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C) La morale correspond à la science des mots (suite 3)

D'ailleurs le quatrième Calife Ali Ibn Abi Talib (SDP), connu pour sa grande science religieuse, a dit : « la piété se définit par : la crainte du Tout Puissant, la conformité à la révélation, le contentement du peu, et la préparation pour la mort (et donc le Jour du Jugement puis la rencontre du Seigneur, par de régulières œuvres religieuses, la recherche des qualités morales et de nombreuses bonnes actions sociales, synonymes de proximité et d'intimité avec Dieu). »
Et le juriste Ibn Ashir dans ses vers du « matn » dans le chapitre de la spiritualité nous dit : « Le résultat (ou la définition) de la crainte révérencielle (comme le reste de la piété) est le fait d'éviter (les interdits religieux) et de suivre (les obligations et conseils religieux). Il s'agit de la conformité extérieure et intérieure à la loi divine (comme le bon comportement et le bon caractère). »
La piété c'est donc avant tout effectuer pour honorer la noblesse divine, par exemple à travers notre bienfaisance ou nos grandissements et obéissances aux injonctions religieuses obligatoires et surérogatoires, surtout quand nous gardons souvent secrètes des œuvres pour Dieu dont par crainte  de ne pas recevoir la satisfaction divine tellement on aime Dieu.
La piété, c'est aussi tendre à représenter Dieu au mieux et donc se rapprocher de Lui dans toute circonstance en suivant la religion, ayant un digne caractère, pratiquant la bonne moralité et effectuant les bonnes actions, et en étant donc conforme ou proche de ce qu'Il attend de nous tout en vivant un profond ressenti de Sa présence, comme le montre les passages coraniques suivants. C'est à dire tendre à toujours représenter Dieu spirituellement par la justice quand c'est nécessaire et la miséricorde (dans certains cas par excellence) dès que c'est possible. La piété est également synonyme de volonté d'excellence en tendant vers un suivi constant du licite et des exhortations coraniques évoquant la noblesse obligatoire et non obligatoire, et en évitant les interdictions, c'est à dire en cherchant à se rapprocher au mieux du mode de vie prophétique. La piété, c'est encore entretenir la relation d'amour amical avec Dieu dans la gratitude lors du bonheur et la patience lors d'une difficulté, et dans la louange lors d'une bonne action et le regret repentant après une mauvaise action. La piété, c'est en plus justifier et donc grandir puis transmettre les injonctions d'Allah :
(ExtS49v13) « Le plus noble d’entre vous auprès d’Allah, est le plus pieux (dont dans la philosophie et l'adaptation religieuse). Allah est certes Omniscient et Grand Connaisseur »
(S2v177) « La bonté pieuse ne consiste pas à tourner vos visages vers le Levant ou le Couchant. Mais la bonté pieuse est de croire en Allah, au Jour dernier, aux anges, au Livre et aux Prophètes, de donner de son bien, quelqu'amour qu'on en ait, aux proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux qui demandent l'aide et pour délier les jougs ; d'accomplir la Salat et d'acquitter la Zakat. Et ceux qui remplissent leurs engagements lorsqu'ils se sont engagés, ceux qui sont endurants (religieusement) dans la misère, la maladie et quand les combats font rage, les voilà les véridiques et les voilà les vrais pieux ! »
(S22v32) « Voilà (ce qui est prescrit). Et quiconque exalte les injonctions d’Allah, s’inspire en effet de la piété des cœurs. »
Abou Nouaym rapporte : Abou Darda (SDP) a dit : « L'homme ne sera pas pieux jusqu'à être savant (connaisseur de la religion en général), et son niveau de science ne sera complet voire réel (l'ennoblira au maximum) que quand il la pratiquera. »
La piété correspond donc principalement au rapprochement vers Dieu par la pratique cultuelle (en particulier les prosternations, le jeûne et la zakat) et à la représentation de Dieu par les qualités morales au niveau social (dont bonnes actions et tradition prophétique). Par conséquent la piété, c'est établir une profonde et grande relation amicale avec Dieu à travers le respect, l'affection, la crainte révérencielle et l'ensemble des attributs divins, et à travers des pensées fréquentes vers Lui source de la meilleure bienveillance dans ou face à toute situation heureuse ou triste, juste ou injuste, digne ou indigne, facile ou difficile, agréable ou pénible, tout en cherchant à y voir l'éducation morale possible pour soi et chaque être humain présent... :
(ExtS6v151-153) « Dis : “Venez, je vais réciter ce que votre Seigneur vous a interdit : ne Lui associez rien (en pratiquant les cinq piliers), et soyez bienfaisants envers vos père et mère. Ne tuez pas vos enfants pour cause de pauvreté. Nous vous nourrissons tout comme eux. N'approchez pas des turpitudes ouvertement ou en cachette. Ne tuez qu'en toute justice la vie qu'Allah a fait sacrée. Voilà ce qu'(Allah) vous a recommandé de faire, peut-être comprendrez-vous. Et jusqu'à ce qu'il ait atteint sa majorité, ne vous approchez des biens de l'orphelin que de la plus belle manière. Et donnez la juste mesure et le bon poids en toute justice. Nous n'imposons à une âme que selon sa capacité. Et quand vous parlez, soyez équitables même s'il s'agit d'un proche parent. Et remplissez votre engagement envers Allah. Voilà ce qu'Il vous enjoint, peut-être vous rappellerez-vous.” Et voilà Mon chemin (divin) dans toute sa rectitude, suivez-le donc, et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de Sa voie. Voilà ce qu'Il vous enjoint. Ainsi atteindrez-vous la piété. »
Abou Dhar (SDP) raconte dans un long récit : J'ai dit : « Ô Messager d'Allah ! Conseille-moi. -Sois pieux envers Allah, car c'est l'essentiel de tout. -Ô Messager d'Allah ! Rajoute-moi. -Lis le Coran, car c'est pour toi une lumière (pour te guider noblement et donc joyeusement) sur terre et un placement dans le ciel (par les récompenses paradisiaques). »
Les fruits de la piété sont donc nombreux, en voici les principaux :
-Le pardon des péchés par un repentir fréquent, le désintérêt des mauvaises actions, l'orientation fréquente vers les bonnes œuvres cultuelles et sociales, l'acquisition des qualités morales, l'augmentation des mérites, et donc une religiosité importante
-La considération de Dieu et Sa protection
-L'acceptation des œuvres
-Le rapprochement vers toutes les honorables habitudes prophétiques quotidiennes
-La grande volonté de bien pour autrui
-Le fait d'être sauvé du châtiment et de recevoir le Paradis
-Le bonheur dans ce monde et dans l'autre
-La résolution des problèmes et des soucis
-La facilité en toute chose
-La subsistance inattendue
-L'orientation vers la science
-Le rapprochement vers la dignité permanente
-Une relation d'amour et d'amitié avec Allah et donc une satisfaction partagée avec Lui.
