux incapables (déficients mentaux) vos biens dont Allah a fait votre subsistance. Mais prélevez-en, pour eux, nourriture et vêtement, et parlez-leur (et agissez) convenablement. »

Invocation à dire en voyant un handicapé ou quelqu'un dans une épreuve :

« Louange à Allah qui m'a préservé de l'épreuve qu'Il lui a fait subir, et m'a accordé plus de grâce que la plupart de Ses créatures. »

Avoir évidemment de l'empathie et être prêt à rendre service, surtout que la gentillesse est un langage si grand qu'un sourd peut l'entendre et un aveugle le voir.

10) Relation avec les morts

Aalqama (SDP) demanda : « Mère (Aïcha) ! Comment le Messager d'Allah (SBDSL) pleurait les morts proches ? » Elle répondit : « Ses yeux ne larmoyaient (presque) pour personne (sauf pour Dieu, certains très proche, et dans une version une fois pour la mort de Saad Ibn Mouaad dont il est dit que le Trône divin vibra pour sa mort voire pour ses fils morts en bas âge), mais, quand il était triste, il prenait sa barbe. »

Makhoul (SDP) rapporte : En s'appuyant sur Abderrahmane Ibn Aawf (SDP), le Messager d'Allah (SBDSL) entra dans la pièce où son fils Ibrahim rendait l'âme. Quand il mourut, les yeux du Messager d'Aliah larmoyèrent et Abderrahmane dit : « Ô Messager d'Allah ! Voici ce que tu interdisais aux gens de faire. Si les musulmans te voient pleurer, il pleureront. » Quand ses larmes cessèrent, il dit : « Ceci est simplement une miséricorde, et celui qui n'a pas de miséricorde n'en recevra pas. Ce que nous interdisons aux gens c'est les hurlements et les flatteries mensongères du défunt. » Puis il ajouta : « C'est en vérité une promesse générale (la mort) et une voie obligatoire, les derniers vont rejoindre les premiers. Sans quoi, nous aurions été autrement bouleversés pour lui, et nous sommes assurément tristes par sa perte. L'oeil pleure et le coeur s'attriste mais nous ne disons pas ce qui provoque la colère du Seigneur. Il va finir son allaitement dans le Paradis. »

Dans un récit de Ousema Ibn Zeyd concernant les pleurs pour son petits fils, le Prophète (SBDSL) dit : « Ceci est une miséricorde qu'Allah a placée dans les coeurs de ses serviteurs, et Allah accorde Sa miséricorde uniquement aux miséricordieux. »

Khaythama (SDP) rapporte : Quand Abdallah apprit la mort de son frère Cotba, ses yeux larmoyèrent et il dit : « Ceci est une miséricorde qu'Allah a déposée et que le fils d'Adam ne contrôle pas. »

Abou Nouaaym rapporte : On dit à Abou Dharr (SDP) : « Tu es un homme dont aucun enfant ne survit. » Il dit (en prouvant sa noble patience): « Louange à Allah qui les prend dans la maison éphémère et qui les garde pour la maison éternelle. »

Abou Oouyeyna (SDP) raconte : Quand Abou Bakr Asçiddiq (SDP) présentait ses condoléances à quelqu'un, il disait : « Il n'y a point de malheur avec la patience, et toute lamentation est inutile. Ce qui est avant la mort est le plus facile et ce qui vient après (deuil) est le plus difficile. Rappelez-vous de la perte du Messager d'Allah (SBDSL) votre malheur sera amoindri et Allah agrandira votre récompense (avant de retrouver votre proche au Paradis si Dieu vous accepte). »

Sofiene rapporte : Ali Ibn Abou Talib (SDP) présenta ses condoléances à Alachaath Ibn Qays (SDP) pour son fils et dit : « Si tu t'attristes, c'est un devoir envers le lien de parenté, et si tu patientes, Allah est un excellent remplacement pour ton fils. Si tu patientes, le destin se sera accompli quand même et tu seras récompensé, mais si lu te lamentes, il se sera accompli et tu auras des péchés (et tu compliquera la situation du défunt). »

Le Prophète (SBDSL) a dit : Quand l’enfant de l’un des esclaves d’Allah meurt, Allah dit à Ses anges : « Ainsi vous avez repris l’âme de l’enfant de Mon esclave ? » Ils disent : « Oui. » Il dit : « Qu’a dit Mon esclave ? » Ils disent : « Il T’a loué et a dit : « Nous appartenons à Allah et nous devons Lui revenir. » Allah exalté dit alors : « Construisez au Paradis une maison pour Mon esclave et appelez-la « la maison de la louange. » (Tirmidhi)

Abou Hourayra (SDP) rapporte que le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : Dieu dit : « Quand Je reprends à Mon serviteur croyant l'âme de l'être qu'il aime le plus au monde (parents, femme ou enfants), et qu'il se montre patient, Je ne saurais lui accorder d'autre récompense que le Paradis. » (Boukhari)

Usama Ibn Zayd (SDP), le protégé et le bien-aimé du Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « La fille du Prophète (SBDSL) envoya quelqu'un dire à son père : « Mon fils est dans l'agonie de la mort, viens donc nous tenir compagnie ! » Il lui envoya quelqu'un lui présenter son salut et dire : « Tout appartient à Dieu, ce qu'Il prend comme ce qu'Il donne, et Il a fixé pour chaque chose un terme précis. Fais donc preuve de patience dans l'espoir que Dieu te récompense. » Elle lui envoya de nouveau quelqu'un, l'adjurant avec insistance de venir auprès d'elle. Il se leva alors en compagnie de Sad Ibn Oubada, de Mouadh Ibn Jabal, de Oubay Ibn Kab, de Zayd Ibn Thabit et d'autres. On leva le petit agonisant vers le Messager de Dieu qui le mit sur ces genoux alors que son âme commençait à bouger et à se troubler. Les yeux du Messager débordèrent de larmes (mais sans comportements extrêmes car interdits en islam). Sad lui dit : « Qu'est-ce donc que cela, ô Messager de Dieu ? » Il dit : « Cela est une miséricorde que Dieu le Très Haut a placé dans le cœur de Ses serviteurs. » (Boukhari et Mouslim)

Ibn Aabbes(SDP) a rapporté que le Messager d'Allah (SBDSL) a dit à propos d'un cadavre :  « II n'y a pas de bien en son corps ni en son prix (éventuel de vente si c'est un infidèle alors que si des ennemis demandent de l'argent pour récupérer le corps d'un musulman ça devient autorisé, ce qui interdit le commerce des morts dont donc des momies). »

Invocation quand quelqu'un meurt :

« A Allah nous appartenons et à Lui nous retournons. »
Commentaire : Selon le Prophète (SBDSL) toute personne qui dit cette parole lors d'un deuil aura une compensation contre toute calamité telle la tristesse ou la dépression (auto)destructrices.

Invocation à dire en fermant les yeux du mort :

« Ô Allah pardonne ici (untel), élève son degré parmi ceux qui sont dans le bon chemin et sois son successeur en sa famille. Absous-nous et absous-le, ô Seigneur des mondes. Elargis-lui sa tombe et illumine-la pour lui. »

Invocation à dire pour le défunt pendant la prière funèbre :

« Ô Seigneur, absous-le, sois Clément envers lui, pardonne-lui, honore sa demeure, élargis-lui l'entrée (de la tombe), lave-le par de l'eau, la neige et la grêle, purifie-le des péchés comme tu as purifié la robe blanche de la souillure, accorde-lui une demeure meilleure que celle qu'il avait, une famille meilleure que la sienne, et une épouse meilleure, fais-le entrer au Paradis, et protège-le auprès de Toi contre les tourments de la tombe et du supplice du feu. »

« Seigneur, pardonne à nos vivants ainsi qu'à nos morts, à nos présents ainsi qu'à nos absents, à nos petits ainsi qu'à nos grands, à nos hommes ainsi qu'à nos femmes. Seigneur, celui parmi nous que Tu fais vivre, fais le vivre dans l'islam, et celui parmi nous que Tu fais mourir, fais-le mourir dans la foi. Seigneur, ne nous prive pas de sa récompense et ne nous écarte pas du droit chemin après lui . »

« Ô Allah, untel le fils d'untel, est soumis à Toi et à Ta protection. Alors, préserve-le de l'épreuve de la tombe et du supplice du feu. Ô Toi qui est très fidèle et dignes de louanges, absous-le et accorde-lui Ta clémence, en vérité, Tu es le Pardonneur, le Tout-Miséricordieux. »

« Ô Allah, Ton serviteur, fils de Ta servante, il a besoin de Ta miséricorde et Tu peux Te passer de le châtier. S'il était un homme de bien récompense-le et s'il était un homme de mal pardonne-lui. »

Invocation à dire pour avancer la récompense pendant la prière funèbre :

Après avoir cherché refuge contre le supplice de la tombe pour le défunt, on peut dire :

« Ô Allah, fais qu'il reçoive une récompense avancée, un trésor réservé pour ses parents et un intercesseur agréé. Ô Allah, fais aussi que leurs balances (de ses parents) soient lourdes grâce à lui (par des œuvres pour eux) et que leurs récompenses soient augmentées. Ô Allah, fais-le rejoindre les croyants vertueux, place-le sous la garde d'Ibrahim, et protège-le par Ta miséricorde contre le supplice de l'Enfer. »

Comportement pendant le cortège funèbre :

Saad Ibn Abou Waqqas raconte : J'étais assis auprès de Abdullah Ibn Omar (SDP) quand arriva Habbab, le serviteur de Fatima Bint Outba Ibn Rabîa. Il dit : « Abdullah Ibn Omar ! Entends-tu ce que dit Abou Hourayra (SDP) ? Il dit avoir entendu le Messager d'Allah (SBDSL) dire : « Quiconque sort avec un cortège funèbre de sa maison et prie pour le mort, puis le suit jusqu'à l'enterrement, il aura deux carats de récompense, chaque carat aussi grand que la montagne d'Ouhoud. Et quiconque prie sur lui et revient aura autant de récompense qu'Ouhoud. »

Invocation à dire en entrant au cimetière avec le mort :

Al Hari Ibn Nawfal (SDP) raconte : Le Prophète (SBDSL) nous enseigna la prière sur le mort en ces termes : « Ô Allah ! Pardonne à nos frères et nos sœurs, raffermis nos liens et unis nos cœurs. Ô Allah ! Voici ton serviteur Untel fils d'Untel, nous ne savons que du bien de lui et c'est Toi qui es plus savant, pardonne donc à nous et à lui. » J'ai demandé (et j'étais le plus jeune des présents) : « Et si je ne connais pas de bien ? » Il dit : « Ne dis que çà. »

Invocation quand on place le mort dans la tombe :

« Au nom d'Allah. »

Invocation après avoir enterré le défunt :

Quand le Prophète (SBDSL) finissait d'enterrer un mort, il se mettait debout près de la tombe et disait : 
« Je demande à Allah d'absoudre votre frère et je demande à Allah de l'affermir, car il est maintenant en train d'être interrogé. »

Invocations des condoléances :

« Tout ce que Dieu donne ou reprend appartient à Lui, toute chose pour Lui a un terme fixé, et Il ordonne d'être patient et d'attendre Sa récompense. »

« Qu'Allah agrandisse ta rétribution, te console bien et pardonne à ton mort. »

Invocation en visitant les tombes :

Aïcha (SDP) rapporte : Chaque fois que venait mon tour de recevoir le Prophète (SBDSL), celui-ci sortait en fin de nuit pour se rendre au cimetière de Baqi et disait : « Que le salut soit sur vous, demeure du peuple des croyants ! Ce qui vous a été promis est venu. Votre résurrection est ajournée, et nous allons, si Dieu le veut, vous rejoindre. Mon Dieu, pardonne aux gens de Baqi al-Gharqad ! » (Mouslim)
Commentaire : Baqi al-Gharqad est le nom du cimetière de Médine où sont enterrés des membres de la famille du Prophète (SBDSL) ainsi que de nombreux compagnons. Le Prophète nous enseigne donc ici comment saluer les morts dans un cimetière et la recommandation de demander à Dieu le pardon en leur faveur dont pour sa famille.

Bourayda (SDP) rapporte : Lorsqu'il visitait les tombes, le Prophète (SBDSL) enseignait (à ses nobles compagnons) l'invocation suivante : « Que la paix soit sur vous, croyants et musulmans qui habitez ces lieux. Nous allons, si Dieu le veut, vous rejoindre. Je demande à Dieu de nous préserver, nous et vous. » (Boukhari)

Ibn Abbas (SDP) rapporte : Le Messager de Dieu (SBDSL) passa une fois devant des tombes à Médine. Il se tourna vers elles et dit : « Que la paix soit sur vous, habitants des tombes. Que Dieu nous pardonne, à nous et à vous. Vous êtes nos prédécesseurs et nous sommes sur vos traces. » (Tirmidhi)

Morales

(S2v154) « Et ne dites pas de ceux qui sont tués dans le sentier d’Allah qu’ils sont morts. Au contraire ils sont vivants, mais vous en êtes inconscients. »

D'après Abou Houreyra (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit que des gens jouiront d'une situation avantageuse au Paradis. Alors ils en demanderont la raison et Dieu leur répondra que c'est parce que leurs enfants ont fait des prières, des aumônes, et des pèlerinages en leur faveur, et même des jeûnes sont crédités à leur compte.

Il est rapporté que quiconque au cimetière lit onze fois la sourate « le monothéisme pur » en faveur des morts, sera récompensé autant de fois qu'il y aura de morts. Le Prophète (SBDSL) a dit que tous ceux qui se rendent au cimetière et lisent les sourates « La Fatiha, Le Monothéisme Pur, et Takasoor » pour les morts verront les morts intercéder en leur faveur le Jour du Jugement Dernier.

Diverses politesses supplémentaires avec les morts :

Pour connaître diverses politesses supplémentaires concernant les morts voir le livre "le jardin des vertueux (Ryadh Salihin)" consultable gratuitement sur http://islammedia.free.fr/

11) Relations dans le travail :

Le Prophète (SBDSL) enjoignait instamment la gentillesse et la générosité dans le traitement des esclaves, des serviteurs, des mains d’œuvre et des employés. Ainsi il faut fonder le management et l'esprit d'équipe dans le juste milieu entre intuition, empathie, intelligence émotionnelle, et autorité, rationalité technique. De plus, il apparaît qu'il ne faut pas vivre pour travailler mais travailler pour vivre pieusement, en famille et joyeusement. Enfin pour conserver un certain équilibre, une personne n'apprenant pas la religion, ne faisant pas des études, ne s'occupant pas de sa famille comme une mère au foyer, ou ne participant pas à une association humanitaire, doit impérativement avoir une activité professionnelle.

(S28v26) « L'une d'elles dit (à propos de Moïse) : “Ô mon père, engage-le (à ton service) moyennant salaire, car le meilleur à engager c'est celui qui est fort (dont moralement) et digne de confiance.” »

(S43v32) « Est-ce eux qui distribuent la miséricorde de ton Seigneur ? C'est Nous qui avons réparti entre eux leur subsistance dans la vie présente et qui les avons élevés en grades les uns sur les autres, afin que les uns prennent les autres à leur service. La miséricorde de ton Seigneur (pour l'obéissance au patron) vaut mieux, cependant, que ce qu'ils (les patrons ou infidèles) amassent (comme subsistance ou mauvaises actions). »


On rapporta que le Prophète (SBDSL) dit également : « Les gens que Dieu a placés entre vos mains sont vos frères, vos serviteurs et vos assistants. Quiconque a son frère à son service doit le nourrir de ce dont il se nourrit, le vêtir de ce dont il s’habille, ne jamais lui assigner une tâche supérieure à ses capacités, et si cela est inévitable, qu’il l’aide à l’accomplir. »

En islam, il n’est pas permis de retarder le paiement des salaires dus aux employés pour services effectués. Si selon le contrat de travail, le salaire doit être payé mensuellement, l’employeur doit s’y conformer à la fin de chaque mois. Sinon tout retard non excusable devient un atermoiement injuste.
A ce propos, Dieu le Très Haut dit dans le Coran : (S65v6) « Puis, si elles allaitent (l'enfant né) de vous, donnez-leur leurs salaires (quotidiennement). » C'est à dire que Dieu donne ainsi l’ordre de leur remettre leurs salaires dès la fin de leurs services.

Ibn Madia rapporte (dans le même sens) d’après Abd Allah Ibn Omar (SDP) que le Messager d’Allah (SBDSL) a dit : « Donnez à l’employé son salaire avant même que sa sueur ne se dessèche (c'est à dire quotidiennement). »

Abdallah Ibn Jafar (SDP) rapporta que le Prophète (SBDSL) entra un jour dans l’enclos d’un jeune homme ansârite. Il y trouva un chameau qui se mit à geindre à la vue du Prophète (SBDSL). Des larmes coulait des yeux de l’animal. Le Prophète (SBDSL) s’en approcha et lui prodigua quelques tapes sur la bosse et sur la face, ce qui réconforta la bête. Puis le Prophète (SBDSL) s’enquit de son propriétaire. Le jeune homme ansârite se présenta et dit : « Ô Messager de Dieu, ce chameau m’appartient. » Le Prophète lui dit : « Ne crains-tu pas Dieu vis-à-vis de ce chameau alors qu’Il l’a mis en ta possession ? Il s’est plaint à moi que tu le surcharges et le fais travailler sans cesse. »


Relation avec la hiérarchie en général :

(S6v165) « C'est Lui qui a fait de vous les successeurs sur terre et qui vous a élevés en rangs, les uns au-dessus des autres (au niveau de la hiérarchie familiale, politique, sociale et entrepreneuriale), afin de vous éprouver en ce qu'Il vous a donné. (Vraiment) ton Seigneur est prompt en punition, Il est aussi Pardonneur et Miséricordieux. »

(S49v2-5) « Ô vous qui avez cru ! N'élevez pas vos voix au-dessus de la voix du Prophète (ou autorité ou hiérarchie supérieure familiale ou sociale), et ne haussez pas le ton en lui parlant, comme vous le haussez les uns avec les autres, sinon vos œuvres deviendraient vaines sans que vous vous en rendiez compte. Ceux qui auprès du Messager d'Allah baissent leurs voix sont ceux dont Allah a éprouvé les cœurs pour la piété. Ils auront un pardon et une énorme récompense. Ceux qui t'appellent à haute voix de derrière les appartements, la plupart d'entre eux ne raisonnent pas. Et s'ils patientaient jusqu'à ce que tu sortes à eux, ce serait certes mieux pour eux. Allah cependant, est Pardonneur et Miséricordieux. »

12) Relation avec les esclaves

          A l'époque du début de l'ère islamique en 622 après J.C, l'esclavage était répandu mondialement à cause de fréquentes guerres et des diverses conquêtes qui animèrent l'humanité. Après la défaite et la mort de nombreux hommes lors de guerres tribales dans la péninsule arabique de cette époque, les survivants des tribus vaincues comme les enfants et les femmes devenaient logiquement des esclaves pour ne pas les laisser survivre seuls dans le désert. En effet, suite à toutes ces morts d'hommes combattants, au fait que leur tribu n'existait plus ou était affaiblie, et malgré l'apparent déshonneur que les siens doivent vivre avec d'autres personnes, ce type d'esclavage était une pratique honorable. Il faut noter que la plupart du temps l'esclave avait pour droit d'obtenir une chambre ou une maison afin d'y fonder une famille. L'esclavage modéré pouvait donc être comparé à l'image d'un patron utilisant un employé pour lui permettre d'obtenir un toit et la subsistance pour sa famille, surtout qu'il n'avait pas un aspect de supériorité comme celui de la race blanche envers la race noire pendant une longue période de l'humanité. Mais l’islam a clairement et catégoriquement interdit la pratique primitive de la capture d’un homme libre ou de sa famille pour les réduire à l’esclavage ou pour les vendre en tant qu’esclaves, tant que l'homme ne faisait pas partie d'une armée ennemie agressive. Sur ce point, des propos clairs et impérieux du Prophète (SBDSL) disent :
« Je serai l’adversaire de trois catégories de personnes le Jour du Jugement Dernier. Et parmi ces trois catégories, il cita celui qui asservit un homme libre, le vend ou récolte cet argent. » (Boukhari et Ibn Mâjah)
Les termes de cette tradition prophétique sont généraux : ils n’ont pas été édictés ni restreints à une nation, à une ethnie, à une région en particulier, ou aux adeptes d’une religion précise.

