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Z) Fin (5) suite 1


Or l’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’homme a même critiqué le régime israélien pour avoir mené « une guerre de famine » contre les civils dans la bande de Gaza, surtout que la famine doit être prévenue car lorsque les corps deviennent très diminués et donc trop faibles, ils ne peuvent absorber la nourriture et donc vivre après avoir trop manger. Dans le sud de Gaza, les personnes interrogées ont décrit la pénurie d’eau potable, le manque de nourriture menant à des magasins vides et à de longues files d’attente, ainsi que des prix exorbitants. « Vous êtes constamment à la recherche des choses requises pour survivre », a déclaré un père de deux enfants. Le maire de Beit Lahia, Alaa Attar, a déclaré vendredi 26 avril 2024 que les raids israéliens ont endommagé la plupart des infrastructures de cette zone. Il a précisé que l’armée israélienne a détruit 70 % des puits d’eau ainsi que 50 % du réseau d’égouts, ce qui a déclenché une crise humaine. Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) a signalé le 6 décembre 2023 que 9 ménages sur 10 dans le nord de Gaza, et 2 ménages sur 3 dans le sud du territoire, avaient passé au moins une journée et une nuit complètes sans nourriture. Or le sud de Gaza n’est plus un sanctuaire : les Israéliens veulent pousser les déportés jusque dans le désert du Sinaï. Les Égyptiens ne sont pas d’accord ? L’Oncle Sam, qui a installé Sissi à leur tête (pour contrer les frères musulmans) à l’occasion des Printemps arabes, saura les persuader. Sinon les USA pourraient se servir du port humanitaire qu'il construise à Gaza pour faire migrer les gazaouis par bateau et donc éviter le problème avec l'Egypte de laisser Israël les envoyer dans le le Sinaï, tout en espérant faire patienter Netanyahou avant d'envahir le sud de Gaza. Or en attendant vu le blocus israélien très stricte, cela participe étonnamment a diminué la population gazaouie donc par la faim et le manque de produits de première nécessité dont médical.
« Israël laisse deux options aux Palestiniens de Gaza : partir, ou mourir. J’ai couvert en 1988 la famine au Soudan qui a coûté la vie à 250 000 personnes. J’ai des cicatrices aux poumons, après m’être trouvé au milieu de centaines de Soudanais qui mouraient de tuberculose. J’étais fort et en bonne santé, et j’ai pu combattre la contagion. Eux, faibles et émaciés, n’ont pas résisté. La communauté internationale, comme à Gaza, n’a pas fait grand-chose pour intervenir. Le précurseur de la famine – la sous-alimentation – touche déjà la plupart des Palestiniens de Gaza. Ceux qui meurent de faim manquent de calories pour survivre. En désespoir de cause, les gens commencent à manger du foin, de l’herbe, des feuilles, des insectes, des rongeurs et même de la terre. Ils souffrent de diarrhée et d’infections respiratoires. Ils découpent de minuscules morceaux de nourriture, souvent avariée, et les rationnent. Bientôt, manquant de fer pour fabriquer l’hémoglobine, une protéine des globules rouges qui transporte l’oxygène des poumons vers le corps, et la myoglobine, une protéine qui fournit de l’oxygène aux muscles, et, souffrant d’une carence en vitamine B1, les populations développent de l’anémie. Le corps se nourrit de lui-même. Les tissus et les muscles se dégradent. La température corporelle n’est plus régulée. Les reins cessent de fonctionner. Le système immunitaire s’effondre. Les organes vitaux – cerveau, cœur, poumons, ovaires et testicules – s’atrophient. La circulation sanguine ralentit. Le volume de sang se réduit. Les maladies infectieuses telles que typhoïde, tuberculose et choléra se transforment en épidémie, tuant des milliers de personnes. Il devient impossible de se concentrer. Les victimes émaciées succombent à un retrait mental et émotionnel et à l’apathie. Elles ne supportent plus d’être touchées ou déplacées. Le muscle cardiaque est affaibli. Les victimes, même au repos, sont dans un état d’insuffisance cardiaque quasi-total. Les blessures ne cicatrisent plus. La vision est altérée par la cataracte, même chez les plus jeunes. Enfin, en proie à des convulsions et des hallucinations, les victimes succombent à un arrêt cardiaque. Ce processus peut durer jusqu’à 40 jours pour un adulte. Les enfants, les personnes âgées et les malades meurent plus rapidement. J’ai vu des centaines de silhouettes squelettiques, des fantômes d’êtres humains, se déplaçant à un rythme glaçant dans le paysage aride du Soudan. Les hyènes, habituées à manger de la chair humaine, se nourrissent régulièrement d’enfants en bas âge. J’ai vu des amas d’ossements blanchis à la périphérie de villages où des dizaines de personnes, trop faibles pour marcher, s’étaient couchées en groupe pour ne jamais se relever. Il s’agissait souvent d’ossements de familles entières. Aujourd’hui, avec le recul, j’observe ce qui se passe dans un autre pays, à une autre époque. Je connais l’indifférence qui a condamné les Soudanais, principalement les Dinkas, et qui condamne aujourd’hui les Palestiniens. Les pauvres, surtout lorsqu’ils sont de couleur, ne comptent pas. Ils peuvent tomber comme des mouches. La famine à Gaza n’est pas une catastrophe naturelle. C’est l’œuvre d’Israël. Des universitaires et des historiens écriront sur ce génocide, pensant à tort que nous pouvons tirer des leçons du passé, que nous sommes différents, que l’histoire, une fois de plus, peut nous sauver de la barbarie. Ils tiendront des conférences savantes. Ils diront «Plus jamais ça !». Ils se féliciteront d’être plus humains et plus civilisés. Mais quand viendra le moment de s’exprimer, à chaque nouveau génocide, craignant de perdre leur statut ou leur poste universitaire, ils se réfugieront comme des rats dans leur trou. L’histoire de l’humanité est une interminable atrocité pour les pauvres et les vulnérables du monde. Gaza en est un nouvel épisode. » (Extraits de l'article « Qu’ils mangent de la poussière » de Chris Hedges)
Le droit international humanitaire, ou droit de la guerre, interdit d’affamer les civils comme méthode de guerre. surtout avec les conditions déplorables des déplacés palestiniens à l’approche de l’hiver en particulier lors de pluies. Le Statut de Rome de la Cour pénale internationale stipule qu’« affamer délibérément des civils en les privant d’objets indispensables à leur survie, y compris en empêchant intentionnellement l’envoi des secours » constitue un crime de guerre. L’intention criminelle ne nécessite pas l’aveu de l’attaquant, mais peut également être déduite de l’ensemble des circonstances d’une campagne militaire. Surtout qu'en tant que puissance occupante à Gaza, Israël a l’obligation, en vertu de la Quatrième Convention de Genève, d’assurer l’approvisionnement de la population civile « en vivres et en produits médicaux ». En octobre 2023, Human Rights Watch a confirmé qu’Israël avait largué du phosphore blanc sur Gaza et le Liban. Ce produit chimique est connu pour ses effets graves et mortels sur les humains, les animaux et l’environnement. Cette substance hautement toxique brûle la chair humaine et s’enflamme à nouveau. Elle endommage voire contamine les sols, elle contamine les sources d’eau et empoisonne les écosystèmes aquatiques, explique Khaled El-Sayed, directeur général du Centre Synerjies pour les études internationales et stratégiques, basé au Caire, et conseiller en matière de développement durable. Les installations de traitement des eaux usées et de dessalement ont été fermées à la mi-octobre en raison de pénuries de carburant et d’électricité, et sont depuis lors largement inopérantes, selon l’Autorité palestinienne de l’eau. Même avant le 7 octobre, selon l’ONU, Gaza ne disposait que de très peu d’eau potable. Il faut noter que ce droit international et humanitaire en particulier dans la guerre permet de se détacher de la barbarie. Or un rapport de la base de données sur la sécurité des travailleurs humanitaires (AWSD) montre qu’Israël a même tué plus de travailleurs humanitaires dans la bande de Gaza que de travailleurs humanitaires tués ailleurs dans le monde au cours des 30 dernières années.
