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C) La morale correspond à la science des mots.

          Il apparaît que la science des mots détient des règles à l'image des lois mathématiques, physiques, de grammaire ou de conjugaison, surtout que comme pour les mathématiques, lorsque une formule est juste, sa réalité est incontestable. En effet, certaines situations ordonnent ou conseillent certains actes ou sentiments. L'étymologie et le sens des mots, des notions et des idées peuvent avoir différentes significations en fonction des contextes, alors ils doivent être clairement exprimés, et donc quand c'est possible être simplifiés. Des morales apportent d'autres morales induisant de nobles règles. Certaines autres morales supérieures abrogent quelques unes de ces nobles règles, comme lorsqu'il est autorisé de manger du porc modérément quand on est affamé et qu'on ne trouve rien d'autre à manger. Certaines oeuvres cultuelles et comportements permettent d'obtenir des mérites, des qualités ou des récompenses divines. Et les qualités apportent de nobles comportements et diverses faveurs divines. Or il faut bien comprendre que le Créateur fait les meilleurs choix dans la morale, comme si Il avait un programme informatique ou une balance précise permettant de l'établir au mieux.
          Ainsi la morale découlant de l'existence divine établit que pour obtenir sa dignité et le précieux Paradis éternel décrit précédemment, quelques conditions justes et inévitables doivent être remplies par l'homme. La principale est une attestation de foi à prononcer avec sincérité et correspondant à l'acte facile qui convertit à l'islam, comme il est légitime que des parents apprennent à leurs nourrissons les mots « papa » et « maman » pour leurs respectueux rôles respectifs :

« J'atteste qu'il n’y a de dieux qu'Allah et que Mouhamed est Son Messager. »

Cette affirmation transmise par Dieu à Son dernier Messager marque logiquement pour l'être humain le début de sa soumission personnelle envers son Seigneur, de sa piété dans les lois anoblissantes de l'islam et donc de sa dignité.
En effet ce témoignage, imposé par la morale servant à honorer noblement et légitimement la souveraine unicité divine pourvoyeuse de subsistance ainsi que l'excellence du mode de vie prophétique, pour accéder à cette meilleure valeur qu'est la dignité, ne peut donc qu'être un contrat moral obligatoire proposant religieusement à l'être humain son début d'ennoblissement dans cette dignité, mais qui ne doit évidement pas y être contraint par la force pour qu'il soit validé et obtienne de la miséricorde divine :
(S56v82) « Et est-ce pour vous [une façon d'être reconnaissant (digne)] à votre subsistance que de traiter (le Coran) de mensonge ? »
(S5v3) « Ô hommes ! Rappelez-vous le bienfait d'Allah sur vous : existe-t-il en dehors d'Allah, un créateur qui du ciel et de la terre vous attribue votre subsistance ? Point de divinité à part Lui ! Comment pouvez-vous vous détourner [de cette vérité] ? »
(S2v256) « Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s'est distingué de l'égarement. Donc, quiconque mécroît au Rebelle tandis qu'il croit en Allah saisit l'anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allah est Audient et Omniscient. »
(ExtS18v29) « Et dis : “La vérité émane de votre Seigneur”. Quiconque le veut, qu'il croit, et quiconque le veut qu'il mécroie”»
(S33v21) « En effet, vous avez dans les Messager d’Allah un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allah et au jour dernier et invoque Allah fréquemment »  
(S29v23) « Et ceux qui ne croient pas aux versets d’Allah et à Sa rencontre désespèrent de Ma miséricorde. Et ceux là auront un châtiment douloureux. »

Il est important d'insister que cette reconnaissance primordiale, peut être même d'au moins un seul des attributs divins pour profiter de la miséricorde divine, appartenant donc au domaine de la dignité, devient une cause indispensable pour gagner le Paradis de Dieu et éviter Son Enfer :
Le Prophète (SBDSL) dit à Mouad : « Ô Mouad ! Sais-tu quel est le droit de Dieu sur Ses créatures et quel est le droit des créatures sur Dieu ? » Je dis : « Dieu et Son Messager le savent mieux que moi. » Il dit : « Le droit de Dieu sur les créatures est qu’elles ne Lui associent rien ; et le droit des créatures sur Dieu est qu’Il ne soumette pas au supplice celui qui ne Lui associe rien. » Je dis : « Ô Messager de Dieu ! Puis-je annoncer cette bonne nouvelle aux gens ? » Il dit : « Ne la leur annonce pas car ils ne compteraient plus sur leurs propres œuvres. » (URA)
En effet, la morale liée à l'Être Suprême affirme sans contestation possible que le Seigneur Créateur Saint et Digne par excellence est Le Seul à pouvoir purifier les âmes imparfaites de Ses créatures humaines repentantes, salies par l’impureté de leurs péchés, en les pardonnant, pour leur permettre d'accéder par Sa miséricorde dans Son Paradis pur :
(S51v60) « Malheur donc à ceux qui ont mécru à cause du jour (du jugement) dont ils sont (inévitablement) menacés (par leur nature imparfaite) ! »
(S3v135)« et qui est-ce qui pardonne les péchés sinon Allah ? »
(S42v25) « Et c'est Lui qui agrée de Ses serviteurs le repentir, pardonne les méfaits et sait ce que vous faites. »
(S29v23) « Et ceux qui ne croient pas aux versets d’Allah et à Sa rencontre désespèrent de Ma miséricorde. Et ceux là auront un châtiment douloureux. »
(S7v22-26) « Alors il (le Diable) les (Adam et Eve) fit tomber par tromperie. Puis, lorsqu'ils eurent goûté de l'arbre (interdit), leurs nudités leur devinrent visibles; et ils commencèrent tous deux à y attacher des feuilles du Paradis. Et leur Seigneur les appela : “Ne vous avais-Je pas interdit cet arbre ? Et ne vous avais-Je pas dit que le Diable était pour vous un ennemi déclaré ? ” Tous deux dirent : "Ô notre Seigneur, nous avons fait du tort à nous-mêmes. Et si Tu ne nous pardonnes pas et ne nous fais pas miséricorde (pour nous purifier), nous serons très certainement du nombre des perdants”. »
(S2v37) « Puis Adam (et donc Eve) reçut de son Seigneur des paroles (pour exprimer sa demande de pardon), et Allah agréa son repentir car c'est Lui certes, le Repentant, le Miséricordieux. »
(S24v21) « Et n’eussent été la grâce d’ Allah envers vous et Sa miséricorde, nul d’entre vous n’aurait jamais été pur. Mais Allah purifie qui Il veut. Et Allah est Audient et Omniscient. »
(S40v2/3) « La révélation du livre vient d'Allah, le Puissant, l'Omniscient. Le Pardonneur des péchés, l'Accueillant au repentir, le Dur en punition, le Détenteur des faveurs. Point de divinité à part Lui et vers Lui est la destination. »
(S48v4-6) « C’est Lui qui a fait descendre la quiétude dans les cœurs des croyants afin qu’ils ajoutent une foi à leur foi. A Allah appartiennent les armées des cieux et de la terre ; et Allah est Omniscient et Sage afin qu’ils fassent entrer les croyants et les croyantes dans des Jardins (purs) sous lesquels coulent des ruisseaux où ils demeureront éternellement, et afin de leur effacer leurs
méfaits (pour les purifier). Cela est auprès d’Allah un énorme succès.»
(S3v30) « Le jour où chaque âme se trouvera confrontée avec ce qu'elle aura fait de bien et ce qu'elle aura fait de mal; elle souhaitera qu'il y ait entre elle et ce mal une longue distance ! Allah vous met en garde à l'égard de Lui-même. Allah est Compatissant envers [Ses] serviteurs. »
Anas (SBDSL) a dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu (SBDSL) dire: «Dieu le Très-Haut a dit : «O fils d'Adam ! Tant que tu M'implores et que tu espères en Moi, Je te pardonnerai tes péchés sans M'en soucier. 0 fils d'Adam! Si tes péchés atteignaient le ciel et que tu Me rencontres sans M'associer quoi que ce soit, Je t'apporterai sa contenance comme absolution». (Attirmidhi)
Aisha rapporte : « J’ai demandé au Prophète (SBDSL) : « ô Messager d'Allah ! Avant la venue de l’islam, Ibn Judan maintenait les liens de parenté et nourrissait les pauvres. Cela lui sera-t-il d’aucune utilité [dans l’au-delà] ? Il dit : « Cela ne lui profitera pas car il n’a jamais dit : « ô Seigneur ! Pardonne-moi mes péchés au Jour de la Rétribution (et il ne pourra donc être purifié). » (Muslim)