Enfin, la piété c'est aussi avoir le cœur détendu quoiqu'il arrive par la croyance au destin divin concernant les épreuves auxquelles nous devons répondre avec notre libre arbitre. C'est pourquoi elle amène en plus à faire de la noblesse authentique notre cause principale à pratiquer, défendre et promouvoir.
En résumé la piété c'est se conformer aux règles coraniques, suivre le mode de vie, le caractère et la moralité prophétiques, pratiquer de nombreuses bonnes actions familiales et sociales, et transmettre l'islam dont pour se rapprocher de Dieu tout en L'aimant quelles que soient les situations.
          Par ailleurs dans le sens prouvant encore la véracité de l'islam et pour revaloriser la volonté d'appartenir aux meilleures êtres de la Création, il faut savoir que les compagnons du Messager (SBDSL) sont considérés parmi les meilleures créatures, alors qu'à l'époque préislamique d'idolâtrie certains avaient été parmi les pires, puisqu'une de leurs ignobles traditions barbares liée au rabaissement des femmes, suite à l'histoire d'une fille d'un chef de tribu ayant déshonoré son père en préférant rester avec le chef d'une tribu adverse qui l'avait obtenue comme épouse lors d'une première guerre et malgré la revanche victorieuse de son clan natal, pouvaient les pousser par une abjecte honte orgueilleuse à enterrer vivante leur propre fille quelques temps après leur naissance. D'ailleurs pour d'honteuses autres illégitimes raisons sociales de pouvoir et de finances, cela était déjà arrivé à l'époque romaine polythéiste et c'est encore malheureusement le cas en Chine ou en Inde chez certains non-musulmans :
(S29v67/68) « Ne voient-ils pas que vraiment Nous avons fait un sanctuaire sûr (à la Mecque), alors que tout autour d'eux on enlève les gens ? Croiront-ils donc au faux et nieront-ils les bienfaits d'Allah ? Et quel pire injuste que celui qui invente un mensonge contre Allah, ou qui dément la Vérité quand elle lui parvient ? »
(S81v1-8) : « Quand le soleil sera obscurci, et que les étoiles deviendront ternes, et les montagnes mises en marche, et les chamelles à terme, négligées, et les bêtes farouches, rassemblées, et les mers allumées, et les âmes accouplées et qu'on demandera (le Jour du Jugement Dernier) à la fillette enterrée vivante pour quel péché elle a été tuée »
(S17v31) « Et ne tuez pas vos enfants par crainte de pauvreté, (car) c'est Nous qui attribuons leur subsistance tout comme à vous. Les tuer, c'est vraiment, un énorme pêché. »
(S6v140) « Ils sont certes perdants, ceux qui ont, par sottise et ignorance tué leurs enfants, »
(S3v164) « Allah a très certainement fait une faveur aux croyants (d'Arabie) lorsqu'Il a envoyé chez eux un Messager de parmi eux-mêmes, qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, bien (étant donné) qu'ils étaient auparavant dans un égarement évident. »

Jaafar Ibn Abou Talib (SDP) dit au roi Négus pour assurer la protection de son groupe venu dans son royaume : « (Avant l'islam) Nous étions dans l'ignorance. Nous adorions les statues, nous mangions les bêtes mortes, nous commettions les abominations (dont certaines sont évoquées dans le Coran comme enterrer un nourrisson fille ou l'obtention des femmes par le fils après la mort du père), nous rompions les liens de parenté, nous nous comportions mal avec nos voisins et le fort opprimait le faible. »
Anas Ibn Melik (SDP) rapporte : Le Messager d'Allah (SBDSL) arriva et trouva ses compagnons en train de discuter. Ils dirent : « Nous évoquions l'égarement et la barbarie où nous étions par rapport à l'état (noble) auquel Allah Puissant et Glorieux nous a guidés. » Cela lui plut et il dit : « Vous avez bien fait (de vous rappeler). Soyez ainsi (rappelez vous) et faites ainsi (rappelez le vous). »
Or ceux qui copieront les compagnons du Prophète (SBDSL) vers la fin des temps auront encore plus de récompenses qu'eux à cause du contexte mondial d'oubli du divin (dont par une multitude de divertissements apparue avec la technologie moderne) d'autant plus sans leader pieux aussi charismatique et sage que le Prophète Mouhamed (SBDSL), même s'ils n'auront pas autant de valeur que ces premiers musulmans, à l'image des Prophètes par rapport aux autres adeptes de la religion, puisque ces prédécesseurs sacrifièrent tout ce qu'ils avaient pour bâtir les fondations principales de l'islam, propager la religion et se défendre contre les persécutions de la population idolâtre du début du septième siècle après Jésus-Christ à La Mecque :
Omar (SDP) rapporte : Un jour, le Messager d'Allah (SBDSL) nous demanda de faire l'aumône (pour aider les faibles, propager la religion, libérer des esclaves, soutenir les musulmans et gagner des cœurs à l'islam). Je possédais alors de l'argent et je me dis : « C'est aujourd'hui ou jamais que je vais dépasser Abou Bakr (SDP). » J'ai ramené la moitié de mon argent et le Messager d'Allah questionna : « Qu'as-tu laissé à ta fa mille ? » Je répondis : « Je leur ai laissé combien ? Autant que ce que j'ai ramené (la moitié). » Puis Abou Bakr ramena tout ce qu'il possédait et le Prophète questionna : «Abou Bakr, qu'as-tu laissé à ta famille ? » Il répondit : « Je leur ai laissé Allah et son Messager. » Je me dis alors que jamais je ne le précéderai dans quoi que ce soit.
