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II) Cheminement personnel



          Pour ouvrir ce chapitre, il semble important de préciser que je ne suis pas responsable du destin divin qui m’a permis de devenir le premier membre de ma famille à reconnaître le message de l'islam. Recevoir et accepter la révélation correspond à une bénédiction inoubliable et
à un véritable honneur décuplant la valeur des relations humaines, car évidemment il n’y a rien de plus beau, de plus fort, ni de plus sincère que l'amour en Dieu, puisque c’est éternel. Par conséquent, je remercie profondément le Seigneur de m’avoir guidé vers Lui aux alentours de mes vingt ans. Pourtant peu de temps avant ma conversion à l'islam, ma perception de la foi demeurait trouble et incompréhensible. Ce n'est pas étonnant car toutes les fausses croyances honteuses que les adultes imposent aux enfants dans le monde laïque en oubliant d'évoquer celle du véritable sacré monothéiste, telles les croyances au père noël ou à la souris, brisent généralement la caractéristique naturelle du cœur à croire, à cause des rancunes envers le faux espoir du merveilleux et donc des blessures dans la déception de la trahison, par preuve que suite à avoir été humilié par certains enfants de ma classe concernant ma naïveté de croire au père noël, j'ai pleuré de tristesse à l'âge de six ans après que mes parents aient reconnu m'avoir menti à ce sujet. Ainsi à l'âge adulte, ces circonstances ne peuvent que provoquer un brouillard psychologique dans le cheminement vers la croyance merveilleuse représentée par Dieu et Son Paradis. C'est probablement pour ça que je suis passé de l'impossibilité qu'il y ait un Être Suprême exempt de commencement et de fin, Omniscient et Omnipotent, à l'impossibilité qu'il n'y en ait pas un. L'explication des grandes causes de ma guidée semblera également le prouver.
En fait c'est en se rappelant souvent cette divine vérité originelle unique, étant la seule vraie possible logiquement, que la croyance de notre cœur s'y habitue vers la foi, pour arriver à mieux la concevoir cette réalité malgré les aspects contraires de la nature divine et de la nature humaine tels l'incréation et la création ou l'immortalité et la mortalité, puis la vivre naturellement en la distinguant donc clairement avec le cœur et la raison comme un enfant éduqué dans la religion. Ainsi, la croyance d'un adulte converti s'entretient en effaçant petit à petit les doutes, pour devenir une foi finalement évidente.
          Dans ce sens, il faut savoir que ne pas être exposé aux textes des révélations et des actes cultuels pendant l'enfance rend difficile la compréhension du cheminement vers Dieu. En effet, notre cœur détenant une étincelle dénommée "la fitra", émotion primaire de foi en Dieu obtenue après un témoignage pré-existentiel de l'humanité reconnaissant la juste seigneurie du Créateur, conservée dans notre cœur lors de l'envoi de l'âme dans le fœtus malgré un effacement de la mémoire de ce pacte pour rendre légitime le droit de l'homme à l'erreur, doit être alimentée par la méditation, les paroles sacrées et les œuvres religieuses pour parvenir au sentiment personnel et complet de foi en Dieu :
(S7v172) «Et quand ton Seigneur tira des reins d’Adam sa descendance et les fit témoigner sur eux mêmes : « Ne suis-je pas votre Seigneur ? » Ils répondirent : « Mais si, nous en témoignons…» - afin que vous ne disiez point, au jour de la résurrection : « Vraiment, nous n’y avons pas fait attention »
(S24v35) « Allah est la Lumière des cieux et de la terre. Sa lumière est semblable à une niche (le corps) où se trouve une lampe (la fitra). La lampe est dans un récipient de cristal (le coeur) et celui-ci ressemble à un astre de grand éclat ; son combustible (le rappel coranique) vient d’un arbre béni (Dieu) : un olivier ni oriental ni occidental dont l’huile semble éclairer sans même que le feu la touche. Lumière sur lumière. Allah guide qui Il veut vers Sa lumière. Allah propose des paraboles aux hommes et Allah est Omniscient. »
(S48v4) « C’est Lui qui a fait descendre la quiétude dans les cœurs des croyants afin qu’ils ajoutent une foi à leur foi. A Allah appartiennent les armées des cieux et de la terre ; et Allah est Omniscient et Sage»
(S32v2-4) « La Révélation du Livre, nul doute là-dessus, émane du Seigneur de l'univers.