Maintenant examinons rapidement la position et la nature de l’esclavage dans l’islam.
L’islam essaya de résoudre le problème des esclaves qui étaient en Arabie en encourageant
par différentes manières les propriétaires à libérer leurs esclaves. Les musulmans furent avisés que pour l’expiation de certains de leurs péchés, ils devaient affranchir leurs esclaves. Libérer un esclave de son propre chef était considéré comme un acte de grand mérite, à tel point que le Prophète (SBDSL) déclara que les membres d’un individu qui libérerait un esclave seraient protégés du Feu de l’Enfer en contrepartie des membres de l’esclave qu’il avait libéré. Le résultat de cette politique fut tel que lors du Califat orthodoxe, tous les anciens esclaves de l’Arabie furent libérés. Le Prophète (SBDSL) libéra à lui seul soixante-trois esclaves. Le nombre d’esclaves libérés par Aïcha était de soixante-sept, Ibn Abbas en libéra soixante-dix, Abdallah Ibn Umar en libéra mille, et Abder Raahmen en racheta à lui seul trente mille puis les affranchit. De même, d’autres compagnons du Prophète (SBDSL) libérèrent un grand nombre d’esclaves. Les détails sont donnés dans les traditions et les livres d’histoire sur cette période.
          Ainsi, le problème des esclaves en Arabie fut résolu sur une courte période de trente ou quarante ans. Après cela, la seule forme d’esclavage qui fut conservée dans la société islamique était celle des prisonniers de guerre, capturés sur le champ de bataille. Ces prisonniers de guerre étaient maintenus par le gouvernement musulman jusqu’à ce que le gouvernement adverse accepte de les reprendre en échange des soldats musulmans faits prisonniers ou par le paiement d’une rançon. Si les soldats capturés n’étaient pas échangés contre les prisonniers de guerre musulmans ou que personne ne payait leur rançon, le gouvernement musulman les distribuait aux soldats de l’armée qui les avait capturés pour un usage personnel. Il faut noter que pour les combattants musulmans ayant obtenu des femmes esclave après des guerres, Dieu leur a autorisé d'avoir des relations intimes avec les consentantes d'entre elles, après un mariage leur attribuant
un statut inférieur aux femmes mariées libres telles des concubines. Cependant il arrivait que leur mari maître les libère ensuite pour leur donner le statut d'une femme mariée libre :
Selon un récit Abdallah Ibn Aamr : A cause une vie trop monacale de prière la nuit et de jeûne le jour, un homme n'a pas le droit de priver le droit d'une femme dans sa maison si il ne donne pas le droit conjugal à sa femme ou si il n'autorise le droit de son esclave femme à se marier.
Le Prophète (SBDSL) a recommandé à un homme de ne garder une femme qu'en l'épousant si elle est libre, ou en la mariant à quelqu'un si elle est esclave, sinon, si elle commet l'adultère, cet homme en sera responsable.
En revanche une femme mariée ayant des esclaves hommes n'avait pas le droit d'avoir des relations intimes avec eux, car la filiation ne peut être vérifiée. Il était courant que l'esclave travaille, gagne de l'argent et s'achète à son propre maître pour devenir libre (parfois au même prix que son maître l'avait acheté). Les esclaves pouvaient ainsi être utilisés sagement dans divers travaux, mais à condition donc de leur donner un toit et leur subsistance. C’était une manière plus humaine et plus appropriée de se défaire d’eux au lieu de les détenir comme du bétail dans des camps de concentration en les contraignant aux travaux forcés et en risquant la prostitution lorsque des femmes étaient également capturées.
Plutôt que se débarrasser des prisonniers de guerre d’une manière si cruelle et indigne, l’islam préféra donc les répartir dans la population, en les mettant ainsi en contact avec d’autres êtres humains non prisonniers. Evidemment dans cette époque de grande foi, leurs gardiens étaient enjoints de bien les traiter. Le résultat de cette politique éminemment humaine était que la plupart des hommes qui furent capturés sur les champs de bataille adverses puis amenés en territoire islamique comme esclaves embrassèrent l’islam, en particulier car au début de leur emprisonnement les musulmans les nourrissaient avec leur propre nourriture et leur tenaient souvent compagnie. Parmi les descendants de ces prisonniers bien traités, nombreux furent de grands disciples, imams, juristes, exégètes, hommes d’état et généraux de l’armée musulmane, à tel point que plus tard ils devinrent même des gouverneurs du monde musulman.
Dans les guerres récentes, si un gouvernement était complètement mis en déroute sans possibilité de négociation pour les prisonniers de guerre et que l’ennemi obtenait facilement des prisonniers, l’expérience a prouvé que ces prisonniers de guerre étaient maintenus dans des conditions beaucoup plus mauvaises que celles des esclaves du Califat orthodoxe.
Quelqu’un peut-il nous renseigner sur le sort des milliers de prisonniers de guerre des armées défaites de l’Allemagne et du Japon capturés par la Russie durant la Seconde Guerre mondiale ? Personne n’a pu les comptabiliser jusqu’à présent. Personne ne sait combien de milliers d’entre eux sont encore vivants et combien de milliers ont péri ou souffert en raison des conditions de vie inhumaines des camps de travail et de concentration russes sous Staline ou actuellement à Guantanamo. Le travail forcé auquel ils furent contraints était pire que le service exigé d’un esclave. Peut-être même qu’au temps des antiques Pharaons d’Egypte, le travail exigé des esclaves pour construire les pyramides n’était pas comparable à celui exigé des prisonniers de guerre au Vietnam ou en Russie pour développer la Sibérie et d’autres régions reculées de la Russie, ou pour travailler dans les mines et le charbon, et ce, par des températures glaciales, mal vêtus, mal nourris et traités brutalement par leurs surveillants.

(S58v3) « Ceux qui comparent leurs femmes au dos de leurs mères, puis reviennent sur ce qu'ils ont dit, doivent affranchir un esclave avant d'avoir aucun contact (conjugal) avec leur femme. C'est ce dont on vous exhorte. Et Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. »

(S90v10-13) « Ne l'avons-Nous pas guidé aux deux voies (l'homme). Or, il ne s'engage pas dans la voie difficile ! Et qui te dira ce qu'est la voie difficile ? C'est délier un joug (dont affranchir un esclave), »

(S24v32/33) « Mariez les célibataires d'entre vous et les gens de bien parmi vos esclaves, hommes et femmes. S'ils sont besogneux, Allah les rendra riches par Sa grâce, car (la grâce d')Allah est immense et Il est Omniscient. Et que ceux qui n'ont pas de quoi se marier, cherchent à rester chastes jusqu'à ce qu'Allah les enrichisse par Sa grâce. Ceux de vos esclaves qui cherchent un contrat d'affranchissement, concluez ce contrat avec eux si vous reconnaissez du bien en eux, et donnez-leur des biens d'Allah qu'Il vous a accordés. Et dans votre recherche des profits passagers de la vie présente, ne contraignez pas vos femmes esclaves à la prostitution, si elles veulent rester chastes . Si on les y contraint, Allah leur accorde après qu'elles aient été contraintes, Son pardon et Sa miséricorde. »

(S4v3) « Et si vous craignez de n'être pas justes (sagement responsables) envers les orphelins..., Il (vous) est permis d'épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n'être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou (il vous est aussi permis d'épouser) des esclaves que vous possédez. Cela afin de ne pas faire d'injustice (ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille si vous n'êtes pas suffisamment riche). »

Setid Ibn Abdelaziz rapporte : Zoubeyr Ibn Alaawwem (SDP) possédait mille esclaves qui lui rapportaient de l'argent (il était d'habitude d'envoyer travailler l'esclave, de lui prendre la moitié de son revenu quotidien et de lui laisser le reste). Il le partageait chaque soir (dont avec des faibles) et rentrait chez lui sans rien en avoir.

Abou Nouaaym rapporte : Jaafar Ibn Borqane a dit : « J'ai été informé que Abderrahman Ibn Aawf a affranchi trente mille familles (dans une version : trente milles filles ; dans une autre : trente milles âmes). »

          Pour conclure ce sujet de l'esclavage, il semble important de noter que cette relation entre le maître et l'esclave est une image de la relation entre le Créateur et Sa créature, surtout que l'esclavage et donc sa moralité paraissaient inévitables suite au don divin du libre arbitre à l'être humain, mais aussi d'abord car cela sert à nous faire comprendre la légitimité de se soumettre sagement en tant qu'esclave au Maître Créateur qu'est l'Unicité divine irréprochable et d'agir en Son nom pour valider une bonne action, comme des bons parents attendent aussi la reconnaissance bienfaisante de leur enfant, ou un bon patron attend un travail sérieux de ses employés :
(S16v71) « Allah a favorisé les uns d'entre vous par rapport aux autres dans (la répartition) de Ses dons. Ceux qui ont été favorisés ne sont nullement disposés à donner leur portion à ceux qu'ils possèdent de plein droit (enfants, employés, esclaves) au point qu'ils y deviennent associés à part égale. Nieront-ils les bienfaits d'Allah ? »
(S30v28/29) « Il vous a cité une parabole de vous-mêmes : Avez-vous associé vos esclaves à ce que Nous Vous avons attribué en sorte que vous soyez tous égaux (en droit de propriété) et que vous les craignez (autant) que vous vous craignez mutuellement ? C'est ainsi que Nous exposons Nos versets pour des gens qui raisonnent. Ceux qui ont été injustes ont plutôt suivi leurs propres passions sans savoir. Qui donc peut guider celui qu'Allah égare ? Et ils n'ont pas pour eux, de protecteur. »
(S39v36) « Allah ne suffit-Il pas à Son esclave (comme soutien) ? Et ils te font peur avec ce qui est en dehors de Lui. Et quiconque Allah égare n'a point de guide. »

         Dans ce sens relationnel entre la créature esclave et le Créateur Maître, il faut bien comprendre que notre Seigneur nous traite de la meilleure des façons par rapport aux esclaves soumis à des hommes ou des idoles, puisqu'Il nous laisse choisir de devenir Son esclave représentant dignement Sa bienfaisance irréprochable et donc de nous ennoblir au maximum, et donc de tendre vers la valeur suprême, pour nous rétribuer ensuite éternellement en tant qu'un de ses hôtes dans Son Paradis, excellent chemin que les esclaves soumis aux hommes et aux idoles ne peuvent prétendre.
Surtout que lorsque l'homme reconnaît seulement à Allah son rang de divinité unique tout en évitant les mauvaises actions, c'est à dire sans agir servilement en bien pour Lui, il peut quand même obtenir par l'immense miséricorde divine le Paradis. Ceci validant l'idée qu'Allah nous traite d'égal à égal, puisque nous invitant seulement à Lui obéir pour augmenter notre dignité et pas par envie de glorifications :
Le Prophète (SBDSL) dit à Mouad (SDP) : « Ô Mouad ! Sais-tu quel est le droit de Dieu sur Ses créatures et quel est le droit des créatures sur Dieu ? » Je dis : « Dieu et Son Messager le savent mieux que moi. » Il dit : « Le droit de Dieu sur les créatures est qu’elles ne Lui associent rien (car pire injustice liée à l'unicité divine), et le droit des créatures sur Dieu est qu’Il ne soumette pas au supplice celui qui ne Lui associe rien. » Je dis : «  Ô Messager de Dieu ! Puis-je annoncer cette bonne nouvelle aux gens ? » Il dit : « Ne la leur annonce pas car ils ne compteraient plus sur leurs propres œuvres. » (URA)
          Enfin cette possible noble relation entre un maître (dont divin) et son esclave humain évoquée dans le Coran sert aussi rappeler l'importance de la bonne relation entre un parent et un enfant, entre un responsable politique et un citoyen, ou entre un patron et ses employés.

Divers mérites supplémentaires concernant le traitement des esclaves :

Pour connaître de nombreux mérites supplémentaires concernant le traitement des esclaves voir le livre "le jardin des vertueux (Ryadh Salihin)" consultable gratuitement sur http://islammedia.free.fr/

13) Relation avec les gens du livre (Bible) et les gens en général : chercher des terrains d'entente

(S3v64) « Dis : “Ô gens du Livre (de la Bible), venez à une parole commune (voire valeurs communes comme le mariage traditionnel, l'impôt pour les faibles, la viande cacher/hallal, et l'interdiction de l'usure) entre nous (musulmans) et vous : que nous n'adorions qu'Allah, sans rien Lui associer, et que nous ne prenions point les uns les autres pour seigneurs en dehors d'Allah.” Puis, s'ils tournent le dos, dites : “Soyez témoins que nous, nous sommes soumis.” »

(S29v46) « Et ne discutez que de la meilleure façon (avec douceur et miséricorde) avec les gens du Livre, sauf ceux d'entre eux qui sont injustes (avec fermeté et justice). Et dites : “Nous croyons en ce qu'on a fait descendre vers nous et descendre vers vous, tandis que notre Dieu et votre Dieu est le même , et c'est à Lui que nous nous soumettons.” »


Voir sur « YouTube.com » l'ensemble des vidéo du savant musulman d'origine indienne Dr Zakir Naik.

Ce qu'on doit répondre au salut d'un non musulman : 

Lorsque les gens du livre te saluent, répond en disant : « et sur toi. »

