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Pour les libéraux, le plus important, c’est l’individu ; pour les communistes, c’est une classe sociale ; pour les nazis, c’est une race ; pour les fascistes, c’est un État, et pour ce Douguine et son quatrième paradigme, c’est l’Être-au-monde. Selon lui, le libéralisme approuve les droits individuels parce qu’ils sont chétifs ; ce sont les droits d’un petit homme. La liberté humaine, c’est la liberté d’un grand homme, d’un peuple, et elle devrait être illimitée. Douguine est donc un combattant dévoué pour la libération par des moyens politiques de l’humanité de l’étau de la tyrannie du Nouvel Ordre mondial dominé par les oligarques mondialistes américano-sionistes, c'est à dire de la virtualité post-moderniste et post-libérale. Car le post-modernisme hyper matérialiste sera synonyme d'esclavagisme ploutocratique technologique, mais possiblement ensuite rapidement d'hyper spiritualisme populaire.
Klaus Schwab, début septembre 2023, au sommet de l’Association des pays du Sud Est Asiatique (ANASE) a d'ailleurs appelé les gouvernements du Monde entier à commencer de fusionner avec l’élite des entreprises non élues, afin d’inaugurer sa Grande Réinitialisation et de mettre fin à l’ère du capitalisme pour inaugurer l’ère de ce qu’il appelle, non sans humour involontaire, « le talentisme », dont l’objectif est de faire diriger le monde par ces élites non élues appartenant à des entreprises mondialisées pour le bien de l’humanité.
Il va donc être de plus en plus l'heure de voir les signes vu comment la situation évolue actuellement, sinon quand Jésus reviendra, rares seront ceux qui l'auront reconnu honorablement par le cœur plutôt que par stupéfaction par rapport aux grands changements géopolitiques.
On sent que depuis la redéfinition des lignes à l’Est, depuis le durcissement frontal entre l’OTAN et la Russie, beaucoup de pays vont en profiter pour redéfinir « leurs » frontières, et élargir leurs capacités d’actions militaires. Comme souvent, l’Europe, cette entité économique qui n’a pas de valeur politique, est la grande perdante de cette redéfinition, une sorte de Grand Reset géopolitique.
L’OTAN n’est pas une association philanthropique, mais une alliance militaire, une machine de guerre dotée de moyens colossaux. C’est aussi un dispositif de vassalisation qui soumet les États-membres, sous couvert d’assurer leur sécurité, à l’hégémonisme des États-Unis. Lorsqu’elle a été fondée, en 1949, c’était officiellement pour défendre le prétendu monde libre contre la menace soviétique. Elle aurait donc dû disparaître en même temps que le Pacte de Varsovie créé en 1955 et qui a rendu l’âme en 1990. Non seulement l’OTAN n’a pas disparu, mais elle s’est renforcée et étendue à l’Est de l’Europe en violation des engagements pris. Au lieu de tourner la page de la guerre froide, l’OTAN a tout fait pour encercler et menacer la Russie, qui a remplacé l’URSS dans l’imaginaire belliciste occidental. Enfin, elle s’est livrée à des agressions militaires illégales, sans aucun mandat de l’ONU, qui ont pulvérisé les fondements de la sécurité collective en Europe et dans le monde. Le moment-clé de cette mutation est l’agression contre la Serbie en 1995 et 1999, qui a réintroduit la guerre en Europe et constitué le banc d’essai de la nouvelle stratégie de l’OTAN dans la période post-soviétique. Une agression qui avait deux caractéristiques : elle eut lieu hors du territoire de l’OTAN et elle a visé un État n’ayant jamais menacé un État-membre de l’Alliance. Au prix de 78 jours de bombardements ayant tué 3 500 victimes civiles et détruit même des bâtiments administratifs, cette double transgression a transformé l’OTAN en alliance offensive dont le champ d’intervention n’a plus de limite géographique. Désormais, l’OTAN frappe qui elle veut quand elle veut. En décembre 2001, elle intervient en Afghanistan sans aucun mandat de l’ONU. En 2003, les États-Unis et le Royaume-Uni, pays membres de l’OTAN, envahissent et dévastent l’Irak en violation flagrante du droit international. En mars 2011, l’OTAN outre-passe le mandat de l’ONU et détruit l’État libyen. À la même époque, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Turquie arment les mercenaires takfiristes en Syrie et soumettent l’État syrien légitime à des sanctions mortifères.
Il y a trois grands courants qui dirigent la Terre :
1) Une oligarchie financière « libérale », la plus puissante et la plus riche. Elle est composée de politiciens, industriels, financiers et patrons de médias se trouvant dans le clan des démocrates américains incarné en ce moment par Joe Biden, de la City de Londres, du Canada de Justin Trudeau, de la majorité de pays de l’UE dont la France, du Japon, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et d’Israël. Leurs valets obéissants et ultra-riches tels que Bill Gates, George Soros, et les GAFAM s’assurent de la propagande, du noyautage des états et de la censure.
2) Une oligarchie financière « impérialiste » à tendance nationaliste-populiste, devenue au fil du temps un challenger sérieux et dangereux pour l’autre faction, et composée aussi de politiciens, d’industriels et de financiers, mais se trouvant dans le clan des républicains américains incarné par Donald Trump, de la Chine de Xi Jinping, de la Russie de Vladimir Poutine, du Brésil de Jair Bolsonaro, du Vénézuela de Nicolas Maduro, et de la Hongrie de Victor Orban.
3) Et le reste des pays qui ne veulent pas prendre parti entre ces deux factions, penchant tantôt pour un courant, tantôt pour l’autre, c'est à dire en fonction des alliances dont militaires, des investissements et des contrats économiques.
Après la Syrie, le conflit actuel par Ukraine interposée est un épisode majeur de l’affrontement entre la faction unipolaire, libérale et oligarchique USA-UE et la faction multipolaire, coopérative et populiste populiste Russie-Chine. Quelle est donc la lien entre la situation en Ukraine et en Syrie ?
Tout d’abord, il est nécessaire de comprendre brièvement comment et pourquoi la guerre en Syrie a commencé. Tout au long de dix années de guerre meurtrière, de 2010 à 2020, les gouvernements des États-Unis, de l’Angleterre, de la France, de la Turquie etc, ont soutenu, financé et armé des groupes et organisations terroristes multinationaux de diverses allégeances et casquettes, ainsi que des milices séparatistes à leurs ordres. Sous prétexte de lutte contre des terroristes et contre l'Etat syrien prétendument criminel, ces nations ont même délibérément mené des agressions militaires contre la République arabe syrienne, occupé certaines parties de son territoire, commis des meurtres et des destructions, procédé à des déplacements et à des changements démographiques, pillé ses richesses naturelles et historiques dont le pétrole, le gaz, les cultures agricoles et les antiquités, brûlé et détruit tout ce qu’ils n’ont pu voler, et imposé toujours plus de mesures coercitives unilatérales au peuple syrien. Alors que tout cela serait lié plutôt en grande partie au fait que la Syrie posséderait les plus grandes réserves au monde de pétrole et de gaz off-shore en Méditerranée voire aussi sous ses terres, avec 2,5 milliards de barils.