Diront-ils qu'il (Mouhamed) l'a inventé ? Ceci est, au contraire, la vérité venant de ton Seigneur pour que tu avertisses un peuple à qui nul avertisseur avant toi n'est venu, afin qu'ils se guident. Allah qui a créé en six jours les cieux et la terre, et ce qui est entre eux. Ensuite Il S'est établi sur le Trône. Vous n'avez, en dehors de Lui, ni allié ni intercesseur. Ne vous rappelez-vous donc pas (votre témoignage) ? »
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Tout enfant connaît Allah à la naissance grâce à la fitra. Mais ce sont ses parents qui font de lui un juif, un chrétien ou un zoroastrien. » (URA)

          Cependant lors de mon adolescence, l'origine de la vie, le mystère de la mort, le miracle de la conscience humaine, les déserts de dunes de sable, les océans aux vagues perpétuelles, les montagnes aux sommets élevés, les forêts aux ombrages enchanteurs, les plaines fleuries aux senteurs agréables, le ciel parsemé de nuages soufflés par le vent, les douces pluies printanières, les fraîches aubes estivales, les belles couleurs automnales, les flocons aux formes géométriques symétriques d'une diversité infinie des neiges hivernales, les plaisants horizons ensoleillés, les ravissants arc-en-ciel courbés, les charmants clairs de lune étoilés, les merveilleuses aurores boréales, le spectaculaire vol de la Terre dans le cosmos, les magnifiques galaxies de l'univers, et les petits charmes des doux parfums, des saveurs appréciables, des quatre éléments vitaux, des valeurs sociales et de tous les plaisirs discrets de la vie m’ont toujours intrigué.
..........Mais c’est vers dix-sept ans, après l'enterrement de ma grand-mère paternelle catholique qui était le seul membre de ma famille à m’avoir exprimé son étonnement sur l’existence, que ma curiosité sur la vie augmenta. En effet je me rappelais qu'avec mes cousins, elle nous disait parfois gentiment : « quand je mourrai, j'essayerai de vous faire des signes s’il y a quelque chose après la mort. » Ainsi, curieusement, quelques temps après son décès, je me suis retrouvé au cours d'un rêve dans le couloir de son appartement assombri par la nuit. C'est alors que je l'ai vue calmement, sortir de la pénombre du bout du couloir. Elle se rapprochait progressivement de moi, portant sa belle robe à fleurs, sans un mot, et sans aucune expression sur le visage. Pendant sa lente marche vers moi, l'unique sentiment qui traversait mon esprit était celui de l'attente. Au bout d'un moment, elle finit par arriver tout près de moi, et doucement, me serra dans ses bras. A cet instant, j'en fis de même, et seul l'amour se manifesta lors de cette étreinte. Une force invisible et des coïncidences étranges me poussèrent donc à m’interroger plus sérieusement sur le sens de la vie.