« Je rappelle que la résistance palestinienne est légitime en vertu de la résolution 45/130 de 1990 des Nations unies, qui légitime la résistance palestinienne à l’occupation israélienne, y compris par l’usage de la force. Et pour moi, l’exemple de l’opération Déluge d’al-Aqsa qu’on a vue répond à ce contexte-là. Maintenant, il y a effectivement la question des massacres. De ces massacres découle la justification pour les bombardements sur Gaza. Au début, on nous a dit que le Hamas a massacré des civils, etc. On s’aperçoit au fur et à mesures des semaines, et des jours, que des rescapés israéliens donnent une version complètement différente des événements et montrent qu’en réalité il semblerait que la majeure partie des civils qui ont été tués au tout début de l’offensive du Hamas ont été tués par les Israéliens eux-mêmes. » (Jaques Baud, ancien colonel de l'armée suisse, analyste stratégique, spécialiste du renseignement et du terrorisme)
D'ailleurs concernant cette légitimité, les palestiniens sont largement plus attachés à leur terre puisque malgré des bombardements massifs sur Gaza, beaucoup restent, alors que suite à quelques roquettes sur Israël, beaucoup de juifs quittent ces terres vers l'étranger.
« Nous sommes essentiellement dans une politique de vengeance, (mais) la légitimité de défense n’est pas un droit indiscriminé à tuer des populations civiles », a déploré Dominique de Villepin, ancien Premier ministre de Jacques Chirac. Il a ajouté : « Benjamin Netanyahu mène une guerre pour que la solution politique ne vienne pas sur la table, c’est là où cette guerre n’est pas acceptable. »
Dans ce sens, Thierry Meyssan précise logiquement que la surréaction d'Israël n'a aucun rapport avec de la défense, ce qui indique un plan.
Rappelons que les chefs du Hamas sont au Qatar et que les combattants du Hamas ne se cachent pas dans les écoles, hôpitaux ou autres puisqu’il a un système de tunnels souterrains sophistiqué qui lui permet de se déplacer en toute sécurité, d’abriter ses armes et de rester en embuscade jusqu’à l’arrivée des soldats israéliens afin de les éliminer. Les bombardements qui ont lieu dans ces zones sont donc inutiles et ne font que tuer des civils, ce qui prouve encore que Tsahal a peur de mourir car ne croyant pas en l'au-delà, alors que le Hamas cherche le martyr pour obtenir le Firdaws. (D'ailleurs de plus en plus de mercenaires sont employés et le Israël sur toute la Palestine va probablement dépendre du nombre de mercenaires utilisés.) Mais cela signifie plutôt très probablement qu'« Israël mène une campagne pour rendre Gaza inhabitable.
S’il devient de plus en plus clair que ce blocus et cette guerre empirent, les Gazaouis peuvent donc désormais aller dans le Sinaï plutôt que de subir une extinction massive en particulier des jeunes femmes et des enfants, surtout car à un certain moment leurs pieux sacrifices auront atteint un niveau suffisant pour montrer la réalité impie d'Israël au monde et la preuve que l'ordre divin des épreuves de fin des temps est inexorable jusqu'à l'annexion totale de la Palestine par les sionistes devant amener l'apparition de l'Antéchrist puis le retour de Jésus. Or quelle que soit la décision des palestiniens, cette persévérance pieuse du peuple, des combattants et même des enfants palestiniens dans leur lutte contre l'impérialisme américano-sioniste malgré souvent la mort de proches voire des parents par Tsahal est une grande exemplarité, surtout que depuis plus de 75 ans. Partir dans le Sinaï correspond d’ailleurs à ce que Jésus fera à son retour, le temps que Dieu envoie des insectes particuliers tuer puis nettoyer les corps de tous les impies situés en Palestine et à Jérusalem. Et ils pourront probablement partir bientôt dans l'UE. Or en particulier si les pays musulmans sont désunis et que les USA supportent inexorablement Israël, il faut faire attention qu'à force de repousser les palestiniens qui auront à jamais un sentiment de vengeance dans des zones toujours limitrophes, Israël se se rapproche pas du grand Israël, voire de la planète entière... dont pour éviter une troisième guerre mondiale... Il faut noter que les appels aux civils de quitter des quartiers sous prétexte qu'ils vont devenir une zone de guerre et donc d'éviter un crime de guerre facilite cette épuration ethnique. Dans ce sens également, Netanyahou ne se préoccupe pas des otages, car ils sont juste là pour autoriser moralement l'épuration ethnique devant le monde entier, voire le génocide si l'épuration est bloquée. Et ceux qui ne veulent pas comprendre ça sont soit des escrocs soit des idiots. Surtout qu'il y a eu des occasions où le Hamas a proposé de libérer les otages.
