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V) L'homme

          L'homme est la dernière créature créée par Dieu dont toutes les autres dépendent, car c'est uniquement à travers sa création que Le Seigneur démontre le sens suprême de l'ennoblissement vers la sainteté et jusqu'à la miséricorde. Son digne objectif principal est donc d'atteindre une pieuse droiture permanente similaire à la sainteté des anges et à l'ennoblissement maximal du Créateur. En effet, après avoir créé l'âme au ciel, le corps dans le ventre maternel, et avant d’autoriser l’assouvissement des passions physiques et matérielles au Paradis, notre Seigneur a noblement décidé de nous transmettre la valeur suprême que sont les qualités spirituelles au cours de la vie terrestre. Dans ce sens démontrant l'ennoblissement lié à la nature humaine, il faut rappeler que l'apprentissage de l'existence pour l'être humain se passe en plusieurs étapes après sa naissance : il doit d'abord découvrir sa dépendance liée à sa respiration et à son besoin de se nourrir, puis apprendre à marcher, être propre, parler, s'habiller, prendre la valeur de son corps et de la vie, respecter ses parents et la morale, vivre honorablement en société, étudier les sciences, devenir indépendant et obtenir une famille tout en pratiquant obligatoirement la religion dès ses dix ans. Les anges ayant pour seul but les œuvres cultuelles et les hommes ayant le même objectif mais avec des occupations supplémentaires pouvant les dévier si elles deviennent des passions, ces deux catégories de créatures n’ont pas les mêmes degrés d’effort et donc de récompenses. En effet, alors que les anges saints n'ont pas d’autres besoins hormis le déterminisme de la vénération, le libre arbitre de l'être humain doit pieusement se nourrir, se laver, s’habiller, travailler, obtenir une demeure, se marier, avoir des enfants, faire du sport, acquérir des biens matériels, être au service de sa famille, s'occuper des affaires de ce monde et réserver le reste de son temps-libre pour se consacrer aux œuvres cultuelles envers son Seigneur : 
(S94v5-8) « A côté de la difficulté est, certes, une facilité ! A côté de la difficulté est, certes, une facilité ! Quand tu te libères (de tes occupations nécessaires), donc, lève-toi, et à ton Seigneur aspire. »
Dans notre univers tout peut se transformer, alors pourquoi notre âme imparfaite ne voudrait elle pas se transformer en sainteté grâce aux anoblissants enseignements religieux ? 
          L'être humain doit donc chercher à adorer Dieu au mieux en anoblissant différents secteurs :  
-son cœur et son esprit par le rappel de Dieu, la pratique religieuse, le bon caractère et les sages sciences utiles

-son temps par les invocations
-ses actes quotidiens par le comportement prophétique
-l'extérieur de son corps par les ablutions, les habits traditionnels (ou amples) et l'hygiène prophétique
-l'intérieur de son corps et sa subsistance par le jeûne et les aliments licites
-sa respiration et son apparence physique par l'air pur, le sport et l'équilibre alimentaire
-son odeur par le parfum
-ses biens par l'impôt social religieux
-ses relations sociales par l'honnêteté, la courtoisie et les lois divines.
          En effet, il s'agit de suivre l'ensemble des règles islamiques menant à utiliser pieusement, de façon optimale par l'imitation du comportement prophétique, et donc avec une dignité maximale, tous les biens que Dieu nous a attribué : corps, esprit, famille, argent, biens, temps... :   
(S2v2-3) « C'est le Livre au sujet duquel il n'y a aucun doute, c'est un guide pour les pieux qui croient à l'invisible et accomplissent la Salat et dépensent [dans l'obéissance à Allah], de ce que Nous leur avons attribué. » 
Ext hadith :
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Rapprochez-vous de la perfection (ensemble de la tradition prophétique), rectifiez continuellement votre conduite »
(S33v21) « En effet, vous avez dans le Messager d'Allah un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment. »

Par conséquent l'islam libère la raison en l'invitant vers l'ennoblissement maximal. Il élève le rang de la science et de ceux qui la détiennent. Il enseigne de prendre dans chaque chose le bon et l'utile, mais en interdisant certaines de ces choses lorsque leur mal est supérieur à leur utilité : 
(S2v219) "- Ils t'interrogent sur le vin et les jeux de hasard. Dis : “Dans les deux il y a un grand péché et quelques avantages pour les gens; mais dans les deux, le péché est plus grand que l'utilité”. Et ils t'interrogent : “Que doit-on dépenser (en charité) ? ” Dis : “ L'excédent de vos biens.” Ainsi, Allah vous explique Ses versets afin que vous méditiez." 
(S2v216)« Le combat (pour défendre la religion) vous a été prescrit alors qu’il vous est désagréable. Or, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose alors qu’elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle vous est mauvaise. C’est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas. »
Cette religion
proclame donc logiquement que la sagesse est le but suprême du croyant quelques soient les épreuves et les lieux où il la trouve :
(S2v269) "Il donne la sagesse à qui Il veut. Et celui à qui la sagesse est donnée, vraiment, c'est un bien immense (incomparable) qui lui est donné. Mais les doués d'intelligence seulement s'en souviennent."
 
Or pour y parvenir, l'être humain doit absolument découvrir Dieu afin de reconnaître que l'âme et le corps sont des locations qui devront rendre compte de leurs actes :
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Aucun serviteur ne sortira
du lieu du grand rassemblement avant que ne lui soit demandé à quoi il a consacré sa vie, ce qu'il a fait de sa science, comment il a acquis ses biens, où est-ce qu'il les a dépensé, et à quoi il a usé son corps. » (Mouslim)
          Pour s'ennoblir complètement une fois qu'il a reconnu cette vérité, l'être humain doit se réformer jusqu’à qu’il soit :
-fort physiquement 
-ferme moralement
-cultivé intellectuellement
-capable d’assurer sa propre subsistance
-juste dans sa conception de sa foi en ayant une croyance correcte
-capable d’accomplir correctement ses œuvres cultuelles
-capable de lutter contre ses mauvais penchants
-attentif à profiter de son temps
-ordonné dans ses affaires
-utile à autrui 
Au niveau personnel et social, il doit donc logiquement chercher ce qui construit et éviter ce qui détruit, et ainsi être prêt à sacrifier ses propres désirs pour le bien commun.
          
En fait le Créateur nous propose de faire des choix comparables aux siens. C'est à dire contrôler les sentiments, afin de les dominer noblement, pour agir le plus sagement possible, et ainsi avoir plus de raison que de passion pour pouvoir apprécier au mieux chaque sentiment digne. L'homme se révèle donc dans ses relations, les épreuves et le combat, en particuliers quand ils sont remplis de tension,  pour se réaliser en bien ou en mal. Or pour réussir toutes les épreuves et surtout celles dans nos habitudes, il semble utile de se considérer comme un policier constamment surveillé par la police des polices, puisque le comportement attentif décuplé par la crainte envers le Seigneur est la meilleure arme pour triompher. 
          De plus si la sagesse divine a voulu que les désirs soient une composante de la personnalité de l'être humain pour le guider vers les voies du bien, c'est parce qu'en y répondant en suivant les ordres de son Seigneur et en renonçant à Ses interdits, son âme se purifie en restant noblement dans un cadre légal et dans la limite de ses besoins, c'est à dire dans un ensemble permettant d'obtenir la dignité. Il progresse alors dans les hauts degrés de la foi jusqu'à atteindre le rang des sincères, des justes, des vertueux, et des saints :
Selon Jourthûm Ibn Nachir, le Messager de Dieu a dit: «Dieu le Très-Haut vous a prescrit des obligations, ne les négligez pas. Il vous a tracé des limites, ne les transgressez pas. Il vous a interdit certaines choses, ne les enfreignez pas. Il S'est tu enfin sur certaines choses par miséricorde pour vous et non par oubli. Ne questionnez pas à leur sujet». (Ad-dârqoutni) 
(ExtS2v143) « C’est ainsi que Nous avons fait de vous la Communauté du juste milieu » 
          A ce propos, il faut rappeler que l'âme de l'homme est composée de deux parties dépendant de différentes subsistances : 
- « rouh » qui signifie souffle vital, esprit, inspiration du ciel : cette partie de l'âme contient la raison, les sages sentiments, l'apaisement du cœur et donc la voie principale de la dignité. Elle doit donc réellement apaiser sa faim spirituelle dans le noble cadre légal religieux pour préserver sa force bienfaisante en se nourrissant avec la nourriture spirituelle du rappel de Dieu, des œuvres cultuelles, des sages relations humaines, des bons comportements et de l'apprentissage de sages sciences utiles.
- « nefs » qui signifie âme bestiale, corps physique : Elle est le vêtement de la partie précédente, sa monture et son outil de perception de la vie terrestre. Cet aspect de l'âme porte des instincts liés à des nécessités physiques pouvant aussi permettre d'adorer Dieu. En effet, les enseignements divins de la dernière religion apportent le meilleur comportement à tenir pour répondre à ces besoins en les anoblissant et en évitant les maladies du cœur telles que l'avarice, la cupidité, l'orgueil, le mépris etc. Il faut noter que ces besoins physiques correspondent soit à une absorption comme pour l'oxygène et la boisson, soit à une évacuation comme pour le dioxyde de carbone et l'urine. Afin de purifier cette partie de l'âme, l'homme doit donc imiter le comportement prophétique pour demeurer également dans le noble cadre légal religieux et rester dans la limite de ses besoins, et ainsi connaître une voie supplémentaire conduisant à la dignité à travers le licite et l'équilibre.
(S38v71/72) « Quand ton Seigneur dit aux Anges : “Je vais créer d'argile un être humain. Quand Je l'aurai bien formé et lui aurai insufflé de Mon Esprit, jetez-vous devant lui, prosternés. »
(S17v83-85) « Et quand Nous comblons l’homme de bienfaits, il se détourne et se replie sur lui-même ; et quand un mal le touche, le voilà profondément désespéré. Dis : « Chacun agit selon sa méthode, alors que votre Seigneur connaît la meilleure voie. » Et ils t’interrogent au sujet de l’âme, - Dis : « L’âme relève de l’Ordre de mon seigneur. » Et on ne vous a donné que peu de connaissance."
(S91v7-10) « Et par l'âme et Celui qui l'a harmonieusement façonnée; et lui a alors inspiré son immoralité, de même que sa piété ! A réussi, certes celui qui la purifie. Et est perdu, certes, celui qui la corrompt. »
(S50v16-18) « Nous avons effectivement créé l’homme et Nous savons que ce que son âme lui suggère et Nous sommes plus près de lui que sa veine jugulaire quand les deux recueillants, assis à droite et à gauche, recueillent. Il ne prononce pas une parole sans avoir auprès de lui un observateur prêt à l’inscrire »
(S12v53) « Je ne m'innocente cependant pas, car l'âme est très incitatrice au mal, à moins que mon Seigneur, par miséricorde, [ne la préserve du péché]. Mon Seigneur est certes Pardonneur et très Miséricordieux. »
(S4v128) « Et si une femme craint de son mari abandon ou indifférence, alors ce n’est pas un péché pour les deux s ‘ils se réconcilient par un compromis quelconque, et la réconciliation est meilleure, puisque les âmes sont portées à la ladrerie. Mais si vous agissez en bien et vous êtes pieux… Allah est, certes, Parfaitement connaisseur de ce que vous faites. »
(S2v2/3) « C'est le Livre au sujet duquel il n'y a aucun doute, c'est un guide pour les pieux qui croient à l'invisible et accomplissent la Salat et dépensent [dans l'obéissance à Allah], de ce que Nous leur avons attribué »
          Rouh et nefs interagissent l'une sur l'autre mais les deux n'en forment donc qu'une qui témoignera devant Dieu : 
Ibn Kathir a rapporté dans son commentaire qu'Ibn Abbas (SDP) a dit : « Au Jour de la Résurrection les gens se querelleront et même l'âme se querellera avec le corps. Elle dira : « C'est toi qui as agi en mal. » Le corps répondra : « C'est toi qui m'as ordonné et c'est toi qui m'a tenté.» Dieu enverra alors un ange pour juger entre les deux. Il leur dira : « Votre exemple est celui d'un impotent voyant et d'un aveugle qui se sont introduits dans un jardin (pour voler des fruits). L'impotent dit à l'aveugle : « Je vois là des fruits, mais je ne peux les atteindre pour les cueillir. » L'aveugle demande : « Porte-moi que j'en cueille. » Ce que l'impotent fit. « Qui est coupable d'entre les deux ?» Le corps et l'âme répondront : « Les deux ! » L'ange leur dira alors :«Vous vous êtes jugés vous-même ! » Autrement dit, le corps est pour l'âme une monture. »
          