De son côté le pouvoir hyper corrompu des marionnettes kiéviennes a fait en sorte que trois compagnies étasuniennes possèdent désormais en Ukraine plus de terres cultivables que l’Italie, membre du G7. Pourtant deux tiers des sondés estimaient qu’une décision aussi importante devait faire l’objet d’une consultation par référendum alors que plus de la moitié (58%) estimaient que la terre agricole devait demeurer propriété de l’Etat à l’exemple du Canada et d'Israël (références importantes pour l’opinion publique ukrainienne). Finalement, c’est le compte-rendu du mois d’avril 2021 du Fond Monétaire International, le plus important créditeur de l’Ukraine, qui emportait la décision en mettant l’abolition de ce moratoire contre la vente des terres comme condition sine qua non à l’attribution d’un nouveau paquet de crédits à l’Ukraine. Et le gouvernement ukrainien s’exécuta contre l’avis très largement majoritaire de son opinion public. Dès lors les élites ukrainiennes corrompues avaient les mains libres pour transmettre les terres qu’ils avaient en gestion aux « investisseurs étrangers ». Cependant ils devaient au préalable les acquérir, comme la loi désormais les autorisait de le faire auprès des « petits porteurs » ex-kolkhoziens. L’opération était classique dans son genre et fut rondement menée, comme en témoigne le délai entre l’adoption de la loi par la Vrhovna Rada et sa mise en application, à savoir l’acquisition par les compagnies américaine, a évidemment rapporté gros à quelques malfrats proches du pouvoir kiévien. Tout ceci étant évidemment facilité par les centaines de milliers de morts ukrainiens qui appartiennent aussi souvent à des ethnies que les bandéristes ne veulent plus, comme ils voulaient faire une épuration ethnique voire un génocide dans le Donbass, ce qui a donc entraîné la légitime opération spéciale russe.
« Les mondialistes (américano-wahhabo-sionistes) ont de nombreux ennemis : l’islam authentique, le catholicisme authentique, le christianisme orthodoxe authentique, le populisme (y compris Trump), le conservatisme, etc. Mais seules deux puissances ont un réel potentiel pour défier cette hégémonie : la Russie et la Chine. La Russie est une puissance militaire, tandis que la Chine est une puissance économique. Cela laisse de la place pour des manœuvres géopolitiques. Le projet atlantiste cherche la domination de la puissance maritime (libéraux et mondialistes voulant un monde unipolaire américain) sur la puissance terrestre (axe russo-chinois voulant un monde multipolaire). Or la Russie et la Chine pourraient accueillir dans leur giron d’autres Etats ou régions voulant participer à l’émergence d’un monde multipolaire : l’Amérique latine, le monde islamique, l’Afrique (où la Russie et la Chine ont commencé à purger les régimes fantoches mis en place et consolidés jusqu’ici par les Français), et même le continent européen lui-même (qui est de plus en plus fatigué de subir l’atlantisme et rêve de devenir lui-même un pôle, même si cet atlantisme est tient encore le pouvoir en France, en Allemagne, en Italie et en Espagne). Seuls l’Inde (en raison de ses conflits avec la Chine et le Pakistan), le Japon (toujours sous le contrôle étroit des États-Unis) et certains États fantoches mondialistes pourraient rester du côté de cet honteux camp perdant. » (Extraits de l'article « Alexandre Dougine : alors que les libéraux échouent, un nouveau monde dirigé par la Russie et la Chine a émergé » à l'adresse https://strategika.fr/2022/02/20/alexander-dugin-alors-que-les-liberaux-echouent-un-nouveau-monde-dirige-par-la-russie-et-la-chine-a-emerge/)
Alexandre Douguine dit ailleurs : « Or le processus consistant à rassembler en grands pôles multipolaires la nation islamique, l'Amérique du sud et l'Afrique nécessite un temps et des efforts considérables. Les pays musulmans, l’Amérique latine et l’Afrique sont des macro-civilisations qui restent plutôt divisées. Mais un monde multipolaire impulsera d’une manière ou d’une autre les processus d’intégration dans toutes ces zones. Maintenant, la chose la plus importante : que faire de l’Ouest ? La théorie du monde multipolaire dans la nomenclature des théories des relations internationales est absente de l’Occident moderne. Le paradigme dominant y est aujourd’hui le libéralisme, qui nie toute souveraineté et toute autonomie, abolit les civilisations et les religions, les ethnies et les cultures, les remplaçant par une idéologie libérale outrancière, par le concept des « droits de l’homme », par l’individualisme (conduisant à l’extrême à des politiques gendéristes et favorable à la manie transgenre), par le matérialisme et par le progrès technique élevé à la plus haute valeur (via l’Intelligence Artificielle). L’objectif du libéralisme est d’abolir les États-nations et d’établir un gouvernement mondial basé sur les normes et règles occidentales. Il rejette catégoriquement l’Etat-Civilisation basé sur les traditions et toute velléité de multipolarité. C’est pourquoi l’Occident est prêt pour une guerre avec la Russie et la Chine. Dans un sens, cette guerre est déjà en cours, en Ukraine et dans le Pacifique (avec le problème de Taïwan), mais jusqu’à présent en s’appuyant sur des acteurs qui mènent leur combat par procuration. Tant que l’Occident rejettera catégoriquement la multipolarité et la notion même d’État-civilisation, le débat ne sera mené qu’au niveau de la force brute, dont par l’action militaire, le blocus économique, la guerre d’information, les sanctions, etc. Pour gagner cette guerre et se défendre, la Russie elle-même doit d’abord comprendre clairement ce que signifie réellement la multipolarité en créant des thinks thank internationaux avec les pays intéressés. »
La chaîne politico-diplomatique du containement de la masse eurasienne se fait par la ceinture péninsulaire extérieure du Rimland mondial, constituée par la Grande Ile de l’Amérique, le Japon, l’Australie, l’Inde, les pays du Golfe et l’Europe. Il s'agit donc d'une lutte entre l’alliance nouvelle des puissances de la terre contre les puissances de la mer.