Mais le Sinaï étant égyptien, il paraît tout de même impossible qu’Israël ira jusqu'à bombarder ces terres. Ainsi ce n'est pas plus mal qu'un rapport de Forensic Architecture, un groupe de recherche basé à Goldsmiths, Université de Londres, ait publié le mercredi 13 mars, que l'armée israélienne a « transformé en arme » les mesures humanitaires telles que les ordres d'évacuation et les zones de sécurité comme un outil pour pousser les civils vers les zones d'opérations militaires israéliennes actives.
Cette campagne comprend la destruction de tous les hôpitaux de Gaza. Le message qu’Israël envoie est clair. Vous n’êtes nulle part en sécurité. Si vous restez, vous êtes morts. Israël n’attaque pas les hôpitaux de Gaza parce qu’ils sont des «centres de commandement du Hamas». Israël détruit systématiquement et délibérément l’infrastructure médicale de Gaza dans le cadre d’une campagne de la terre brûlée visant à rendre Gaza inhabitable et à aggraver une crise humanitaire. Il a l’intention de forcer 2,3 millions de Palestiniens à franchir la frontière vers l’Égypte où ils ne reviendront jamais. » (Chris Hedges, réseau-international)
Ainsi la situation catastrophique des hôpitaux de Gaza prouve que le droit international n'y existe plus. Cette situation est connue de tous les politiciens et chefs de guerre. Or selon l'Institut de recherche sur les crimes contre l'humanité et le droit international de l'Université de Sarajevo, 826 enfants ont été tués à Srebrenica entre 1992 et 1995, et 694 enfants ont été tués en une semaine seulement en juillet 1995. L'ONU a déclaré qu'il y a eu plus d’enfants tués en 4 mois à Gaza qu’en 4 ans de conflits mondiaux. Le Centre d'information palestinien a rapporté début 2024 que plus de 25 000 personnes ont été tuées à Gaza depuis le début de la guerre, pour la plupart des civils. Il est donc clair que le nombre de victimes à Gaza a dépassé celui de Srebrenica, qui a été déclarée génocide par les tribunaux internationaux. En effet 30 000 civils morts soit plus de 1 % de la population de Gaza a été tuée par Israël ! N’est-ce pas un génocide si l’on applique ce pourcentage par exemple aux USA (plus de 3 millions) ; au Royaume-Uni (plus de 600 mille) ; à la France (plus de 600 mille) ? Qu’auraient-ils conclu si 100 mille civils israéliens avaient été tués en 3 mois ? Ces 30 000 civils palestiniens ont été tués par l’armée israélienne, ainsi sans compter les disparus ensevelis sous les décombres, les malades et les femmes enceintes morts par manque de soins, les blessés à vie, les mutilés sans anesthésie, les enlèvements d’enfants, les déplacements forcés, les réfugiés passant l’hiver sous des abris précaires. Un groupe de droit basé à Genève a même demandé une enquête sur la probabilité de l’utilisation d’armes thermiques interdites par Israël dans sa guerre génocidaire dans la bande de Gaza, qui pourraient faire évaporer ou faire fondre les corps des victimes. Les témoignages reçus montrent que les corps des victimes semblent s’être évaporés ou fondus à la suite du bombardement israélien des zones résidentielles dans la bande de Gaza, a rapporté, le mardi 30 avril 2024, l’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’homme.
En poursuivant ses actions militaires indiscriminées, l’État d’Israël ne respecte pas la décision de la CIJ du 26 janvier 2024 sur l’application de la prévention et de la répression du génocide dans la bande de Gaza. En raison de massacres largement inventés, le Conseil de sécurité a invoqué en 2011 la «responsabilité de protéger» pour recourir à la force contre la Libye. En 2016, la Chambre des communes britannique a évalué sévèrement les conditions et les conséquences de cette action militaire. Où est la responsabilité de protéger dans le cas de Gaza ou au moins de lui apporter de l'aide humanitaire ? Le gouvernement américain est coresponsable voire dans un sens le patron des crimes commis par le régime d'occupation israélien dans la bande de Gaza, puisque il fournit des armes et des munitions aux sionistes et soutient donc inconditionnellement la campagne militaire sanglante d’Israël contre les Palestiniens y vivant.
La solution finale, dans le plan des dirigeants israéliens, consiste à déporter la population de Gaza dans le désert du Sinaï et à faire disparaître Gaza en tant que territoire palestinien, puis à faire de même avec la Cisjordanie, les dirigeants israéliens commettant ainsi non seulement des crimes de guerre, mais aussi un véritable crime de génocide puisque massacrant des dizaines de milliers de civils. D'ailleurs début 2024, le ministre des Finances de Netanyahou accélère d'ailleurs l’annexion de 800 hectares de terres en Cisjordanie occupée, après avoir déjà mis la main sur une vallée du Jourdain qui, selon des textes, appartiendrait à l'Israël fantasmé. Ce crime international consiste en la destruction méthodique d’un groupe ethnique, racial ou religieux en tant que tel, par l’extermination d’individus, la dissociation et la dispersion de groupes familiaux et la perturbation de toutes les institutions sociales, politiques, religieuses et culturelles. L’Amérique est dorénavant bien embarrassée par ces deux dossiers brûlants : la défaite à venir de l’Ukraine, donc de l’OTAN, et le jusqu’au boutisme génocidaire israélien.
Par la guerre Hamas/Israël, on se rend compte – c’est un effet secondaire positif et négatif à la fois – à quel point nos médias sont pénétrés de l’influence israéliste. On dirait qu’ils sont tous sous contrat avec Israël, un contrat profond et caché qui explose à la vue des téléspectateurs depuis le 7 Octobre. L’attaque du Hamas et la riposte génocidaire israélienne ont ainsi agi chez nous comme un révélateur de soumission, d’infiltration et de désouverainisme.
Or plus les choses sont graves et plus il importe de les nommer avec précision. La nature génocidaire des exactions d'Israël dans la bande de Gaza procède de la définition de ce terme et non pas d'une attaque ni même d'une "opinion". Et s'il y a bien deux camps en présence, le premier est celui des êtres qui refusent la déshumanisation et la haine contre ceux qui les promeuvent - de quelque côté qu'ils soient.