L'âme raisonnable « rouh » doit donc prendre le contrôle de l'âme de l'instinct « nefs » et surtout pas l'inverse comme un cavalier doit dompter un cheval sauvage se débattant en s'asseyant sur son dos jusqu'à ce qu'il se calme, afin de pouvoir voyager sans danger. En effet, l'homme ayant une âme spirituelle qui porte la raison et le langage lui permettant de concevoir la valeur des règles religieuses, l'inéluctabilité de sa mort et l'approche d'un jugement universel, que les animaux n'ont pas dans leur âme spirituelle, s'il se laisse dominer par son âme bestiale, il devient pire qu'un animal par la folie, puisque les animaux ont tous la foi, ne vont jamais au-delà de leurs besoins en préservant ainsi leur environnement ou n'enterrent jamais leur bébé vivant comme c'est arrivé chez certains arabes lors de l'époque pré-islamique à cause de traditions totalement ignobles, ou comme cela était déjà arrivé à l'époque romaine polythéiste et c'est encore le cas en chine ou en inde chez certains non-musulmans :
(S2v17) « Les mécréants ressemblent à [du bétail] auquel on crie et qui entend seulement appel et voix confus. Sourds, muets, aveugles, ils ne raisonnent point. »
(S8v22) « Les pires des bêtes auprès d'Allah, sont, [en vérité], les sourds-muets qui ne raisonnent pas . »
(S8v55) « Les pires bêtes, auprès d'Allah, sont ceux qui ont été infidèles (dans le passé) et qui ne croient donc point (actuellement), »
Ainsi pour obtenir la précieuse dignité, le but est d'arriver à anoblir l'une et l'autre en les gardant apaisées dans la décence du cadre légal religieux et dans les limites de leurs besoins sagement établies par Dieu, et souvent inévitables par la noblesse du juste milieu.
Il faut comprendre que par son immense miséricorde Allah nous permet donc par des pieux comportements simples de profiter de plaisirs bestiaux comme manger, forniquer et se reposer en les qualifiant d'adoration.
De plus, il est important de noter que parvenir par la piété à répondre modérément à nos besoin et à s'évader des envies ou des mauvaises habitudes correspond à la sérénité du cœur, et donc à la plus grande liberté dans cette vie. D'ailleurs la liberté s'arrêtant où commence la sécurité et le respect pour autrui, elle ne correspond évidemment pas à pouvoir faire n'importe quoi, mais plutôt donc à pouvoir vivre et faire tout le bien que nous pouvons :
(S91v7-10) « Et par l'âme et Celui qui l'a harmonieusement façonnée; et lui a alors inspiré son immoralité, de même que sa piété ! A réussi, certes celui qui la purifie. Et est perdu, certes, celui qui la corrompt. »
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Le bien c’est la bonne moralité et le mal c’est ce qui reste hésitant dans ta poitrine et que tu n’aimerais pas que les gens découvrent. » (Moslem)
Le Prophète (SBDSL) a dit  : « Renonce à ce qui t’inspire du doute pour ce qui ne t’en inspire pas. » (Attirmidhi)
Le Prophète (SBDSL) a dit à un compagnon qui venait le voir : « Tu viens me demander ce qu’est le bien ? » Je dis : « Oui. » Il dit : « Prends-en l’avis de ton propre cœur. Le bien est tout ce qui ne trouble pas la sérénité de l’âme et du cœur. Le mal est ce qui te met dans l’embarras avec toi-même et qui ne fait qu’hésiter dans ta poitrine, quand bien-même les gens t’en donnent une appréciation favorable et quand bien même ils t’en donnent un bon avis. »(URA)
Selon Jourthûm Ibn Nachir, le Messager de Dieu (SBDSL) a dit: «Dieu le Très-Haut vous a prescrit des obligations, ne les négligez pas. Il vous a tracé des limites, ne les transgressez pas. Il vous a interdit certaines choses, ne les enfreignez pas. Il S'est tu enfin sur certaines choses par miséricorde pour vous et non par oubli. Ne questionnez pas à leur sujet». (Ad-dârqoutni) 
(S2v2/3) « C'est le Livre au sujet duquel il n'y a aucun doute, c'est un guide pour les pieux qui croient à l'invisible et accomplissent la Salat et dépensent [dans l'obéissance à Allah], de ce que Nous leur avons attribué » 
(ExtS2v143) « C’est ainsi que Nous avons fait de vous la Communauté du juste milieu » 
Pour prendre des exemples de règles islamiques montrant bien l'idée intelligente du cadre légal de la dignité bâtit sur le juste milieu, il faut savoir que le mariage purifie la fonction sexuelle, que jeûner tous les jours a été interdit et que l'équilibre alimentaire anoblit notre dépendance liée à la nourriture.
Ainsi comme l’islam n’est pas qu’une religion cultuelle, mais aussi un mode de vie complet touchant à tous les aspects du quotidien, les bonnes manières sont considérées comme une forme d’adoration permettant d'atteindre le même caractère de noblesse et d'obtenir la même rétribution que certaines œuvres d'adoration surérogatoires :
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Par ses manières et son bon comportement, le croyant peut atteindre le statut d’une personne qui jeûne fréquemment et qui se lève la nuit pour prier. » (Abou Daoud)

Le Prophète a même affirmé qu’il s’agissait d’une des meilleures formes d’adoration venant immédiatement après les actes obligatoires :
Le Prophète (SBDSL) a dit :« Au jour de la Résurrection, rien ne pèsera plus lourd (en bonnes actions) dans la balance du croyant que le bon comportement. Dieu déteste ceux qui jurent et qui hurlent des obscénités. » (Abou Daoud, at-Tirmidhi)
Surtout qu'en possédant de bonnes manières, le musulman devient un instrument de Dieu précieux à Ses yeux :
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Les serviteurs de Dieu qui sont le plus chers à Ses yeux sont ceux qui possèdent les plus belles manières. » (Al-Hakim)
          D'autre part, il est important de noter que les ennemis et dangers de l'être humain sont les démons, les passions, son âme bestiale et l'adoration du bas-monde, car Allah ayant créé l'âme au ciel, le corps dans le ventre maternel, les qualités spirituelles sur terre et l'assouvissement des passions au Paradis, il ne faut pas se faire tromper par notre âme bestiale qui détient des passions illimitées vers lesquelles les démons nous appellent, car elles sont incompatibles avec la vie terrestre limitée dans tous ses aspects, l'acquisition des qualités spirituelles par un juste milieu, et donc l'obtention du Paradis à travers la modération.

         
En fait ce qui distingue l’homme de l’animal, c’est que la créature animale se contente de vivre pour satisfaire ses passions. Elle vit dans le temps présent et n’a donc pas le sentiment d’une éternité qu‘elle pourrait rencontrer ou d'un jugement dernier. Tandis qu’à l’être humain au contraire, il est demandé de faire un effort pour comprendre que derrière les choses, il y a quelque chose, que cette vie est brève, que l’existence a une finalité, que la justice lui est demandée et lui sera imposée, et que le bien commun passe avant ses passions. Mais il ne prendra pas conscience de ces vérités que si la croyance en Dieu, qui est son Créateur, la croyance en l’au-delà, qui est sa destination finale, et la croyance au jour du jugement universel, qui est l'établissement de sa valeur, n’habitent pas réellement son cœur. Par contre s'il en prend conscience, contrairement à l’animal, il se détache de la matérialité physique et retourne vers l'honneur spirituel inhérente à la nature humaine.  Ainsi en réalité, il ne peut y avoir de conception de la morale sans la foi en Dieu, en l'au-delà et en un jour de jugement universel.
D'ailleurs, l'Histoire montre qu'un peuple qui perd sa foi ou sa religion se condamne par-là même à perdre ses valeurs morales et donc au chaos. Dans le Coran, on lit : 
(S19v59)
« Puis leur succédèrent des générations qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions. Ils se trouveront en perdition, »

