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V) L'homme

          L'homme est la dernière créature créée par Dieu dont toutes les autres dépendent, car c'est particulièrement à travers sa création que Le Seigneur montre une grande partie de Ses attributs et démontre le sens suprême de Son ennoblissement maximal vers la sainteté et jusqu'à la miséricorde par excellence, comme le prouve un enseignement précisant que tout existe uniquement en rapport avec le Prophète Mouhamed (SBDSL) puisque correspondant à l'ennoblissement maximal des hommes et donc de toute la création. En effet le digne objectif principal de cet ultime prophète est d'atteindre une pieuse droiture permanente similaire à la sainteté innée des anges et à l'ennoblissement maximal du Créateur.
Après avoir créé l'âme au ciel, le corps dans le ventre maternel, et avant d’autoriser l’assouvissement extrême des passions physiques et matérielles au Paradis, notre Seigneur a donc noblement décidé de nous transmettre prioritairement au cours de la vie terrestre la valeur suprême que sont les qualités morales puisque à l'origine de toutes Ses décisions toujours irréprochables dont le Paradis éternel.
Dans ce sens démontrant l'ennoblissement lié la nature humaine, il faut rappeler que l'apprentissage de l'existence pour l'être humain se passe en plusieurs étapes après sa naissance : il doit d'abord découvrir sa dépendance liée à sa respiration et à son besoin de se nourrir, puis apprendre à marcher, être propre, parler, s'habiller, prendre la valeur de son corps et de la vie, respecter ses parents et la morale, vivre honorablement en société, étudier les sciences, devenir indépendant et obtenir une famille tout en pratiquant obligatoirement la religion dès ses dix ans. Les anges ayant pour seul but les œuvres cultuelles et les hommes ayant le même objectif mais avec des occupations supplémentaires de subsistance pouvant les dévier si elles deviennent des passions, ces deux catégories de créatures n’ont pas les mêmes degrés de pieux effort et donc de récompenses. En effet, alors que les anges saints n'ont pas d’autres besoins hormis le déterminisme de la vénération, le libre arbitre de l'être humain doit pieusement se nourrir, se laver, s’habiller, travailler, obtenir une demeure, se marier, avoir des enfants, faire du sport, acquérir raisonnablement des biens matériels, être au service de sa famille et des faibles, s'occuper des affaires de ce monde et réserver le reste de son temps-libre pour se consacrer aux œuvres cultuelles envers son Seigneur :
(S94v5-8) « A côté de la difficulté est, certes, une facilité ! A côté de la difficulté est, certes, une facilité ! Quand tu te libères (de tes occupations nécessaires), donc, lève-toi, et à ton Seigneur aspire. »
Dans notre univers tout se transforme, alors pourquoi notre âme imparfaite ne voudrait pas se transformer en sainteté grâce aux anoblissants enseignements religieux ? 
          
  L'être humain doit donc chercher à adorer Dieu au mieux en ennoblissant et donc purifiant différents secteurs :  
-son cœur et son esprit par le rappel de Dieu, la pratique religieuse, la conservation des cinq sens dans le licite, le bon caractère et les sages sciences utiles

-son temps par les invocations
-ses besoins quotidiens par le comportement prophétique
-l'extérieur de son corps par les ablutions, les habits traditionnels (ou amples) et l'hygiène prophétique
-l'intérieur de son corps et sa subsistance par le jeûne du lundi et du jeudi ou au moins du ramadan, et les aliments licites

-sa respiration et son apparence physique par l'air pur, le sport et l'équilibre alimentaire
-son odeur par le parfum
-ses biens par l'aumône ou au moins l'impôt social religieux
-l'ambiance avec le nettoyage et le rangement
-ses relations sociales par l'honnêteté, la courtoisie, la prédication et les lois divines.
(S87v14) « Réussit, certes, celui qui se purifie, et se rappelle le nom de son Seigneur, puis célèbre la Salat. »
          Lorsque l'être humain parvient progressivement et donc doucement et donc facilement à cumuler toutes ces traditions religieuses, il doit comprendre qu'il évolue dans un bloc maximal de pureté lumineuse et donc dans un temps bonus maximal (comme dans un jeu vidéo ou de société) et donc dans un ennoblissement maximal, et donc dans une dignité maximale, et donc dans une plénitude satisfaisante maximale.
Les quatre derniers versets suivants peuvent donc être également adressés avec subtilité aux croyants et pas seulement comme avertissement aux infidèles. En effet, « jeu et amusement » peut signifier de devoir gagner le maximum de points de dignité pour gagner la partie de la vie, certes dangereuse par la menace de l'Enfer pour les criminels et infidèles, mais si grande, sublime et excellente, et donc divine pour les pieux puisque par la victoire de l'âme vers le spirituel plutôt que le bestial, signifie la victoire du bon chemin sur le mauvais chemin à l'image de Dieu :
(ExtS6v70) « Laisse ceux qui prennent leur religion pour jeu et amusement, et qui sont séduits par la vie sur terre. »
(ExtS57v20) « Sachez que la vie présente n’est que jeu, amusement, vaine parure, une course à l’orgueil entre vous et une rivalité dans l’acquisition des richesses et des enfants. »
(S6v32) « La présente vie n'est que jeu et amusement. La demeure dans l'au-delà sera meilleure pour ceux qui sont pieux. Eh bien, ne comprenez-vous pas ? »
(S29v64) « Cette vie d’ici-bas n’est qu’amusement et jeu. La demeure de l’au-delà est assurément la vraie vie. S’ils savaient ! »
(S5v48) «  Et sur toi (Mouhamed) Nous avons fait descendre le Livre avec la vérité pour confirmer le Livre qui était avant lui et pour prévaloir sur lui. Juge donc parmi eux d’après ce qu’Allah a fait descendre. Ne suis pas leurs passions, loin de la vérité qui t’est venue. A chacun de vous Nous avons assigné une législation et un plan à suivre. Si Allah avait voulu, certes Il aurait fait de vous tous une seule communauté. Mais Il veut vous éprouver en ce qu’Il vous donne. Concurrencez donc dans les bonnes œuvres (et en vous y entraidant quand c'est possible). C’est vers Allah qu’est votre retour à tous ; alors Il vous informera de ce en quoi vous divergiez. »
(S5v2) « Entraidez-vous (généreusement) dans l'accomplissement des bonnes oeuvres et de la piété »

En effet, il s'agit de suivre l'ensemble des règles islamiques menant à utiliser pieusement, et donc de façon optimale par l'imitation du comportement prophétique, et donc avec une dignité maximale, tous les biens que Dieu nous a attribué : corps, esprit, famille, argent, biens, temps... :  
(S2v2-3) « C'est le Livre au sujet duquel il n'y a aucun doute, c'est un guide pour les pieux qui croient à l'invisible et accomplissent la Salat et dépensent [dans l'obéissance à Allah], de ce que Nous leur avons attribué. » 
Ext hadith :
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Rapprochez-vous de la perfection (ensemble de la tradition prophétique), rectifiez continuellement votre conduite »
(S33v21) « En effet, vous avez dans le Messager d'Allah un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment. »