« Aujourd’hui, l’affrontement Orient et Occident est tout autant géopolitique et stratégique, qu'idéologique et systémique et concerne tous les domaines, bien qu’il soit interprété, dans la plupart des cas, sous le profil de la relation entre économie et politique. Sous cet angle en particulier, l’unipolarisme de l’Occident fait jouer à la finance, disjointe de l’économie, un rôle autonome pour contrôler, à travers les institutions multilatérales, le FMI et la Banque Mondiale, l’industrie, la production d’énergie, l’alimentation, les ressources minières et les infrastructures vitales de plusieurs pays. Dans ce cadre les Etats qui soutiennent la multipolarité sont aussi des Etats à gouvernement autocratique, qui résistent au modèle culturel de l’Occident et affirment le respect de vies autonomes de développement. Il s'agit d une opposition à la financiarisation et la privatisation des économies, subordonnant la finance à la production de biens publiques. La plausibilité d’un conflit majeur entre pôles insulaires et pôles continentaux crée une incertitude complémentaire sur les scénarios de belligérance multipolaire dans un contexte de bipolarisme sous-jacent (Chine-Etats-Unis). C’est l’une des préoccupations, d’ordre historique. A ce propos, le théâtre européen élargi (en y incluant les crises en chaîne qui vont des zones contestées des pays baltes au Bélarus et à l’Ukraine, jusqu’au Golfe et à l’Iran, en passant par la Syrie et le conflit israélo-palestinien), peut aussi entraîner soudainement l’activateur d’un conflit général, à l’épicentre initial dans l’Est du continent. Ce scénario, qui apparaît comme une crise du politique dans la dimension de l’ordre inter-étatique, peut être appelé transition hégémonique dans l’ordre de l’histoire en devenir. Bon nombre d’analystes expriment la conviction que le système international actuel vit une alternance et peut même être une alternative hégémonique, et ils identifient les facteurs de ce changement, porteurs de guerres, dans une série de besoins insatisfaits, principalement dans l’exigence de sécurité et dans la transgression déclamatoire du tabou nucléaire, sur le terrain tactique et dans les zones d’influence disputées (en Ukraine, dans les pays baltes, en Biélorussie, ainsi que dans d’autres points de crises parsemées). L’énumération de ces besoins va de l’instabilité politique interne, sujette à l’intervention de puissances extérieures, à l’usure des systèmes démocratiques, gangrenés en Eurasie par l’inefficacité et par la corruption et en Afrique, par le sous-développement, l’absence d’infrastructures modernes, la santé publique et une démographie sans contrôle. En effet, sans la capacité d’imposer la stabilité ou la défendre, Hégémon ne peut exercer la suprématie du pouvoir international par la seule diplomatie, l’économie, le multilatéralisme, ou l’appel aux valeurs. Il lui faut préserver un aspect essentiel du pouvoir international (supériorité militaire, organisation efficace, avancées technologiques, innovation permanente, etc). Hégémon doit tenir compte de l’échiquier mondial, de la Balance of Power, de la cohésion et homogénéité des alliances, mais aussi de l’intensité et de la durée de l’effort de guerre. C’est pourquoi les guerres majeures relèvent essentiellement de décisions systémiques. » (Extraits de l'article « PRESENTATION DE LA “MULTIPOLARITE AU XXIème SIECLE” ET DE “L’EUROPE, LA MULTIPOLARITE ET LE SYSTEME INTERNATIONAL – Irnerio Seminatore » à l'adresse https://strategika.fr/2023/01/29/presentation-de-la-multipolarite-au-xxieme-siecle-et-de-leurope-la-multipolarite-et-le-systeme-international-irnerio-seminatore/)
Certains pensent que le maître du monde n’est plus celui qui contrôle l’Europe de l’Est, mais celui qui contrôle les technologies critiques et nouvelles, surtout que le monde entier pourrait tendre vers elles et leurs valeurs :
- Développer et approfondir le commerce et les investissements bilatéraux ;
- Éviter de nouveaux obstacles techniques au commerce ;
- Coopérer sur les politiques clés en matière de technologie, de questions numériques et de chaînes d’approvisionnement ;
- Soutenir la recherche collaborative ;
- Coopérer à l’élaboration de normes compatibles et internationales ;
- Faciliter la coopération en matière de politique réglementaire et de mise en œuvre ;
- Promouvoir l’innovation et le leadership des multinationales.
- Sécurisées les chaînes d’approvisionnement, y compris les semi-conducteurs.
- etc.
Or il convient aussi d'éviter l’utilisation abusive des technologies menaçant la sécurité et les droits de l’homme et de parvenir à les garder dans un cadre écologique.
« Comment la Chine a-t-elle pu sortir 800 millions de personnes de la pauvreté et parvenir à une prospérité commune ? Par exemple sans le train à grande vitesse, il n’y aurait pas de zones de développement, de marchés touristiques ou immobiliers le long et autour de la ligne. Tout cela nécessite un gouvernement fort qui pilote et des entreprises d’État qui assure le suivi, ainsi qu’une planification à long terme et une mise en œuvre progressive en fonction des conditions locales. C’est de cette façon que la modernisation à la chinoise est réalisée sous la direction du Parti communiste chinois, dont l’objectif est de servir le peuple de tout cœur. La modernisation à la chinoise signifie une modernisation pour toute la population, pour la prospérité commune, pour réaliser l’équité et la justice sociales, pour la coordination entre la civilisation matérielle et spirituelle et pour le développement global de l’être humain. En résumé, la Chine a trois identités : un pays ancien, un pays en développement et un pays socialiste, qui sont les clés pour comprendre la modernisation à la chinoise. En tant qu’ancien pays civilisé, la Chine réalisera la modernisation dans le sens de l’harmonie entre l’homme et la nature et dans la voie du développement pacifique. Adhérant au concept selon lequel « les eaux claires et les montagnes luxuriantes sont des atouts inestimables », la Chine a vigoureusement mené des projets de reboisement, même dans le désert de Kubuqi. La contribution de la Chine au verdissement représente un quart de l’effort mondial en ce sens. La voie de la modernisation dans le plus grand pays en développement du monde ne manquera pas de servir d’exemple aux autres. La modernisation à la chinoise constitue une référence importante pour les autres pays émergents. La modernisation chinoise n’aliène pas la dimension humaine, et elle ne détruira pas la culture traditionnelle. Ces principes sont tous incarnés dans la stratégie de ma ville natale : réduction globale de la pauvreté, prospérité globale et revitalisation rurale. Des générateurs d’énergie éolienne sont installés dans les montagnes où, autrefois, on coupait du bois de chauffage. Désormais, la communication 5G y permet des signaux de téléphonie mobile identiques à ceux des grandes villes. Et partout, on voit des montagnes verdoyantes. Confucius a dit que si vous voulez vous établir, établissez les autres ; si vous voulez vous réaliser, réalisez les autres. Le président Xi Jinping a dit que ce n’est que lorsque le monde est bon que la Chine peut être bonne, et que ce n’est que lorsque la Chine est bonne que le monde peut être meilleur. La modernisation à la chinoise réalise non seulement le grand renouveau de la nation chinoise, mais aussi la modernisation du monde. Elle vise à construire une communauté avec un avenir partagé et à développer une nouvelle forme de civilisation humaine grâce à la coopération internationale en cours de route. » (Extraits de l'article « Mon histoire de la modernisation chinoise » à l'adresse https://www.egaliteetreconciliation.fr/Mon-histoire-de-la-modernisation-chinoise-71193.html)
Par rapport à la puissance scientifique chinoise, le ministère américain de la défense a identifié des domaines dans lesquels leurs investissements sont grands et réguliers : systèmes de gestion de combat entièrement en réseau, 5G, technologies hypersoniques, guerre cybernétique, guerre de l’information, énergie dirigée, microélectronique, autonomie, IA/apprentissage machine, science quantique, espace, biotechnologie.