14) Relation avec les infidèles

Il faut noter que le Prophète recherchait souvent des pactes de non agression par sagesse. En effet , les divers pactes validés par le Prophète (SBDSL) et donc Dieu permirent de pouvoir organiser plus sereinement les fondation du califat, l'organisation de la société et la prédication qui conduit à ce qu'un nombre massif d'arabes entrent dans l'islam et que la Mecque soit conquise pacifiquement par le surnombre de monothéistes authentiques.
A-Bara (SDP) a dit : « Vous considérez que la Victoire est celle de la Mecque. La victoire de la Mecque était effectivement une victoire, mais nous considérons que la Victoire est le serment d'allégeance (bayaa) de la satisfaction divine le jour de Houdaybiya. » (Boukahri)
(S48v1-3) « En vérité, nous t'avons accordé une victoire éclatante (triomphe total, valeur suprême en tant qu'ultime Prophète recevant la révélation complète), afin qu'Allah te pardonne tes péchés passés et futurs (par cette morale monothéiste finie), qu'il parachève sur toi Son bienfait (en te perfectionnant donc jusqu'à la sainteté) et te guide sur une voie droite (la meilleure : l'ennoblissement maximal) ; et qu'Allah te donne un puissant secours (par sa miséricorde permettant la sainteté du présent, mais aussi bien sûr pour réussir le pacte de paix de Houdaybiya ayant amené à la noble conquête de La Mecque pacifiquement) »
Quand l'égarement est répandu, une confrontation souple peu organisée doit être recherchée par un dialogue radicalement non violent mais qui immobilise l’ennemi sans jamais participer à son jeu de réactions haineuses et en utilisant des arguments et analyses dans un discours qui tente de prendre de la hauteur avec humilité. Sinon le fil du dialogue coupé, le fossé se creuse et les coups de feu remplaceront les coups de maître. Se discipliner en tant que mouvement de résistance, c’est proposé à l’ennemi de nous viser, alors que restés éparts comme l’hydre à l'image du Prophète (SBDSL) au début de la révélation, c’est pouvoir conserver une stratégie de maquis, de guérilla. Pour s’aventurer en milieu ouvert il faut être assuré de ses forces, les avoir structurées et préparées, surtout que la confrontation trop directe stimule dangereusement pour tous l’évolution des armes des belligérants. L’avenir que l’ennemi essaye de préparer à son avantage n’est rien face à l’alternative en effervescence diversifiée, à travers l’autonomie en plus de la réinformation. Résilience et renaissance sont les meilleures options. La colère obscure destructrice mène au massacre, alors il faut la sublimer en intelligence et créativité. Organiser la révolte, c’est extériorisé un travail qui doit se faire en premier lieu à l’intérieur, alors qu'il faut avant tout de bons soldats qui deviennent la base qui démodera l'ancien système, comme l'ont fait le Prophète Jésus avec ses apôtres et le Prophète Mouhamed avec ses compagnons.
Le monde d’aujourd’hui, basé sur une croissance infinie mais avec des ressources limitées, n’est plus possible. Des pays font des emprunts qu’ils devront rembourser sur 100 ans ! L’arrivée des nouvelles technologies et la robotisation grandissante provoquent de plus en plus de chômage à l’échelle mondiale : et les laissés pour compte se comptent par millions. Nous sommes à la fin d’un cycle économique, et le covid-19 est l’excuse idéal pour imposer des réformes de grandes ampleurs à l’échelle mondiale dans un nouveau capitalisme favorisant les ultra riches, qui n’auraient pas été accepté par les peuples en temps normal. Les achats sur internet, le télétravail, la vaccination à l’échelle mondiale (voulu par Bill Gates et les mondialistes), la monopolisation des ressources par les grandes multinationales, la multiplication des taxes au profit de l’environnement et la diminution de nos libertés feront partis des changements profonds auxquels nous allons être confrontés dans les prochaines année, que seule une union des hommes de bonne volonté des peuples pourra empêcher. « La partie terrestre, celle ancrée dans la matière n’est que la partie visible de l’iceberg. Dans le monde de l’invisible, se joue le combat féroce entre la Lumière et les Ténèbres. Les individus et leur âme représentent l’enjeu et le réceptacle de ce combat. D’un côté les forces qui ont pour objectif la perdition de l’humanité et qui utilisent les forces de l’ego, de la course au pouvoir, à l’argent, à la jouissance, comme finitude. De l’autre celles qui œuvrent à sauver cette humanité via la connexion à la transcendance, qui s’accrochent au câble, dans le but de rester dans le chemin droit, celui du sens, de la voie vers le salut. Les relais terrestres des forces des ténèbres sont manipulés via l’idéologie et les valeurs de ce qui est nommé "nouvel ordre mondial" ou ”modernité”, qui se résume par le remplacement de la conscience et la morale universelle (décence commune) qui fondent les civilisations, l’altérité et donc l’humanité, au profit d’un monde de consommateurs déshumanisés, sous contrôle social étroit, n’ayant pour fonction que de nourrir la matrice, par l’annihilation, le cadenassage des âmes. Les réseaux structurés qui travaillent pour cet objectif sont hypnotisés via des croyances dévoyées, celles de la foi en l’individu atomisé et égoïste, au matérialisme, à la toute puissance de l’humain, ils se considèrent au service du bien commun par l’assouvissement des besoins de leur propre égo. En cela, il ne sert à rien de s’attaquer aux individus, car eux mêmes ne sont que des outils, des âmes égarées. Ni Bill Gates, ni Soros, ni les plus riches banquiers, ni les plus puissants parmi les hommes de pouvoir, n’incarnent par sa seule personne, la réussite ou l’échec de ce plan. C’est la somme des acteurs, la force et l’énergie globale mobilisée qui comptent réellement. Il en va de même pour les forces de la Lumière, seule la capacité à nourrir un égrégore puissant, via la mobilisation d’un maximum d’humains impliqués, permettra de remporter la victoire. En cela ceux qui apportent leur soutien, par leurs prières, leur argent, leurs pensées, leur temps, leur énergie, leur persévérance, leur confiance, aux projets des Affranchis, ne soupçonnent même pas à quel point ils sont engagés dans une lutte qui dépasse de loin chacun des individus. En résumé nous ne sommes qu’un moyen qui, individuellement, ne pèse rien mais qui collectivement, participe activement à déjouer les plans satanistes et qui permettra de participer à la victoire pour soi même et pour l’humanité, ici bas et dans l’au-delà. La blockchain avec tout ce qu’elle implique comme conséquences libératrices, la crypto qui révolutionne la détention et la transmission de richesses en dehors de la matrice, l’Afrique qui est le continent le moins touché par la destruction des valeurs universelles (et ayant potentiellement la plus grande marge de développement), les écovillages qui sont à contre courant de tous les objectifs de l’ennemi, ne peuvent que faire enrager ce dernier. Nous ne sommes pas le BTC, ni l’ETH, nous représentons beaucoup plus et même si nous ne connaissons pas l’issue du combat, nous savons tous, au plus profond de notre être, que nous sommes dans le vrai et que de ce fait nous avons déjà gagné. » (Karim BenAbdelkader)
Concernant les insultes institutionnelles à la religion Seyyed Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah libanais a dit lors d'un discours :
« Je vais citer l’exemple du problème actuel qui divise le régime français et les ressortissants musulmans. Nous commençons par le dernier incident à Nice : un musulman a tué un Français et en a blessé d’autres. Tout le monde a condamné cet incident. Les oulémas (savants de la religion) tout comme les instances religieuses musulmanes ont rejeté cet acte. L’islam en tant que religion, récuse toute forme d’agression contre les innocents. Donc, cet acte est condamnable et rejeté, que ce soit en France ou ailleurs. Cependant, les autorités françaises n’ont pas le droit d’imputer la responsabilité d’un crime pareil à l’islam ni aux musulmans, c’est un acte solitaire. Une telle réaction est incorrecte, illogique et irréaliste. Il faut tout simplement juger l’auteur de cette attaque. Lorsque les autorités françaises parlent du terrorisme islamique ou du fascisme islamique, elles doivent savoir que ces notions n’existent pas dans la réalité. Rappelez-vous les massacres américains en Afghanistan ou les crimes de l’armée française en Algérie, on n’a jamais accusé la religion chrétienne de responsabilité pour ces formes de crimes, on n'a jamais parlé du terrorisme chrétien ! Donc, quand un musulman, un chrétien, un juif ou autres commettent un crime, il ne faut en aucun cas généraliser l'acte pour en accuser l’islam. Ces appellations comme le terrorisme ou le fascisme islamique devront disparaître »...
(Plus loin dans son discours Nasrallah s'est adressé plus directement aux décideurs politiques français :) « Je vous rappelle votre responsabilité à créer et à former les groupes terroristes et takfiristes, adeptes du meurtre et de la décapitation pour motif politique ou religieux. Vous avez financés, soutenus et équipés, ces groupes terroristes. Pourquoi êtes-vous surpris d’assister à un acte de décapitation (surtout que la république française s'est construite sur la décapitation d'un roi synonyme de coupure du lien avec Dieu qu'il faut urgemment recréer au niveau national pour préserver la civilisation) ? Retournez aux archives de 2011 et 2012, on vous appelait à ne pas faire partie de la guerre en Syrie ou dans notre région. Nous vous avons dit que vous finirez par en payer le prix de votre soutien à ces groupes terroristes. Ce jeu est dangereux et se retournera contre vous. Ce à quoi assiste l’Europe, c'est cet effet de boomerang. Aujourd’hui, vous devez assumer vos responsabilités pour votre soutien à des groupes pareils, au lieu de pointer un doigt accusateur vers l’islam ou son Prophète. Ces criminels qui décapitent, mangent les foies, et tuent les gens étaient VOS alliés. Vous avez utilisé ces groupes à des fins politiques tout comme ce que vous avez fait en Afghanistan après les attentats du 11 septembre. »
(Et le secrétaire général du Hezbollah de poursuivre :) « Les autorités françaises se sont engagés dans une guerre "globale" contre les musulmans. Au lieu de gérer l’incident de Nice, la France s’entête et campe sur sa position. Elle a décidé de continuer la publication des caricatures contre le Prophète (SBDSL) au nom de la liberté de l’expression. Or, vous devrez avant tout convaincre les musulmans du monde que votre zèle en faveur de la libre expression est fondé. De nombreux témoignages confirment le contraire, comme c’est le cas du philosophe français Roger Garodi qui a fait une étude laquelle a mis en cause la véracité de l’Holocauste. Cette étude comportait des faits scientifiques et historiques et n’a nullement porté atteinte à la religion juive. Pourtant, la justice française a porté plainte contre lui et l’a condamné à la prison. Alors, comment se fait-il que quand il s'agit d'Israël, la liberté d’expression s’arrête tout net et devient inexistante. La bataille que vous menez là se base sur des justifications infondées. Votre liberté d’expression n'est donc pas absolue, c'est un concept tout relatif qui ne va jamais plus loin que les limites à l’antisémitisme. Je m’adresse aux autorités françaises : les deux milliards de musulmans ne veulent pas de guerres supplémentaires, ils cherchent à amoindrir les animosités et à éloigner les spectres des guerres de leurs pays. Vous êtes ainsi appelés à rectifier votre erreur pacifiquement, à stopper les atteintes à notre Messager (et à arrêter vos guerres impériales). Même les régimes politiques arabes ou islamiques avec lesquels vous marchandez, ne peuvent rester les bouches cousues devant ces atteintes au Prophète (SBDSL). Cette bataille est perdue d’avance. Où se situent les intérêts de la France dans le monde arabo-islamique si vous vous obstinez dans l'erreur ? Allez au fond des choses, traitez le fond du problème, ne tolérez pas ces caricatures. Nous pouvons adopter la proposition du cheikh d’al-Azhar qui a appelé à promulguer une législation mondiale garantissant le respect des saintetés et la fin de toute atteinte aux sacralités. La responsabilité de traiter cette affaire relève aujourd’hui des autorités françaises. »
          La liberté d’expression doit s’exercer dans un esprit de responsabilité car sinon elle devient impiété, indignité, folie...

Morales

(S109v1-6) « Dis : “Ô vous les infidèles ! Je n'adore pas ce que vous adorez, et vous n'êtes pas adorateurs de ce que j'adore. Je ne suis pas adorateur de ce que vous adorez, et vous n'êtes pas adorateurs de ce que j'adore. A vous votre religion, et à moi ma religion.” »

(S52v29-31) « Rappelle donc, et par la grâce de ton Seigneur tu n’es ni un devin, ni un possédé. Ou bien ils disent (en se moquant) : “C’est un poète ! Attendons pour lui le coup de la mort.” Dis : “Attendez ! Je suis avec vous parmi ceux qui attendent.” »

(S40v42-44) « (Un homme pieux dit à son peuple :) Vous m'invitez à nier Allah et à Lui donner des associés dont je n'ai aucun savoir, alors que je vous appelle au Tout Puissant, au Grand Pardonneur. Nul doute que ce à quoi vous m'appelez ne peut exaucer une invocation ni ici-bas ni dans l'au-delà. C'est vers Allah qu'est notre retour, et les outranciers sont eux les gens du Feu. Bientôt vous vous rappellerez ce que vous dis et je confie mon sort à Allah. Allah est certes Clairvoyant sur les serviteurs. »

(S40v5) « Et ils diront (les infidèles) : “Nos cœurs sont voilés contre ce à quoi tu nous appelles (la foi en l'unicité de Dieu), et nos oreilles y sont sourdes. Et entre nous et toi, il y a une cloison. Agis donc de ton côté, nous agissons du notre.” »

(S20v64-66) « Dis : “Me commanderez-vous d'adorer autre qu'Allah (ou rien), ô ignorants ?” En effet, il t'a été révélé,ainsi qu'à ceux qui t'ont précédé : “Si tu donnes des associés à Allah, ton oeuvre sera certes vaine et tu seras très certainement du nombre des perdants. Tout au contraire, adore Allah seul et sois du nombre des reconnaissants.” »

(S15v2/3) « (Le Jour du Jugement Dernier) les mécréants voudraient avoir été musulmans (soumis dignement à Dieu). Laisse-les manger, jouir (un temps), et être distraits par l'espoir, car bientôt ils sauront ! »

(S11v121/122) « Et dis à ceux qui ne croient pas : “Oeuvrez autant que vous pouvez. Nous aussi nous oeuvrons. Et attendez. Nous aussi nous attendons (la mort et donc notre victoire le Jour de Résurrection) !” »
Commentaire : Cette parole très lourde de valeur inventée pour la première fois dans le Coran apporte un énorme sentiment de vérité.

(S39v38-41) « Si tu leur demandais : “Qui a créé les cieux et la terre ?”, ils diraient assurément : “Allah.” Dis : “Voyez-vous ceux que vous invoquez en dehors d'Allah, si Allah me voulait du mal, est-ce que (ces idoles) pourraient dissiper Son mal ? Ou s'Il me voulait une miséricorde, pourraient-elles retenir Sa miséricorde ?” Dis : “Allah me suffit, c'est en Lui que placent leur confiance ceux qui cherchent un appui.” Dis : “Ô mon peuple (arabe mais aussi toute l'humanité), agissez selon votre méthode, moi j'agirai (selon la mienne). Bientôt vous saurez sur qui s'abattra un châtiment qui l'avilira, et sur qui se justifiera un châtiment durable.” Nous t'avons fait descendre le Livre pour les hommes en toute vérité. Quiconque se guide (le fait) pour son propre bien, et quiconque s'égare, s'égare à son détriment. Tu n'es nullement responsable (de leurs propres affaires). »

(S6v108) « N'injuriez pas ceux qu'ils invoquent en dehors d'Allah, car par agressivité, ils injurieraient Allah dans leur ignorance. De même, Nous avons enjolivé (aux yeux) de chaque communauté sa propre action. Ensuite, c'est vers leur Seigneur que sera leur retour, et Il les informera de ce qu'ils oeuvraient. »

(S40v14) « Invoquer Allah donc en Lui vouant un culte exclusif, quelque répulsion qu'en aient les mécréants. »

(S17v54) « Votre Seigneur vous connaît mieux. S’il veut, Il vous fera miséricorde, et s’Il veut, Il vous châtiera. Et Nous ne t’avons pas envoyé pour que tu sois leur protecteur (aux infidèles). »

(S72v20-28) « Dis : “Je n'invoque que mon Seigneur et ne Lui associe personne.” Dis : “Je ne possède aucun moyen pour vous faire du mal, ni pour vous mettre sur le chemin droit.” Dis : “Vraiment, personne ne saura me protéger contre Allah, et jamais je ne trouverai de refuge en dehors de Lui. (Je ne puis que transmettre) une communication et des messages (émanant) d'Allah.” Et quiconque désobéit à Allah et à Son Messager aura le feu de l'Enfer pour y demeurer éternellement. Puis, quand ils verront ce dont on les menaçait, ils sauront lesquels ont les secours les plus faibles et (lesquels) sont les moins nombreux. Dis : “Je ne sais pas si ce dont vous êtes menacés (châtiment) est proche, ou bien si mon Seigneur va lui assigner un délai. (C'est Lui) qui connaît le mystère. Il ne dévoile Son mystère à personne, sauf à celui qu'Il agrée comme Messager et qu'Il fait précéder et suivre de gardiens vigilants afin qu'Il sache s'ils ont bien transmis les messages de leur Seigneur. Il cerne (de Son savoir) ce qui est avec eux, et dénombre exactement toute chose.” »

(S4v61-63) « Et lorsqu'on leur dit “Venez vers ce qu'Allah a fait descendre et vers le Messager”, tu vois les hypocrites s'écarter loin de toi. Comment (agiront-ils) quand un malheur les atteindra à cause de ce qu'ils ont préparé de leurs propres mains ? Puis ils viendrons alors prés de toi jurant par Allah “Nous n'avons voulu que le bien et la réconciliation”. Voilà ceux dont Allah sait ce qu'ils ont dans leurs cœurs. Ne leur tiens donc pas rigueur, exhorte-les, et dis-leur sur eux-mêmes des paroles convaincantes. »

(S4v105) « Nous avons fait descendre vers toi (Prophète Mouhamed) le Livre (Coran) avec la vérité pour que tu juges entre les gens selon ce qu'Allah t'a appris. Et ne te fais pas l'avocat des traîtres. »

(S4v140) « Dans le Livre, Il (Dieu) vous a déjà révélé ceci : lorsque vous entendez qu'on renie les versets (le Coran) d'Allah et qu'on s'en raille, ne vous asseyez point avec ceux-là jusqu'à ce qu'ils entreprennent une autre conversation. Sinon, vous serez comme eux. Allah rassemblera, certes, les hypocrites et les mécréants, tous dans l'Enfer. »

(S5v8) « Ô les croyants ! Soyez stricts (dans vos devoirs) envers Allah et (soyez) des témoins équitables. Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injuste. Pratiquez l'équité, (car) cela est plus proche de la piété. Et craignez Allah, car Allah est certes Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. »

(S60v8) « Allah ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures, car Allah aime les équitables. Allah vous défend seulement de prendre pour alliés ceux qui vous ont combattus pour la religion, chassés de vos demeures, et ont aidé à votre expulsion. Et ceux qui les prennent pour alliés sont les injustes. »

(S60v10) « Ô vous qui avez cru ! Quand les croyantes viennent à vous en émigrées, éprouvez-les. Allah connaît mieux leur foi. Si vous constatez qu'elles sont croyantes, ne les renvoyez pas aux mécréants. Elles ne sont pas licites (en tant qu'épouses) pour eux, et eux non plus ne sont pas licites (en tant qu'époux) pour elles. Et rendez-leur ce qu'ils ont dépensé (comme mahr). Il ne vous sera fait aucun grief en vous mariant avec elles quand vous leur aurez donné leur mahr. Et ne gardez pas de liens conjugaux avec les mécréantes. Réclamez ce que vous avez dépensé et que (les mécréants) aussi réclament ce qu'ils ont dépensé. Tel est le jugement d'Allah par lequel Il juge entre vous, et Allah est Omniscient et Sage. Et si quelqu'une de vos épouses s'échappe vers les mécréants, et que vous fassiez des représailles, restituez à ceux dont les épouses sont parties autant que ce qu'ils avaient dépensé. Craignez Allah en qui vous croyez. »

(S3v176) « N'aie (ô Prophète Mouhamed) aucun chagrin pour ceux qui se jettent rapidement dans la mécréance. En vérité, ils ne nuiront en rien à Allah. Allah tient à ne leur assigner aucune part de biens dans l'au-delà. Et pour eux il y aura un énorme châtiment. »

(S3v110/111) « Vous êtes la meilleure communauté qu'on ait fait surgir pour les hommes vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah. Si les gens du Livre (Bible) croyaient (au Coran), ce serait meilleur pour eux. Il y en a qui ont la foi, mais la plupart d'entre eux sont des pervers. Ils ne sauront jamais vous causer de grand mal, seulement une nuisance (par la langue), et s'ils vous combattent, ils vous tourneront le dos (s'enfuiront) et ils n'auront alors point de secours (dont divin). »

(S3v118-120) « Ô les croyants, ne prenez pas de confidents en dehors de vous-mêmes. (Ainsi les infidèles) Ils failliront à vous bouleverser, (alors qu')ils souhaiteraient que vous soyez en difficulté. La haine certes s'est manifestée dans leur bouches, mais ce que leurs poitrines cachent est encore plus énorme. Voilà que Nous vous exposons les signes. Si vous pouviez raisonner ! Vous (musulmans) vous les aimez, alors qu'ils ne vous aiment pas, et vous avez foi dans le Livre tout entier. Et lorsqu'ils vous rencontrent, ils disent “Nous croyons”, et une fois seuls, de rage contre vous, ils se mordent les bouts des doigts. Dis : “mourrez de votre rage, en vérité, Allah connaît fort bien le contenu des cœurs.” Qu'un bien vous touche, ils s'en affligent. Qu'un mal vous atteigne, ils s'en réjouissent. Mais si vous êtes endurants et pieux, leur manigance ne vous causera aucun mal. Allah connaît parfaitement tout ce qu'ils font. »

