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f) Conseils et vertus des califes Othman et Ali


Conseils et vertus du calife Othmane :

Abou Bahtiya Alkindi rapporte : Omar Ibn Alkhattab (SDP) sortit un jour et trouva une assemblée où était Othmane Ibn Aaffene (SDP). Il dit : « Il y a avec vous un homme, qui si sa foi était partagée entre une armée, elle leur suffirait à tous. » Il voulait dire Othmane.

On rapporte que le Messager d'Allah (SBDSL) déclara concernant la dépense financière de Othmane le jour de la bataille de Tébouk (environ un tiers de la dépense des musulmans pour cette bataille) : « II ne nuira pas à Othmane ce qu'il fera après aujourd'hui. »
Commentaire : Lorsque Othmane dépensa beaucoup pour la cause divine, il obtint logiquement beaucoup plus de foi, et donc de piété et donc de sagesse le rendant légitime à recevoir la satisfaction d'Allah et prêt à devenir calife.

Abou Sèid (SDP) rapporte : Le Messager d'Allah (SBDSL) dit trois fois : « Ô Allah! Je suis satisfait de Othmane, Sois donc satisfait de lui. »

Ibn Massoud (SDP) rapporte : Le Messager d'Allah (SBDSL) a dit : « Ô Allah! Pardonne à Othmane ce qu'il a fait ou négligé, ce qu'il a caché ou montré, et ce qu'il a gardé secret ou divulgué. »

Zeyd Ibn Aslem rapporte : Othmane (SBDSL) envoya une chamelle rousse (bien le plus cher de l'époque) au Prophète (SBDSL) et il dit : « Ô Allah ! Fais-le passer le pont au dessus de l'Enfer. »

Ootba rapporte : Othmane prononça un discours après avoir reçu le serment. Il dit :
« J'ai été chargé (du califat) et j'ai accepté la responsabilité. Attention ! Je ne fais que suivre et je ne suis pas un innovateur. Attention ! Je vous dois trois choses après le livre d'Allah Puissant et Glorieux et la tradition de son Prophète (SBDSL) : suivre mes prédécesseurs dans les voies que vous avez prises et sur lesquelles vous êtes unanimes ; instituer la règle des gens du bien pour ce que vous n'avez pas établi d'un commun accord ; et vous laisser tranquilles sauf si vous avez mérité une punition. Attention ! Ce bas monde est verdâtre et désirable et beaucoup de gens sont partis vers lui. Ne vous dirigez donc pas vers ce bas monde, et n'ayez pas confiance en lui, car il n'est pas fiable, et sachez qu'il ne laissera que ceux qui le laissent. »

Moujehid rapporte : Othmane Ibn Aaffene prononça un discours et y dit :
« Fils d'Adam ! Sache que l'ange de la mort qui a été chargé de toi n'a cessé de t'ajourner (visiter et remis à plus tard son travail sur ordre de Dieu) et de passer à d'autres depuis que tu es dans ce monde. Et il ne va pas tarder à laisser les autres pour venir à toi. Prends garde et prépare-toi pour lui ! Ne sois pas inconscient car tu n'es pas oublié ! Et sache, fils d'Adam, que si tu oublies ta personne et que tu ne te prépares pas (pour le Jugement Dernier), personne d'autre ne la préparera à ta place. Et il est inévitable de rencontrer Allah, alors prépare aussi ta personne (par le maximum d'ennoblissement) pour cela et n'attends pas qu'un autre le fasse pour toi. »

Alhasan rapporte : Othmane Ibn Aaffene prononça un discours dans lequel il loua Allah et Le félicita puis dit :
« Musulmans ! Soyez pieux envers Allah, car la piété d'Allah est un butin. Le plus grand intelligent est celui qui se demande des comptes, qui oeuvre pour après la mort et qui obtient de la lumière d'Allah une lumière pour les ténèbres de la tombe (et du Jour dernier). Que tout serviteur craigne qu'Allah le ressuscite aveugle après avoir été voyant. Au sage suffisent les paroles concises et profondes, alors que le sourd doit être appelé de loin. Sachez que celui qui a Allah avec lui ne craint rien, et que celui qui a Allah contre lui, en qui peut-il espérer ? »

Alhasan raconte : J'ai vu Othmane dire sur le minbar :
« Musulmans ! Craignez Allah en ce qui concerne vos secrets, car j'ai entendu le Messager d'Allah (SBDSL) dire : « Par celui qui tient l'âme de Mouhamed dans sa main ! Il n'y a pas une personne qui fait une action en secret (et seul sans la divulguer le lendemain) sans qu'Allah l'habille de Son manteau en public, que ce soit un bien (manteau de piété) ou un mal (manteau de pardon). » »

Malik Abou Souheyl raconte : J'ai entendu Othmane Ibn Aaffene dire dans un discours :
« Ne demandez pas à l'enfant de travailler, car si vous le poussez à travailler, il volera. Ne demandez pas à la servante qui n'a pas de métier de travailler, car si vous la poussez à travailler elle gagnera l'argent par son sexe. Soyez honnêtes puisqu'Allah vous en a donné les moyens, et prenez la nourriture (et le travail) qui est licite. »

Sefid Ibn Almouseyyib raconte : J'ai entendu Othmane prononcer un discours sur le minbar et dire :
« J'achetais les dattes chez une tribu juive nommée les Benou Qaynouqaa, et je les revendais avec un profit. Le Messager d'Allah (SBDSL) apprit cela et dit : « Othmane ! Pèse quand tu achètes et pèse quand tu vends (en cas de perte inconsciente d'une partie de la marchandise). » »

Aabbed Ibn Zehir raconte : J'ai entendu Othmane dire dans un discours : « Par Allah ! Nous avons tenu compagnie au Messager d'Allah (SBDSL) en voyage et dans la ville. Il visitait nos malades, il accompagnait les cortèges funèbres, il partait avec nous dans les expéditions et il nous aidait quand il possédait peu ou beaucoup. »

L'oncle de Badr Ibn Othmane rapporte : Voici le dernier discours que Othmane prononça devant une assemblée :
« Allah Puissant et Glorieux vous a donné ce bas monde pour qu'avec vous recherchiez l'au-delà et Il ne vous l'a pas donné pour que vous vous y attachiez. Ce bas monde périt et l'au-delà perdure. Que l'éphémère ne vous fasse pas jubiler et qu'Il ne vous détourne pas du durable (œuvres meublant le Paradis éternel). Préférez ce qui reste (bonnes œuvres pieuses) à ce qui périt (matérialisme) car ce bas monde va être coupé et le retour sera à Allah. Soyez pieux envers Allah Glorieux et Puissant car la piété est une protection contre Son châtiment et une cause de mérite auprès de lui. Méfiez-vous car Allah change les situations. Tenez à votre groupe (communauté) et ne devenez pas des partis (divisant la nation en plusieurs pays). (S3v103) « Et rappelez-vous le bienfait d'Allah sur vous : lorsque vous étiez ennemis, c'est lui qui réconcilia vos coeurs. Puis, par Son bienfait, vous êtes devenus frères. » »

Alaala Ibn Alfadhl rapporte que sa mère a dit : Quand Othmane (SDP) fut tué, ils fouillèrent son armoire et y trouvèrent un coffret vérrouillé. Ils l'ouvrirent et y trouvèrent une feuille contenant :
« Voici le testament de Othmane. Au nom d'Allah Tout Miséricordieux Très Miséricordieux. Othmane Ibn Aaffene atteste qu'il n'y a pas d'autre divinité à part Allah seul sans associé, que Mouhamed est Son serviteur et Messager, que le Paradis est une vérité, que le Feu est une vérité et qu'Allah renverra à la vie ceux qui sont dans les tombes un jour en lequel il n'y a aucun doute, Allah ne manque pas a sa promesse. Avec cette foi je vis, avec cette foi je meurs et avec elle je serai ressuscité si Allah veut. » Puis ils trouvèrent au dos de la feuille : « La richesse du cœur place la personne au-dessus de tout besoin, même si la pauvreté la gêne et la fait souffrir. Patiente si tu rencontres une difficulté, car toute difficulté sera suivie par une facilité. Celui qui n'affronte pas la vie (en croyant dans une forme d'harmonie au destin divin) ne connaît pas la mélancolie. Dans les événements de la vie viennent les promesses du destin. »

Chourahbil Ibn Moslim rapporte : Le calife Othmane (SDP) offrait au peuple la nourriture revenant à l'émir, puis il entrait chez lui et mangeait de l'huile et du vinaigre.