Anas (SDP) rapporte : Tandis que Aïcha (SDP) était dans sa maison, elle entendit un bruit dans Médine. Elle demanda : « Quel est ce bruit ? » On répondit : « Une caravane à Abderrahmane Ibn Aawf venant du Chem et portant toutes les sortes de marchandises. » La caravane comptait sept cents chameaux et Médine fut ébranlée par ce bruit. Aïcha dit : « J'ai entendu le Messager d'Allah (SBDSL) dire : J'ai vu Abderahmane Ibn Aawf entrer au Paradis en rampant. » Abderrahmane Ibn Aawf apprit cela et dit : « J'y entrerai debout si je peux », et il donna les chameaux avec leurs équipements et leurs chargements pour la cause d'Allah.

Ibn Chiheb rapporte : Othmane Ibn Madhôoun (SDP) entra un jour à la mosquée en portant un manteau qui s'était déchiré et qu'il avait recousu avec un morceau de fourrure. Le Messager d'Allah (SBDSL) eut pitié de lui et les compagnons eurent pitié pour le Prophète tellement il était affligé. Puis il dit : « Comment serez-vous le jour où vous porterez un ensemble le matin et un autre l'après-midi, où un plat sera place devant vous et un autre sera levé, et vous couvrirez vos maisons comme est couverte la Kaaba ? » Ils répondirent : « Nous voudrions bien cela, ô Messager d'Allah ! Nous aurons la facilité et la bonne vie. » Il déclara : « Cela arrivera certainement, et aujourd'hui vous êtes meilleurs que ces gens-là (car vous dépenser plus pour Allah). »
Aammar Ibn Aamr rapporte : Le Prophète (SBDSL) demanda à des compagnons : « Dites-moi quelles sont les créatures qui auront la plus grande valeur auprès d'Allah le jour de la résurrection. - Les anges, dirent-ils, - Ils le méritent pour leur proximité (par leur nature et position) de leur Seigneur, mais ce sont des autres. - Les Prophètes. - Ils le méritent (par l'élection divine et leur piété) car la révélation descend sur eux, mais ce sont des autres. - Alors dis-nous, ô Messager d'Allah. - Des hommes qui viendront après vous et qui auront foi en moi sans m'avoir vu. Ils trouveront des écritures délaissées et y croiront (en faisant le choix de les pratiquer). Ceux-là sont les créatures qui ont la plus grande valeur auprès d'Allah le Jour de la Résurrection. »
Mouaadh Ibn Jebel (SDP) rapporte : Le Messager d'Allah (SBDSL) a dit : « Vous ne cesserez d'ordonner le bien et d'interdire le mal, mais quand apparaitra en vous l'amour de cette vie basse, vous n'ordonnerez plus le bien, vous n'interdirez plus le mal et vous ne combattrez plus dans la voie d'Allah. Ceux qui parleront ce jour-là au nom du Livre (Coran) et de la sounna (tradition prophétique seront comme les premiers prédécesseurs des mouhajirins et des ançars. »
Abou Nouaaym rapporte : Abdallah Ibn Aamr Ibn Alaay (SDP) a dit : « Un bien que je fais aujourd'hui m'est préférable à son double fait du temps du Messager d'Allah (SBDSL) car, quand nous étions avec le Messager d'Allah, notre souci était l'au-delà et nous ne nous préoccupions pas de ce bas monde, alors qu'aujourd'hui, ce bas monde nous a entraînés. »
Ainsi il y a logiquement plus de récompenses pour ceux suivant totalement un Prophète que le Prophète en reçoit lui-même surtout qu'il vient d'abord pour son peuple, mais qu'ils ont moins de valeur que lui par sa position, sa mission, son caractère et sa moralité, comme le prouve le musulman qui entrera en premier au Paradis puisqu'à ce moment là il guidera vers l'avant la bride de la chamelle sur laquelle sera logiquement élevé le Prophète (SBDSL) car il est la meilleure créature. A notre époque où peu de choses nous incitent à agir pour Dieu, où la prédication n'est plus la seule priorité comme à l'époque des apôtres du Prophète Jésus (paix sur lui) et des compagnons du Prophète (SBDSL), et comme la religion inspire souvent la modération, la plupart du temps c'est plutôt le juste milieu dans le sacrifice et la prédication qui est la meilleure voie pour obtenir la satisfaction divine et le plus haut degré du Paradis :
Abou Hourayra (SDP) rapporte cette parole de l'envoyé de Dieu (SBDSL) : « Vous êtes dans une époque où celui qui aura négligé le dixième de ce qu’il lui a été ordonné périra. Mais viendra un temps où celui qui aura fait le dixième de ce qu'il lui a été ordonné sera sauvé (et celui qui pratiquera complètement la religion aura donc plus de valeur). » (Tirmidhi)
Alweqidi (SDP) rapporte : Après la mort du Prophète (SBDSL) Khalid Ibn Walid (SDP) a dit à Jerja, un des grands généraux Byzantin : « Actuellement, la valeur des nouveaux convertis est meilleur que la nôtre, car nous, nous avons accepté l'islam de force et nous avons suivi notre Prophète alors qu'il était vivant parmi nous, recevait les nouvelles du ciel, nous informait par le Livre et nous montrait les miracles. Quiconque a vu ce que nous avons vu et entendu est obligé de croire et de suivre. Vous en revanche n'avez pas vu ni entendu les miracles et les preuves comme nous. Donc celui parmi vous qui entre dans cette religion avec une intention vraie et sincère est meilleur que nous. » Alors Jerja se convertit à l'islam et mourut martyr quelques minutes plus tard lors de la bataille..