(S2v174/175) « Ceux qui cachent ce qu'Allah à fait descendre du Livre et le vendent à vil prix, ceux-là ne s'emplissent le ventre que de Feu. Allah ne leur adressera pas la parole, au Jour de la Résurrection, et ne les purifiera pas. Et il y aura pour eux un douloureux châtiment. Ceux-là ont échangé la bonne direction contre l'égarement et le pardon contre le châtiment. Qu'est-ce qui leur fera supporter le Feu ? ! »
Pour continuer de confirmer le fait que le repentir est nécessaire à tous les hommes pour se purifier, il faut savoir que divers enseignements religieux affirment que tout fils d'Adam est fautif par rapport au comportement de la perfection, sauf Jésus (paix sur lui) :
(S16v61) « Si Allah s'en prenait aux gens pour leurs méfaits, Il ne laisserait sur cette terre aucun être vivant. Mais Il les renvoie jusqu'à un terme fixe. Puis, quand leur terme vient, ils ne peuvent ni le retarder d'une heure ni l'avancer. »
Ext hadith Qoudsi : Le Prophète (SBDSL) a dit : Dieu (Glorifié soit-Il) a dit : « Ô Mes adorateurs ! Vous péchez nuit et jour et Moi Je pardonne tous les péchés, demandez-Moi le pardon et Je vous l’accorderai. »
L'Envoyé d'Allah (SBDSL) a dit : « Tous les fils d’Adam sont fautifs et les meilleurs des fautifs sont ceux qui se repentent. » (Rapporté par Tirmidhy). 
Résumé hadith : Abou Hourayra (SDP) rapporte : (Le jour du rassemblement avant le jugement universel, les hommes seront lassés d'attendre et iront demander aux principaux prophètes de demander l'ouverture du jugement, requête qu'ils refuseront tous de peur en s'attribuant un péché, sauf Jésus mais qui refusera aussi puisque sa perfection ne peut être jugée, et qui leur dira d'aller voir Mouhamed, le sceaux des prophètes bien aimé de Dieu qui le fera.)

 

          Ensuite l'attestation de foi qui correspond au premier pilier de l'islam doit être immédiatement accompagné par l'acceptation des cinq prières quotidiennes ordonnées par Dieu correspondant au deuxième pilier, car elles permettent légitimement de la confirmer cinq fois par jour à des moments précis.
De plus il est aussi très important de savoir que ces cinq prières obligatoires journalières assagissent l'être humain, puisqu'il obtient un heureux apaisement en ressentant mieux la présence divine, en augmentant la certitude de sa foi en particulier par celles effectuées en groupe avec des centaines de personnes, en soulageant le poids de cette anoblissante obligation principale, en orientant son cœur vers la pureté véridique, concrète, efficiente, immense et intense des authentiques et inépuisables attributs suprêmes et vitaux et des qualités lumineuses illimitées de l'inestimable identité divine sage, en améliorant sa capacité de concentration, en recevant une énergie mentale et donc corporelle vu leur charge spirituelle et émotionnelle, en développant sa sensibilité, en habituant son âme à suivre les lois religieuses, en valorisant les liens avec ses proches, en s'exhortant vers les bonnes œuvres, en luttant contre ses mauvais penchants, en se remémorant la vérité de son origine, en ressentant un aspect solennel de l'existence, en se recueillant magnifiquement au creux de son torse lors de la position debout le raffermissant, en s'élevant majestueusement lors de l’inclinaison devant la haute majesté du Seigneur, en s'humiliant légitimement lors des prosternations conformément à sa nature de créature et donc dans un décuplement de la justice l'harmonisant dans son rapport avec toute chose et de la modestie développant la modération, en trouvant l'équilibre nécessaire dans les différentes positions de la prière qui habitue l'âme à l'équilibre nécessaire avec toute chose, en lui rappelant l'inéluctabilité du jugement universel, en décontractant son corps  et par conséquent son stress avec des gestes pieux, en vivant un relâchement émotionnel dans la confiance et l'amour en Dieu, en comprenant la sagesse de se résigner au destin pour relativiser sur les soucis, en s'abandonnant totalement devant la sage Création divine avec l'intention d'utiliser complètement ses capacités limitées pour la bienfaisance, en obtenant l'absolution pour ses petits péchés, en faisant une logique demande de guidée, en développant le plaisir des bienfaits divins, en se rappelant la souveraineté naturelle du Seigneur, en profitant de l’addition des énergies des coreligionnaires lors de celles effectuées en groupe l’entraînant également à l'harmonie avec les autres, en rendant un reconnaissant hommage justifié par la Création permanente de son Seigneur Pourvoyeur de toute subsistance, en validant complètement l'irréprochabilité des choix divins, en fêtant la dignité partagée avec le Dieu Unique suprêmement sage, en vivant une belle intimité avec l'Omniscient Omnipotent par une attention complète de tous les éléments composant son être lors d'un rite précis et reprenant les 7 types d’adorations existantes : prière, lecture coranique, invocations lors des habitudes quotidiennes, évocation et glorifications du divin, prière sur le Prophète, repentir, et méditation, et donc en se nourrissant du très noble sens de la vie apportant une régénération d'énergie du bien permettant le pratiquer plus souvent et de vivre joyeusement :
(S29v45) « Récite ce qui t’est révélé du Livre et accomplis la Salât (Prière). En vérité la Salât préserve de la turpitude et du blâmable. Le rappel d’Allah est certes ce qu’il y a de plus grand. Et Allah sait ce que vous faites. »
La prière correspond donc à une réelle énergie positive nous rechargeant en pureté, en piété, en bienveillance, en dynamisme pour la pratique d'actions nobles, utiles ou grandes.
(Sourate 1) : La fatiha (L'ouverture) : A réciter obligatoirement pour valider chaque prière :

Au nom d'Allah, le Clément, le Miséricordieux.
Louange à Dieu, Seigneur des mondes.
Le Clément, le Miséricordieux.
Le Roi du Jour de la rétribution.
C'est Toi [Seul] que nous adorons, et c'est Toi [Seul] dont nous implorons secours.
Guide-nous dans le droit chemin,
le chemin (des bonnes actions) de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés. 
(S2v45/46) « Et cherchez secours (pour vous apaiser) dans l'endurance et la Salat : certes, la Salat est une lourde obligation, sauf pour les humbles, qui ont la certitude de rencontrer leur Seigneur (après leur résurrection) et retourner à Lui seul. »

Abou Hourayra (SDP) a dit : «J'ai entendu le Messager de Dieu (SBDSL) dire: «Que pensez-vous si l'un de vous avait devant sa porte une rivière où il se laverait cinq fois par jour, est-ce qu'il lui resterait quelque chose de sa saleté? Ils (ses compagnons) dirent: «II ne lui en resterait rien». Il dit : «Telle est l'image des cinq prières quotidiennes par lesquelles Dieu efface les fautes (sauf les grandes qui nécessitent le repentir, voir V, 2, a, a2) »
Jabir (SDP) a rapporté : « j'ai entendu le Messager de Dieu dire : « la prière est ce qui sépare le croyant de l'incroyant. » (Mouslim)
(S25v77) « Dis : « Mon Seigneur ne se souciera pas de vous sans votre prière ; mais vous avez démenti (le Prophète). Votre [châtiment) sera inévitable et permanent. »
Dans ce sens et comme l'être humain a des devoirs et des droits, tels nourrir ses enfants et avoir leur respect et leur reconnaissance, il doit également reconnaître que Dieu lui a tout donné, et que par preuve de respect, il doit Lui rendre, grâce à la prière, un juste hommage lié à la dignité de la reconnaissance.
En effet une créature ne peut que rendre une adoration au Noble Créateur Irréprochable pour L'honorer et sagement s'ennoblir afin de ne pas évoluer dans une ingrate indifférence indigne, car les prières sont une œuvre légitime pour prouver notre sentiment de foi à divers moments de la journée, montrer notre reconnaissance et nous apaiser vers la sagesse : aube, midi, après midi, soir et début de nuit, environ entre cinq et dix minutes à chaque fois, soit une totalité approximative de quarante cinq minutes par jour, c'est à dire très peu pour obtenir le très généreux et donc très digne Paradis Eternel du Seigneur.
Enfin concernant ces prières obligatoires apaisant le croyant dans la vie terrestre en lui faisant ressentir le Seigneur et notre demeure originelle qu'est le Paradis, elles peuvent également être comparée à un doudou calmant un enfant dans une école maternelle en lui faisant ressentir ses parents et sa maison en particulier par l'odeur. Ainsi il faut comprendre que cette sérénité est bien réelle, et qu'elle augmente en vieillissant, puis degré par degré éternellement au Paradis, comme le prouve aussi par inversement dans la création divine en se pinçant progressivement, la possibilité d'augmenter éternellement la douleur puisque Dieu est l'Absolu contenant l'infini. En effet si l'on remontait ou avançait le temps à l'infini, il y aurait toujours la face d'Allah.
          Puis pour purifier tous nos biens (matériels, corporels et spirituels) en prouvant un autre aspect de l'excellence du possible ennoblissement maximal propre à la nature humaine, l'impôt social purificateur (zakat) et le jeûne du mois de ramadan doivent être effectués comme une autre condition, en tant que troisième et quatrième piliers de l'islam. Le cinquième et dernier pilier qui est le pèlerinage à La Mecque, apportant des rappels de l'histoire religieuse de l'humanité et l'importance de l'union de la communauté comme la zakat, ne semble pas prioritaire puisqu'il n'est obligatoire qu'en cas de moyens financiers suffisants :