(S4v61-63) « Et lorsqu'on leur dit “Venez vers ce qu'Allah a fait descendre et vers le Messager”, tu vois les hypocrites s'écarter loin de toi. Comment (agiront-ils) quand un malheur les atteindra à cause de ce qu'ils ont préparé de leurs propres mains ? Puis ils viendrons alors prés de toi jurant par Allah “Nous n'avons voulu que le bien et la réconciliation”. Voilà ceux dont Allah sait ce qu'ils ont dans leurs cœurs. Ne leur tiens donc pas rigueur, exhorte-les, et dis-leur sur eux-mêmes des paroles convaincantes. »

(S4v88-91) « Qu'avez-vous (musulmans) à vous diviser en deux factions au sujet des hypocrites, alors qu'Allah les a refoulés (dans leur infidélité) pour ce qu'ils ont acquis ? Voulez-vous guider ceux qu'Allah égare ? Et quiconque Allah égare, tu ne lui trouveras pas de chemin (pour le ramener). Ils aimeraient vous voir mécréants comme ils ont mécru. Alors vous seriez tous égaux ! Ne prenez donc pas d'alliés parmi eux, jusqu'à ce qu'ils émigrent dans le sentier d'Allah. Mais s'ils tournent le dos (déclare la guerre), alors saisissez-les, tuez-les où que vous les trouviez, et ne prenez parmi eux ni allié ni secoureur excepté ceux qui se joignent à un groupe avec lequel vous avez conclu une alliance, ou ceux qui viennent chez vous le cœur serré d'avoir à vous combattre ou à combattre leur propre tribu. Si Allah avait voulu, Il leur aurait donné l'audace (et la force) contre vous, et ils vous auraient certainement combattu. (Par conséquent,) s'ils restent neutres à votre égard et ne vous combattent point, et qu'ils vous offrent la paix, alors Allah ne vous donne pas de chemin (guerrier) contre eux. Vous en trouverez d'autres qui cherchent à avoir votre confiance, et en même temps la confiance de leur propre tribu. Toutes les fois qu'on les pousse vers l'association (l'idolâtrie), ils y retombent en masse. (Par conséquent,) s'ils ne restent pas neutres à votre égard, ne vous offrent pas la paix, et ne retiennent pas leurs mains (de vous combattre), alors saisissez-les et tuez les où que vous les trouviez. Contre ceux-ci, Nous vous avons donné autorité manifeste. »

(S4v144) « Ô les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les mécréants au lieu des croyants. Voudriez-vous donner à Allah une preuve évidente contre vous ? »

(S4v138/139) « Annonce aux hypocrites qu'il y a pour eux un châtiment douloureux. Est-ce que ceux qui prennent pour alliés des mécréants au lieu des croyants recherchent la puissance auprès d'eux ? (Or) La puissance appartient (en vérité) entièrement à Allah. »

Comportement

(S8v58) « Et si jamais tu crains vraiment une trahison de la part d'un peuple, dénonce alors le pacte (que tu as conclu avec) d'une façon franche et loyale, car Allah n'aime pas les traîtres. »

(S9v3/4) « Et proclamation aux gens de la part d'Allah et de Son messager au jour du Grand Pèlerinage, qu'Allah et Son Messager désavouent les associateurs. Si vous vous repentez, ce sera mieux pour vous, mais si vous vous détournez, sachez que vous ne réduirez pas Allah à l'impuissance. Et annonce un châtiment douloureux (dont la guerre) à ceux qui ne croient pas, à l'exception des associateurs avec lesquels vous avez conclu un pacte, puis qui ne vous ont manqué en rien, et n'ont soutenu personne (à lutter) contre vous. (Avec ces infidèles) Respectez pleinement le pacte conclu avec eux jusqu'au terme convenu. Allah aime les pieux. »

(S45v14) « Dis à ceux qui ont cru de pardonner (et de demander la guidée à Dieu pour) à ceux qui n'espèrent pas les jours d'Allah (et sont infidèles), afin qu'Il rétribue (chaque) peuple pour les acquis qu'ils faisaient (et purifie le cœur des croyants). Quiconque fait le bien, le fait pour lui-même, et quiconque agit mal, agit contre lui-même. Puis vous serez ramenés vers votre Seigneur. »

(S60v1-4) « Ô vous qui avez cru ! Ne prenez pas pour alliés Mon ennemi et le vôtre, leur offrant l'amitié, alors qu'ils ont nié ce qui vous est parvenu de la vérité. Ils expulsent le Messager et vous-mêmes parce que vous croyez en Allah, votre Seigneur. Si vous êtes sortis pour lutter dans Mon chemin et pour rechercher Mon agrément, leur témoignerez-vous secrètement de l'amitié, alors que Je connais parfaitement ce que vous cachez et ce que vous divulguez ? Et quiconque d'entre vous le fait s'égare de la droiture du sentier. S'ils vous dominent, ils seront des ennemis pour vous et étendront en mal leurs mains et leurs langues vers vous, et ils aimeraient que vous deveniez mécréants. Ni vos proches parents ni vos enfants ne vous seront d'aucune utilité le Jour de la Résurrection, Il (Allah) décidera entre vous, et Allah est Clairvoyant sur ce que vous faites. Certes, vous avez eu un bel exemple (à suivre) en Abraham et en ceux qui étaient avec lui, quand ils dirent à leur peuple : “Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors d'Allah. Nous vous renions. Entre vous et nous, l'inimitié et la haine sont à jamais déclarées jusqu'à ce que vous croyiez en Allah, seul.” »

(S60v8/9) « Allah ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures, car Allah aime les équitables. Allah vous défend seulement de prendre pour alliés ceux qui vous ont combattus pour la religion, chassés de vos demeures , et ont aidé à votre expulsion. Et ceux qui les prennent pour alliés sont les injustes. »

(S2v221) « Et n'épousez pas les femmes associatrices tant qu'elles n'auront pas la foi, et certes, une esclave croyante vaut mieux qu'une associatrice, même si elle vous enchante. Et ne donnez pas d'épouses aux associateurs tant qu'ils n'auront pas la foi, et certes, un esclave croyant vaut mieux qu'un associateur même s'il vous enchante. Car ceux-là (les associateurs) invitent au Feu, tandis qu'Allah invite, de part Sa Grâce, au Paradis et au pardon. Et Il expose aux gens Ses enseignements afin qu'ils se souviennent ! »

(S3v28) « Que les croyants ne prennent pas pour alliés des infidèles au lieu de croyants. Quiconque le fait contredit la religion d'Allah, à moins que vous ne cherchiez à vous protéger d'eux. Allah vous met en garde à l'égard de Lui-même. Et c'est à Allah le retour (la rétribution). »

Selon Abou Houreyra, le Prophète (SBDSL) a dit à Abdallah Ibn Abdallah qui lui proposait de tuer son père idolâtre ayant fait du mal au Prophète (SBDSL), car il voulait que personne d'autre ne le fasse au risque de se venger puisqu'il était encore le membre de sa famille qui l'aimait bienveillamment le plus : « Non, sois plutôt bienveillant avec ton père et tiens lui compagnie généreusement. »
Commentaire : En effet l'islam interdit de rompre les liens de parenté même avec des non musulmans. Cependant lors d'une guerre entre musulmans et idolâtres, ou si une personne est trop pervertie, cette recommandation était levée.

Ayyoub rapporte : Abderrahmane Ibn Abou Bakr (SDP) dit à son père : « Je t'ai vu le jour d'Ouhoud et je me suis détourné de toi. » Abou Bakr (SDP) répliqua : « Mais si je t'avais vu, je ne me serais pas détourné de toi. »
Commentaire : Alweqidi rapporte : Abderrahmane appela au duel le jour de Badr et Abou Bakr (SDP) se leva pour l'affronter. Le Messager d'Allah (SBDSL) dit alors à Abou Bakr : « Laisse-nous encore profiter de toi (ce qui annonçait la future guidée du fils d'Abou Bakr et donc la mort d'Abou Bakr si il avait combattu son fils). »


Appeler à la religion

(S16v125) « Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon, car c’est ton Seigneur qui connaît le mieux celui qui s’égare de son sentier et c’est Lui qui connaît le mieux ceux qui sont bien guidés. »

(S98v1-3) « Les (ou certains) infidèles parmi les gens du Livre ainsi que les (ou certains) associateurs ne cesseront pas de mécroire jusqu'à ce que leur vienne la Preuve évidente : un Messager de la part d'Allah qui leur récite des feuilles purifiées dans lesquelles se trouvent des prescriptions d'une rectitude parfaite (saintes règles du Coran). »


Mouadh (SDP) a dit : Le Messager de Dieu (SBDSL) m’a envoyé (en mission au Yémen). Il me dit : « Tu vas te rendre dans une communauté des gens du Livre. Invite-les à attester qu’il n'y a de divinité que Dieu et que je suis le Messager de Dieu. S’ils acceptent de l’attester, fais-leur savoir que Dieu leur a prescrit cinq prières de jour et de nuit. S’ils acceptent cette prescription, annonce-leur que Dieu a imposé une aumône qu’on prend de leurs riches pour les redistribuer entre leurs pauvres. S’ils acceptent cette imposition, garde toi de toucher à leurs biens précieux, et crains la malédiction de l’opprimé car rien ne l’arrête dans sa montée jusqu’à Dieu. » (Boukhari et Mouslim)

Miséricorde

(S25v63) « Les serviteurs du Tout Miséricordieux sont ceux qui marchent humblement sur terre, et qui lorsque les ignorants s'adressent à eux disent “Paix” »

(S23v117/118) « Et quiconque invoque avec Allah une autre divinité sans avoir la preuve évidente (de son existence, chose impossible) aura à en rendre compte à son Seigneur. En vérité les mécréants ne réussiront pas. Et dis : “Seigneur, pardonne et fais miséricorde, c'est Toi le Meilleur des miséricordieux.” »

(S45v14) « Dis à ceux qui ont cru de pardonner à ceux qui n'espèrent pas les jours d'Allah afin qu'Il rétribue (chaque) peuple pour les acquis (actions) qu'ils faisaient. »

(S5v13) « Et puis, à cause de leur violation de l'engagement, Nous les avons maudits (les infidèles) et endurci leurs cœurs. Ils détournent les paroles (coraniques) de leur sens et oublient une partie de ce qui leur a été rappelé. Tu ne cesseras de découvrir leur trahison, sauf d'un petit nombre d'entre eux. Pardonne-leur donc et oublie (leurs fautes), car Allah aime certes les bienfaisants. »

(S20v130/131) « Supporte patiemment ce qu'ils disent et célèbre Sa louange (de Dieu), avant le lever du soleil, avant son coucher et pendant la nuit, et exalte Sa Gloire aux extrémités du jour. Peut-être auras-tu satisfaction... Et ne tends point tes yeux vers ce dont Nous avons donné jouissance temporaire à certains groupes infidèles) d'entre eux, comme décor de la vie présente (richesses, enfants), afin de les éprouver (voire guider) par cela. Ce qu'Allah fournit (au Paradis) est meilleur et plus durable. »

(S2v109) « Nombre de gens du Livre aimeraient par jalousie de leur part pouvoir vous rendre mécréants après que vous ayez cru, et après que la vérité s’est manifestée à eux... Pardonnez (leur) et oubliez jusqu’à ce qu’Allah fasse venir son commandement (guerre ou Jugement Dernier). Allah est très certainement Omnipotent ! »

(S60v8/9) « Allah ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures, car Allah aime les équitables. Allah vous défend seulement de prendre pour alliés ceux qui vous ont combattus pour la religion, chassés de vos demeures, et ont aidé à votre expulsion. Et ceux qui les prennent pour alliés sont les injustes. »

Ibn Masoud (SDP) rapporte : Il me semble encore voir le Messager de Dieu (SBDSL) agissant comme l’un des Prophètes (Jésus et autres) qui fut frappé à sang par son peuple (pour sa prédication) cependant qu’il ne cessait d’essuyer le sang de son visage en disant : « Seigneur Dieu ! Pardonne mon peuple car il ne sait pas. » (URA)

Abou Hourayra (SDP) rapporte : Un bédouin urina une fois dans la mosquée. Les gens se levèrent en vue de le réprimander lorsque le Prophète (SBDSL) les interpella en ces termes : « Laissez-le et versez sur son urine un seau d'eau. Vous n'avez été envoyés que pour faciliter (les choses) et non pour les rendre difficiles. » (Boukhari)

Le Messager d’Allah (SBDSL) a dit : « Allah ne m’a point envoyé (et donc aussi les musulmans) aux gens pour leur rendre la vie difficile ou pour souhaiter leur perte. Allah m’a plutôt envoyé en tant qu’enseignant et pour rendre la vie facile aux gens. » (Mouslim)

Le Messager d’Allah (SBDSL) a dit : « Enseignez, facilitez et ne compliquez pas les choses ! Annoncez la bonne nouvelle et ne faites pas fuir les gens et si l’un d’entre vous se met en colère qu’il se taise. » (Hakim)

Selon Aïcha (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) n'a jamais rien frappé de sa main, ni une femme, ni un serviteur, sauf quand il combattait au service de Dieu. Jamais il ne s’est vengé d’un tort qu’on lui avait fait sauf s’il s’agissait de la transgression d’une limite sacrée de Dieu le Très-Haut. Il se vengeait dans ce cas pour Dieu. » (Mouslim)

Défendre la religion

En Arabie, il était généralement recherché le combats en dehors des mois sacrés en particulier pour grandement augmenter la religiosité agréablement dans la paix surtout pendant le mois de jeûne du Ramadan.

(S9v41) « Légers ou lourds (« avec ou sans moyens, jeune ou vieux, avec ou sans température agréable, ou motivé ou sans motivation », ceci prouvant les différentes interprétations possibles des nombreux versets), lancez-vous au combat (pour vous ennoblir et propager la religion), et luttez avec vos biens et vos personnes dans le sentier d'Allah (car son enrichissant bénéfice agréable de grandeur personnelle accomplissante est incomparable). Cela est meilleur pour vous, si vous saviez (que c'est réellement le chemin de la plus grande valeur et quelles extraordinaires récompenses Dieu lui rétribue) »

Abou Weil (SDP) rapporte : Khalid Ibn Alwelid (SDP) écrivit aux Perses pour les appeler à l'islam : « Au nom d'Allah, Tout Miséricordieux, Très Miséricordieux. De Khalid Ibn Alwelid à Rostom, Mahrane et aux commandants Perses. Paix à celui qui suit la guidée. Nous vous appelons à l'islam. Si vous refusez, payez l'impôt en étant soumis. Si alors vous refusez, j'ai avec moi des hommes qui aiment mourir pour la cause d'Allah comme les Perses aiment le vin (la vie dans une autre version ou lettre). Que la paix soit avec celui qui suit la guidée. »

Yezid Ibn Abou Habib (SDP) rapporte : Omar Ibn Al Khattab écrivit à Saad Ibn Abou Waqqas (SDP) : « Je t'avais écrit de prêcher l'islam aux non musulmans durant trois jours. Quiconque embrasse l'islam avant le combat est alors un musulman comme les autres : il jouit des droits des musulmans et a une part dans le butin seulement quand il participe au combat. Ceux qui acceptent l'islam après le combat ou après la défaite n'ont pas droit au butin car les musulmans l'ont acquis avant leur conversion à l'islam. Voici mon ordre et ma lettre. »

Mourira (SDP) dit à Rostom le général perse qui voulait des réponses concernant les musulmans : « Nous ne voulons pas ce bas monde. Notre souci et notre objectif est l'au-delà. Allah nous a envoyé un Messager et lui a déclaré : par ce groupe (de tes compagnons), Je vais châtier et punir ceux qui n'acceptent pas Ma religion. Je leur donnerai la victoire tant qu'ils se soumettent à l'islam. C'est la religion de vérité : quiconque s'en détourne sera avili et quiconque s'y attache sera honoré. »

Ibn Abou Chayba rapporte : Omar (SDP) a dit : «Allez au pèlerinage car c'est une bonne œuvre qu'Allah a imposée, et le combat (pour défendre ou répandre la religion dont par la prédication) est meilleur. »

Tabarani (SDP) rapporte : Abdallah ibn Omar (SDP) a dit : « Je préfère aider un combattant dans la voie d'Allah en lui donnant un fouet (pour son cheval, ce qui est similaire à payer de l'essence pour un homme partant en voyage de prédication) plutôt que d'accomplir le pèlerinage plusieurs fois de suite. »

Abou Saad Ibn Foudhala (SDP) raconte : J'ai accompagné Souheyl Ibn Aamr (SDP) au Chem (Syrie) et je l'ai entendu dire : J'ai entendu le Messager d'Allah (SBDSL) dire : « Passer une heure de sa vie dans la voie d'Allah est meilleur qu'œuvrer toute sa vie (seulement) auprès de sa famille. »

Qays Ibn Hazim rapporte : Khalid Ibn Alwalid (SDP) déclara : « Le jihad dans la voie d'Allah m'a occupé et empêché d'apprendre une importante partie du Coran. »

Oorwa (SDP) rapporte : Quand les deux armées se rapprochèrent le jour de Yannouk, le général byzantin envoya un de ses arabes voir les musulmans. A la fin, le général questionna son envoyé : « Qu'as-tu constaté ? » Il répondit : « La nuit, ils sont des moines (qui prient), et le jour, des chevaliers (qui combattent pour la justice, les faibles et la religion). »

Abou Ishaq (SDP) rapporte que l'empereur byzantin Héraclius demanda : « Comment se fait-il que vous vous faîtes vaincre ? » Un cheikh de l'état-major répondit : « Parce qu'ils prient la nuit et jeûnent le jour, alors que nous forniquons la nuit et buvons du vin le jour. »