Anas (SDP) rapporte ces paroles de l'Envoyé de Dieu (SBDSL) : « Il y aura à la fin des temps des lettrés véreux. Que celui qui vivra à cette époque demande la protection de Dieu contre Satan le lapidé car ils sont ce qu'il y a de plus puant ! Puis apparaîtront des couvre-chefs (probable référence à l'apparition des casquettes). Nul en ce temps-là n'aura plus compte de l'adultère. Celui qui continuera à pratiquer fermement sa religion à cette époque sera comparable à celui qui tient un tison à pleine mains (par difficulté ou/et par l'intensité de sa foi jusqu'à la fitra au fond du profond centre du cœur), et sa récompense sera celle de cinquante hommes. Ceux qui étaient présents demandèrent : « Cinquante d'entre eux ou bien d'entre nous ? » « D'entre vous. » répondit le Prophète (SBDSL). » (Hakim et Tirmidhi)
Ibn Abbas (SDP) rapporte ces paroles du Prophète (SBDSL) : « Celui qui maintient ma tradition pendant que ma communauté se corrompt aura la récompense de cents martyrs. » (Al Bayhaqi)
Ibn Omar (SDP) rapporte : le Prophète (SBDSL) était assis avec Abou Bakr Asciddiq (SDP, premier calife de l'islam) qui portait un manteau qu'il avait attaché sur sa poitrine avec des épines. C'est alors que l'Archange Gabriel (paix sur lui) descendit, lui passa le salut et le questionna :
« Ô Messager d'Allah, pourquoi vois-je Abou Bakr portant un manteau qu'il a attaché sur sa poitrine avec des épines ? -Ô Gabriel, il a dépensé tout son argent pour moi avant la victoire (de la Mecque), répondit le Prophète (SBDSL).
-Alors passe lui le salut d'Allah et dis-lui : ton Seigneur te demande : « es-tu satisfait de Moi ou fâché dans ta pauvreté ? »
-Ô Abou Bakr, dit le Prophète (SBDSL) en se retournant vers Abou Bakr. Voici Gabriel qui te passe le salut d'Allah et Allah te demande : « es-tu satisfait de Moi ou fâché dans ta pauvreté ? »
-Me fâcherai-je devant mon Seigneur ? Je suis satisfait de mon Seigneur, je suis satisfait de mon Seigneur » répondit Abou Bakr en pleurant.
Dans une autre version : le Prophète (SBDSL) ajouta : « Alors Allah t'informe qu'Il est satisfait de toi comme tu es satisfait de Lui. » Abou Bakr pleura et Gabriel déclara : « Par celui qui t'a envoyé par la vérité, Mouhamed ! Les anges porteurs du Trône divin se sont vêtus de manteaux ayant la même apparence que celui de ton ami. »
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Rapprochez-vous petit à petit de la perfection, allez à la mosquée matin et soir en plus de ce que vous faites comme actes de dévotion (prières, lecture de Coran) dans les dernières heures de la nuit. La modération ! La modération ! Car c’est seulement avec la modération que vous arriverez à bon port. » (Boukhari)
(ExtS2v143) « C’est ainsi que Nous avons fait de vous la communauté du juste milieu »
          Et comme la pratique religieuse en particulier les œuvres cultuelles surérogatoires se déroule généralement plus en dehors de la vie professionnelle, celui qui se rapprochera le plus du caractère, de la moralité, du comportement et du mode de vie prophétiques, qu’il soit un homme ou une femme, un chef politique ou un citoyen, un PDG ou un employé, un ingénieur ou un ouvrier, sera donc le meilleur auprès de l'inévitable morale, et donc le plus grand en valeur, et donc le plus haut dans le Paradis, et donc le plus près de son ciel incarné par le Trône divin, et donc le plus proche auprès de l'intimité divine amicale. En effet quels que soient le rang ou la fonction d'un être humain, le but est de tendre à toujours noblement représenter Dieu au mieux dans toute situation. Ainsi il n’existe clairement pas de supériorité au niveau tribal, racial, ethnique et même intellectuel, mais il en existe bien une au niveau moral dont fait partie la piété authentique tendant à sincèrement voire divinement suivre aux mieux les véritables règles religieuses monothéistes, et c'est pour ça que l'impôt social dans le califat islamique est plus élevé pour les musulmans que pour les non musulmans :
(S4v125) « Qui est meilleur en religion que celui qui soumet à Allah son être, tout en se conformant à la Loi (coranique) révélée et suivant (donc) la religion d’Abraham, homme de droiture ? Et Allah avait pris Abraham pour ami privilégié (intime). »
(S3v31) « Dis : Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. »
A ce propos il faut comprendre que par la sereine pratique quotidienne doucement progressive, sagement conseillée en religion, celle-ci est plus facile à apprendre que le reste des sciences, puisque certains compagnons du Prophète (SBDSL) illettrés ou au bas rang social réussirent à devenir des représentants d'Allah et de Son Messager, jusqu'à parfois devenir gouverneur d'une région du Califat, en particulier suite à leur transmission du message divin à travers le monde. C'est pour çà que tout musulman doit se considérer comme un leader au niveau de la prédication :
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Rapprochez-vous petit à petit de la perfection ; allez à la mosquée matin et soir en plus de ce que vous faites comme actes de dévotion (prières, lectures de Coran) dans les dernières heures de la nuit. La modération ! La modération ! Car c’est seulement avec la modération que vous arriverez à bon port (pieuse constance puis Paradis). » (Boukhari)