Par conséquent l'islam libère la raison en l'invitant vers l'ennoblissement maximal. Il élève le rang de la science et de ceux qui la détiennent. Il invite par la dignité d'un cadre légal à l'épanouissement de chacun et chacune dans tous les éléments composant son être, toutes les relations composant sa vie et toutes les fonctions composant son corps. Il enseigne de prendre dans chaque chose le bon et l'utile, mais en interdisant certaines de ces choses lorsque leur mal est supérieur à leur utilité : 
(S2v219) "- Ils t'interrogent sur le vin et les jeux de hasard. Dis : “Dans les deux il y a un grand péché et quelques avantages pour les gens; mais dans les deux, le péché est plus grand que l'utilité”. Et ils t'interrogent : “Que doit-on dépenser (en charité) ? ” Dis : “ L'excédent de vos biens.” Ainsi, Allah vous explique Ses versets afin que vous méditiez." 
(S2v216)« Le combat (pour défendre la religion) vous a été prescrit alors qu’il vous est désagréable. Or, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose alors qu’elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle vous est mauvaise. C’est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas. »
Cette religion
proclame donc logiquement que la sagesse est le but suprême du croyant quelques soient les épreuves et les lieux où il la trouve :
(S2v269) "Il donne la sagesse à qui Il veut. Et celui à qui la sagesse est donnée, vraiment, c'est un bien immense (incomparable) qui lui est donné. Mais les doués d'intelligence seulement s'en souviennent."
 
Or pour y parvenir, l'être humain doit absolument découvrir Dieu afin de reconnaître que l'âme et le corps sont des locations qui devront rendre compte de leurs actes :
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Aucun serviteur ne sortira
du lieu du grand rassemblement avant que ne lui soit demandé à quoi il a consacré sa vie, ce qu'il a fait de sa science, comment il a acquis ses biens, où est-ce qu'il les a dépensé, et à quoi il a usé son corps. » (Mouslim)
Selon Abou Dharr (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : «Chacun de vous, à son réveil le matin, est redevable d'une aumône pour chacun de ses organes qu'il trouve en bonne santé. Chaque fois qu'on dit «Soubhànallàh» (gloire et pureté à Dieu) c'est une aumône. Chaque fois qu'on dit «Alhamdou lillàh» (la louange est à Dieu), c'est une aumône. Chaque fois qu'on dit «la ilah illallâh» (il n'y a de dieu que Dieu), c'est une aumône. Chaque fois qu'on dit «Allàhou akbar» (Dieu est plus grand), c'est une aumône. Chaque fois qu'on exhorte à une bonne action, c'est une aumône. Chaque fois qu'on détourne d'une mauvaise action, c'est une aumône. De même que deux unités de prière faites au Doha suffisent à s'acquitter de toutes ces aumônes». (Mouslim)
Selon Abou Hourayra , le Messager de Dieu a dit : « L'homme, pour chacune de ses articulations, doit verser l'aumône chaque jour où le soleil se lève. Pratiquer l'équité entre deux personnes est une aumône. Aider un homme à enfourcher sa monture ou à lui hisser ses bagages est une aumône. Dire une bonne parole est une aumône et tout pas effectué vers un [lieu] de prière est une aumône. Enfin, écarter ce qui gêne la voie est également une aumône ».
          Pour s'ennoblir complètement une fois qu'il a reconnu cette vérité, l'être humain doit se réformer jusqu’à qu’il soit : 
-ferme moralement
-cultivé intellectuellement
-fort physiquement
-propre hygièniquement
-capable d’assurer sa propre subsistance
-juste dans sa conception de sa foi en ayant une croyance correcte
-capable d’accomplir correctement ses œuvres cultuelles
-capable de lutter contre ses mauvais penchants
-attentif à profiter de son temps
-ordonné dans ses affaires
-utile à autrui 
Au niveau personnel et social, il doit logiquement chercher ce qui construit et éviter ce qui détruit, et ainsi être prêt à sacrifier ses propres désirs pour une vie plus stable et le bien commun.
          
En fait le Créateur nous propose de faire des choix comparables aux siens. C'est à dire contrôler les sentiments, afin de les dominer noblement, pour agir le plus sagement possible, et ainsi avoir plus de raison que de passion pour apprécier et gérer au mieux chaque sentiment digne, même si parfois le coeur sage peut avoir ses raisons que la raison ignore. L'homme se révèle donc dans ses relations, les épreuves et le combat, en particulier quand ils sont remplis de tension, pour se réaliser en bien ou en mal. En effet, notre niveau de force ou de grandeur morales, et donc notre réelle valeur se mesurent principalement par notre manière de réagir aux situation désagréables ou de stress.
Or pour réussir toutes les épreuves et surtout celles dans nos habitudes, il semble utile de se considérer comme un policier constamment surveillé par la police des polices, puisque le comportement attentif décuplé par la crainte envers le Seigneur est la meilleure arme pour triompher :
(S47v31) « Nous vous éprouverons certes afin de distinguer ceux d'entre vous qui luttent [pour la cause d'Allah] et qui endurent, et afin d'éprouver [faire apparaître] vos nouvelles (votre valeur à travers les situations de votre vie). »
(S2v155) « Très certainement, Nous vous éprouverons par un peu de peur, de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits. Et fais la bonne annonce aux endurants, certes nous sommes  à Allah et c’est à Lui que nous retournerons. Ceux là reçoivent des bénédictions de leur Seigneur, ainsi que la miséricorde, et ceux-là sont les biens guidés. »

          De plus si la sagesse divine a voulu que les désirs soient une composante de la personnalité de l'être humain pour le guider vers les voies du bien, c'est parce qu'en y répondant par le suivi des ordres de son Seigneur et le renoncement de Ses interdits, son âme se purifie en restant noblement dans un cadre légal et dans la limite de ses besoins, c'est à dire dans un ensemble permettant d'obtenir la dignité. Il progresse alors dans les hauts degrés de la foi jusqu'à atteindre le rang des sincères, des justes, des vertueux, et des saints :
Selon Jourthûm Ibn Nachir, le Messager de Dieu a dit: «Dieu le Très-Haut vous a prescrit des obligations, ne les négligez pas. Il vous a tracé des limites, ne les transgressez pas. Il vous a interdit certaines choses, ne les enfreignez pas. Il S'est tu enfin sur certaines choses par miséricorde pour vous et non par oubli. Ne questionnez pas à leur sujet». (Ad-dârqoutni)
(S11v112) « Demeure sur le droit chemin comme il t'est commandé, ainsi que ceux qui sont revenus [à Allah] avec toi. Et ne commettez pas d'excès. Car vraiment Il observe ce que vous faites. »
(ExtS2v143) « C’est ainsi que Nous avons fait de vous la Communauté du juste milieu »
(S4v69) « Quiconque obéit à Allah et au Messager... ceux-là seront avec ceux qu'Allah a comblés de Ses bienfaits : les prophètes, les véridiques, les martyrs, et les vertueux. Et quels compagnons que ceux-là ! »