          L'exemple le plus frappant de l'originalité d'un signe est une anecdote qui arriva à mon cousin peu après sa conversion à l'islam. Au cours d'une journée, il partit sur son scooter voir la mer à un endroit peu fréquenté et décida de s'asseoir sur la plage durant un moment. En scrutant l'océan comme le font beaucoup de gens, il passait sa main dans le sable pour se détendre. Pendant qu'il répétait ce geste, il trouva subitement une grosse clé enterrée qu'il décida de conserver, car celle-ci lui rappelait quelque chose. Puis, après avoir parcouru le chemin du retour, il arriva devant la porte du local à vélos de son immeuble pour y ranger son scooter. C'est alors qu'il eut l'idée d'essayer la clé qu'il venait de trouver, et la porte s'ouvrit. Des coïncidences de ce type, que l'on peut nommer des signes, sont particulièrement étonnantes, et méritent d'apporter une méditation sur ce genre d'événements :
(S41v53) « Nous leur montrerons Nos signes dans l'univers et en eux-mêmes, jusqu'à ce qu'il leur devienne évident que c'est cela (le Coran), la Vérité. Ne suffit-il pas que ton Seigneur soit témoin de toute-chose ? »
Ext hadith : Le Prophète (SBDSL) a dit : « Dieu honoré et glorifié a dit : « Quiconque se rapproche de Moi d’un empan, Je Me rapproche de lui d’une coudée. Quiconque se rapproche de Moi d’une coudée, Je Me rapproche de lui d’une brasse. Quinconce vient vers Moi en marchant, Je viens vers lui en trottant (ou en galopant suivant les versions). » (Mouslim)
Ces enseignements expliquent que pour trouver Dieu, notre raison doit sincèrement rechercher la vérité, car Sa création étant Son premier pas vers l'homme pour l'amener à méditer sur la vie, c'est à nous de faire le pas suivant en orientant notre pensée vers Lui avec une forte demande d'être guidé tel un enfant tendant les bras vers un parent, afin de Lui permettre de pouvoir faire le pas suivant vers nous, à travers des signes de Son destin, l'augmentation de la perception de Sa présence, la reconnaissance de Ses religions ou la volonté de pratiquer Ses règles bienveillantes, et en sachant que ces signes sont généralement progressifs comme un lever de soleil est progressif, car trop de lumière d'un coup empêcherait de distinguer les choses clairement en provoquant ainsi un doute sur la réalité
:
(S76v29/30) « Ceci est un rappel ; Que celui qui veut prenne donc le chemin vers son Seigneur, !
Cependant, vous ne saurez vouloir, à moins qu’Allah veuille (car il n'y a de force et de puissance que par Lui). Et Allah est Omniscient et Sage. »
L'être humain doit obligatoirement rechercher le sens de son existence pour que Son Seigneur puisse le guider
vers la vérité, car un chemin sans lumière ne peut amener à une destination. 
Puis au bout d'un certain nombre de signes, c'est à l'homme de se pencher définitivement 
vers l'immense sagesse agréable du radieux versant vertigineux de l'honorable monothéisme grandiose.
..........Ensuite vers mes dix-neuf ans, ma première déception sentimentale me fit découvrir l’organe roi tellement il souffrait : le cœur. Avoir si mal en soi sans avoir la moindre égratignure était une souffrance que je devais apaiser. Or ni le temps, ni l’amour de ma famille, ni l’amitié de mes amis, n’arrivaient à soulager cette douleur rendant tout fade dans une existence vide de sens. Seules les paroles religieuses d’un ami habitant un autre quartier que le miens commençaient à guérir ce mal qui était en fait un bien puisque m'ayant permis de reconnaître la bienfaisance des textes sacrés. En effet, son discours dégageait beaucoup de logique et de sérénité. Lui qui auparavant était si insouciant du mal qu’il faisait, s’était transformé en un charmant jeune homme depuis qu’il avait retrouvé ses racines musulmanes. Sur la place de mon quartier, lieu de rendez-vous de mes amis, il m'arrivait d'avoir une pensée pour lui, et parfois, je le voyais soudain apparaître au coin d'une ruelle. De temps en temps, il était un peu oppressant avec ce nouveau message qui lui tenait à cœur, mais il était toujours souriant et rempli de douceur. A cette époque évidemment, je ne comprenais pas que la prédication appartenait aux meilleures actions.
..........Mais désormais je sais, car je sens, que les phrases de la sagesse divine produisent réellement la noblesse d'une plaisante lumière apaisante facilitant la perception du Très Noble Seigneur :
(S39v23) « Allah a fait descendre le plus beau des récits, un Livre dont (certains versets) se ressemblent et se répètent. Les peaux de ceux qui redoutent leur Seigneur frissonnent (à l’entendre) ; puis leurs peaux et leurs cœurs s’apaisent au rappel d’Allah. Voil
à le (livre) guide d’Allah par lequel Il guide qui Il veut (et égare ceux qui le renient). Mais quiconque Allah égare n’a point de guide. »
(S13v27-29) « Ceux qui ont mécru disent : “Pourquoi n'a-t-on pas descendu sur lui (Mohamed) un miracle venant de son Seigneur ? ” Dis : “En vérité, Allah égare qui Il veut et Il guide vers Lui celui qui se repent, ceux qui ont cru, et dont les cœurs se tranquillisent à l'évocation d'Allah”. N'est-ce point par l'évocation d'Allah que se tranquillisent les cœurs ?
