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W) Suite 23


Surtout que l'implosion de ce capitalisme financier, dont le cœur de l'empire sont les Etats-Unis, l'Angleterre et l'Europe, est logiquement en cours, car ce système est un centre qui exploite une périphérie et qui est une démocratie de marché ayant pour but de standardiser l'ensemble de la planète et des peuples dont à travers l'ultra libéralisme wokiste, afin qu'on retrouve partout les mêmes franchises, les mêmes marques, les mêmes modes de consommation, les mêmes modes de pensées. En effet toute uniformisation valable en dehors du cadre légal islamique (ou christique) est synonyme d'indignité et de mort. C'est à dire que cela apporte aux gros capitalistes des coûts de productions de plus en plus réduits et donc des marges bénéficiaires de plus en plus importantes, au détriment de la diversité des peuples et des nations. En effet cet écrasement des groupements de nations, des nations, des souverainetés, des familles et des solidarités transversales jusqu'à atomiser l'individu, a pour seul but de faire travailler ce dernier au service de la matrice uniquement en échange de points de jouissance matérialiste pouvant heureusement devenir par la grâce de Dieu de l’écœurement du cœur ayant besoin de piété pour être apaisé. Dans l'ordre mondial occidental wokiste, l'existence sociale se situe donc seulement dans sa capacité à jouir, dont par un oubli total et permanent de toute forme de réflexion sur pourquoi nous sommes sur terre, pour quel rôle nous sommes dévolus, et quel sens voulons nous donner à notre vie. En effet tous ces sujets essentiels étant grandement exclus du débat médiatico-politique, les individus ont très souvent comme seul horizon la consommation, le consumérisme.
Vladimir Poutine lors de la 10e Conférence de Moscou sur la sécurité internationale du 16 août 2022 :
« Mesdames et Messieurs, Chers invités étrangers,
La situation mondiale évolue de manière dynamique et les contours d’un ordre mondial multipolaire se dessinent. Un nombre croissant de pays et de peuples choisissent la voie d’un développement libre et souverain fondé sur leur identité, leurs traditions et leurs valeurs distinctes. Ces processus objectifs sont combattus par les élites mondialistes occidentales, en provoquant le chaos, attisant les conflits anciens et nouveaux et poursuivant la politique dite d’endiguement qui est en réalité la subversion de toute option alternative et souveraine de développement. Ainsi, ils font tout ce qu’ils peuvent pour conserver l’hégémonie et le pouvoir qui leur échappent ; ils tentent de maintenir les pays et les peuples sous l’emprise de ce qui est essentiellement un ordre néocolonial. Leur hégémonie signifie la stagnation pour le reste du monde et pour toute la civilisation, et donc l'obscurantisme, l'annulation de la culture et le totalitarisme néolibéral. Ils utilisent tous les moyens. Les États-Unis et leurs vassaux s’ingèrent grossièrement dans les affaires intérieures d’États souverains en organisant des provocations, en organisant des coups d’État ou en incitant à des guerres civiles. Par des menaces, des chantages et des pressions, ils tentent d’obliger des États indépendants à se soumettre à leur volonté et à suivre des règles qui leur sont étrangères. Cela se fait dans un seul but, celui de préserver leur domination, leur modèle séculaire qui leur permet de parasiter partout dans le monde depuis des siècles. Mais un tel modèle ne peut fonctionner que par la force. C’est pourquoi le soi-disant Occident collectif sape délibérément le système de sécurité européen et noue de nouvelles alliances militaires. L’Otan rampe vers l’Est et renforce son infrastructure militaire. Entre autres choses, il déploie des systèmes de défense antimissiles et renforce les capacités de frappe de ses forces offensives. Ceci est hypocritement attribué à la nécessité de renforcer la sécurité en Europe, mais c’est en fait tout le contraire qui se produit. De plus, les propositions sur les mesures de sécurité mutuelle, que la Russie a présentées en décembre dernier, ont une fois de plus été ignorées. Ils ont besoin de conflits pour conserver leur hégémonie. C’est pour cette raison qu’ils ont destiné le peuple ukrainien à servir de chair à canon. Ils ont mis en œuvre le projet anti-Russie et ont été complices de la diffusion de l’idéologie néo-nazie. Ils ont fermé les yeux lorsque les habitants du Donbass ont été tués par milliers par le régime de Kiev et ont continué à déverser des armes, y compris des armes lourdes, à l’usage de ce régime. D'ailleurs ils persistent à le faire maintenant. Dans ces circonstances, nous avons pris la décision de mener une opération militaire spéciale en Ukraine, décision qui est pleinement conforme à la Charte des Nations unies. Il a été clairement précisé que les objectifs de cette opération sont d’assurer la sécurité de la Russie et de ses citoyens et de protéger les habitants du Donbass contre le génocide. La situation en Ukraine montre que les États-Unis tentent d’étirer ce conflit. Ils agissent de la même manière ailleurs, fomentant le potentiel de conflit en Asie, en Afrique et en Amérique latine. Comme vous le savez, récemment, les États-Unis ont de nouveau, délibérément essayé d’attiser les flammes et de semer le trouble en Asie-Pacifique. Nous considérons cela comme une provocation minutieusement planifiée. Il est clair qu’en prenant ces mesures, les élites mondialistes occidentales tentent, entre autres, de détourner l’attention de leurs propres citoyens des problèmes socio-économiques urgents, tels que la chute du niveau de vie, le chômage, la pauvreté et la désindustrialisation. Ils veulent rejeter la responsabilité de leurs propres échecs sur d’autres pays, à savoir la Russie et la Chine, qui défendent leur point de vue et conçoivent une politique de développement souveraine sans se soumettre au diktat des élites supranationales. Nous voyons également que l’Occident s’efforce d’étendre son système fondé sur les blocs à la région Asie-Pacifique, comme il l’a fait avec l’Otan en Europe. À cette fin, ils créent des syndicats militaro-politiques agressifs tels que AUKUS et d’autres. Il est évident qu’il n’est possible de réduire les tensions dans le monde, de surmonter les menaces et les risques militaro-politiques, d’améliorer la confiance entre les pays et d’assurer leur développement durable, que par un renforcement radical du système contemporain d’un monde multipolaire. Je répète que l’ère du monde unipolaire est en train de devenir une chose du passé. Peu importe la force avec laquelle les bénéficiaires du modèle mondialiste actuel s’accrochent à la situation, il est voué à l’échec. Les changements géopolitiques historiques vont dans une direction totalement différente. Et, bien sûr, votre conférence est une autre preuve importante des processus objectifs formant un monde multipolaire, réunissant des représentants de nombreux pays qui souhaitent discuter des questions de sécurité sur un pied d’égalité et mener un dialogue qui tient compte des intérêts de toutes les parties, sans exception. Je tiens à souligner que le monde multipolaire, fondé sur le droit international et des relations plus justes, ouvre de nouvelles opportunités pour contrer les menaces communes, telles que les conflits régionaux et la prolifération des armes de destruction massive, le terrorisme et la cybercriminalité. Tous ces défis sont mondiaux et il serait donc impossible de les surmonter sans combiner les efforts et les potentiels de tous les États. Comme auparavant, la Russie participera activement et résolument à ces efforts conjoints coordonnés, avec nos alliés, partenaires et associés, afin d’améliorer les mécanismes existants de sécurité internationale. Elle en créera de nouveaux et renforcera systématiquement les forces armées nationales et les autres structures de sécurité en leur fournissant des armes et des équipements militaires de pointe. La Russie assurera ses intérêts nationaux, ainsi que la protection de ses alliés, et prendra d’autres mesures vers la construction d’un monde plus démocratique où les droits de tous les peuples et la diversité culturelle et civilisationnelle seront garantis. Nous devons rétablir le respect du droit international, de ses normes et principes fondamentaux. Et bien sûr, il est important de promouvoir des agences universelles et communément reconnues comme l’ONU et d’autres plateformes de dialogue international facilitant la stabilité et la paix internationale. Le Conseil de sécurité de l’ONU et l’Assemblée générale, comme prévu initialement, sont censés servir d’outils efficaces pour réduire les tensions internationales et prévenir les conflits, ainsi que pour faciliter la fourniture d’une sécurité et d’un bien-être fiables aux pays et aux peuples. En conclusion, je tiens à remercier les organisateurs de la conférence pour leur important travail préparatoire et je souhaite à tous les participants de bonnes discussions approfondies constructives. Je suis sûr que le forum continuera d’apporter une contribution significative au renforcement de la paix et de la stabilité sur notre planète et facilitera le développement d’un dialogue et d’un partenariat constructifs. Merci pour votre attention. »
« Au moment où les tensions internationales s’aggravent et mettent en péril la paix mondiale, la publication par la Chine de son Initiative de sécurité mondiale vient à point nommé. Le document commence par un préambule qui en précise le contexte. « La question de la sécurité concerne le bien-être des peuples de tous les pays, la noble cause de la paix et du développement dans le monde et l’avenir de l’humanité ». La démarche initiée par Beijing a ainsi pour ambition majeure de s’adresser à l’ensemble de l’humanité, sans réserve et sans exclusive. « Aujourd’hui, notre monde, notre époque et notre histoire changent comme jamais auparavant, et la communauté internationale est confrontée à de multiples risques et défis rarement vus auparavant ». Les transformations s’accélèrent dans tous les domaines, et dans cette effervescence généralisée, « les points chauds de la sécurité régionale continuent de s’embraser », les « conflits locaux » persistent, « l’unilatéralisme et le protectionnisme ont considérablement augmenté, et les menaces de sécurité traditionnelles et non traditionnelles sont entrelacées ». Alors que les conflits s’aggravent et que « les déficits de paix, de développement, de sécurité et de gouvernance s’accroissent », les initiatives unilatérales et les jeux à somme nulle semblent prendre le pas sur la coopération et le multilatéralisme. C’est dans un tel contexte que l’Initiative de sécurité mondiale se présente, à juste titre, comme un antidote efficace au dérèglement croissant des affaires mondiales. En affirmant des principes rationnels destinés à relancer la coopération internationale et le multilatéralisme, elle entend enrayer la machine à perdre qui paraît s’être emparée des leviers de la planète au détriment des intérêts communs de l’humanité. « Le monde se trouve une fois de plus à un carrefour de l’histoire », mais « nous sommes convaincus que les tendances historiques de la paix, du développement et de la coopération gagnant-gagnant sont imparables ». Avec l’Initiative de sécurité mondiale, la Chine appelle donc l’ensemble des nations à « relever les défis de sécurité dans un esprit gagnant-gagnant », à « éliminer les causes profondes des conflits internationaux, à améliorer la gouvernance de la sécurité mondiale, à encourager les efforts internationaux conjoints pour apporter plus de stabilité et de certitude à une époque instable et changeante, et à promouvoir une paix et un développement durables dans le monde ». Cet appel solennel aux autres nations conduit alors à la formulation de six principes fondamentaux destinés à faire consensus et à orienter la vie internationale :
-« Rester attaché à la vision d’une sécurité commune, globale, coopérative et durable ». Cet impératif avait été fixé par Xi Jinping dès 2014. Le président chinois avait appelé tous les pays du monde à « s’adapter au paysage international dans un esprit de solidarité et à relever les défis de sécurité complexes et entrelacés dans un esprit gagnant-gagnant ». Développant une approche holistique des relations internationales, ce principe détermine une ligne de conduite respectueuse des intérêts de chaque nation. Il entend promouvoir une coopération pacifique, équilibrée et mutuellement avantageuse, qui permette de relever les défis majeurs de notre temps.