En effet, à partir du moment ou un peuple délaisse l’activité principale de son adoration qui est de se soumettre à Dieu dans la prière pour se nourrir de Sa sagesse, il se fait entraîner par sa passion.
A partir du moment où un peuple ou un être humain se coupe de sa relation à Dieu, donc d’une relation transcendante qui l'élève vers la volonté de noblesse, il s’enlise dans la recherche des plaisirs en oubliant toutes limites et donc de toutes valeurs morales, familiale et sociales.
A partir du moment où il est coupé du ciel et de la conception de l'au-delà, il se met donc à vivre dans le temps présent en se comportant comme un animal vers un assouvissement sans limite de son âme bestiale, 
synonymes d'excès en tout causant la ruine de l'homme, et cette loi pour qui connaît l’histoire des peuples et des civilisations est aussi universelle que la loi de la gravitation.
Ainsi, l'ennoblissement spirituel dans la religion élève l'homme en l'embellissant alors que l'abandon dans les plaisirs physiques, aggravé sans cadre légal, le rabaisse en le dégradant.
De plus il faut noter lorsque l'homme se consacre particulièrement au spirituel incarné par la piété dont le jeûne fait partie, les forces physiques et gravitationnelles agissant sur le corporel s'atténuent, et il ressent donc comme un allègement l'élevant vers un joyeux flottement immobile en apesanteur, puisque cela favorise la perception de son âme spirituelle créée au ciel.
Par conséquent il faut valoriser la condition honorable pour laquelle Dieu nous a créé : c'est à dire L'adorer corps et âme en Lui soumettant tout légitimement comme le montre la piété permanente du Prophète (SBDSL), afin de suivre le meilleur des chemins, pour atteindre la suprême des hauteurs et y découvrir la souveraine des positions que les êtres conscients puissent obtenir : la dignité, amenant l'amour du Seigneur envers Ses créatures.
Cependant la satisfaction divine étant la meilleure des récompenses, elle devient une valeur meilleure que le bienfait suprême qu'est la dignité, car la valeur du Bienfaiteur a évidemment plus de valeur que Ses bienfaits. Surtout qu'il est légitime que dans la relation d'amour avec Allah, l'importance de Sa satisfaction doive romantiquement passer avant notre dignité, car Sa satisfaction correspond à ce que l'on fait ressentir d'agréable à l'autre, alors que notre dignité est d'abord personnelle même si elle est la cause de Sa satisfaction. 
Pour rester constamment dans la plus belle grandeur qu'est le mode de vie prophétique, tous les efforts dans la sagesse doivent dédiés à Dieu afin de reconnaître qu'on agit en Lui, par Lui et donc pour Lui. En effet nos bonnes œuvres n'étant possibles que par Sa création et n'étant par conséquent valables qu'en Lui rendant hommage avant, le but ultime est de Lui dévouer tous nos bons actes jusqu'à mourir soumis à Lui dans la bienséance.
C'est pourquoi en rappelant que cette vie du Prophète permet d’être constamment dans la noblesse de l'adoration,
lorsque l'homme suit son exemple, il sera à l’abri du châtiment divin au moment de sa mort prédestinée
par Dieu et sera récompensé par le plus haut niveau de Paradis:
(S3v102) « Ô les croyants ! Craignez Allah comme Il doit d’être craint. Et ne mourrez qu’en pleine soumission (avec une foi sincère, en dehors d'un mal, et si possible pendant une œuvre pieuse). »
          Tout ce qui arrive à l'homme doit aussi lui servir à acquérir les diverses qualités. Or l'homme étant une créature qui oublie à cause des soucis de la vie et de son sommeil réparateur, il doit souvent se souvenir de 
son Seigneur par les pratiques religieuses pour ressentir profondément les meilleurs sentiments et obtenir la clairvoyante sagesse dans ses actions. D'ailleurs il faut rappeler que dans la langue arabe le mot « homme »
se dit « insan » ce qui signifie « celui qui oublie » et que l'effort du rappel du divin l'ennoblissant appartient donc à sa nature. 
          Ainsi il faut également rappeler que le cœur
(organe roi de l'homme) se nourrit des ambiances et des habitudes en commandant au cerveau (organe ministre de l'homme) de faire exécuter des actes aux parties du corps (les sujets de l'organe roi). Par conséquent si l'homme reste dans les ambiances de foi, ses actions seront très souvent bonnes, car il se demandera fréquemment des comptes à lui-même dans son rapport à la présence divine. En islam, il est d'ailleurs coutume de dire qu'un des deux yeux de l'homme doit voir les qualités d'autrui, et l'autre, ses propres défauts :
(S18v28) « Fais preuve de patience [en restant] avec ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir, désirant Sa face. Et que tes yeux ne se détachent point d’eux, en cherchant(le faux) brillant de la vie sur terre. Et n’obéis pas à celui dont Nous avons rendu le cœur inattentif à Notre Rappel, qui poursuit sa passion et dont le comportement est outrancier. »
(S7v201) « Ceux qui pratiquent la piété, lorsqu'une suggestion du Diable les touche se rappellent [du châtiment d'Allah]: et les voilà devenus clairvoyants. »
Selon Abou Darda (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « Lorsque trois hommes qui se trouvent en ville ou dans le désert n'accomplissent pas la prière en commun, Satan prend le dessus sur eux. Astreignez-vous donc à la prière en commun car le loup ne dévore du troupeau que la bête isolée. » (Abou Dawud)
Il apparaît donc que s'il n'existe pas d'ambiance de foi autour de nous, il faut noblement essayer d'en créer en construisant des mosquées et en instituant des cercles d'enseignement religieux, de service social, de sciences et de glorification d'Allah. Surtout que comme le niveau de foi et le nombre de bonnes actions sociales et religieuses sont fonction du temps passé dans ces occupations, cela participe à l'augmentation de l'assagissement et donc du bien être.
          Pour tenter d'expliquer ces remarques sur les ambiances, il faut comprendre que les souvenirs des moments vécus au cours d'une journée provoquent des échos dans notre esprit tel une musique dans la tête. Or la meilleure mélodie que nous puissions avoir dans notre esprit est celle du pieux rappel car cela permet de profiter de la sagesse divine.
A ce sujet il faut rappeler que les savants ont découvert que l'intelligence consciente et le centre de décision conscient, situés dans la zone frontale du cerveau, ne sont pas les seuls à déterminer nos actions. En effet, une autre forme d'intelligence, située en dessous du cortex cérébral, existe dans notre cerveau. Il s'agit de l'hippocampe qui stocke toutes nos expériences. Or ce dont nous nous souvenons détermine ce que nous faisons et plusieurs centres de coordination jouent aussi un rôle décisif avant l'action : le centre de la peur et de la panique situé dans le noyau amygdalien et ses adversaires les centres du plaisir et de la récompense. Tous échappent à notre contrôle conscient et ils analysent tous les signes extérieurs avant que nous en ayons conscience en traduisant le résultat par un sentiment. Avant même que nous commencions à réfléchir à quelque chose, l'inconscient a donc déjà décidé ce qui est bon pour nous. Alors ceux qui vont à l'encontre de cette sagesse corporelle choisissent évidemment le mauvais chemin et deviennent vraiment injustes envers eux-mêmes :
(S16v
28) « Ceux à qui les Anges ôtent la vie, alors qu'ils sont injustes envers eux-mêmes, se soumettront humiliés, (et diront) : “Nous ne faisions pas de mal ! ” - “Mais, en fait, Allah sait bien ce que vous faisiez. »
(S10v44) « En vérité, Allah n'est point injuste à l'égard des gens, mais ce sont les gens qui font du tort à eux-mêmes. »  
          Ainsi Dieu explique que le rappel de Sa présence est la meilleure occupation que nous puissions avoir, car même si l'on comprend la grandeur de la morale, nous ne sommes que ce que nous faisons :
(ExtS29v45) « Le rappel d’Allah est certes ce qu’il y a de plus grand. Et Allah sait ce que vous faites. »
En effet notre courte vie étant régie par la permanente omniprésence du Saint Créateur, la morale ne peu que confirmer que le meilleur comportement est de constamment l'adorer en se Le rappelant, en L'honorant, évoquant Ses qualités, Ses attributs et Ses bienfaits, pratiquant Sa religion et étant bienveillant avec autrui, pour que nous puissions logiquement nous ennoblir au maximum.
De plus, en comparaison aux plaisirs du Paradis offerts éternellement qui ne détiennent aucun effort de vénération, on ne peut aussi qu'admettre que notre monde éphémère, où les efforts religieux et sociaux étant les seuls moyens d'offrir quelque chose au Seigneur sont donc la meilleure occupation, doit évidemment être mis à profit pour passer le plus de temps possible dans ce légitime, bienfaisant et méritant rappel d'Allah pouvant mener à la plus grande dignité.
Enfin, il est clair que cette vie extrêmement courte proposée par l'immense miséricorde divine pour nous enseigner les inégalables qualités spirituelles et valoriser les inestimables délices du Paradis éternel correspond presque à un envoi directement au Paradis.

L'histoire d'Adam et Eve

          Après leur création, les djinns adorèrent Allah le Très Haut pendant des siècles probablement en vivant en paix uniquement par leur foi certaine en Dieu éclairant naturellement leur cœur de bienveillance sans règles particulières révélées, mais le mal finit par apparaître entre eux, puis les domina : le sang jaillit et la terre fut dévastée. Certains étaient devenus infâmes et cruels. Ils tuaient et détruisaient tout sur leur passage : les oiseaux, les arbres, les plantes, les maisons… Voyant tout cela, Allah (Glorifié soit-Il) envoya des anges combattants et des djinns fidèles pour rétablir la justice sur la terre. Lorsque tout rentra dans l’ordre, les oiseaux se remirent à chanter la paix, les arbres recommencèrent à se prosterner, les fleurs renaquirent et le soleil darda à nouveaux ses rayons. Plus tard, Iblis, c'est à dire Satan, le chef des djinns ayant rétabli la justice sur terre, grâce à son culte, à sa grande science et à son imitation des anges dans l'obéissance, devint le chef de la terre et eut l'autorisation de pouvoir se déplacer dans toute la création. Par ce comportement, il obtint également des ailes angéliques et le rang d'imam des anges (ou des anges du ciel inférieur selon les versions). 
         A la mi-journée d’un vendredi, Allah (Glorifié soit-Il) déclara
:
(ExtS2v30) “Je vais établir sur la terre un vicaire “Khalifat”. Ils (les anges) dirent : “Vas-Tu y désigner un qui y mettra le désordre et répandra le sang, quand nous sommes là à Te sanctifier et à Te glorifier ? ” - Il dit : “En vérité, Je sais ce que vous ne savez pas ! ”. »
En effet Dieu savait qu'il y aurait parmi les hommes, des Prophètes, des Messagers, des loyaux, des justes, des martyrs et des vertueux.
 