Ceux qui croient et font de bonnes œuvres, auront le plus grand bien et aussi le plus bon retour. »
A ce sujet, il est important de comprendre que sans reconnaissance et remerciement envers le Créateur Saint, l'homme ne peut se sentir épanoui car son cœur ressent l'absence de la pieuse éducation essentielle et irréprochable des épreuves terrestres valorisant la sagesse divine, les qualités spirituelles et la vie au Paradis, et proposant la glorieuse dignité. C'est pourquoi certaines célébrités ayant la richesse, la notoriété, les biens et la santé finissent parfois par se suicider, alors qu'en apparence, ils avaient tout pour être heureux.

..........Cet ami m’a donc éclairé sur le monothéisme en répondant à mes questions. Souvent, ses réponses mettaient en mots ce que je ressentais, comme si mes intuitions sur la morale prenaient forme. L'étincelle de foi de mon cœur se transformait progressivement en une flamme.

..........Il faut noter qu'au cours de sa vie, l'homme doit réellement faire des choix fréquents entre les pensées soufflées par un diable invisible et celles inspirées par un ange évidemment également invisible. C'est une réalité difficile à réaliser, mais elle est comparable aux conseils des humains qui peuvent être bons ou mauvais. La seule liberté de l'homme se résume donc forcément à choisir entre être un esclave accomplissant l’œuvre de Dieu, ou un esclave accomplissant l’œuvre de ses instincts primaires, de ses passions et du diable :
(ExtS2v2/3) « C'est le Livre au sujet duquel il n'y a aucun doute, c'est un guide pour les pieux qui croient à l'invisible »
Or toutes ces mauvaises incitations ne seront jamais acceptées comme des excuses d'avoir refusé la foi ou la bienfaisance : « Un roi peut déplacer un homme, un père peut mander un fils, mais chacun doit se souvenir que même si des rois ou des puissants commandent ses mouvements, il demeure seul gardien de son âme. Devant Dieu, il ne servira à rien de dire que d’autres m’ont demandé d’agir ainsi, ni que la vertu n’était pas de mise à ce moment là, car c’est insuffisant, il ne faut pas l’oublier. » (Extrait du film « Kingdom of heaven : Le Royaume des cieux »)
Cependant dans Son im
mense miséricorde, afin de noblement nous éprouver pour nous guider vers la valeur suprême qu'est la dignité, Dieu a décrété qu'Il provoquera des émotions dans le cœur en fonction de ces inspirations et des réactions de l'être humain qui les accompagnent. Par exemple, lorsque quelqu'un a l'intention de voler quelque chose pour la première fois, les battements de son cœur s'accélèrent en lui faisant ressentir une émotion divine de peur. Or s'il persiste à dérober des choses en dominant sa crainte et en oubliant Dieu, l'insensibilité et l'amour du vol entreront en lui en devenant ses propres impulsions, car n'ayant jamais écouté son cœur, il l'aura poussé vers une perversion de sa perception du bien :
(ExtS22v46) « Car ce ne sont pas les yeux qui s'aveuglent, mais, ce sont les cœurs dans les poitrines qui s'aveuglent. »
Il s'agit de justes règles décidées par Dieu, comme quand Il laisse se développer le doute ou suscite l'hypocrisie dans le cœur des infidèles :
(S8v24) « Ô vous qui croyez ! Répondez à Allah et au Messager lorsqu’il vous appelle à ce qui vous donne la (vraie) vie, et sachez qu’Allah s’interpose entre l’homme et son cœur, et que c’est vers Lui que vous serez rassemblés ». 
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Le cœur du croyant se trouve entre deux doigts du Miséricordieux. Il le retourne comme Il veut».