Ibn Omar (SDP) rapporte : Le calife Othmane (SDP) s'éleva pour voir ses compagnons quand il était assiégé et dit : Pourquoi me tuez-vous alors que je ne correspond pas à ce que le Messager d'Allah (SBDSL) a dit : « Le sang d'un musulman n'est licite que pour trois causes : Quelqu'un qui a commis l'adultère alors qu'il est marié doit être lapidé ; quelqu'un qui a tué volontairement doit subir le talion ; te quelqu'un qui a apostasié après avoir embrassé l'islam doit être tué. » (Puis pendant une rébellion contre son califat, il dit pieusement et donc noblement dans l'intention de ne pas plus diviser la communauté peu avant de se faire assassiner : « Je supplie au nom d'Allah tout homme de ne pas verser son sang pour moi (être blessé ou mourir) et de ne pas verser de sang pour moi (tuer pour le protéger). »)

Abdallah Ibn Aami (SDP) rapporte : Othmane (SDP) dit le jour de la maison (quand on l'a tué chez lui) : « Celui de vous qui me rendra le plus grand service est celui qui baissera son bras et ses armes (pour éviter la division et l'écoulement du sang entre musulmans). »

Meymoun Ibn Mihrane raconte : Alhamdeni m'a informé qu'il avait vu Othmane Ibn Aaffene (SDP) durant son califat sur une mule avec son esclave Neil monté derrière lui.

Abdallah Arroumi rapporte : La nuit, Othmane (SDP) amenait lui-même son eau pour ses ablutions. On lui dit : « Tu pourrais demander à un de tes serviteurs de s'en charger pour toi. » Il dit : « Non, la nuit est pour eux, pour leur repos. »

Ibn Hibben rapporte : Moussa Ibn Talha a dit : « J'ai entendu Othmane Ibn Aaffene (SDP) sur le minbar questionner les musulmans sur leurs nouvelles (amicalement) et leurs prix (pour vérifier l'honnêteté des prix du marché) alors que le moueddhin appelait à se mettre debout pour prier. »

Alhasan rapporte : J'ai vu Othmane (SDP) dormir par terre dans la mosquée dans un simple drap. Personne n'était autour de lui et il était chef des croyants.

Abou Nouaaym rapporte : Abderrahmane Ibn Mahdi a dit : « Othmane a deux mérites dont Abou Bakr et Omar n'ont pas l'équivalent : il a patienté pour sa propre personne jusqu'à être tué injustement, et il a uni les gens par le moçhaf (le Coran mis en livre tel qu'il est connu actuellement ; auparavant, il était sous forme de fragments réunis sans être donc produit sous forme d'un livre entier). »

Conseils et vertus du calife Ali :

Zeyd Ibn Youtheyi, Seiid Ibn Wahb et Aamr Ibn Dhi Morr racontent que le Messager d'Allah (SBDSL) a dit : « Ô Allah ! Aide Ali et aide par son biais ! Donne-lui miséricorde et donne miséricorde par son biais ! Secours-le et secours par son biais ! Ô Allah ! Sois l'allié de son allié et l'ennemi de son ennemi ! »

Ali rapporte : Le Messager d'Allah (SBDSL) a dit : « Ô Allah ! Affermis la langue d'Ali et guide son cœur ! »

Ibn Aabbes rapporte : Le Messager d'Allah (SBDSL) a dit : « Ô Allah ! Guide Ali dans le jugement. »

Abdkhayr rapporte : On questionna Ali (SDP) sur l'armée accompagnée du chameau et il dit : « Ce sont nos frères qui se sont rebellés contre nous et nous les avons combattus. Ils sont maintenant retournés à l'ordre d'Allah et nous avons accepté leur repentir. »

Aalqama raconte : Ali (SDP) nous sermonna, il loua Allah et le félicita puis dit :
« J'ai appris que des gens me préfèrent à Abou Bakr et Omar. Si j'avais prévenu contre cet acte, j'aurais puni les gens qui l'ont fait, mais je déteste punir sans avoir prévenu. Quiconque donc dira cela après ce discours sera un calomniateur et subira la punition de la calomnie. Les meilleurs hommes après le Messager d'Allah (SBDSL) sont Abou Bakr et Omar. Après eux, nous avons fait des choses qu'Allah jugera comme il voudra. »

Ali Ibn Alhouseyn rapporte : Quand Ali (SDP) prononça son premier discours au moment où il devint calife, il loua Allah et Le félicita puis dit :
« Allah Puissant et Glorieux a descendu un Livre qui guide et y a expliqué le bien et le mal. Prenez donc le bien et laissez le mal. Acquittez les obligations pour Allah, Le Parfait, et Il vous mènera au Paradis. Allah a rendu sacrées des choses que personne n'ignore, et a rendu le croyant plus sacré que toute chose. Il a fortifié les musulmans avec la sincérité et l'attestation de l'unicité. Le musulman est celui dont les musulmans sont saufs de sa langue et de sa main sauf avec la vérité. Il n'est pas permis de nuire à un musulman sauf par le droit. Précédez (en faisant le bien car vous ne pourrez plus en faire après) la fin générale (la fin du monde puis l'ouverture du Jugement Dernier) et la fin personnelle de chacun (la mort), car des gens sont passés avant vous et l'Heure vous serre derrière vous. Allégez-vous (des mauvaises œuvres par le repentir et du matérialisme par la piété), et vous arriverez (au Paradis), car les gens sont attendus par l'au-delà. Soyez pieux envers Allah en ce qui concerne Ses serviteurs (musulmans, chrétiens, hommes en général) et Son pays ; vous êtes même responsables des lieux et des bêtes. Obéissez à Allah Puissant et Glorieux et ne Lui désobéissez pas. Quand vous voyez le bien, prenez-le, et quand vous voyez le mal, laissez-le. (S8v26) « Et rappelez-vous quand (avant l'islam) vous étiez peu nombreux (divisés en tribus), opprimés sur terre (entre vous et par les empires) » »