Rabil Ibn Zeyd (SDP) rapporte : Pendant que le Messager d'Allah (SBDSL) allait au milieu de la route, iI vit un jeune de Qouraych qui allait a l'écart. Il demanda : « N'est-ce pas untel ? » Ils répondirent : « Si. » Il dit : « Appelez-le. » II vint et le Prophète (SBDSL) lui demanda : « Pourquoi t'es-tu écarté de la route ? » Il répondit : « J'ai voulu éviter la poussière (soulevée par le détachement militaire dans ce cas mais pouvant arriver pendant une visite ou un voyage de prédication). » II dit : « Ne l'évite pas. Par celui qui tient mon âme dans sa main ! C'est le parfum en poudre du Paradis. »

Selon Aboul Mouçabbih Almoqri (SDP), Jébir (SDP) a dit lors d'une expédition alors qu'il marchait à côté de sa monture et qu'on lui en avait fait la remarque : le Prophète (SBDSL) a dit : « Tous pieds qui s'empoussièrent dans la voie d'Allah, Allah les rend interdits au Feu. »


Suite à une grandiose prêche noble et ferme de RibiiIbn Aamir (SDP), qui était habillé modestement, à Rostom sur l'unicité divine, la dignité musulmane et le Paradis, Rostom dit aux chefs de son peuple : « Avez-vous jamais vu des paroles aussi fières et aussi vraies que les paroles de cet homme ? » Ils se plaignirent des paroles de Rostom et se moquèrent des habits de Ribii Ibn Aamir. Alors Rostom rajouta : « Ne regardez pas les habits et regardez les pensées, les paroles et la conduite. Les musulmans méprisent les habits et la nourriture et s'attachent à l'honneur. »

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Deux yeux ne seront pas touchés par le feu : Un œil qui a pleuré par crainte d’Allah et un œil qui a veillé toute la nuit en montant la garde au service d’Allah (dont un voyage de prédication ou la guerre militaire). » (Tirmidhi)

Mat Ibn Mondhir (SDP) rapporte : Omar (SDP) demanda à son assemblée : « Quel homme a la plus grande récompense ? - Telle et telle personne après le chef des croyants, dirent-ils en évoquant le jeûne et la prière. - Voulez-vous que je vous dise quelle personne a une récompense plus grande que ceux que vous avez cités et que le chef des croyants? - Dis-nous. - Un petit homme au Cherm (Syrie, où avait lieu la guerre contre les Byzantins), tenant les rênes de son cheval. Il monte la garde (pour l'armée ou en voyage de prédication) loin de la capitale des musulmans (Médine) ; il ne sait si une bête sauvage le dévorera, si un reptile le mordra ou si un ennemi le submergera. Celui-là a une récompense plus grande que ceux que vous avez évoqués et que le chef des croyants. »

Abou Seiid Alkhod (SDP) raconte : Nous allions au combat avec le Messager d'Allah (SBDSL) durant le mois de Ramadan. Certains parmi nous jeûnaient et d'autres non. Ceux qui mangeaient ne désapprouvaient pas les jeûneurs, et les jeûneurs ne les désapprouvaient pas. Ils considéraient qu'il était bon de jeûner pour ceux qui en avaient la force et qu'il était bon de manger pour ceux qui se sentaient faibles.

Ibn Aabbes (SDP) rapporte que le Prophète (SBDSL) a dit à Ibn Raweha qui préféra d'abord faire la prière du Vendredi plutôt que de partir dans l'effort pour propager l'islam : « Aller un matin ou un après-midi dans la voie d'Allah est meilleur que ce monde et ce qu'il contient. Si tu dépenses tout ce qu'il y a sur terre, tu ne rattraperas pas leur matinée (du groupe partit avant lui). Dans d'autres versions : « Par celui qui tient mon âme dans sa main ! Ils t'ont précédé d'une distance entre l'est et l'ouest ! » ou « Ne voulez-vous pas passer la nuit dans un jardin du Paradis ? » Le verset (S2v195) sous-entend que ceux qui refuse le jihad se jette dans leur propre destruction même si c'est pour leurs affaires commerciales ou familiales

Alhasan Albagti (SDP) précise : « Par Allah ! Il avait raison. Allah ne traitera pas une personne qui s'est précipitée pour répondre à son appel de la même manière qu'une personne qui s'est attardée. »

Selon Omar (SDP) le seul moyen de rattraper le retard par rapport aux premiers convertis (ayant probablement fait l'hégire avant le Prophète (SBDSL) est de mourir martyr dans le combat (pour défendre ou répandre la religion dont par la prédication).

Alhasan Albagti (SDP) précise : « Par Allah! Il avait raison. Allah ne traitera pas une personne qui s'est précipitée pour répondre à son appel de la même manière qu'une personne qui s'est attardée. »

Abou Nawfel Ibn Abou Aaqrab (SDP) rapporte : Alhatith Ibn Hicham (SDP) quitta la Mecque (avec sa famille et ses biens au temps de Omar). Les Mecquois furent profondément affligés de son départ, et tous ceux qui pouvaient marcher sortirent l'accompagner. Quand il arriva en haut du terrain, il s'arrêta et les musulmans s'arrêtèrent avec lui et pleurèrent. Voyant leur émotion, il déclara : « Par Allah ! Je ne sors pas pour m'éloigner de vous ni pour choisir un pays meilleur que le votre, mais je sors pour le jihad. Par Allah ! Des hommes de Qouraych qui ne sont pas des meilleurs guerriers ni des familles les plus nobles y sont partis. Par Allah ! Maintenant, même si les montagnes de la Mecque étaient en or et que nous les dépensions (généreusement), nous n'atteindrons pas un de leurs jours. Par Allah ! Il nous ont dépassés (en honneur et donc valeur) dans ce monde mais nous allons essayer de les rejoindre dans l'au-delà. Un homme qui fait cela aura été pieux envers Allah. » II se dirigea au Chem et ses esclaves et ses biens le suivirent. Il mourut martyr, miséricorde d'Allah sur lui.

D'après Abou Said (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Qu'aucun d'entre vous ne se rabaisse. Ils dirent : « Ô Messager de Dieu, comment l'un d'entre nous peut se rabaisser ? » Il dit : « Il trouve une affaire concernant Dieu sur laquelle il devrait dire quelque chose, mais ne dit rien. » Alors Dieu (Puissant et Sublime) lui dira le Jour de la Résurrection : « Qu'est-ce qui t'a empêché de dire quelque chose à propos de telle et telle affaire ? » L'homme répondra : « (C'était) par crainte des gens. » Alors Dieu lui dira : C'est plutôt Moi dont tu devais éprouver de la crainte. » (Ibn Majah)

Seib (SDP) rapporte : Quand le Prophète (SBDSL) retourna de Tébouk, les musulmans sortirent jusqu'à la route d'adieu pour l'accueillir. Je suis sorti avec les gens alors que j'étais enfant et nous l'avons accueilli. (Et comme le Prophète n'a fait aucune remarque c'est qu'il s'agit d'une bonne tradition.)

(S47v31) « Nous vous éprouverons certes afin de distinguer ceux d'entre vous qui luttent (pour la cause d'Allah) et qui endurent (sagement dans la piété), et afin d'éprouver (faire apparaître) vos nouvelles (votre valeur). »

(ExtS9v40) « Si vous ne lui (Prophète ou religion) portez pas secours... Allah l'a déjà secouru »

(ExtS22v40/41) « Allah soutient certes ceux qui soutiennent (Sa Religion), (car) Allah est assurément Fort et Puissant, (ceux-là sont) ceux qui si Nous leur donnons la puissance sur terre, accomplissent la Salat, acquittent la Zakat, ordonnent le convenable et interdisent le blâmable. »

(S66v9) « Ô Prophète ! Mène la lutte contre les mécréants et les hypocrites, et sois rude à leur égard. Leur refuge sera l'Enfer, et quelle mauvaise destination ! »

(S2v190) « Combattez dans le sentier d'Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas (en commençant la guerre ou en ne l'arrêtant pas quand un pacte de paix est possible). Certes, Allah n'aime pas les transgresseurs ! »

(S3v12) « Dis à ceux qui ne croient pas : “Vous serez vaincus bientôt, et vous serez rassemblés vers l’Enfer.” Et quel mauvais lieu pour se reposer ! »

(Sourate 63 complète) :
« Quand les hypocrites viennent à toi, ils disent : “Nous attestons que tu es certes le Messager d'Allah.” Allah sait que tu es vraiment Son Messager, et Allah atteste que les hypocrites sont assurément des menteurs. Ils prennent leurs serments pour bouclier et obstruent le chemin d'Allah. Quelles mauvaises choses que ce qu'ils faisaient ! C'est parce qu'en vérité ils ont cru, puis rejeté la foi. Leur cœurs donc ont été scellés de sorte qu'ils ne comprennent rien. Et quand tu les vois, leurs corps t'émerveillent, et s'ils parlent, tu écoutes leur parole. Ils sont comme des bûches appuyées (contre des murs), et ils pensent que chaque cri est dirigé contre eux. L'ennemi c'est eux. Prends y garde. Qu'Allah les extermine ! Comme les voilà détournés (du droit chemin). Et quand on leur dit : “Venez pour que le Messager d'Allah implore le pardon pour vous”, ils détournent leurs têtes, et tu les vois se détourner tandis qu'ils s'enflent d'orgueil. C'est égal pour eux que tu implores le pardon pour eux ou que tu ne le fasses pas. (En effet)  Allah ne leur pardonnera jamais, car Allah ne guide pas les gens pervers. Ce sont eux qui disent : “Ne dépensez point pour ceux qui sont auprès du Messager d'Allah afin qu'ils se dispersent.” Et c'est à Allah qu'appartiennent les trésors des cieux et de la terre, mais les hypocrites ne comprennent pas. Ils disent : “Si nous retournons à Médine, le plus puissant en fera assurément sortir le plus humble.” Or c'est à Allah qu'est la puissance, ainsi qu'à Son Messager et aux croyants, mais les hypocrites ne le savent pas. Ô vous qui avez cru ! Que ni vos biens ni vos enfants ne vous distraient du rappel d'Allah. Et quiconque fait cela... alors ceux-là seront les perdants. Et dépensez de ce que Nous vous avons octroyé avant que la mort ne vienne à l'un de vous et qu'il dise alors : “Seigneur ! Si seulement Tu m'accordais un court délai, je ferais l'aumône et serais parmi les gens de bien.” Allah cependant n'accorde jamais de délai à une âme dont le terme (la mort) est arrivé. Et Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. »

(S9v12-15) « Et si après le (un) pacte (concernant l'arrêt d'une guerre), ils (les infidèles) violent leurs serments et attaquent votre religion, combattez alors les chefs de la mécréance, car ils ne tiennent aucun serment. Peut-être cesseront ils ? Ne combattrez-vous pas des gens qui ont violé leurs serments et qui ont voulu bannir le Messager, alors que ce sont eux qui vous ont attaqués les premiers ? Les redoutez-vous ? C'est Allah qui est plus digne de votre crainte si vous êtes croyants ! (Alors) Combattez-les. Allah, par vos mains, les châtiera, les couvrira d'ignominie, vous donnera la victoire sur eux, et guérira les poitrines d'un peuple croyant. Et il fera partir la colère de leurs cœurs. Allah accueille le repentir de qui Il veut. Allah est Omniscient et Sage. »

(S48v16/17) « Dis à ceux des Bédouins qui restèrent en arrière : “Vous serez bientôt appelés contre des gens d'une force redoutable. Vous les combattrez à moins qu'ils n'embrassent l'islam. Si vous obéissez, Allah vous donnera une belle récompense, et si vous vous détournez comme vous vous êtes détournés auparavant, Il vous châtiera d'un châtiment douloureux.” Nul grief n'est à faire à l'aveugle, ni au boiteux, ni au malade. Et quiconque obéit à Allah et à Son messager, Il le fera entrer dans des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux. Quiconque cependant se détourne, Il le châtiera d'un douloureux châtiment. »

Ibn Omar (SDP) a dit : Les combattants sont de deux sortes. Certains sortent, évoquent Allah beaucoup et le rappellent beaucoup aux autres. Ils évitent la destruction en route, aident leurs camarades et dépensent leurs biens les plus précieux ; ils sont plus heureux des biens qu'ils ont dépensés que du profit de ce bas monde qu'il ont obtenu. Au moment du combat, par vénération pour Allah, ils ne veulent pas qu'il voie dans leurs cœurs une hésitation ou une trahison pour les musulmans. Quand ils sont capables de voler du butin, ils en purifient leurs cœurs et leurs œuvres. Satan n'a pu les tenter ni atteindre leurs cœurs. Par eux, Allah élève Sa religion et retourne Ses ennemis sur leurs faces. Quant aux autres, ils sortent, n'évoquent pas souvent Allah, ne le rappellent pas beaucoup aux autres et n'évitent pas la destruction. Ils considèrent les biens qu'ils dépensent comme des amendes, et Satan leur fait croire cela. Au moment du combat, ils sont avec les derniers des derniers et les plus traitres. Ils se réfugient aux sommets des montagnes et guettent le résultat de la bataille. Si Allah donne la victoire, ils sont les orateurs les plus mensongers. S'ils peuvent voler du butin, ils osent le faire sous les yeux d'Allah et Satan leur suggère que c'est un butin. Dans la facilité, ils sont outranciers et excessifs, et s'ils sont emprisonnés, Satan les dévie par cette vie basse. Ils n'ont rien de la récompense des croyants sauf que leurs corps sont avec les leurs et qu'ils voyagent avec eux, mais leurs intentions et leurs actions sont différentes. Allah les rassemblera le jour dernier puis les séparera.

Responsabilité militaire :

Alqasim Ibn Mouhammed (SDP) rapporte : On conseilla à Omar (SDP) : « Confie le commandement à un compagnon. » Il répondit : « La valeur des compagnons est par leur rapidité vers les ennemis et leur combat des mécréants. Si d'autres gens font cela tandis que ceux qui partaient au combat légers ou lourds s'alourdissent, alors ceux qui maintenant combattent légers ou lourds le méritent plus. Par Allah ! Je ne confierai le commandement qu'au premier qui s'est porté volontaire. » II désigna Abou Ooubayd (SDP) et lui fit des recommandations pour ses soldats. Omar (SDP) confia a Abou Ooubayd (SDP) le commandement avant une guerre contre des perses et lui conseilla : « Ecoute les compagnons du Prophète (SBDSL) et fais-les participer aux décisions. Ne te précipite pas dans l'effort jusqu'à ce que tu voies clair car c'est la guerre. Seul un homme posé qui connaît l'occasion à saisir et le moment de se retenir convient à la guerre. »

Alahwa Ibn Hakim Ibn Ooumayr (SDP) rapporte : Omar Ibn Alkhattab (SDP) écrivit aux généraux des armées : « Instruisez-vous dans la religion car personne n'est excusé de suivre une erreur en croyant que c'est une vérité, ni de laisser une vérité en croyant que c'est une erreur. »

Se détourner des insensés

Pour répondre à des remarques moqueuses ou rabaissantes, il est recommandé de tendre vers de nobles réponses subtiles ou religieuses comme c'est souvent montré dans le Coran.

(S76v24) « Endure donc ce que ton Seigneur a décrété, et n'obéis ni au pécheur parmi eux, ni au grand mécréant. »

(S54v4) « Ils ont pourtant reçu comme nouvelles (expliquées dans la phrase suivante) de quoi les empêcher (de faire du mal), une sagesse parfaite (nécessaire pour la conscience morale humaine). Mais les avertissements (Coran, jour du jugement, Enfer, Paradis, peuples criminels détruits, expériences personnelles) ne (leur) servent à rien. Détourne-toi d'eux. Le jour où l'appeleur appellera vers une chose affreuse, les regards baissés, ils sortiront des tombes comme des sauterelles éparpillées, courant, le cou tendu, vers l'appeleur. Les mécréants (destinés à l'Enfer) diront : “Voilà un jour difficile.” »

(S28v52-55) « Ceux (les fidèles authentiques, les pieux) à qui, avant lui (le Coran), Nous avons apporté le Livre (Bible), y croient (au Coran). Et (en effet) quand on le leur récite (le Coran), ils disent : “Nous y croyons. Ceci est bien la vérité émanant de notre Seigneur. Déjà avant son arrivée, nous étions soumis (à Dieu).” Voilà ceux qui recevront deux fois leur récompense pour (leur croyance en ces deux livres et donc pour) leur endurance, pour avoir répondu au mal par le bien, et pour avoir dépensé de ce que Nous leur avons attribué, et quand ils entendent des futilités, ils s'en détournent et disent : “A nous nos actions, et à vous les vôtres. Paix sur vous. Nous ne recherchons pas les ignorants.” »

(S73v10) « Et endure ce qu'ils (les infidèles) disent, et écarte-toi d'eux d'une façon convenable. »

(S3v186) « Certes vous serez éprouvés dans vos biens et vos personnes, et certes vous entendrez de la part de ceux à qui le Livre a été donné avant vous et de la part des associateurs, beaucoup de propos désagréables. Mais si vous êtes endurants et pieux…voilà bien la meilleure résolution à prendre (et vous aurez le Paradis). »

(68v10-16) « Et n'obéis à aucun grand jureur, méprisable, grand diffamateur, grand colporteur de médisance, grand empêcheur du bien, transgresseur, grand pécheur, au cœur dur, et (dont un en particulier) en plus de cela bâtard, même s'il est doté de richesses et (de nombreux) enfants. Quand Nos versets lui sont récités, il dit : “Des contes d'anciens.” Nous le marquerons sur le museau (nez, comme un animal puisque l'homme sans foi est un pire qu'un animal). »

(S28v54-56) « Voilà ceux qui recevront deux fois leur récompense pour leur endurance, pour avoir répondu au mal par le bien, et pour avoir dépensé de ce que Nous leur avons attribué ; et quand ils entendent des futilités, ils s'en détournent et disent : “A nous nos actions, et à vous les vôtres. Paix sur vous. Nous ne recherchons pas les ignorants.” Tu (Mouhamed) ne diriges pas celui que tu aimes, mais c’est Allah qui guide qui Il veut. Il connaît mieux cependant les bien-guidés. »

(S60v13) « Ô vous qui avez cru ! Ne prenez pour alliés des gens contre lesquels Dieu est courroucé et qui désespèrent de l’au-delà, tout comme les mécréants désespèrent de ceux qui sont dans les tombeaux. »

(S60v5) « Seigneur, ne fais pas de nous (un sujet) de tentation pour ceux qui ont mécru, et pardonne-nous Seigneur, car c'est Toi le Puissant, le Sage. »

(S53v29) « Ecarte-toi donc de celui qui tourne le dos à Notre rappel et qui ne désire que la vie présente. »