« Selon Anthony Bellanger, l’État d’Israël, auparavant considéré comme une entité à part, est désormais perçu comme un belligérant parmi d’autres : « J’ai 30 ans d’expérience en politique internationale, et je n’avais jamais vu ça. En ce moment aux États-Unis, on observe un changement générationnel, indiquant clairement que la guerre médiatique de la victimisation a été perdue par l’État d’Israël, qui est désormais perçu comme un belligérant comme les autres(, même donc suite à la Shoah, surtout que par rapport aux 6 millions de juifs morts pendant la deuxième guerre mondiale, il y a eu 25 millions de morts russes). C’est tout simplement devenu la réalité qui se dégage, même pour les Israéliens eux-mêmes. » En effet aujourd’hui, les crimes de masse israéliens ont pulvérisé le bouclier moral de la Shoah. Ce bouclier, qui était soi-disant défensif, s’est curieusement transformé en arme offensive pour faire taire ceux qui critiquaient l'abject pouvoir suprémaciste de Tel-Aviv et de ses prolongements dans la diaspora juive d’extrême droite en particulier au niveau des élites. Ce renversement de perspective ne concerne pas seulement la jeunesse arabe, mais s’étend également aux jeunes occidentaux qui réévaluent leur vision d’Israël et du conflit en se rangeant du côté de ceux qu’ils perçoivent comme les plus vulnérables, à savoir les Palestiniens faisant face aux bombardements israéliens à Gaza. Anthony Bellanger décrypte ainsi un bouleversement profond dans la perception mondiale du conflit israélo-palestinien, soulignant l’émergence d’une nouvelle compréhension chez la jeunesse du monde. » (Le Média en 4-4-2)
Les organisateurs du génocide, en minorité absolue dans le monde, à l’ONU et en France, en sont réduits à racler du people à la dérive pour soutenir l’insoutenable. Chez nous, on trouve des people – toujours les mêmes – qui soutiennent le génocide. Beaucoup d’autres n’osent pas le faire directement, car ils pensent à leur carrière : oui mais voilà, aujourd’hui, les carrières dépendent en partie de cette prise de position, comme pour les Gilets jaunes. Politisés malgré eux ! C’est l’antisionisme ou les salles vides ! Les people soumis à la doxa qui n’osent pas avouer leur penchant israéliste ne glorifient pas Tsahal – l’armée tout juste capable de massacrer des femmes et des enfants – comme le débris Darmon : ils attaquent les soutiens de la Palestine, les associant au Hamas, à LFI, à Hitler. C’est de bonne guerre, mais ça ne marche pas : tout le monde est contre Israël, contre l’ignoble massacre, et contre les menteurs qui affirment que c’est une « juste riposte » au massacre du 7 Octobre. Comme si le 7 Octobre venait de nulle part ! Des 7 Octobre, les Palestiniens en ont subi des centaines ! L’escroquerie israéliste, avec son racisme effrayant, sa colonisation maladive et sa torture de tout un peuple, est en train de s’écrouler. Il va falloir plus d’un De Niro et d’un Darmon pour renverser la vapeur, et refaire des israélites des victimes éternelles.
Dans ce sens Téhéran a dénoncé l’ONU (et l'Occident) pour avoir (souvent) lancé de fausses accusations contre l’Iran, tout en fermant les yeux sur la violente répression des étudiants par la police dans les campus universitaires américains. Le président de la Commission iranienne des droits de l’homme a critiqué le bureau des droits de l’homme des Nations unies pour avoir lancé de fausses accusations contre l’Iran, tout en fermant les yeux sur la violente répression des étudiants et des universitaires anti-guerre sur les campus aux États-Unis. De la Californie à New York, de l’Illinois au Texas, la police américaine a effectué des descentes sur les campus universitaires, emportant et emmenant les étudiants ou les battant encore de manière choquante. La police américaine a même utilisé des gaz lacrymogènes, tiré des balles en caoutchouc et procédé à de nouvelles arrestations, alors que les manifestations anti-israéliennes prennent de l'ampleur sur les campus du pays en solidarité avec les Palestiniens de la bande de Gaza déchirée par la guerre. Ils ont aussi des professeurs, comme Caroline Fohlin, professeur à l’Université Emory en Géorgie, lors de manifestations contre la guerre génocidaire d’Israël à Gaza, qui a tué près de 34 500 Palestiniens et laissé plus d’un million de déplacés et de personnes en souffrance. Répression des étudiants par la dictature américaine : l'ONU n'ose pas arrêter les États-Unis.
Cette répression en Occident se fait parfois voire souvent sous le pseudo prétexte d'éviter l'importation du conflit, puisque cette dernière se fait en réalité beaucoup plus par les médias de même que certains politiciens souvent liés au lobby pro-israélien et donc par le haut, que par le bas que serait ces manifestations pro-palestiniennes.
Il va sans dire que le public est anti-Netanyahou, anti-génocide, anti-massacre à 99 %. Si nos stars de l’humour veulent garder leur audience, il faut qu’ils prennent le risque de heurter les médias aux ordres. La seule solution, comme toujours, est collective : s’ils résistent un par un, ils se feront fusiller un par un. Mais s’ils résistent en bloc dont à travers une déclaration commune, ça devient éminemment politique et beaucoup plus difficile à réduire. En effet il y a un humour autorisé, et un humour interdit. En résumé, les blagues sur les juifs sont interdites, et les blagues sur les musulmans et les chrétiens sont vivement autorisées. La tuerie de Charlie participé à réduire l’humour et la liberté d’expression, et à fracturer la gauche en deux entités : la gauche servile, et la gauche insoumise au CRIF. Aujourd’hui, le pouvoir profond s’est débarrassé de Dieudonné (qui joue au Liban devant 1 000 personnes), mais elle se retrouve avec des petits Dieudonné partout. Meurice, issu de la gauche antiraciste, est devenu logiquement antisioniste, c’est-à-dire opposé à l’impérialisme israélien. Le sionisme français a beau hausser le ton, convoquer tous ses nervis le pistolet sur la tempe, pour harceler et condamner les résistants et les pro-palestiniens, rien n’y fait, car il y a une chose plus forte que tout, c’est la démographie. Et donc la démocratie. C’est pour ça qu’il n’y a pas de démocratie en Israël, et que la démocratie française, qui n’est pas encore complètement corrompue, gêne autant le pouvoir israéliste. Car les médias mainstream sont devenus l’exact inverse de l’opinion publique. C’est qu’ils ont été forcés par les puissances occultes, qui n’ont rien à voir avec la démocratie, par définition, et encore moins avec les principes républicains, dont ils se drapent pourtant en permanence.