          Allah le Très Haut ordonna alors à l’ange de la mort de ramasser une poignée de chaque sorte d’argile dans toutes les contrées. Il y en avait de la noire, de la blanche, de la rouge et de la jaune. Allah le Très Grand rassembla alors les quatre argiles dans le Paradis, les mouilla et créa une forme longiligne. La statue d’argile sécha au point de devenir noire. Ainsi fut la forme originelle d’Adam, le premier homme, père de l’humanité, bijou ultime et suprême de la création, puisque à l'origine de tous les meilleurs êtres humains dont la meilleure créature qu'est le Prophète Mouhamed (SBDSL). Personne n’avait jamais vu un visage comme le sien. Il était impressionnant car son corps faisait soixante coudées de long sur quatorze coudées de large. Adam resta ainsi sans que personne ne se soucie de Lui pendant quarante jours (ou années). En passant près de lui les anges étaient effrayés. C’est alors qu’Iblis, également effrayé, vint vers lui et l’observa. Il n’avait jamais rien vu d’aussi étrange. Par curiosité, il le poussa légèrement mais ne sentit aucun mouvement et n'entendit qu'une sonorité semblable à la résonance de l'argile. Il frappa même orgueilleusement Adam à coup de pied, mais il ne réagissait toujours pas. Au bout d'un certain temps et après avoir participé à des assemblées sublimes avec des anges discutant probablement du sens des attributs divins, de la création et de la morale, Iblis déclara : « il y a un but derrière ta création.» Ensuite, il s'envola vers son visage et vit un trou à l’endroit de la bouche. Il décida alors d'y entrer mais n'y trouva rien. Ce corps était complètement vide. Iblis alla aussitôt prévenir les anges : « j’ai visité l’intérieur du corps argileux, sachez qu'il est vide et que toute chose dont l’intérieur est vide peut être cassée. Donc n'ayez pas peur de lui, car il est creux tandis que votre Seigneur est l'Impénétrable. Si l'on me rendait maître de lui, je l'anéantirais.  Allah lui donnera l’empire du monde terrestre mais vous les combattrez et les chasserez comme vous avez fait pour les djinns ». « O Iblis, nous l’avons fait parce qu’Allah nous l’avait ordonné et nous avons l’ordre de nous soumettre à cette créature», lui répondirent les anges. Puis suite à une terrifiante annonce divine précisant qu'une créature allait désobéir, les anges demandèrent à Iblis, puisque le lus proche de Dieu, de faire une invocation pour qu'ils soient protégés. Cependant par orgueil, Iblis ne s'inclut pas dans celle-ci en demandant à Allah « que vous soyez guidés » plutôt que « nous soyons guidés ». 
          Quelques temps plus tard, la lumière du Seigneur (Glorifié soit-Il) apparut et Sa voix retentit à travers toutes les galaxies. Iblis guettait … Toute la création s’impatientait de connaître son nouveau maître. Le Roi de l’univers (Glorifié soit-Il) proclama : « lorsque J'aurais terminé de le former harmonieusement (de Mes mains) et soufflé en lui (simultanément) de Mon esprit et de Mon souffle de vie, prosternez-vous vers lui. » Allah le Très Haut insuffla donc en Adam de Son esprit et de Son souffle de vie. L’esprit et le souffle de vie s’engouffrèrent dans sa bouche, déployèrent ses poumons et descendirent jusque dans ses viscères. Partout où ils passaient, ils transformaient l’argile en os, en veines, en organes, en muscles, en chair et en peau.
          Lorsque l’esprit et le souffle de vie arrivèrent à la tête d’Adam, il éternua et ses premiers mots furent de répéter ce que les anges lui dirent de prononcer : « Al Amdoulila, Louange à Dieu » et Allah le Tout Puissant lui répondit « Ramik Allah Rabouk, Que la miséricorde de Dieu soit sur toi ». Ces premiers mots du Seigneur à Sa nouvelle créature démontrent clairement qu'Il ne veut que le mieux pour elle, c'est à dire lui faire découvrir plus tard la valeur suprême qu'est la dignité. 
          Adam se mit alors à respirer et sentit la fraîcheur du Jardin d'Eden (probablement une partie particulière du plus bas niveau de Paradis, comme il sera expliqué ci-après) : ce fut sa première bouffée d’air. Quand ensuite l'esprit pénétra ses yeux, il regarda les fruits du Paradis, et quand il atteignit son estomac, il sentit l'envie d'en manger et bondit vers eux avant même que l'esprit et le souffle de vie n'atteignent ses pieds. Dieu dit à ce propos dans le Coran :
(S21v37) « L'homme a été créé prompt (impatient) dans sa nature. » 
En effet suite à cette majestueuse décision divine de créer l'homme prompt, pour qu'il apprenne à retenir sagement cette éprouvante force impatiente liée à son âme bestiale, afin de développer noblement la qualité de la patience dans son âme spirituelle et donc une des plus représentatives qualités de l'ennoblissement, il  nous est proposé magnifiquement un chemin supplémentaire pour acquérir la valeur suprême qu'est la dignité.
D'ailleurs concernant les caractéristiques de cette âme bestiale, il faut rappeler que ne pouvant être satisfaite que par les plaisirs infinis du Paradis, elle peut devenir une force autodestructrice dans cette vie terrestre limitée par essence. Cependant cette force à maîtriser dans les limites d'un cadre légal appartient aux domaines nécessaires permettant également de nous ennoblir.
          Adam regarda alors autour de lui : tout était beau et resplendissant. Sur l'ordre d’Allah le Très Grand, les anges étendirent leurs ailes en laissant passer des filaments de lumière derrière leurs dos. Ils se courbèrent devant Adam les uns après les autres avec respect.
          Tous se prosternèrent sauf Iblis, car ce dernier gonflé d’orgueil, choisit de désobéir au Seigneur. Soudain un flux de lumière intense éblouit Iblis et une voix profonde résonna : « Pourquoi ne t’es t
u pas prosterné alors que Je te l’avais imposé !» Iblis, tête baissée, sentit la chaleur d’Allah traverser tout son corps et ses membres se crispèrent. Il releva doucement la tête, jeta un regard venimeux vers Adam et lança sèchement : « Je suis meilleur que lui,Tu m’as créé de feu alors que lui Tu l’as créé d’argile ! » Allah le Très-Haut reprit : « Descends de mon Jardin d'Eden (et retourne sous le ciel inférieur, celui de la terre) ! Tu n’as pas à t’enfler d’orgueil dans ce lieu ! Sors ! Te voilà parmi les méprisés ! » « Accorde moi un délai jusqu’au jour ou les descendants d’Adam seront ressuscités ! » demanda Iblis. « Tu es de ceux à qui le délai est accordé ! » répondit Allah le Très Haut. « Puisque Tu m’as induit en erreur, répondit Satan, je m’opposerai à eux pour qu’ils délaissent le droit chemin, puis je les attaquerai de tous les côtés. » « Sors de là ! Banni et rejeté ! Quiconque te suit parmi eux… de vous tous J’emplirai l’Enfer ! » dit Allah le Très Haut.
Soudain un vent d’une violence inouïe se leva ! Iblis fut projeté hors du Paradis et une douleur aiguë le saisit dans ses entrailles. Il se courba et poussa un grand cri ! Ses poings se serrèrent, ses pieds se tordirent, ses veines se gonflèrent tant la douleur était vive ! Allah le Très-Haut lui retira sa beauté et transforma son charme en laideur, son physique en horreur, sa salive en poison…
          Ensuite, Allah le Très-Haut prit Adam et fit sortir de ses reins toutes les âmes de la race humaine afin qu’elles témoignent sur elles-mêmes : « Ne suis-Je pas votre Seigneur ? » Elles répondirent : « Mais si, nous en témoignons… » afin que les hommes ne puissent dire au jour du jugement : « Vraiment, nous n’y avons pas fait attention. » A ce moment-là, Il éleva leur père Adam qui les regarda et vit parmi eux le riche et le pauvre, l'aveugle et le sourd, le beau et le laid puis dit : « Ô Seigneur,... si tu les traitais sur un pied d'égalité ? »  Dieu répondit : « J'aurai préféré être remercié »
(pour que les hommes ne soient pas inattentifs à Mes bienfaits et qu'ils augmentent leur dignité par cette gratitude et leur entraide).

          Allah le Très-Grand voulut ensuite montrer la supériorité d’Adam sur les anges dont certains n'avaient pas compris les raisons de cette création de l'homme pouvant faire le mal alors que leurs âmes parfaites sanctifiaient le Seigneur continuellement. Il enseigna à Adam le nom de l’ensemble des créatures, des animaux qui volent, qui marchent, qui rampent et de tout ce qui existe. Puis, Il appela les anges pour leur demander de nommer toutes ces choses mais les anges ne surent pas. Alors Il interrogea Adam qui lui sut répondre. Voilà comment les anges avouèrent finalement leur infériorité en déclarant :
(S2v32) « Gloire à Toi ! Nous n'avons de savoir que ce que Tu nous a appris. Certes c'est Toi l'Omniscient, le Sage (d'avoir choisi la miséricorde et l'enseignement du meilleur chemin qu'est l'ennoblissement de la nature humaine similaire à la Tienne)
».
Ainsi il faut noter que Dieu eu quatre marques de haute considération à l'égard d'Adam : Il l'a créé de Ses mains, lui a insufflé de Son Esprit, a ordonné aux anges de se prosterner devant lui et lui a appris le noms de toutes les créatures.
          Ensuite, Allah (Glorifié soit-Il) lui inspira des mots qui deviendront la salutation des croyants : « Avance vers ces anges et transmets leur le salut. » Adam s’avança vers eux et s’adressa sans difficulté dans leur langage : la langue arabe (qui sera celle du Paradis). Celle-ci fut donc la première parlée par l'humanité jusqu'à ce que Dieu attribue plusieurs langages aux êtres humains afin qu'ils s'entre-connaissent noblement :
(S49v13) « O hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d’entre vous auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand Connaisseur »
Adam salua donc les anges du salut qui deviendrait celui des croyants : « As salam alaykoum, Que le salut soit sur vous 
(ou salut pacifique voulant la réussite de votre âme)». Les anges lui répondirent : « Wa alaykoum salam wa ramatoullah, et que la salut soit sur vous ainsi que la miséricorde de Dieu (signifiant bien voulant la réussite de votre âme)». Allah le Très-Haut dit alors à Adam : « Ceci sera ton salut ainsi que celui de ta descendance. Libre à toi maintenant de goûter aux plaisirs du Jardin d'Eden du Paradis...»
          Dans le Jardin d'Eden, Adam était émerveillé ! Il observait les plantes et les animaux, dès qu’il voyait une chose qu’il ne connaissait pas, il courait vers elle tel un enfant. Il sentait les fleurs aux parfums exquis qui embaumaient les lieux. Les arbres portaient des fruits aux mille saveurs. Adam les prenait délicatement et les dégustait…
          Un jour, Dieu proposa le dépôt de foi à la création et Adam voulut s'en charger :
(S33v72) « Nous avions proposé aux cieux , à la terre et aux montagnes la responsabilité (le dépôt de foi qui permet de choisir personnellement entre le bien et le mal pour en être rétribué au Paradis ou en Enfer). Ils ont refusé de la porter et en ont eu peur, alors que l’homme s’en est chargé ; car il est très injuste envers lui-même et très ignorant.
»
En effet la curiosité toute nouvelle d'Adam et son innocence le prédestinèrent logiquement à accepter cette proposition dont il n'avait pas réalisé l'énorme portée dangereuse de ses conséquences incertaines.
          Plus tard, il distingua au loin deux rivières sinueuses : l’une de lait et l’autre de miel. Il s’en approcha et d’un coup, les deux rivières s’élevèrent en formant deux coupelles qui s’arrêtèrent devant sa bouche en implorant d’être bues. C’est ainsi qu’Adam rapprocha ses lèvres, ferma les yeux et but de ces deux nectars suaves. Une brise fraîche et agréable sécha ses lèvres puis une lourdeur s'empara de lui. Par conséquent, il voulut se reposer et s’étendit parmi de douces et chaudes herbes géantes qui l’enveloppèrent comme une couverture. Les oiseaux chantaient, les cieux brillaient de mille éclats, et c'est dans cette merveilleuse ambiance qu'Adam s'endormit pour la première fois… 
          Lorsqu’il ouvrit les yeux, il vit une créature allongée à ses côtés qui lui ressemblait. Il fut étonné et se redressa en demandant : « Qui es-tu ? ». « Je suis ton épouse. Allah m’a créé de toi et pour toi afin que ton cœur trouve le repos auprès du mien. »
          Adam se trouva alors comblé et se prit d’amour pour cette femme qui s’appelait Eve. Adam et Eve vécurent heureux au Paradis durant cinq cents années sous la protection d’Allah le Très-Grand. Il leur avait accordé le jardin d'Eden avec tous les fruits et les délices qu’il produisait à l’exception d’un seul arbre qu’Adam et son épouse ne pouvait approcher.
          Allah le Tout-Puissant les avait mis aussi en garde contre les ruses d’Iblis. En effet ce dernier agonisait de rage et ne cessait de réfléchir aux stratégies qui pourraient mettre fin au bonheur des deux premiers humains. Il ne supportait plus de voir les grâces divines se répandre sur Adam et Eve alors que lui en avait été exclu. Il tentait sans aucun succès de corrompre par tous les moyens Rédhwan, l'ange qui est le portier surveillant l’accès au Paradis. Alors Iblis se mit à errer autour du Paradis pour voir s’il n’y avait pas une autre issue… 
Un jour, il trouva enfin une ruse démoniaque qui lui permit de s’infiltrer au Paradis en prenant une autre forme ou en rentrant dans le corps d'un animal, car Allah le Très-Haut a donné la possibilité aux djinns de se transformer en ce qu’ils veulent ou de pénétrer dans des animaux, puisqu'ils sont faits de feu. Iblis était méconnaissable…Il courut aussitôt à la rencontre d’Adam et Eve, les regarda avec un air d’innocence, puis s’avança vers eux délicatement pour questionner Adam :
-Comment trouves-tu cette vie qu’Allah t’a accordé ? 
-Je la trouve merveilleuse, Allah me comble de Ses bienfaits, je suis la plus heureuse des créatures ! s’exclama Adam.
-Pourtant un jour, Allah vous chassera du Paradis, toi et ton épouse ! Quelle triste fin…
-Que me racontes-tu ?
-Allah est Tout-Puissant, Il fait ce qu’Il veut ! D’ailleurs, je suppose qu’il vous a ordonné de vous tenir à l’écart de cet arbre ? Interrogea malicieusement Iblis.
-Oui c’est vrai, répondit Adam.
Il s’adressa cette fois-ci au couple et leur demanda :
-Et savez-vous pourquoi ?
Adam et Eve se regardèrent en restant silencieux.
Iblis reprit aussitôt :
-L’arbre qui vous est interdit n’est autre que l’arbre de vie que l’on nomme aussi l’arbre de l’éternité. Allah ne pourra chasser du Paradis quiconque mangera de son fruit. Croyez-moi ! J’ai entendu parler de vos douces vertus et de vos bons caractères, ainsi j’ai pitié de vous et je veux vous aider. Suivez mon conseil et mangez de son fruit.
-Je ne cesserai jamais de faire ce qu’Allah m’a ordonné, je ne veux pas de ce fruit ! Répondit Adam.
-Je jure que je suis de ceux qui vous veulent du bien et qui vous donnent de bons conseils ! Insista Iblis.
Puis il reprit sur un ton mielleux :
-Regardez sa couleur, elle est exquise. Sentez son odeur, elle est si aromatique qu’elle exhalera vos narines de son doux parfum. Je vous en conjure belles créatures, vous ouvrirez les yeux sur tout et vous connaîtrez les grands secrets qu’Allah tient cachés… 
          