Le Prophète Mouhamed (SBDSL) a dit : « Les choses licites sont bien définies et les choses interdites définies.  Entre les deux il y a des choses (qui prêtent) à équivoques que peu de gens connaissent. Celui qui s’est mis à l’abri des choses équivoques a tout fait pour blanchir sa foi et sa réputation et celui qui s’y est laissé tomber est tombé dans les choses interdites, tel le berger qui ne cesse de faire paître ses troupeaux autour du domaine (du roi). Il n’est donc pas loin de l’empiéter. Sachez que chaque roi a son domaine réservé et sachez que les domaines réservés de Dieu sont Ses interdits (cadre légal basé sur des limites alors que Dieu est sans limite pour la générosité par exemple alors que l'homme s’appauvrirait). Sachez que dans le corps humain il y a une bouchée de viande. Quand cette bouchée est bonne, tout le corps est bon ; et quand elle est devenue mauvaise, tout le corps le devient. Sachez que cette bouchée est le cœur. » (URA)
          A ce propos, il faut rappeler que l'âme de l'homme est composée de deux parties dépendant de différentes subsistances : 
- « rouh » qui signifie souffle vital, esprit, inspiration du ciel, âme orientée vers le spirituel : cette partie de l'âme contient la raison, les sages sentiments, la fitra, l'apaisement du cœur et donc la voie principale de la dignité. Elle doit donc réellement apaiser sa faim spirituelle dans le noble cadre légal religieux pour préserver sa force bienfaisante en se nourrissant avec la nourriture spirituelle du rappel de Dieu, des œuvres cultuelles, des bonnes relations humaines, des bons comportements et de l'apprentissage de sages sciences utiles.
- « nefs » qui signifie âme orientée vers corps physique, ego lié au bestial : Elle est le vêtement de la partie précédente, sa monture et son outil de perception de la vie terrestre. Cet aspect de l'âme porte des instincts liés à des nécessités physiques pouvant aussi permettre d'adorer Dieu. En effet, les enseignements divins de la dernière religion apportent le meilleur comportement à tenir pour répondre à ces besoins en les anoblissant et en évitant les maladies du cœur telles que l'avarice, la cupidité, la gourmandise, l'orgueil, le mépris, etc. Il faut noter que ces besoins physiques correspondent soit à une absorption comme pour l'oxygène et la boisson, soit à une évacuation comme pour le dioxyde de carbone et l'urine. Afin de purifier cette partie de l'âme, l'homme doit donc imiter le comportement prophétique pour demeurer également dans le noble cadre légal religieux et rester dans la limite de ses besoins, et ainsi connaître une voie supplémentaire conduisant à la dignité à travers le licite et l'équilibre. Ainsi ces habitudes par des répétitions de gestes et paroles concernant les besoins et occupations quotidiennes automatisent presque les gestes de la piété et rendent le corps conscient de sa droiture et de sa foi, comme le prouve la récente découverte de la mémoire des muscles dans nos habitudes :
(S38v71/72) « Quand ton Seigneur dit aux Anges : “Je vais créer d'argile un être humain. Quand Je l'aurai bien formé et lui aurai insufflé de Mon Esprit, jetez-vous devant lui, prosternés. »
(S17v83-85) « Et quand Nous comblons l’homme de bienfaits, il se détourne et se replie sur lui-même ; et quand un mal le touche, le voilà profondément désespéré. Dis : « Chacun agit selon sa méthode, alors que votre Seigneur connaît la meilleure voie. » Et ils t’interrogent au sujet de l’âme, - Dis : « L’âme relève de l’Ordre de mon seigneur. » Et on ne vous a donné que peu de connaissance.»
(S91v7-10) « Et par l'âme et Celui qui l'a harmonieusement façonnée; et lui a alors inspiré son immoralité, de même que sa piété ! A réussi, certes celui qui la purifie. Et est perdu, certes, celui qui la corrompt. »
(S30v36-38) « Et quand Nous faisons goûter une miséricorde aux gens, ils en exultent. Mais si un malheur les atteint à cause de ce que leurs propres mains ont préparé, voilà qu'ils désespèrent. N'ont-ils pas vu qu'Allah dispense Ses dons ou les restreint à qui Il veut ? Il y a en cela des preuves pour des gens qui croient. Donne donc au proche parent son dû, ainsi qu'au pauvre, et au voyageur en détresse. Cela est meilleur pour ceux qui recherchent la face d'Allah (Sa satisfaction); et ce sont eux qui réussissent. »
(S50v16-18) « Nous avons effectivement créé l’homme et Nous savons que ce que son âme lui suggère et Nous sommes plus près de lui que sa veine jugulaire quand les deux recueillants, assis à droite et à gauche, recueillent. Il ne prononce pas une parole sans avoir auprès de lui un observateur prêt à l’inscrire »
(S12v53) « Je ne m'innocente cependant pas, car l'âme est très incitatrice au mal, à moins que mon Seigneur, par miséricorde, [ne la préserve du péché]. Mon Seigneur est certes Pardonneur et très Miséricordieux. »
(S4v128) « Et si une femme craint de son mari abandon ou indifférence, alors ce n’est pas un péché pour les deux s ‘ils se réconcilient par un compromis quelconque, et la réconciliation est meilleure, puisque les âmes sont portées à la ladrerie. Mais si vous agissez en bien et vous êtes pieux… Allah est, certes, Parfaitement connaisseur de ce que vous faites. »
(S2v2/3) « C'est le Livre au sujet duquel il n'y a aucun doute, c'est un guide pour les pieux qui croient à l'invisible et accomplissent la Salat et dépensent [dans l'obéissance à Allah], de ce que Nous leur avons attribué »
          L'être humain terrestre entier est donc composé de l'esprit (rouh), porteur de l'âme (cœur ou âme tiraillée entre les passions du corps, le regret ou la piété ), qui elle même est donc porteuse du corps, et par conséquent c'est l'union des trois dans la piété qui nous apporte l'harmonie intérieure par l'ennoblissement. L'esprit ayant des besoins spirituels contrôle donc l’âme ayant des besoins émotionnels et sensationnels, qui contrôle le corps ayant des besoins de subsistance, et la fitra du cœur uni les trois dans la joie quand le comportement est pieux, c'est à dire quand le contrôle de l'esprit est supérieur à l'âme qui devient supérieure au corps, en apaisant la volonté d'excès du corps par l'énergie infinie de la foi. En effet la prise de concience sincère de la foi apporte réellement de l'énergie positive à l'âme par la noblesse, l'optimisme et la grandeur de cette extraordinaire réalité authentique. Cependant si impieusement le corps domine l'âme dominant l'esprit, la perversion, le pessimisme ou la dépression seront inévitables par la volonté d'excès inhérente au corps (nefs prévu pour être soulagé seulement par l'excès infini du Paradis ou donc l'aspect illimité de la foi). En effet notre âme doit s'élever des plates conditions animales pouvant faire de nos besoins des envies extrêmes ou illicites, et donc perverses : nourriture, sexualité et biens matériels, pour atteindre la hauteur maximale puisque spirituelle divine, source de modération par la foi entretenue dans un digne cadre religieux basé sur le juste milieu. Le corps humain est donc un outil pouvant servir à effectuer des oeuvres grandement nobles ou bassement ignobles, comme un couteau pouvant partager du pain ou tuer un innocent. L'âme est donc tiraillée entre le spirituel et le bestial puisque située entre les deux, et c'est donc en s'élevant définitivement vers le spirituel par la piété qu'elle peut atteindre son niveau suprême. Ainsi seul l'esprit et l'âme enveloppant le corps  vivent après sa mort jusqu'à sa résurrection, puis ils reçoivent un nouveau corps indestructible au Paradis.
          Rouh (âme spirituelle) et nefs (âme bestiale) interagissent l'une sur l'autre mais les deux n'en forment donc qu'une qui témoignera devant Dieu :