Durant 75 ans, les Occidentaux ont imposé leurs volontés à leurs anciennes colonies du «Moyen-Orient élargi», soit par l’intermédiaire des djihadistes, soit directement par leurs armées. En soutenant durant quatre mois les massacres perpétrés par les fascistes juifs du groupe Jabotinsky-Netanyahou, les Occidentaux ont perdu leur prestige. Quelle que soit la suite d’Israël, avec Benny Gantz et Yaïr Lapid plutôt qu’avec Benjamin Netanyahou et Itamar Ben-Gvir, la puissance d’Israël, fondée sur le mythe de l’incompatibilité des juifs avec le fascisme, s’est effondrée. Désormais, il sera possible d’exhumer tous les crimes commis par ce groupuscule, pour le compte de la CIA, durant la Guerre froide, au Moyen-Orient, en Afrique et en Amérique latine.
« Les narratifs israéliens, repris sans vérification par les médias et les politiques occidentaux, nous racontent les « massacres », en grand nombre, de femmes et d’enfants désarmés dans l’attaque des kibboutz voisins de Gaza. C’est mal connaître l’organisation de la société israélienne. Le service militaire est fait par les hommes (3 ans) et par les femmes (2 ans). Les Israéliens constituent un peuple en armes, plus entraîné que d’autres. Ils ont des armes « à la maison » (comme les Suisses) et particulièrement dans les kibboutz les plus exposés à proximité de Gaza. Ils s’en servent d’ailleurs régulièrement pour faire du tir au pigeon contre les Palestiniens. En clair, ceux des Israéliens qui sont morts dans l’attaque du 7 octobre, sont très probablement ceux, hommes ou femmes, présumés civils mais armés, qui se sont défendus, les armes à la main. Les autres ont été pris en otages et emmenés à Gaza. Ceux des otages qui n’ont pas encore été tués par les bombardements israéliens sont toujours vivants. Qu’il y ait eu quelques dégâts collatéraux dans les échanges de coups de feu avec des balles perdues et quelques femmes non combattantes et quelques enfants tués, je veux bien le croire. Qu’il y ait eu quelques bavures, je veux bien le croire aussi. Mais l’idée d’un massacre de masse prémédité par les Palestiniens, je n’y crois pas une seconde, pas plus qu’aux chiffres donnés par l’une ou l’autre des parties en conflit. Dans leur lutte sans fin contre l’oppression qui leur est faite, les Palestiniens auraient eu, avant l’opération du 7 octobre, 797 tués par les forces armées et les colons armés israéliens soutenus par les gouvernances occidentales en moins de 4 ans. Ces derniers n’auraient eu que 64 victimes. Soit un rapport de 1 à 12. Alors QUI abuse de sa force et du soutien occidental pour tuer sans mesure depuis 75 ans ceux qui s’opposent à la colonisation ? QUI viole les résolutions de l’ONU et le droit international sous la protection des vétos US, UK et FR ? Il n’en reste pas moins vrai que les 420 enfants palestiniens, selon l’UNICEF, tués chaque jour par les frappes aériennes israéliennes constituent, au sens de la législation internationale, un crime de guerre. C’est deux Oradour-sur-Glane, tous les trois jours. C’est ça la légitime défense ? Tout ceci m’est intolérable. » (Général Delawarde)
Il faut noter que si les actuels et anciens généraux comme ce dernier parlent de la délinquance et de l'immigration, ils peuvent passer à la TV, mais s'ils dénoncent le sionisme barbare de certains israéliens ou le sommet de la française oligarchie (israélo-américaine) pour sa surreprésentation des intérêts d'une certaine communauté organisée qui défend les intérêts d'Israël dans une évidente forme déstabilisatrice d'ingérence étrangère, ils sont traités d'antisémites et interdits de TV. Même les personnes dénonçant le génocide à Gaza sont accusées par ce système comme des antisémitismes.
« Chacun a sa définition du Diable. Pour le CRIF, c’est-à-dire le lobby juif de gauche passé à droite, c’est l’antisémitisme, les antisémites. Pour les catholiques pratiquants, le Diable, c’est la tentation, le vice, la mauvaise vie. Dieu est là pour combattre le Diable à l’intérieur de nous. Pour les (vrais) résistants, le Diable c’est l’oligarchie mondialiste, d’ici ou d’ailleurs, qui détruit la raison pour enlever les âmes. Car la raison protège l’âme. La définition du Diable a varié avec le temps. Autrefois, c’était beaucoup plus biblique, rustique : aujourd’hui, pour la plupart des gens qui ont été déreligiosés, déchristianisés (par qui ?), il représente le hors piste social, par exemple voler, violer, tuer, mentir... Mais un jour, un grand avocat, un certain Maître Jaku, a dit qu’on avait le droit de mentir, que mentir n’était pas un délit. On s’en serait douté. On peut dire aussi que voler les autres, les exploiter, les piller, ou les massacrer, avec une bonne raison – économique, politique ou biblique – et un bon psy après coup, c’est permis. Résultat : il n’y a plus de règles fixes, plus de Diable bien défini. Les lois morales ont été abaissées, parfois jusqu’à disparaître. L’individu, devant tant de libertés possibles (mais peu réalisables en réalité), est perdu. Et il demande la protection de maîtres, qui sont évidemment là pour ça, et pour lui donner un cap. Après ce préambule historique de haute volée, on en vient au fait : pour le boss du CRIF, la boîte de Pandore de l’antisémitisme a été ouverte par les islamo-gauchistes, et on va avoir du mal à la refermer. En vérité, vous l’aurez compris, si vous avez un peu de religion ou de lucidité, le Diable, c’est justement ce pouvoir profond qui donne ses ordres et qui punit, si on ne lui obéit pas. C’est notre cas, on le sait, c’est mal, on a tout essayé mais on n’arrive pas à obéir à ces gens-là, qui se sentent supérieurs et qui veulent nous dominer. On sait très bien qu’on est atteints d’une sorte de pathologie, que nos faux maîtres nomment antisémitisme, mais c’est plus fort que nous. Ils appellent antisémites ceux qui refusent de se laisser dominer. Mais quand on voit ce qu’ils font en Palestine avec ceux