Adam sentit la tentation l’envahir, tandis qu’Eve était déjà conquise par les paroles enjolivées d’Iblis. Adam lutta mais la peur de perdre le Paradis fut plus forte et il leva ainsi la main vers l’arbre car il ne connaissait pas la malveillance et par conséquent le mal du mensonge et des mauvaises intentions, malgré les avertissements divins de ne pas cueillir du fruit interdit et de prendre Iblis comme ennemi. Il cueillit le fruit, le porta à sa bouche et y goûta. Eve en fit de même et à peine eurent-ils avalé un morceau qu’ils se sentirent emprisonnés par une force incroyable.
          Leurs vêtements de lumière cachant leur parties intimes se détachèrent de leurs corps (ou la lumière spirituelle qui cachait le mal de leur nudité disparut), les laissant nus l’un en face de l’autre. Ils coururent donc se cacher pour couvrir leurs parties génitales avec des feuilles du Paradis, car un sentiment de honte inspiré par Dieu les avait envahis pour les guider vers la valeur suprême de la sagesse
. Certains savants disent que ce fruit fut digéré et transformé pour la première fois dans leur corps en excréments impurs, les faisant donc devenir incompatibles avec le Paradis pur. Cet arbre correspondant donc au savoir du bien et du mal, la comparaison avec la profitable digestion séparant les bons éléments des mauvais contenus dans les aliments est justifiée, pour montrer qu'il faut s'épanouir sagement à travers l'utilité des choses et la connaissance des sentiments tout en rejetant leur mal, comme notre dépendance à la subsistance nous montre la dépendance permanente de toute la création à la puissance divine, les aliments comestibles et immangeables les obligations et interdictions du cadre légal religieuxl'équilibre alimentaire le sage juste milieu de ce cadre légal, les devoirs et droits sociaux les droits et devoirs par rapport à Dieu, l'impôt social religieux et le jeûne du mois de ramadan la bienveillance du partage, l'appareil respiratoire la nécessité des bonnes interactions entre les êtres, l'hygiène, le ménage et toutes les règles religieuses la pureté et la beauté de l'ennoblissement spirituel, le cycle des saisons la réalité de la naissance, de la vie, de la mort et de la résurrection en particuliers au niveau des feuilles des arbres, et les bonnes saveurs de la nourriture la valeur de l'amour, de la vie, de la joie, du plaisir et de la sagesse d'Allah.
Cette vie nous invite à donc découvrir et acquérir la valeur suprême qu'est la dignité par la reconnaissance et l'obtention des qualités spirituelles divines à travers de nobles morales, telles la justice divine à travers le licite religieux, la miséricorde divine à travers les relations familiales, et la sage science divine généreuse à travers différents bienfaits tels les vêtements, les bons aliments, les paysages et les demeures.
          La colère d’Allah Le Tout-Puissant fit trembler le Paradis, Adam et Eve étaient tétanisés de peur par la prise de conscience de leur péché. Alors la voix d’Allah le Très-Haut résonna dans l’immensité des cieux : « Ne vous ai-Je pas averti de prendre le Diable pour ennemi ! » et il les fit quitter le Paradis.
         Par cette erreur instructive, Dieu décida donc de sagement continuer à les éprouver en les envoyant sur la terre de l'impureté, du regret, de la fatigue et de l'effort, où seule la piété religieuse apaise et purifie l'être humain face à ces maux tout en l'anoblissant dignement :
(S20v114/115) « Que soit exalté Allah, le Vrai Souverain ! Ne te hâte pas [de réciter] le Coran avant que ne te soit achevée sa révélation . Et dis : "Ô mon Seigneur, accroît mes connaissances ! ” En effet, Nous avons auparavant fait une recommandation à Adam; mais il oublia; et Nous n'avons pas trouvé chez lui de résolution ferme. »
(S20v123) « Allah dit : « Descendez d’ici, (Adam et Eve), [vous serez] tous (avec vos descendants ennemis les uns des autres (hommes et progénitures d'Iblis). Puis si jamais un guide vient de Ma part, quiconque (hommes ou djinns) suit Mon guide ne s’égarera, ni ne sera malheureux. »
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Attention ce bas-monde est maudit, tout ce qu’il contient est maudit sauf l’évocation de Dieu et ce qui s’ensuit (l'adoration par la pratique religieuse), de même qu’un savant et un étudiant. » (Attirmidhi)
(S7v35) « ô enfants d'Adam ! Si des Messagers [choisis] parmi vous viennent pour vous exposer Mes signes, alors ceux qui acquièrent la piété et se réforment, n'auront aucune crainte et ne seront point affligés. »
En effet, le fruit interdit ayant provoqué simultanément chez Adam l'apprentissage de l'erreur, la perte de l'innocence spirituelle et la fin de la félicité originelle, il peut être déduit qu'il a ressenti le regret d'avoir perdu cette pureté et cette félicité originelles, et donc l'importance du repentir cherchant à retrouver cette pureté et cette félicité originelles, et donc la valeur de l’ennoblissement apaisant le cœur, et donc la pieuse dignité constante redonnant le premier degré de la joyeuse pureté originelle, qui permettent d'être rétribué par les degrés progressifs infinis de l'immense félicité pure du Paradis Eternel.
De plus, il apparaît que les jardins d'Eden du Paradis pourraient être une façon d'exprimer la vie d'Adam avec l'émotion du Paradis mais les sensations et besoins de la vie terrestre. En effet, comme le précise Dieu au futur dans le verset suivant, il avertit Adam et Eve de ne pas se faire sortir du Paradis par la tentation d'Iblis pour qu'ils connaissent plus tard les conditions complètes de la vie paradisiaque :
(S20v117-119) « Alors Nous dîmes : “ô Adam, celui-là est vraiment un ennemi pour toi et ton épouse. Prenez garde qu'il vous fasse sortir du Paradis, car alors tu seras malheureux. Car tu n'y auras pas faim ni ne seras nu, tu n'y auras pas soif ni ne seras frappé par l'ardeur du soleil”.
 »
C'est à dire qu'Adam et Eve pouvaient sentir la faim et l'ardeur du soleil mais sans connaître la réelle valeur de leur aspect difficile puisque leur cœur était constamment dans l'émotion de bonheur du Paradis. 
C'est à dire qu'Adam et Eve pouvaient sentir la faim et l'ardeur du soleil mais sans connaître la réelle valeur de leur aspect difficile puisque leur cœur était constamment dans l'émotion de bonheur extrême du Paradis.
Le jardin d'Eden serait donc l'antichambre procurant inévitablement le Paradis total par la pureté liée à l'innocence méconnaissant le mal, alors que le monde terrestre serait la meilleure antichambre procurant le Paradis total par la pieuse sagesse purificatrice liée à l'ennoblissement vers le choix du repentir, du droit chemin et ainsi du meilleur des bienfaits : la dignité.
          Trois branches du Paradis se baissèrent et empoignèrent fermement ces trois créatures pour les chasser du Paradis et les déposer sur terre. Adam et Eve furent séparés à leur arrivée sur terre en étant envoyés dans des régions différentes. Quant à Iblis, il erra sur terre car la mission qu'il avait choisie était loin d'être terminée. Adam s’installa quelques temps sur une montagne, il était désespéré et ne savait pas comment obtenir le pardon de son Seigneur. La première fois que le soleil se coucha, il crut que c'était un châtiment et se mit alors en prosternation face contre terre : il pleura longtemps et finit par humblement implorer le pardon d'Allah grâce à une inspiration divine jusqu'à ce que le soleil se lève à l'horizon… : 
(S2v37) « Puis Adam reçut de son Seigneur des paroles, et Allah agréa son repentir car c'est Lui certes, le Repentant, le Miséricordieux. »
Allah le Miséricordieux agréa alors son repentir et envoya l’ange Gabriel pour le prévenir qu'Il lui avait fait miséricorde : 
« O Adam, Allah te salue et te demande la raison de tes pleurs et de tes gémissements.
-J’ai perdu la protection de mon Seigneur, je lui ai désobéi et je veux Son pardon…Répondit tristement Adam.
-Ne t’affliges pas, Allah a entendu ton repentir et m’envoie à toi pour te dire qu'Il t'a pardonné. » 
          L’ange Gabriel tendit alors à Adam une poignée de grains de blé venant du Paradis. C’était sa nourriture pour la journée… En effet, Adam devait désormais noblement travailler pour se nourrir. Il devait apprendre à semer, à planter, à récolter et à moudre afin de transformer ces grains de blé en matière comestible. Il devait savoir construire et forger pour assumer sa vie au quotidien. Tous ces enseignements lui furent transmis par l’ange Gabriel pour le guider dans l’apprentissage de la vie sur terre et des sages efforts incarnant la dignité.
          Adam était soulagé car il ne ressentait plus le fardeau de son péché puisqu’il avait reçu le pardon d’Allah. Malgré cela, il avait toujours de la peine car il pensait énormément au fabuleux jardin d’Eden, le lieu où il fut créé. Les images des arbres, des ruisseaux, des oiseaux et des multiples splendeurs du Paradis lui traversaient l’esprit et il souriait avec mélancolie.
          Pour apaiser le chagrin d’Adam, Allah (Glorifié soit-Il) lui envoya un trésor du Paradis : une maison de rubis. Il s’agissait d’une maison resplendissante qu’Allah le Très-Grand déposa juste à l'endroit de la Kaaba d’aujourd’hui, appelée autrefois « bekka», jusqu'au déluge qui l'emporta probablement au fond de l'océan, puis qui fut remplacé au même endroit par celle construite par le Prophète Abraham et son fils Ismaël. Il plaça à l’intérieur de la maison une pierre blanche si lumineuse qu’Adam pouvait apercevoir l’éclat qui résultait de son éblouissement même en étant très éloigné d'elle. En effet, celle-ci projetait toute sa luminescence jusque dans les cieux. Adam entra donc dans cette demeure et son cœur y trouva le repos.
          Adam était reconnaissant envers Allah le Très-Haut qui avait été miséricordieux envers lui et n’avait cessé d’entendre ses prières. Il était heureux mais pas totalement comblé, car sa compagne lui manquait terriblement. Il la cherchait partout : dans les montagnes, les forêts, les déserts…
          Eve de son côté, à force de douleurs et de cri, s’était amaigrie. Son cœur était empli de chagrin, ses regrets d'avoir désobéi à Dieu la rongeaient, son époux lui manquait aussi à mourir car le corps et la côte s'attirent inévitablement, joliment et noblement. Ils n’avaient aucune nouvelle ni de l’un ni de l’autre depuis fort longtemps. En continuant ses recherches, elle vit au loin la lumière de la maison de rubis. En se dirigeant vers elle, elle aperçut Adam. A cet instant, ils coururent l'un vers l'autre jusqu’à ce qu'ils soient face à face. Ils se tombèrent alors dans les bras fous de joie, et dignement, demandèrent encore à leur Seigneur qu'Il leur accorde Sa miséricorde dans ce nouveau monde :
(S2v23) « Tous deux dirent : "Ô notre Seigneur, nous avons fait du tort à nous-mêmes. Et si Tu ne nous pardonnes pas et ne nous fais pas miséricorde, nous serons très certainement du nombre des perdants”. » 
          Ce moment mémorable se déroula à côté de la Mecque dans un lieu qui se nomme « Arafat ». Il faut noter que de nos jours cet endroit est un petit mont où les pèlerins louent Dieu lors de la dernière étape du pèlerinage islamique. Puis Adam conduisit Eve jusqu’à la maison de rubis. Ils se confectionnèrent des vêtements de peaux de moutons et tournèrent pieusement autour de la maison comme l’ange Gabriel leur avait enseigné.
          Adam et Eve s’épaulèrent, travaillèrent ensemble et ensemencèrent la terre dans tous ses recoins. A force de labeur et de persévérance, ils recueillirent des biens de toutes espèces. Ils élevèrent des constructions et bâtirent de nouvelles maisons pour eux et leurs enfants. Ils voyaient déjà tous leurs enfants peupler la Terre en la rendant fertile et agréable à vivre.
          Ainsi Adam et Eve eurent beaucoup d’enfants car leur durée de vie était de mille ans. Eve eut environ 16 accouchements qui faisaient naître à chaque fois des jumeaux de sexe opposé. Parmi eux il y eut tout d’abord les garçons Caïn puis Abel qui par conséquent avaient chacun une sœur jumelle. Caïn était agriculteur et Abel était berger. A cette époque, pour que l'humanité puisse justement se développer, une sage loi logique stipulait que chaque fils devait épouser la sœur jumelle de son frère pour garder un aspect de différence familiale. Il faut noter que cette loi fut abrogée lors de la deuxième génération d'enfants, car depuis cette période là, les mariages ne sont autorisés au maximum qu'entre cousins et cousines ou évidemment entre deux familles qui n'ont pas de liens de parenté proches. 
A ce propos, il apparaît que l'humanité étant une grande famille, la notion de racisme ne peut être qu'absurde et injuste. D'ailleurs le racisme actuel est généralement provoqué ou exacerbé par le darwinisme, l'athéisme, le nationalisme, et le tribalisme. Surtout que pour montrer leur complémentarité et leur complétude reflétant la relation de l'esprit humain avec l'esprit d'Allah, Adam et Eve ont été issus d'une seule âme, ce qui montre également la vérité du hadith précisant que la noble relation dans le mariage avec une femme est la moitié de la religion complète. En effet le mariage apporte de nombreux enseignements de la morale surtout en faisant des enfants avec elle. Ainsi l'humanité provenant d'eux l'a été également, et la bienveillance humanitaire avec la pratique religieuse apportent donc la plénitude.
          Or Caïn s’était épris de sa sœur jumelle et Abel n’osait pas transgresser la loi. Ils s’en remirent donc à Allah le Très Haut pour qu’Il tranche sur la question en contrepartie d’un sacrifice. Ainsi Abel prit son meilleur mouton mais Caïn ramassa sa plus mauvaise récolte. Ils posèrent leur sacrifice et attendirent. Un éclat d’une forte intensité apparut dans le ciel puis un jet de lumière coloré d’une rare beauté s’empara de l’offrande d’Abel et l’emporta dans les cieux en laissant celle de Caïn.