Ibn Kathir a rapporté dans son commentaire qu'Ibn Abbas (SDP) a dit : « Au Jour de la Résurrection les gens se querelleront et même l'âme se querellera avec le corps. Elle dira : « C'est toi qui as agi en mal. » Le corps répondra : « C'est toi qui m'as ordonné et c'est toi qui m'a tenté.» Dieu enverra alors un ange pour juger entre les deux. Il leur dira : « Votre exemple est celui d'un impotent voyant et d'un aveugle qui se sont introduits dans un jardin (pour voler des fruits). L'impotent dit à l'aveugle : « Je vois là des fruits, mais je ne peux les atteindre pour les cueillir. » L'aveugle demande : « Porte-moi que j'en cueille. » Ce que l'impotent fit. « Qui est coupable d'entre les deux ?» Le corps et l'âme répondront : « Les deux ! » L'ange leur dira alors :«Vous vous êtes jugés vous-même ! » Autrement dit, le corps est pour l'âme une monture. »
          L'âme raisonnable « rouh » doit donc prendre dans une véritable lutte de l'esprit, le contrôle de l'âme de l'instinct « nefs » et surtout pas l'inverse, comme afin de pouvoir voyager sans danger, un cavalier doit dompter un cheval sauvage se débattant en s'asseyant sur son dos jusqu'à ce qu'il se calme. Ainsi notre esprit doit devenir le Seigneur de notre âme en particulier quand elle est orientée vers le corps bestial afin de ne pas se perdre dans les passions. Or pour y parvenir il faut entretenir fréquemment notre sagesse spirituelle en la nourrissant religieusement, c'est à dire en la vivant souvent pieusement (au service du Seigneur de notre esprit), et en revanche éteindre notre ego en ne le nourrissant plus, c'est à dire en ne le vivant plus :

(S54v3) « et (parfois les gens) suivent leurs propres impulsions (c'est à dire les maladies du cœur [cupidité, avarice, malhonnêteté...] liées exclusivement à notre ego car les qualités du cœur ne sont possibles que par Dieu) »
(S2v16) « Ce sont eux qui ont troqué le droit chemin (leur âme) contre l'égarement. Eh bien, leur négoce n'a point profité. Et ils ne sont pas sur la bonne voie. »

En effet, l'homme ayant une âme spirituelle qui porte la raison et le langage lui permettant de concevoir la valeur des règles religieuses, l'inéluctabilité de sa mort et l'approche d'un jugement universel, conception que les animaux ne connaissent pas dans leur âme spirituelle, s'il se laisse dominer par son âme bestiale (ou son ego), il devient pire qu'un animal par la folie, puisque les animaux ont tous la foi, ne vont jamais au-delà de leurs besoins en préservant ainsi leur environnement, et n'enterrent jamais leur bébé vivant comme c'est arrivé chez certains arabes lors de l'époque pré-islamique à cause d'une terrible tradition provenant d'un chef de tribu humilié par sa fille n'ayant pas voulu retourner auprès de lui après sa revanche victorieuse sur un chef ennemi qui l'avait forcé à devenir sa femme, ou comme honteusement cela était déjà arrivé pour des raisons prétendument économiques à l'époque romaine polythéiste et c'est encore le cas en Chine et en Inde chez certains non-musulmans : 
(S2v17) « Les mécréants ressemblent à [du bétail] auquel on crie et qui entend seulement appel et voix confus. Sourds, muets, aveugles, ils ne raisonnent point. »
(ExtS6v151) « Dis : “Venez, je vais réciter ce que votre Seigneur vous a interdit : ne Lui associez rien; et soyez bienfaisants envers vos père et mère. Ne tuez pas vos enfants pour cause de pauvreté. Nous vous nourrissons tout comme eux. »