qu’ils dominent, on a évidemment raison. Toujours la même chanson à la con pour ceux qui ne veulent pas se soumettre à leurs « lois » qui n’ont rien à voir avec celles de la République ou la démocratie, et là on parle de vraie république et de vraie démocratie. Depuis quand une extrême minorité exige l’obéissance d’une écrasante majorité ? Ce n’est pas le Diable ou le démon qui s’est réveillé, mais bien la France, qui, régulièrement, s’ébroue quand on la frappe et la tond un peu trop durement. Car les Français sont frappés, au sens propre et au sens figuré : terrorisme « djihadiste », terrorisme policier avec la répression des Gilets jaunes, terrorisme sanitaire avec les injections à effets secondaires, et par-dessus le marché, la double frappe sociale de la paupérisation par inflation ultralibérale et du choc migratoire. On n’est pas encore des Palestiniens, mais on sent comme un rapprochement. Conclusion : il n’y a pas de génocide en Palestine, il y a de l’antisémitisme en France. Le Diable, c’est évidemment pas l’antisionisme, mais celui qui crie du matin au soir à l’antisémitisme. » (Rédac ER)
D'ailleurs Hassan Nasrallah (en tant que porte-parole de l’unité des Fronts de la Résistance) a clairement indiqué que l’objectif de la Résistance est d’épuiser Israël et de le conduire à un État de défaite et de désespoir, de sorte que les Israéliens commencent à renoncer à la revendication de droits spéciaux et d’exceptionnalisme, et se contentent de vivre «entre le fleuve et la mer» avec d’autres (les Palestiniens), en partageant une parité de droits. C’est-à-dire avec des juifs, des musulmans et des chrétiens vivant sur un territoire commun. Il n’y aurait alors plus de sionisme. Hassan Nasrallah a explicitement prévu la possibilité d’une telle issue, sans guerre majeure. C’est donc un «tour de passe-passe» que de présenter la «vision du monde» du Hamas comme consistant à «rayer Israël de la carte», comme si cela impliquait d’«exterminer» ou de tuer les juifs. Israël serait «rayé de la carte» dans le sens où un futur État ne serait pas exclusivement juif par nature, mais multiconfessionnel. L’imputation sournoise d’antisémitisme à la «vision du monde» du Hamas est une calomnie presque au même titre que le slogan «le Hamas est ISIS». (ISIS a inscrit des responsables du Hamas sur sa liste des personnes à abattre). La vision du monde du Hamas ne peut être retirée du contexte des haines enflammées par la guerre à Gaza.
Suite aux bombardements grandement meurtriers sur la population palestinienne, la véritable nature de la pseudo démocratie des États-Unis, de l'Europe et de l'arrogance mondiale affichent donc le summum de leur hypocrisie et de leur brutalité sous les yeux du monde entier. En effet il s'agit clairement d'une agression barbare des sionistes contre Gaza, et les États-Unis ainsi que l’Occident ne prennent aucune décision concernant ces massacres collectifs perpétrés par Israël.
« Le FMI et les USA se livrent (même) à un ignoble marchandage : l’Égypte bénéficiera de nouveaux prêts pourvu qu’elle accepte d’accueillir les Palestiniens de Gaza dans le Sinaï. De fait Le Caire fait construire une « zone-tampon » – un camp de réfugiés entouré d’un mur – pour accueillir les Gazaouis s’ils fuient le massacre que leur promet Netanyahu. Arrêtons-nous un instant et respirons fort : le monde occidental (USA, Europe), qui n’avait que le « devoir de mémoire » à la bouche voit un gouvernement qui laisse le choix à 2 millions de personnes entre nettoyage ethnique et génocide ; et il continue à se faire complice ? Les Etats-Unis continuent à livrer des bombes à Tsahal ; ils osent mettre leur veto à la résolution algérienne de cessez-le feu au Conseil de Sécurité des Nations Unies. » (Edouard Husson)
L’hypocrisie de l'UE et des USA sur le génocide en cours à Gaza est non seulement indigne, mais elle enterre définitivement toutes les illusions sur leur fondement humaniste et droit-de-l’hommiste. Surtout qu'avec la défaite en Ukraine et la promotion de la communauté LGBTQ+ occidentale marquant la fin de la suprématie culturelle occidentale en particulier en Afrique où les valeurs traditionnelles prévalent, la chute est à la fois militaire, économique, et morale, c’est-à-dire totale. Israël copie donc de plus en plus ses protecteur US et occidental qui ont détruit l'Afghanistan, l'Irak, la Libye, la Syrie. Et leur fin du financement de l’UNRWA « Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient) en pleine guerre a fini de faire mourir l’humanité occidentale (des élites). Pour tenter de justifier leur gel du financement de l’agence onusienne assistant ces malheureux (l’UNRWA), les principaux pays donateurs invoquent, comme on sait, la félonie d’une douzaine de ses employés soupçonnés d’implication dans l’opération Déluge d’al-Aqsa menée contre Israël par le Hamas. Or même si cette accusation devait s’avérer fondée ; même si grâce aux dispositifs électroniques de reconnaissance faciale, les coupables présumés étaient très probablement identifiés dès les premiers jours de la guerre de Gaza ; même si Israël ne s’est décidé à pousser les hauts cris qu’au moment précis où il figurait au banc des accusés devant la Cour de justice internationale ; oui, même en tenant compte de tout ce qui précède, la riposte internationale est d’abord prématurée, puisque l’enquête ouverte par les Nations unies vient tout juste de commencer. Mais surtout, elle est scandaleusement disproportionnée alors que la guerre comme réponse demande généralement la proportionnalité ; cette mesure a tout en effet d’une punition collective. Selon la ligue arabe, la suspension du financement de l’UNRWA viserait même à liquider cette agence onusienne, ce qui va dans le sens de l'annexion titale de la Palestine par Israël. Cependant Josep Borrell de l'Union européenne a critiqué cette stratégie et appelé au maintien du financement de l'UNRWA.