Abou Cheikh rapporte : Ali prononça un discours au cours duquel il dit :
« La famille (élargie) de l'homme est meilleure pour lui qu'il ne l'est pour elle : s'il évite de leur nuire, il arrête une seule main (la sienne), alors que plusieurs mains éviteront de lui nuire (si il ne fait pas de tort à sa famille) avec en plus leur amitié, leur protection et leur aide (familiales). Il se peut même que l'homme se fâche pour un homme alors qu'il ne le connait que par la noblesse de ses ascendants. Et je vais vous citer des versets du livre d'Allah à ce sujet. Il récita ce verset : (S11v80) « Ah ! Si j'avais de la force pour vous résister ! ou bien si je trouvais un appui solide ! » Ali dit : « L'appui solide est la famille élargie, et Lot n'en avait pas. Par celui avec lequel il n'y a pas de divinité ! Tous les Prophètes qu'Allah a envoyés après Lot sont issus d'un clan nombreux. » Et il lut ce verset sur Chouaayb : (S11v91) « Et vraiment nous te considérons comme un faible parmi nous. » Puis il dit : (11v91) « Il était aveugle, pour cela ils l'ont considéré faible. Si ce n'est ton clan, nous t'aurions certes lapidé. » Par celui avec lequel il n'y a pas de divinité ! Ils n'ont pas craint la majesté de leur Seigneur mais uniquement son clan (ce qui lui permit comme le Prophète Mouhamed) d'avoir plus de temps pour prêcher avant le châtiment divin sur ceux qui restèrent infidèles). »

Ali Ibn Abou Talib prononça un discours et dit :
« La louange est à Allah. Je Le loue, je demande Son aide, je crois en Lui et je m'en remets à Lui. J'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah seul sans associé et que Mouhamed est Son serviteur et Messager. Il l'a envoyé avec le guide (Coran) et la religion de vérité (islam) pour vous enlever vos défauts et vous réveiller de votre inconscience. Sachez que vous allez mourir et être ressuscites après la mort. Vous serez arrêtés devant vos actions et vous en serez rétribués. Ne soyez donc pas leurrés par la vie basse (en oubliant de pratiquer la noblesse pour le Jugement Dernier).

Abou Mouhammed Abou Jaafar rapporte : Ali a dit lors d'un discours :
« Serviteurs d'Allah ! Je vous recommande la piété d'Allah qui vous a donné des exemples (de personnes décédées) et vous a fixé des délais (mort). Il vous a donné dans la constitution de vos corps des ouïes pour comprendre ce qu'on vous dit, des vues pour découvrir ce qui vous entoure et des raisons pour comprendre ce qui se passe. Allah ne vous a pas créés par amusement et Il ne vous a pas dispensés du rappel. Plutôt, Il vous a honorés par des bienfaits abondants et Il vous a donné les meilleurs cadeaux. Il a le compte de tous ces biens et vous a préparé la récompense dans votre facilité et votre difficulté. Soyez donc pieux envers Allah, serviteurs d'Allah ! Et soyez sérieux dans l'effort. Précédez par les œuvres le coupeur des besoins et le destructeur des plaisirs (la mort), car le bien-être de ce bas monde ne dure pas et ses malheurs sont imprévisibles. C'est une illusion changeante, une ombre faible et un appui instable. Son bonheur part à vive allure et détruit ceux qui le chérissent en les épuisant dans ses passions et par la tromperie de ses dons. Serviteurs d'Allah ! Tirez la morale des leçons et méditez sur les signes et les ruines … Soyez pieux envers Allah en vous soumettant totalement après vous être rabaissés (humblement), en fuyant (vers Dieu) après avoir craint (l'égarement dans l'indignité). Une fois avertis (du Jugement Dernier) et réveillés (par le Coran), laissez le mal, précipitez-vous vers le bien, fuyez vers le salut, préparez pour la vie future et approvisionnez-vous (donc en bonnes actions). Allah est Le plus grand vengeur et voyant, le Livre (Coran) est le pire adversaire et contestataire (lors du Jugement Dernier), le Paradis est la meilleure récompense et le Feu est le pire malheur et la pire punition. Et je demande à Allah pardon pour moi et pour vous. »

Ibn Aasekir rapporte : Ali (SDP) prononça un discours, il loua Allah et Le félicita puis dit :
« Ce bas monde s'en va et a fait ses adieux. L'au-delà arrive et va presque se montrer. Aujourd'hui est le travail et demain sera la course (rappel hâtif des bonnes actions par peur du Jugement Dernier et pour arriver parmi les premiers au Paradis). Attention ! Vous êtes dans des jours où l'espoir est possible et limités par un délai (mort) ; quiconque est négligent dans ses jours d'espoir avant l'arrivée de son délai a perdu. Attention ! Œuvrez pour Allah dans l'aisance comme vous œuvrez pour Lui dans la difficulté (car l'homme est généralement plus pieux pendant les difficultés). Attention ! Je n'ai pas vu une chose dont les demandeurs dorment (au lieu de plus prier la nuit pour demander la faveur divine) aussi merveilleuse que le Paradis ni une chose dont les fuyards dorment (au lieu de plus prier la nuit pour demander la protection divine) aussi terrible que le Feu. Attention ! Celui auquel la vérité (dont l'islam) ne profite pas, l'erreur lui nuira. Quiconque n'est pas droit dans le bon enseignement, l'égarement le déviera. Attention ! Vous avez reçu l'ordre de voyager (passage terrestre auquel il ne faut pas s'attacher) et les provisions (bonnes œuvres pour le Jugement Dernier) vous ont été indiquées. Attention Musulmans ! Ce bas monde est un étalage présent dont mangent le bienfaisant et le débauché, alors que l'au-delà est une promesse véridique où juge un Roi capable (qui ne donnera logiquement une agréable rétribution éternelle qu'aux croyants bienfaisants).

Ziyed Alaarabi rapporte : Le chef des croyants Ali Ibn Abou Talib (SDP) monta sur le minbar de Koufa après la discorde (des Khaweris, dissidents qui quittèrent ses rangs et s'opposèrent à lui) et après la fin de Nahrawène (bataille près de Bagdad). Il loua Allah et dit :
« Musulmans ! Ne soyez pas de ceux qui espèrent l'au-delà sans œuvres et qui retardent le repentir en espérant vivre longtemps. Ils parlent dans ce monde comme les ascètes mais ils œuvrent comme les passionnés. S'ils reçoivent, ils ne se rassasient pas, et s'ils sont privés, ils n'acceptent pas. Ils sont incapables de remercier pour ce qu'ils ont et cherchent à obtenir plus que ce qui leur manque. Ils ordonnent sans agir et interdisent sans éviter. Ils aiment les pieux sans suivre leur modèle et détestent les injustes mais en font partie. Leurs désirs les dominent là où ils ont un doute (par rapport à l'illicite religieux au lieu de s'abstenir), et ils ne dominent pas leurs désirs là où ils ont la certitude (excès dans le licite ou pratique de l'illicite). Riches, ils succombent aux tentations ; malades, ils s'attristent ; pauvres, ils désespèrent et faiblissent. Ils se repaissent de péchés et de bienfaits. Sains, ils ne remercient pas ; éprouvés, ils ne patientent pas. C'est comme si la menace de la mort concernait les autres, et les promesses et les avertissements étaient pour les autres. Je dis ce qui suit avec vérité : celui qui aura le salut, ce sera pour avoir connu sa propre personne, et celui qui périra, ce sera de sa propre main ! Qu'Allah nous fasse ainsi que vous de ceux qui écoutent la leçon et l'acceptent, et qui sont invités à la pratique et agissent. »