-« Rester engagé à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de tous les pays ». La vie internationale repose sur les relations consenties entre des sujets de droit international mutuellement respectueux de leur indépendance. Il convient de garantir « l’égalité souveraine et la non-ingérence dans les affaires intérieures » en tant que principes fondamentaux du droit international. « Tous les pays, grands ou petits, forts ou faibles, riches ou pauvres, sont des membres égaux de la communauté internationale ». Ainsi, chaque pays a-t-il le droit de choisir en toute indépendance son propre système social et sa propre voie de développement. L’application d’un tel principe sonnerait le glas de toute forme d’ingérence et mettrait fin à la pratique occidentale consistant à faire pression sur les pays du Sud.
-« Rester engagé à respecter les buts et principes de la Charte des Nations Unies ». Les difficultés rencontrées dans l’application de la loi internationale, en effet, ne doivent pas conduire à y renoncer. Avec la Charte des Nations Unies, les peuples du monde ont tiré les « leçons amères de deux guerres mondiales » et tenté de promouvoir « la sécurité collective » ainsi qu’une « paix durable ». Il faut s’en tenir fermement aux principes du droit international si l’on veut réguler et pacifier les relations internationales. Mais cette exigence a pour corollaire la fin de toute prétention hégémonique, le renoncement à la mentalité de guerre froide et la fin de l’unilatéralisme belliqueux qui caractérise la politique étrangère des États-Unis.
-« Rester déterminé à prendre au sérieux les préoccupations légitimes de sécurité de tous les pays ». Avec ce principe, la Chine entend rappeler que l’humanité est une communauté de sécurité indivisible et qu’il ne saurait y avoir de sécurité pour les uns si elle n’est pas également garantie pour les autres. « Les préoccupations légitimes et raisonnables de sécurité de tous les pays doivent être prises au sérieux et traitées correctement, et non constamment ignorées ou systématiquement contestées ». Cette phrase est une allusion transparente à la situation de la Russie, encerclée par l’OTAN depuis 30 ans, et dont les exigences de sécurité ont été bafouées par les États-Unis. Si l’on veut édifier les bases d’une véritable sécurité collective, il est impératif de renoncer à l’hégémonisme et de fournir à chaque nation les garanties de sécurité auxquelles elle peut légitimement prétendre.
-« Rester déterminé à résoudre pacifiquement les différends et les différences entre les pays par le dialogue et la consultation ». Il est clair qu’un tel principe vaut condamnation, à la fois, de la guerre d’agression et des sanctions économiques. Si elle est parfois rendue inévitable par les menaces qui pèsent sur la sécurité nationale, la guerre est inapte à garantir la coexistence entre les nations. Les sanctions, de leur côté, sont tout aussi injustes et inefficaces, comme le montre le fiasco des mesures punitives prises contre la Russie par les Occidentaux depuis 2014. « Abuser des sanctions unilatérales et de la compétence au bras long ne résout aucun problème, mais ne fait que créer plus de difficultés et de complications ». Si l’on veut résoudre les conflits, en effet, « seuls le dialogue et la consultation sont efficaces ». C’est en application de ce principe que la Chine a déterminé sa ligne de conduite face à la crise russo-ukrainienne. Elle appelle les parties en présence au cessez-le-feu et les invite, pour mettre fin au conflit, à une négociation qui respecte à la fois leur souveraineté nationale et leurs exigences de sécurité.
-« Rester déterminé à maintenir la sécurité dans les domaines traditionnels et non traditionnels ». Il s’agit de prendre en compte les impératifs d’une sécurité collective qui est aujourd’hui « davantage interconnectée, transnationale et diversifiée ». De nouvelles formes d’insécurité, de nouvelles menaces apparaissent, et seule une coopération approfondie entre les États souverains permettra d’y faire face. Ainsi, tous les pays du monde doivent mettre en pratique « les principes de consultation approfondie, de contribution conjointe et de bénéfices partagés dans la gouvernance mondiale », notamment pour « relever des défis mondiaux tels que le terrorisme, le changement climatique, la cybersécurité et la biosécurité ».
Ainsi, l’Initiative de sécurité mondiale se présente comme un véritable manuel de la résolution pacifique des conflits et de l’approche multilatérale des problèmes du monde. Elle invite tous les pays à bâtir une communauté de destin qui intègre les différences nationales dans une perspective inclusive et non exclusive. La Chine est un grand pays qui a proscrit la guerre de sa politique étrangère et qui n’a participé à aucun conflit armé depuis 44 ans. Elle promeut une coopération internationale tous azimuts dont témoigne le succès de l’initiative « la Ceinture et la Route ». L’Initiative de sécurité mondiale est le couronnement diplomatique de cette politique de paix entre les peuples du monde. Mais elle renoue aussi avec une tradition très ancienne qu’exprime si bien le verset 31 du Laozi : « Les armes sont des objets funestes que tous les êtres ont en haine, l’homme du Tao s’en écarte. Le sage donne dans la vie ordinaire la préséance à la gauche, à la guerre elle revient à la droite. Les armes sont des objets funestes, elles ne font pas partie de l’arsenal du sage, il n’y recourt qu’à son corps défendant ». » (Extraits de l'article « Retour sur l’Initiative de sécurité mondiale proposée par la Chine » à l'adresse https://www.egaliteetreconciliation.fr/Retour-sur-l-Initiative-de-securite-mondiale-proposee-par-la-Chine-71925.html)
« Le terme « crise » signifie dans la sagesse chinoise à la fois danger et opportunité. L’aspect « danger » est clair et ne nécessite aucun commentaire, sauf à préciser que l’enjeu est la survie de l’humanité. Quant à « l’opportunité », il s’agit de celle quasi unique dans l’histoire offerte aux populations de s’émanciper de leur domination par la caste infiniment minoritaire des grands argentiers de ce monde. En effet, la mise en lumière de la « mafia financière » au pouvoir par la crise dite du Covid suivie de la guerre en Ukraine fragilise cette caste : pour la première fois de sa longue histoire de domination financière, les décideurs réels apparaissent au grand jour ; ils peuvent donc être désignés et mis en cause. Il faut s’opposer utilement à l’accaparement dans tous les aspects de la vie collective (économique, monétaire, politique, juridique et militaire) auquel nous faisons face. Il y a toujours de l’espoir mais les individus doivent prendre conscience que l’espoir ne viendra que de leurs propres actions, lesquelles impulseront une nouvelle dynamique sociétale et civilisationnelle. Il ne saurait être question de réinventer les règles qui permettent le développement collectif et l’édification d’une civilisation. Nous ne pouvons que réinventer la roue car tout à déjà été expérimenté par l’humanité. Il suffit d’en connaître les grandes règles et de les respecter. A titre d’exemple de ces règles :
Le pouvoir ne doit jamais être décorrélé de la responsabilité ; Les droits sont assortis de devoirs ; Les pouvoirs doivent toujours s’accompagner de contrepouvoirs ; L’édiction des règles de droit positif doit être rare et chaque règles doit être riche en capacité d’application, rappelons que le droit relève d’une construction ; Le commerce est un moyen de développer la Société politique et non le but exclusif de ladite Société ; Le droit positif doit être le même pour tous, il est guidé par le droit naturel ; Le droit naturel est révélé par l’expérience humaine et par le niveau des connaissances disponibles dans une Société à un moment donné, il est indépendant du caprice politique et a justement pour mission d’empêcher l’arbitraire normatif ; Les règles du droit positif doivent permettre l’établissement d’une Société politique en garantissant la capacité du « vivre ensemble » ; La monnaie est un concept comptable au service de tous ; Les personnes en charge doivent toujours être contrôlées ; Un chef est un arbitre des intérêts privés protecteur de l’intérêt public...