« La situation au moyen orient et la rupture dans l'approche de ces crises entre la minorité occidentale et la majorité mondiale, indique que le monde se trouve à un tournant crucial : sera t il possible de fonder un monde mondial véritablement juste et démocratique basé sur le rôle central des nations unis, ou si les USA continueront à imposer leurs soi-disant règles à la communauté internationale. » (Lavrov)
« Le conflit israélo-palestinien est un accélérateur de l'histoire, car il révèle au monde entier les limites de la puissance économique et militaire de l'Occident en général, et des USA en particuliers. Ses conséquences politico-stratégiques dépassent largement la région du Moyen-Orient. » (Xavier Moreau dans l'émission « L'échiquier Mondial »)
« L’un des facteurs clés, mais sous-estimés, du soutien inébranlable des États-Unis à la guerre génocidaire israélienne contre Gaza est la présence écrasante de juifs sionistes dans l’administration de Joe Biden. Ces juifs sionistes exercent une énorme influence dans les couloirs du pouvoir américain et bénéficient du soutien inconditionnel du président américain qui s’est vanté à de nombreuses reprises d’être lui-même « sioniste ». La présence et l’influence des juifs sionistes à la Maison Blanche ont toujours été un sujet de discussion, mais depuis les événements du 7 octobre, elles se sont manifestées de nombreuses manières. Les vetos de l’administration Biden aux résolutions de cessez-le-feu au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, qui ont suscité une large condamnation de la part des groupes pro-palestiniens, ont relancé le débat sur l’influence sioniste. Soulever la question de la domination des juifs sionistes dans l'administration et les cercles politiques américains est souvent perçu à travers le prisme de « l'antisémitisme » en Occident, même si paradoxalement ces mêmes personnes aiment se vanter du nombre disproportionné de juifs dans d'autres domaines. La judéité sioniste du cabinet de Biden a été soulignée récemment par The Forward, un média progressiste destiné à un public juif américain, ainsi que par le journal israélien de droite Times of Israel. Être juif ne devrait pas être considéré comme un problème, mais les membres de l’administration Biden ont clairement montré les tendances du sionisme – justifiant non seulement le génocide du régime israélien à Gaza, mais aussi faire pression pour obtenir davantage d’aide financière et militaire au régime occupant. Il existe également des sionistes non juifs dont le soutien est motivé par le sionisme chrétien ou ceux appartenant à des lobbies pro-israéliens, un cas courant dans les rangs du Parti républicain. Le problème réside dans le fait que tout le monde dans l’administration Biden est un sioniste radical qui justifiera sans compromis les crimes de guerre israéliens, avec de légers désaccords sur des questions relativement mineures, comme les colonies israéliennes illégales en Cisjordanie occupée. Dans les médias mainstream américains, voter au Conseil de sécurité de l’ONU et soutenir la destruction génocidaire de Gaza est considéré comme du bon sens et une ligne de conduite naturelle. Biden n'a pas caché ses penchants sionistes, en prononçant les mots "Je suis sioniste". Et il l’a prouvé à travers de nombreuses activités pro-israéliennes au cours de sa carrière politique qui s’étend sur plusieurs décennies. L’un d’eux est le placement de sionistes juifs à des postes élevés dans son administration, qui a suscité début 2021 une blague populaire sur les réseaux sociaux selon laquelle l’aile ouest aurait un « minyan ». Le terme hébreu « minyan » désigne le nombre minimum d'hommes requis pour constituer une « communauté d'Israël » représentative à des fins liturgiques. La liste initiale de Biden comprend Anthony Blinken en tant que secrétaire d'État, Merrick Garland en tant que procureur général, Avril Haines en tant que directrice du renseignement national, Ronald Klain en tant que chef de cabinet de la Maison Blanche, Rachel Levine en tant que secrétaire adjoint à la Santé, Alejandro Mayorkas en tant que secrétaire à la Sécurité intérieure, et Janet Yellen en tant que secrétaire au Trésor. Au niveau plus bas se trouvent David Cohen en tant que directeur adjoint de la CIA, Eric Lander en tant que conseiller scientifique et technologique, Ann Neuberger en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale et Wendy Sherman en tant que secrétaire d'État adjointe. Entre-temps, Victoria Nuland a pris le poste de sous-secrétaire d'État aux affaires politiques, Ed Siskel celui de conseiller juridique de la Maison Blanche et Klain a été remplacé par Jeff Zients comme chef de cabinet. Parmi les autres nommés par Biden figurent Daniel Shapiro comme agent de liaison spécial avec Israël sur l'Iran, Ned Price comme porte-parole du département d'État, Jennifer Klein comme directrice exécutive du Conseil de politique de genre de la Maison Blanche, ainsi qu'un grand nombre d'ambassadeurs. Les envoyés sionistes comprennent Michael Adler, David Cohen, Rahm Emanuel, Eric Garcetti, Mark Gitenstein, Amy Gutmann, Jonathan Kaplan, Yael Lempert, Alan Leventhal, Randi Levine, Jack Lew, Jack Markell, Constance Milstein, Marc Nathanson, Marc Ostfield, David. Pressman, Daniel Rosenblum et Marc Stanley, entre autres.Blinken, le plus haut diplomate américain, est issu d’une famille sioniste. Son grand-père Maurice était l’un des premiers sionistes américains et le fondateur de The American Palestine Institute, dans les années précédant la déclaration de l’entité sioniste. Son institut a financé des économistes pour préparer un rapport sur la viabilité économique d’une telle entité et a fait pression sur Washington pour qu’il soutienne politiquement sa création. Après la nomination de Blinken au poste de plus haut diplomate américain, en remplacement de Mike Pompeo, les médias israéliens ont salué ses relations étroites avec Tel-Aviv et celles de Biden pendant la Seconde Intifada au début des années 2000, soulignant leur « soutien de longue date à Israël et à sa sécurité ». Sous l’administration Obama, Blinken a souvent justifié les agressions israéliennes dans la région par l’expression éculée « le droit à l’autodéfense » et a félicité Trump pour le renforcement des alliances régionales d’Israël. Il était un proche confident de l'ambassadeur israélien aux États-Unis, Ron Dermer, qui pouvait l'appeler au milieu de la nuit pour des services pro-israéliens, comme un lobbying intense pour que le système militaire aérien israélien Dôme de fer soit financé avec l'argent des contribuables américains. Dès