Ali a dit lors d'un discours :
« Quand l'un de vous est atteint d'une diminution en sa famille, ses biens ou sa personne, et qu'il voit que d'autres n'en sont pas atteints, que cela ne soit pas pour lui une tentation (débauche, vols, jalousie, envie ou plainte), car le musulman, tant qu'il n'a pas commis de bassesse, entre en recueillement en apprenant le malheur, tandis que les gens vils en sont troublées. C'est comme un gagnant au jeu (de hasard de l'époque) qui attend le tirage du montant de son gain pour obtenir un profit et payer ses dettes. Ainsi le musulman éprouvé qui n'a pas commis de tromperie attend l'une des deux belles choses quand Il implore Allah : soit ce qu'Allah possède et qui est meilleur pour lui (le Paradis pour y retrouver possiblement des proches perdus), et l'au-delà est meilleure et plus durable pour lui (quoi qu'il en soit) ; soit qu'Allah lui accorde d'autres biens (sur terre), et le voilà possédant famille et argent (tout en conservant sa religion et donc son honneur). Il y a deux cultures : la culture de ce bas monde est la piété (développant la valeur de toute relation et chose), et la culture de l'au-delà est les bonnes œuvres durables (car meublant le Paradis éternellement). »

Abou Weil raconte : Ali (SDP) prononça un discours à Koufa et je l'entendis dire dans son discours :
« Musulmans ! Celui qui se considère pauvre le devient. Celui qui vit longtemps (veut vivre trop vieux) est éprouvé (par de grandes difficultés qu'apporte l'âge avancé). Celui qui ne se prépare pas aux épreuves ne patiente pas quand elles arrivent. Quiconque possède une fortune veut tout accaparer. Quiconque ne consulte pas (un ou des proches avant de faire un choix ou un achat importants) regrette. Attention ! Qu'un homme n'ait pas honte d'apprendre. Quiconque est interrogé sur ce qu'il ne sait pas, qu'il dise : je ne sais pas. Bientôt, il ne restera de l'islam que son nom et du Coran que son écriture. Vos mosquées seront alors pleines et vos coeurs et vos corps seront vides d'éclairement divin. Les pires gens sous le ciel seront les savants, d'eux partira l'égarement et vers eux il retournera. Car ce sera quand la science sera parmi les plus vils d'entre vous, les actions honteuses seront commises par les meilleurs d'entre vous et le royaume sera tenu par les jeunes d'entre vous. A ce moment-là se lèvera l'Heure (d'abord de la fin des temps, puis plus tard de la fin du monde). »

Ibn Kethir rapporte : Ali (SDP) se leva et prononça un discours au cours duquel il dit :
« Louange à Allah, Créateur de la Création qui a donné leur nature aux créatures, qui a fait de l'aube l'éclaircissement du monde, et qui ressuscite les morts après les avoir envoyés dans les tombes. J'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah et que Mouhamed est Son serviteur et Messager. Je vous recommande la piété d'Allah car les meilleures choses au nom desquelles la personne peut implorer son Seigneur sont : la foi, la lutte dans la voie d'Allah, l'attestation islamique de l'unicité divine sincère car c'est l'état naturel du cœur, l'accomplissement de la prière car c'est la religion, l'acquittement de l'aumône car c'est une des obligations religieuses, le jeûne du mois de ramadan car c'est une protection contre le châtiment, le pèlerinage à la Maison (Kaaba) car cela éloigne la pauvreté et détruit le péché, le respect des liens de parenté car c'est une prolifération des biens, un recul du délai et un amour dans la famille, l'aumône secrète car elle expie les péchés et éteint la colère du Seigneur, le service aux autres car il évite la mauvaise mort (sans religion ou difficile) et protège contre les terreurs mortelles. »

Ibn Kethir rapporte : Ali (SDP) se leva et prononça un discours où il dit : « Evoquez abondamment Allah car c'est la meilleure évocation. Désirez ce qui est promis aux pieux car la promesse d'Allah est la promesse la plus véridique. Suivez l'enseignement de votre Prophète (SBDSL) car c'est le meilleur enseignement. Prenez modèle sur sa tradition car c'est la meilleure coutume. Apprenez le livre d'Allah car ce sont les meilleures paroles. Connaissez la religion car sa connaissance est le printemps (l'épanouissement) des cœurs. Recherchez la guérison par sa lumière car il est le remède des poitrines (soucieuses). Psalmodiez-le bien car il contient les meilleurs récits. Quand il vous est lu, écoutez-le et prêtez l'oreille pour obtenir la miséricorde (intérieure et divine). Si sa science vous est donnée, pratiquez ce que vous savez pour être guidés, car le savant qui fait le contraire de ce qu'il sait est comme l'ignorant détourné de la vérité qui ne se redresse jamais de son ignorance. J'ai même remarqué que lors du Jugement Dernier, l'argument qui sera opposé à ce savant ne pratiquant sa science acquise sera pire que celui opposé à l'ignorant perdu dans son ignorance, et son remords sera plus long, et tous deux sont égarés et perdants. Ne doutez pas pour ne pas tomber dans l'incertitude. Ne tombez pas dans l'incertitude pour ne pas renier. Ne vous accordez pas des facilités car vous deviendrez négligents. Ne soyez pas négligents dans la vérité car vous perdrez. Attention ! La confiance fait partie de la détermination. Ne pas se leurrer fait partie de la confiance. Celui d'entre vous qui désire le plus le bien pour lui-même est le plus obéissant à son Seigneur. Celui d'entre vous qui se frustre le plus est le plus désobéissant à son Seigneur. Quiconque obéit à Allah reçoit la sécurité et la bonne nouvelle. Quiconque désobéit à Allah aura la peur et le regret. Ensuite, demandez à Allah la certitude et suppliez-le d'être sains. La meilleure chose qui s'installe dans le cœur est la certitude (foi en Dieu). Les meilleures actions sont les obligations et les pires sont les inventions (religieuses ou morales). Toute invention est une innovation. Quiconque innove a perdu une chose. Tout innovateur qui amène une innovation laisse une tradition prophétique en échange. Le perdant au change est celui qui a cédé sa religion ; le perdant au change est celui qui a perdu son âme. L'ostentation fait partie du polythéisme. La sincérité fait partie de la pratique et de la foi. Les assemblées de distraction font oublier le Coran ; elles sont assistées par Satan et appellent à toute mauvaise œuvre. S'asseoir avec les femmes fait dévier les cœurs ; les yeux désirent ces assises et ce sont les pièges de Satan. Soyez véridiques avec Allah, car Allah est avec le véridique. Evitez le mensonge, car le mensonge n'est pas conforme à la loi. Attention ! La véridicité est sur une colline de salut et de noblesse, et le mensonge est sur une colline de chute et de perdition. Attention ! Dites la vérité, elle fera partie de votre réputation. Pratiquez-la, vous serez de ses gens. Acquittez les dépôts à ceux qui vous les ont confiés. Honorez les liens de parenté avec ceux qui les ont rompus. Donnez généreusement à ceux qui vous ont privés. Tenez votre parole quand vous promettez. Soyez justes quand vous jugez. Ne vous vantez pas de vos pères. Ne vous vexez pas par des surnoms. Ne plaisantez pas. Ne vous fâchez pas. Aidez le faible, l'opprimé, l'endetté, la cause d'Allah, le voyageur, le mendiant et l'esclave voulant s'affranchir. Faites miséricorde à la veuve et à l'orphelin. Répandez le salut. Rendez le salut pareil ou meilleur. (S2v5) « Entraidez-vous dans l'accomplissement des bonnes œuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans les péchés et la transgression. Et craignez Allah, car Allah est, certes, dur en punition. » Honorez l'hôte. Soyez bienfaisants envers le voisin. Visitez les malades. Accompagnez les cortèges funèbres. Et soyez des serviteurs d'Allah frères … Œuvrez par espérance et par crainte. Quand vous êtes atteints d'un bienfait, remerciez Allah et mélangez-le avec de la crainte ; quand vous subissez un malheur, évoquez Allah et mélangez-le avec de l'espérance ; car Allah a annoncé dans Son Coran aux musulmans la bonne récompense et le surplus pour les reconnaissants. Je n'ai pas vu quelqu'un qui a gagné une meilleure chose que celui qui acquis (le Paradis) à travers le Jour le plus digne d'investissement (par les bonnes œuvres lors du Jugement Dernier), où les secrets seront divulgués et les péchés capitaux seront retrouvés. Quiconque ne profite pas de la vérité sera affectée par l'erreur. Quiconque n'est pas redressé (dans son caractère, sa moralité et ses actions) par l'enseignement de la religion sera entrainé par l'égarement. Quiconque ne profite pas de la certitude sera affectée par le doute. Quiconque ne profite pas du présent (pour s'organiser pieusement), son futur sera mauvais et il sera incapable d'assumer d'autres situations. Vous avez reçu l'ordre de voyager (dans le passage terrestre auquel il ne faut pas s'attacher) et les provisions (pour le Jugement Dernier) vous ont été indiquées (bonnes actions sociales et religieuses). Attention ! Le pire que je crains pour vous est deux choses : le long espoir et suivre les passions. Le long espoir fait oublier l'au-delà, et suivre les passions éloigne de la vérité. Attention ! Ce bas monde s'est préparé pour partir, et l'au-delà s'est préparé pour venir. Les deux ont des enfants ; soyez des enfants de l'au-delà si vous pouvez et ne soyez pas des enfants de ce bas monde. Car aujourd'hui, ce sont les œuvres sans comptes, et demain (au Jugement Dernier), ce sera les comptes sans (possibilité de faire des) œuvres. »