Si les individus acceptent à nouveau de respecter ces quelques principes légués par l’expérience de la longue histoire humaine, s’ils acceptent de redevenir acteurs de l’évolution de la Société politique, tous les espoirs sont permis. Si en revanche la paresse intellectuelle, la sidération mentale et le rejet du réel continuent de gouverner les foules, il faut alors d’ores et déjà abandonner tout espoir de revenir à une Société plus juste et harmonieuse, comme tout espoir de survie pour l’humanité. Mon mot de la fin sera le suivant : je souhaite à tous d’être courageux, ancrés dans le réel et combatifs face à l’empire du mensonge (de l'occident politique) qui se dresse chaque jour devant chacun de nous. Ces qualités sont la condition du succès de l’émancipation des populations ; elles sont aussi la condition de la pérennité de la vie sur Terre. » (Extraits de l'entretien avec Valérie Bugault « Le retour de la citoyenneté est le seul remède aux méfaits de la ploutocratie » à l'adresse https://strategika.fr/2022/04/15/le-retour-de-la-citoyennete-est-le-seul-remede-aux-mefaits-de-la-ploutocratie/)
« La Russie vient de rendre public son « Concept de politique étrangère ». Après avoir rappelé sa position dans le monde, ce document décrit la fin de la domination occidentale et les efforts des États-Unis et de leurs alliés pour maintenir l’hégémonie de Washington. Il énumère les intérêts et les buts de Moscou. Il souligne la primauté du droit international contemporain (une création du tsar Nicolas II) et se conclut par une description du monde en mutation. Le président Vladimir Poutine a réuni son Conseil de sécurité en visioconférence, le 31 mars 2023. À l’issue de cette réunion, il a promulgué une mise à jour du « Concept de politique étrangère de la fédération de Russie ». Dans ce document, la Russie expose sa vision de son rôle dans la construction du monde multipolaire. En premier lieu, la Russie rappelle ses ressources importantes dans toutes les sphères de la vie, son statut de membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, sa participation à des organisations et associations internationales majeures, sa puissances nucléaire et sa qualité de successeur en droits de l’URSS. Surtout, vu son apport décisif à la victoire dans la Seconde Guerre mondiale et sa participation active à la liquidation du système mondial du colonialisme, elle s’affirme comme un des centres souverains du développement mondial et considère comme sa mission historique le maintien de l’équilibre global des puissances et la construction d’un système international multipolaire. La Russie observe que le modèle inéquitable du développement mondial, qui a assuré pendant des siècles la croissance économique accélérée des puissances coloniales en s’appropriant les ressources de leurs colonies appartient désormais au passé. Des tentatives sont entreprises par les Anglo-Saxons pour retenir « la course naturelle de l’histoire ». Un large éventail d’instruments illégaux est employé, y compris l’application de « mesures coercitives unilatérales » (abusivement qualifiées de « sanctions »), l’incitation de coups d’État, de conflits armés, des menaces, du chantage, etc. S’opposant au droit international, défini collectivement au sein de l’ONU, les Occidentaux tentent de lui substituer un ensemble de « règles », défini par eux en l’absence de tous les autres. Seule l’association des efforts de bonne foi de toute la communauté internationale, basée sur l’équilibre des puissances et des intérêts, peut assurer efficacement le développement pacifique et progressif des grands et des petits États. Moscou aborde le monde multipolaire à travers une vision culturelle du monde. Il entend entretenir des relations avec toutes les cultures et encourager chacune d’elles à se doter d’organisations intergouvernementales. Le document attache une grande importance au renforcement de la coopération avec la Chine et à la coordination avec son action internationale. Il s’agit donc bien de donner naissance à un monde multipolaire, mais accouché par deux sages-femmes que sont Moscou et Beijing. Au plan militaire, Moscou évoque son partenariat stratégique avec l’Inde. Un passage particulier traite du monde islamique qui sort de la domination occidentale avec la victoire de la Syrie et l’accord de paix entre l’Iran et l’Arabie saoudite. Le président syrien Bachar al-Assad a d'ailleurs dit lors de son premier discours au sommet de la Ligue arabe depuis 12 ans, après que la Syrie soit revenue dans le giron arabe malgré l'opposition virulente des États-Unis : « Nous sommes devant une opportunité historique de réorganiser nos affaires avec le moins d'interventions étrangères. » Pour ce qui concerne l’Europe occidentale, Moscou espère qu’elle se rendra compte de ses erreurs et se détachera des Anglo-Saxons. D’ici là, il se méfie non seulement de l’OTAN, mais aussi de Union européenne et du Conseil de l’Europe La Russie ne se positionne pas comme ennemie de l’Occident, ne s’en isole pas, n’a pas d’intentions hostiles à son égard et espère que, dans l’avenir, les Occidentaux prendront conscience de l’inutilité de leur politique conflictuelle et se rallieront aux principes d’égalité souveraine et de respect des intérêts mutuels. C’est dans ce contexte que la fédération de Russie se dit prête au dialogue et à la coopération. » (Extraits de l'article de Thierry Meyssan « Comment la Russie envisage son rôle dans la construction du monde multipolaire » à l'adresse https://www.egaliteetreconciliation.fr/Comment-la-Russie-envisage-son-role-dans-la-construction-du-monde-multipolaire-71915.html)
Lors de la Conférence parlementaire internationale « Russie-Afrique dans un monde multipolaire » 2023 qui s’est tenue à Moscou sous les auspices de la Douma d’Etat de l’Assemblée fédérale de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine a souligné l’importance de l’Afrique dans les affaires mondiales et rappelé le soutien important apporté par l’Union soviétique aux peuples d’Afrique dans la lutte contre le colonialisme, le racisme et l’apartheid. Le chef du Kremlin a également souligné que les États d’Afrique ne cessent d’accroître leur poids et leur rôle dans les affaires mondiales, et s’affirment de plus en plus avec assurance dans la politique et l’économie. La Russie et les pays d’Afrique défendent les normes morales et les principes sociaux traditionnels de leurs peuples et s’opposent à l’idéologie néocoloniale imposée de l’extérieur. En outre, la Russie a annulé la dette envers les États africains pour un montant de plus de 20 milliards de dollars et est prête à livrer gratuitement tout le volume céréale aux pays d’Afrique qui en ont particulièrement besoin. Voici un extrait de son discours lors de cette conférence :
« Permettez-moi de souligner que notre pays a toujours accordé et continuera d’accorder la priorité à la coopération avec les États africains. Il ne serait pas exagéré de dire que c’est l’une des priorités invariables de la politique étrangère russe. Depuis l’époque de la lutte héroïque des peuples d’Afrique pour leur indépendance, on sait à quel point l’Union soviétique a apporté un soutien important aux peuples d’Afrique dans la lutte contre le colonialisme, le racisme et l’apartheid, comment elle a aidé de nombreux États africains à gagner et protéger leur souveraineté, constamment soutenus dans la formation de l’État, le renforcement de la capacité de défense, la création des fondements de l’économie nationale, la formation du personnel. La construction par des spécialistes soviétiques de la plus grande centrale hydroélectrique d’Assouan en Afrique était autrefois un symbole de cette coopération. Et aujourd’hui, la Fédération de Russie continue de suivre la ligne de soutien et d’assistance au continent. Permettez-moi de constater que les États d’Afrique ne cessent d’accroître leur poids et leur rôle dans les affaires mondiales, et s’affirment de plus en plus avec assurance dans la politique et l’économie. Nous sommes convaincus que l’Afrique deviendra l’un des leaders du nouvel ordre mondial multipolaire émergent – il y a toutes les conditions préalables objectives pour cela. Comme vous le savez, environ 1,5 milliard de personnes vivent en Afrique, une énorme base de ressources est concentrée – près d’un tiers des réserves minérales mondiales. Et bien que les pays africains ne représentent jusqu’à présent que 3 % du PIB mondial, nous notons que les économies de nombre d’entre eux connaissent une croissance plus rapide. Dans les conditions très difficiles d’aujourd’hui, sur fond de turbulences politiques et économiques mondiales, les pays africains s’efforcent de mener une politique étrangère et intérieure indépendante et souveraine, de résoudre eux-mêmes leurs propres problèmes, parfois difficiles. La Russie et les pays d’Afrique défendent les normes morales et les principes sociaux traditionnels de nos peuples et s’opposent à l’idéologie néocoloniale imposée de l’extérieur. Soit dit en passant, de nombreux États d’Asie, du Moyen-Orient et d’Amérique latine adhèrent à des positions similaires et, ensemble, nous formons la majorité mondiale. J’ai dit plus d’une fois que notre pays est déterminé à poursuivre la construction d’un partenariat stratégique avec les amis africains au sens plein du terme. Nous sommes prêts à façonner conjointement l’agenda mondial, à travailler ensemble pour renforcer des relations interétatiques justes et égales et à améliorer les mécanismes de coopération économique mutuellement bénéfique. Grâce à notre aide, de nombreuses entreprises industrielles ont été construites sur le continent, des industries entières ont été créées, des infrastructures vitales et des équipements sociaux ont été construits. Dans le même temps, la Russie a annulé la dette envers les États africains pour un montant de plus de 20 milliards de dollars. Le commerce mutuel augmente chaque année, atteignant près de 18 milliards de dollars l’an dernier. Il est peu probable qu’un tel chiffre puisse pleinement nous convenir, mais nous savons que c’est loin d’être la limite. Le développement des contre-échanges de marchandises sera sans doute facilité par une transition plus énergique des règlements financiers vers les monnaies nationales et la mise en place de nouvelles chaînes de transport et de logistique. Des opportunités supplémentaires sont ouvertes par le processus de création de la zone de libre-échange continentale africaine, qui a débuté en 2021, qui deviendra à l’avenir un marché continental avec un PIB total de plus de trois billions de dollars. Nous sommes en faveur d’un développement actif des liens avec cette nouvelle association tant par le biais de l’Union économique eurasiatique que bilatéralement. De grands projets d’investissement russes sont mis en œuvre en Afrique avec la participation d’entreprises nationales telles que Rosneft, Gazpromneft, RusHydro, ALROSA, Lukoil et bien d’autres. Nous continuerons à aider les pays africains dans la production d’électricité, avec laquelle le continent n’a jusqu’à présent fourni qu’un quart de ses besoins. Aujourd’hui, nous proposons de nouvelles technologies respectueuses de l’environnement, principalement dans le domaine de l’énergie nucléaire. Rosatom construit déjà une centrale nucléaire en Égypte et prévoit d’étendre sa participation au développement des systèmes énergétiques nationaux du continent africain. Je voudrais souligner qu’un financement important – dans certains pays, 100 % – est fourni par la Russie. Ce sont des projets sérieux d’une valeur de 15, 20, 25 milliards de dollars. La coopération russo-africaine dans le domaine des hautes technologies se renforce. Par exemple, en Angola, avec l’aide de la Russie, le système de communication et de télédiffusion par satellite ANGOSAT est en cours de création. Yandex met activement en œuvre des services d’information dans les pays du continent africain pour organiser le transport de passagers en taxi et autres modes de transport. Dans le même temps, la Russie est toujours prête à partager ses technologies avec les pays africains, elle propose précisément un développement technologique diversifié et conjoint. Je tiens à souligner que notre pays remplit consciencieusement toutes ses obligations, y compris celles liées à l’approvisionnement en vivres, engrais, carburants et autres produits critiques des pays du continent, contribuant ainsi à assurer leur sécurité alimentaire et énergétique. Vous savez probablement que nous sommes prêts à transférer une partie des ressources que nous avons gelées dans les pays européens, y compris les engrais, les premiers lots sont déjà passés, pour les transférer gratuitement dans les pays dans le besoin. Mais, malheureusement, il y a aussi des obstacles ici. Malgré toutes les restrictions et restrictions à l’exportation de céréales russes, près de 12 millions de tonnes ont été envoyées de Russie vers l’Afrique. Et voici quelque chose d’autre que j’aimerais ajouter. Si nous décidons néanmoins de ne pas renouveler cet accord après 60 jours, alors nous sommes prêts à livrer gratuitement tout le volume qui a été envoyé dans le temps précédent aux pays d’Afrique qui en ont particulièrement besoin, de la Russie à ces pays. (Applaudissements.) »