ses premiers jours au pouvoir, il a également fait savoir que la nouvelle administration Biden soutiendrait la décision précédente de Trump et conserverait l'ambassade américaine dans les territoires occupés de Qods (Jérusalement) occupés. Ce qui prouve le projet sioniste d'annexion de toute la ville, de même que les 16 000 unités résidentielles dans 22 projets montrant la judaïsation de Qods en 2024. Alors que le génocide se poursuit en Palestine, un projet israélien, nommé "Gaza 2035", vise à transformer ce territoire dévasté en une zone de libre-échange et un hub technologique et industriel, concurrençant ainsi Dubaï dans la région. Le projet « Gaza 2035 » définit un programme en trois étapes pour ramener Gaza à l’autonomie et finalement réintégrer l’enclave dans l’économie régionale. Ce plan, qui semble être l’idée derrière l’escalade des hostilités, montre que derrière « le droit de se défendre », il y a un véritable besoin pour l’impérialisme israélien de se développer sur de nouveaux territoires pour accueillir de nouveaux investissements et prendre une place plus importante dans le développement capitaliste de la région. L’année dernière, lors des querelles entre Biden et Netanyahu, Blinken a promis de maintenir les liens des États-Unis avec Israël, le considérant comme un allié bien plus important que la Turquie, membre de l’OTAN, dont pour le projet US de recomposition du Middle East. Quant à Mayorkas, même les médias israéliens se sont vantés de ses liens familiaux étroits avec Tel-Aviv et l’ont félicité pour le pacte de partage de données entre les États-Unis et le régime sioniste. Le crédit sioniste encore plus important pour le partage de renseignements revient au chef adjoint de la CIA, David Cohen, dont la carrière sous Obama s'est concentrée sur les sanctions contre les ennemis d'Israël. Il n’est donc pas surprenant que les Américains financent le génocide des Palestiniens à Gaza tout en insistant sur le cessez-le-feu et les largages d’aide pour tromper la Communauté internationale. (Surtout que le développement de l'Etat d'Israël et des petites monarchies pétrolières associés à la destruction de l’Irak et de la Syrie sont un leurre pour tous les pays de la région (en particulier ceux trop grands pour devenir aussi riches) voire du monde, hors grandes puissances dont celles nucléaires, quoique ces dernières seront déstabilisées en cas insoumission et de désobéissance. Ainsi le cœur du problème de la Palestine se trouve dans la passivité d'une très grande partie des 1.5 milliard et demi de musulmans, en particulier ceux de la région surtout au niveau du pouvoir.) » (French Press TV)
Les USA pleurent même trois de leurs soldats tués en Jordanie (possiblement sous faux drapeau par Israël) tout restant indifférents face au massacre de dizaines de milliers de civils à Gaza. Mais le Hamas est toujours debout, et les soldats israéliens tombent les uns après les autres. Quant à Israël en grande difficulté militaire dans les ruines de Gaza, en grande difficulté économico-sociale à l’intérieur et en grande difficulté diplomatique dans le monde entier – 95 % des pays membres de l’ONU condamnent la politique israélienne –, l’extrême droite sioniste au pouvoir à Tel-Aviv n’a trouvé qu’une solution, qui risque de créer un sentiment anti-israélien encore plus fort : attaquer ceux qui dénoncent les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité, sur le modèle utilisé par les juifs depuis 80 ans. Les fondements du régime sioniste sont basés sur l'agression et la discrimination, comme le prouve sa création à travers l'Irgoun, puis Tsahal puis l'épuration ethnique. D'ailleurs la colonisation fréquente de la Palestine a été faite avec la complicité de l'occident, ce qui va dans le sens que l'occident et ses gouvernements se décrédibilisent mondialement à travers leur soutien au génocide des gazaouis par Israël, à causes de lobbies finançant et maintenant médiatiquement leur pouvoir. Ce qui explique pourquoi la profession criminelle de l'ennemi israélien se poursuit chaque jour, en témoignant de son arrogance, de sa nature agressive, de sa haine, de sa brutalité et de sa faillite morale, comme l'a noté le leader d’Ansarallah. Ces atroces décisions militaires et diplomatiques signifient que ce ne sera plus une colonie de peuplement viable très longtemps. Surtout qu'Israël est une nation qui a été créée au Moyen-Orient pour y légitimer la présence occidentale dont en rapport avec l'époque où Jérusalem était chrétienne, mais surtout pour influencer les réserves de pétrole et les politiques de cette région. En effet le conflit israélo-palestinien est également le résultat d’un jeu de pouvoir et de manipulations orchestrées par les puissances coloniales, notamment britanniques puis US, qui ont instrumentalisé les populations arabes et juives pour servir leurs propres intérêts dans le Moyen Orient. Or Israël est donc aussi une incarnation du militariste, ultra-libéral, laïciste et tyrannique et Occident colonial capitaliste, mais en plus un projet dystopique dont car aussi clairement illusoire dans ses buts. Mais cela prend fin avec la Russie et ses armes ainsi qu'avec les BRICS+.
« Nous vivons un tournant de l’histoire qui, aussi difficile soit-il, doit être reconnu pour son ampleur. On l’attendait depuis longtemps, mais la sauvagerie pathologique des Israéliens exterminant les Palestiniens de Gaza annonce la fin de toute prétention de l’Amérique et de l’Occident au leadership mondial sur quelque base morale ou juridique que ce soit, ou de toute hypothèse selon laquelle l’Occident est doté d’idéaux ou de principes de gouvernement supérieurs, ou quoi que ce soit d’autre. Le génocide israélien, reconnaissons-le, a de nombreux antécédents. Ainsi, l’État d’apartheid, en exposant sa propre perversité, expose également les siècles de péchés de l’Occident. Notre culture s’est avilie. D’habitude destinés à nous piéger dans le «mythe de l’Occident», ses attraits se sont flétris, comme des idoles manifestement factices», écrit l’ancien diplomate britannique, qui dirige aujourd’hui le Conflict Forum à Beyrouth. Alastair Crooke a publié la semaine dernière dans la revue Strategic Culture Foundation « Le feu qui s’éteint a dilapidé tout sentiment de «magie» dans l’Occident en décomposition, ou même d’espoir de regagner ce quelque chose qui s’est «perdu». Il s’agit d’une prise de conscience nostalgique que, dans l’état actuel des choses, le mythe n’est plus à même d’offrir quoi que ce soit de durable ». » (Extraits de l'article « La fin de la gouvernance mondiale » de Patrick Lawrence du réseau international)