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3) Les épreuves difficiles proviennent toujours de la sage omniscience divine ou des fautes humaines (suite 1)

Il faut noter que cette situation fut donc organisée par Dieu aussi pour Iblis, car s'étant enorgueilli illégitimement en voyant la statue d'argile qui allait devenir Adam, l'irréprochable noblesse divine se devait de le guider légitimement vers l'humilité qui est la qualité propre aux créatures :
Le Prophète  (SBDSL) a rapporté que Dieu (Glorifié soit-Il) a dit : « La fierté est Mon pagne et l’orgueil est mon manteau. Celui qui veut Me disputer l’un d’eux, Je l’assure déjà des tourments qui l’attendent. » (Mouslim)
Selon Abdoullah Ibn Masoud (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « N'entrera pas au Paradis celui qui a dans son cœur le poids d'un atome d'orgueil. » Quelqu'un dit : « On aime pourtant avoir un bel habit et de belles chaussures. » Il dit : « Dieu est beau et II aime la beauté. L'orgueil, c'est le fait de ne pas accepter une vérité venant des autres et de les mépriser. » (Mouslim)

Commentaire : En effet la qualité de l'humilité est essentielle pour une créature puisque lui appartenant particulièrement, comme le prouve le hadith précédent qui explique légitimement qu'aucun atome d'orgueil n'entrera au Paradis, et c'est pour cela qu'il faut faire très attention à ne pas succomber à une seule goutte de racisme. C'est à dire que l'injustice étant imparfaite, l'imperfection étant impure, et l'impureté ne pouvant entrer dans la pureté du Paradis, une créature qui serait orgueilleuse alors que rien ne lui appartient véritablement à part ses péchés serait injuste et donc impure.
          Cependant au lieu de se prosterner comme les anges devant Adam, Iblis resta seul debout et refusa donc d'obéir à cet ordre divin en déclarant au Seigneur qu'Il l'avait induit en erreur :
(S7v16) « (Suite à son refus de se prosterner devant Adam) Iblis dit à Dieu : “Puisque Tu m'as mis en erreur, je m'assoirai pour eux sur Ton droit chemin,” »
(S15v39) « (Suite à son refus de se prosterner devant Adam) Il (Iblis) dit à Dieu : “Ô mon Seigneur, parce que Tu m'as induit en erreur, alors je leur enjoliverai la vie sur terre et les égarerai tous, à l'exception de Tes serviteurs élus (proches) parmi eux.” »

Iblis refusa donc cet ordre divin tout d'abord car il affirmait orgueilleusement que son corps fait de feu était supérieur à celui d'Adam composé d'argile. Or ce premier argument comparatif était déjà erroné, car le limon est bien plus utile que le feu puisqu'il possède la sérénité, la patience, la clémence, la résignation et le développement, alors que le feu est caractérisé par l'avidité, la précipitation, la combustion, la destruction et le gaspillage. De plus un corps d'argile constitué de matière n’est pas forcément impur et un corps de feu constitué d'énergie n'est pas forcément pur, car c'est seulement l'esprit (et donc le cœur) à l'intérieur qui peut être anobli par le cadre légal religieux, puisque permettant de préserver la noblesse des nécessités de ces corps (se nourrir, relations sexuelles, uriner, dormir...) et d'établir la nôtre, car cela montre les erreurs à ne pas faire pour éviter d'en sortir tels aller hors des limites de leurs besoins ou consommer des choses illicites, à l'image des sentiments nobles à bien gérer et des mauvais sentiments à éviter :
Le philosophe René Descartes a dit : « Les passions (instincts) sont toutes bonnes de leur nature et nous n'avons rien à éviter que leurs mauvais usages ou leurs excès (en restant religieusement dans un noble juste milieu voire parfois dans une élevante privation momentanée). »
Ainsi le fait qu'Iblis se compare à Adam au niveau du physique et donc de l'extérieur de l'être, alors que tous les enseignements religieux sous-entendent que la sagesse spirituelle et donc l'intérieur de l'être sont ce qu'il y a de supérieur moralement, confirme également son évidente erreur tout en prouvant un étonnant orgueil immature à son origine vu son grand niveau de science :
(ExtHadith) Le Prophète (SBDSL) a dit : « Sachez que dans le corps humain, il y a une bouchée de viande. Quand cette bouchée est bonne, tout le corps est bon, et quand elle est devenue mauvaise, tout le corps le devient. Sachez que cette bouchée est le cœur (synonyme de l'âme et de l'esprit). » (URA)
D'autre part suite à avoir dormi, eu des relations sexuelles, eu une colère, uriné ou déféqué, il faut savoir qu'avec l'intention de se purifier, l'esprit et le corps humains redeviennent saints après chaque ablution, comme l'étaient ceux d'Adam avant qu'il ne mange le fruit interdit, car avant cette erreur, il détenait une sainteté comparable à celle de l'innocence des enfants.