          Ce dernier fut fou de rage et sa colère était telle qu’il voulait supprimer son frère. Il lui manifesta sa haine et déclara : « je vais te tuer ». Abel répliqua : « Allah n’agrée que Ses fidèles serviteurs ! Si tu me frappes de ta main pour me tuer, je ne répondrai pas ! Je crains Allah, Seigneur des Mondes, et j’aspire à Le satisfaire. Je veux que tu partes avec ton péché et les injustes sont les gens du feu. »
Plus les jours passaient, plus la rage de Caïn augmentait, mais le meurtre n’ayant jamais existé, les hommes ne connaissaient pas la mort, ni l'assassinat, ni ses rites. Dans cet état de haine, le maudit Iblis se présenta à lui sous une belle apparence et lui inspira la manière d’exécuter son frère en lui disant de ramasser une pierre afin d'aller derrière son frère pour lui jeter sur la tête de toute ses forces. Il s’exécuta et la mort de son frère fut immédiate.
          L’humanité connut alors son premier assassin, sa première victime et son premier mort. Il transporta alors le cadavre de son frère sur son dos durant des heures ne sachant que faire de lui ! Allah le Tout-puissant l’observait du haut de Son Trône et lui envoya un corbeau qui se mit à gratter la terre pour lui montrer la manière d’ensevelir son frère. Voyant cela, il s’exclama : « Malheur à moi ! Suis-je incapable d’être comme ce corbeau, à même d’enterrer le cadavre de mon frère ? » C’est alors qu’il devint du nombre de ceux que le remords ronge. 
          Pendant ce temps, Adam s’inquiétait de l’absence prolongée de ses fils car il n’avait aucune nouvelles d’eux. Brusquement, les ailes de Gabriel se montrèrent. La nouvelle de l'incident plongea Adam dans un profond chagrin qui condamna son fils meurtrier pour l’éternité. C'est ainsi que Caïn se retira dans une région loin de ses proches.
          Plus tard, un nouveau fils naquit seul. Il s’appelait Seth et fut choisi pour hériter de la prophétie en devenant ainsi le père des Prophètes…
          Adam vécut donc pendant près de mille ans et l’Ange de la mort vint prendre son âme. L'Ange Gabriel descendit un linceul du Paradis et le donna à Seth. Celui-ci enveloppa son père dedans puis effectua la prière des morts avant de l’enterrer. Eve mourut un an plus tard et leur fils héritier Seth les enterra l’un près de l’autre. 
          Or il faut bien comprendre qu’au bout de mille ans plusieurs générations virent le jour et que jusqu’à Noé les gens vivaient près d'un millier d'années. Par conséquent si les 16 premiers couples d'enfants eurent aussi environ 32 enfants comme Eve au cours de sa vie, et ainsi de suite, cela signifie que la population augmenta rapidement et qu'au bout de cinq générations, on peut faire le calcul suivant : (32 enfants d'Adam et Eve / 2 pour faire un couple) x 32 = 512 petits enfants d'Adam et Eve. Puis les petits enfants eurent des enfants (512/2) x 32 = 8192 et (8192/2) x 32 = 131072 etc...
          Pour résumer cette histoire d'Adam, il faut noter qu’Allah a créé les anges pour que ceux-ci lui vouent une adoration anoblissante basée uniquement sur des œuvres cultuelles car leur corps s'en nourrit exclusivement, alors que l’homme doit aussi L'adorer avec des œuvres cultuelles, mais en devant en plus gérer dignement des tentations liées à des besoins corporels différents et à des sentiments supplémentaires éprouvants, pour s'anoblir complètement. C'est à dire en y répondant dans un cadre légal, dans de justes limites et avec un caractère honorable. Ainsi pour montrer que l'homme est logiquement responsable de lui-même par son libre arbitre, et donc quand il est sage, supérieur aux anges puisqu'ils ne peuvent pas désobéir, s'il choisit le bien, Allah le rétribuera par le bien en l'honorant du Paradis, et s’il choisit le mal, Allah le rétribuera par le mal en le châtiant dans l'Enfer.
          Ainsi cette histoire d’Adam montre les règles fondamentales de l’humanité concluant la morale de la création :
-le combat entre le bien et le mal
-la récompense après l’obéissance
-la punition après la désobéissance
-le pardon après le repentir
-l'erreur pour comprendre l'ennoblissement d'éviter d'en faire
-la valeur suprême qu'est la digne sainteté par la noblesse de la pieuse obéissance permanente
          Il faut noter qu'Allah le Très-Haut raconte l’histoire d’Adam vingt-cinq fois dans le Coran, sans préciser ni de date, ni de lieu. Ceci nous montre que ces passages n’ont pas une grande importance et nous incitent plutôt à retenir leurs  morales.
          L’Imam Qortobi a dit : « Le nom d’Adam est tiré du terme arabe « Adim » qui signifie la terre. C'est pour ça que l'homme mange ce qui provient de la terre et qu'il y retournera après sa mort puisque c'est de là qu'il vient. De plus en arabe, l’homme se dit « insane » : il est tiré du mot « nissiane » qui veut dire l’oubli. C’est ainsi qu’Adam fut le premier homme qui oublia l’ordre d’Allah et que l'effort de se rappeler son Seigneur, Créateur de tout en permanence, apporte à l'homme sa dignité principale et la réelle bienveillance.
          Or cette histoire explique aussi que l’homme est composé de deux éléments :
-un corps physique venant de la Terre,
-une âme céleste venant de l'Esprit d’Allah le Très-Haut.
          Allah (Glorifié soit-Il) a voulu que chaque élément se nourrisse de son origine :
-le corps se nourrit de la terre (fruits, légumes, eau, viande…)
-l’âme spirituelle se nourrit de l’adoration d’Allah (évocations, prières, Coran, méditations…)
          Ainsi l’homme a sagement besoin de se nourrir d’une façon équilibrée pour s'ennoblir dans la justesse d'un juste milieu :
-s’il ne nourrit que son corps, son âme s’affaiblira et il s’éloignera d’Allah.
-s’il ne nourrit que son âme, son corps s’affaiblira et il mourra.
          Mais la mort étant destinée à toutes les créatures pour établir leur valeur, lorsque l’homme mourra, chaque élément retrouvera son origine :
-l’âme retournera vers son Seigneur (si elle s'est imprégnée de la foi).
-le corps se décomposera en un amas de terre afin de retrouver sa forme originelle (sauf si c'est un martyr car leur corps est préservé par Dieu)
.
          Certains savants voient des ressemblances dans les caractéristiques de la terre et dans le caractère de l’homme :
-l’homme de caractère dur est semblable à un rocher de même caractéristique.
-l’homme généreux ressemble à la terre généreuse qui donne d’abondantes récoltes.
-l’homme doux est semblable à une terre fine, pure et agréable.
-l’homme radin ressemble à une terre stérile qui ne donne aucune récolte quoiqu’il advienne.
-l’homme au mauvais caractère est comparable à une terre qui ne fait pousser que des plantes épineuses.
         Pour poursuivre ce chapitre sur la vie des premiers humains, il faut savoir que Seth ayant été désigné par Adam comme seul héritier de la prophétie, certains hommes suivaient ses enseignements et d’autres suivirent ceux de Caïn. Les divergences ne tardèrent pas à diviser les hommes d’autant plus que le nombre d’adeptes de Caïn augmentait et que parfois ils attaquaient cruellement les adeptes de Seth. C’est dans ces conditions que Seth mourut.
          Son fils Idris fut nommé par Allah le Tout-Puissant afin de lui succéder. Dieu avait élu un homme pas comme les autres car Il l'avait doué d’une intelligence et d’une habileté rare. La preuve est qu’il inventa l’écriture après avoir trouvé un roseau qu’il tailla et qu’il trempa dans une encre sombre pour former divers signes qui donnèrent naissance aux premiers mots écrits. De ce fait, il put transcrire les premiers enseignements divins et les prescrire à son peuple. Il institua aussi des lois justes qui purifièrent les hommes de la corruption et de la désobéissance, puis leur apprit à tisser leurs habits car auparavant les hommes ne s’habillaient qu'avec des peaux de bêtes. Idris imposait le respect par son grand physique, ses nombreuses qualités et ses longues méditations.
Tel était le Prophète Idris, le rapproché d’Allah…
          Pendant que la paix régnait sur les hommes, un grand danger menaçait. Les disciples de Caïn entendirent des rumeurs sur le soi-disant Prophète nommé Idris et apprirent que c’était le descendant de Seth. Leurs mémoires se réveillèrent, les souvenirs des cruelles barbaries traversèrent les esprits impurs et une nouvelle attaque vit le jour… Ils commirent des actes dévastateurs, provoquèrent des troubles et semèrent la décadence en écrasant les plus faibles. Ils divinisèrent les richesses, brûlèrent les habitations et martyrisèrent les enfants. Mais le peuple d’Idris se releva et proclama dignement une lutte sans merci.
          Ainsi Allah ordonna à Idris de rétablir la paix sur terre en tant que Représentant de l’Ordre divin. Il lui inspira la manière de procéder en envoyant l’ange Gabriel escorté d’un animal qui devint une arme redoutable : le cheval. L’ange lui apprit à le dresser et à le monter, puis lui précisa qu’il devait anéantir tous ceux qui ne se soumettent pas. C’est alors que le premier Jihad (guerre sainte) eut lieu pour mettre fin aux terribles souffrances des croyants. Mais après cette guerre victorieuse et malgré son triomphe,
Idris montrait un visage constamment triste à cause d'une contemplation excessive. Il confia à un ami céleste, venu prendre de ses nouvelles, qu’il voulait négocier avec l’ange de la mort une vie longue pour que ses actions auprès de l’Eternel soient aussi vastes que les galaxies et aussi pures que l’eau. L’ange le transporta alors jusqu’au quatrième ciel où se trouve La Mecque des anges (Beyt el mamou) en faisant profiter Idris des splendeurs des cieux. Arrivé à destination, ils cherchèrent l'ange de la mort Azrail et lui firent part de la demande. Ce dernier répondit : « Louanges à Allah ! Notre Seigneur m’a ordonné de prendre ton âme au quatrième ciel et je me suis de suite demandé comment je pourrai y prendre son âme puisqu’il est sur terre ? » s’écria Azrail.
          C’est ainsi que l’ange de la mort ôta délicatement l’âme d’Idris dans un lieu Saint parmi les anges de la Maison Sacrée Céleste, en le faisant ainsi entrer dans une fabuleuse dimension car il fut un roi sur terre qui devint l’homme qui mourut dans les cieux…Trois générations passèrent et son arrière petit fils Noé prit sa place sur terre.
          Il faut noter que le Coran rappelle plusieurs autres histoires de messagers pour décrire leur très digne piété constante au long de leur vie et dans des épreuves d'éducation divine expliquant de précieuses morales.
En voici quelques exemples : la sortie du Paradis d'Adam, la longue et patiente prédication de Noé, l'immense beauté de Joseph ainsi que ses nombreuses années de prison, la perte de tous les biens de Job, la très grande richesse de Salomon et ses nombreuses femmes, 
la vie très éprouvée d'Abraham qui fut le premier homme à chercher Dieu dont l'abandon de sa deuxième femme et de leur enfant dans une terre désertique ainsi que l'ordre divin du sacrifice de ce fils devenu adulte, la séparation de Moise et de sa famille quelques temps après sa naissance, la grande pauvreté de Jésus et de celle choisie par Mouhamed qui devint orphelin au cours de son enfance (Voir film « Le Message » de Moustapha Akkad sorti en 1976 sur la vie du Prophète lors de la révélation et tous les livres religieux sur sa biographie) :
(ExtS2v177) « Et ceux qui remplissent leurs engagements lorsqu'ils se sont engagés, ceux qui sont endurants dans la misère, la maladie et quand les combats font rage, les voilà les véridiques et les voilà les vrais pieux ! »
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Mon Seigneur m’a proposé de transformer pour moi le lit de la vallée de la Mecque en or, mais je Lui ai dit: « Non Seigneur! Je préfère me rassasier un jour et avoir faim, l’autre. De cette façon, lorsque j’ai faim, je T’implore et je T’invoque, et lorsque je suis rassasié, je Te remercie et je fais Tes louanges.»
Ces messagers ont montré d'excellentes valeurs morales et vaillantes. Ils ont avancé dans des épreuves comme des montagnes en les écrasant. Ils ont répondu à la dénégation, aux moqueries, aux pièges, et aux assauts de leurs peuples de la meilleure façon possible par patience, courage, force morale, loyauté, et solidarité. 
          Le Coran précise que Dieu sauva tous Ses messagers après des persécutions humaines et que le Messager Jésus n'a donc pas été crucifié, car Dieu l'a protégé en échangeant probablement
son apparence avec celle d'un criminel qui fut gracié à sa place par les romains suite au choix des rabbins et des juifs présents étant devenus ainsi témoins contre eux-mêmes :
(S58v19-21) « Le Diable les a dominés et leur a fait oublier le rappel d'Allah. Ceux-là sont le parti du Diable et c'est le parti du Diable qui sont assurément les perdants. Ceux qui s'opposent à Allah et à Son Messager seront parmi les plus humiliés (le jour du jugement universel). Allah a prescrit : “Assurément, Je triompherai, moi ainsi que Mes Messagers”. En vérité Allah est Fort et Puissant. »
(S10v101-103) « Dis : « Regardez ce qui est dans les cieux et sur la terre. » Mais ni les preuves ni les avertisseurs (Prophètes) ne suffisent à des gens qui ne croient pas. » Est-ce qu’ils attendent autre chose que des châtiments semblables à ceux des peuples antérieurs ? Dis : « Attendez ! Moi aussi, j’attends avec vous. » Ensuite, Nous délivrerons Nos Messagers et les croyants. C’est ainsi qu’il Nous incombe [en toute justice] de délivrer les croyants. »
(S4v157/158) « et à cause de leur parole : “Nous avons vraiment tué le Christ, Jésus, fils de Marie, le Messager d'Allah”... Or, ils ne l'ont ni tué ni crucifié; mais ce n'était qu'un faux semblant ! Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l'incertitude : ils n'en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l'ont certainement pas tué mais Allah l'a élevé vers Lui. Et Allah est Puissant et Sage.» 
Cependant si Allah a laissé ce doute s'installer sur la crucifixion, c'est probablement parce que le sens du sacrifice suprême de la vie pour le Seigneur et le bien des autres appartient au domaine de ce qui est le plus honorable.
      Enfin la morale totale de la révélation correspond aussi en partie à l'histoire de certains messagers liés entre eux.