Abou Ibrahim Atteymi raconte : Ali (SDP) nous fit un discours au cours duquel il dit :
« Quiconque commet une action très grave (à Médine ou ailleurs) ou accueille quelqu'un qui en a commis, il aura la malédiction d'Allah, de Ses anges et de tous les gens (sauf si il se repend). Allah n'acceptera de sa part le Jour de la Résurrection ni obligation ni acte de dévotion. Quiconque se prétend d'un autre que son père ou d'un autre que son maître aura la malédiction d'Allah, des anges et de tous les gens. Allah n'acceptera de sa part le Jour de la Résurrection ni obligation ni acte de dévotion. (Et cela même si) La garantie de sécurité des musulmans est sacrée, le dernier des musulmans est habilité à la donner (c'est à dire que n'importe quel musulman peut accorder la sécurité même à un mécréant, et que tous les musulmans doivent respecter cette protection parole).

Abou Jouhayfa rapporte : Ali (SDP) monta sur le minbar, loua Allah Elevé, Le félicita et pria sur le Prophète (SBDSL). Puis il dit : « Le meilleur homme de cette communauté après son Prophète est Abou Bakr et le second est Omar (SDP). Allah Elevé met le bien où Il veut. »
Dans d'autres récits Ali (SDP) a dit d'Abou Bakr et Omar : « J'ai appris que des gens me préfèrent à Abou Bakr et Omar. Si j'avais prévenu à ce sujet, je les aurais punis ; mais je déteste punir sans avoir averti. A partir de maintenant, quiconque dira cela sera un diffamateur et subira la punition de la diffamation. »
Après qu'un homme eut informé Ali que des gens évoquaient Abou Bakr et Omar sans leur donner l'estime qu'ils méritent, Ali se leva, monta sur le minbar et dit : « Par celui qui a éclaté la graine (pour pourvoir à la subsistance des hommes) et qui a créé l'âme ! Seul un croyant vertueux les aime (Abou Bakr et Omar) et seul un apostat damné les déteste. Leur amour est une dévotion et les détester est une apostasie. Qu'ont certains gens à évoquer (en mal) les deux frères du Messager d'Allah (SBDSL), ses bras droits, ses compagnons, les deux maîtres de Qouraych et les deux pères des musulmans ? Je désavoue ceux qui les évoquent en mal et je les punirai. »
Après qu'un jeune des bénou Hachim demanda au calife Ali de qui il parlait dans son discours du vendredi lorsqu'il dit : « Ô Allah ! Fais-nous droits comme tu as fait droits les califes orthodoxes. » Ses yeux débordèrent alors de larmes, puis il dit : « Abou Bakr et Omar, les deux imams de la droiture, les deux cheikhs (sages anciens) de l'islam et les deux modèles après le Messager d'Allah (SBDSL). Quiconque les suit sera guidé au droit chemin. Quiconque les prend pour modèles arrivera au bien. Quiconque tient à eux sera du parti d'Allah, et le parti d'Allah est celui des gagnants. »

Un cheikh des Benou Temim raconte : Ali (SDP) nous fit un discours au cours duquel il dit :
« Les gens vivront une époque difficile où l'aisé mordra sur ses biens (par avarice) alors qu'il a reçu l'ordre divin contraire à travers ce verset coranique (S2v237) « Et n'oubliez pas votre faveur mutuelle » ; les méchants domineront ; les meilleurs seront avilis ; les personnes en besoin vendront leurs biens, alors que le Messager d'Allah (SBDSL) a interdit de vendre les biens de la personne contrainte, de vendre avec tromperie et de vendre les fruits avant leur mûrissement. »

Selon Souweyd Ibn Rafia, le calife Ali (SDP) a dit dans un discours :
« Comment se fait-il que des gens évoquent les deux maîtres de Qouraych et les pères des musulmans (Abou Bakr et Omar), et ils disent d'eux des paroles dont je suis innocent, dont je me défends et pour lesquelles je vais désormais punir. Par celui qui a fendu la graine et créé l'âme ! Seul les aime qu'un croyant pieux, et seul ne les déteste qu'un méchant scélérat. Ils ont tenu compagnie au Messager d'Allah avec véracité et fidélité, ils ordonnaient, ils interdisaient et ils punissaient. Dans leurs œuvres, ils ne s'écartaient pas de l'avis du Messager d'Allah (SBDSL). Le Messager d'Allah n'appréciait aucun avis comme le leur et n'aimait personne autant qu'eux. Il est mort satisfait d'eux et les musulmans étaient satisfaits d'eux.
Abou Bakr se chargea de diriger la prière et, quand Allah prit l'âme de son Prophète, les musulmans le chargèrent de diriger la prière et lui confièrent la responsabilité de la zakat car elles sont toutes deux liées, et j'étais le premier des Benou Abdelmottalib à le soutenir. Et lui ne voulait pas la responsabilité du califat et préférait qu'un de nous s'en fut chargé à sa place. Par Allah ! Il fut le meilleur de ceux qui restaient (après la mort du Prophète), le plus doux, le plus miséricordieux (et généreux), le plus droit, le plus clairvoyant et le plus ancien dans l'islam. Le Messager d'Allah l'a comparé à l'archange Mikaïl pour sa douceur et sa miséricorde et au Prophète Abraham pour son pardon et sa sérénité. Il a suivi la conduite du Messager d'Allah (SBDSL) jusqu'à sa mort. Que Dieu lui fasse miséricorde.
Omar Ibn Alkhattab (SDP) se chargea du califat en deuxième après Abou Bakr. Les musulmans avaient été consultés pour cela, certains avaient accepté et d'autres y répugnaient, et j'étais de ceux qui en étaient satisfaits. Par Allah ! Omar n'a pas quitté ce monde jusqu'à ce que ceux qui ne voulaient pas de lui comme calife furent satisfaits. Il a établi l'ordre sur la voie du Prophète et de son compagnon Abou Bakr. Il suivit leurs pas comme le petit chameau suit les traces de sa mère. Par Allah ! Il était le meilleur de ceux qui restaient, il était doux et miséricordieux et soutenait l'opprimé contre l'oppresseur. Puis Allah a placé la vérité sur sa langue si bien que nous avons cru qu'un ange parlait par sa bouche. Par sa conversion, Allah a fortifié l'islam, et par son émigration, il a élevé l'islam. Allah a projeté l'amour de Omar dans les coeurs des croyants et laa crainte de Omar dans les coeurs des hypocrites. Le Messager d'Allah (SBDSL) l'a comparé à l'archange Gabriel dans sa dureté et sa brutalité avec les ennemis (car Gagriel a souvent exécuté le châtiment divin sur les peuples infidèles) et à au Prophète Noé dans sa haine et sa colère contre les mécréants.
Comment donc trouveriez-vous leurs égaux (surtout vu le destin proche du Prophète que Dieu leur a accordé) ? On ne peut atteindre leur degré qu'en les aimant et qu'en suivant leurs pas. Quiconque les aime m'a aimé, et quiconque les déteste m'a détesté, et je me désengage donc des opinions inverses. Si j'avais prévenu de ne pas les critiquer négativement, j'aurais infligé la punition la plus dure. Celui qu'on me ramènera après ce discours pour avoir critiquer négativement les premiers califes Abou Bakr et Omar subira ce que subit le calomniateur comme punition. Attention ! Les meilleurs de cette communauté après son Prophète sont Abou Bakr et Omar, puis Allah sait où est le bien. Je dis ces paroles et qu'Allah me pardonne ainsi qu'a vous. »