En revanche il faut comprendre que les ablutions rendent l'homme pur par un acte effectué consciemment, en lui donnant ainsi un aspect de sa suprême valeur qu'est l'ennoblissement personnel vers la sainteté, alors qu'Adam était donc pur par une innocence infantile provenant de l'ignorance de certaines connaissances, comme le prouve le cœur pur des jeunes enfants :
Le Prophète (SBDSL) a dit : « La purification rituelle représente la moitié de la foi (et la deuxième moitié sont probablement l'ensemble des nobles valeurs morales pouvant être acquises par le cœur et donc l'esprit). » (Mouslim)
D'après Abou Hourayra (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « La pudeur fait partie de la foi et la foi est au Paradis. L'obscénité fait partie de la bassesse et la bassesse est dans le feu (de l'Enfer). » (Tirmidhi)

Ainsi la foi complète correspond à une attestation profonde de l'unicité divine, aux nobles sentiments, à l'hygiène prophétique, à la pratique religieuse, à des bons actes sociaux, et donc au mode de vie prophétique comme le confirme la parole : « il n'y a pas de divinité à part Allah et Mouhamed est Son messager » inscrite sur le Trône divin. Il faut noter que cette inscription sur le Trône incluant le Prophète Mouhamed (SBDSL) signifie aussi que la vraie divinité unique est celle liée aux véritables islam, christianisme et mosaïsme :
Le Prophète (SBDSL) a dit : « La foi comporte un peu plus de soixante-dix branches. La plus noble est l’affirmation qu’il n’y a pas de divinité à part Allah, et la plus infime est l’action de retirer de la route ce qui peut nuire aux passants. La pudeur est une de ces branches de la foi. » (URA)
Le deuxième et dernier argument qu'Iblis apporte en refusant de se prosterner devant un autre que Dieu montre qu'il ne conçoit pas l'adaptation d'une morale ou l'abrogation d'une loi même si le Créateur les décide. Or la morale permettant d'assagir les créatures est prioritaire, supérieure et d'origine divine, et par conséquent évidemment légitime : 
(S18v50) « Et lorsque Nous dîmes aux anges : “Prosternez-vous devant Adam”, ils se prosternèrent excepté Iblis (Satan) qui était du nombre des djinns et qui se révolta (illégitimement) contre le commandement de son Seigneur. Allez-vous cependant le prendre ainsi que sa descendance pour alliés en dehors de Moi, alors qu'ils vous sont ennemis ? Quel mauvais échange pour les injustes ! »
(S31v33) « Ô hommes ! Craignez votre Seigneur et redoutez un jour où le père ne répondra en quoi que ce soit pour son enfant, ni l'enfant pour son père. La promesse d'Allah est vérité. Que la vie présente ne vous trompe donc pas, et que le Trompeur (Satan) ne vous induise pas en erreur sur Allah (ou vers l'impiété et le vice) ! »

Ainsi la loi religieuse inchangeable est donc plus pour les hommes ou les génies, et comme il a été vu et sera revu, la loi changeante du contexte est avant tout pour Dieu, un gouverneur ou de rares situations dans le destin des créatures.