(S8v22) « Les pires des bêtes auprès d'Allah, sont, [en vérité], les sourds-muets qui ne raisonnent pas . »
(S8v55) « Les pires bêtes, auprès d'Allah, sont ceux qui ont été infidèles (dans le passé) et qui ne croient donc point (actuellement), »
D’après Abou Mouhamed Abd Allâh Ibn Amr Ibn Al-As (SDP), l’Envoyé d’Allah (SBDSL) a dit : « Aucun de vous ne croit (totalement) jusqu’à ce que sa passion soit conforme à ce que j’ai apporté ».  
Il faut donc sans hésiter faire passer Dieu avant tout chose, ou au moins dès que c'est mieux, nécessaire ou demandé.
Ainsi pour obtenir la précieuse dignité, le but est d'arriver à anoblir l'âme orientée vers le spirituel et l'âme orientée vers le bestial en les gardant apaisées dans la décence du cadre légal religieux et dans les limites de leurs besoins sagement établies par Dieu, souvent inévitables par la noblesse du juste milieu. En effet par les habitudes prophétiques nous choisissons, incarnons et donc faisons vivre avant tout notre noble, pure et légère âme spirituelle par l’âme bestiale pieusement contrôlée.
Ici il faut comprendre que par son immense miséricorde, Allah nous permet donc par des règles religieuses simples de profiter de plaisirs bestiaux comme manger, copuler et se reposer en les qualifiant d'adoration.
De plus, il est important de noter que parvenir par la piété à répondre modérément à nos besoin et à s'évader des envies abusives ou des mauvaises habitudes correspond à la sérénité du cœur, et donc à la plus grande liberté dans cette vie. D'ailleurs la liberté s'arrêtant où commence la sécurité et le respect pour autrui, elle ne correspond évidemment pas à pouvoir faire n'importe quoi, mais plutôt à pouvoir vivre et faire tout le bien que nous pouvons après avoir librement changé dans un inestimable ennoblissement personnel nos mauvaises habitudes. Or à notre époque libertaire, on a tous une boule invisible de pue qui gonfle dans notre cœur, alors avec une grande et patiente piété, ou au moins foi, elle finit par crever définitivement en nous libérant merveilleusement du poids de juger les autres, de la tentation de la débauche, des maladies du cœur, de la crainte des créatures, des mauvais sentiments, et de l’excès :
(S91v7-10) « Et par l'âme et Celui qui l'a harmonieusement façonnée; et lui a alors inspiré son immoralité, de même que sa piété ! A réussi, certes celui qui la purifie. Et est perdu, certes, celui qui la corrompt. »
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Le bien c’est la bonne moralité et le mal c’est ce qui reste hésitant dans ta poitrine et que tu n’aimerais pas que les gens découvrent. » (Moslem)
Le Prophète (SBDSL) a dit  : « Renonce à ce qui t’inspire du doute pour ce qui ne t’en inspire pas. » (Attirmidhi)
Le Prophète (SBDSL) a dit à un compagnon qui venait le voir : « Tu viens me demander ce qu’est le bien ? » Je dis : « Oui. » Il dit : « Prends-en l’avis de ton propre cœur. Le bien est tout ce qui ne trouble pas la sérénité de l’âme et du cœur. Le mal est ce qui te met dans l’embarras avec toi-même et qui ne fait qu’hésiter dans ta poitrine, quand bien-même les gens t’en donnent une appréciation favorable et quand bien même ils t’en donnent un bon avis. » (URA)
Ainsi nous pouvons tous chercher à trouver au centre de notre torse, une position supplémentaire où  pourrait se trouver Allah puisque selon un verset Il est entre l'homme et son cœur, c'est à dire la hauteur croyante, enthousiaste, pure, pieuse, bienveillante et courageuse du cœur en rapport avec la partie centrale de la foi (fitra) renforcée du cœur liée à l'âme et au subconscient comme un sixième sens :
Selon Abou Hourayra (SDP), le Messager de Dieu (SDBDSL) a dit : « Le Musulman est le frère du Musulman. Il ne le trahit pas, ne lui ment pas et ne se refuse jamais à le secourir. Tout Musulman est sacré pour tout autre Musulman : son honneur, ses biens et son sang. La piété est ici (et il fit signe trois fois à sa poitrine). Il suffit à quelqu’un pour être mauvais de mépriser son frère Musulman ».
(S8v24) « Ô vous qui croyez ! Répondez à Allah et au Messager lorsqu’il vous appelle à ce qui vous  donne la (vraie) vie, et sachez qu’Allah s’interpose entre l’homme et son cœur, et que c’est vers Lui que vous serez rassemblés »
Selon Jourthûm Ibn Nachir, le Messager de Dieu (SBDSL) a dit: «Dieu le Très-Haut vous a prescrit des obligations, ne les négligez pas. Il vous a tracé des limites, ne les transgressez pas. Il vous a interdit certaines choses, ne les enfreignez pas. Il S'est tu enfin sur certaines choses par miséricorde pour vous et non par oubli. Ne questionnez pas à leur sujet». (Ad-dârqoutni) 
(S2v2/3) « C'est le Livre au sujet duquel il n'y a aucun doute, c'est un guide pour les pieux qui croient à l'invisible et accomplissent la Salat et dépensent [dans l'obéissance à Allah], de ce que Nous leur avons attribué » 
(ExtS2v143) « C’est ainsi que Nous avons fait de vous la Communauté du juste milieu » 
Pour prendre des exemples de règles islamiques montrant bien l'idée intelligente du cadre légal coranique de la dignité bâtit sur le juste milieu, il faut savoir que le mariage purifie la fonction sexuelle, que jeûner tous les jours a été interdit et que l'équilibre alimentaire anoblit notre dépendance liée à la nourriture.
L'homme réagit souvent logiquement en fonction de ses connaissances, histoire, sentiments, comportements appris à travers nos proches et autres, foi, ou règles religieuses, telle une intelligence artificielle sélectionnant généralement des habitudes ou des déductions.
Or selon un hadith le bon comportement correspond à un niveau de piété similaire à prier toutes les nuits et jeuner tous les jours. En effet comme l’islam n’est pas qu’une religion cultuelle, mais aussi un mode de vie complet touchant à tous les aspects du quotidien, les bonnes manières et le bon comportement sont considérés comme une forme d’adoration principale puisque reflétant le même niveau de caractère noble, de piété et de rétribution obtenu par certaines œuvres cultuelles surérogatoires dont c'est aussi un des buts essentiels d'ailleurs :
Aisha (SDP) rapporte : Le Prophète Mouhamed (SBDSL) a dit : « Le croyant atteint sûrement par son bon comportement (bonne moralité et affabilité) le degré (de piété) de celui qui jeûne toute l’année et passe toutes ses nuits à prier et à évoquer Dieu. » (Abou Dawud)
(Ext Hadith) Le Prophète Mouhamed (SBDSL) a dit : « Dieu le Très Haut a dit : « Mon esclave ne s’est jamais rapproché de Moi par une œuvre plus aimable à Moi que par les obligations que Je lui ai imposées. Mon esclave ne cesse de se rapprocher de Moi par les actes surérogatoires jusqu’à que Je l’aime. Une fois que Je l’ai aimé, Je deviens son ouïe avec laquelle il entend, sa vue avec laquelle il voit, sa main avec laquelle il combat et son pied avec lequel il marche. »
Selon Abou Hourayra (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Celui qui entretient par son travail la veuve et l'orphelin est comme le combattant au service de Dieu ». Je crois même qu'il a ajouté : «...Comme celui qui passe toute sa nuit à prier et comme celui qui jeûne toute l'année de manière permanente ». [Bukhari et Muslim]