Selon Abou Zined, le calife Ali (SDP) a dit : « (Même si je suis devenu musulman un peu plus tôt que lui,)Abou Bakr m'a dépassé par quatre choses : il m'a dépassé en devenant imam (pendant la maladie de mort du Prophète), en ayant émigré avant moi, en ayant été dans la grotte (avec le Prophète lors de son émigration) et en proclamant l'islam (à la Mecque en premier même si Ali qui était jeune s'était donc converti un peu avant lui). »

Mouhammed Ibn Omar Ibn Ali Ibn Abou Talib (SDP) rapporte : Le jour de la bataille du chameau, Ali (SDP) dit : « Nous leur laissons la vie sauve grâce à leur attestation de foi musulmane, et nous laissons leurs biens en héritage à leurs enfants (pour éviter la division de la communauté). »

Aboul Bakhteri rapporte : On demanda au calife Ali (SDP) : « L'armée accompagnée du chameau (ayant divisé la communauté musulmane en deux à cette époque), sont-ils des mécréants ? -Non car ils ne pratiquent pas l'idolâtrie. -Sont-ils des hypocrites ? -Non, car les hypocrites n'évoquent Allah que très peu. -Que sont-ils donc ? -Ce sont nos frères qui se sont rebellés contre nous. »

Mouhajir Alaamiti rapporte : Ali Ibn Abou Talib (SDP) écrivit ce conseil à un de ses gouverneurs :
« Ne te voile pas de ton peuple, car le gouverneur qui s'isole de son peuple emprunte une voie étroite et agit maladroitement au pouvoir à cause de cette connaissance limitée. En effet, quand l'accès au gouverneur est difficile, il ne peut évidemment perdre les choses dont il s'est éloigné. C'est à dire qu'il n'accordera pas de valeur à la personne importante (pour établir la justice même si cette dernière a un rang social bas) et en accordera à celle qui n'en a pas. Il trouvera mauvaise les bonnes choses et appréciera les mauvaises, et pour lui la vérité se mélangera au faux. Le gouverneur n'est qu'une homme, il ne peut connaître ce que les gens cachent de lui. Les paroles n'ont pas de signes qui distinguent le vrai du mensonge, alors c'est pourquoi je te donne ce conseil que l'accès facile au gouverneur est une protection contre les erreurs de jugement. Il y a deux sortes de de gouverneurs (ou hommes) et tu es nécessairement l'un d'eux :
-soit un gouverneur (ou un homme) qui dépense généreusement pour la vérité et qui n'a donc pas de raison de se retirer en vue de ne pas donner un droit ou de ne pas accomplir un acte généreux.
-soit un gouverneur (ou un homme) avare que rapidement les gens ne viendront plus voir car ils désespèreront de ses dons.
De plus, la plupart des choses pour lesquelles le peuple a besoin de toi ne demande pas un gros effort de ta part : il se plaint d'injustice et demande la justice. Profite donc de ce que je t'ai expliqué et tiens à la guidée par la volonté d'Allah.

Aantara raconte : Je suis entré auprès du calife Ali Ibn Abou Talib (SDP) à Khawamaq (Koufa). Il portait une tunique en loques et tremblait de froid. Je dis : « Chef des croyants ! Allah t'a consacré ainsi qu'à ta famille une portion de cet argent (public), et tu grelottes de froid ?! » Ali répondit : « Par Allah ! Je ne prends rien de votre argent ! Cette tunique est celle avec laquelle je suis sorti de ma maison (dans une version : de Médine pour retourner à la Mecque après sa prise, c'est à dire depuis plusieurs décennies). »

Ali (SDP) rapporte : Le Prophète (SBDSL) a dit : « Mettez les (la tribu des) qouraychites à l'avant et ne vous placez pas avant eux. Si je ne craignais pas l'orgueil pour les qouraychites, je les informerais de leur grande valeur (par leur noblesse de position sociale et d'honneur chez les arabes puisque ayant été élu pour recevoir l'ultime révélation divine car étant liés au Prophète Mouhamed) auprès d'Allah Puissant et Glorieux. »

Abou Matar raconte : J'ai vu un homme qui a été amené à Ali (SDP) et ils dirent : « Il a volé un chameau. -Je ne crois pas que tu aies volé, dit Ali. -Si, répondit l'homme. -Peut-être l'as-tu pris pour le tien ? -Non, j'ai volé. -Alors emmène-le, Qanbar, attache son doigt, allume le feu et appelle le bourreau pour qu'il coupe. Puis attends mon arrivée. » Quand Ali arriva, il demanda : « As-tu volé ? -Non, dit-il », et il le laissa. On demanda : « Chef des croyants ! Pourquoi l'as-tu laissé alors qu'il avait avoué ? -Je le prends sur sa parole et je le laisse sur sa parole. »

Narsi rapporte : Ali (SDP) a dit : « Résoudre le problème d'un musulman m'est préférable à posséder des montagnes d'or et d'argent. »

Abou Jaafar rapporte : Deux hommes entrèrent chez Ali (SDP) et il leur lança un oreiller à chacun. Un d'eux s'assit sur l'oreiller tandis que l'autre s'assit par terre. Ali dit à ce dernier : « Lève-toi et assieds-toi sur l'oreiller, car seul l'âne refuse l'offre. »

Aaskeri rapporte : Ali (SDP) a dit : « Trois choses constituent l'essence de la modestie : saluer en premier ceux qu'on rencontre, se satisfaire de la place la moins noble dans l'assemblée, et détester être vu et être le sujet des discussions. »