Adam par son erreur prédestinée et Iblis par l'ordre de se prosterner connurent donc une épreuve similaire, puisqu'elles devaient les amener au même enseignement : l'apprentissage de la digne qualité de l'humilité puisque spécifique aux créatures.
Il faut noter ici que cette humilité correspond évidemment chez les créatures à de la noblesse quand elles reconnaissent sa légitimité sincèrement et à de la grandeur quand elles la ressentent profondément.
Ainsi c'est logiquement lors des prosternations de la prière que l'homme se trouve dans sa plus haute grandeur par sa conformité maximale avec sa qualité spécifique puisque son visage contre terre, comme le prouve un hadith expliquant que c'est dans cette position qu'il est le plus proche de son Seigneur car à un voile, et l'explique l'ascension nocturne du Prophète (SBDSL) qui alla au-delà des sept cieux pour aller récupérer l'ordre de la prière sur le Trône de Dieu qui était caché derrière un simple voile. C'est à dire que c'est dans la prosternation que nous sommes le plus près de notre Très Haut Seigneur s'étant élevé suprêmement jusqu'à la Miséricorde par excellence en devenant ainsi noble par excellence puisque dans une conformité maximale avec Sa noble nature souveraine et donc élevée, car étant aussi dans une conformité maximale avec notre noble nature humble, nous nous élevons aussi suprêmement jusqu'à la noblesse par excellence :
(S96v19) « Ne lui obéis pas (à l'infidèle), mais prosterne-toi et rapproche-toi (à un voile de Moi avant notre union complète lors du dévoilement de Ma face au Paradis). »
Ainsi le mot « islam » qui signifie « soumission » est entièrement justifié, puisque c'est le principal sens de l'humilité de l'homme devant le Seigneur Omniscient Irréprochable, mais ne signifiant donc que de l'élévation spirituelle par l'ennoblissement de respecter les excellents commandements divins liés à la morale suprême :
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Quand l’un de vous se lève pour sa prière, il entre ainsi en conversation avec son Seigneur et son Seigneur se tient entre lui et la direction de la prière (la Mecque). » (URA)
Commentaire : Le hadith précédent montre que nous sommes effectivement orientés vers le Trône divin, voire posés dessus, quand nous prions en particulier donc lors de la prosternation, parce que nous ne prions pas le Trône mais seulement Dieu et que ce n'est certainement pas Dieu qui descend pour se faire adorer mais les hommes qui s'élèvent noblement en L'adorant.
Dans ce sens de grandeur morale, les versets suivants montrent que cette légitime qualité d'humilité facilite évidemment la pratique de la prière renforçant notre noblesse, puisqu'elle reconnaît les indiscutables apports apaisants de foi et donc de sagesse de cette œuvre religieuse logiquement obligatoire :
(S2v45/46) « Et cherchez secours (pour l'apaisante sagesse constante) dans l'endurance et la Salat (prière) : certes, la Salat est une lourde obligation, sauf pour les humbles qui ont la certitude de rencontrer leur Seigneur (après leur résurrection) et retourner à Lui seul. »
Par ailleurs un autre passage du Coran montre qu'une des raisons supplémentaires du comportement rebelle d'Iblis pourrait être son immense science acquise et sa longue adoration dévouée, lui ayant probablement apporté la place de créature la plus proche d'Allah et donc une jalousie extrême envers Adam suite à sa désignation de créature prédominante. Ainsi une grande science comme un grand talent peuvent être menacés par l’ego souvent donc synonyme de folie. Ceci montrant que même par jalousie ou égo, la dignité et donc notre honneur ne peuvent oublier la vérité de la noblesse morale :