« Les pressions économiques et politiques croissantes poussent le monde à un changement progressif vers un système plus multipolaire, avec un rôle plus important pour d'autres monnaies telles que le yuan chinois et d'autres. La dédollarisation est alors motivée par plusieurs facteurs. Tout d'abord, les déficits budgétaires et commerciaux croissants des États-Unis ont conduit à une inflation de la masse monétaire, ce qui a réduit la confiance des investisseurs dans le dollar américain en tant que réserve de valeur. De plus, les sanctions économiques et les guerres commerciales imposées ici et là par les États-Unis ont également créé une incertitude quant à l'utilisation du dollar pour les transactions internationales. Il existe des mesures que les pays africains peuvent prendre pour faire face à certains risques et tirer parti des opportunités qu’offre la dédollarisation. La première étape pour les pays africains est de commencer à diversifier leur portefeuille de devises. Ils doivent être prêts à renforcer leurs échanges commerciaux avec d'autres partenaires commerciaux, en particulier ceux qui utilisent des devises autres que le dollar américain. Cela peut inclure la Chine, la Russie, le Japon, l’Iran et d'autres pays asiatiques ou ceux de l’Amérique latine qui ont des économies en croissance rapide et des marchés de plus en plus importants. Le renforcement du système bancaire et financier local s’impose. Les banques africaines devraient étendre leurs capacités de négociation dans d'autres devises et offrir des options de financement alternatif pour les entreprises qui ont besoin de se protéger contre les fluctuations des taux de change. Enfin, les gouvernements africains doivent travailler ensemble pour renforcer leur position dans le système monétaire mondial. Les pays africains peuvent travailler à la création d'une monnaie unique africaine qui peut être utilisée pour les transactions commerciales internationales, ce qui pourrait aider à réduire les risques liés aux fluctuations des taux de change. Il y a certes plusieurs défis à surmonter, mais le jeu en vaut la chandelle. Ce tour d’horizon permet d’aborder la nécessité et l’urgence pour les pays africains de diversifier leurs réserves de change. L’or reste un actif financier important qui peut jouer un rôle déterminant dans les stratégies et politiques monétaires. Nous évoquons ici quelques raisons pour lesquelles les banques centrales africaines devraient considérer l'or comme un investissement attractif. Les fluctuations de devises que l’Afrique utilise ont un impact important sur la valeur des réserves de change détenues par les banques centrales africaines. L'or est souvent considéré comme un actif refuge car il a tendance à conserver sa valeur lorsque les autres actifs, comme les devises, sont volatils. En général, les banques centrales africaines détiennent des réserves de change en dollars américains ou en euros. L'or offre une diversification supplémentaire qui peut aider à réduire les risques liés à une exposition excessive à une seule devise ou à un seul marché. L'or est cet actif qui a conservé sa valeur pendant des milliers d'années. Il a été utilisé comme réserve de valeur depuis l'Antiquité. Les banques centrales africaines pourraient donc considérer l'or comme un investissement à long terme qui aiderait à protéger la valeur de leurs réserves de change sur le long terme. La détention d'or peut renforcer la crédibilité d'une banque centrale, en lui permettant de diversifier ses réserves de change et de mieux faire face aux turbulences économiques et financières. Avec l'inévitable dédollarisation en cours un peu partout dans le monde, il serait bien indiqué que les banques centrales africaines accroissent également leurs réserves d'or. Constituer des réserves d'or reste une nécessité pour les pays africains et cela doit s’effectuer avec prudence en se basant sur une analyse rigoureuse des avantages et des risques. Elles fourniraient meilleure une protection contre l'inflation et la dévaluation des devises, ce qui peut aider à stabiliser les économies des pays africains. C’est bien évidemment un processus qui peut prendre du temps, mais il existe plusieurs moyens pour les banques centrales africaines de le faire rapidement. Les banques centrales africaines pourraient, par exemple, acheter de l'or sur le marché international mais cette option, bien que relativement simple et rapide, peut être coûteuse en fonction des fluctuations du prix de l'or et des coûts logistiques. L’option qui semble viable est sans doute de recourir aux ressources aurifères locales. Pourquoi nos banques centrales ne rachètent-elles pas la production artisanale ou n’achètent-elles pas les actions dans des sociétés minières d'or ? Cela garantirait des revenus aux artisans et opérateurs comme une incitation des Gouvernements aux acteurs locaux. Il est déjà possible de transiger avec un bon nombre de pays en payant en lingots d'or, alors les banques centrales africaines devraient également être en mesure de stocker et de protéger cet or en toute sécurité. Pour résister aux chocs liés à la dédollarisation, les monnaies africaines devraient déjà commencer à renforcer leur stabilité et leur crédibilité en mettant en place des politiques économiques solides. Les banques centrales africaines devraient s’efforcer à maintenir une inflation basse et stable pour renforcer la confiance dans leur monnaie. Cela peut être réalisé grâce à des politiques monétaires efficaces telles que la régulation de l'offre de monnaie et le taux d'intérêt. Les gouvernements africains pourraient promouvoir le développement économique en encourageant les investissements et en créant un environnement favorable aux PME. Les réserves de change adéquates sont indiquées pour faire face à la volatilité des marchés des changes. Ils peuvent le faire en achetant d’autres devises étrangères telles que le yuan chinois. Les pays africains pourraient davantage promouvoir l'intégration économique régionale et faciliter les échanges commerciaux. Ce levier peut aider à renforcer la stabilité des monnaies africaines en créant des économies plus fortes et plus diversifiées. C’est à ce prix que les monnaies africaines pourraient résister à la dédollarisation en renforçant leur stabilité économique et en mettant en place des politiques efficaces pour gérer la volatilité des marchés des changes et protéger les monnaies africaines contre les chocs externes. Il est vrai que la dollarisation peut limiter la capacité des économies africaines à financer leur propre développement en limitant leur capacité à contrôler leur politique monétaire et à utiliser des instruments de politique économique tels que les taux d'intérêt et les taux de change pour stimuler la croissance économique et l'investissement. Dans ce sens, la dollarisation peut être considérée comme un facteur qui contribue au sous-développement économique dans certaines régions du monde. L’épineux problème des réserves de change restera toujours la faiblesse de la production locale (politique d'industrialisation) par substitution aux importations. L’absence de production locale est un facteur important qui retarde le développement économique en Afrique subsaharienne et dans d'autres régions du monde. Les réserves de change ne servent souvent qu'à importer plus, principalement les denrées alimentaires. La sous-valorisation systémique des potentiels est une des contraintes structurelles majeures. Aussi longtemps que l'Afrique n'aura pas un bon bilan budgétaire (dépenses publiques), des réserves de change consistantes, une économie diversifiée et une véritable industrie compétitive, mais le point principal est une union des pays africains, une monnaie unique pour toute l’Afrique, il sera très difficile d'afficher une stabilité des économies et surtout une indépendance réelle de ces économies. » (Article de French Press Tv)
« Ce que la pandémie et la crise ukrainienne ont fait remonter à la surface, c’est la réalité géopolitique latente qui s’est accumulée au fil des décennies, à savoir que le Sud global rejette les politiques de néo-mercantalisme poursuivies par l’Occident sous le couvert de «l’internationalisme libéral». L’Occident poursuit un ordre international hiérarchisé. Nul autre que le chef de la politique étrangère de l’UE, Josep Borrell, l’a récemment laissé échapper dans un moment d’imprudence avec une touche de connotation raciste lorsqu’il a déclaré depuis une plate-forme publique que « l’Europe est un jardin ». Le reste du monde est une jungle, et la jungle pourrait envahir le jardin. Pour le moment, cependant, le rapprochement saoudo-iranien aura certainement des retombées positives sur les efforts en vue d’un règlement négocié au Yémen et en Syrie ainsi que sur la situation politique au Liban. Le communiqué conjoint souligne que l’Arabie saoudite et l’Iran ont l’intention de relancer l’Accord général de coopération de 1998 dans les domaines de l’économie, du commerce, de l’investissement, de la technologie, de la science, de la culture, des sports et de la jeunesse. La pointe des sanctions américaines réside dans les restrictions imposées au commerce pétrolier de l’Iran et à l’accès aux banques occidentales. Il est tout à fait concevable qu’un retour de bâton soit sur le point de commencer alors que la Russie, l’Iran et l’Arabie saoudite, les trois principaux pays producteurs de pétrole/gaz, commencent à accélérer leur recherche de mécanismes de paiement contournant le dollar américain. La Chine discute déjà d’un tel arrangement avec l’Arabie saoudite et l’Iran. Les transactions commerciales et économiques sino-russes tentent d’éviter le dollar américain pour les paiements. Il est bien entendu que toute érosion significative du statut du dollar en tant que « monnaie mondiale » non seulement signifiera la mort de l’économie américaine, mais paralysera la capacité des États-Unis à mener des « guerres éternelles » à l’étranger et à imposer leur hégémonie mondiale. L’essentiel est que la réconciliation entre l’Arabie saoudite et l’Iran est également un précurseur de leur intronisation en tant que membres du BRICS dans un avenir proche. Certes, il existe déjà une entente russo-chinoise sur ce point. L’adhésion aux BRICS de l’Arabie saoudite et de l’Iran réinitialisera radicalement la dynamique du pouvoir dans le système international. » (Extraits de l'article « L’accord de normalisation des relations diplomatiques entre l’Arabie saoudite et l’Iran est un événement historique » à l'adresse https://strategika.fr/2023/03/23/laccord-de-normalisation-des-relations-diplomatiques-entre-larabie-saoudite-et-liran-est-un-evenement-historique/)
Or l'Empire atlantiste du mensonge et du Mal ainsi que ses dirigeants, assis avec arrogance sur les ruines de l’ancien Occident libre et maintenant déterminé à asservir le monde entier dans des réseaux d’usure, de tromperie et de terreur, ne comprennent que les actes. Ainsi il est plus que temps de faire le ménage dans ce cloaque pseudo-scientifique et de supprimer un bon nombre d’organisations mondiales qui ne font que le jeu de l’oligarchie mondiale financière apatride. Surtout qu'un changement de paradigme devient nécessaire car l'actuel est en rapport avec la sortie de la deuxième guerre mondiale, c'est à dire avec une période où il n'y avait pas de chômage et où la potentialité de développement liée à la reconstruction était importante.