Selon Abou Hourayra (SDP), un bédouin vint dire au Prophète (SBDSL) : «O Messager de Dieu! Indique-moi une œuvre qui me fasse entrer au Paradis». Il lui dit: «Tu adores Dieu sans rien Lui associer. Tu fais correctement la prière. Tu t'acquittes de l'aumône obligatoire et tu jeûnes le mois de Ramadan». Il dit : «Par celui qui tient mon âme dans Sa Main, je n'y ajouterai rien». Quand il s'en alla, le Prophète (SBDSL) dit : «Celui qui serait heureux de regarder un homme destiné au Paradis, qu'il regarde cet homme». (URA)
          Enfin, une dernière condition est obligatoire pour entrer dans Son Paradis pur. Il s'agit d'effectuer pendant notre passage sur terre, au moins une bonne action pour Dieu, afin de donner un sens positivement pur à notre âme et de justifier une rétribution pure qu'est évidemment le Paradis. En effet, les prières obligatoires quotidiennes et les autres œuvres cultuelles obligatoires ne peuvent être considérées comme des bonnes actions, car elles correspondent plus à une dette que l'on rembourse noblement à Dieu pour les bienfaits qu'Il nous offre pendant une journée, comme lorsqu'une personne assoiffée perdue dans un désert remercie l'étranger qui lui donne à boire. Par conséquent, il est logique qu'une bonne action doit avoir un sens de don de sa personne ou de ses biens et non de remerciement, puisqu'il s'agit de se faire rétribuer par Dieu, pareillement à un salaire, pour avoir été Son représentant en utilisant Sa puissance 
présente dans notre corps lors de nos œuvres bienfaisantes, à l'image d'un employé utilisant les outils d'un patron. Ainsi le corps humain et les sociétés humaines appartenant en réalité à l'entreprise de bienfaisance du Seigneur sont donc bien des outils à utiliser pieusement.. A ce sujet il faut noter que nous participons selon nos moyens dans cette entreprise de bienfaisance du Seigneur, c'est à dire modestement, et que le Seigneur nous le rend par un salaire également selon Ses moyens, c'est à dire infiniment par le Paradis éternel :
(ExtS2v30) « Lorsque Ton Seigneur confia aux Anges : “Je vais établir sur la terre un vicaire (représentant) »
Selon Abou Dharr (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : «Chacun de vous, à son réveil le matin, est redevable d'une aumône pour chacun de ses organes qu'il trouve en bonne santé. Chaque fois qu'on dit «Soubhànallàh» (gloire et pureté à Dieu) c'est une aumône. Chaque fois qu'on dit «Alhamdou lillàh» (la louange est à Dieu), c'est une aumône. Chaque fois qu'on dit «la ilah illallâh» (il n'y a de dieu que Dieu), c'est une aumône. Chaque fois qu'on dit «Allàhou akbar» (Dieu est plus grand), c'est une aumône. Chaque fois qu'on exhorte à une bonne action, c'est une aumône. Chaque fois qu'on détourne d'une mauvaise action, c'est une aumône. De même que deux unités de prière faites au Doha suffisent à s'acquitter de toutes ces aumônes». (Mouslim)
(S40v39/40) « ô mon peuple, cette vie n'est que jouissance temporaire, alors que l'au-delà est vraiment la demeure de la stabilité. Quiconque fait une mauvaise action ne sera rétribué que par son pareil; et quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne action tout en étant croyant, alors ceux-là entreront au Paradis pour y recevoir leur subsistance sans compter. »
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Il y a quarante bonnes actions dont la plus haute est le fait de prêter à son prochain une chèvre pour le faire profiter de son lait. Tout être qui fait l’une de ces bonnes actions dans l’espoir de la récompense de Dieu et confiant dans ce que Dieu lui en a promis, Dieu l’introduit à cause d’elle au Paradis. »
(S55v60) « Y a-t-il d'autre récompense pour le bien, que le bien ? »
(S28v84) « Quiconque viendra avec le bien, aura meilleur que cela encore; et quiconque viendra avec le mal, (qu'il sache que) ceux qui commettront des méfaits ne seront rétribués que selon ce qu'ils ont commis. »
(S27v89) « Quiconque viendra avec le bien aura bien mieux, et ce jour-là ils seront à l'abri de tout effroi. »
Or dans la vie terrestre, l'homme peut donc rembourser avec les œuvres obligatoires tout ce qu'Allah lui a offert pour ne rien Lui devoir, mais ensuite Lui offrir ses bonnes actions pour qu'il soit remboursé par une partie de son Paradis. En effet, alors que nous n'avions rien et pour refléter un des magnifiques sens de notre représentation du Seigneur, Allah nous permet donc sublimement de pouvoir commercer avec Lui d'égal à égal dans une relation d'amis partenaires d'un niveau presque similaire et pour nous faire participer à l'obtention du Paradis :
(S35v29/30) « Ceux qui récitent le Livre d’Allah, accomplissent la Salât, et dépensent, en secret et en public de ce que Nous leur avons attribué, espèrent ainsi faire un commerce qui ne périra jamais. , afin [qu’Allah] les récompense pleinement et leur ajoute de Sa grâce. Il est Pardonneur et Reconnaissant. »
(S9v111) « Certes, Allah a acheté des croyants, leurs personnes et leurs biens (leurs vies et leurs actions) en échange du Paradis.
»
(S57v11) « Quiconque fait à Allah un prêt sincère, Allah le Lui multiplie, et il aura une généreuse récompense. »
 
          Cependant il semble que les légitimes obligations précédentes pour acquérir le Paradis ne soient pas totalement ni réellement nécessaires à part peut être au moins une bonne action pour Dieu, puisque le hadith suivant déjà cité paraît clairement les abroger par une immense miséricorde divine précisant qu'attester de l'existence d'Allah en particulier dans certains contextes ou certaines époques de grand égarement sera suffisant, surtout que chronologiquement ce hadith fut parmi les derniers connus car transmis après la mort du prophète (SBDSL) par son compagnon Mouad qui eut peur de garder une science importante :
Le Prophète (SBDSL) dit à Mouad : « Ô Mouad ! Sais-tu quel est le droit de Dieu sur Ses créatures et quel est le droit des créatures sur Dieu ? » Je dis : « Dieu et Son Messager le savent mieux que moi. » Il dit : « Le droit de Dieu sur les créatures est qu’elles ne Lui associent rien ; et le droit des créatures sur Dieu est qu’Il ne soumette pas au supplice celui qui ne Lui associe rien. » Je dis : «  Ô Messager de Dieu ! Puis-je annoncer cette bonne nouvelle aux gens ? » Il dit : « Ne la leur annonce pas car ils ne compteraient plus sur leurs propres œuvres. » (URA) 
Surtout que comme avant de pouvoir entrer dans la demeure d'une personne, il faut évidemment la connaître et avoir sa permission, il en est de même avec la nécessité de reconnaissance de l'unicité divine pour entrer au Paradis qui est le royaume de Dieu.
           Dans une miséricorde par excellence, Dieu nous demande donc légitimement une reconnaissance minimale pour établir la base de notre dignité, et une minimale seule bonne action en Son honneur pour qu'en revanche dans un niveau maximal Lui puisse être reconnaissant éternellement. En sachant cela, c'est le premier argument que nous devons transmettre aux incroyants dans notre prédication devant chercher à toucher les cœurs, car ici, il ne s'agit pas d'une question de vie ou de mort, mais de Paradis Eternel ou d'Enfer Eternel, alors comme nous ne pouvons laisser mourir quelqu'un, nous nous devons de proposer le Paradis aux gens avec sagesse.