Zedhene rapporte : Quand il était gouverneur, Ali (SDP) marchait tout seul dans  le marché, il aidait les personnes égarées à retrouver leur chemin, il cherchait les objets  perdus pour leurs propriétaires et il aidait les faibles. Quand il passait à côté des vendeurs  de fruits et légumes ou d'objets, il leur récitait un peu de Coran.  Le calife Ali avait l'habitude de dire aux vendeurs du marché : « Nourrissez le pauvre et vos biens proliféreront. »

Aamr Ibn Hammed rapporte : Ali et Omar (SDP) finirent de tourner autour de la Kaaba et trouvèrent un nomade portant sa mère (handicapée) sur son dos. Il fredonnait : « Je suis sa monture, je ne cabre pas. Quand les montures sont effarouchées, je ne suis pas effrayé. Sa grossesse et son allaitement pour moi sont plus grands encore. Ô Allah me voici, répondant à ton appel ! » Ali dit : « Abou Hafç (père de ta fille Haçf) ! Entrons et tournons, peut-être que la miséricorde descendra et nous englobera. »
Commentaire : Cette réaction d'Ali est très noble, car il comprit qu'en reconnaissant, voulant et d'autant plus se rapprochant de la grande valeur de l'œuvre de l'homme portant sa mère (handicapée) religieusement autour de la Kaaba, il espérait légitimement profiter de la miséricorde divine si elle descendait à ce moment là sur cet homme.

Rosta rapporte : Ali (SDP) a dit : « N'ai-je pas appris que vos femmes vont dans les marchés avec les non musulmans ? N'êtes-vous pas jaloux ? Celui qui n'a pas de jalousie n'a pas de bien. » Il dit aussi : « Il y a deux jalousies : une jalousie bonne et belle par laquelle l'homme protège sa famille, et une jalousie qui fait entrer au Feu (car elle fait sortir de préceptes de l'islam par la colère). »

Abou Jaafar rapporte : Ali (SDP) mangea des dattes dures (de moindre qualité) et but de l'eau. Puis il frappa son ventre et dit : « Celui dont le ventre le fait entrer au Feu, qu'Allah le repousse de moi ! » Puis il composa : « Si tu donnes (impieusement) à ton ventre et à ton sexe ce qu'ils demandent, tous deux recevront les pires blâmes. »

Moslim Aboul Qasim, le serviteur de Ali Ibn Abou Talib, raconte : Ali (SDP) demanda à boire. Je lui ai amené un bol d'eau et j'y ai soufflé. Il refusa de le boire et me le rendit en disant : « Bois le toi. »

Kumayl Ibn Ziyad raconte : Ali Ibn Abou Talib (SDP) me prit par la main et me conduisit du côté du désert. Arrivés au désert, il s'assit, respira puis dit : « Koumayl Ibn Ziyad ! Les coeurs sont des récipients, et les meilleurs sont ceux qui ont la plus grande contenance. Retiens ce que je te dis. Les gens sont en trois catégories : un savant du divin, un étudiant sur la voie du salut et des masses viles et mesquines qui suivent tout crieur comme du bétail et qui dévient avec le premier vent. Ces derniers ne se sont pas éclairés par la lumière de la science et ne se sont pas protégés avec un appui solide. La science est meilleure que l'argent : la science te garde alors que c'est toi qui garde l'argent ; la science fructifie avec la pratique (religieuse synonyme de récompenses divines éternelles et d'analyses nobles toujours plus nombreuses) alors que l'argent est diminué par la dépense. L'amour du savant est une œuvre de piété à rechercher, et la science donne à la personne l'obéissance (sagesse religieuse qui l'ennoblit et qu'écoute les autres) dans sa vie et la bonne réputation après sa mort, alors que le bénéfice de l'argent disparaît avec la personne. Les gardiens de la richesse sont déjà morts alors qu'ils sont encore en vie, tandis que les savants restent à jamais : leurs personnes ne sont plus mais leurs enseignements sont présents dans les cœurs. Aah ! Il y a ici (et il désigna sa poitrine, son cœur) une science, si je pouvais trouver des gens qui la portent ! Or je trouve plutôt des personnes d'esprit vif mais non dignes de confiance, qui utilisent la religion comme outil pour ce bas monde, qui s'opposent au livre d'Allah par les arguments qu'Allah leur a inculqués et qui s'élèvent contre Ses serviteurs avec les bienfaits qu'Allah leur a donnés. Ou bien je trouve des gens soumis aux détenteurs de la vérité mais dépourvus de clairvoyance quant aux choses ambigües ; à la première épreuve qu'ils rencontrent, le doute s'allume dans leurs cœurs et ils ne prennent plus partie pour ces détenteurs de vérité. Ainsi meurt la science avec la mort de son porteur. Ou bien je trouve d'autres personnes passionnées des plaisirs et se laissant aller aux passions, ou d'autres encore leurrées par l'acquisition et l'entassement des fortunes ; ces deux dernières catégories ne sont pas des prêcheurs à la religion et ressemblent plus aux bêtes dans les pâturages. Bien sûr, il reste toujours sur terre des défenseurs d'Allah avec des arguments fermes pour que ne disparaissent pas les arguments et les preuves d'Allah ; ceux-là sont les moins nombreux et les plus valeureux chez Allah. Par eux, Allah défend Ses arguments jusqu'à ce qu'ils les transmettent à leurs égaux et les plantent dans les cœurs de leurs semblables. La science (religieuse et la piété profonde) leur a fait saisir la vérité des choses, et ils ont trouvé aisé ce que les gens vivant dans le luxe ont trouvé difficile, et agréable ce que les ignorants ont trouvé rebutant. Ils ont vécu dans ce monde avec des corps dont les âmes sont attachées au royaume céleste. Ceux-là sont les lieutenants d'Allah sur sa terre et Ses prédicateurs à sa religion. Aah ! Aah ! Que j'ai envie de les voir ! Et j'implore le pardon pour moi et pour toi. Si tu veux, lève-toi (ou à toi de parler si tu veux). »

Al Hakim rapporte : Ali (SDP) a commenté le verset : (S66v6) « Préservez vos personnes et vos familles d'un Feu » en disant : « Enseignez le bien à vous-mêmes et à vos familles. » Dans une autre version : « Enseignez-les et éduquez-les. »

Selon Ibn Sawhan, lorsqu'on rappela à Ali que sans accent dans le Coran des mots peuvent gravement changer de sens, il dit : « Les non arabes sont entrés dans l'islam en masses, (et en se tournant vers Abou Al Aswad Ad Douali, il lui dit) fais donc une chose pour ces gens afin qu'ils sachent lire correctement. » Abou Al Aswad inscrivit (inventa) alors les voyelles (écrites et donc plus sous entendues). »

Al Mourhi rapporte : Ali (SDP) a dit :
« Il est du droit du savant que tu ne l'accables pas de questions, que tu ne le gênes pas pour répondre, que tu n'insistes pas quand il se détourne, que tu ne tires pas son habit quand il se relâche (de fatigue ou d'inattention), que tu ne le désignes pas de ta main, que tu ne lui fasses pas de clin d'œil, que tu ne l'interroges pas dans son assemblée (familiale ou autre), que tu ne cherches pas son erreur, que tu attendes et acceptes sa réparation quand il se trompe (et que tu lui poses une question pour qu'il se rende compte de son erreur si ça ne vient pas de lui-même), que tu ne dises pas : « Untel a dit le contraire de ce que tu dis », que tu ne dévoiles pas son secret, que tu n'évoques personne en mal auprès de lui, que tu le protèges en sa présence et son absence, que tu salues tous les présents simultanément mais que tu lui adresses un salut spécial, que tu t'assoies devant lui (pas de dos), que tu précèdes les autres à le servir quand il a un besoin, que tu ne te lasses pas en lui tenant compagnie pendant longtemps car il est comme un dattier dont tu attends qu'un profit tombe sur toi. Le savant est comme celui qui jeûne et lutte dans la voie d'Allah. Quand le savant meurt, l'islam est fissuré d'une fissure qui ne se referme plus jusqu'au jour de la Résurrection, et comme le demandeur de science est accompagné d'un cortège de soixante-dix milles anges parmi les plus rapprochés d'Allah de son vivant, le savant est accompagné d'un cortège de soixante-dix milles anges parmi les plus rapprochés d'Allah lors de sa mort. »