« Pendant des décennies, les politiques économiques ont été adaptées aux intérêts des grandes entreprises et une petite élite cosmopolite a pu amasser pour elle-même d’énormes richesses et pouvoirs. Cet arrangement a appauvri les travailleurs et détruit la capacité industrielle, les services publics, les infrastructures et les communautés locales. L’Occident est également devenu de plus en plus dépendant des fournisseurs étrangers pour tout, de l’énergie à la nourriture et aux médicaments. Cette “hypermondialisation” a été un projet non seulement économique mais aussi politique. Il ne s’agit pas seulement de la centralisation du pouvoir entre les mains des dirigeants d’entreprise et des banquiers, mais aussi de la dépossession du peuple: les prérogatives nationales ont été remises aux institutions internationales et supranationales et aux bureaucraties supra-étatiques telles que l’Organisation mondiale du commerce et l’Union européenne. Ces institutions ont complètement découplé le capital de la démocratie nationale. Le résultat final s’apparente davantage à une ploutocratie et une corporatocratie, où le pouvoir suprême est détenu par les grandes entreprises et les banques. Les partis ne se distinguent plus guère, de sorte que les choix politiques se réduisent, dans ce jeu cynique, à des nuances mineures et à des changements cosmétiques qui n’ont aucun impact sur les grandes lignes. Bien que la politique d’aujourd’hui soit toujours ostensiblement menée au niveau des États-nations, l’économie est devenue, au cours des quarante dernières années, une affaire de plus en plus transnationale, avec ses règles truquées dictées par une classe technocratique mondiale qui a plus en commun les uns avec les autres qu’avec la majorité des citoyens de leur propre pays. Depuis lors, la même clique des milieux d’affaires et capitalistes est devenue sceptique quant à l’avenir. Aujourd’hui, les mêmes capitalistes extrêmes proclament l’aube d’une nouvelle ère de “localisme” et même la “mort de la mondialisation”. Pourquoi la classe capitaliste mondiale fait-elle maintenant pression pour s’éloigner de la mondialisation qu’elle a construite pendant toutes ces décennies ? Alors que la tendance à la “démondialisation” et à la “localisation” pourrait potentiellement être une chose positive, selon Fazi, elle n’est pas motivée par le désir de créer des sociétés et des économies plus justes et plus autosuffisantes qui servent la politique intérieure et le bien-être humain. Le drame actuel est motivé par le désir de la puissance financière occidentale d’écraser une Chine rivale. Outre les géants occidentaux, l’autre grand gagnant de la mondialisation a été la Chine. Du point de vue de l’Occident, la mondialisation reposait sur l’hypothèse que la Chine accepterait son rôle d'”usine du monde” dans la division mondiale du travail. Les capitalistes espéraient que la Chine produise une main-d’œuvre bon marché pour les multinationales, fabrique des biens et finisse par adopter le libéralisme économique occidental et un modèle de démocratie subordonné aux forces extérieures. L’élite du parti communiste, qui s’est longtemps méfiée, à juste titre, des excès du capitalisme financier à l’américaine, a refusé de suivre le rôle dans l’ordre mondial qui lui a été assigné par la race maîtresse de la mondialisation dirigée par l’Occident. Pendant ce temps, le parti communiste mettait en œuvre ses propres plans, remontant la chaîne de valeur mondiale. La montée en puissance de la Chine et son impact sur la compétitivité et la position de l’économie américaine était un sujet de préoccupation il y a quelques années. Alors que la “démondialisation” actuellement commercialisée pourrait, au mieux, réparer les structures économiques, ramener la fabrication chez nous et réduire la dépendance aux importations, ce n’est pas, selon Fazi, la raison pour laquelle les pouvoirs en place ont changé d’avis. Ils considèrent le projet antimondialisation comme une nouvelle forme de construction d’empire pour maintenir l’hégémonie et stopper la montée en puissance de la Chine. » (Extraits de l'article « Les capitalistes occidentaux démantèlent la mondialisation pour arrêter la Chine » à l'adresse https://strategika.fr/2023/02/07/les-capitalistes-occidentaux-demantelent-la-mondialisation-pour-arreter-la-chine/)
Mondialisation, démondialisation, remondialsation, redémondialisation, etc, si ça reste basé sur des règles ploutocrates, l’injustice continuera sans cesse, c’est bien une lutte spirituelle qui est nécessaire.
Même si elle est en avance militairement, la Russie devrait également tirer certaines leçons de la concurrence technologique. De même un protectionnisme approprié, la promotion de ses propres développements et le soutien au secteur scientifique et technique ne sont plus des questions d’économie nationale, mais de géopolitique mondiale.
Selon un rapport réalisé par le Boston Consulting Group et Hello Tomorrow, les technologies profondes peuvent transformer le monde comme l’a fait Internet. C'est pourquoi es investissements dans ce domaine aux États-Unis ont quadruplé depuis 2016, en particulier dans des secteurs tels que la biologie synthétique, les matériaux avancés, la photonique, l’électronique, les drones, la robotique, l’informatique quantique, et l’intelligence artificielle, bien que le rapport affirme que la technologie profonde n’existe pas et qu’il n’y a qu’une approche technologique profonde. Les entreprises de technologie profonde ont quatre caractéristiques communes : elles sont orientées vers les problèmes (elles ne commencent pas par la technologie pour ensuite chercher des opportunités ou ce qui peut être résolu) ; elles sont à l’intersection des approches (science, technologie et design) et de la technologie (96 % des entreprises de technologie profonde aux États-Unis utilisent au moins deux technologies, et 66 % utilisent plus d’une technologie avancée) ; elles sont centrées autour de trois clusters (matière et énergie, calcul et cognition, et détection, c’est-à-dire capteurs et mouvement) ; et elles sont centrées sur la technologie profonde. Ainsi elles vivent dans un écosystème complexe et font partie d’une nouvelle ère industrielle, et les projets entrepreneuriaux y étant liés reposent sur un écosystème de participants étroitement liés.
Alors que le reste du monde s’est enferré dans la morosité, 2021 a été la meilleure année de l’histoire moderne de la Chine, puisque elle est clairement devenue un socialo-nationalisme moderne. Voici ce que ce pays a accompli en tant que belles réussites qui font partie des signes d'espoir pour l'humanité :
- Doublement de son PIB dans la décennie 2010 tout en éradiquant l’extrême pauvreté dont par le fait que 95 % de sa population bénéficient de la protection sociale, alors que 50 % de la population mondiale n’en a pas. Selon les statistiques de la Banque mondiale, la Chine représente 70 % de la réduction de la pauvreté dans le monde depuis vingt ans, soit 700 millions de personnes. C’est le fait sociologique majeur du début du 21e siècle, qui n'est honteusement pas célébré par des quotidiens comme « Le Monde ».
- L'allongement de l’espérance de vie des Chinois : elle a dépassé celle des Américains et elle atteint aujourd’hui 78,2 ans.
- Ils ont atteint le seuil de 96 % de propriétaires de leur maison.
- Maintien du taux de mortalité dû au covid à 0,6 % de celui des États Unis.
- L’économie a augmenté de 2 000 milliards de dollars, la croissance la plus rapide jamais enregistrée.
- La chine est devenue le pays le plus riche de la planète.
- Elle est devenue le plus grand investisseur à l’étranger du monde.
- Elle est devenue le plus grand marché cinématographique du monde.
- Elle a produit près d’un nouveau milliardaire et 300 millionnaires par jour ouvrable.
- Elle a achevé de nouvelles lignes ferroviaires dans sept pays, dont la première ligne ferroviaire du Laos.
- Elle a envoyé 15 000 trains de marchandises à destination de l’Europe en aller-retour, soit une augmentation de 30 % par rapport à l’année précédente.