Aïcha (SDP) rapporte que le Prophète (SBDSL) entra chez elle alors qu’elle était avec une autre femme. Il dit : « Qui est donc celle-ci ? » Elle dit : « Une telle qui vient me parler du grand nombre de ses prières. » Il dit : « Ne vous surchargez point ainsi car on ne vous a imposé que ce que vous pouvez supporter. Par Dieu, Dieu ne se lasse pas de vous récompenser jusqu'à ce que vous vous lassiez de faire des œuvres de bien. » Aïcha conclut alors : « Les pratiques religieuses les plus agréables aux yeux du Prophète étaient celles accomplies avec régularité (même si elles étaient moins nombreuses). »
Selon Abou Hourayra (SDP), le Prophète a (SBDSL) dit : « La religion est aisance et facilité. Jamais quelqu'un ne cherchera à rivaliser de force avec la religion sans que la religion ne l’écrase. Suivez plutôt la voie sage du juste milieu, rapprochez-vous en douceur de la perfection et soyez optimistes. Aidez-vous en cela par vos allées et venues à la mosquée le matin, le soir et aux dernières heures de la nuit. »
          Or l'ultime but est de mourir lors d’un moment soumis à Dieu puisqu'il est évident de juger une chose sur sa conclusion, surtout que généralement par rapport à notre niveau moral comme nous vivons nous mourons, comme nous mourons nous serons logiquement ressuscités, et donc comme nous aurons semé du bien ou du mal nous récolterons du bien (plaisirs) ou du mal (châtiments) le Jour de la Rétribution :
(S3v102) « Ô les croyants ! Craignez Allah comme Il doit d’être craint. Et ne mourrez qu’en pleine soumission (avec une foi sincère, en dehors d'un mal, ou pendant une œuvre pieuse). »
Mouâawiya Ibn Qorra rapporte : Abou Bakr Asçiddiq disait dans ses invocations : « Ô Allah ! Fais que la meilleure partie de ma vie soit la dernière, que mes meilleures œuvres soient les finales et que mon meilleur jour soit le jour où Je Te rencontrerai. »
          Cependant l'être humain fait souvent de nombreux efforts pour des choses qui sont incertaines puisque pouvant les perdre ou ne pas les obtenir, tels que le salaire, la femme ou la retraite, alors que généralement il se prépare peu pour la certitude de la mort par son manque de pratique religieuse et de bonnes actions.
Ainsi dans l'espoir de réussir cette ultime action, il faut savoir que la vie du Prophète (SBDSL) incarnant les ordres coraniques et permettant d’être constamment en adoration puisqu'il suffit de rendre hommage à Dieu au début de chaque occupation, il est fort probable que le croyant sera béni au moment de sa mort prédestinée par Dieu en suivant cette piété, en pratiquant une œuvre cultuelle ou sociale, en ayant une foi sincère ou en répondant dignement à sa dernière épreuve.
En effet s'il est pieux, persévérant, patient et confiant en Son Seigneur, sa vie et son dernier acte se feront vraisemblablement dans le Bien et méritera la récompense du plus haut niveau de Paradis :
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Chacun de vous demeure quarante jours dans le ventre de sa mère comme une goutte de liquide, puis un caillot de sang pendant une durée égale, puis un morceaux de chair pendant une période équivalente. Ensuite Allah envoie l’ange chargé de lui insuffler l’esprit et d’inscrire sa fortune, la durée de sa vie, ses œuvres et sa destinée heureuse ou malheureuse. Par Celui qui n’a pas d’associé ! Il arrive que l’un de vous fasse l’œuvre des élus du Paradis au point de n’en être séparé que d’une coudée. C’est alors qu’intervient le destin. Il agit donc comme les réprouvés et entre en Enfer (probable référence aux hypocrites car le destin peut également être une décision divine amenant une ultime épreuve insurmontable pour l'hypocrite). En revanche il arrive que l’un de vous fasse l’œuvre des réprouvés de l’Enfer au point de n’en être séparé que d’une coudée. C’est alors qu’intervient le destin (épreuve de dernière chance pouvant y être lié). Il fait l’œuvre des élus et entre au Paradis. »
(S10v109) « Et suis ce qui t'est révélé, et sois constant jusqu'à ce qu'Allah rende Son jugement car Il est le meilleur des juges. »
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Toute ma communauté entre au Paradis sauf celui qui s’y refuse. » On lui demanda : « Et qui s’y refuse, ô Messager d'Allah ? » Il répondit : « Celui qui m’a obéi entre au Paradis et celui qui m’a désobéi s’y est refusé. » (Boukhari)
          Dans ce sens, il faut savoir que l'être humain a une âme composée de deux parties :
- « rouh » qui signifie souffle vital, esprit, inspiration du ciel, âme orientée vers (favorisant) le spirituel (Dieu) qui recherche et aime ou préfère la pureté et la meilleure noblesse : cette partie de l'âme contient la raison, le libre arbitre, les sages sentiments (dont l'altruisme raisonnable), la fitra, la volonté de pratiques pieuses, l'apaisement du cœur et donc la voie principale de la dignité. Elle doit donc réellement apaiser sa faim spirituelle dans le noble cadre légal religieux pour préserver sa force bienfaisante en se nourrissant avec la nourriture spirituelle du rappel de Dieu, des œuvres cultuelles, des bonnes relations humaines, des bons comportements et de l'apprentissage de sages sciences utiles.