Le Prophète dit à un compagnon qui venait le voir : « Tu viens me demander ce qu’est le bien ? » Je dis : « Oui. » Il dit : « Prends-en l’avis de ton propre cœur. Le bien est tout ce qui ne trouble pas la sérénité de l’âme et du cœur. Le mal est ce qui te met dans l’embarras avec toi-même et qui ne fait qu’hésiter dans ta poitrine, quand bien-même les gens t’en donnent une appréciation favorable et quand bien même ils t’en donnent un bon avis. » (URA)
(S54v2/3) « Et s'ils voient un prodige (miracle), ils s'en détournent et disent : “Une magie persistante”. Et ils [le] traitent de mensonge et suivent leurs propres impulsions, or chaque chose arrivera à son terme [et son but] »

(S2v10) « Il y a dans leurs cœurs (des incroyants) une maladie (de doute), et Allah laisse croître leur maladie. Ils auront un châtiment douloureux, pour avoir menti" 
(S9v77) « Il a donc suscité l'hypocrisie dans leurs cœurs, et cela jusqu'au jour où ils Le rencontreront, pour avoir violé ce qu'ils avaient promis à Allah (pacte pré-existentiel) et pour avoir menti. »
Ext hadith : Le Prophète (SBDSL) a dit : « Sachez que dans le corps humain il y a une bouchée de viande. Quand cette bouchée est bonne, tout le corps est bon ; et quand elle est devenue mauvaise, tout le corps le devient. Sachez que cette bouchée est le cœur. » (URA)

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Par conséquent, il apparaît que les émotions éprouvent l'homme en lui demandant de réfléchir avant d'agir. Si ses réactions sont bonnes, il s'assagit en habituant son caractère aux nobles sentiments, piliers de la dignité. Mais si ses réactions sont trop souvent mauvaises, il peut devenir pervers. Or dans diverses circonstances, le Prophète exemplaire de l'islam montra et expliqua les attitudes convenables permettant d'acquérir les sentiments de la sagesse tel que la patience et la douceur :
Ibn Masoud (SDP) a dit : « Quand ce fut le fameux jour (de la victoire) de Houneyn (nom d'une rude bataille qui opposait les musulmans à une coalition bédouine ) le Messager de Dieu (SBDSL) fit des préférences à certains dans le partage du butin. Ainsi donna-t-il à Al Aqra Ibn Habis cent chameaux.. Il donna la même chose à Ouyayna Ibn Hisn. Il donna aussi à des gens parmi la noblesse arabe en les favorisant dans le partage. Quelqu'un dit alors : «Par Dieu, voila bien une répartition qui manque de justice et où l'on n'a pas recherché la satisfaction de Dieu.» Je me rendis alors auprès du Prophète et lui contait la chose. Son visage devint rouge intense (de colère) et pourtant il me répondit calmement (et doucement) : « Qui donc est juste si Dieu et Son Messager ne le sont pas ? » Puis il ajouta : «Que Dieu ait Moïse dans Sa miséricorde ! On lui a fait en effet des torts bien plus grands et il endura pourtant avec patience.» Je dis : «Je ne lui adresserai certainement plus jamais la parole (par respect) après ce qu'il a dit.» (URA)
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Le fort n’est pas celui qui terrasse les gens dans la lutte, mais le fort est celui qui reste maître de lui-même dans sa colère. » (URA)
Ext hadith : Le prophète (SBDSL) a dit : "Nul n’a reçu de don meilleur et plus abondant que celui de la patience." (Mouslim)
Le Prophète (SBDSL) a dit : " quand la douceur est dans quelque chose, elle ne peut que l'embellir, et quand elle en est retirée, elle ne peut que l'enlaidir."
(S3v133/134) « Et concourrez au pardon de votre Seigneur, et à un Jardin (Paradis) large comme les cieux et la terre, préparé pour les pieux, qui dépensent (pieusement) dans l’aisance et dans l’adversité, qui dominent leur rage et pardonne à autrui-car Allah aime les bienfaisants-»
Il faut donc essayer d'analyser au mieux chaque situation, pour s'approcher toujours des meilleures réactions et décisions, et ne rester ainsi constamment que sur de nobles comportements apaisants, facilitant toutes les étapes de la vie.