Fin du très bon article « "L’Ukraine est le laboratoire du mondialisme" : entretien avec Lucien Cerise » à l'adresse https://www.egaliteetreconciliation.fr/L-Ukraine-est-le-laboratoire-du-mondialisme-entretien-avec-Lucien-Cerise-67512.html :
« Afin de rétablir un minimum de clarté, il faut définir où passe maintenant le clivage fondateur en géopolitique. Comme le défend Alexandre Douguine, le clivage anti-russe/pro-russe recoupe largement le clivage atlantisme/eurasisme. Ce clivage fondateur est indifférent aux systèmes d’idées et aux identités. Il y a une extrême droite anti-russe/atlantiste et une extrême-droite pro-russe/eurasiste. Idem pour l’extrême gauche et pour les systèmes politico-religieux comme l’islam, car il y a des musulmans pro-russes et d’autres anti-russes, ou pour le sionisme, car il y a des sionistes anti-russes mais aussi des sionistes pro-russes. En résumé, le trait psychologique qui distingue les deux côtés du clivage est le suivant : les pro-russes eurasistes réfléchissent avant d’agir, ils sont dans la realpolitik, quand les anti-russes atlantistes agissent d’abord, et réfléchissent ensuite, ce qui les conduit vers des postures idéologiques. Les oligarques et les groupes de combat néo-Gladio anti-russes/atlantistes vont appliquer la « doctrine Kitson » pour mettre l’Europe à feu et à sang, et accuser la Russie. »
A ce sujet il est possible d'écouter la bonne émission « Pourquoi tant de haine ? #46 – Les (gladios) mouvements néo-nazis ukrainiens (avec Lucien Cerise) » à l'adresse https://www.egaliteetreconciliation.fr/Pourquoi-tant-de-haine-46-Les-mouvements-neo-nazis-ukrainiens-avec-Lucien-Cerise-67544.html
A l’extrémité ouest de l’Eurasie, la thalassocratie américaine a certes neutralisé, conquis et soumis politiquement et militairement la péninsule européenne, achevant un processus qui a commencé avec le Débarquement. Ou, si l’on veut, avec la création de la Federal Reserve Bank et le déclenchement de la Première Guerre mondiale pour contrecarrer l’Allemagne, puissance continentale et «rising challenger» du Royaume-Uni. Mais à l’Est, l’Empire ne semble pas avoir les moyens de soumettre à la fois les géants russe et chinois, auxquels il faut ajouter d’autres pays non-alignés comme le Brésil. Sommé de prendre partie dans le conflit ukrainien, le Pakistan a ainsi rétorqué qu’ils n’étaient « pas les esclaves des Occidentaux ».
Reconstruire un système international, après une épreuve de force majeure, est le défi ultime de l’art de gouverner. Ainsi, évaluer la signification des tendances en cours, signifie pour l’Europe, réévaluer la notion d’équilibre des forces et réduire significativement la rhétorique des valeurs, que les Occidentaux ont cherché à promouvoir, avec ambiguïté, depuis la fin du colonialisme.
Défaillants sur le premier point (logique de puissance), les Européens semblent l’être aussi sur le deuxième, car la rhétorique des valeurs se situe aux deux niveaux de l’ordre international, celui de la défense des principes universels, valables pour tous, et celui de la pluralité des histoires et des cultures régionales, ainsi que des diverses formes de régimes politiques. Une attitude différente ou opposée, marquerait une volonté d’assimilation forcée ou un dictat de légitimité, porteurs de conflits. Surtout que normalement, l'oppression est par essence impossible dans une relation internationale.
À long terme, cela ne change rien pour l’Occident mondialiste, cet empire du mensonge dont par le médiatico-politique et du chaos en particulier par les guerres et déstabilisations états-uniennes, et il va donc continuer à s’enfoncer pour finalement disparaître totalement. Surtout que les régimes qui finissent par mentir ou/et par être dérangés mentalement s'écroulent comme l'a prouvé l'URSS. C'est à dire qu'une société basée principalement sur le mensonge (en particulier quand les plus grands menteurs sont dans les institutions) est une société gravement malade religieusement et psychiquement, et donc très en danger, car mentir peut être synonyme de crime possiblement mortel quand cela concerne la médecine, la technologie, l'économie...
À long terme, cela ne change rien pour l’Occident mondialiste, cet empire du mensonge dont par le médiatico-politique et du chaos dont par les guerres et déstabilisations états-uniennes, et il va donc continuer à s’enfoncer pour finalement disparaître totalement. Surtout que les régimes qui finissent par mentir ou/et par être dérangés mentalement s'écroulent comme l'a prouvé l'URSS. C'est à dire qu'une société basée principalement sur le mensonge (en particulier quand les plus grands menteurs sont dans les institutions) est une société gravement malade religieusement et psychiquement, et donc très en danger, car mentir peut être synonyme de crime possiblement mortel quand cela concerne la médecine, la technologie, l'économie...
De son côté, la Russie va reconstruire un « rideau de fer » pour se protéger, et nouer des alliances avec d’autres parties du monde. La Russie est même prête à créer des bases navales en Inde, en Arabie saoudite, en Irak et en Iran. Dans le cadre de sa nouvelle doctrine navale, elle a annoncé son intention de créer de nouvelles bases navales en mer Méditerranée, dans la région Asie-Pacifique (APR), dans l’océan Indien, dans le golfe Persique, dans des zones maritimes d’intérêt vital.
D'ailleurs le président russe Vladimir Poutine a signé le décret correspondant. La doctrine stipule que la course à la domination des États-Unis sur les océans constitue le principal défi pour la sécurité nationale de la Fédération de Russie. La doctrine définit les zones d’« intérêts vitaux » où les méthodes militaires peuvent être utilisées lorsque les méthodes diplomatiques ne peuvent plus être utiles. Ces zones sont directement liées au développement de l’État, servent à la protection de sa souveraineté, de son intégrité territoriale et au renforcement de la défense, et ont une incidence critique sur le développement socio-économique du pays. Elles comprennent les eaux maritimes intérieures et la mer territoriale de la Fédération de Russie, la zone économique exclusive du pays et son plateau continental comprenant le bassin arctique, ainsi que le plan d’eau de la route maritime du Nord (NSR), la mer d’Okhotsk, le secteur russe de la mer Caspienne.
Poutine a donc aussi décidé d’agir contre la faction ultra libérale russe. Il a été aidé par les récentes attaques économiques de l’Occident. Les sanctions visant les oligarques russes semblaient destinées à les pousser à l’action, à les forcer à s’organiser politiquement pour exiger que Poutine accède aux demandes de l’Occident afin que leurs réserves d’argent cachées et leurs lignes de crédit occidentales ne soient pas saisies. Et comme nous pouvons le voir maintenant, la classe des affaires en Russie ressent clairement la pression résultant des sanctions occidentales et Poutine a décidé d’appliquer sa propre pression sur ces oligarques, servant effectivement d’enclume au marteau de l’Occident, car pour tenter de ruiner définitivement la Russie même l'effondrement de l'URSS après 1991, l'Occident s'est appuyé sur les oligarques russes dont beaucoup étaient juifs. Nous avons maintenant Dmitri Medvedev, l’ancien président et Premier ministre, tester les eaux politiques et parler ouvertement d’un vaste programme de nationalisation économique. Prononcer de tels mots aurait été du jamais vu avant le début de l'intervention russe en Ukraine, car ce serait une violation de la détente que Poutine et la faction libérale des oligarques avaient maintenue pendant la majeure partie des deux dernières décennies. En revanche les patriotes de tous bords en Russie, qu’ils soient communistes, centristes, poutinistes ou même de nombreux nationalistes non achetés, réclament cette mesure depuis que les retombées désastreuses de la campagne de privatisation des années 90 sous l’administration Eltsine sont clairement apparues.
Extraits de l'article « Guerre en Ukraine : la cinquième colonne en Russie » à l'adresse https://www.egaliteetreconciliation.fr/Guerre-en-Ukraine-la-cinquieme-colonne-en-Russie-67475.html#forum2920656 :
« Une très vaste toile d’araignée tissée depuis des décennies s'est propagée en Russie. Cette toile est constituée de showmen, de journalistes et d’oligarques liés au même agenda qu’elle promeut avec méthode et persévérance. Ce programme est complètement étranger et même hostile à la Russie. C’est ce qu’on peut appeler le lobby libéral ou atlantique, le camp des occidentolâtres. Leur trait distinctif est l’hostilité à la tradition et sa désagrégation par le modernisme dont à travers l’hostilité à l’Église orthodoxe, la tolérance pour les (et parfois leur appartenance à des) minorités sexuelles, la dévaluation par persiflage de codes culturels russes, la ridiculisation des vertus et mœurs traditionnelles. Cette cohorte de prestidigitateurs et de farceurs constituent l’arme de destruction massive aux effets dévastateurs appelée « culture de masse », qui a inondé l’espace public russe, anéantissant toute trace d’identité collective, de décence, de sérieux et de patriotisme, notamment chez les jeunes générations. Et ces oligarques ne sont que le véhicule financier du même acte subversif occidental de sape des fondements du peuple et de l’État russes. En effet dans tous nos pays, il existe des réseaux similaires d’influence antinationale. Nous sommes également en présence d’une guerre totale de religion (de nature quasi eschatologique) dont l’expression visible se manifeste à travers tout le spectre anthropologique : guerre politique, guerre économique, guerre médiatique et cognitive, guerre culturelle et guerre axiologique qui est celle qui prévaut. Depuis quelques temps, il est même question d’une guerre sans limites menée par des sociétés secrètes qui ont pris le pouvoir politique principalement en Occident. Quiconque feint d’occulter la dimension spirituelle de l’affrontement planétaire actuel ne peut rien comprendre au déroulement des événements en cours. La cible principale du Léviathan mondialiste est la fédération de Russie, non seulement à cause de ses vastes ressources naturelles, mais aussi parce qu’elle est le rempart ultime de la chrétienté contemporaine au travers de son orthodoxie. Le conflit civilisationnel/eschatologique entre l’Occident déchristianisé et la Russie orthodoxe est maintenant entré dans sa phase militaire directe, car les Occidentaux financent, militarisent et utilisent l’Ukraine comme bélier contre la Russie. Vu sous cet angle, dont au-delà du récit officiel promu par la pieuvre politico-médiatique atlantique, l’enjeu de l’affrontement en Ukraine apparaît dans sa véritable dimension planétaire. Le conflit civilisationnel entre l’Occident hégémonique, déchristianisé, mercantile, avec des revendications de domination planétaire d’un côté, et la Russie orthodoxe et multipolaire de l’autre, est maintenant entré dans sa phase militaire directe. Pour l’instant, les Occidentaux préfèrent rester dans sa guerre par procuration utilisant l’Ukraine aveuglément au détriment de ses propres intérêts nationaux.