- « nefs » qui signifie âme orientée vers (favorisant) le corps physique (matérialisme) dont une partie (non contrôlée) aime ou recherche l'impureté, ego lié au bestial : (Avec le corps) Elle est le vêtement de la partie précédente, sa monture et son outil de perception des besoins physiques terrestres. Cet aspect de l'âme porte donc des instincts liés à des nécessités physiques pouvant aussi permettre d'adorer Dieu. En effet, les enseignements divins de la dernière révélation monothéiste qu'est l'islam apportent le meilleur comportement à tenir pour répondre à ces besoins en les anoblissant et en évitant les maladies du cœur telles que l'avarice, la cupidité, la gourmandise, l'orgueil, le mépris, etc. Il faut noter que ces besoins physiques correspondent soit à une absorption comme pour l'oxygène et la boisson, soit à une évacuation comme pour le dioxyde de carbone et l'urine. Afin de purifier cette partie de l'âme, l'homme doit donc imiter le comportement prophétique pour demeurer également dans le noble cadre légal religieux et rester dans la limite de ses besoins, et ainsi connaître une voie supplémentaire conduisant à la dignité à travers le licite et l'équilibre. De même la dignité est également développée par le suivi des habitudes prophétiques qui sont aussi des répétitions de gestes et paroles pour gérer religieusement les besoins et occupations quotidiennes, puisque ces habitudes automatisent presque cette piété et rendant le corps conscient de sa foi, de sa foi et de sa droiture, comme le prouve la récente découverte de la mémoire des muscles dans nos habitudes.
          La sagesse divine a donc voulu que la dévotion et les désirs soient les composantes de la nature humaine pour la guider vers les voies du bien, car en suivant les ordres de son Seigneur et en renonçant à Ses interdits, son âme se purifie en restant noblement à travers le juste milieu dans un cadre légal (monothéiste) et dans la limite de ses besoins, c'est à dire dans un mode de vie permettant logiquement d'obtenir la glorieuse dignité. L'être humain comprend la sagesse d'un cadre légal quand il s'agit de protéger son sang (son corps, sa famille), ses biens et son honneur, alors il devrait facilement reconnaître que cette sagesse puisse concernée tous ses besoins et occupations, ainsi que sa relation avec Allah et les autres. Par conséquent le cadre légal que nous suivons correspond à ce en quoi nous croyons, et suivre constamment le décent cadre légal coranique correspond donc à la foi la plus forte, l'adoration la plus sincère, la dignité la plus pure, et l'amour rapprochant d'Allah le plus grand, tous logiquement source d'augmentation de la piété apportant la sagesse et donc la réussite. Surtout qu'éviter le mal et la turpitude pour Dieu augmente la foi et la pureté, et donc la noblesse du cœur :
(S9v31) « Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ, fils de Marie, comme seigneurs en dehors d’Allah, alors qu’on ne leur a commandé que d’adorer un Dieu unique. Pas de divinité à part lui ! Gloire à Lui ! Il est au-dessus de ce qu’ils (Lui) associent. »
Commentaire de ce verset par un hadith : Lorsque ce verset a été révélé, Adiy Ibn Hâtim a dit au Messager d’Allah (SBDSL) : « Mais ils ne les adorent pas. » Alors le Prophète (SBDSL) lui a répondu : « Ô que si ! Ne leur interdisent-ils pas ce qui est licite et ne leur rendent-ils pas licite ce qui est illicite et (malgré cela) ils les suivent. C’est là leur adoration envers eux. »
(S22v30) « Voilà (ce qui doit être observé comme les règles religieuses) et quiconque prend en haute considération les limites sacrées d'Allah cela lui sera meilleur auprès de Son Seigneur. Le bétail, sauf ce qu'on vous a cité, vous a été rendu licite. Abstenez-vous de la souillure des idoles et abstenez-vous des paroles mensongères. »
(S2v168/169) « Ô gens ! De ce qui existe sur la terre, mangez le licite et le pur, (et donc) ne suivez point les pas du Diable car il est vraiment pour vous un ennemi déclaré. Il ne vous commande que le mal et la turpitude et de dire contre Allah ce que vous ne savez pas. »
(S29v45) « Récite ce qui t’est révélé du Livre et accomplis la Salât. En vérité la Salât préserve de la turpitude et du blâmable. Le rappel d’Allah est certes ce qu’il y a de plus grand. Et Allah sait ce que vous faites. »
(S22v37) « Ni leurs chairs ni leurs sangs (des offrandes) n'atteindront Allah, mais ce qui L'atteint de votre part c'est la piété. Ainsi vous les a-t-Il assujettis (les animaux) afin que vous proclamiez la grandeur d'Allah, pour vous avoir mis sur le droit chemin. Et annonce la bonne nouvelle aux bienfaisants. »
(S39v33-35) « Tandis que celui qui vient avec la vérité et celui qui la confirme, ceux-là sont les pieux. Ils auront tout ce qu'ils désireront auprès de leur Seigneur : voilà la récompense des bienfaisants, afin qu'Allah leur efface les pires de leurs actions et les récompense selon ce qu'ils auront fait de meilleur. »