(S17v62/63) « Il (Iblis) dit encore (à son Seigneur) : “Vois-Tu celui que Tu as honoré au-dessus de moi, si Tu me donnais du répit jusqu'au Jour de la Résurrection, j'éprouverai (égarerai) certes sa descendance, excepté un petit nombre (parmi eux en particulier les pieux).” Et (Allah) dit : “Va-t-en ! Quiconque d'entre eux te suivra... votre sanction sera l'Enfer, une ample rétribution.” »
En comparant les épreuves similaires d'Adam et Iblis vers l'humilité, il apparaît qu'Adam devait éviter un acte (interdiction) qu'il commit et se repentit, alors qu'Iblis devait effectuer un acte (obligation) qu'il refusa et ne se repentit pas. Ainsi pour nous guider, établir notre valeur ou orienter notre vie, parfois le destin qu'il soit heureux ou malheureux, riche ou pauvre, bon ou mauvais, noble ou fautif, correspond avant tout aux réactions de notre cœur et donc à notre niveau de piété, de dignité (humilité, regret, sagesse) ou d'intention que Dieu regarde. Iblis ne fit donc pas une obligation (comme nourrir ses enfants est un devoir) et Adam fit une interdiction (comme voler est une interdiction) qui sont deux choix synonymes de péchés. En islam les hypothèses sur le destin sont déconseillées, mais il faut reconnaître qu'Iblis aurait pu obéir ou au moins se repentir, à moins que cela soit utile au divin enseignement moral pour les hommes comme il sera vu plus bas, car le lien qui unit la justice à la sainteté divine empêche Dieu d'être la cause injuste de l'envoi d'une créature en Enfer. En effet Dieu précise :
(S4v79) « Tout bien qui t'atteint vient d'Allah, et tout mal qui t'atteint vient de toi-même. Et Nous t'avons envoyé aux gens comme Messager. Et Allah suffit comme témoin. »
(S10v44) « En vérité, Allah n’est point injuste à l’égard des gens, mais ce sont les gens qui se font du tort à eux-mêmes. »
Ainsi Iblis fut légitimement banni du jardin d'Eden à cause de son injuste rébellion, mais il demanda donc à Dieu de le laisser vivre jusqu'à la fin du monde pour égarer l'homme et prouver sa valeur inférieure à lui, plutôt que de chercher l'absolution divine, ce qui lui apportera finalement la menace d'être maudit si il poursuit son invocation malveillante par l'action, puis d'être définitivement maudit après avoir égaré Adam et Eve vers la consommation du fruit interdit du Jardin d'Eden :
(S7v12-22) « (Allah) dit (à Iblis) : “Qu'est-ce qui t'empêche de te prosterner quand Je te l'ai commandé ?” Il répondit : “Je suis meilleur que lui : Tu m'as créé de feu, alors que Tu l'as créé d'argile.” (Allah) dit : “Descends d'ici (probablement de la pureté du jardin d'Eden), Tu n'as pas à t'enfler d'orgueil ici. Sors, te voilà parmi les méprisés.” Il (Satan) demanda : “Accorde-moi un délai jusqu'au jour où ils (les hommes) seront ressuscités.” (Allah) dit : “Tu es de ceux à qui délai est accordé.” (Alors Satan poursuivit maléfiquement) : “Puisque Tu m'as mis en erreur, je m'assoirai sur Ton droit chemin pour les en écarter, puis je les assaillirai de devant, de derrière, de leur droite et de leur gauche. Et pour la plupart, Tu ne les trouveras pas reconnaissants.” (A ces mots, Allah déclara) : “Sors de là, banni et rejeté. Quiconque te suit parmi eux... de vous tous, J'emplirai l'Enfer.” (Plus tard) Allah dit : “Ô Adam, habite le (début du) Paradis (Jardin d'Eden) avec ton épouse, et mangez à votre guise, mais n'approchez pas l'arbre que voici, sinon vous seriez du nombre des injustes.” Puis le Diable, afin de leur rendre visible ce qui leur était caché - leurs nudités - leur chuchota : “Votre Seigneur ne vous a interdit cet arbre que pour vous empêcher de devenir des anges ou d'être immortels...” Et il leur jura : “Vraiment, je suis pour vous deux un bon conseiller.” Alors il les fit tomber par tromperie (surtout que suite à l'interdiction divine ils connaissaient à peine la science du mal au niveau de la raison et aucunement au niveau du coeur). Puis lorsqu'ils eurent goûté de l'arbre, leurs nudités leur devinrent visibles, et ils commencèrent tous deux à y attacher des feuilles du Paradis. Et leur Seigneur les appela : “Ne vous avais-Je pas interdit cet arbre ? Et ne vous avais-Je pas dit que le Diable était pour vous un ennemi déclaré ?” » 