          Par conséquent, il apparaît que tout le reste de la pratique religieuse incarnée par la vie du Prophète en dehors des piliers obligatoires et de la première bonne action, sert plutôt à constamment se purifier par la piété, s'améliorer par la droiture, progresser dans la sagesse, s'ennoblir dans la dignité, s'approcher de la perfection, devenir un représentant du Seigneur, recevoir l'intimité divine, et gravir les étages du Paradis, alors cette reconnaissance de l'unicité abrogeant donc les autres piliers, il faut vraiment avoir de la miséricorde pour tout le monde car la foi peut être présente chez autrui même sans pratique religieuse ou être obtenue à tout moment :
(S38v27) « Nous n’avons pas créé le ciel et la terre et ce qui existe entre eux en vain. C’est ce que pensent ceux qui ont mécru. Malheur à ceux qui ont mécru pour le feu [qui les attend] ! »
(S23v115) « Pensiez vous que Nous vous avions créés sans but (juste), et que vous ne seriez pas ramenés vers Nous ? »
(ExtS21v73) « Et Nous leur révélâmes de faire le bien, d'accomplir la prière et d'acquitter la Zakat. »
(ExtS34v11) « Et faites le bien. Je suis Clairvoyant sur ce que vous faites. »
(ExtS65v11) « Et quiconque croit en Allah et fait le bien, Il le fait entrer aux Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement. Allah lui a fait une belle attribution. »
(S45v22) « Et Allah a créé les cieux et la terre en toute vérité et afin que chaque âme soit rétribuée selon ce qu’elle a acquis. Ils ne seront cependant pas lésés.»

Un compagnon rapporte : j’ai dit : « ô Messager de Dieu ! Dis-moi sur l’islam quelques paroles sur lesquelles je n’interrogerai personne d’ autre que toi. » Il dit : « Dis : "j'ai cru en Dieu", puis suis le droit chemin. » (Moslem)
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Jamais le croyant n’aura assez de faire du bien jusqu’à ce que le Paradis soit son étape finale. » (Attirmidhi)
(S51v55/56) « Et rappelle ; car le rappel profite aux croyants. Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent (afin qu'ils puissent gagner leur dignité après avoir reconnu la Mienne). »
(S2v151/152) « Ainsi, nous avons envoyé parmi vous un Messager de chez vous qui vous récite Nos versets, vous purifie, vous enseigne le Livre et la sagesse et vous enseigne ce que vous ne saviez pas. Souvenez-vous de Moi donc, Je vous récompenserai. Remerciez-Moi et ne soyez pas ingrats envers Moi. »
(S22v77/78) « Ô vous qui croyez ! Inclinez-vous, prosternez-vous, adorez votre Seigneur, et faites le bien. Peut être réussirez vous ! Et luttez pour Allah avec l’effort qu’Il mérite. C’est lui qui vous a élus ; et Il ne vous a imposé aucune gêne dans la religion, celle de votre père Abraham, lequel vous a déjà nommés « Musulmans » avant (ce livre) et dans ce livre, afin que le Messager soit témoin contre vous, et que vous soyez vous-mêmes témoins contre les gens. Accomplissez donc la salât, acquittez la zakat et attachez-vous fortement à Allah. C’est Lui votre Maître. Quel Excellent Maître ! Et quel Excellent Soutien ! »
(S2v177) « La bonté pieuse ne consiste pas à tourner vos visages vers le Levant ou le Couchant. Mais la bonté pieuse est de croire en Allah, au Jour dernier, aux Anges, au Livre et aux prophètes, de donner de son bien, quelqu'amour qu'on en ait, aux proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux qui demandent l'aide et pour délier les jougs, d'accomplir la Salat et d'acquitter la Zakat. Et ceux qui remplissent leurs engagements lorsqu'ils se sont engagés, ceux qui sont endurants dans la misère, la maladie et quand les combats font rage, les voilà les véridiques et les voilà les vrais pieux !
(S6v153) « Et voilà Mon chemin dans toute sa rectitude, suivez-le donc; et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de Sa voie.” Voilà ce qu'Il (Dieu) vous enjoint. Ainsi atteindrez-vous la (digne) piété. »
(ExtS49v13) « Le plus noble d’entre vous auprès d’Allah, est le plus pieux . Allah est certes Omniscient et Grand Connaisseur »
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Rapprochez-vous de la perfection (ensemble de la tradition prophétique), rectifiez continuellement votre conduite et sachez que nul d’entre vous ne devra son salut à ses seules œuvres. » On dit : « Pas même toi, ô Messager de Dieu ? » Il dit : « Pas même moi, à moins que Dieu ne me couvre du voile de Sa miséricorde et de Sa générosité. »
Le Prophète Mouhamed (SBDSL) a dit : « Quiconque désire être écarté du feu et rentrer au Paradis se doit de croire en Dieu et au jour du jugement lorsque la mort le surprendra et doit traiter autrui comme il aime à être traité. » (Ahmad, Al Thirmidi, Ibn Maja)
(ExtS2v30) « Lorsque Ton Seigneur confia aux Anges : “Je vais établir sur la terre un vicaire (représentant) »
Le Prophète Mouhamed (SBDSL) a dit : « Dieu le Très Haut a dit : « Celui qui se fait l’ennemi de l’un de Mes bien aimés, Je lui ai effectivement déclaré la guerre. Mon esclave ne s’est jamais rapproché de Moi par une œuvre plus aimable à Moi que par les obligations que Je lui ai imposées. Mon esclave ne cesse de se rapprocher de Moi par les actes surérogatoires jusqu’à que Je l’aime. Une fois que Je l’ai aimé, Je deviens son ouïe avec laquelle il entend, sa vue avec laquelle il voit, sa main avec laquelle il combat et son pied avec lequel il marche. S’il Me demande alors quelque chose Je la lui donne, et s’il se met sous Ma protection Je la lui accorde. Je ne retarde pas une chose que Je dois faire comme Je retarde pour le croyant la mort qui lui serait pénible car Je répugne à lui faire du mal. »
          Or une âme n'ayant aucun péché à cause du pardon divin, et aucune bonne œuvre, devient neutre. Elle sera donc envoyée le jour du jugement vers une autre rétribution : « Al-Arâf », une muraille située entre le Paradis et l'Enfer ne détenant ni jouissance ni souffrance mais seulement crainte et espoir :
(S7v46-48) « Et entre les deux, il y aura un mur, et, sur al-Arâf seront des gens qui reconnaîtront tout le monde par leurs traits caractéristiques. Et ils crieront aux gens du paradis : « Paix sur vous ! » Ils n’y sont pas entrés bien qu’ ils le souhaitent. Et quand leurs regards seront tournés vers les gens du Feu, ils diront ; « Ô notre Seigneur ! Ne nous mets pas avec le peuple injuste. » Et les gens d'al-Araf, appelant certains hommes de l'Enfer qu'ils reconnaîtront par leurs traits caractéristiques, diront : “Vous n'avez tiré aucun profit de tout ce que vous aviez amassé et de l'orgueil dont vous étiez enflés ! »
Selon l'exégèse du Coran d'Ibn Kathir, c'est le lieu réservé à ceux qui auront le même nombre de bonnes et de mauvaises actions, car ils n'auront pas demandé à Dieu l'absolution de certains de leurs péchés, ou parce qu'ils n'auront pas demandé ou reçu le pardon de certaines personnes. En effet il faut savoir que lors de la pesée des œuvres dans la balance du jour du jugement, les bonnes et les mauvaises actions seront la monnaie d'échange pour légitimement équilibrer la justice dans les torts effectués entre êtres humains : celui qui aura fait un mal à quelqu'un sans recevoir son pardon devra donc le dédommager en lui donnant un certain nombre de bonnes actions, et s'il n'en a plus, il devra récupérer des mauvaises actions de cet offensé. Pardonner tous les soirs à tout le monde et avoir la plus grande attention pour ne pas offenser ou oppresser autrui prend donc tout son sens en sachant cela.
De plus il semble que les personnes tuées injustement transmettent toutes leurs mauvaises actions à leur meurtrier, puisque en revanche il est sûr qu'elles obtiennent le Paradis selon un hadith qui précise que celui qui meurt en défendant sa vie est un martyr. 
Par ailleurs si un homme croyant a une montagne de mauvaises actions après ce jugement universel, mais qu'il lui reste au moins une bonne action, il sera parfois possible qu'en fonction de son destin, il ait la possibilité d'être pardonné par Dieu car parfois l'homme est le produit de son passé, et s'il part en Enfer, ce sera le temps de se purifier avant d'entrer au Paradis puisque selon un hadith tous ceux qui auront eu au moins un atome de foi (donc de bien) dans leur cœur y entreront tôt ou tard.
          En revanche, comme la morale l'inspire, quiconque aura dénié Dieu ne se repentira jamais et l'impureté des péchés de son âme ne pourra être purifiée par le pardon divin. Ainsi sa rétribution sera l'Enfer Éternel, car c'est logiquement la mauvaise demeure finale des impurs, des injustes et des criminels, pour qu'ils soient rétribués par la mal pour leur mal, car comme nous récoltons ce que nous semons, nous ne sommes que ce que nous faisons ou choisissons, le monde n'est tel que ce que nous en faisons, et notre destination après la mort également, à l'image de la valeur de nos actions sur terre influant souvent positivement ou négativement sur notre destinée. Celui qui n'aura donc pas remercié son Seigneur au moins une fois dans sa vie, même pour une simple bouffée d’oxygène, aura une des pires positions le Jour du Jugement. Alors que dire de ceux qui auront lutté contre la cause de Dieu sans se repentir, comme s'ils avaient craché au visage de leur mère.
Dans ce sens, il est évident que la justice condamne le reniement d'un père honnête ou d'une mère affectueuse, alors pour l'être humain imparfait, rejeter son Unique Dieu, Saint, Miséricordieux, Pardonneur, Créateur et Pourvoyeur de la subsistance est également injuste, indigne et condamnable, surtout que rejeter Dieu correspond à rejeter la partie essentielle du bien, surtout dans celui que nous partageons avec nos proches ou aimons dans nos habitudes, puisqu'Il en est à son origine et qu'Il peut le préserver éternellement :
(S51v58-60) « En vérité, c'est Allah qui est le Grand Pourvoyeur, Le Détenteur de la force, l'Inébranlable. Ceux qui ont été injustes auront une part [de tourments]: pareille à celle de leurs compagnons. Malheur donc à ceux qui ont mécru à cause du jour (du jugement) dont ils sont (inévitablement) menacés (par leur nature imparfaite) ! »
(S3v135)« et qui est-ce qui pardonne les péchés sinon Allah ?"
(S5v74) « Ne vont-ils donc pas se repentir à Allah et implorer Son pardon ? Car Allah est Pardonneur et Miséricordieux. »
(S42v25) « Et c'est Lui qui agrée de Ses serviteurs le repentir, pardonne les méfaits et sait ce que vous faites. »
(S29v23) « Et ceux qui ne croient pas aux versets d’Allah et à Sa rencontre désespèrent de Ma miséricorde. Et ceux là auront un châtiment douloureux. »