(S45v18) « Puis Nous t'avons mis sur la voie de l'Ordre (une religion claire et parfaite). Suis-la donc et ne suis pas les passions de ceux qui ne savent pas. »

(S7v180) « C’est à Allah qu’appartiennent les noms les plus beaux. Invoquez-le par ces noms et laissez ceux qui profanent Ses noms : ils seront rétribués pour ce qu’ils ont fait. »

(S24v26) « Les mauvaises (femmes) aux mauvais (hommes), et les mauvais (hommes) aux mauvaises (femmes). De même, les bonnes (femmes) aux bons (hommes), et les bons (hommes) aux bonnes (femmes). Ceux-là sont innocents de ce que les autres disent. Ils ont un pardon et une récompense généreuse. »

(ExtHadith) Ibn Abbas (SDP) rapporte : (Lors d'une dispute entre Omar et un ignorant) Hurr (SDP) rappela à Omar (SDP) : « Ô Emir des croyants, Dieu le Très-Haut dit à Son Prophète dans le Coran "Sois conciliant ! Ordonne le bien et écarte-toi des ignorants", et cet homme fait indéniablement partie des ignorants (polémiqueurs, mécréants). » Par Dieu, lorsque Omar entendit ce verset, il n'outrepassa pas ce commandement car il respectait scrupuleusement les prescriptions du Livre de Dieu (et se détourna donc de cet homme). » (Boukhari)

Selon Abou Hourayra (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « On reconnaît l’hypocrite à l’une de ces trois caractéristiques : Quand il parle il ment. Quand il promet il ne tient pas sa promesse. Quand on lui confie un dépôt il le trahit. » (Boukhari et Mouslim)

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Quatre marques, celui qui les réunit toutes est un parfait hypocrite. Celui qui en détient une seule est marquée par l’hypocrisie jusqu’à ce qu’il s’en débarrasse. Quand on lui confie un dépôt, il le trahit. Quand il parle, il ment. Quand il signe un pacte, il ne le respecte pas. Quand il est en litige, il transgresse les règles de la justice et de la morale. » (URA)

Eviter l'affliction à cause du mauvais choix des incroyants

(S26v2-9) « Voici les versets du Livre explicite. Il se peut que tu te consumes de chagrin parce qu'ils ne sont pas croyants ! »

(S3v176) « N'aie (ô Mouhamed) aucun chagrin pour ceux qui se jettent rapidement dans la mécréance. En vérité, ils ne nuiront en rien à Allah. Allah tient à ne leur assigner aucune part de biens dans l'au-delà. Et pour eux il y aura un énorme châtiment. »

(S7v93) « Il (un Prophète) se détourna d'eux (infidèles) et dit : “Ô mon peuple, je vous ai bien communiqué les messages de mon Seigneur et donné des conseils. Comment donc m'attristerais-je sur (le châtiment divin envers) des gens mécréants ?” »

(S31v23) « Celui qui a mécru, que sa mécréance ne t'afflige pas. Vers Nous sera leur retour et Nous les informerons de ce qu'ils faisaient. Allah connaît bien le contenu des poitrines. »

Se comporter honorablement dont avec les prisonniers

(S8v58) « Et si jamais tu crains vraiment une trahison de la part d'un peuple, dénonce alors le pacte (que tu as conclu avec) d'une façon franche et loyale, car Allah n'aime pas les traîtres. »

(S5v42) « Ils sont attentifs au mensonge et voraces de gains illicites. S'ils viennent à toi, sois juge entre eux ou détourne-toi d'eux. Et si tu te détournes d'eux, jamais ils ne pourront te faire aucun mal. Et si tu juges, alors juge entre eux en équité, car Allah aime ceux qui jugent équitablement. »

(ExtS9v4) « (les) associateurs avec lesquels vous avez conclu un pacte, puis ils ne vous ont manqué en rien, et n'ont soutenu personne (à lutter) contre vous, (alors) respectez pleinement le pacte conclu avec eux jusqu'au terme convenu. Allah aime les pieux. »


Noubayh Ibn Wahb des Bimou Abdaddar rapporte : Quand le Messager d'Allah (SBDSL) ramena les prisonniers de Badr, il les dispersa entre ses compagnons et dit : « Soyez bienveillants envers eux. »

          Il faut préciser que les prisonniers pouvaient devenir libres lorsqu'ils apprenaient à lire à dix musulmans et que les croyants les prêchaient pendant leur incarcération tout d'abord par leurs dons de nourriture fréquemment altruistes :

(S76v8-11) « et (les croyants) offrent la nourriture, malgré son amour (importance, besoin, altruisme), au pauvre, à l'orphelin et au prisonnier, (disant) : “C'est pour le visage d'Allah que nous vous nourrissons. Nous ne voulons de vous ni récompense ni gratitude. Nous redoutons, de notre Seigneur, un Jour (du Jugement Dernier) terrible et catastrophique.” Allah les protégera donc du mal de ce jour-là, et leur fera rencontrer la splendeur et la joie, »

(S8v70) « (Allah dit au Prophète Mohamed :) Ô Prophète, dis aux captifs qui sont entre vos mains : “Si Allah sait qu'il y a quelque bien dans vos cœurs, Il vous donnera mieux que ce qui vous a été pris et vous pardonnera. Allah est Pardonneur et Miséricordieux.” »


Le Prophète (SBDSL) a dit : « Dieu (Glorifié soit-Il) rit à la vue de deux hommes dont l’un tue l’autre et qui entrent pourtant tous deux au Paradis : l’un d’eux combat sur le chemin de Dieu et y est tué, puis Dieu agrée le repentir du meurtrier qui embrasse alors l’islam et connaît à son tour le martyr pour la cause de Dieu. » (URA)

Divers comportements :

Ce qu'on doit dire à un incroyant lorsqu'il éternue :

« Qu'Allah vous guide dans le droit chemin et réforme votre situation. »

15) Relation avec les forces militaires ennemies :

Le mensonge est autorisé pendant la guerre quand l'intention est de tromper l'ennemi. En islam les règles de la guerre sont évidentes : le Prophète (SBDSL) a ordonné de ne pas toucher aux enfants, aux femmes, aux personnes âgées et aux infirmes, ainsi que de ne couper aucun arbre en territoire ennemi. En effet qu'est ce qu'un homme a à gagner 'il conquière le monde et perd son âme. La guerre était donc réservée aux hommes, mais les femmes participaient parfois aux préparatifs de la guerre en donnant leurs bijoux ou pendant la guerre en tant qu'infirmières, cuisinières ou porteuses d'eau ou de flèches, voire dans de très rares cas comme combattantes. Mais le Prophète (SBDSL) n'a pas voulu que cela devienne une tradition. De plus il ne faut pas tuer un homme à terre ou désarmé ou en dehors d'une zone de guerre si il n'agit pas dans un comportement de guerre.

Kaab Alqouradhi rapporte : On invita Abdallah Ibn Yezid (SDP) à un repas. Quand il vint, il raconta : « Quand le Messager d'Allah faisait ses adieux à une armée, il disait : je confie à la protection d'Allah votre religion, vos engagements et vos œuvres finales. »

Anas (le frère de Bara) (SDP) raconte : Khalid (SDP) ordonna à Bara (SDP) le jour de Yémèma : « Lève-toi, Bara ! » II monta sur son cheval, loua Allah et le félicita puis dit : « Médinois ! Aujourd'hui Médine n'existe plus (combattez sans penser au retour) ! II n'y a plus qu'Allah Seul et le Paradis ! » Puis il attaqua suivi par les musulmans, et les habitants de Yémèma perdirent.

Ahmed rapporte : Omar (SBDSL) raconta : « Nous avons assisté avec le Messager d'Allah (SBDSL) à deux batailles durant le Ramadan : Badr et la prise (pacifique) de la Mecque. Nous n'avons pas jeûné durant ces batailles. »

Aïcha (SDP) rapporte : Après la bataille des Benou Mostalaq, Cafwane Ibn Almouaattil Assoulemi (SDP) était resté à l'arrière de l'armée pour certains besoins (pour ramasser les objets tombés) et n'avait pas passé la nuit avec l'armée.

Invocation contre le manque d'eau : « Ô Savant ! Ô Doux! Ô Très Haut ! Ô Immense ! Nous sommes tes serviteurs sur ton sentier qui combattent tes ennemis. Donne-nous une pluie pour boire et faire nos ablutions. Quand nous le quitterons, ne laisse personne d'autre en profiter. »

Invocation devant un obstacle : « Ô Savant ! Ô Doux! Ô Très Haut ! Ô Immense ! Ô le plus miséricordieux ! Ô Sage ! Ô Généreux! Ô Unique ! Ô Absolu ! Ô Vivant ! Ô donneur de la vie ! Ô subsistant par Toi-même ! Ô Toi qui détiens la majesté et les bienfaits ! Il n'y a de divinité que toi, notre Seigneur ! Fais-nous une voie vers tes ennemis. »

Abou Ibrahim Abdullah ibn Abi Awfa (SDP) rapporte : L’Envoyé de Dieu (SBDSL), lors d'une de ses batailles, attendit que le soleil commence à décliner, puis il se leva et dit : « Ô gens ! Ne souhaitez pas la rencontre de l'ennemi et demandez plutôt à Dieu de vous préserver. Mais si vous le rencontrez, soyez patients et sachez que le Paradis se trouve à l'ombre des sabres. » Le Prophète (SBDSL) ajouta ensuite : « Seigneur! Toi qui as révélé le Livre (Coran), qui mets les nuages en mouvement et qui défais les factions, vaincs-les et accorde-nous la victoire. » (Boukhari et Mouslim)

Jâber (SDP) rapporte : Quelqu’un a demandé au Prophète (SBDSL) le jour de la bataille de Ouhoud : « Où serais-je si je suis tué au service de Dieu ? » Le Prophète (SBDSL) lui répondit : « Au Paradis. » Il jeta aussitôt les quelques dattes qu’il avait à la main, et se lança dans la mêlée jusqu’à ce qu’il fût tué. (Boukhari et Mouslim)

Ibn Abbas (SDP) a dit : « Dieu nous suffit et quel bon défenseur ! » C’est la formule prononcée par Abraham quand on le jeta au feu. Elle a été de même prononcée par Mouhamed (SBDSL) (et ses compagons) quand on lui dit : « Les gens ont mobilisé des masses contre vous, craignez-les. » Cela augmenta leur foi et ils dirent : « Dieu nous suffit et quel bon défenseur ! » (Boukhari)

Noomene Ibn Mouqanan (SDP) a dit : « Quand le Messager d'Allah (SBDSL) rencontrait l'ennemi, s'il ne combattait pas à l'aube, il ne se précipitait pas pour combattre jusqu'à accomplir la prière (aasr) et jusqu'à ce que le vent se lève et que le moment soit propice au combat. »

Al Miqdad Ibn Al Aswad (SDP) rapporte : Je demandai au Prophète (SBDSL) : « Si je rencontre au combat un négateur, que nous nous battons et qu'il me coupe la main à l'aide de son épée, puis qu'il se réfugie derrière un arbre pour se protéger et déclare "Je me soumets à Dieu", dans ce cas, ô Prophète, dois-je le tuer après qu'il ait prononcé une telle parole ? » Le Prophète (SBDSL) me répondit : « Ne le tue pas ! » Je rétorquai alors : « Ô Prophète de Dieu, il a coupé l'une de mes mains puis a prononcé cette parole après l'avoir coupée ! » Le Prophète répondit : « Ne le tue pas, car si tu le faisais, il serait dans la situation où tu te trouvais avant de le tuer, et tu te trouverais dans la situation où il se trouvait avant qu'il n'ait fait sa déclaration. » (Boukhari et Mouslim)

Melik Ibn Ooumayr (SDP) avait connu la mécréance avant l'islam ; il raconte : Un homme vint voir le Prophète (SBDSL) et dit : « J'ai affronté les ennemis et mon père était parmi eux. Je l'ai entendu dire des mauvaises paroles sur toi, je ne l'ai pas supporté et je l'ai tué avec ma lance. » Le Prophète se tut. Puis un autre homme vint et dit : « J'ai rencontré mon père et je l'ai laissé car j'ai préféré qu'un autre que moi s'en charge. » Le Prophète (SBDSL) se tut encore.

Anas (SDP) a dit : « Mon oncle Anas Ibn An Nadr s’absenta de la bataille de Badr. Il dit : « Ô Messager de Dieu ! Je me suis absenté de ta première bataille contre les idolâtres. Si Dieu me permet de participer à la guerre contre les idolâtres, Dieu verra (ou fera voir) certainement ce que je ferai. » Quand vint le jour de la bataille de Ouhoud, les musulmans battirent en retraite et Anas disait : « Seigneur Dieu ! Je m’excuse auprès de Toi pour ce qu’ont faits ceux-ci (ses compagnons) et je me déclare innocent de ce qu’ont fait ceux-là (les idolâtres). » Il s’avança ensuite et Saad Ibn Mouadh vint à sa rencontre. Il lui dit: « Ô Saad Ibn Mouadh ! Par Le Seigneur de la Kaaba ! Je sens l'odeur du Paradis sur le chemin de Ouhoud ! » Saad dit à (l'oncle d'Anas) : « Je n’ai pu faire ce qu’il a fait, ô Messager de Dieu...» Anas dit : « Nous avons dénombré sur son corps (de mon oncle) plus de quatre vingt coups de sabre ou blessures de lance ou traces de flèche. Nous l’avions trouvé alors qu’on l’avait tué et que les idolâtres avaient profané son cadavre. Nul le l’a reconnu si ce n’est sa sœur qui l’a reconnu aux extrémités de ses doigts. Anas dit : « Nous pensions que ce verset était descendu à son sujet et au sujet de ses semblables : parmi les Croyants, il est des hommes qui ont pleinement tenu leurs promesses vis-à-vis de Dieu. » (Boukhari et Mouslim)

Talha et Ziyed rapportent : Saad (SDP) a dit : « Tenez à vos positions et ne bougez rien jusqu'à ce que vous priez le dhohr. Après le dhohr, je vais clamer : « Allah est grand ! (Allahou Akbar !) » Clamez alors : « Allah est grand ! » et préparez-vous. Sachez que personne avant vous n'a reçu le cri de la grandeur d'Allah, et sachez que vous l'avez reçu en tant qu'appui. Puis quand vous m'entendrez une deuxième fois clamer « Allah est grand ! », clamez encore à votre tour « Allah est grand ! » et achevez vos préparatifs. Quand je clamerai « Allah est grand » pour la troisième fois, clamez « Allah est grand ! » et que les cavaliers encouragent à avancer et à attaquer. Quand je clamerai « Allah est grand » la quatrième fois, attaquez tous jusqu'à rentrer parmi vos ennemis en disant : « Il n'y de force ni de puissance qu'en Allah ! »

(S4v104) « Ne faiblissez pas dans la poursuite du peuple (ennemi). Si vous souffrez, lui aussi souffre comme vous souffrez, tandis que vous espérez d'Allah ce qu'il n'espère pas. Allah est Omniscient et Sage. »

(S3v139/140) « Ne vous laissez pas battre, ne vous affligez pas alors que vous êtes les supérieurs, si vous êtes de vrais croyants. Si une blessure vous atteint, pareille blessure atteint aussi l'ennemi. Ainsi faisons-Nous alterner les jours (épreuves) parmi les gens, afin qu'Allah reconnaisse ceux qui ont cru, et qu'Il choisisse parmi vous des martyrs, et Allah n'aime pas les injustes. »

(S47v35) « Ne faiblissez donc pas et n'appelez pas à la paix alors que (quand) vous êtes les plus hauts (au moins aussi nombreux que vos adversaires ou à égalité en technologie militaire), et qu'Allah est avec vous, et qu'Il ne vous frustrera jamais (du mérite) de vos œuvres. »

(S48v17) « Nul grief n'est à faire (de ne pas aller à la guerre) à l'aveugle, ni au boiteux ni au malade. »

(S60v1-4) « Ô vous qui avez cru ! Ne prenez pas pour alliés Mon ennemi et le vôtre, leur offrant l'amitié, alors qu'ils ont nié ce qui vous est parvenu de la vérité. Ils expulsent le Messager et vous-mêmes parce que vous croyez en Allah, votre Seigneur. Si vous êtes sortis pour lutter dans Mon chemin et pour rechercher Mon agrément, leur témoignerez-vous secrètement de l'amitié, alors que Je connais parfaitement ce que vous cachez et ce que vous divulguez ? Et quiconque d'entre vous le fait s'égare de la droiture du sentier. S'ils vous dominent, ils seront des ennemis pour vous et étendront en mal leurs mains et leurs langues vers vous, et ils aimeraient que vous deveniez mécréants. Ni vos proches parents ni vos enfants ne vous seront d'aucune utilité le Jour de la Résurrection, Il (Allah) décidera entre vous, et Allah est Clairvoyant sur ce que vous faites. Certes, vous avez eu un bel exemple (à suivre) en Abraham et en ceux qui étaient avec lui, quand ils dirent à leur peuple : “Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors d'Allah. Nous vous renions. Entre vous et nous, l'inimitié et la haine sont à jamais déclarées jusqu'à ce que vous croyiez en Allah, seul.” »

(S9v83) « Si Allah te ramène vers un groupe de ces (gens-là ayant trouvé une excuse non valable de ne pas partir à la guerre), et qu'ils te demandent permission de partir au combat, alors dis : “Vous ne sortirez plus jamais en ma compagnie, et vous ne combattrez plus jamais d'ennemis avec moi. Vous avez été plus contents de rester chez vous la première fois. Demeurez donc chez vous (comme la dernière fois) en compagnie de ceux qui se tiennent à l'arrière.” »

(S8v45/46) « Ô vous qui croyez ! Lorsque vous rencontrez une troupe (ennemie), soyez fermes, et invoquez beaucoup Allah afin de réussir, et obéissez à Allah et à Son Messager, et ne vous disputez pas sinon vous fléchirez et perdrez votre force, et soyez endurants, car Allah est avec les endurants. »

(S8v15-17) « Ô vous qui croyez quand vous rencontrez (l'armée) des mécréants en marche, ne leur tournez point le dos. Quiconque ce jour-là leur tourne le dos, à moins que ce soit par tactique de combat ou pour rallier un autre groupe, celui-là encourt la colère d'Allah et son refuge sera l'Enfer, et quelle mauvaise destination ! Ce n'est pas vous qui les avez tués, mais c'est Allah qui les a tués. Et lorsque tu lançais (une poignée de terre vers l'armée ennemie), ce n'est pas toi qui lançais, mais c'est Allah qui lançait, et ce pour éprouver les croyants d'une belle épreuve de Sa part ! Allah est Audient et Omniscient. »