Car selon la définition classique de Mackinder : celui qui dirige l’Europe de l’Est gouverne le Heartland ; celui qui dirige le Heartland gouverne l’Île-Monde ; et celui qui dirige l’Île-Monde gouverne le monde. D'ailleurs cela fin longtemps que l'empire thalassocratique (océania, britno-américain) lutte afin d'empêcher le Heartland (eurasie, l'empire terrestre) de reprendre le contrôle des zones côtières du Heartland, comme l'ont prouvé la domination anglaise sur l'Inde, la domination américaine sur le Pakistan, les guerres mondiales (ayant plus touché l'Europe, le Proche-Orient, et le Japon), la conquête sioniste de la Palestine, la division de la Corée, les anciennes guerres au Vietnam et en Indochine, et donc la guerre en Ukraine séparant la Russie de l'Europe. C'est à dire que l'océan mondial thalassocratique (monde anglo-saxon) empiète sur la périphérie de l’île mondiale tellurocratique (Eurasie). La perfide Albion (duplicité et trahison de l'Angleterre) après Waterloo a même participé à créer les deux guerres mondiales principalement entre la France et l'Allemagne pour préserver son empire thalassocratique qui ira finalement aux États Unis encore plus perfide puisque portant sournoisement, belliqueusement et tyranniquement le laïcisme progressiste démocratique. Ainsi une des principales stratégies anglo-saxonnes contre l'Eurasie était d'empêcher la Russie d'avoir accès aux mers chaudes, mais une route commerciale à été ouverte entre Moscou, l'Inde et l'Iran, ce qui est une preuve de plus de l'effondrement quotidien de la puissance occidentale.
Comme nous l’avons évoqué, la Russie apparaît en plus légitimement comme le dernier bastion de la civilisation chrétienne et donc comme un Katechon. car selon la Bible (deuxième épître aux Thessaloniciens de saint Paul, 2:6) et même selon la philosophie politique orthodoxe, le « Katechon » est un gardien providentiel jouant le rôle messianique de retenir et ralentir la venue de l’antéchrist. Le philosophe et écrivain français d’origine roumaine Jean Parvulesco a vu en Vladimir Poutine « l’homme providentiel », qui aura pour mission historique de refuser l’arrivée du « fils de perdition ». L’homme providentiel dont parle Parvulesco n’a pas grand-chose à voir avec l’individu Poutine dans le sens où le philosophe traditionaliste fait la distinction entre la force historique qu’incarnerait Vladimir Poutine (destin, sens de l’histoire, manifestation divine) et les limites de l’homme lui-même. Poutine deviendra-t-il l’instrument d’une volonté supérieure en étant poussé vers la réalisation d’objectifs spirituels majeurs ? Cette probabilité reste ouverte. Mais une chose est certaine : dans des moments historiques aussi critiques, l’homme au poste politique clé transcende ses limites personnelles. Le conflit en Ukraine inaugure une contre-offensive mondiale contre le mondialisme sataniste, contre les promoteurs de l’Agenda 21 génocidaire, contre la dictature technocratique, et contre les centres de commandement des forces occultes mettant donc aussi en œuvre le dépeuplement au travers d’injections forcées, la famine et la paupérisation généralisée. » (Iurie Roşca)
A ce sujet voici un passage de l'article « Poutine et le césarisme politique – Irnerio Seminatore » à l'adresse https://strategika.fr/2022/05/05/poutine-cesarisme/ :
« L’ambition de Poutine serait d’associer les ressources et l’espace de l’Eurasie, ainsi que la force morale du peuple russe et sa foi orthodoxe et fataliste aux capacités technologiques et scientifiques de l’Occident (en commençant par l'Europe si nécessaire). Il pourrait alors faire de Moscou la véritable « troisième Rome », héritière de la puissance et de la splendeur de Byzance, en se posant en nouveau César, réformateur et restaurateur de la Rome d’Orient, organisateur de paix et des nouveaux équilibres de pouvoirs.
Il faut savoir que pour les musulmans "la sourate ar-rom (les romains chrétiens)" correspond au centre politique de la chrétienté qui a pu passer de Rome à Byzance (Constantinople). Et comme toutes deux ne sont plus chrétienne dont à cause de l'impie laïcisme progressiste, c'est actuellement Moscou qui représente ces romains chrétiens, car la Russie a retrouvé l'orthodoxie et s'est alliée à des pays musulmans tels la Syrie, la Tchétchénie et l'Iran pour combattre le même ennemi, à savoir les forces américano-sionistes de l’OTAN en Ukraine et les forces israélo-terroristes au Proche-Orient, comme annoncé selon un hadith ayant prévenu de l'alliance entre la chrétienté et l'islam à la fin des temps. C'est à dire qu'en islam, nous appelons « Rome » le centre politique de la chrétienté héritière de l’Imperium romanum (empire romain puis devenu chrétien), qui ne peut donc être un pays chrétien faible, ni l’Amérique (judéo-)protestante puisque celle-ci a été considérée par les Pères pèlerins qui l’ont fondée non pas comme la nouvelle Rome chrétienne, mais comme la nouvelle Jérusalem, en marquant ainsi la filiation avec le judaïsme. Par conséquent Rome, puis Byzance (Constantinople) ayant donc toutes deux succombé à l'impie laïcisme progressiste provenant de la Franc-Maçonnerie et du mouvement sabbato-frankiste, il n'y a bien que la Russie qui peut incarner actuellement le Katechon. En effet il faut rappeler que l’affaiblissement du catholicisme eut lieu par la pénétration frankiste, que l'affaiblissement de l'islam eut lieu par la pénétration sabataïste, et que selon le Prophète Mouhamed un califat bien guidé réapparaîtra en tant que dernier Katechon. Ce califat bien guidé pourrait d'aileurs très probablmeent se reformer au moment où la Russie sera trop affaiblie dans sa guerre contre l'Occident impie ou pour l'aider à triompher, possiblement après une révolution spirituelle en France et en faisant revenir magnifiquement sans troisième guerre mondiale mais par de grands changement géopolitiques et géoéconomiques, puis un grand combat ou sacrifice, Jésus, le Messie. Et la Chine doit bien comprendre cela. Dans le plus noble sens, le soutien de la réapparition du califat bien guidé à la Russie à la fin pour triompher est d'autant plus probable, puisque pour faire ce grand changement mondial le plus pacifiquement possible, il paraît logique de le faire progressivement.
Le retour de la Russie en tant que troisième Rome chrétienne est légitime puisque en 1472, Sophie Paléologue, la nièce du dernier empereur byzantin donc de la deuxième Rome, Constantin XI, se marie avec Ivan III de Moscou. La Moscovie put ainsi se proclamer héritière de l’Empire byzantin. Elle adopte ensuite l’aigle bicéphale et se proclame Troisième Rome. La dimension eschatologique de cette revendication théologico-politique est très nette. Que l’on soit croyant ou non, force et de constater que l’Histoire a conduit cette Troisième Rome à devenir finalement la première puissance nucléaire mondiale entrée dans une confrontation contrainte contre l’empire antichristique. Il semble que c’est le destin de la Russie auquel elle ne saurait échapper. Le 16 janvier 1547, Ivan IV, petit-fils d’Ivan III, est couronné tsar (mot dérivé de César) à la cathédrale de la Dormition (qui se situe dans le Kremlin à Moscou) et fonde la tsarat de Russie. Moscou devint donc la Troisième Rome au 16e siècle, surtout que durant lequel l’Europe connaît la réforme protestante, l’affaiblissement de l’Église du Saint-Empire romain germanique et la transformation de l’Angleterre en thalassocratie, empire des mers qui deviendra l’ennemie ontologique de la Russie, puissance tellurocratique. Au 16e siècle se met donc en place la nouvelle géographie politico-religieuse en vue de la guerre eschatologique se révélant de plus en plus actuellement. Cette histoire religieuse de Rome n’entre pas en contradiction avec le point de vue islamique. En effet comme il a été vu, le Coran révélé au 7e siècle considère Byzance comme la seconde Rome chrétienne, car c’est par le nom de « Rome » que le Coran désigne l’Empire byzantin, l’héritier de Rome. Le Sheikh Imran Hosein a relevé ce point qui est d’une extrême importance eschatologique. La trentième sourate du Coran a pour titre « Rome (les romains, les byzantins) », et elle évoque la guerre entre Byzance, appelée donc « Rome », et la Perse. Plusieurs études académiques ont mis en évidence l’influence énorme du lobby juif pro-israélien aux Etats-Unis et dans l’Union européenne américano-sioniste et mondialiste qui est le résultat de la soumission, sur la longue durée, du continent européen, aux puissances judéo-protestantes. Par conséquent, l’Occident ne peut être considérer comme l’aire géographique et civilisationnel qui suit Jésus. Il existe en Russie un lobby juif pro-israélien, mais son influence décline à très grande vitesse depuis plusieurs années, au fur et à mesure que les tensions entre la Russie et Israël augmentent. En témoigne la fermeture de l’Agence juive pour Israël en Russie ordonnée par le ministère russe de la justice. Et le 6 juillet 2022, le grand rabbin de Moscou, chef de la plus importante communauté juive de Russie, Pinchas Goldschmidt (également président de la Conférence des rabbins européens), a même quitté la Russie pour s’installer en Israël suite à l’intervention en Ukraine à laquelle il s’est opposé. La porte-parole de la communauté juive en Russie, Olga Yessaulova, a d'ailleurs indiqué qu’« il n’est pas question de successeur, peut-être qu’il n’y en aura pas ». La seule puissance chrétienne ayant les moyens de tenir tête aux ennemis de Jésus et à leurs alliés, est la Russie. Les développements géopolitiques en Europe de l’Est et en Ukraine, le rôle délétère joué par Israël et ses réseaux contre la Russie dans ces conflits, ont inévitablement accentué l’opposition entre Moscou et Tel Aviv. Et cette opposition ira en s’aggravant. Tous les recoupements que nous avons fait ici, en utilisant les différentes traditions religieuses, leur eschatologie respective, l’histoire théologico-politique du christianisme, le Coran et les développements géopolitiques de ces dernières années, convergent pour désigner la Russie alliée aux musulmans comme étant le Katechon affrontant les forces de l’Antéchrist. A ses côtés le Patriarche Kirill ferait figure d’organisateur d’obédiences, de vérité et de conciles, sous le credo de la vraie foi. Ça serait le retour historique du césaro-papisme comme doctrine de l’État russe ! »
Le philosophe russe Alexandre Douguine considère également Moscou comme la troisième Rome et l’héritier de l’Empire romain d’Orient et de l’Empire mongol. C’est un patriote russe mais le qualifier de nationaliste est une pure absurdité, puisque la Russie n’est pas une nation mais une fédération de nombreuses nations représentant le message universel du Christ. Par ailleurs il précise que le conflit en Ukraine est la « première guerre multipolaire » du monde, dans laquelle la Russie se bat pour le droit de chaque civilisation à choisir sa propre voie, tandis que l’Occident souhaite maintenir son globalisme hégémonique totalitaire. La multipolarité n’est « pas contre l’Occident en tant que tel », mais « contre la prétention de l’Occident à être le modèle, à être l’exemple unique » de l’histoire et de la compréhension humaine.