- Elle a adhéré au pacte commercial RCEP, qui regroupe 30 % du PIB mondial et de la population mondiale.
- La vente au détail en ligne a atteint la somme de 140 milliards de dollars en 24 heures (le record d’Amazon est de 5 milliards de dollars).
- Elle a lancé la première monnaie numérique gérée par une banque centrale.
- Elle domine la recherche scientifique et a délivré le plus grand nombre de brevets au monde.
- Elle a construit trois ordinateurs exascale (des supercalculateurs) qui ont remporté le prix Gordon Bell pour le calcul de haute performance.
- Elle a construit un ordinateur quantique programmable, 10 000 fois plus rapide que le Sycamore de Google. Or l'ordinateur quantique français "MosaiQ" de Quandela est une machine qui peut faire des calculs très rapides et complexes en utilisant la lumière. Cette machine est meilleure que d’autres machines similaires parce qu’elle est Plus stable et plus simple : MosaiQ utilise des particules de lumière (photon) qui sont plus faciles à contrôler que les atomes ou les ions. C’est différente de l’électronique, qui s’appuie sur les électrons. Les puces d’ordinateur quantique ne subissent pas d’interférences magnétiques ni de dégagement de chaleur causés par les photons.
- Elle exploite le premier réseau de communication quantique commercial intégré de 5 000 km.
- Elle a mis en service deux centrales nucléaires Pebble Bed refroidies au gaz.
- Elle a mis en service deux réacteurs alimentés au thorium, éliminant ainsi l’uranium du cycle de production d’électricité.
- Elle a mis au point un traitement covid qui réduit de 78 % les hospitalisations et les décès.
- Elle a réalisé 55 % des économies d’énergie mondiales.
- Elle a produit un térawatt d’énergie renouvelable.
- Elle a installé un million de stations de base 5G, offrant au Tibet un meilleur service 5G que celui de New York.
- Elle a mis en place une communication entre satellites via des lasers 1 000 fois plus rapide que les ondes radio.
- Elle a lancé une fusée avec un moteur à combustible solide d’une poussée de 500 tonnes, le plus puissant au monde.
- Elle a fait voler trois missiles hypersoniques autour de la planète.
- Elle a lancé un missile de bombardement orbital fractionné depuis un autre missile volant à 27 350 Km/h.
- Elle a simultanément mis en service trois navires de guerre, devenant ainsi la plus grande marine du monde.
« La clé pour comprendre l’Occident (défaillant) est que le néolibéralisme est la privatisation des besoins et des services publics de base. Tout au long de l’histoire, l’utilité publique la plus importante a toujours été la capacité de créer de la monnaie et du crédit. Et ce que la Chine possède qu’aucun autre pays n’a, c’est que sa banque centrale a créé sa propre monnaie. Et lorsque le gouvernement crée de l’argent par le biais du Trésor, en investissant de l’argent dans l’économie, il dépense de l’argent pour réellement construire des choses, principalement pour construire des biens immobiliers, pour loger les Chinois, mais aussi pour construire des chemins de fer à grande vitesse, pour fournir un système éducatif, des universités dans toute la Chine, pour construire des communications. D’autres pays, comme les États-Unis, ne disposent pas de ce système. L’argent est créé, surtout aux États-Unis, par les banques commerciales, et elles ne créent pas de l’argent pour financer de nouvelles constructions d’usines ou de nouveaux investissements de quelque sorte que ce soit. Les banques prêtent de l’argent en Occident contre des garanties déjà en place. Vous pouvez vous adresser à une banque pour obtenir de l’argent afin d’acheter un immeuble qui existe, un immeuble de bureaux, même si les prix de ces immeubles de bureaux s’effondrent actuellement. Vous pouvez emprunter de l’argent pour acheter une entreprise entière. C’est ce que font les capitaux privés. On achète de l’argent pour acheter Sears. Cela le conduit à la faillite, à  l’effondrement et au licenciement des travailleurs. On peut acheter Toys R Us, le conduire à la faillite, le faire s’effondrer, et c’est parti. Vous pouvez acheter des entreprises et les piller, puis les fermer et transformer les usines en bâtiments gentrifiés pour les 1% d’agents financiers qui se livrent au pillage. Mais les banques occidentales ne financent pas les services publics, et une fois que vous avez réduit les impôts et contraint un gouvernement au déficit, vous financez alors le déficit en privatisant vos routes, les transformant en routes à péage. Vous privatisez votre système postal. Vous privatisez votre système de santé de sorte qu’il n’y a plus beaucoup de soins de santé, comme c’est le cas en Angleterre, par exemple, avec la crise de la médecine et des hôpitaux anglais et la privatisation. Vous faites ressembler l’ensemble de l’économie occidentale à l’Angleterre d’après Margaret Thatcher, où les gens qui sont en fait des salariés ne peuvent plus se permettre de vivre à Londres. Cela s’adresse aux investisseurs étrangers ou aux personnes qui travaillent dans le secteur financier. Les salariés doivent vivre en banlieue pour pouvoir utiliser le transport ferroviaire privatisé. Aux États-Unis, par exemple, Greyhound, le système de bus, vient d’être racheté par des fonds privés. Ils ont fait exactement ce que Stagecoach, la plus grande compagnie de bus d’Angleterre, a fait en Angleterre. Ils ont vendu le terminal de bus qui se trouvait au centre de la ville où les gens allaient prendre les bus, et ils l’ont vendu pour un bien immobilier embourgeoisé. Puis ils ont dit aux gens qu’il y avait maintenant un parking à l’extérieur de la ville. Vous allez attendre sur le parking. Nous espérons qu’il ne pleuvra pas, qu’il ne fera pas trop froid ou qu’il ne neigera pas, mais nous n’avons plus de terminal. Eh bien, vous pouvez imaginer cette façon de faire les choses. Cela se transforme en une course vers le bas.  Or la Chine, en gardant le contrôle de la finance, contrôle réellement qui va obtenir le crédit, et le crédit est en réalité le planificateur économique. Le néolibéralisme occidental dit que le gouvernement ne devrait pas planifier. Wall Street devrait faire la planification parce que c’est Wall Street qui fournit le crédit qui détermine qui obtiendra les ressources et ce qu’ils vont en faire. Eh bien, Wall Street donne le crédit aux ingénieurs financiers qui tentent de gagner de l’argent en augmentant les cours des actions, en augmentant les gains en capital et en gagnant de l’argent financièrement. Il est vrai que la Chine a fait de nombreux milliardaires. Cela faisait partie du programme Laissez pousser 100 fleurs, mais maintenant qu’il y a eu cette croissance spontanée, on voit maintenant quelles formes fonctionnent et quelles formes ne fonctionnent pas. Il s’agit désormais de consolider l’économie pour essentiellement créer du crédit pour financer une croissance industrielle tangible, une croissance tangible des infrastructures, une modernisation agricole tangible et une amélioration générale du niveau de vie. Le seul objectif