En effet comme Iblis agonisait de rage, il cherchait la meilleure stratégie qui pourraient mettre fin au bonheur des deux premiers humains. Il ne supportait plus de voir les grâces divines se répandre sur Adam et Eve alors que lui en avait été exclu. Il tentait sans aucun succès de corrompre par tous les moyens Rédhwan, l'ange qui est le portier surveillant l’accès au Paradis. Alors Iblis se mit à errer autour du Jardin d'Eden pour voir s’il n’y avait pas une autre issue… Un jour, il trouva enfin une ruse démoniaque qui lui permit de s’infiltrer au Paradis en prenant une autre forme ou en rentrant dans le corps d'un animal, car Allah le Très-Haut a donné la possibilité aux djinns de se transformer en ce qu’ils veulent ou de pénétrer dans des animaux, puisqu'ils sont faits de feu. Iblis était méconnaissable et put entrer par la porte du Paradis qui fut fermée après la sortie d'Adam et Eve du Jardin d'Eden jusqu'à l'arrivée du Prophète (SBDSL) après le Jugement Dernier. Il courut aussitôt à la rencontre d’Adam et Eve (paix sur eux) et réussit donc à les égarer.
Il faut noter que lors de cette première tentation d'Iblis, Adam ne distinguant donc pas clairement la science du bien et du mal à cause de son inexpérience infantile, il n'avait jamais connu un mensonge ou le doute, et ne connaissant probablement que les plaisantes émotions du Paradis, il méconnaissait aussi les sentiments de peur et de méfiance jusqu'à ce moment. Par conséquent Adam n'a pu répondre que crédulement à cette incontestable bassesse d'Iblis, mais en revanche déraisonnablement et ainsi injustement à Allah parce qu'il n'a pas tenu compte de Son bienveillant avertissement incarnant la raison de sa culpabilité :
(S20v114/115) « Que soit exalté Allah, le Vrai Souverain ! Ne te hâte pas (de réciter) le Coran avant que ne te soit achevée sa révélation. Et dis : “Ô mon Seigneur, accroît mes connaissances !” En effet, Nous avons auparavant fait une recommandation à Adam, mais il oublia, et Nous n'avons pas trouvé chez lui de résolution ferme. »
Il faut aussi noter que les techniques du Diable pour égarer Adam ont toujours été utilisées pour égarer l'humanité, même aujourd'hui en faisant croire à l'homme moderne qu'il est (dont par l'annulation de certaines règles morales et par une déresponsabilisation du libre arbitre ne pouvant prétendument pas être condamnée comme les anges n'ont pas libre arbitre alors qu'en faveur de la jouissance individualiste et au détriment de la loi religieuse) ou qu'il peut (dont par la science devant apporter l'immortalité et par le matérialisme devant apporter l'autosuffisance) devenir comme Dieu, alors que c'est seulement par l'ennoblissement religieux que l'homme est la créature pouvant le plus représenter Dieu :
(S7v20) « Puis le Diable, afin de leur rendre visible ce qui leur était caché - leurs nudités - leur chuchota, disant : “Votre Seigneur ne vous a interdit cet arbre que pour vous empêcher de devenir des anges ou d'être immortels (comme Dieu) ! »
(S20v120) « Puis le Diable le tenta en disant : Ô Adam, t'indiquerai-je l'arbre de l'éternité (immortalité come Dieu) et un royaume impérissable (matérialisme) ? »

Or Iblis aurait apparemment pu éviter d'incarner la tentation vers l'interdiction de manger du fruit interdit imposée à Adam pour qu'il apprenne le suprême sens de l'ennoblissement humain dont fait incontestablement parti le repentir décidé par le libre arbitre, car Allah pouvait sagement prédestiner le péché d'Adam par l'oubli, la faim ou la curiosité puisqu'ils appartiennent à la nature humaine.