A ce propos, il faut savoir que les savants ont découvert que l'intelligence consciente et le centre de décision conscient, situés dans la zone frontale du cerveau, ne sont pas les seules à déterminer nos actions. En effet, une autre forme d'intelligence, situé en dessous du cortex cérébral, existe dans notre cerveau. Il s'agit de l'hippocampe qui stocke toutes nos expériences. Or ce dont nous nous souvenons détermine ce que nous faisons, et plusieurs centres de coordination jouent aussi un rôle décisif avant l'action : le centre de la peur et de la panique situé dans le noyau amygdalien, ainsi que ses adversaire, les centres du plaisirs et de la récompense. Tous échappent à notre contrôle conscient et ils analysent l'ensemble des signes extérieurs avant que nous en ayons conscience, en traduisant le résultat par un sentiment. Avant même que nous commencions à réfléchir à quelque chose, l'inconscient a donc déjà décidé ce qui est bon pour nous. De plus, le système de récompense du cerveau est géré à l'aide du neurotransmetteur dopamine qui nous pousse à faire des choses qui nous font nous sentir bien, et il n'y a donc que le bien qui apporte le bien. Alors ceux qui vont à l'encontre de cette sagesse choisissent évidemment le mauvais chemin, pervertissent effectivement leur perception originelle du bien et deviennent vraiment injuste envers eux-mêmes :
(S16v28) « Ceux à qui les Ange
s ôtent la vie, alors qu'ils sont injustes envers eux-mêmes, se soumettront humiliés, (et diront) : “Nous ne faisions pas de mal ! ” - “Mais, en fait, Allah sait bien ce que vous faisiez. »
(S10v44) « En vérité, Allah n'est point injuste à l'égard des gens, mais ce sont les gens qui font du tord à eux-mêmes. »
Le Prophète (SBDSL) a dit : «Le bon caractère conduit au bonheur.» (Rapporté par Al-Kharaytî dans Al-Makãrim)
Dans ce sens Allah explique dans le Coran que les mauvais sentiments, apparaissant à cause du refus d'écouter la pureté originelle du cœur, sont des maladies déréglant le bon comportement et pouvant être guéries par les pratiques religieuses, comme les maladies déréglant le bon comportement originel du corps peuvent être guéries par la médecine.
..........Ma croyance débuta par le sentiment que l’univers, les végétaux, les animaux et les hommes détiennent le même Seigneur. Puis le sublime vertige de la foi commença à imprégner mon âme, en y effaçant l'ancienne angoisse illusoire de son aspect éphémère, car je comprenais en continuant de chercher des p
reuves de l’existence divine que chaque seconde passée devenait un signe : la flamme de mon cœur était déjà devenu un feu. 
..........Ensuite, lors de ma première retraite spirituelle dans une mosquée pour apprendre la tradition islamique en petit groupe, mes derniers doutes furent effacés, car après avoir passé la nuit mon visage tourné vers la direction de La Mecque comme le conseille la religion musulmane, je me suis réveillé devant une image inoubliable. Notre responsable s'était levé avant tout le monde et pratiquait seul les prières du derniers tiers de la nuit dans l'intimité d'une silencieuse obscurité, puisque au moment où selon les enseignements prophétiques, Dieu quitte Son Trône situé au-delà du septième ciel pour descendre au premier ciel, afin de se rapprocher de notre monde pour être plus proche du cœur amoureux des croyants et plus attentif à leur repentir, leur glorifications et leurs invocations.
Ce frère était habillé de façon traditionnelle et se situait au centre de la première ligne de prière. L'immense honneur de cette œuvre cultuelle m'envahit alors, car lors de ses prosternations, il était éclairé par les rayons lumineux de la lune que filtrait la fenêtre d'une lucarne. 
A partir de ce moment là, le feu de croyance de mon cœur est devenu un soleil de foi en Dieu qui éclaire mon âme.