Par conséquent cela prouve que le bon comportement devient un niveau de piété supérieur et donc prioritaire par rapport à certains actes cultuels surérogatoires, puisque jeûner tous les jours ne fait pas partie de la tradition prophétique. Ainsi les actions individuelles comme la prière nocturne et le jeûne surérogatoires sont à diminuer si elles fatiguent la clairvoyance et la lucidité par rapport au bon comportement social.
D'ailleurs, le Prophète (SBDSL) confirme qu’il s’agit bien de la meilleure forme d’adoration venant immédiatement après les actes obligatoires :
Le Prophète (SBDSL) a dit :« Au jour de la Résurrection, rien ne pèsera plus lourd (en bonnes actions pieuses) dans la balance du croyant que le bon comportement. Dieu déteste ceux qui jurent et qui hurlent des obscénités. » (Abou Daoud, at-Tirmidhi)
Par conséquent la pieuse relation avec Dieu est plus importante dans notre expression du bon comportement doux envers autrui que dans la pratique individuelle d'œuvres surérogatoires, puisque cela propage évidemment plus le bien.
Cette dernière analyse montre que par Allah, notre cœur est magnifiquement éduqué uniquement vers le bon caractère et la bonne moralité amenant au meilleur comportement et à la meilleure rencontre avec Lui.
Or le bon caractère correspond aux qualités telle la générosité raisonnable bien gérée, et la bonne moralité correspond par exemple au savoir vivre (bonnes manières) de donner la priorité aux personnes âgées lors d'une distribution de bonbons par cette qualité de générosité.
Ainsi le bon comportement correspond donc à utiliser les bonnes qualités au bon moment (bon, doux ou agréable caractère), avec le bon dosage et dans le bon ordre de l'environnement (bonne moralité, savoir-vivre, bonnes manières ou mœurs, adaptation) :
Le Prophète Mouhamed (SBDSL) a dit :« Les croyants qui ont la foi la plus accomplie sont ceux d’entre eux qui jouissent de la meilleure moralité et du plus doux caractère. Les meilleurs d’entre vous sont ceux qui traitent le mieux leurs femmes. » (Attirmidhi)
(S25v67) « Qui, lorsqu'ils dépensent, ne sont ni prodigues ni avares mais se tiennent au juste milieu. »
Sahl Ibn Sad (SDP) rapporte : « On apporta au Prophète (SBDSL) une boisson dont il se désaltéra. Il avait à sa droite un jeune homme et à sa gauche des personnes âgées. Il dit au jeune homme : « Me permets-tu de faire boire d'abord ceux-là ? » (prouvant que le bon comportement peut parfois être les bonnes manières traduisant la qualité de respect et pas une rigueur religieuse) - Par Dieu, non, Prophète de Dieu ! Je ne céderai à personne ce qui me revient de toi, répondit-il. Le Prophète lui mit alors le récipient dans sa main. » [Bukhari et Muslim]
(Ext Hadith) Le Prophète Mouhamed (SBDSL) a dit : « Dieu le Très Haut a dit : « Mon esclave ne s’est jamais rapproché de Moi par une œuvre plus aimable à Moi que par les obligations que Je lui ai imposées. Mon esclave ne cesse de se rapprocher de Moi par les actes surérogatoires jusqu’à que Je l’aime. Une fois que Je l’ai aimé, Je deviens son ouïe avec laquelle il entend, sa vue avec laquelle il voit, sa main avec laquelle il combat et son pied avec lequel il marche. »
C'est pourquoi le cœur éduqué pieusement à ce niveau correspond à une personnalité totalement sage comme le confirme l'enseignement suivant :
Ext hadith : Le Prophète (SBDSL) a dit : « Sachez que dans le corps humain il y a une bouchée de viande. Quand cette bouchée est bonne, tout le corps est bon ; et quand elle est devenue mauvaise, tout le corps le devient. Sachez que cette bouchée est le cœur. » (URA)
Or pour parvenir à cette personnalité totalement bonne, les œuvres cultuelles, la tradition prophétique et donc le bon comportement social sont essentiels. En sachant que chaque bonne action étant du bon comportement, elle peut encore évidemment être embellie par une noble manière de l'accomplir faisant aussi partie du bon comportement et donc du meilleur comportement.
La religion ne cesse donc de recommander le bon comportement à travers le bon caractère et la bonne moralité. C'est pour ça que dans le Coran Allah a couvert d'éloges son messager bien-aimé Mouhamed (SBDSL) pour sa sagesse éminente et a aimé de nombreux compagnons :
(S68v4) « Et tu es certes, d'une moralité éminente. »
Dans ce sens, il faut remarquer que la religion entraîne l'homme vers ce bon comportement à travers la consommation des bons aliments au bon moment avec le bon dosage (juste milieu), puisque cette habitude facilite le bon comportement à travers l'utilisation des bon sentiments au bon moment avec le bon dosage... :
(ExtS2v143) « C’est ainsi que Nous avons fait de vous la Communauté du juste milieu. »
C'est à dire que le cœur doit réserver son centre pour Dieu afin de tendre à gérer au mieux chaque qualité dans un juste milieu et chaque situation en s'inspirant pieusement de la divine sagesse maximale dans une forme de magnifique transcendance permettant en plus de vivre la relation avec les proches au mieux par les attributs divins suprêmes :
(S49v13) « Le plus noble d’entre vous auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand Connaisseur »
Surtout qu'en possédant un noble caractère, de bonnes manières et un comportement social bienfaisant, le musulman devient logiquement un instrument de Dieu précieux à Ses yeux :
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Les serviteurs de Dieu qui sont le plus chers à Ses yeux sont ceux qui possèdent les plus belles manières. » (Al-Hakim)
Ainsi un des principaux aspects du bon comportement est aussi de dépenser pour Dieu comme Il le fera pour les gens du Paradis au maximum, c'est à dire éternellement. Il s'agit de dépenser de la meilleure manière notre temps, notre personne et nos biens sur le chemin de Dieu, pour nos proches, l'humanité et Sa religion, puis uniquement pour Dieu par la dépense maximale qu'est celle de notre vie. Ceci étant facilité par une pratique régulière de la religion :
Selon Tamîn Ibn Aws ad-Darî (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « La religion c’est le bon conseil et la loyauté ». Nous demandâmes : « Vis-à-vis de qui ? » Il dit : « Vis-à-vis de Dieu, de Son Livre, de Son Messager, des chefs et de l'ensemble de la communauté musulmane ».
          D'autre part, il est important de savoir que les ennemis et dangers de l'être humain sont les démons, les passions, son âme bestiale et l'adoration du bas-monde (matérialisme), car Allah ayant donc créé l'âme au ciel, le corps dans le ventre maternel, les qualités morales humaines sur terre et l'assouvissement des passions illimitées de notre corps au Paradis, sans la piété, notre âme bestiale incontrôlée voulant ces passions illimitées ne doit surtout pas nous tromper par l'appel des démons vers elles, car ces passions illimitées sont évidemment incompatibles avec la vie terrestre limitée dans tous ses aspects, avec l'acquisition des qualités morales par un juste milieu, et donc avec l'obtention du Paradis à travers la modération. De même il faut aussi parfois, voire souvent, ne pas s'écouter en s'approchant de la vieillesse pouvant nous inciter à trop ralentir.
          En fait ce qui distingue l’homme de l’animal, c’est que la créature animale se contente de vivre pour satisfaire ses passions. Elle vit dans le temps présent et n’a donc pas le sentiment d’une éternité qu‘elle pourrait rencontrer ou d'un jugement dernier. Tandis qu’à l’être humain au contraire, il est demandé de faire un effort pour comprendre que derrière les choses, il y a quelque chose, que cette vie est brève, que l’existence a une finalité, que la justice lui est demandée et lui sera imposée après la résurrection, et que le bien commun passe avant ses envies. Mais il ne prendra conscience de ces vérités que si la croyance en Dieu, qui est son Créateur, la croyance en l’au-delà, qui est sa destination finale, et la croyance au jour du jugement universel, qui est l'établissement de sa valeur, habitent réellement son cœur. En revanche contrairement à l’animal, s'il en prend conscience, il se détache de la fade bestialité plate puisque retournant vers la savoureuse spiritualité élevante inhérente à la nature humaine.
Ainsi en réalité, il ne peut y avoir de conception de la morale sans la foi en Dieu, en l'au-delà et en un jour de rétribution éternelle.