Aisha rapporte : « J’ai demandé au Prophète (SBDSL) : « ô Messager d'Allah ! Avant la venue de l’islam, Ibn Judan maintenait les liens de parenté et nourrissait les pauvres. Cela lui sera-t-il d’aucune utilité [dans l’au-delà] ? Il dit : « Cela ne lui profitera pas car il n’a jamais dit : « ô Seigneur ! Pardonne-moi mes péchés au Jour de la Rétribution (et il ne pourra donc être purifié). » (Muslim)
(S71v7) « Et chaque fois que je (Noé) les ai appelés pour que Tu leur pardonnes, ils ont mis leurs doigts dans leurs oreilles, se sont enveloppés de leurs vêtements, se sont entêtés et se sont montrés extrêmement orgueilleux. »
(S5v104) «Et quand on leur dit : “Venez vers ce qu'Allah a fait descendre (La Révélation), et vers le Messager”, ils disent : “Il nous suffit de ce sur quoi nous avons trouvé nos ancêtres.” Quoi ! Même si leurs ancêtres ne savaient rien et n'étaient pas sur le bon chemin... ? »
(S7v40/41) « Pour ceux qui traitent de mensonges Nos enseignements et qui s'en écartent par orgueil, les portes du ciel ne leur seront pas ouvertes, et ils n'entreront au Paradis que quand le chameau pénètre dans le chas de l'aiguille. Ainsi rétribuons-Nous les criminels. L'Enfer leur servira de lit et, comme couverture, ils auront des voiles de ténèbres. Ainsi rétribuons-Nous les injustes. »
(S22v8-10) « Or, il y a des gens qui discutent au sujet d’Allah sans aucune science, ni guide, ni livre pour les éclairer, affichant une attitude orgueilleuse pour égarer les gens du sentier d’Allah. A lui l’ignominie ici-bas ; et Nous lui ferons goûter le jour de la Résurrection, le châtiment de la fournaise. Voilà pour ce que tes deux mains ont préparé ! Cependant Allah n’est point injuste envers Ses serviteurs. »
(S19v70) « Puis Nous sommes Le meilleur à savoir ceux qui méritent le plus d'y être brûlés. »
De plus, l'incroyant ne doit surtout pas compter sur l'espoir invraisemblable que Dieu oubliera la morale pour lui pardonner, puisque c'est lui qui a désespéré de Sa miséricorde, et cela plus par respect envers le Seigneur que pour les versets suivants précisant qu'Allah pourrait sortir un jour tous les châtiés de l'Enfer Éternel, probablement pour apaiser tous ceux qui espèrent cette idée et accentuer le fait que tout le reste de la morale est ce qu'il y a de plus important finalement. C'est à dire que même si le Paradis était promis à tout le monde, le but principal serait d'autant plus de se préparer ici bas par des bonnes actions pieuses et sociales à rencontrer dignement Dieu et d'y encourager, avant de Le rencontrer véritablement pour la première fois avec tous les hôtes du Paradis :
(S6v128) « Et le jour (du jugement universel) où Il les rassemblera tous (Dieu dira) : "Ô communauté des djinns, vous avez trop abusé des humains”. Et leurs alliés parmi les humains diront : "Ô notre Seigneur, nous avons profité les uns des autres, et nous avons atteint le terme que Tu avais fixé pour nous.” Il (Dieu) leur dira : “l'Enfer est votre demeure, pour y rester éternellement, sauf si Allah en décide autrement.” Vraiment ton Seigneur est Sage et Omniscient. »
(S11v106/107) « Ceux qui sont damnés seront dans le Feu où ils ont des soupirs et des sanglots. Pour y demeurer éternellement tant que dureront les cieux et la terre - à moins que ton Seigneur décide autrement - car ton Seigneur fait absolument tout ce qu'Il veut. »
 