En fait le but est de rendre nos âmes aussi belles que des diamants diffusant la lumineuse noblesse divine, en les approchant de la piété complète synonyme d'une clairvoyante sagesse constante incarnant une forme d'excellente sainteté permanente représentant le Seigneur, puisque source des meilleurs comportements. En effet seul un cœur suffisamment noble et subtile peut percevoir et transmettre clairement la divine noblesse parfois subtile. La prière comme le reste du mode de vie prophétique permet donc de se charger en lumineuse noblesse divine afin de s'en servir pour éclairer sagement notre vie et souvent celle des autres :
(ExtS2v30) « Je vais établir sur la terre un vicaire (khalifat, calife, représentant, dépositaire) »
Il s'agit donc de découvrir les règles de la religion menant à utiliser avec une sagesse optimale tous les biens (étant déjà des trésors du Paradis à venir telles des pierres précieuses en particulier les cinq sens et les proches) que Dieu nous a attribué pour obtenir un ennoblissement maximal similaire au Seigneur : corps, esprit, famille, argent, biens, temps. Surtout que si  l'homme est la meilleure des créatures quand il est pieux, c'est avant tout car il peut dépenser pour Dieu plus que ses obligations religieuses :
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Les pieds d’un homme ne franchiront pas le seuil du Paradis ou de l’Enfer avant qu’on ne l’interroge sur son corps en quoi il l’a usé, sur sa vie (son œuvre) à quoi il l’a consacrée, sur ses biens (et son argent) d’où il les a acquis et où il les a dépensés, et sur sa science qu'en a-t-il fait ? » (Tirmidhi)
(ExtHadith) Le Prophète (SBDSL) a dit : « Rapprochez-vous de la perfection (ensemble de la tradition prophétique), rectifiez continuellement votre conduite »

(S2v2/3) « C'est le Livre au sujet duquel il n'y a aucun doute, c'est un guide pour les pieux qui croient à l'invisible et accomplissent la Salat et dépensent (dans l'obéissance à la religion d'Allah), de ce que Nous leur avons attribué »
(S49v15) « Les vrais croyants sont seulement ceux qui croient en Allah et en Son Messager, qui par la suite ne doutent point, et qui luttent avec leurs biens et leurs personnes dans le chemin d'Allah. Ceux-là sont les véridiques. »
(ExtS39v17/18) « Annonce la bonne nouvelle à Mes serviteurs qui prêtent l'oreille à la Parole (Coran), puis suivent ce qu'elle contient de meilleur. Ce sont ceux-là qu'Allah a guidés et ce sont eux les doués d'intelligence ! »
(ExtS49v13) « Le plus noble (le « meilleur », « akram » en arabe, logiquement lié au mot « générosité », « ikram » en arabe) d’entre vous auprès d’Allah, est le plus pieux (puisque cette dépense personnelle pour Allah est uniquement possible pendant notre passage sur terre). Allah est certes Omniscient et Grand Connaisseur »

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Quelqu’un de vos prédécesseurs passa devant le Jugement Suprême. On ne lui trouva aucune bonne action si ce n’est que quand il était en affaires avec les gens, il était clément et ordonnait à ses coursiers chargés d’encaisser les dettes de laisser un répit aux débiteurs dans la gêne. Allah Honoré et Glorifié dit alors : « Nous sommes plus digne d’être généreux que cet homme. Fermez les yeux sur ses péchés. » (Mouslim)
A ce propos il faut savoir qu'au Paradis, Allah va donner quotidiennement à Ses hôtes des cascades et montagnes de cadeaux pendant toute l’éternité, et que le seul moyen de Lui offrir quelque chose c'est donc ici-bas par la reconnaissance, en dépensant donc dans Son chemin religieux, digne et social de ce qu'Il nous a attribué dans cette courte vie terrestre, c'est à dire de notre temps, de notre personne et de nos biens (dont de notre argent) :
Anas (SDP) rapporte que le Prophète (SBDSL) a dit :  La générosité pour Allah (est importante) ! La générosité pour Allah (est importante) ! »
L'importance morale essentielle de cette digne reconnaissance à travers une bonne œuvre pour Dieu nous élevant à une excellence similaire à Lui apparaît clairement lorsqu'un parent ayant offert un paquet de bonbons à son enfant lui en demande au moins un afin de l'amener au même niveau de dignité et l'habituer à la bienfaisance, pour ensuite le féliciter au nom de Dieu d'avoir partagé comme son donateur en lui offrant d'autres paquets cachés dans sa poche (tel le Paradis) pour encore plus valoriser la valeur suprême qu'est la dignité partagée. Or il faut rappeler que par sa miséricorde par excellence, Allah nous demande au minimum comme reconnaissance de ne simplement pas Lui associer injustement des idoles ni de fausses divinités, à l'image de parents refusant que leurs enfants appellent leurs voisins papa et maman.