En fait cette histoire est comparable à celle d'un enfant que l'on prévient de ne pas toucher au feu. Cependant pour qu'il comprenne réellement l'importance de la sagesse à travers cet avertissement, il devra forcément se brûler. En effet chaque être humain peut beaucoup apprendre moralement des erreurs en particulier des siennes, si il comprend qu'elles doivent devenir source de sagesse synonyme de volonté constante de meilleurs choix et comportements.
Or si quelqu'un indique à un enfant ignorant de se brûler alors qu'il est au courant des conséquences, il sera clairement considéré comme quelqu'un de vil, défaut divinement reproché à Iblis logiquement, puisque évidemment interdit par Dieu et la morale suprême. Mais si la curiosité qui appartient à sa nature pousse l'enfant à le faire lui-même ou suite à un avertissement, il n'y aura que de la sage connaissance faisant découvrir de la morale, une science (douleur et donc valeur du bien être), la dignité d'un avertissement, la valeur suprême qu'est la bienveillance et donc la sagesse.
Ainsi la notion de mensonge et surtout la vertu de vérité comprises par Adam suite à la tentation d'Iblis aurait pu quand même être comprise si Adam avait fait l'erreur tout seul, puisque l'ordre bienveillant d'Allah lui serait apparu comme juste et ainsi véridique, ce qui prouve que pour comprendre certaines qualités, l'homme n'a pas forcément besoin de connaître son défaut opposé et que Dieu a effectivement pu ignoré les défauts opposés lors de Son ennoblissement à travers son excellent établissement des qualités.
Par conséquent Allah a interdit à Adam l'arbre de la connaissance du mal par la vérité, la bienveillance et une confirmation de Sa sagesse, alors qu'Iblis a incité Adam vers cet arbre par le mensonge, la malveillance et la confirmation de sa perversion, sentiments positifs qui auraient donc pu seulement être compris par Adam lors d'une désobéissance personnelle prédestinée liée à sa nature et à travers l'interdiction véridique, bienveillante et légitime d'Allah. Or cette erreur prédestinée était le début de l'éducation morale principale d'Adam, car il devait ensuite comprendre que ce fruit représentait aussi la compréhension de la valeur suprême qu'est l'ennoblissement maximal dont à travers la découverte de nouveaux sentiments nobles tel en premier lieu la pudeur. Surtout que pour atteindre ce niveau spirituel suprême, l'homme doit choisir entre cultiver des bons et des mauvais fruits (actions), dont la valeur dépend parfois de la façon de voir les choses et des intentions comme vis à vis de ce fruit interdit bon divinement par son rôle d'épreuve mais mauvais un moment pour Adam puis bon pour lui lorsqu'il révéla le chemin de cet ennoblissement maximal à l'humanité :
(S28v30) « Puis quand il (Moïse) y arriva (dans la vallée sacrée), on l'appela du flanc droit de la vallée, dans place bénie, à partir de l'arbre (représentant aussi l'ennoblissement maximal puisque de là viendra la mission divine pour Moïse de prédication et de réception des lois divines) : “Ô Moïse ! C'est Moi Allah, le Seigneur de l'univers.” »
(S14v24-26) « N'as-tu pas vu comment Allah propose en parabole une bonne parole pareille (qui est aussi une bonne action) à un bel arbre dont la racine est ferme et la ramure s'élançant dans le ciel ? Il donne à tout instant ses fruits, par la grâce de son Seigneur. Allah propose ses paraboles à l'intention des gens afin qu'ils s'exhortent. Et une mauvaise parole est pareille à un mauvais arbre, déraciné de la surface de la terre et qui n'a point de stabilité. »

De plus, il faut comprendre que l'ordre de se prosterner devant Adam que refusa Iblis et l'idée de tenter Adam qu'il suivit étaient des épreuves cherchant l'authentification de sa dignité s'il y avait répondu correctement, dont à travers la mise en pratique de son humilité qui est la qualité obligatoire pour une créature face à Adam et par le repentir. Et c'est donc Iblis qui s'est écarté de la proximité divine en refusant son ennoblissement vers la dignité maximale similaire à celle de Dieu.