Or un autre verset semblant être le contraire du précédent précise la même chose des gens du Paradis :
(S11v108) « Et quant aux bienheureux, ils seront au Paradis, pour y demeurer éternellement tant que dureront les cieux et la terre - à moins que ton Seigneur n'en décide autrement - c'est là un don qui n'est jamais interrompu. » 
Cependant le fait que Dieu dise que les hôtes du Paradis n'y resteront peut être pas éternellement montre plutôt qu'Il est Très Noble par choix alors qu'Il pourrait tendre à être seulement dans la perfection de la justice en rendant une période paradisiaque éphémère pour la valeur éphémère de notre vie terrestre, mais cela montre aussi qu'Il est clairement au-dessus de la morale et qu'il faut L'invoquer grandement pour qu'Il conserve Ses décisions miséricordieuses par excellence dont du Paradis éternel et en sachant que moralement même une seule créature dévouée, aimante, pieuse, bienveillante ou sensible pourrait Le convaincre dans ce sens comme semblent le suggérer divers enseignements religieux.
          Pour continuer ce chapitre, il faut préciser que lorsque l'homme a reconnu Dieu au cours de l'attestation de foi, ses œuvres deviennent toutes positives puisqu'elles lui ont apporté la réflexion amenant à trouver la source de la sagesse, la compréhension du repentir et l'intention de pratiquer la piété, surtout que selon un hadith l'innocence liée à l'ignorance de la foi est valable jusqu'à 60 ans. Son compteur de mauvaises actions retourne donc à zéro, car le but indispensable de l'être humain est de découvrir Dieu, quelles que soient ses expériences, afin de se soumettre dignement à Lui dans la reconnaissance puis la repentance, les bonnes actions et la dignité de la pratique religieuse. Au cours de sa nouvelle vie de croyant, des actes particuliers comme les prières obligatoires, le pèlerinage ou les cercles d'enseignements pourront lui effacer les nouveaux petits péchés conscients et inconscients qu'il commettra alors que les grands nécessites les conditions du repentir expliquer plus bas ou le pardon de la personne offensée.
          A ce sujet, un verset et un hadith montrent que l'absolution divine ne fait pas qu'effacer les mauvaises actions et leurs moments, car le fait de se repentir permet de les transformer en bonnes comme une correction transforme une erreur, et ainsi de nous sanctifier puisque tout notre temps devient entièrement purifié :
(S25v70) « sauf celui qui se repent, croit et accompli une bonne œuvre ; ceux là Allah changera leur mauvaises actions en bonnes, et Allah est Pardonneur et Miséricordieux »
On a rapporté que Ali Ibn Abi Talib (SDP) a dit : « L'Envoyé de Dieu (SBDSL) a dit : « Quand viendra le Jour du Jugement, Dieu restera seul avec le croyant. Il lui détaillera ses péchés un par un, puis Il lui pardonnera. Personne ne sera cela, même un ange rapproché, même un Prophète. Dieu ne dévoilera pas les péchés qu'ils détesteront connaître. Il dira aux péchés : « Soyez des bonnes oeuvres. »
En effet reconnaître humblement son imperfection et ses fautes lors d'un digne repentir peut être considéré comme un bien honorable de rattrapage, et donc comme une transformation des mauvaises actions en bonnes. Par cette règle les êtres humains croyants peuvent donc véritablement obtenir la sainte perfection de leurs pieuses occupations en se repentant à leurs fins, surtout si comme pour le Prophète (SBDSL), Dieu leur a pardonné par avance leur fautes passées et futures avant qu'ils ne naissent quand ils parviennent à suivre sa tradition, car elles peuvent être définies comme cause de bien, en étant considérées comme source de sagesse par la grâce divine comme l'a été le premier d'Adam, en particulier pour le repentir et comme le prouve l'innocence de l’enfance dont les erreurs nous apprennent tant. Il faut noter que par miséricorde divine avant de se coucher le soir, le croyant a encore la possibilité de se faire pardonner pour purifier ses petits péchés de l'ensemble de sa journée, de même automatiquement à chaque prière du Vendredi pour la semaine passée, et à chaque Ramadan pour l'année passée :
Le Messager d'Allah (SBDSL) a dit : « Au nom d'Allah, je demande pardon à Allah et me repens au cours d'une journée plus de 70 fois ». (Al Boukhari n°6307)
Selon Abou Hourayra (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Les péchés commis d'une salat quotidienne à l'autre, d'une prière du vendredi à l'autre, de même que d'un mois de ramadan à un autre s'effacent [grâce à ces actes d'adoration], à condition de s'éloigner des péchés capitaux. »
En fait la sainteté humaine d'une journée d'adoration permanente liée à la repentance pour la purifier totalement et donc la parfaire, peut être comparée au déroulement d'un examen écrit mathématique réussit parfaitement,
 car tout au long du devoir le candidat complète les exercices, puis prend un certain temps pour se relire et pour corriger ses erreurs, avant de rendre une copie méritant la note la plus élevé, à l'inverse des anges parfaits qui ressembleraient plus à une calculatrice infaillible. C'est une sorte de sainteté rétroactive, sauf donc si Dieu pardonne par avance l'ensemble de la vie pieuse des croyants comme vu ci-dessus pour le Prophète (SBDSL), car dans ce cas, il s'agit d'une sainteté permanente du présent correspondant à du temps angélique uniquement possible par la miséricorde d'Allah :
Abou Mousa (SDP) rapporte : Le Prophète (SBDSL) invoquait Dieu en ces termes : «Seigneur, pardonne-moi mes fautes, mon ignorance, et mes transgressions en toute circonstance et ce que Tu sais de moi mieux que moi-même. Seigneur, pardonne-moi mes fautes passées et à venir, ce que je fais en secret et ouvertement, et ce que Tu sais de moi mieux que moi-même. Tu es Celui qui avance tout et retarde tout et Tu es Omnipotent. » (Boukhari et Mouslim)
En islam afin de se faire pardonné ses petits péchés futurs, il existe aussi une prière particulière qui doit être effectuée avec sincérité pour qu'elle soit validée. Or comme il a déjà été vu la sainte perfection de nobles occupations humaines ne peut être qu'obtenue par l'intention d'agir au nom de Dieu, en imitant le comportement prophétique et en se repentant à la fin, et pour aller encore plus dans le sens de la perfection immédiate en demandant pardon par avance au début, donc avec les invocations suivantes dans l'ordre : « pardon » (pour terminer l'occupation précédente), puis en suivant, « Je cherche refuge auprès de Dieu contre Satan, Au nom de Dieu, pardon » (par avance au début de la nouvelle occupation). Ces dernières analyses sur la possible sainteté du présent semblent donc correctes.
En fait, il faut comprendre qu'en restant en permanence dans l'adoration par des invocations quotidiennes, l'être humain peut ainsi être constamment considéré dans une occupation noble et ses fautes involontaires dans cette noblesse ne peuvent donc être considérées mauvaises, comme si un bénévole faisait involontairement une erreur en donnant le dessert avant l'entrée à une personne affamée, et d'autant plus avec le repentir. Ainsi il est clair que le temps de vie dans l'adoration demeure dans la sainteté, et que la vie d'adoration permanente du Prophète (SBDSL) est donc sainte, et par conséquent son esprit aussi.
          Suite à tout ce qui vient d'être évoqué, il faut bien distinguer les péchés mineurs des majeurs pour les éviter prudemment
, car ces derniers empêchent l'épanouissement spirituel, et distinguer les péchés envers soi-même des péchés envers autrui, car ces derniers nécessitent donc la demande de pardon et le rétablissement de la justice envers l'offensé. (voir V, A, 2, a, a1) :
D'après AbdAllah ibn Amar ibn Al Ass (SDP), Le Prophète (SBDSL) a dit : « Les péchés capitaux sont :  le polythéisme, la désobéissance aux parents, le suicide et le faux serment prémédité. » (Al-Boukhari)
D'après Abou Hourayra (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Evitez les sept (grandes) turpitudes ! ». - « Quelles sont-elles, ô Envoyé d'Allah? », demandèrent les fidèles. - « Ce sont, répondit-il, le polythéisme, la magie (sorcellerie), le meurtre qu'Allah a interdit sauf à bon droit, l'usurpation des biens de l'orphelin, l'usure, la fuite du front au jour du djihad, et la fausse accusation (de fornication) des femmes vertueuses, chastes et Croyantes ». (Abou Hounaynan)
          Par ailleurs selon deux enseignements, il faut savoir que les êtres humains, n'ayant pas eu la possibilité d'accéder au message divin au cours de leur vie, auront :
-Soit une ultime épreuve au moment de la mort pour attester de l'unicité divine puisqu'un
enseignement explique :
Au moment de la mort l'âme du mourant est brûlante
et il est donc assoiffé. Alors Satan se présente avec un verre d'eau et dit : « si tu veux boire, dis que Dieu n’a pas créé la terre », et si ce mourant le repousse, il devient un croyant sincère ».
-Soit (ou et) une ultime épreuve après la résurrection puisqu'un autre enseignement rapporte que celui qui n'aura rien entendu sur l'islam, ni sur le Prophète (SBDSL) et n'aura donc pas reçu l'appel de façon appropriée, Allah ne le châtiera pas au moment de sa mort s'il meurt mécréant, car Allah caché derrière un voile le soumettra à une épreuve le jour du jugement universel : s'il obéit il entrera au Paradis et s'il désobéit il entrera en Enfer. La preuve en réside dans le hadith rapporté par Al-Aswad Ibn Saria selon lequel le Prophète d'Allah (SBDSL) a dit :
« Quatre personnes protesteront au jour de la Résurrection : un homme sourd qui n'entend rien, un homme sot, un vieillard finissant, et un homme qui est mort dans une période de rupture (du message divin). Quant au sourd, il dira : mon Maître, l'Islam m’est parvenu mais je n'entendais rien. Quant au sot, il dira : mon Maître, l'Islam m’est parvenu alors que les enfants me jetaient des crottins. Quant au vieillard, il dira : mon Maître, l'Islam m’est parvenu alors que je ne saisissais plus rien. Quant à celui qui est mort dans une période de rupture (du message divin), il dira : mon Maître, aucun de tes messagers ne s'est adressé à moi. Allah prendra alors leur engagement de Lui obéir et enverra quelqu'un leur dire : entrez dans le feu… Puis le Prophète (SBDSL) poursuit : « Par Celui qui tient l'âme de Muhammad en Sa main, s'ils y entraient il deviendrait pour eux paix et fraîcheur. »
Une autre version dit : " Quiconque y entre y trouve paix et fraîcheur, et quiconque refuse d'y entrer y sera attiré (vers un feu réel)". » (rapporté par l'imam Ahmad et Ibn Hibban)
          En revanche pour l'être humain qui n'aura pas reconnu Dieu malgré sa rencontre avec le message divin, toutes ses actions deviendront mauvaises. En effet, les seules véritables bonnes actions sont celles effectuées pour le Seigneur, puisque n'étant possibles que par Sa puissance créatrice, elles doivent légitimement être accomplies en Lui rendant hommage, mais aussi pour qu’elles soient dépourvues d’orgueil, d’ostentation ou de bas intérêts afin d'établir leur pureté, et surtout car le partage de la bienfaisance est l'intention divine première pour la création :
(S3v117) « Ce qu'ils dépensent dans la vie présente ressemble à un vent glacial qui s'abat sur un champ appartenant à des gens qui se sont lésés eux-mêmes, et le détruit. Car ce n'est pas Allah qui leur cause du mal, mais ils se font du mal à eux-mêmes. »
(S14v18) « Les oeuvres de ceux qui ont mécru en leur Seigneur sont comparables à de la cendre violemment frappée par le vent, dans un jour de tempête. ils ne tireront aucun profit de ce qu'ils ont acquis. C'est cela l'égarement profond. »
(S24v39) « Quant à ceux qui ont mécru, leurs actions sont comme un mirage dans une plaine désertique que l'assoiffé prend pour de l'eau. Puis quand il y arrive, il s'aperçoit que ce n'était rien; mais y trouve Allah qui lui règle son compte en entier, car Allah est prompt à compter. »
(S24v40) « [Les actions des mécréants] sont encore semblables à des ténèbres sur une mer profonde : des vagues la recouvrent, [vagues] au dessus desquelles s'élèvent [d'autres] vagues, sur lesquelles il y a [d'épais] nuages. Ténèbres [entassées] les unes au-dessus des autres. Quand quelqu'un étend la main, il ne la distingue presque pas. Celui qu'Allah prive de lumière n'a aucune lumière. »
(S25v21-24) « Et ceux qui n’espèrent pas Nous rencontrer disent : « Si seulement on avait fait descendre sur nous des Anges ou si nous pouvions voir notre Seigneur ! » En effet, ils se sont enflés d’orgueil en eux-mêmes, et ont dépassé les limites. Le jour où ils verront les anges, ce ne sera pas pour une bonne nouvelle, ce jour-là, pour les injustes, ils (les anges) diront : « Barrage totalement défendu (vers le Paradis) ! » Nous avons considéré l’œuvre qu’ils ont accomplie et Nous l’avons réduite en poussière éparpillée. Les gens du Paradis, seront ce jour-là, en une meilleure demeure et au plus beau lieu de repos. »
(S11v15/16) « Ceux qui veulent la vie présente avec sa parure, Nous les rétribuerons exactement selon leurs actions sur terre, sans que rien leur en soit diminué. Ceux-là qui n'ont rien, dans l'au-delà, que le Feu. Ceux qu'ils auront fait ici-bas sera un échec, et sera vain ce qu'ils auront œuvré. »
(S18v105) « Ceux-là qui ont nié les signes de leur Seigneur, ainsi que Sa rencontre. Leurs actions sont donc vaines”. Nous ne leur assignerons pas de poids au Jour de la Résurrection. »
          Le plus affligeant pour les incroyants le jour du jugement est qu'ils reconnaîtront l'irréprochable sagesse divine et leur terrible erreur immense, en ressentant une suprême répugnance envers eux-mêmes, décuplée par la supériorité de celle de Dieu à leur égard :
(S40v10) « A ceux qui n'auront pas cru on proclamera (le jour du jugement) : “l'aversion d'Allah [envers vous] est plus grande que votre aversion envers vous-mêmes, parce que vous étiez appelés à la foi et que vous persistiez dans la mécréance. »
Ceux qui refusent de croire en Dieu avec un haussement d'épaules sont donc à des années lumières de réaliser la conséquence de leur acte, et les incroyants qui auront vu des hommes se prosterner dans la direction ordonnée par Dieu auront à répondre de leurs réactions face à cette image.
         