Salama AI-Kindi rapporte : Ali (SDP) enseignait aux gens la prière sur le Prophète (SBDSL) en ces termes :
« Ô Allah ! Toi qui a arrondi les terres, qui a créé les cieux fermes, qui a donné leur nature primitive (saine) aux cœurs des bienheureux et même des malheureux, accorde Tes nobles prières, Tes abondantes bénédictions et Ta tendre pitié à Mouhamed Ton serviteur et Messager, sceau de ce qui a précédé (prophétie), ouvreur de ce qui était fermé (cœurs des arabes idolâtres vers le monothéisme authentique), soutien de la vérité (islam) avec la vérité (sans mensonges et avec justice, noblesse et beaucoup miséricorde), destructeur des armées de l'égarement. Il a assumé Tes ordres et T'a obéi comme il devait, en s'élançant pour Te satisfaire sans crainte d'aller à l'avant, sans fléchissement dans sa volonté, en assimilant Ta révélation, en respectant Tes exigences, en persévérant dans l'exécution de Ton ordre jusqu'à ce qu'il montra la lumière à ceux qui la cherchaient. Par lui ont été guidés les cœurs alors qu'ils étaient plongés dans les déviations et les péchés. Il a clairement exposé les signes éclatants, les preuves de l'islam et les lois évidentes. C'est Ton homme de confiance digne de confiance, le gardien des trésors de Ta science, Ton témoin le Jour de la Résurrection, Ton bienfait que Tu as envoyé et Ton messager de vérité et de miséricorde. Ô Allah ! Elargis sa demeure au Paradis d'Eden, multiplie ses biens et sa récompense par Ton bienfait, en le félicitant sans Te lasser de le récompenser de Ta bonté, de Tes dons sans cesse croissants et de Tes immenses richesses (en bienfaits). Ô Allah ! Elève son édifice au-dessus de celui des gens (au Paradis), honore son accueil et sa demeure auprès de Toi, parfais sa lumière, récompense-le pour l'avoir envoyé avec un martyre accepté et des paroles agréées, Toi qui détiens les paroles justes et finales, les arguments (incontestables) et les grandes preuves. »

Ibn Asakir rapporte : Ali (SDP) a dit : « Apprenez la science, vous serez connus comme tels, et pratiquez-la pour être de ses adeptes. Car il viendra après vous une époque où les neuf dixièmes de la vérité seront reniés et seule sera sauvée une personne attachée à Allah, et détachée et méconnue des gens. Ceux-là sont les guides de la rectitude et les flambeaux de la science ; ce ne sont pas des gens qui se précipitent ou qui propagent les mauvaises nouvelles ou les paroles des autres. »

Ibn Ab Al Barr rapporte : Ali a dit : « Porteurs de la science, pratiquez-la ! Car le savant est celui qui sait puis pratique conformément à sa science. Il viendra une époque où des gens porteront la science sans qu'elle ne dépasse pas leurs clavicules (et ne la comprendront donc pas avec leurs cœurs ni ne nourrira noblement leur cœur) ; leur intérieur sera différent de leur apparence et leur pratique sera différente de leurs connaissances. Ils s'assoiront en cercles et se vanteront les uns devant les autres, à tel point que certains se fâcheront contre celui qui s'asseyait avec lui car il l'a laissée pour s'asseoir avec un autre. Ceux-là, leurs œuvres dans ces assemblées ne montent pas vers Allah Puissant et Glorieux. »

Bayheqi rapporte : Ali Ibn Abou Talib (SDP) dit à Omar (SDP) : « Chef des croyants ! Si tu veux rejoindre tes deux amis (le Prophète et Abou Bakr), rends court ton espoir de vivre, mange moins que satiété, raccourcis ton izar (prie la nuit), rapièce ta tunique et répare tes chaussures ; ainsi tu les rejoindras. »

Ibn Samaani rapporte : Ali (SDP) a dit : « Ne regarde pas qui dit, mais regarde ce qu'il dit. » Il a dit aussi : « Toute fraternité sera interrompue, sauf une fraternité qui n'est pas fondée sur la cupidité. »

Abou Nouaaym rapporte : Ali (SDP) a dit à un homme : « Le bien ne consiste pas à avoir beaucoup de richesses et d'enfants, mais le bien est d'avoir beaucoup de science, une grande douceur et un dépassement de la plupart des gens dans l'adoration de ton Seigneur (dont une partie de la nuit). Quand tu agis bien, loue Allah, et quand tu agis mal, demande le pardon d'Allah. Il n'y a de bien dans ce monde que pour deux hommes : un homme qui a commis un péché et qui s'est ressaisi par un repentir ; et un homme qui se précipite vers le bien. Et une action n'est jamais petite si elle est accompagnée de piété, et comment ce qui est accepté serait-il petit ? »

Ooqba Ibn Abou Qahba rapporte : Quand Ibn Maljam frappa Ali (SDP) et qu'il en devint mourant, son fils Hasan (SDP) entra chez lui en pleurant. Il lui dit : « Pourquoi pleures-tu, mon fils ? -Et comment ne pleurerais-je pas, dit-il, alors que tu es dans le premier jour de l'au-delà et le dernier jour de ce monde ? -Mon fils ! Garde quatre choses et quatre autres, et il ne te nuira pas ce que tu feras d'autre. -Et quelles sont-elles, mon père ? -La plus grande richesse est la raison. La plus grande pauvreté est la stupidité. La plus grande solitude est la vanité. La plus grande noblesse est le bon comportement. -Mon père ! En voici quatre, enseigne-moi les quatre autres. -Garde-toi de prendre le stupide pour ami, car il te veut le bien et te fait du mal. Garde-toi de prendre le menteur pour ami, car il te rend proche ce qui est loin et loin ce qui est proche. Garde-toi de prendre l'avare pour ami, car il s'éloigne de toi quand tu as le plus besoin de lui. Garde-toi de prendre le pervers pour ami, car il te vendra à vil prix. »

Ibn Aabbes (SDP) rapporte : Omar dit à Ali (SDP) : « Donne-moi une leçon, Aboul Hasan. » Ali lui dit : « Ne laisse pas ta certitude devenir doute, ni ta science devenir ignorance, ni ta pensée devenir une vérité. Et sache que tu ne possèdes de ce bas monde que ce que tu as donné et gardé pour l'au-delà, ou ce que tu as partagé équitablement, ou ce que tu as porté et usé. » Omar dit : « Tu as dit vrai, Aboul Hasan. »

Ibn Aasakir rapporte : Ali (SDP) a dit : « Le meilleur guide est qu'Allah permette d'accomplir le bien. Le bon comportement est le meilleur camarade. La raison est le meilleur ami. La politesse est le meilleur héritage. Il n'y a pas de solitude pire que la vanité. »