Lors de la session du 14ème Forum économique eurasien à Vérone, en Italie, Sergueï Karaganov doyen de la Faculté d’économie mondiale et des affaires internationales de l’Université HSE de Russie, a précisé plusieurs points résumé ci- après :
« La Russie est une grande puissance eurasienne, l’Eurasie du Nord. Libérateur des nations, garant de la paix et pivot militaro-politique de la majorité mondiale, dont afin d'aider le monde à sauver l’humanité traditionnelle. En poursuivant une politique visant à contenir l’Occident et à construire des relations avec la Chine frère, l’Eurasie associée aux BRICS+ est désormais un axe du monde capable d’empêcher tout le monde de sombrer dans une catastrophe mondiale provoquée par l'unilatéralisme laïciste ultra libéral occidental. Il faut continuer d'agir avec suffisamment de confiance pour calmer les élites occidentales, de peur qu’elles ne déclenchent un autre conflit mondial par désespoir de leurs échecs. Pour éviter le pire (guerre mondiale), la Russie doit être dure envers l'occident, mais avec calcul, dont à travers une bonne politique d’endiguement et une politique active aux marges de l’Ukraine. Il est important de comprendre que la majorité du monde ne luttera pas contre l’Occident. De nombreux pays souhaitent développer leurs relations commerciales et autres avec ces pays. Pour équilibrer noblement le monde, la majorité mondiale dont le Sud Gobal est donc un partenaire mais pas un allié de la Russie. »
« L'intervention spéciale russe en Ukraine est le début de la bataille eschatologique entre la Tradition sacrée et le monde moderne, qui, précisément sous la forme de l’idéologie libérale et de la politique mondialiste, a atteint son expression la plus sinistre, la plus toxique et la plus radicale. C’est pourquoi nous parlons de plus en plus d’Armageddon, la dernière bataille décisive entre les armées de Dieu et de Satan. » (Alexandre Douguine)
Il rejette aussi les approches « dogmatiques » du marxisme, du fascisme et du libéralisme en matière de politique et d’économie.
« Le mondialisme, qui est le mieux représenté dans des organisations internationales tels que le Forum de Davos de Klaus Schwab avec son “Great Reboot”, la Commission trilatérale, le Conseil américain des relations étrangères (CFR) ou la Fondation Open Society de George Soros insiste sur l’unification complète de l’humanité sous un gouvernement mondial, sous l’idéologie libérale et sous un système de règles et de normes basé sur celle-ci comprenant en grande partie la politique de genre, les LGBT+, l’individualisme extrême et le transhumanisme. D'ailleurs les avatars de cette idéologie se répandent partout. Et selon ces mondialistes, c’est cela la « fin de l’histoire » qui a été décrite au début des années 1990 par Francis Fukuyama. Cette fin de l’histoire serait donc la victoire du libéralisme laïciste oligarchique de l’Occident à l’échelle mondiale. Et c'est pourquoi cela implique l’abolition de toute alternative idéologique, géopolitique, économique et socioculturelle, imposée par ce mondialisme actuellement. La Russie sous Poutine est devenue l’obstacle évident à ce projet de fin de l’histoire, et depuis le début de l’Opération militaire spéciale, elle constitue un défi direct à ce vœu mondialiste. Poutine a remis en question l’interprétation libérale de la fin de l’histoire, c’est à dire le principal projet mondialiste qu'est le Gouvernement Mondial privé/public. D’où la rage de Fukuyama, car devant lui, le projet de fin de l’histoire n’a pas seulement été reporté, mais s’est effondré pour de bon en empêchant le triomphe planétaire de l'occident libéral comme le communisme mondial s'est effondré. (Ce qui est logique car toutes ces idéologies et sociétés doivent faire comprendre la valeur supérieure du monothéisme complété devant amener à la fin authentique de l'Histoire qu'est l'Eden terrestre complété basé sur l'ultime califat jusqu'à la fin du monde et dirigé par Jésus un certain temps.) » (Alexandre Douguine)
« Nous assistons aujourd’hui à l'agonie du libéralisme mondial. Ce que Francis Fukuyama croyait récemment être la fin de l’histoire, ce qui était présenté aux peuples du monde non seulement comme la fin de l’histoire mais comme son apogée, atteignant la destination finale, une société absolue qui réalise l’idéal de la démocratie libérale occidentale, s’est transformé en une farce. (Or le libéralisme a logiquement momentanément triomphé même s'il a fini souvent par devenir en dehors de limites raisonnables, puisque par essence l'homme est, et donc a besoin d'être, et ainsi aime être libre, car sa nature contient le libre-arbitre et donc la liberté, même si c'est normalement fait pour choisir de s'ennoblir en obéissant à Dieu, en Le grandissant et en tendant vers la meilleure dignité.) On a découvert que le monde de la démocratie libérale est un monde de chaos, de violence, de ségrégation, de racisme et de haine universelle. C’est un monde gouverné par des minorités. Pour commencer, la minorité occidentale elle-même gouvernerait la majorité du monde. Un milliard d’individus dicterait sa volonté à sept milliards. C’est ainsi depuis 200 ans. Pendant 200 ans, les puissances coloniales européennes ont pratiqué la ségrégation, l’exploitation et les abus, exportant des ressources naturelles et des esclaves d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. La vie de l’hégémon américain touche à sa fin. Il s’efface de ce monde. Il tente de mener une guerre mondiale pour préserver l’ordre mondial existant. Mais l’empire colonial britannique, prédécesseur du pseudo-empire américain, a-t-il réussi dans une telle entreprise ? La réponse est non. La Russie se bat pour que vous tous, les peuples des différents continents, puissiez retrouver votre liberté, et oublier, tourner la page de ce colonialisme occidental. » (Konstantin Malofeev, homme d’affaires russe et propriétaire de Tsargrad TV)
« Selon Hegel, l’histoire est bien un processus de déploiement de l’Esprit, qui passe par la nature et le changement des religions et des civilisations jusqu’à ce qu’il atteigne son apogée, c'est à dire la fin (Eden terrestre complété synonyme d'ennoblissement maximal) rencontrant le début (Eden terrestre originel synonyme d’exemplarité à approfondir), l’alpha rencontrant l’oméga. À travers de nombreuses épreuves et rebondissements dialectiques, l’Esprit qui anime l’humanité s’incarnera finalement dans une monarchie absolue (retour de Jésus en tant que calife ou roi qui organisera l'application parfaite des lois monothéistes complétées qu'est l'islam du Mahdi suivant Mouhamed) et un empire mondial qui sera celui de l’Esprit (Saint). Son pouvoir sera transféré à un autocrate suprême, un monarque-philosophe éclairé (Poutine, le Mahdi, puis Jésus). Hegel conclue en précisant que le capitalisme et la société civile ne seront qu’une étape dans le déroulement de ce processus, et que le matérialisme scientifique passera à la science angélique purement spirituelle, pieuse et servant le bien commun.
Cela signifie qu'en tant que phénomène philosophique, l’opération militaire spéciale russe en Ukraine marque le retour de l’Empire, le retour de la Russie dans l’Empire, et le début de l'instauration complète de notre bonne destinée messianique à venir. L’Allemagne, dans son état actuel, n’est plus un concurrent. La version allemande du Reich mondial n’est irrémédiablement plus à l’ordre du jour. Le projet communiste de la fin de l’histoire a également été abandonné, comme cela se produit actuellement pour le libéralisme. Or dans leurs meilleurs aspects, ils pourraient facilement être incorporés dans une nouvelle synthèse impériale.
Les russes sont les porteurs orthodoxes de l’Empire eurasien de la fin, face aux usurpateurs occidentaux. Et si vous pensez à la Troisième Rome et au rôle des tsars russes en tant que porteurs de la mission du Katechon, qui est le souverain qui retient l’avènement de l'anti-christianisme selon la Bible, tout devient encore plus fondamental pour la Russie que le contexte de l’hégélianisme.
(Comme il a été vu le Katechon est un concept biblique qui signifie retenir la fin des temps dont l’avènement du faux messie juif anti-christique et qui a donc été représenté par l'empire chrétien catholique puis orthodoxe, le califat et désormais la Russie suite à un auto-exorcisme en interdisant le mariage homosexuel et mentionnant la croyance en Dieu dans sa constitution.
Concernant cet auto-exorcisme par la Russie du pervers progressisme, il est très intéressant de voir la vidéo « GUERRE ESCHATOLOGIQUE RUSSIE/OCCIDENT : L'APOCALYPSE GÉOPOLITIQUE AVEC @Youssef HINDI » à l'adresse https://www.youtube.com/watch?v=U0aUDI4YyB4&list=LL7jmiI69wnrMf8TSUGfh1aQ
Il faut noter que selon le hadith suivant et probablement par sa philosophie religieuse qui incarnera principalement la conclusion du projet divin d’ennoblir l'humanité au maximum, le Mahdi est aussi une forme de Katechon, mais possiblement ultime par son association au retour du califat bien guidé, puis par sa désignation légitime (puisque lié à son saint ennoblissement maximal) du retour de Jésus (qui épanouira sa sainteté au maximum en devenant musulman après avoir reçu le salam du Prophète Mouhamed par le Mahdi et) qui suite à une prière dans Damas commencera par poursuivre l'antéchrist juif pour le tuer. De plus Le Mahdi proviendra probablement d'une nation en lutte théologique et donc sans constitution basée en grande partie sur l'islam ni sur le christianisme comme lors de la révélation coranique, et donc très probablement de l'occident wokiste, plutôt du côté anciennement catholique comme la France car ayant été un christianisme charitable, et donc en tant que converti, surtout que cela sera sûrement important pour unir sans concurrence et donc plus facilement les nations musulmanes à la fin des temps :
Abdallah Ibn Massoud (SDP) (et Ali) a rapporté que l' Envoyé de Dieu (SBDSL) a dit : « S'il ne restait à ce monde qu'un seul jour (qui probablement empirera dans certains aspect tant que la mahdi ne sera pas reconnu massivement), Dieu le prolongerait jusqu'à ce qu'il suscite un homme (du niveau spirituel ou/et descendant) des miens (le Mahdi). Son nom correspond au mien. Il répandra la justice et l'équité sur toute la terre, comme elle a été remplie d'injustice et de tyrannie. » (Thirmidi et Abou Dawoud)
Commentaire : C'est à dire que logiquement, la situation du monde en général ne s'arrangera réellement que lorsque l'excellent message du Mahdi sera reconnu, suivi et transmis massivement au moins par les musulmans, puisque son message sera l'évident remède à l'actuelle humanité rabaissée, endormie, matérialiste, malade, égarée, perverse ou/et en guerre dont économique. Et c'est pour cela qu'il refusera longtemps le pouvoir mais aussi probablement pour éviter le fanatisme envers lui, même si son message sera à l'opposé de l’extrémisme, puisque son message devrait suffire aux musulmans. Or valider les analyses du Mahdi pour le soutenir moralement participe donc déjà à l'aider.