de l’économie chinoise est la croissance, et non le pillage, la réduction des effectifs et la destruction des raids des entreprises. Il n’y a pas de raids d’entreprises en Chine. Il n’y aura aucun intérêt financier pour acheter Huawei ou les autres développeurs chinois. Il n’y a pas la classe financière parasitaire qui est devenue la centrale des planificateurs économiques des États-Unis. Parce que c’est ça le libertarisme. Les libertariens veulent une économie centralisée, non dirigée par le gouvernement mais dirigée par Wall Street et le secteur financier. Les libertariens sont essentiellement les partisans de ce qu’on appelait habituellement le fascisme, une planification centrale du riche secteur financier et des monopoles contre la population dans son ensemble. Vous avez le parti républicain et le parti démocrate qui soutiennent tous deux le démantèlement du gouvernement avec un type de rhétorique différent, mais les mêmes politiques, les mêmes politiques militaires et les mêmes politiques anti-industrielles. La Chine, la Russie et, désormais, de plus en plus de pays des BRICS rejettent toute cette voie de croissance néo-féodale, autodestructrice. La scission du monde et le tournant vers la Chine, la Russie, l’Iran, les BRICS, c’est (donc aussi) une tentative d’inverser, d’annuler et de faire reculer toute l’expansion coloniale qui s’est produite au cours des cinq derniers siècles. (D'ailleurs) La Russie et la Chine développent les villes qu’elles créent ainsi que les universités et les systèmes de formation en Asie de l’Est et en Sibérie (se réchauffant). Donc, essentiellement, Poutine dit au monde : si vous êtes un pays du Sud ou un pays arabe et que vous voulez voir votre économie croître et commercer davantage, à qui allez-vous lier votre économie ? Les États-Unis, à commencer par le président Clinton et en fait par le président Carter, ont décidé d’aider les entreprises américaines à réaliser des profits plus élevés en délocalisant leur main-d’œuvre hors des États-Unis, en essayant de déplacer l’industrie manufacturière d’abord vers le Mexique, le long des maquiladoras sous Carter, puis sous Clinton, vers la Chine et l’Asie. Et l’idée était de créer un chômage industriel croissant aux États-Unis pour empêcher les salaires d’augmenter. Et la théorie qui a guidé les économistes du Parti démocrate est que si l’on parvient à réduire les salaires, il y aura des profits plus élevés et des profits plus élevés conduiront à plus de prospérité. Eh bien, la réalité est qu’on réduit les salaires en déplaçant son industrie à l’extérieur du pays, en désindustrialisant. Et c’est toujours la politique adoptée par l’Amérique. Et elle a remplacé l’industrialisation par la financiarisation pour gagner de l’argent financièrement, en espérant que les entreprises qui se sont désormais tournées vers la Chine, l’Asie et d’autres pays pourront réaliser des profits plus élevés et devenir essentiellement plus prospères pour la classe des donateurs du parti démocrate et américain, aussi les partis républicains. Les échanges commerciaux auraient pu se poursuivre et l’économie mondiale dans son ensemble aurait pu croître. Tout cela a été brisé par l’insistance américaine selon laquelle si nous ne pouvons pas contrôler le commerce mondial, il n’y aura pas de commerce mondial. Si nous ne pouvons pas contrôler la finance internationale mondiale et obliger le monde entier à utiliser le dollar américain que nous pouvons imprimer sur des ordinateurs, imprimer et émettre pour financer toutes les dépenses militaires visant à encercler le reste du monde avec des bases militaires, si nous le pouvons. Si nous ne faisons pas cela, il n’y aura pas de système financier mondial parce que les États-Unis pensaient que sans le dollar, il ne pourrait y avoir de dédollarisation parce qu’il n’y avait pas d’alternative. Ils sont trompés par ce slogan type Margaret Thatcher : «il n’y a pas d’alternative». Et ils croient sincèrement que le reste du monde ne pourrait pas prospérer sans le dollar. Ils ne pourraient pas prospérer sans brader et privatiser leurs services publics et sans créer des monopoles naturels qui seraient rachetés par des acheteurs américains en imprimant des dollars pour dire : nous imprimerons les dollars et nous achèterons votre système de transport, votre système de communication et vos usines. Ils ne pouvaient pas croire qu’il existait une alternative au néolibéralisme. Et pourtant, vous voyez cela. Ils ne pouvaient pas croire que s’ils bombardaient simplement un autre pays, la population de ce pays dirait : «Oh, nous ne voulons pas être bombardés». Nous allons renverser notre gouvernement et soutenir un gouvernement qui vous soutienne afin que vous ne bombardiez plus notre pays. Au lieu de cela, l’effet du bombardement d’un pays lorsque les États-Unis le font est le même que celui du bombardement d’un pays lorsque n’importe quel autre pays le fait. Cela rassemble la population pour s’opposer au pays qui la bombarde et défendre le pays attaqué. L’image générale des États-Unis est donc la suivante : il n’y a qu’un seul acteur dans le monde, et c’est nous. Et nous pouvons détruire d’autres pays. Et si cela ne fonctionne pas, nous renverserons l’échiquier et ruinerons tout le jeu. Les États-Unis jouent donc le rôle de démolisseur et les autres pays celui de constructeur. Et l’ensemble de la majorité mondiale dit : de quel côté voulez-vous être, les démolisseurs ou les constructeurs ? Et vous pouvez considérer l’Ukraine comme un exemple de la façon dont les États-Unis aimeraient que la Russie, la Chine et les pays arabes existent. Vous suspendriez les élections une fois que vous aurez vos gars, votre président là-bas. Vous deviendriez le pays le plus corrompu de votre région, comme l’est l’Ukraine. Vous interdiriez les langues locales et les religions qui ne sont pas judéo-chrétiennes. Eh bien, comment appelez-vous l’acte ukrainien consistant à suspendre les élections, à interdire les langues étrangères et à assassiner les critiques ? Nous appelons cela la démocratie. Eh bien, c’est hilarant. C’est effectivement ainsi que l’Amérique l’appelle. L’Amérique a deux modèles de démocratie : l’Ukraine et Israël. La presse affirme sans cesse que l’Ukraine est le modèle de démocratie que nous souhaitons pour ce qui était autrefois l’ensemble de l’Union soviétique. Et vous avez la Lettonie, l’Estonie et la Lituanie qui applaudissent, et nous voulons la démocratie en Israël : «Israël est le seul pays démocratique du Proche-Orient». Nous voulons qu’Israël soit un modèle pour le Proche-Orient. Eh bien, que disent-ils ? Qu’il n’y aura plus d’Arabes au Proche-Orient ? Qu’ils seront tous Américains avec la double nationalité ? C’est à cela que tout aboutit. Nous vivons dans un monde orwellien qui essaie de dissuader la conscience des gens de prendre conscience de la réalité du travail et de la dynamique qui est à l’œuvre. Et combien de temps pouvez-vous convaincre les gens qu’ils ne vont vraiment pas bien simplement parce que les 1% vont bien ? Comment pouvez-vous convaincre les gens que l’Amérique est vraiment un leader modèle alors qu’elle essaie de détruire le reste du monde au lieu de l’aider, comme elle pouvait du moins prétendre le faire en 1945, à la fin de la Seconde Guerre mondiale ? Vous assistez à un véritable bouleversement de l’ensemble du système mondial de la Banque mondiale, du FMI, des Nations unies, de l’ensemble du système diplomatique mondial qui a été mis en place en 1945, qui est désormais dépassé. Et on peut constater l’incapacité des Nations unies à faire face à la guerre au Proche-Orient, à faire face à la guerre en Ukraine. C’est le glas du vieux monde. Et vous voyez un nouveau monde se créer spontanément, non pas idéologiquement, mais essentiellement spontanément et de manière ad hoc avec la Chine, la Russie et les 99%. » (Extraits de l'article « La Russie, l’Iran et la mer Rouge » de Michael Hudson à l'adresse https://strategika.fr/2024/01/30/la-russie-liran-et-la-mer-rouge/)