(S2v216-218) « Le combat vous a été prescrit alors qu'il vous est désagréable. Or, il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose alors qu'elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu'elle vous est mauvaise. C'est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas. Ils t'interrogent sur le fait de faire la guerre pendant les mois sacrés. Dis : “Y combattre est un péché grave, mais plus grave encore auprès d'Allah est de faire obstacle au sentier d'Allah, d'être impie envers Celui-ci et la Mosquée sacrée, et d'expulser de là ses habitants. L'association est plus grave que le meurtre.” Or, ils ne cesseront de vous combattre jusqu'à, s'ils peuvent, vous détourner de votre religion. Et ceux parmi vous qui adjureront leur religion et mourront infidèles, vaines seront pour eux leurs actions dans la vie immédiate et la vie future. Voilà les gens du Feu, ils y demeureront éternellement. Certes, ceux qui ont cru, émigré et lutté dans le sentier d'Allah, ceux-là espèrent la miséricorde d'Allah. Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux. »

(S3v122-127) « Quand deux de vos groupes songèrent à fléchir (indignement) alors qu'Allah est leur allié à tous deux, et que c'est en Allah que les croyants doivent placer leur confiance. Allah vous a donné la victoire à Badr, alors que vous étiez humiliés. Craignez Allah donc, afin que vous soyez reconnaissants. (Allah vous a bien donné la victoire) Lorsque tu disais aux croyants : “Ne vous suffit-il pas que votre Seigneur vous fasse descendre en aide trois milliers d'anges ?” Mais oui ! Si vous êtes endurants et pieux, et qu'ils (les ennemis) vous assaillent immédiatement, votre Seigneur vous enverra en renfort cinq mille anges marqués distinctement. Et Allah ne le fit que (pour vous annoncer) une bonne nouvelle, et pour que vos cœurs s'en rassurent. La victoire ne peut venir que d'Allah, le Puissant, le Sage, pour anéantir une partie des mécréants ou pour les humilier (par la défaite) et qu'ils en retournent donc déçus. »

(S4v75-77) « Et qu'avez vous à ne pas combattre dans le sentier d'Allah, et pour la cause des faibles : hommes, femmes et enfants qui disent : “Seigneur ! Fais-nous sortir de cette cité dont les gens sont injustes, et assigne-nous de Ta part un allié, et assigne-nous de Ta part un secoureur.” Les croyants combattent dans le sentier d'Allah, et ceux qui ne croient pas combattent dans le sentier du Tagut. Eh bien, combattez les alliés de Diable, car la ruse du Diable est certes faible. N'as-tu pas vu ceux auxquels on avait dit : “Abstenez-vous de combattre, accomplissez la Salat et acquittez la Zakat !” Puis lorsque le combat leur fut prescrit, voilà qu'une partie d'entre eux se mit à craindre les gens comme on craint Allah, ou même d'une crainte plus forte encore, et à dire : “Ô notre Seigneur ! Pourquoi nous as-Tu prescrit le combat ? Pourquoi n'as-Tu pas reporté cela à un peu plus tard ?” Dis : “La jouissance d'ici-bas est éphémère, mais la vie future est meilleure pour quiconque est pieux. Et on ne vous lésera pas fût-ce d'un brin de noyau de datte. »

(S4v84) « Combats donc dans le sentier d'Allah, tu n'es responsable que de toi même, et incite les croyants (au combat), Allah arrêtera certes la violence des mécréants, (car) Allah est plus redoutable en force et plus sévère en punition. »

(S3v175) « C'est le Diable qui vous fait peur de ses adhérents. N'ayez donc pas peur d'eux. Mais ayez peur de Moi, si vous êtes croyants (afin d'être apaisé face à ces mauvaises pensées insufflées par le diable). »

(S3v200) « Ô les croyants ! Soyez endurants, incitez-vous à l'endurance, luttez constamment (contre l'ennemi) et craignez Allah, afin que vous réussissiez ! »

(S3v145) « Personne ne peut mourir que par la permission d'Allah, et au moment prédéterminé. Quiconque veut la récompense d'ici-bas, Nous lui en donnons. Quiconque veut la récompense de l'au-delà, Nous lui en donnons et Nous récompenserons bientôt les reconnaissants. » 

(S3v146-158) « Combien de Prophètes ont combattu, en compagnie de beaucoup de disciples, ceux-ci ne fléchirent pas à cause de ce qui les atteignit dans le sentier d'Allah. Ils ne faiblirent pas et ils ne cédèrent point. Et Allah aime les endurants. Et ils n'eurent que cette parole : “Seigneur, pardonne-nous nos péchés ainsi que nos excès dans nos comportements, affermis nos pas et donne-nous la victoire sur les gens mécréants.” Allah, donc, leur donna la récompense d'ici-bas ainsi que la belle récompense de l'au-delà. Et Allah aime les gens bienfaisants. Ô les croyants ! Si vous obéissez à ceux qui ne croient pas, il vous feront retourner en arrière (envous faisant retourner à la mécréance), et vous redeviendrez perdants. Mais c'est Allah votre Maître, Il est Le meilleur des secoureurs. Nous allons jeter l'effroi dans les cœurs des mécréants, car ils ont associé à Allah (des idoles) sans aucune preuve descendue de Sa part. Le Feu sera leur refuge. Quel mauvais séjour que celui des injustes ! Et certes, Allah a tenu Sa promesse envers vous quand par Sa permission vous les tuiez sans relâche, jusqu'au moment où vous avez fléchi, où vous vous êtes disputés à propos de l'ordre donné, et vous avez désobéi après qu'Il vous eut montré (la victoire) que vous aimez ! Il en était parmi vous qui désiraient la vie d'ici bas (butin de la guerre de Uhud), et il en était parmi vous qui désiraient l'au-delà. Puis Il vous a fait reculer devant eux, afin de vous éprouver (dans votre foi). Et certes Il vous a pardonné. Et Allah est Détenteur de la grâce envers les croyants. (Rappelez-vous) quand vous fuyiez sans vous retourner vers personne, cependant que derrière vous, le Messager vous appelait. Alors Il (Dieu) vous infligea angoisse sur angoisse, afin que vous n'ayez pas de chagrin pour ce qui vous a échappé ni pour les revers que vous avez subis. Et Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. Puis Il fit descendre sur vous après l'angoisse, la tranquillité, (et) un sommeil qui enveloppa une partie d'entre vous, tandis qu'une autre partie était soucieuse pour elle-même et avait des pensées sur Allah non conformes à la vérité, des pensées dignes de l'époque de l'ignorance. Ils disaient : “Est-ce que nous avons une part dans cette affaire ?” Dis : “L'affaire toute entière est à Allah.” Ce qu'ils ne te révèlent pas, ils le cachent en eux-mêmes (en pensant) “Si nous avions eu un choix quelconque dans cette affaire, Nous n'aurions pas été tués ici.” Dis : “Eussiez-vous été dans vos maisons, ceux pour qui la mort était décrétée seraient sortis pour l'endroit où la mort les attendait.” Ceci afin qu'Allah éprouve ce que vous avez dans vos poitrines, et qu'Il purifie ce que vous avez dans vos cœurs. Et Allah connaît ce qu'il y a dans les cœurs. Ceux d'entre vous qui ont tourné le dos, le jour où les deux armées se rencontrèrent, c'est seulement le Diable qui les a fait broncher à cause d'une partie de leurs (mauvaises) actions. Mais, certes, Allah leur a pardonné, car vraiment Allah est Pardonneur et indulgent... Ô les croyants ! Ne soyez pas comme ces mécréants qui dirent à propos de leurs frères partis en voyage ou pour combattre : “S'ils étaient chez nous, ils ne seraient pas morts, et ils n'auraient pas été tués.” Allah en fit un sujet de regret dans leurs cœurs. C'est Allah qui donne la vie et la mort. Et Allah observe bien ce que vous faites. Et si vous êtes tués dans le sentier d'Allah ou si vous mourez, un pardon de la part d'Allah et une miséricorde valent mieux que ce qu'ils amassent (comme biens matériels). Que vous mouriez ou que vous soyez tués, c'est vers Allah que vous serez rassemblés. »

(S6v65) « Dis : “Il (Dieu) est capable de susciter un châtiment contre vous, d'en haut ou de dessous vos pieds, ou de vous confondre dans le sectarisme. Et Il vous fait goûter l'ardeur (au combat) les uns aux autres.” Regarde comment Nous exposons Nos versets. Peut-être comprendront-ils ? »

(S8v65-75) « Ô Prophète (Mouhamed), incite les croyants au combat. S'il se trouve parmi vous vingt endurants, ils vaincront deux cents (ennemis), et s'il s'en trouve cent, ils vaincront mille mécréants, car ce sont vraiment des gens qui ne comprennent pas. Maintenant, Allah a allégé votre tâche sachant qu'il y a de la faiblesse en vous. S'il y a cent endurants parmi vous, ils vaincront deux cents (ennemis) et s'il y en a mille, ils vaincront deux mille par la grâce d'Allah. Et Allah est avec les endurants. Un Prophète ne devrait pas faire de prisonniers avant d'avoir prévalu (mis les mécréants ennemis hors de combat) sur la terre. Vous voulez les biens d'ici-bas, tandis qu'Allah veut l'au-delà. Allah est Puissant et Sage. N'eût-été une prescription préalable d'Allah, un énorme châtiment vous aurait touché pour ce que vous avez pris (de la rançon). Mangez donc de ce qui vous est échu en butin tant qu'il est licite et pur. Et craignez Allah, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux. Ô Prophète, dis aux captifs qui sont entre vos mains : “Si Allah sait qu'il y a quelque bien dans vos cœurs, Il vous donnera mieux que ce qui vous a été pris et vous pardonnera. Allah est Pardonneur et Miséricordieux.” Et s'ils veulent te trahir, c'est qu'ils ont déjà trahi Allah (par la mécréance), mais Il a (déjà) donné prise sur eux (le jour de la victoire de la guerre de Badr). Et Allah est Omniscient et Sage. Ceux qui ont cru, émigré et lutté de leurs biens et de leurs personnes dans le sentier d'Allah, ainsi que ceux qui leur ont donné refuge et secours, ceux-là sont alliés les uns des autres. Quant à ceux qui ont cru et n'ont pas émigré, vous ne serez pas liés à eux jusqu'à ce qu'ils émigrent. Et s'ils (certains fidèles n'ayant pas émigré) vous demandent secours au nom de la religion, à vous alors de leur porter secours, mais pas contre un peuple auquel vous êtes liés par un pacte. Et Allah observe bien ce que vous oeuvrez. Et ceux qui n'ont pas cru sont alliés les uns des autres. Si vous n'agissez pas ainsi (en rompant les liens avec les infidèles), il y aura la discorde sur terre et un grand désordre. Et ceux qui ont cru, émigré et lutté dans le sentier d'Allah, ainsi que ceux qui leur ont donné refuge et porté secours, ceux-là sont les vrais croyants : à eux, le pardon et une récompense généreuse. Et ceux qui après cela ont cru et émigré et lutté en votre compagnie, ceux-là sont des vôtres. Cependant ceux qui sont liés par la parenté ont priorité les uns envers les autres, d'après le Livre d'Allah. Certes, Allah est Omniscient. »

(S9v44/45) « Ceux qui croient en Allah et au Jour dernier ne te demandent pas permission quand il s'agit de mener combat avec leurs biens et leurs personnes. Et Allah connaît bien les pieux. Ne te demandent permission que ceux qui ne croient pas en Allah et au Jour dernier, et dont les cœurs sont emplis de doute. Ils ne font qu'hésiter dans leur incertitude. »

(S33v18) « Certes, Allah connaît ceux d'entre vous qui suscitent des obstacles, ainsi que ceux qui disent à leurs frères “Venez à nous” tandis qu'ils ne déploient que peu d'ardeur au combat »

(S47v4) « Lorsque vous rencontrez (au combat) ceux qui ont mécru, frappez-en les cous. Puis, quand vous les avez dominés, enchaînez-les solidement. Ensuite, c'est soit la libération gratuite, soit la rançon jusqu'à ce que la guerre dépose ses fardeaux. Il en est ainsi, car si Allah voulait, Il se vengerait Lui-même contre eux, mais c'est pour vous éprouver (moralement et vers la dignité) les uns par les autres (que Dieu voulu le combat). Et ceux qui seront tués dans le chemin d'Allah, Il ne rendra jamais vaines leurs actions. »

(S2v249-252) « Ceux (les combattants croyants) qui étaient convaincus qu'ils auront à rencontrer Allah dirent : “Combien de fois une troupe peu nombreuse a, par la grâce d'Allah, vaincu une troupe très nombreuse, et Allah est avec les endurants.” Et quand ils affrontèrent Goliath et ses troupes, ils dirent : “Seigneur ! Déverse sur nous l'endurance, affermis nos pas, et donne-nous la victoire sur ce peuple infidèle.” Ils les mirent en déroute par la grâce d'Allah, et David tua Goliath. Et (puis) Allah lui donna la royauté et la sagesse, et lui enseigna ce qu'Il voulut. Et si Allah ne neutralisait pas une partie des hommes par une autre, la terre serait certainement corrompue. Mais Allah est Détenteur de la Faveur pour les mondes. Voilà les versets d'Allah que Nous te (Mouhamed) récitons avec la vérité. Et tu es certes parmi les Envoyés. »

(S8v57/58) « Donc, si tu les maîtrises à la guerre (les infidèles), inflige-leur un châtiment exemplaire de telle sorte que ceux qui sont derrière eux soient effarouchés (et proposent la paix) afin qu'ils se souviennent (peut être). Et si jamais tu crains vraiment une trahison de la part d'un peuple, dénonce alors le pacte (que tu as conclu avec) d'une façon franche et loyale, car Allah n'aime pas les traîtres. »

(S8v60-63) « Et préparez (pour lutter) contre eux (ennemis, idolâtres) tout ce que vous pouvez comme force et comme cavalerie équipée, afin d'effrayer l'ennemi d'Allah et le vôtre, et d'autres encore que vous ne connaissez pas en dehors de ceux-ci mais qu'Allah connaît. Et tout ce que vous dépensez dans le sentier d'Allah vous sera remboursé pleinement et vous ne serez point lésés (surtout vu le Paradis). Et s'ils inclinent à la paix, incline vers celle-ci (toi aussi) et place ta confiance en Allah, car c'est Lui l'Audient, l'Omniscient. Et s'ils veulent te tromper, alors Allah te suffira. C'est Lui qui t'a soutenu par Son secours, ainsi que par (l'assistance) des croyants. Il a uni leurs cœurs (par la foi). Aurais-tu dépensé tout ce qui est sur terre, tu n'aurais pu unir leurs cœurs, mais c'est Allah qui les a unis (malgré leur libre arbitre), car Il est Puissant et Sage. »

(S4v101/102) « Et quand vous parcourez la terre, ce n'est pas un péché pour vous de raccourcir la Salat si vous craignez que les mécréants ne vous mettent à l'épreuve, car les mécréants demeurent pour vous un ennemi déclaré. Et lorsque tu (Mouhamed) te trouves parmi eux et que tu les diriges dans la Salat, qu'un groupe d'entre eux se mette debout en ta compagnie en gardant leurs armes. Puis lorsqu'ils ont terminé la prosternation, qu'ils passent derrière vous, et que vienne l'autre groupe, celui de ceux qui n'ont pas encore célébré la Salat. A ceux-ci alors d'accomplir la Salat avec toi, prenant leurs précautions et leurs armes. Les mécréants aimeraient vous voir négliger vos armes et vos bagages, afin de tomber sur vous en une seule masse. Vous ne commettez aucun péché si, incommodés par la pluie ou malades, vous déposez vos armes (pour la prière). Cependant prenez garde. Certes, Allah a préparé pour les mécréants un châtiment avilissant. »

(S9v3-16) « Et proclamation aux gens de la part d'Allah et de Son messager au jour du Grand Pèlerinage, qu'Allah et Son Messager désavouent les associateurs. Si vous vous repentez, ce sera mieux pour vous, mais si vous vous détournez, sachez que vous ne réduirez pas Allah à l'impuissance. Et annonce un châtiment douloureux (dont la guerre) à ceux qui ne croient pas, à l'exception des associateurs avec lesquels vous avez conclu un pacte, puis qui ne vous ont manqué en rien, et n'ont soutenu personne (à lutter) contre vous. (Avec ces infidèles) Respectez pleinement le pacte conclu avec eux jusqu'au terme convenu (de paix). Allah aime les pieux. Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salat et acquittent la Zakat, alors laissez-leur la voie libre, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux. Et si l'un des associateurs te demande asile, accorde-le lui, afin qu'il entende la parole d'Allah, puis fais-le parvenir à son lieu de sécurité, car ce sont des gens qui ne savent pas. Comment y aurait-il pour les associateurs un pacte admis par Allah et par Son Messager, à l'exception de ceux avec lesquels vous avez conclu un pacte près de la Mosquée sacrée ? Tant qu'ils sont droits envers vous, soyez droits envers eux, car Allah aime les pieux. Comment donc ! Quand ils triomphent de vous, ils ne respectent à votre égard ni parenté ni pacte conclu. Ils vous satisfont de leurs bouches, tandis que leurs cœurs s'y refusent, et la plupart d'entre eux sont des pervers. Ils troquent à vil prix les versets d'Allah (le Coran) et obstruent Son chemin. Ce qu'ils font est très mauvais ! Ils ne respectent à l'égard d'un croyant ni parenté ni pacte conclu. Et ceux-là sont les transgresseurs. Mais s'ils se repentent, accomplissent la Salat et acquittent la Zakat, ils deviendront vos frères en religion. Nous exposons intelligiblement les versets pour des gens qui savent. Et si après le pacte, ils violent leurs serments et attaquent votre religion, combattez alors les chefs de la mécréance car ils ne tiennent aucun serment. Peut-être cesseront-ils ? Ne combattrez-vous pas des gens qui ont violé leurs serments et qui ont voulu bannir le Message, alors que ce sont eux qui vous ont attaqués les premiers ? Les redoutez-vous ? C'est Allah qui est plus digne de votre crainte si vous êtes croyants ! Combattez-les. Allah, par vos mains, les châtiera, les couvrira d'ignominie, vous donnera la victoire sur eux, et Il guérira les poitrines d'un peuple croyant et fera partir la colère de leurs cœurs (des infidèles). Allah accueille le repentir de qui Il veut. Allah est Omniscient et Sage. Pensez-vous que vous serez délaissés cependant qu'Allah n'a pas encore distingué ceux d'entre vous qui ont lutté et qui n'ont pas cherché des alliés en dehors d'Allah, de Son Messager et des croyants ? Et Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. »

(S59v11-17) « N'as-tu pas vu les hypocrites disant à leurs confrères qui ont mécru parmi les gens du Livre : “Si vous êtes chassés, nous partirons certes avec vous et nous n'obéirons jamais à personne contre vous, et si vous êtes attaqués, nous vous secourrons certes.” Et Allah atteste qu'en vérité ils sont des menteurs. S'ils sont chassés, ils ne partiront pas avec eux, et s'ils sont attaqués, ils ne les secourront pas, et même s'ils allaient à leur secours, ils tourneraient sûrement le dos, puis ils ne seront point secourus. Vous jetez dans leurs cœurs plus de terreur qu'Allah. C'est qu'ils sont des gens qui ne comprennent pas. Tous ne vous combattront que retranchés dans des cités fortifiées ou de dernière des murailles. Leurs dissensions internes sont extrêmes. Tu les croirait unis, alors que leurs cœurs sont divisés. C'est qu'ils sont des gens qui ne raisonnent pas. Ils sont semblables à ceux qui peu de temps avant eux ont goûté la conséquence de leur comportement, et (car) ils auront un châtiment douloureux. Ils sont semblables au Diable quand il dit à l'homme : “Sois incrédule.” Puis quand il a mécru, il dit : “Je te désavoue car je redoute Allah, le Seigneur de l'Univers.” Ils eurent pour destinée d'être tous deux dans le Feu pour y demeurer éternellement. Telle est la rétribution des injustes. »

Le Messager d’Allah (SBDSL) a dit : « Partez (en guerre) au nom d’Allah, en vue d’Allah et en suivant la religion du Messager d’Allah. Ne tuez point de faibles vieillards, ni d’enfants, ni de femmes, et ne vous appropriez pas le butin en le dissimulant mais rassemblez-le. Soyez conciliants et bienfaisants, car Allah aime les bienfaisants. » (Abou Dawoud)

Selon Ibn Omar, le Prophète (SBDSL) a interdit la torture. (Tabarani)
Commentaire : En effet, il faut évidemment préserver son honneur quelle que soit la situation et même pendant la guerre.