La mission du Messager Mouhamed (SBDSL) évoquée dans la Bible :

 

          La Bible précise :
Dans Deutéronome (18:18) : Dieu en s'adressant a Moïse dit : « Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, Je mettrai Mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que Je commanderai. »
Et dans Deutéronome (18:19) : « Et il arrivera que l'homme qui n'écoute pas Mes paroles, qu'il dira en Mon nom, Moi, Je lui redemanderai (reprocherai)»
          Les chrétiens affirment que ce Prophète similaire à Moïse qui viendra est Jésus alors que les musulmans pensent qu'il s'agit de Mouhamed. Cependant chez les chrétiens :
-Jésus est né sans père alors que Moïse provient d'un père et d'une mère comme Mouhamed.
-Jésus est donc né d'une façon miraculeuse mais pas Moïse et Mouhamed.
-Jésus ne s'est pas marié alors que Moïse et Mouhamed ont accompli cet acte de piété.
-Jésus n'a pas été accepté par son peuple alors que Moïse et Mouhamed l'ont été.
-Jésus n'a pas apporté un système de loi complet alors que Moïse et Mouhamed l'ont fait.
-Jésus n'est pas mort actuellement alors que Moïse et Mouhamed le sont.
Ainsi par rapport aux passages précédents : [Ext Deutéronome (18:18) «Je mettrai Mes paroles dans sa bouche » et Ext Deutéronome (18:19) «qu'il dira en Mon nom »], on peut rappeler que l'expression « dis » qu'il y a dans le Coran montre que le Prophète répète exactement les paroles de Dieu. Ceci est également confirmé par l'expression « au nom d'Allah le Clément, Le Miséricordieux » qui commence chaque sourate. De plus les musulmans, dont le Prophète fait partie, débutent leurs actes par la formule « au nom de Dieu », alors que les chrétiens les débutent par « au nom du père, du fils et du saint esprit ».
          D'autre part de nombreux chrétiens disent également que :
-Jésus est considéré comme un dieu et pas comme un homme. 
-Jésus est mort pour les péchés de l'humanité alors que Moïse n'a pas eu à le faire. Or cette dernière idée changerait les nobles décisions définitives du Sage Seigneur Omniscient en Le rabaissant, puisque punir quelqu'un pour les actes d'un autre et déresponsabiliser les gens de leurs fautes serait absolument immoral.
Dans ce sens injuste rabaissant la sagesse suprême du Créateur, la bible affirme aussi que le Créateur aurait connu le regret lors de son repentir d'avoir créé les hommes :
Pierre 1 (3:18) « 
En effet, le Christ lui-même est mort une fois pour toutes pour les péchés des êtres humains. Lui qui était innocent, Il est mort pour des coupables, afin de vous conduire à Dieu. Lui, il a été tué dans son corps, mais l’Esprit Saint lui a rendu la vie »