« Le président chinois actuel Xi ne cherche pas d’ennemis. Il a compris comme tous ses prédécesseurs que le monde est interconnecté. La Chine n’a jamais cherché à ruiner son voisin. Il vaut mieux avoir un voisin riche qu’un voisin pauvre, car qu’allez-vous lui vendre ?   “L’architecture de l’économie mondiale d’aujourd’hui est le produit des efforts de tous les pays du monde pour le bénéfice de tout le monde. L’économie mondiale interconnectée doit être ni politisée, ni instrumentalisée, ni militarisée car cela aurait immédiatement des conséquences monétaires, financières, commerciales et ce dans tous les domaines, comme l’énergie, les sciences, la technologie, la production industrielle et les chaînes de distribution” a dit le Président Xi récemment. L’ambition territoriale n’est plus un objectif en Chine depuis mille ans. Elle ne convoite pas de territoires. La meilleure preuve de cet état d’esprit est de se rappeler ce qui se passa à propos de Hong Kong, l’ex-colonie britannique. La rétrocéder fut une décision 100% britannique. Deng Xiao-ping, le leader chinois dans les années 1980, quand il reçut la proposition, la déclina plusieurs fois. Cela est documenté. Dans la pratique, le système politique du pays est pragmatique et non idéologique. Cela explique par exemple que lorsqu’une armée d’économistes formée dans les universités américaines avait prévu la faillite de son système bancaire, il ne s’est rien passé de tel. Clairement il y a différentes façons de gérer les banques. Pour y réfléchir, le gouvernement ne fit pas appel à des ténors comme Goldman Sachs ou McKinsey. Le CV de ces deux firmes, on pourrait en lister des douzaines, ne les impressionnait pas. Les fonctionnaires de l’Académie des Sciences, un think-tank qui, contrairement au Brooklyn Institute, ne fait pas de propagande ou de politique, se mit à réfléchir dans son bocal en étudiant tous les dysfonctionnements des crises financières occidentales. Elle écarta donc toutes les recettes du FMI, de la Banque Mondiale et d’autres institutions occidentales, pour gérer la situation chinoise. Au final, elle organisa un système qui donna naissance à la plus grande banque du monde. Il s’agit de la Banque industrielle et commerciale de Chine (ICBC). Cette banque est au reste non seulement la plus grande mais aussi la plus riche des banques. Elle n’en fait pas tout un plat et elle participe rarement à des séminaires futiles dans des places exotiques. En ce qui concerne la Chine qui ne souhaite pas voir sa monnaie devenir un nouveau dollar, c’est un pays sans dette souveraine (tout comme la Russie). De ce fait, elle se retrouve désormais dans la situation de la Suisse à chaque crise financière. Son problème est de lutter contre l’appréciation de la devise sur le marché international pour préserver son commerce extérieur. C’est le monde à l’envers. Les deux plateformes que je mentionne ici (SPSF et CIPS) couvrent 104 pays. En particulier elles couvrent tous les producteurs de matières premières. Ajoutons que l’Inde et la Turquie profitent aussi du système CIPS. De fait l’utilisation du dollar dans le commerce de ces pays devient l’exception.  En 2021, la Chine importait plus de 72% de son pétrole. Ce qui souligne sa taille économique c’est que c’est également le cinquième producteur du monde de pétrole avec plus de 5 millions de barils/jour. Cette production devrait doubler dans les cinq années qui viennent. Elle sera alors au niveau de la Russie, de l’Arabie Saoudite et des Etats-Unis. Pour préserver son indépendance politique, la Chine n’a aucun fournisseur indispensable. Le premier fournisseur du pays en pétrole est en 2022 l’Arabie Saoudite (15,9%), devant la Russie (15,5%), suivi de l’Irak (10,9%), l’Angola (7,9%), le Brésil (7,9%), Oman (7,3%), les Emirats Unis (5,5%), Koweit (5,1%). Les Etats-Unis fournissent 3,6% des besoins chinois en produits raffinés, et le Royaume Uni 1,2%. Ce sont des fournisseurs facilement remplaçables. Il est intéressant de noter que la liste de ses fournisseurs vient de s’allonger en 2022. Y figurent désormais la Guyana, (ex-Guyane britannique), la Corée du Sud, le Turkménistan et la Papouasie-Nouvelle Guinée. Pour ces pays, la Chine comme client leur permet de s’émanciper des grandes sociétés américaines ou britanniques. Tout cela n’est pas le fruit du hasard mais d’une planification précise de la diversification des risques. On accuse la Chine d’avoir des ambitions hégémoniques. Ce n’est pas notre avis. Elle se retrouve dans une position qu’elle n’a pas choisie – l’arbitre de l’avenir du monde – que nous lui avons offerte ces derniers mois, je pourrais ajouter à son grand désespoir. La Chine par sa taille a toujours été le plus grand et le plus peuplé des pays mais elle a considéré cela comme une charge lui donnant une responsabilité particulière. » (Extraits de l'article « La fin du G7 » de Serge Berthier)
Les Chinois ont donc pris de l’avance sur le monde capitaliste grâce à leur habile mélange yin yang d’économie dirigiste et de liberté entrepreneuriale, c'est à dire grâce à une économie mixte bien mesurée et réfléchie. On peut s’attendre à ce que la Chine maintienne ce rythme en lançant, entre autres, la première ville du 21e siècle, automatisée, construite sur un terrain vierge, pour six millions de travailleurs intellectuels. Avec 70 % de forêts et de lacs, le son le plus bruyant sera celui du chant des oiseaux.
L'avantage d'une économie en partie dirigée comme en Chine ou comme dans toute nation souveraine par rapport au privé se voit de plus en plus à travers l'union, la concertation et l'organisation percevant et réalisant mieux les projets parfois nécessaires pour le futur, plutôt que la création privée de biens matériels dans une forme de hasard sans mesure, que l'invention privée de technologies sans anticipation de l'évolution de la société et que la concurrence privée à outrance oubliant la lucidité. C'est une différence comparable entre courir à l'aveugle tout seul et marcher à vue en groupe. Qui a le plus de chance de ne pas tomber ?