Croyant ramasser les fruits de son désir par des plaisirs sans limite ni cadre légal ou moral, l’homme se rabaisse, et se détruit. Le désir ce n’est pas ça, c’est même exactement l’inverse : c’est ce qui nous élève (la qualité recherchée dans tout). Que ceux qui ne l’ont pas trouvé le cherchent, mais pas dans la débauche sur terre, plutôt dans la piété vers le ciel et l'amour éternel en Dieu...
D'ailleurs, l'Histoire montre qu'un peuple qui perd sa foi ou sa religion se condamne par-là même à perdre ses valeurs morales et donc à la débauche et au chaos apportant le malheur.
Dans le Coran, on lit : 
(S19v59) « Puis leur succédèrent des générations qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions. Ils se trouveront en perdition, »

En effet, à partir du moment où un peuple délaisse l’activité principale de son adoration qui est de se soumettre à Dieu dans la prière pour se nourrir de Sa sagesse, il se fait entraîner par sa passion.
A partir du moment où un peuple (ou un être humain) se coupe de sa relation à Dieu, donc d’une relation transcendante qui l'élève vers la volonté de noblesse, il s’enlise dans la recherche des plaisirs en oubliant toutes limites et donc toutes valeurs morales, familiale et sociales.
A partir du moment où il est coupé du ciel et de la conception de l'au-delà, il se met donc à vivre dans le temps présent en se comportant comme un animal vers un assouvissement sans limite de son âme bestiale, 
synonymes d'excès en tout causant la ruine de l'homme, et cette loi pour qui connaît l’histoire des peuples et des civilisations est aussi universelle que la loi de la gravitation.
Ainsi, l'ennoblissement spirituel dans la religion élève l'homme en l'embellissant (qualitativement) alors que l'abandon dans les plaisirs physiques, aggravé sans cadre légal, le rabaisse en le dégradant.
De plus lorsque l'homme se consacre prioritairement au spirituel incarné par l'apaisante piété dont le jeûne fait partie, les pulsions bestiales et les forces physiques et gravitationnelles agissant sur son corps s'atténuent, et il ressent donc comme un allègement l'élevant vers un joyeux flottement immobile en apesanteur, puisque favorisant la perception de son âme spirituelle créée au ciel.
Par conséquent il faut valoriser l'inévitable condition honorable pour laquelle Dieu nous a créé : c'est à dire L'adorer corps et âme en Lui soumettant tout légitimement comme le montre la piété permanente du Prophète (SBDSL), afin de suivre le meilleur des chemins, pour atteindre la suprême des hauteurs et y découvrir la souveraine des positions que les êtres conscients puissent obtenir : la dignité, amenant l'amour du Seigneur envers Ses créatures.
Cependant la satisfaction divine étant la meilleure des récompenses, elle devient une valeur meilleure que le bienfait suprême qu'est cette dignité, car la valeur du Bienfaiteur a évidemment plus de valeur que Ses bienfaits et même donc que Ses récompenses dont le Paradis :
(S9v72) « Aux croyants et aux croyantes, Allah a promis des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour qu'ils y demeurent éternellement, et des demeures excellentes, aux jardins d'Eden [du séjour permanent]. Et la satisfaction d'Allah est plus grande encore, et c'est là l'énorme succès. »
Surtout qu'il est légitime que dans la relation d'amour avec Allah, l'importance de Sa satisfaction doive romantiquement passer avant notre dignité, car Sa satisfaction correspond à ce que l'on fait ressentir d'agréable à l'autre, alors que notre dignité est d'abord personnelle même si elle est la cause de Sa satisfaction.
Pour rester légitimement dans la constante plus belle grandeur qu'est le mode de vie prophétique, tous les efforts dans cette sagesse doivent être dédiés à Dieu afin de reconnaître qu'on agit en Lui, par Lui et donc pour Lui. En effet nos bonnes œuvres n'étant possibles que par Sa création et n'étant par conséquent valables qu'en Lui rendant hommage avant, surtout car voulant principalement nous faire participer à son entreprise de bienfaisance, le but ultime est de Lui dévouer tous nos bons actes jusqu'à mourir soumis à Lui dans la bienséance. D'ailleurs un enseignement explique qu'un homme demanda à Dieu comment pouvait-il Le remercier personnellement alors que même le remerciement est grâce à Lui. Dieu répondit que cet échange lui suffisait.
C'est pourquoi en rappelant que cette vie du Prophète (SBDSL) permet d’être constamment dans la noblesse de l'adoration,
lorsque l'homme suit son exemple, il sera à l’abri du châtiment divin au moment de sa mort prédestinée
par Dieu et sera récompensé par le plus haut niveau de Paradis: 
(S3v102) « Ô les croyants ! Craignez Allah comme Il doit d’être craint. Et ne mourrez qu’en pleine soumission (avec une foi sincère, en dehors d'un mal, et si possible pendant une œuvre pieuse). »
(S10v109) « Et suis ce qui t'est révélé, et sois constant jusqu'à ce qu'Allah rende Son jugement car Il est le meilleur des juges. »
          Tout ce qui arrive à l'homme doit aussi lui servir à acquérir les diverses qualités. Or l'homme étant une créature qui oublie à cause des soucis de la vie et de son sommeil réparateur, il doit souvent se souvenir de son Seigneur par les pratiques religieuses, la lecture pieuse ou l'évocation du divin pour ressentir profondément les meilleurs sentiments et obtenir une clairvoyante sagesse dans ses actions. D'ailleurs il faut rappeler que dans la langue arabe le mot « homme »
se dit « insan » ce qui signifie « celui qui oublie » et que l'effort du rappel du divin l'ennoblissant appartient donc à sa nature. 
          Ainsi il faut également rappeler que le cœur
(organe roi de l'homme car décisionnel) se nourrit des ambiances et des habitudes en commandant au cerveau (organe ministre de l'homme) de faire exécuter des actes aux parties du corps (les sujets de l'organe roi), en particulier lors de nos habitudes quotidiennes ou caractérielles. Par conséquent si l'homme reste dans les ambiances de foi, ses actions seront très souvent bonnes, car il se demandera fréquemment des comptes dans son rapport à la présence divine. En islam, il est d'ailleurs coutume de dire qu'un des deux yeux de l'homme doit voir les qualités d'autrui, et l'autre, ses propres défauts :