Le Paradis Éternel étant l’espoir le plus merveilleux afin d'agréablement inciter les hommes vers le bien, puisqu'il s'y trouve de sublimes récompenses pour les nobles œuvres, les pieux efforts et les valeureux sacrifices ayant propagés la dignité, il détient un revers juste de la médaille : la crainte de l'Enfer où règnent toutes sortes de terribles supplices éternels, car la morale de l'avertissement du plus grand châtiment détient sagement des raisons logiques :
-représenter de même que les châtiments corporels religieux la gravité du mal, comme le Paradis représente la magnificence du bien
-dissuader donc les hommes de mal agir par cette représentation terrible de la valeur très nocive du mal, surtout vu la corruption répandue existante même avec cette menace
-prévenir les hommes que cette demeure sera inévitablement leur destination finale à cause de leur nature imparfaite s'il ne demande pas l'absolution divine pour leur péchés
-menacer les infidèles pour leur injustice

-rétribuer justement les criminels, pour des actes abjects commis parfois envers des populations entières. Il faut noter que les auteurs de ces crimes n'auraient pas assez d'une vie pour payer leurs fautes
-exhorter les croyants à plus de pieux efforts, de crainte, de politesse, de prudence, de repentir et d'humilité, tout en intensifiant leur sensibilité, leur foi, leur pudeur et donc la profondeur de leur cœur. En effet, l'espoir du Paradis apporte de la joie enfantine dans la foi du cœur et la crainte de l'Enfer apporte de la maturité sérieuse dans la foi du cœur.
-inciter les gens à éviter certaines actions telle le suicide normalement rétribuable d'Enfer, car Dieu sera évidemment quand même miséricordieux pour certains en particulier pour ceux ayant des circonstances atténuantes
-montrer l'immense puissance de Dieu.
          Ainsi la menace de l'Enfer cherche à assagir l'homme, car comme le vaccin préserve de la maladie, la foi en cette possible rétribution préserve généralement des actes ignobles. En effet, il y aura forcément une différence entre un être qui vivra sans l'idée d'un jugement universel et un homme qui voudra se réformer à cause de sa foi en ce jour
capital. 
          Dans ce sens, il est évident que la morale n'a de valeur que si un jour de la rétribution existe, car si l'on croit qu'au moment de la mort l'esprit humain retourne au néant, la morale n'a aucun intérêt. Les expressions « sans foi ni loi » et « pas vu pas pris » confirment parfaitement cette analyse, 
comme les deux interrogations suivantes du célèbre avocat et homme politique du 18ème siècle Maximilien de Robespierre montrant que la foi devrait presque être obligatoire : « L’idée (à l'homme) de son néant lui inspirera-t-elle des sentiments plus purs et plus élevés que celle de son immortalité ? Lui inspirera-t-elle plus de respect pour ses semblables et pour lui-même, plus de dévouement pour la patrie, plus d’audace à braver la tyrannie, plus de mépris pour la mort ou pour la volupté (que le foi en Dieu) ? »  Ainsi il proposa une laïcité modérée préservant la reconnaissance de l'Etre Suprême et valorisant toute idéologie allant dans ce sens, c'est à dire cherchant l'amélioration des valeurs familiales et sociales, des valeurs naturelles et des valeurs monothéistes s'y rattachant, et donc l'amélioration de la vie en général. A notre époque d'un certain point de vue de progression face à la laïcité libérale (type protestante) et non de régression comme à l'époque de Robespierre ayant commencé l'effacement du catholicisme charitable, cette idée de Robespierre peut être considérée comme utile. Surtout que la laïcité actuelle, étant devenue une nouvelle théocratie qui proclame une liberté sans limite, sans transcendance et donc sans Dieu dans une sorte de chaos, profite aux plus vils appétits. Il faut noter qu'il suffit au peuple français de vouloir cette laïcité modérée pour retrouver les racines monothéistes de la France, du grand respect pour autrui et un air de liberté religieuse pour chacun. Surtout qu'il est temps que l'humanité apprennent sérieusement de ses graves erreurs comme les tueries pour définitivement ne plus les reproduire à travers la simplicité de la justice, de la compassion et de l'empathie, et même s'il s'agit de personnes irréligieuses puisque les barbares n'existent plus. En effet, cette laïcité doit amener à éviter les provocations énervantes ou des critiques déplacées de personnes impudiques contre la pudeur des croyants ou des croyants pudiques contre l'impudeur de certains.
          L'Enfer étant donc une réalité, les difficultés à comprendre le sens de certains châtiments tels que la lapidation pour un adultère constaté par quatre témoins, châtiment se trouvant également dans la Bible, et la main coupée, sauf pour des personnes affamées, faisant suite à un vol, deviennent moins compliquées dans une époque où les valeurs se perdent : voir vidéo de Riles du 18 janvier 2016 : « Résistance du bon sens en milieu libéral-libertaire » à : www.egaliteetreconciliation.fr/Resistance-du-bon-sens-en-milieu-liberal-libertaire-37318.html 
Pour éviter de rentrer dans les détails, l'essentiel est de savoir que ces châtiments sont causes de pardon divin pour les croyants, et que Dieu ne cherche qu'à montrer l'immense gravité de ces péchés et des lois irréligieuses, pouvant complètement briser des cœurs, des familles, des vies, des pays et des civilisations. En effet, avec l'apparition du SIDA, des sauvegardes informatiques, des véhicules permettant de traverser les déserts, et de banques d'affaires ou de corrompus qui déstabilisent gravement l'équité et la liberté vitales du marché économique puisque même des matières premières alimentaires au niveau mondial et national en détruisant des peuples, la gravité de ces péchés devient évidente, surtout si leurs sanctions deviennent dangereusement laxistes.