..........Mais après cet événement, j'ai encore mis du temps avant de ne plus rien reprocher au Seigneur. Il a fallu que je me rende compte que les principales intentions divines lors de la création de l'homme étaient de lui faire découvrir les qualités de la dignité humaine : sagesse, amour,  respect, intégrité, générosité, humilité, sincérité, tendresse, patience, douceur, courage, loyauté... En effet, les meilleures façons d'utiliser le corps humain apparaissent lorsque nous embrassons nos parents, servons notre conjoint, enlaçons nos enfants, sourions à nos voisins, partageons des repas avec nos amis, entretenons des orphelins, nourrissons des pauvres, évoquons la noblesse, défendons courageusement les valeurs et prions notre Seigneur. Le Créateur n'a donc logiquement vu que la grandeur de cette création et nous devons essayer d'en faire de même, car tous les malheurs de ce monde ne feront jamais le poids dans la balance juste, de l'indiscutable morale, de cette inévitable création, face à l'image d'un enfant dont les cheveux sont frottés par un adulte affectueusement, face à un couple amoureux devant un coucher de soleil, face à la beauté d'un nourrisson complètement dépendant et innocent, face au visage détendu d'un enfant endormi immobile ou souriant dans la douceur d'un rêve qui vient de s'enfuir, face à l'image d'un enfant respectueux et d'un parent juste partageant affectueusement la piété filiale, face à un agréable repas de famille, face à la solidarité fraternelle, face à une personne âgée conseillant un jeune, face à un jeune soutenant une personne âgée, face à des cercles d'évocation, de glorification et de louanges de Dieu, face à de pieux êtres reconnaissants se prosternant dignement devant leur Seigneur, face à la suprême valeur qu'est l’ennoblissement ou face à l'éclat de la félicité sur le visage des hôtes du Paradis. Et oui, quand le corps de l'homme est mal utilisé, il peut être la cause d'horribles actions, mais lorsque ce corps agit sagement, il a la capacité de voir et de créer la noblesse. 
          Ainsi, toute être juste qui aurait été à la place de Dieu n'aurait pu refuser de produire cette noble création. Surtout qu'en plus, il est indéniable que l'être humain a obligatoirement besoin de cette vie éprouvante, où il connaît des désagréments tels que la faim, le froid, les blessures, les maladies, les sentiments pénibles, la vieillesse et la mort, pour comprendre plus tard la réelle valeur parfaite des agréables bienfaits inestimables du Paradis Éternel tels que par opposition la nourriture sans fin, l'invulnérabilité du corps, la bonne santé permanente, les sentiments uniquement sages, la jeunesse éternelle et l'immortalité, mais aussi donc pour gagner le bienfait suprême qu'est la glorieuse
dignité qui ne peut être obtenue qu'à travers les épreuves de ce bas-monde et qui ne peut être qu'un meilleur bienfait que tous les trésors du Paradis 
puisque dignité à l'origine de tous les choix irréprochables divins dont l'existence de ce Paradis éternel :
(S7v26) « Ô enfants d’Adam ! Nous avons fait descendre sur vous un vêtement pour cacher vos nudités, ainsi que des parures. – Mais le vêtement de la (digne) piété voilà qui est meilleur. –C’est un des signes d’Allah. Afin qu’ils se rappellent. »
(S2v197) « Le pèlerinage a lieu dans des mois connus. Si l’on se décide de l’accomplir, alors point de rapport sexuel, point de perversité, point de dispute pendant le pèlerinage. Et le bien que vous faites, Allah le sait. Et prenez vos provisions ; mais vraiment la meilleure provision est la (digne) piété. Et redoutez-Moi, ô doués d’intelligence. »
Par conséquent, mourir en défendant ou pratiquant les glorieuses voies du bien du Seigneur est certainement l'acte le plus digne qu'un être humain puisse effectuer, et donc l'ennoblissement le plus élevé qu'il puisse atteindre, et donc le meilleur bienfait qu'il puisse obtenir :
(S2v216)« Le (digne) combat (pour défendre la religion ou les oppressés) vous a été prescrit alors qu’il vous est désagréable. Or, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose alors qu’elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle vous est mauvaise. C’est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas. »

(S3v102) « Ô les croyants ! Craignez Allah comme Il doit d’être craint. Et ne mourrez qu’en pleine soumission (avec une foi sincère, en dehors d'un mal, et si possible pendant une œuvre pieuse).»