« (C'est pourquoi) La stratégie américaine d’endiguement de la Chine passe au niveau supérieur. À l’heure actuelle, Washington tente d’imposer à la région Asie-Pacifique un réseau d’accords commerciaux et économiques, de lier leurs acteurs par des engagements, de restreindre l’interaction avec la Chine dans les chaînes logistiques régionales sur les produits primordiaux, et de repousser ainsi Pékin à la périphérie du marché mondial. Une attention particulière est accordée à la concurrence sino-américaine sur le marché des semi-conducteurs. Les États-Unis ont imparti aux pays de la région le rôle de bélier contre l’économie chinoise. L’objectif final de l’administration Biden est évident, c’est l’affaiblissement économique de Pékin. Dans le cadre de cette politique, les États-Unis ont initié la création du Cadre économique pour l’Indo-Pacifique (IPEF). Une rencontre ministérielle de ses participants s’est tenue à Los Angeles. Cette structure devrait inclure 14 pays de la région, à l’exception de la Chine. En réalité, cette initiative américaine n’a rien à voir avec l’économie. Elle sert de facto d’instrument de concurrence géopolitique avec la Chine dans l’Indo-Pacifique déguisé en coopération économique internationale. Washington a élaboré quatre axes de travail principaux dans le cadre de l’IPEF: le commerce, la main d’œuvre et l’économie numérique ; l’énergie propre et la décarbonisation ; la résilience des chaînes logistiques ; les impôts et la lutte contre la corruption, en sachant que cela n’inclut pas la réduction des taxes sur les marchandises importées aux États-Unis depuis les pays de la région. L’objectif de l’administration Biden est clair : persuader ou forcer d’autres pays à quitter la chaîne industrielle chinoise et créer des itinéraires logistiques fermés avec un cercle restreint de pays soumis aux États-Unis. D'ailleurs une loi interdit aux compagnies (pas seulement américaines) d’élargir la production de semi-conducteurs en Chine selon les technologies de pointe pendant 10 ans après l’obtention de subventions et d’allègements fiscaux pour l’installation de leurs sites de production aux États-Unis. Sachant que la situation est très controversée pour Washington. Cette loi est critiquée à la fois par les entreprises américaines et les producteurs asiatiques, car ils subiront un préjudice significatif et difficile à combler en cas de rupture des relations avec la Chine. Les principaux producteurs de puces comme Apple, Intel, Samsung et le taïwanais TSMC ne pourront pas moderniser leur production en Chine continentale, ce qui signifie que malgré leurs immenses investissements, ils ne pourront pas fabriquer des produits bon marché et subiront donc d’énormes pertes. Par exemple, une trentaine de compagnies participant à la chaîne logistique d’Apple possèdent des usines à Shanghai, dont Foxconn, l’un des principaux sites d’assemblage de la compagnie américaine. De plus, les usines situées en Chine importent des semi-conducteurs d’autres pays et régions et en font des produits finis, exportés dans différentes parties du monde. L’exemple du sud-coréen Samsung Electronics témoigne de l’ampleur de l’interdépendance des compagnies asiatiques dans ce secteur. Le bénéfice net de ses entreprises chinoises pour 2021 s’élève à 7,98 milliards de dollars, soit 13% du chiffre total. Dans l’ensemble, les plans de Washington sont tout aussi grandioses qu’ils sont difficiles à réaliser. Mais ils conduiront à l’effondrement de la division du travail établie en Asie du Sud-Est, ce qui exacerbera la hausse des prix mondiaux et pourrait provoquer une crise dans des secteurs économiques entiers des pays développés, y compris les États-Unis. » (Alexandre Lemoine)
Or comme la Chine est aidée en partie par le mondialiste cabinet international de conseil en stratégie McKinsey, il faut se méfier qu'elle ne participe pas à le financer pour transmettre son modèle de crédit social et d'hyper surveillance à d'autres nations qui serait synonyme de recherche d'impérialisme impie contrôlée par une petite élite comme ce le fut lors de l'Union soviétique, ce qui conviendrait aux mondialistes progressistes. Mais par rapport à l'occident, il semble très probable que la Chine ne soit pas soumise à ce cabinet même si sa société de surveillance ressemble à celle recherchée par le mondialisme. Surtout que selon certains ce crédit social chinois accusé (cette numérisation prétendument excessive de la vie en société) ne serait pas trop envahissant et servirait plus à discréditer la Chine au niveau mondial, et que l'utilisation chinoise du crédit social jusqu'à la reconnaissance faciale apparemment seulement dans le grandes villes ou dans les principaux lieux publics peut se comprendre pour plus de sécurité, puisque devant gérer 1,5 milliards d'humains, et que ce prétendu grand allié chinois du mondialisme semble commencer à montrer ses vrais intentions : aller dans le sens des plans délirants de l’hyperclasse occidentale, puis au dernier moment lâcher cette dernière et la laisser sombrer dans son hybris délirant. D'autant plus que la Chine étant surpeuplée, le peuple chinois a une conception différente de l'individualisme par rapport à l'occident, et que le gouvernement chinois ne détruit pas l'économie chinoise, alors que la France grâce à l'état d’exception lié au terrorisme climatique, sanitaire, guerrier et inflationniste développe une surveillance similaire mais parce que son gouvernement détruit l'économie française au profit du mondialisme ploutocratique, sioniste et wokiste. D'ailleurs la Chine ne pouvant renverser la table du mondialisme par les nombreuses délocalisation étrangères chez elle ayant sorti un milliard de ses citoyens de la pauvreté, elle ne peut la réformer que de l'intérieur tel à travers leur anti-lgbtisme et leur participation au BRICS. Or pour comprendre un aspect qui peut être envahissant du crédit social, il est intéressant de de voir cette vidéo « Ma femme a du crédit | Documentaire LCP » à l'adresse https://www.youtube.com/watch?v=Jt2HA7jfzj8
Les chinois étant très nombreux, ils sont donc dans un collectivisme populaire par essence supportant la surveillance, alors que la surveillance occidentale à l'israélienne est plus oppressive dont pour favoriser cette minorité et les oligarques par rapport au peuple. Être surveillé en Chine est souvent penser pour son bien car le gouvernement est légitime et la disparition du cash a été voulu majoritairement par le peuple, ce qui est différent de la France. D'ailleurs le crédit social ne concerne donc que quelques zones de la Chine et le pass sanitaire ou vaccinal provient d'Israël. De plus la fermeture de Shanghai a été principalement une volonté de stabilité intérieure, et comme un acte de guerre économique et un soutien à la Russie ainsi donc qu'à l'Eurasie pour les faire triompher financièrement face à l'occident. Cependant avec la stratégie Zéro Covid à Shanghai, les faillites des banques et des promoteurs, et la ruine des futurs accédants à la propriété, les dominos s'écroulent les uns après les autres. Le taux de chômage des 16-24 ans atteint le record de 18,4 %. La croissance économique freine. La Chine est à cran, car elle aurait dû plus se méfier de la finance internationaliste qui l'a infiltrée. D'ailleurs de gigantesques immeubles demeurent désespérément vides. Les démolir coûte moins cher que de les entretenir. Les confinements qui ont duré dans certaines régions de la Chine semble donc bien avoir été une stratégie du pouvoir central pour renforcer son contrôle politique, car les patriotes du parti veillent. Mais il existe une grosse faction mondialiste en Chine comme le prouvent les nombreux young global leader chinois présents à Davos chaque année, alors qu'aucun russes ni iraniens n'y vont. Or dans l'affrontement entre l’occident progressiste, impie et supranational et l'Eurasie conservatrice et souverainiste, l'Ukraine demeure le principal point de bascule géopolitique au niveau mondial avant Taïwan, car sans la Russie, la Chine serait rapidement étouffée.