C'est pourquoi au niveau des règles de la sexualité en islam, il est logique que l'auteur d'un viol d'autant plus d'un enfant soit également condamné à cette peine capitale de lapidation, surtout qu'à l'époque de la révélation, ce péché était considéré comme très grave dans toutes les régions du monde. Or qu'est-ce que l'adultère, sinon un viol de la confiance, de l'amour, de l'honneur et du cœur du conjoint, pouvant en plus donner naissance à un enfant et une descendance vivant dans le déshonneur, aussi gravement que si quelqu'un volait un bébé à la maternité juste après sa naissance.
Il faut noter qu'il n'y eut que trois cas de lapidation au temps du Prophète (SBDSL), dont un était pour viol et un autre par choix personnel de repentir, et que le plus petit taux de vols au monde, démontrant la supériorité de la règle de la main coupée à ce sujet, est celui
de l'Arabie Saoudite qui pratique la loi islamique. Or un enseignement explique que les grand péchés nécessitent le repentir pour être pardonné, plus la restitution de l'objet en cas de vol, donc le plus souvent leurs châtiments sont évitables sauf s'ils ont été la cause de problèmes graves pour autrui devant être jugés ou si le personne coupable a la volonté de subir le châtiment terrestre par crainte de sa possible mauvaise rétribution dans l'au-delà, bien que le repentir soit clairement fait pour cela.
Par rapport à la lapidation, il est également important de préciser que les quatre témoins oculaires doivent être d'une grande fiabilité pour pouvoir condamné une homme et une femme ayant eu des rapports illégitimes. Or dans le Coran, l'espionnage est formellement interdit. Par conséquent pour démontrer l'aspect surtout dissuasif de cette loi divine prouvant l'aspect avant tout miséricordieux du Coran, telle l'évidente persuasion de paix liée à l'arme nucléaire, il faut comprendre qu'il est pratiquement impossible de prouver que deux personnes ont eu des relations coupables à moins que ce couple illégitime n'ait eu ce type de rapport en pleine place publique. D'ailleurs dans la Bible [Jean 8-6/7] Jésus (paix sur lui) montre son aspect surtout dissuasif : « Ils (les rabbins) disaient cela (une femme adultérine méritant la lapidation) pour l'éprouver (Jésus), afin de pouvoir l'accuser (de ne pas reconnaître le châtiment de la lapidation pour adultère). Mais Jésus, s'étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre. Comme ils continuaient à l'interroger, il se releva et leur dit : Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle. Et s'étant de nouveau baissé, il écrivait sur la terre… »
Ainsi il faut avoir une vision christique (ou miséricordieuse) du Coran puisque Mouhamed (SBDSL) a déclaré suivre Jésus (paix sur lui).
En fait pour avoir un véritable cœur pur, dans cet autre passage en rappelant l'esprit de la lettre, Jésus montre qu'il faut penser avant tout comment toute femme entre au Paradis : [Matthieu 5.27-30] « Vous avez entendu qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère. Mais moi je vous dis : Quiconque regarde une femme pour la convoiter (sans intention de mariage) a déjà commis l'adultère avec elle dans son cœur. Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi. Car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe la et jette la loin de toi, car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne. » 
          De plus notre destination étant l'Enfer si notre mort arrive au cours d'un de ces péchés et le Créateur voulant évidemment notre bien, ces dures punitions religieuses nous incitent donc à s'en écarter définitivement, mais aussi pour éviter un possible grand problème terrestre ou une perte morale dans la sensibilité de notre cœur. Ainsi toutes les bienfaisantes règles religieuses prouvent donc que le Seigneur est incontestablement Tout et Très Miséricordieux, et qu'il ne faut surtout pas tomber dans la catégorie de gens citée par Dieu qui ne reconnaissent pas comme juste l'intégralité du Coran :
(ExtS2v85) « Croyez-vous donc en une partie du Livre et rejetez-vous le reste ? Ceux d'entre vous qui agissent de la sorte ne méritent que l'ignominie dans cette vie, et au Jour de la Résurrection ils seront refoulés au plus dur châtiment, et Allah n'est pas inattentif à ce que vous faites. »
 
Cependant l’islam s’est répandu progressivement, en tenant compte de la mentalité des sociétés, et n’a pas commencé en appliquant des lois punitives. C'est à dire qu'il a d'abord conquis les cœurs pour que les croyants reconnaissent sincèrement la suprême sagesse de Dieu, puis les lois les plus dures sont logiquement devenues respectables, applicables et naturelles, tout en apportant le caractère raisonnable de l'islam, puisque la barbarie spirituelle ou physique ne peut être rétribuée que par la barbarie physique représentant souvent symboliquement la valeur du péché ici-bas ou dans l'au-delà, surtout pour préserver la sécurité dans une société et faire comprendre la gravité de ces fautes à certains criminels indifférents à leurs péchés ou à la prison comme le prouvent les statistiques actuelles sur la récidive en France. D'ailleurs dans ce sens patient et raisonnable avant d'appliquer les lois coraniques les plus dures, il faut savoir que la divine interdiction définitive de l'alcool s'est passée en plusieurs étapes. En effet, le Seigneur a d'abord reconnu de manière compréhensible son aspect enivrant, puis a interdit d'approcher de la prière en état d'ivresse, et enfin cette loi a été abrogée par l'interdiction définitive. Ainsi cet exemple simple prouve clairement que dans des contextes particuliers, l'application de certaines lois ne peut se faire que progressivement pour suivre le véritable chemin de la sagesse et convaincre la majorité des gens de leur origine divine. De plus il peut être rappelé que pour connaître la mauvaise valeur d'une chose, il faut montrer dans ses mauvais conséquences les souffrances possibles, comme boire de l’alcool peut provoquer des accidents. Alors voler un objet sentimental peut déjà être cause de main coupée par un propriétaire armé et affolé s'il s'en rend compte en flagrant délit.
Par conséquent les châtiments corporels ne peuvent logiquement pas être imposés au peuple tant qu'il n'a pas augmenté sa piété et élu à l'unanimité par la dévolution un calife pour diriger l'état avec toutes les règles divines comme il sera vu dans le chapitre II. A ce sujet il faut reconnaître que la prison à vie tout de même cruelle et très coûteuse est compréhensible plutôt que la peine de mort quand un pays en a les moyens financiers, en particulier donc sans Califat unanimement reconnu, mais la loi divine demeure irréprochable, car comme il sera vu plus bas, dans certains cas, diverses punitions plus ou moins sévères ou violentes existent, sauf lors de tirs de défense en cas d'intervention policière devant quand même essayer de viser des parties non vitales uniquement quand c'est facilement possible et sans danger pour les innocents. Ainsi les châtiments corporels sont donc de loin les dernières lois à mettre en place dans un califat, voire à ne pas être mises en œuvre en les remplaçant donc par de l'exil, des compensations financières ou de la prison, sauf peut être pour la peine de mort concernant les meurtres ou viols en particulier d'enfants surtout en cas de récidive, mais sans oublier au moins de rappeler au condamné la gravité de son grand péché en précisant la punition corporelle coranique que son acte méritait normalement en rétribution. 
Cela montre donc que le meilleur moyen d'améliorer la société comme à l'époque du Prophète (SBDSL), c'est d'abord de transformer les mentalités par l’excellence du comportement et la prédication pacifique vers la pratique religieuse. En effet, si une loi interdisait soudainement l'alcool en France par la force, sa production continuerait certainement puisque les gens ne s'étant pas encore réformé eux-mêmes, ils continueraient probablement d'en acheter au marché noir comme à l'époque de la prohibition aux États-Unis, et les problèmes de santé ou de comportement liés à sa consommation existeraient encore. Alors que même si une loi gouvernementale autorise la vente d'alcool, lorsque les gens changent leur comportement eux-mêmes en comprenant la grandeur agréable de se réformer vers la noblesse de la piété dont l’interdiction d'alcool fait partie, la production d'alcool cesserait automatiquement puisque les producteurs iraient à la faillite, prouvant ainsi que le peuple peut être le pouvoir :
(S13v11) « En vérité, Allah ne modifie point l'état d'un peuple (par un chef sage apparaissant par exemple), tant que les [individus qui le composent] ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes. (prouvant ainsi que la société ne s'améliore pas par le haut de la pyramide sociale ou la force) »