Ainsi un des principaux aspects du bon comportement est aussi de dépenser intelligemment pour Dieu, c'est à dire selon notre nature modeste, comme Dieu dépensera pour les gens du Paradis au maximum selon Sa nature, c'est à dire éternellement et infiniment. D'ailleurs pour sa mission, le Prophète (SBDSL) représentait supérieurement ces deux particularités divines selon les hadiths suivants, et nous devons aussi avoir l'espoir que les gens soient guidés à l'islam par nos pieuses dépenses modestes :
Anas (SDP) rapporte : « Le Prophète (SBDSL) n'a jamais refusé de donner quoi que ce soit au nom de l'islam. Un jour, un homme vint à lui et le Prophète (SBDSL) lui donna un troupeau d'ovins s'étendant dans toute une vallée. L'homme retourna parmi les siens et s'exclama : « Devenez musulmans, car Mouhamed fait don à la manière de celui qui ne craint pas la pauvreté. » Et même s'il arrivait qu'un homme devienne musulman pour acquérir les biens de ce monde, l'islam ne tardait pas à lui devenir plus cher que ce monde et ce qu'il contient. »
Jabir (SDP) rapporte : « Jamais le Prophète (SBDSL) ne refusait les demandes, quelles qu'elles soient. » (Boukhari et Mouslim)
Selon Abou Hourayra (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « Si je possédais l'équivalent de (la montagne) Uhud en or, il me déplairait d'en conserver quoi que ce soit plus de trois jours, à moins que ce ne soit pour rembourser une dette (car étant une des choses possiblement impardonnable au Jour du Jugement puisque appartenant au droit social. » (Boukhari et Mouslim)
Selon Abou Hourayra (SDP), le Messager de Dieu (SBDSL) a dit : « O fils d'Adam ! Dépense (pour les autres) et on (providence, destin) dépensera pour toi. » (Boukhari et Mouslim)
Nouman Ibn Bashir (SDP) rapporte : Omar Ibn Al Khattab (SDP) évoqua un jour ce que les gens avaient reçu des biens de ce monde puis il dit : « J'ai vu le Prophète (SBDSL) se plier toute une journée à cause de douleurs liées à la faim, ne trouvant pas de quoi se remplir le ventre, pas même quelques dattes de piètre qualité. » (Mouslim)
Aïcha (SDP) rapporte : « Le Messager de Dieu (SBDSL) est mort sans laisser chez moi de quoi nourrir une bouche, si ce n'est un peu d'orge laissée sur mon étagère. J'en ai mangé pendant un temps qui finit par me paraître bien long. Mais lorsque je la pesai, il n'en resta plus. » (Boukhari et Mouslim)
Amr Ibn Al Harith (SDP), frère de Jouwayriya, la mère des Croyants (SDP), a dit : « A sa mort, le Prophète (SBDSL) n'a rien laissé : ni dinar ou dirham, ni esclave, homme ou femme. Les seules choses qu'il laissa furent sa mule blanche qui lui servait de monture, ses armes et un morceau de terre qu'il laissa en aumône aux voyageurs. » (Boukhari)
Or à notre époque par rapport au Prophète (SBDSL) et ses compagnons, la meilleure manière est donc de pieusement dépenser dans un juste milieu notre temps, notre personne et nos biens, pour nos proches, l'humanité, la religion et la cause divine. En revanche, c'est uniquement avec une intention pour Dieu qu'il faut utiliser notre dépense maximale qu'est celle de notre mort. Ceci étant facilité par une pratique cultuelle régulière :
Selon Tamîn Ibn Aws ad-Darî (SDP), le Prophète (SBDSL) a dit : « La religion c’est le bon conseil et la loyauté. » Nous demandâmes : « Vis-à-vis de qui ? » Il dit : « Vis-à-vis de Dieu, de Son Livre, de Son Messager, des chefs et de l'ensemble de la communauté musulmane. »
(S57v7) « Croyez en Allah et en Son Messager, et dépensez de ce dont Il vous a donné la lieutenance (temps, personne, bien, planète terre). Ceux d'entre vous qui croient et dépensent (pour la cause d'Allah) auront une grande récompense. »
(S30v12) « Nous avons effectivement donné à Luqman la sagesse (dont en s'adressant à son fils ci-après) : “Sois reconnaissant à Allah, car quiconque est reconnaissant, n'est reconnaissant que pour soi-même, quant à celui qui est ingrat..., en vérité, Allah se dispense de tout, et Il est digne de louange.” »
(ExtS14v7/8) « Et lorsque votre Seigneur proclama : “Si vous êtes reconnaissants, très certainement J'augmenterai (Mes bienfaits) pour vous.” Et Moïse dit : “Si vous êtes ingrats, vous ainsi que tous ceux qui sont sur terre, (sachez) qu'Allah Se suffit à Lui-même et qu'Il est digne de louange.” »
(S23v55/56) « Pensent-ils (les infidèles) que ce que Nous leur accordons en biens et en enfants, (soit une avance) que Nous Nous empressons de leur faire sur les biens (de la vie future) ? Au contraire (sans reconnaissance de leur part, ce qu'ils devraient avoir au Paradis leur est échangé avec cela), ils n'en sont pas conscients. »
(S35v29/30) « Ceux qui récitent le Livre d’Allah, accomplissent la Salât, et dépensent, en secret et en public de ce que Nous leur avons attribué, espèrent ainsi faire un commerce qui ne périra jamais. Afin (qu’Allah) les récompense pleinement et leur ajoute de Sa grâce. Il est Pardonneur et Reconnaissant. »
(S68v45-47) « Ou bien est-ce que tu leur demandes (aux incroyants) un salaire (alors que les cinq piliers religieux ou une simple bonne action pour Dieu pourraient suffire pour être rétribué par le Paradis), les accablant ainsi d'une lourde dette ? »

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Il y a quarante bonnes actions dont la plus haute est le fait de prêter à son prochain une chèvre pour le faire profiter de son lait. Tout être qui fait l’une de ces bonnes actions dans l’espoir de la récompense de Dieu et confiant dans ce que Dieu lui en a promis, Dieu l’introduit à cause d’elle au Paradis. »