Ainsi il n'est pas étonnant que des juifs dont certains faussement convertis au christianisme ou à l'islam sont liés à la fin de l'empire catholique dont par la révolution française, à la fin du califat dont par la révolution turque, à la fin antérieure de empire orthodoxe russe dont par la révolution bolchevique, et que suite à un retour de l'orthodoxie en Russie étant donc l'actuel voire dernier Katechon chrétien, ils cherchent à la refaire effondrer économiquement, surtout que la démocratie laïciste, wokiste, sioniste et ploutocratique ayant permis la domination sur la France et sur la Turquie n'a pas pris en Russie.)
C’est précisément la façon dont Soljenitsyne philosophait. L’opération militaire spéciale russe en Ukraine est une bataille pour le sens de la fin de l’histoire. Une grande bataille philosophique. Il est temps de fermer la page sur les interprétations purement matérialistes, énergétiques et économiques, surtout que ce n’est pas seulement vulgaire, c’est malavisé. Car l’histoire est l’histoire des idées de l'esprit. On peut se demander ce que l’Ukraine vient faire là-dedans. Cela n’a rien à voir avec l’Ukraine. Elle n’existe pas. Mais elle fera partie de notre nouvel empire. Ce n’est que là, dans le royaume philosophique d’un esprit qui se déploie, dans l’empire des significations, qu’elle renaîtra et s’épanouira. Mais pour l’instant, que voulons-nous d’un régime terroriste dirigé par un comique. C’est un malentendu. Mais l’Ukraine elle-même est destinée à devenir le théâtre d’une lutte métaphysique fondamentale. Je pense que c’est une question de géographie. Tapis et impuissants jusqu’ici, nous nous battons enfin pour le retour de notre berceau historique à Kiev, actuellement contrôlé par le pouvoir des mondialistes, mais qui attend le pouvoir de l’Empire de l’Esprit. Kiev est le début de notre histoire. Et donc aussi la fin de celle-ci. » (Extraits de l'article « L’Opération militaire spéciale en Ukraine et la lutte pour la Fin de l’Histoire – Alexandre Douguine » à l'adresse https://strategika.fr/2022/08/18/loperation-militaire-speciale-en-ukraine-et-la-lutte-pour-la-fin-de-lhistoire-alexandre-douguine/)
« Les eurasistes du début du XXe siècle ont redécouvert l’importance de cet héritage mongol et de l’influence de l’extrême-Orient. L’empire fondé par Gengis Khan rassemblait des dizaines de peuples et de cultures différentes et il a servi de modèle dans la construction de l’empire supranational russe. Les princes de Moscou, qui ont revendiqué cet héritage, s’en sont beaucoup inspiré. L’autre influence, notamment sur le plan religieux, est venue de Byzance et de l’orthodoxie, qui ont développé l’idée du Katechon, de l’empereur qui, dans la tradition du basileus byzantin, possédait une dimension eschatologique, métaphysique. C’était à l’empereur que revenait la mission d’empêcher le diable, l’Antéchrist, d’accaparer l’entier du pouvoir temporel sur terre. Le Katechon est « celui qui retient » le destin du monde, qui fait exister le monde et l’empêche de sombrer dans le néant. Il repousse l’avènement de l’Antéchrist qui voudrait régner sans partage sur l’humanité en semant le chaos. Telle est la mission religieuse et métaphysique de l’empire spirituel héritée de Byzance et de l’orthodoxie. Quant au grand empire touranien, mongol et des autres conquérants qui venaient des profondeurs de l’Asie (Timur et son Empire, nommé officiellement «Touran »), il a fourni le cadre d’une organisation politique et sociale qui permet à des peuples d’origines, de langues et de religions différentes de cohabiter ensemble avec harmonie.  C’est ce double héritage qui a formé en fin de compte la conscience géopolitique, historique et civilisationnelle de la Russie. C’est grâce à lui que la Russie n’est pas seulement un pays, mais une civilisation à part entière. La Quatrième théorie politique consiste à contrer ce totalitarisme libéral globaliste et à dépasser la conception politique occidentale selon laquelle on ne peut choisir qu’entre trois systèmes politiques : communisme, fascisme ou libéralisme. Vous n’avez pas d’autre choix que ces trois options. Si vous n’êtes ni communiste, ni fasciste, ni libéral, vous n’avez pas de place dans ce monde. Il n’y a pas d’espace pour vous. D’ailleurs, les libéraux traitent de « fascistes » tous ceux qui ne sont pas d’accord avec eux, ce qui est contradictoire avec le principe même du libéralisme. Le refus d'accepter les barrières imposées par la dichotomie occidentale « gauche-droite » préfigure donc la Quatrième Théorie Politique. La Quatrième Théorie Politique cherche à unir la droite, la gauche et les religions traditionnelles du monde dans une lutte commune contre l'ennemi commun. La justice sociale, la souveraineté nationale et les valeurs traditionnelles sont les trois principes fondamentaux de la quatrième théorie politique. Ainsi sa base intellectuelle est de se libérer du mondialisme dominé par l’Occident afin d’assurer son avenir dans un monde multipolaire. Cela montre la voie à suivre pour la renaissance des grandes civilisations traditionnelles à une époque de forces d’anéantissement culturel et économique émanant de l’Occident. La Quatrième théorie politique n’est pas un autre « isme ». C’est un mode opératoire, une lutte pour conserver une indépendance de pensée par rapport à ce que l’Occident moderne veut rendre obligatoire. C’est une invitation à développer une pensée politique indépendante. Si vous voulez le faire dans le cadre de la religion orthodoxe, c’est parfait. Si vous voulez le faire au sein de la religion musulmane, du confucianisme ou tout autre école de pensée, c’est très bien aussi. La Quatrième théorie politique est le contraire du dogmatisme. C’est la multipolarité, la lutte contre les dogmes néfastes de la modernité, comme celui du libre marché et du capitalisme comme seule forme possible d’organisation économique. Je n’ai pas de problème à ce qu’on soit capitaliste mais à condition qu’on puisse aussi être anti-capitaliste si on le souhaite. On doit considérer tous les gens et toutes les idées. La nation est une invention occidentale, moderne, bourgeoise et artificielle. Alors que je suis favorable à une organisation traditionnelle de la société humaine, avec des États différents et diversifiés, qui serait fondée sur une hiérarchie spirituelle et la primauté de l’aristocratie de l’esprit sur la domination exclusive de l’économique. Je suis anti-matérialiste et anti-bourgeois parce que je crois que le triomphe de la bourgeoisie a été une issue fatale. La bourgeoisie a usurpé le pouvoir aux autres membres du tiers état. La partie la plus importante du peuple a toujours été composée par les paysans et non par les bourgeois. Or c’est la petite minorité bourgeoise qui s’est emparée du pouvoir et l’a accaparé au détriment de la majorité du peuple. Elle a perverti la hiérarchie sociale non seulement vis-à-vis des classes supérieures mais aussi des classes inférieures en confisquant le pouvoir aux paysans, aux artisans, aux ouvriers, aux corporations. L’avènement de la bourgeoisie a été une pathologie, une régression et non pas un progressisme. Je déteste la bourgeoisie. Je suis anti-capitaliste et anti-nationaliste.  Pour la Russie, l’heure de vérité est donc en train d’arriver. La seule manière de vaincre dans la guerre contre l’Occident en Ukraine, c’est d’accepter la contre-hégémonie comme idéologie. Les derniers discours de M. Poutine y ont d’ailleurs fait allusion. Des lois ont été introduites pour défendre les valeurs traditionnelles et instaurer le primat de l’esprit sur la matière. L’Etat commence à reconnaître l’importance de ces valeurs idéalistes. L’introduction de facteurs idéalistes dans la politique de l’Etat marque la fin du matérialisme absolu. L’Etat change de sens. Ce n’est plus un Etat libéral, c’est un Etat chargé d’une mission, sacré, un « royaume » au sens métaphysique. Ce qui se produit aujourd’hui en Russie, c’est la transformation du césarisme en contre-hégémonie au sens de Gramsci. » (Extraits de l'article « Entretien avec Alexandre Douguine, le philosophe « le plus dangereux d’Occident » à l'adresse https://strategika.fr/2023/02/06/entretien-avec-alexandre-douguine-le-philosophe-le-plus-dangereux-doccident/)
« Grâce à des documents accessibles au public, ils (les russes et les révolutionnaires anti-mondialisme) ont appris ce que les Américains voulaient faire d’eux : ils voulaient diviser la Russie en petits morceaux faciles à digérer. Inutile de dire que l’idée ne leur plaisait guère. Mais cela leur a donné une idée qui leur a plu : et si les États-Unis étaient divisés en États et en comtés ? Bien sûr, ce n’est pas eux qui s’en chargeraient, car ils sont occupés à autre chose. Mais que se passerait-il si les Américains s’en chargeaient eux-mêmes ? - Et puis ils ont remarqué, à leur grande surprise, que les Américains semblent se diriger tout seuls dans cette direction générale, sans l’aide de personne : ils se ruinent eux-mêmes en rendant leur dollar toxique et en s’imposant des sanctions économiques ridicules, ils attisent la rancœur et la désunion sur des questions stupides telles que le « genre » et ils perdent des amis et de l’influence à gauche et à droite à cause de leur arrogance, de leur ignorance et de leur tromperie. Ils offrent même à leurs ennemis des moments propices à l’apprentissage, comme l’organisation d’une réunion du G7 à Hiroshima, tel un criminel revenant sur les lieux de son crime, tout en refusant de s’excuser pour l’atrocité tout à fait inutile qu’ils ont commise dans cette ville. » (Dimitri Orlov)