(ExtHadith) Selon Abou Hourayra (SDP), le Messager de Dieu (SDBDSL) a dit : « Il me faut vous dire que les butins de guerre n'ont jamais été permis à aucune nation avant nous (les musulmans). Puis Dieu nous les rendit licites en voyant notre faiblesse et notre pauvreté. » (Boukhari et Mouslim)

(S59v7-10) « Le butin provenant (des biens) des habitants des cités (traîtres), qu'Allah a accordé sans combat à Son Messager, appartient à Allah, au Messager, aux proches parents, aux orphelins, aux pauvres et au voyageur en détresse, afin que cela ne circule pas que parmi les seuls riches d'entre vous. Prenez ce que le Messager vous donne, et ce qu'il vous interdit, abstenez-vous en. Et craignez Allah, car Allah est dur en punition. (Le butin appartient aussi) aux émigrés besogneux qui ont été expulsés de leurs demeures et de leurs biens, tandis qu'ils recherchaient une grâce et un agrément d'Allah, et qu'ils portaient secours à (la cause d')Allah et à Son Messager. Ceux-là sont les véridiques. Il (appartient également) à ceux qui avant eux se sont installés dans le pays et dans la foi, qui aiment ceux qui émigrent vers eux, et ne ressentent dans leurs cœurs aucune envie pour ce que (ces immigrés) ont reçu, et qui (les) préfèrent à eux-mêmes, même s'il y a pénurie chez eux. Quiconque se prémunit contre sa propre avarice, ceux-là sont ceux qui réussissent. Et (il appartient également) à ceux qui sont venus après eux en disant : “Seigneur, pardonne-nous ainsi qu'à nos frères qui nous ont précédés dans la foi, et ne mets dans nos cœurs aucune rancœur pour ceux qui ont cru. Seigneur, Tu es Compatissant et Très Miséricordieux.” »

Divers mérites supplémentaires concernant le combat :

Pour connaître de nombreux mérites supplémentaires concernant la guerre sainte voir le livre "le jardin des vertueux (Ryadh Salihin)" consultable gratuitement sur http://islammedia.free.fr/

Invocation pour obtenir la protection contre les mauvais djinns ou les forces ennemies :

« Je cherche refuge à l'aide des paroles parfaites d'Allah, que nul être n'outrepasse, contre le mal de ce qu'Il a créé, et contre le mal de ce qui descend des cieux et de ce qui y monte, et contre le mal de ce qui est semé en terre et contre le mal de ce qui en sort, et contre le mal des tentations de la nuit et de la journée, et contre le mal de chaque visiteur sauf un visiteur qui apporte le bien, ô Toi le Tout-Miséricordieux ! »

Autre traduction :

« Je cherche refuge dans les paroles parfaites d'Allah, paroles que nul ne peut transgresser vertueux soit-il ou libertin, contre tout mal qu'il a créé. Je cherche refuge contre le mal qui descend du ciel et qui y monte. Je cherche refuge contre le mal qui se répand sur la terre et contre le mal qui sort d'elle. Et je cherche refuge contre les tribulations de la journée et de la nuit, et contre le mal du visiteur de nuit sauf celui qui apporte une bonne nouvelle, Ô le Très-Miséricordieux. »

Invocations à dire contre les suggestions de Satan:

-« Je cherche refuge auprès d'Allah contre Satan le lapidé (ou le maudit). »

-Faire l'appel à la prière

-Réciter le Coran et le verset du Trône, penser à prononcer les invocations prophétiques du matin et du soir, et ne pas oublier de dire les invocations quotidiennes telles que celles de l'entrée et de la sortie de la mosquée ou de chez soi, et penser à dire aussi la parole « Il n'y a point de divinité en dehors d'Allah, l'Unique sans associé, à Lui la royauté à lui la louange, et Il est capable de toute chose » qui protège toute la journée contre Satan.

Invocation à dire lors de la rencontre de l'ennemi ou quand on a peur d'une autorité :

« Seigneur, nous Te plaçons en face d'eux et nous nous réfugions auprès de Toi contre leur mal. »

« Ô Allah, Tu es mon soutien et Tu es mon aide, par Toi je me déplace, par Toi j'attaque et par Toi je combats. »

« Dieu nous suffit, quel excellent protecteur ! »

Invocation à dire contre l'ennemi :

« Ô Allah, révélateur du Livre, Le prompt à faire rendre compte (ou l'âme), vaincs les coalisés (ennemis des musulmans). Ô Allah, vaincs-les et bouleverse-les. »

Invocation lorsque l'on est face à un ennemi, un problème ou quand on est en difficulté :

"Allah me suffit, Il est mon meilleur garant." 

16) Relation avec les minorités (chrétiennes, juives ou autres non libertaires) :

Il est sage de proposer aux prieurs de toute religion de prier pour notre salut mutuel afin que ceux qui sont dans la vérité participent à la réussite des autres comme le veut la noblesse.

(S2v148) « A chacun une orientation vers laquelle il se tourne. Rivalisez donc dans les bonnes œuvres. Où que vous soyez, Allah vous ramènera tous vers Lui, car Allah est, certes, Omnipotent. »

(ExtHadith) Selon Mouadh (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Crains (Craignez) la malédiction de l’opprimé car rien ne l’arrête dans sa montée jusqu’à Dieu. » (Boukhari et Mouslim)

Pacte islamique vis à vis des chrétiens, juifs et autre minorité (P 64 du livre « les mythes fondateurs du choc des civilisations » de l'historien Youssef Hindi) :

Le Prophète Mouhamed (SBDSL) a donné des droits aux minorités pacifiques en particuliers aux chrétiens car ayant reconnu le message, la sainteté et l'amour du Christ, ainsi que des devoirs et des obligations aux musulmans vis-à-vis d’eux. Il a ordonné aux musulmans de les protéger et de maintenir ses pactes de protection jusqu’à la fin du monde comme le prouvent le pacte ci-dessous conclut avec les chrétiens du monastère de Sainte-Catherine (qui se trouve au Mont Sinai, en Égypte) et le pacte conclu entre le Prophète (SBDSL) et les chrétiens de la ville de Najran en Arabie (juste après). Ces pactes ne se limitent pas au Monastère de Sainte-Catherine ou à la ville de Najran, mais concernent bien tous les chrétiens (et minorités pacifiques ne détruisant pas l'économie) d’Orient et d’Occident et engagent tous les musulmans à les respecter, et ce jusqu’à la dernière heure :
« Moi, Mouhamed, fils d’Abdallah, décrète pour tous comme un message divin et comme déclaration comminatoire (menaçant d'une peine légale), moi qui suis chargé par les confidences d'en haut de sauvegarder les grâces divines accordées à l'humanité par la Providence (Sagesse Divine)... Je prescris les présents ordres à l’égard des chrétiens et de ceux qui sont initiés à cette religion, qu’ils se trouvent dans les pays lointains ou rapprochés, dans les villes connues ou inconnues, en Orient aussi bien qu’en Occident ; que ceci leur serve de loi. Celui qui voudrait contrevenir au présent décret, s'opposer à ce qu'il prescrit et attaquer ma loi prophétique, qu'il soit monarque ou simple citoyen musulman, serait condamné comme ayant violé ses vœux envers la Providence, comme s’étant moqué de la vraie foi, comme passible de l’éternelle malédiction.  Si l’un de leurs prêtres (des chrétiens), ou l’un de leurs coreligionnaires voyage, venant d’une plaine, d’une montagne, se trouvant dans un couvent, arrivant d’un pays aride, d'un désert de sable, d'un village, d’un champ cultivé, se trouvant dans n'importe quel lieu, c’est moi qui suis leur protecteur, ainsi que tous mes disciples, et qui me charge de les défendre ; je leur enlève leur fardeau ; je fais disparaître pour eux les difficultés, car ils sont mes sujets et mes protégés. Je les dispense de toutes les charges qui pèsent sur mes autres protégés non chrétiens, je ne tolérerai pas qu’ils soient molestés.
On peut percevoir les taxes qu’ils voudront volontairement payer, mais on ne doit pas les persécuter pour cela. On ne peut jamais entraver le chef de leur religion dans l’exercice de ses fonctions épiscopales, ni un prêtre dans son sacerdoce, ni un moine dans sa vie monacale, ni le voyageur dans son voyage. On ne peut non plus démolir une église, ses dépendances, un couvent, pour les transformer en des édifices pieux musulmans ou en faire des mosquées. Quiconque oserait enfreindre ces prescriptions serait considéré comme violateur des décrets de Dieu et de son Prophète. On ne peut pas non plus frapper de taxes les chefs hiérarchiques de la religion chrétienne, les moines et ceux qui consacrent leur vie aux prières. Je protège leurs droits en quelque endroit qu’ils se trouvent. Il faut les entourer de sollicitude, les défendre contre toute agression sur mer comme sur terre, en Orient comme en Occident, au Nord comme au Sud, car ils sont sous ma protection et ma mansuétude.
Il ne faut pas non plus percevoir la dîme sur les récoltes, ou une taxe, quelle qu’elle soit, de ceux qui consacrent leur vie aux prières, soit dans les montagnes, soit dans les monastères. Il ne faut plus non plus vouloir partager avec eux le produit de leurs travaux agricoles, car il en est parmi eux qui cultivent pour assurer leur existence.
Il ne faut jamais les incommoder et les déranger violemment pendant une guerre ou une insurrection.
Les chrétiens qui possèdent des biens et des propriétés, les négociants et ceux qui sont soumis à la taxe, ne doivent que douze drachmes par an. Il ne faut jamais les pressurer.
On doit discuter avec eux raisonnablement, sans jamais les humilier ou insulter à l’occasion leur religion. Il faut les protéger généreusement et avec magnanimité, s'abstenir complètement de les froisser par de mauvais procédés, en quelque lieu qu’ils se trouvent.
Si une femme chrétienne est mariée à un musulman, il faut respecter ses droits, ne jamais agir contre sa volonté, ne pas l'entraver dans l’exercice de sa religion. Il faut aider et contribuer à la réparation de leurs églises et de leurs établissements pieux suivant leurs désirs.
Ceux qui voudraient s'écarter des prescriptions de ce décret sont des traîtres au pacte divin et détruisent l'engagement du Prophète.
Le présent pacte restera en vigueur jusqu’à la fin du monde et au dernier jour. »
         
Ce texte est confirmé et complété par un passage de la chronique de Séert (appartenant aux textes de l'église orientale sur l'Histoire), puisqu'elle contient la charte de protection, accordée donc par Mouhamed aux chrétiens de Najran qui lui avaient apporté leurs présents, mais aussi à tous les chrétiens. Cette copie a été faite sur un registre qui fut retrouvé en 265 de l'ère musulmane (878-879 de notre ère) à Birmantha chez Habib le moine. Selon le témoignage de celui-ci, la copie venait de la bibliothèque de philosophie dont il avait été le conservateur avant de devenir moine. Le pacte ci-après était écrit sur une peau de bœuf qui avait jauni, et portait le sceau de Mohammad (SBDSL) :
« Ceci est un message de Mouhamed ibn Abdallah, constituant une alliance avec ceux dont la religion est le christianisme ; que nous soyons proches ou éloignés, nous sommes avec eux. Moi-même, les auxiliaires (de Médine) et mes fidèles, nous nous portons à leur défense, car les chrétiens sont mes citoyens. Et par Dieu, je résisterai contre quoi que ce soit qui les contrarie. Nulle contrainte sur eux, à aucun moment. Leurs juges ne seront point démis de leurs fonctions ni leurs moines expulsés de leurs monastères. Nul ne doit jamais détruire un édifice religieux leur appartenant ni l’endommager ni en voler quoi que ce soit pour ensuite l’apporter chez les musulmans. Quiconque en vole quoi que ce soit viole l’alliance de Dieu et désobéit à Son Prophète. En vérité, les chrétiens sont mes alliés et sont assurés de mon soutien contre tout ce qui les indisposent. Nul ne doit les forcer à voyager ou à se battre contre leur gré. Les musulmans doivent se battre pour eux si besoin est. Si une femme chrétienne est mariée à un musulman, ce mariage ne doit pas avoir lieu sans son approbation. Une fois mariée, nul ne doit l’empêcher d’aller prier à l’église. Leurs églises sont sous la protection des musulmans. Nul ne doit les empêcher de les réparer ou de les rénover, et le caractère sacré de leur alliance ne doit être violé en aucun cas. Nul musulman ne doit violer cette alliance jusqu’au Jour du Jugement Dernier. »

Kaab Ibn Aalqama rapporte : Rarafa Ibn Alharith Alkindi (SDP) entendit un chrétien insulter le Prophète (SBDSL) après sa mort. Il le frappa et lui cassa le nez. L'affaire fut portée devant Aamr Ibn Alaaç (SFP). Aamr dit : « Nous avons conclu un pacte avec eux. » Rarafa dit : « Qu'Allah nous préserve d'avoir conclu avec eux un pacte qui les autorise à insulter publiquement le Prophète (SBDSL) ! Le seul pacte que nous avons conclu est de les laisser avec leurs églises pour qu'ils y disent ce qu'ils veulent, de ne pas les charger de ce qu'ils ne supportent pas, de les défendre contre un ennemi qui les attaquerait, de les laisser appliquer leurs lois a moins qu'ils viennent de plein gré se faire juger par nos lois, nous leur appliquerons alors les lois d'Allah et de Son Messager. Mais s'ils se gèrent avec leurs lois, nous n'intervenons pas dans leurs affaires. » « Tu as raison » approuva Aamr.

Melik rapporte : Omar (SDP) écrivit à l'émir d'une armée qu'il avait envoyé : « Par celui qui tient mon âme dans sa main ! Si l'un de vous pointe son doigt vers le ciel pour faire croire à un païen qu'il est en sécurité, puis que le païen descende à cause de cela et qu'il le tue, je tuerai le musulman. »

Alqasim Ibn Abou Bazza rapporte : Un musulman tua un juif vivant en pacte avec 1es musulmans au Chem (Syrie). L'affaire fut portée devant Abou Ooubeyda Ibn Aljarrah (SDP) qui écrivit à Omar Ibn Alkhattab (SDP) Omar lui écrivit : « Si ce musulmans a le caractère d'un tueur, tranche sa tête. S'il s'était emporté (par un tort du juif), fais-lui payer le prix du sang quatre milles. »

Oouqayl rapporte : Le calife Omar (SDP) passa près d'un vieillard des gens du Livre qui mendiait aux partes des mosquées. Omar dit : « Nous avons été injustes envers toi. Nous t'avons pris l'impôt (jizia) dans ta jeunesse et nous te négligeons dans ta vieillesse. » Puis il lui fixa une pension suffisante du trésor public.

Seiid Ibn Almousayib rapporte : Un musulman et un juif vinrent se disputer auprès de Omar (SDP). Omar trouva que la vérité était du côté du juif et jugea en sa faveur. Le juif s'exclama : « Par Allah ! Tu as jugé par la vérité. »

17) Relation avec les juifs et avec les chrétiens :

(S3v64) « Dis : “Ô gens du Livre (de la Bible), venez à une parole commune entre nous (musulmans) et vous : que nous n'adorions qu'Allah, sans rien Lui associer, et que nous ne prenions point les uns les autres pour seigneurs en dehors d'Allah.” Puis, s'ils tournent le dos, dites : “Soyez témoins que nous, nous sommes soumis.” »

(S3v98-100) « Dis : “Ô gens du Livre, pourquoi ne croyez-vous pas aux versets d'Allah alors qu'Allah est témoin de ce que vous faites ?” Dis : “Ô gens du Livre, pourquoi obstruez-vous la voie d'Allah à celui qui a la foi, et pourquoi voulez-vous rendre cette voie tortueuse, alors que vous êtes témoins de la vérité, et qu'Allah n'est pas inattentif à ce que vous faites ?” Ô les croyants ! Si vous obéissez à un groupe (pervers) de ceux auxquels on a donné le Livre, il vous rendra mécréants après vous ayez eu la foi. »