Genèse (6:5-6) « L'Éternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur coeur se portaient chaque jour uniquement vers le mal. L'Éternel se repentit d'avoir fait l'homme sur la terre, et il fut affligé en son coeur. »
Or d'autres passages de la Bible et des enseignements islamiques contredisent ces idées car le Seigneur est véritablement plus que parfait dans Ses décisions :
Malachie (3:6) « Car je suis l'Éternel, je ne change pas; Et vous, enfants de Jacob, vous n'avez pas été consumés ».
Jacques (1:17) « toute grâce excellente et tout don parfait descendent d'en haut, du Père des lumières, chez lequel il n'y a ni changement ni ombre de variation. »
(S20v29) « Chez moi, la parole ne change pas; et Je n'opprime nullement les serviteurs”. »
(S33v62) « Telle était la loi établie par Allah envers ceux qui ont vécu auparavant et tu ne trouveras pas de changement dans la loi d'Allah. »
(ExtS5v105) « ô les croyants ! Vous êtes responsables de vous-mêmes ! » 
(S39v7) « Nul pécheur ne portera les péchés d'autrui »
(S52v21) « Ceux qui auront cru et que leurs descendants auront suivis dans la foi, Nous ferons que leurs descendants les rejoignent. Et Nous ne diminuerons en rien le mérite de leurs oeuvres, chacun étant tenu responsable de ce qu'il aura acquis. »  
Abou Darda a rapporté que le Prophète (SBDSL) a dit : « Lorsque Dieu créa Adam, Il lui donna un coup sur son épaule droite et il en sortit une descendance aussi pure que des perles. II donna ensuite un coup sur son épaule gauche et il en sortit une descendance aussi noire que des cendres. II dit alors a la descendance qui était sur son épaule droite : "Votre lieu de séjour sera le Paradis et Je ne M'en soucierai pas" et à la descendance qui était sur son épaule gauche: "Le vôtre sera l'Enfer, et Je ne M'en soucierai pas". » (Imam Ahamad)
          Par ailleurs un autre passage biblique paraît avoir un rapport avec la mission du Prophète Mouhamed, car il semble faire référence à son illettrisme :
Esaïe (29:111-13) : « Et la vision de tout vous sera comme les paroles d'un livre scellé qu'on donne à quelqu'un qui sait lire, en disant : Lis ceci, je te prie ; et il dit : Je ne puis, car il est scellé ; et on donne le livre à celui qui ne sait pas lire, en disant : Lis ceci, je te prie ; et il dit : je ne sais pas lire. »
(S10v15/16) « Et quand leur sont récités Nos versets en toute clarté, ceux qui n’espèrent pas notre rencontre disent : « Apporte un Coran autre que celui-ci » ou bien « Change-le » Dis : « Il ne m’appartient pas de le changer de mon propre chef. Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé. Je crains, si je désobéis à mon Seigneur, le châtiment d’un jour terrible. » Dis : « Si Allah avait voulu, je ne vous l’aurais pas récité et il ne vous l’aurait pas non plus fait connaître. Je suis bien resté avant cela (illettré), tout un âge parmi vous.» Ne raisonnez-vous donc pas ? »

Ext de hadith : Aisha (SDP) a rapporté : Le début de l'inspiration divine de l'apôtre d'Allah a été sous la forme de bons rêves qui se réalisent comme la lumière du jour lumineux, puis l'amour de la solitude lui fut attribuée. En effet, il avait l'habitude de répondre à son désir d'aller seul dans la grotte de Hira (se trouvant dans une des montagnes entourant La Mecque), où il avait coutume de célébrer le culte d'Allah (le Dieu Unique d'Abraham plutôt que des idoles répandues à son époque) de façon continue pendant plusieurs jours, plus fortement que de répondre à son désir de voir sa famille. Il avait donc coutume de prendre de la nourriture pour le voyage et le séjour, puis ensuite de revenir à (sa femme) Khadija pour prendre à nouveau de la nourriture afin d'y repartir. C'est ainsi qu'un jour la Vérité descendit sur lui alors qu'il était dans la grotte. L'ange Gabriel vint à lui et lui demanda de lire. Le Prophète (SBDSL) répondit : «Je ne sais pas lire ». Le Prophète (SBDSL) m'expliqua (au rapporteur du hadith) : « L'ange me surprit soudainement en me serrant fortement contre lui jusqu'à ce que je ne puisse plus le supporter. Il m'a ensuite libéré et m'a demandé à nouveau de lire et je répondis : «Je ne sais pas lire». Là-dessus, il m'a rattrapé et m'a pressé une seconde fois jusqu'à ce que je ne puisse plus le supporter. Il m'a ensuite libéré et m'a demandé à nouveau de lire, mais encore une fois j'ai répondu : «Je ne sais pas lire
». Là-dessus, il m'attrapa pour la troisième fois, me serra encore extrêmement fort, puis me relâcha et dit  : (S96v1-4) : « Lis (en récitant), au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l'homme d'une adhérence. Lis ! Ton Seigneur est le Très Noble, qui a enseigné par la plume [le calame], a enseigné à l'homme ce qu'il ne savait pas. » (Il s'agit des premiers versets révélés à Mouhamed)
          Un autre passage de la Bible semble également montré l'authenticité de la mission de Mouhamed :
Mathieu (7:15-20) : « Or soyez en garde contre les faux prophètes qui viennent à vous en habits de brebis, mais qui au dedans sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on du raisin sur des épines, ou des figues sur des chardons ? Ainsi tout bon arbre produit de bons fruits, mais l'arbre mauvais produit de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut pas produire de mauvais fruits, ni arbre mauvais produire de bons fruits. Tout arbre qui ne produit pas de bon fruit est coupé et jeté au feu. Ainsi vous les reconnaîtrez à leurs fruits. »
Ceci paraît être confirmé par plusieurs passages du Coran :
(S69v38-52) « Mais non…Je jure par ce que vous voyez, ainsi par ce que vous ne voyez pas, que ceci [le coran] est la parole d’un noble Messager, et que ce n’est pas la parole d’un poète ; mais vous ne croyez que très peu, ni la parole d’un devin, mais vous vous rappelez bien peu. C’est une révélation du Seigneur de l’Univers. Et s’il avait forgé quelques paroles qu’il Nous avait attribuées, Nous l’aurions saisi de la main droite, ensuite, Nous lui aurions tranché l’aorte. Et nul d’entre vous n’aurait pu lui servir de rempart. C’est en vérité un rappel pour les pieux. Et Nous savons qu’il y a parmi vous qui le traitent de menteur ; mais en vérité, ce sera un sujet de regret pour les mécréants, c’est là la véritable certitude. Glorifie donc le nom de ton Seigneur, le très Grand ! »
(S14v24-26) « N'as-tu pas vu comment Allah propose en parabole une bonne parole pareille à un bel arbre dont la racine est ferme et la ramure s'élançant dans le ciel ? Il donne à tout instant ses fruits, par la grâce de son Seigneur. Allah propose ses paraboles à l'intention des gens afin qu'ils s'exhortent. Et une mauvaise parole est pareille a un mauvais arbre, déraciné de la surface de la terre et qui n'a point de stabilité. »
En effet, le Coran est une sagesse apportant une amélioration du caractère et des bons comportements souvent utiles aux autres.
          Enfin, le mot « paraclet » utilisé dans l'évangile de Jean, signifiant précisément « prophète entendant la voix de Dieu et répétant aux hommes Son message » selon Maurice Bucaille dans son livre « La Bible, le Coran et la Science »), apporte aussi des confirmations sur la mission de Mouhamed. En effet, dans plusieurs passage de l'évangile de Jean, Mouhamed est désigné explicitement sous le nom grec de Parakletos, devenu Paraclet en français. En voici, selon la Traduction œcuménique du Nouveau Testament de la Bible, les passages essentiels en rapport avec les textes islamiques :
Bible : Jean (14, 15-16) : "Si vous aimez, vous vous appliquerez à observer mes commandements ; moi je prierai le Père : il vous donnera un autre Paraclet" .
Bible : Jean (14,26) : "Le Paraclet, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, vous communiquera toutes choses, et vous ferra ressouvenir de tout ce que je vous ai dit".
(ExtS7v157) « Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu'ils trouvent écrit (mentionné) chez eux dans la Thora et l'évangile.»

Bible : Jean (15,26) : "Il rendra lui-même témoignage de moi".
Le Prophète a dit (SBDSL) : « Celui qui a attesté qu’il n’est de dieu que Dieu, unique et sans aucun associé, que Mouhamed est son humble adorateur et son Messager, que Jésus est l’humble adorateur de Dieu, Son Messager, Sa parole qu’Il a jetée à Marie et un esprit venant de Lui, que le Paradis et vrai est que l’Enfer est vrai, Dieu l’introduit au Paradis quelle que soit son œuvre. »
Bible : Jean (16, 7-8) : "C'est votre avantage que je m'en aille ; en effet, si je ne pars pas, le Paraclet ne viendra pas à vous ; si au contraire je pars, je vous l'enverrai. Et lui, par sa venue, il confondra le monde en matière de péché, de justice et de jugement…"
(S7v157) « Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu'ils trouvent écrit (mentionné) chez eux dans la Thora et l'évangile. Il leur ordonne le convenable, leur défend le blâmable, leur rend licites les bonnes choses, leur interdit les mauvaises, et leur ôte le fardeau et les jougs qui étaient sur eux. Ceux qui croiront en lui, le soutiendront, lui porteront secours et suivront la lumière descendue avec lui ; ceux-là seront les gagnants. »

(S61v6) « Et quand Jésus fils de Marie dit : « Ô enfants d’Israël, je suis vraiment le Messager d’Allah [envoyé] à vous, confirmateur de ce qui, dans la Thora, est antérieur à moi, et annonciateur d’un Messager à venir après moi, dont le nom sera « Ahmad. » Puis quand celui-ci vint à eux avec des preuves évidentes (miracles), ils dirent : « C’est là une magie manifeste. »
Bible : Jean (16, 13-14) "Lorsque viendra l'Esprit de vérité, il vous fera accéder à la vérité tout entière, car il ne parlera pas de son propre chef, mais il dira ce qu'il entendra et il vous communiquera tout ce qui doit venir. Il me glorifiera…" .
(S3v45/46) « (Rappelle-toi,) quand les Anges dirent : "Ô Marie, voilà qu'Allah t'annonce une parole de Sa part : son nom sera “al-Masih” “Hissa”, fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l'au-delà, et l'un des rapprochés d'Allah”. Il parlera aux gens, dans le berceau et en son âge mûr et il sera du nombre des gens de bien”. »
(S43v59) « Il (Jésus) n'était qu'un Serviteur que Nous avions comblé de bienfaits et que Nous avions désigné en exemple aux Enfants d'Israël. »
(S96v1) : « Lis (en récitant), au nom de ton Seigneur qui a créé,»
Abou Hourayra (SDP) rapporte ces propos de l'Envoyé de Dieu (SBDSL) : «Les Prophètes sont d'un père unique, mais de mères différentes, (c'est-à-dire qu'ils puisent leur science à une source unique mais que les adaptations faites en vue des diverses communautés sont multiples) et leur religion est unique. Nul n'est plus en droit de se réclamer de Jésus fils de Marie que moi-même, car entre lui et moi il n'y a aucun Prophète.»

          Pour terminer ce sujet, il semble important de rappeler encore la signification du mot « Paraclet » selon Maurice Bucaille :
Dans le texte grecque original utilisé par Jean, le Paraclet est un être humain comme Jésus, doué de faculté d'audition et de parole. Jésus annonce donc que Dieu enverra plus tard un être humain sur cette terre pour y avoir le rôle défini par Jean qui est, soit dit en un mot, celui d'un prophète entendant la voix de Dieu et répétant aux hommes Son message, comme le prouvent des versets commençant par l'expression  "Dis". Telle est l'interprétation logique du texte de Jean si l'on donne aux mots leur sens réel selon Maurice Bucaille et la confirmation des passages précédents : 
-[Ext Deutéronome (18:18)] : «Je mettrai mes paroles dans sa bouche »
-[Ext Deutéronome (18:19)] : «qu'il dira en Mon nom »
(S6v161/162) « Dis : “Moi, mon Seigneur m'a guidé vers un chemin droit, une religion droite, la religion d'Abraham, le soumis exclusivement à Allah et qui n'était point parmi les associateurs. Dis : “En vérité, ma Salat, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l'Univers. »
(S3v31) « Dis : Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Dieu est Pardonneur et Miséricordieux »