(S18v28) « Fais preuve de patience [en restant] avec ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir, désirant Sa face. Et que tes yeux ne se détachent point d’eux, en cherchant (le faux) brillant de la vie sur terre. Et n’obéis pas à celui dont Nous avons rendu le cœur inattentif à Notre Rappel, qui poursuit sa passion et dont le comportement est outrancier. »
(S7v201) « Ceux qui pratiquent la piété, lorsqu'une suggestion du Diable les touche se rappellent [du châtiment d'Allah]: et les voilà devenus clairvoyants. »
Selon Abou Darda (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Lorsque trois hommes qui se trouvent en ville ou dans le désert n'accomplissent pas la prière en commun, Satan prend le dessus sur eux. Astreignez-vous donc à la prière en commun car le loup ne dévore du troupeau que la bête isolée. » (Abou Dawud)
Il apparaît donc que s'il n'existe pas d'ambiance de foi autour de nous, il faut noblement essayer d'en créer en instituant des cercles d'enseignement religieux, de service social, de sciences et de glorification d'Allah, puis en construisant des mosquées comme cela a été noblement fait par nos précieux anciens dans de nombreux quartiers de France :
Selon Abou Darda (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Lorsque trois hommes qui se trouvent en ville ou dans le désert n'accomplissent pas la prière en commun, Satan prend le dessus sur eux. Astreignez-vous donc à la prière en commun car le loup ne dévore du troupeau que la bête isolée. » (Abou Dawoud)
Surtout que comme le niveau de foi et le nombre de bonnes actions sociales et religieuses sont fonction du temps passé dans les pieuses occupations, cela participe à l'augmentation de l'assagissement et donc du bien être.
          Pour comprendre ces remarques sur les ambiances, il faut rappeler que les souvenirs des moments vécus au cours d'une journée peuvent provoquer des échos dans notre esprit telle une musique dans la tête car dans le cœur. Or la meilleure mélodie que nous puissions avoir dans notre esprit est celle du pieux rappel car cela permet de profiter de la sagesse divine. En effet la profondeur des choses vient de leur rappel, comme une musique se comprend mieux, s'apprécie plus et finit par s'aimer pleinement avec le temps, en particulier lorsque nous ne sommes pas dans un état fermé de jugement, mais seulement dans un simple ressenti de ce qu'elle dégage ou procure, et donc de ce qu'elle peut apporter.
A ce sujet il faut rappeler que les savants ont découvert que l'intelligence consciente et le centre de décision conscient, situés dans la zone frontale du cerveau, ne sont pas les seuls à déterminer nos actions. En effet, une autre forme d'intelligence, située en dessous du cortex cérébral, existe dans notre cerveau. Il s'agit de l'hippocampe qui stocke toutes nos expériences (mémoire). Or ce dont nous nous souvenons détermine ce que nous faisons, et plusieurs centres de coordination jouent aussi un rôle décisif avant l'action dont deux sont dans le noyau amygdalien situé très proche de l'hippocampe : le centre de la peur et de la panique (liées à la souffrance), ainsi que ses adversaires, le centre des plaisirs et de la récompense (liés à l'espoir), car ces deux centres forment la base essentielle de la conscience morale puisque donc n'étant possible que par la connaissance de la souffrance et du plaisir liée à la mémoire, devant donc amener sagesse personnelle et empathie (bienfaisance) pour autrui. Tous échappent à notre contrôle conscient et ils analysent tous les signes extérieurs avant que nous en ayons conscience en traduisant le résultat par un sentiment. Avant même que nous commencions à réfléchir à quelque chose, l'inconscient a donc déjà trouvé ce qui est bon pour nous et le cœur finit par décider. Alors ceux qui vont à l'encontre de cette sagesse corporelle choisissent évidemment le mauvais chemin et deviennent vraiment injustes envers eux-mêmes :
(S16v
28) « Ceux à qui les Anges ôtent la vie, alors qu'ils sont injustes envers eux-mêmes, se soumettront humiliés, (et diront) : “Nous ne faisions pas de mal ! ” - “Mais, en fait, Allah sait bien ce que vous faisiez. »
(S10v44) « En vérité, Allah n'est point injuste à l'égard des gens, mais ce sont les gens qui font du tort à eux-mêmes. »  
          Ainsi Dieu explique que le rappel de Sa présence est la meilleure occupation que nous puissions avoir, car même si l'on comprend la grandeur de la morale, nous ne sommes que ce que nous choisissons, faisons et pratiquons comme habitudes, puisqu'il est évident que notre façon de vivre nous définit :
(ExtS29v45) « Le rappel d’Allah est certes ce qu’il y a de plus grand. Et Allah sait ce que vous faites. »
En effet notre courte vie étant régie par la permanente omniprésence du Saint Créateur, la morale ne peu que confirmer que le meilleur comportement est de constamment L'adorer en se Le rappelant, L'honorant, évoquant Ses qualités, Ses attributs et Ses bienfaits, pratiquant Sa religion et étant pieusement bienfaisant avec autrui, pour que nous puissions logiquement nous ennoblir au maximum.
De plus, en comparaison aux plaisirs du Paradis offerts éternellement qui ne détiennent aucun effort de vénération, on ne peut aussi qu'admettre que notre monde éphémère, où les efforts religieux et sociaux étant les seuls moyens d'offrir quelque chose au Seigneur sont donc la meilleure occupation, doit évidemment être mis à profit pour passer le plus de temps possible dans ce légitime, bienfaisant et méritant rappel d'Allah pouvant mener à la plus grande dignité.
Enfin, il est clair que cette vie extrêmement courte proposée par l'immense miséricorde divine pour nous enseigner les inégalables qualités morales et valoriser les inestimables délices du Paradis éternel correspond presque à un envoi directement au Paradis.