Les hadiths suivants qui étaient difficiles à comprendre l'illustrent aussi parfaitement que les versets précédents :
Abou Hourayra (SDP) a rapporté que l’Envoyé de Dieu (SBDSL) a dit : « Dieu se porte garant a quiconque partira dans son chemin, n’ayant pour but en partant que le combat dans le chemin de Dieu, une croyance en Lui et une croyance en ses envoyés, qu'Il s’engage à le faire entrer au Paradis, ou le rendre chez lui sain et sauf d’où il est parti, soit avec un droit à une récompense céleste ou soit avec un butin. Je jure par celui dont l’âme de Mouhamed est entre Ses mains, il n’y aura aucun guerrier qui sera blessé d’une blessure quelconque sans qu’il vienne au jour de la résurrection portant la même blessure et dont sa couleur sera celle du sang mais son odeur celle du musc. Je jure par celui dont l’âme de Mouhamed est entre Ses mains, que si je pouvais, je ne me tiendrais jamais derrière une troupe qui combat, et si ce n’était pas quelque chose de trop excessif à imposer aux musulmans handicapés, et si ce n’était la puissance qui me manque à les porter (sur mes épaules) à ce dont ils ne sont pas capables, il n'y aurait aucun musulman qui resteraient derrière à cause de leur incapacité. Je jure par celui dont l’âme de Mouhamed est entre Ses mains, que j’aurais bien souhaité combattre dans la voie de Dieu pour y être tué, puis combattre encore dans Sa voie après avoir été ramené à la vie, pour y être à nouveau tué. » (Moslim, AlBoukari)
Abdullah Ben Moussa (SDP) a rapporté que Masrouq (SDP) a dit: « j'ai demandé à Abdullah (Ibn Massoud) le sens de ce verset : (S3v169) « Ne crois surtout pas que ceux qui sont tués dans le chemin de Dieu sont morts. Ils sont vivants. Ils seront pourvus des biens auprès de leur Seigneur ». Il m'a répondu : « Nous avons déjà posé la même question au Prophète (SBDSL) et il nous a répondu : « Leurs âmes se trouvent dans des gésiers d'oiseaux verts dont les demeures sont des lampes accrochées au Trône. Ces oiseaux voltigent partout dans le Paradis puis retournent dans ces lampes. A ce moment, Dieu regarde (Ses martyrs) et leur dit : « Désirez-vous quelque chose? ». « Que pourrions-nous désirer alors que nous survolons librement le Paradis (en attendant la résurrection)», répondent-ils. Dieu leur répète ceci trois fois jusqu'à ce qu'ils s'aperçoivent qu'ils vont être interrogés de nouveau, alors ils répondent : « Ô Seigneur ! Nous voulons que nos âmes soient rendues à nos corps pour que nous soyons tués encore une fois dans Ton chemin ». Dieu alors les laisse après qu'Il trouve qu'ils n'ont besoin de rien. » (Moslim)

Dans le premier hadith, il faut noter que la mort étant l'épreuve apportant le plus de souffrance, le Prophète (SBDSL) précise seulement à deux reprises qu'il lui serait préférable de mourir pour les voies du bien de Dieu, plutôt que de profiter des bienfaits du Paradis. Ainsi cela permet d'une part, de mettre en relief la dignité qui est le meilleur bienfait que l'être humain puisse obtenir, en lui rappelant que le suprême niveau de cette dignité est liée aux pieux efforts et par conséquent au suprême sacrifice honorable de sa vie au service de Dieu, et d'autre part, de préciser qu'il est légitime de dire que malgré la grande valeur spirituelle de la vie présente, la vie future du Paradis sera forcément plus agréable, puisqu'il ne s'y trouve aucune douleur physique ou morale, et surtout l'inégalable satisfaction divine amicale :

Le Prophète (SBDSL) a dit : « Seigneur Dieu ! Il n’y a de vie que celle de l’autre monde. » (URA)

Le Prophète (SBDSL) a dit : « L’image de ce bas-monde en comparaison de l’autre (au niveau des plaisirs) n’est que telle que celui d’entre vous qui plonge son doigt dans la mer, qu’il voie donc ce qu’il en retire avec son doigt. » (Mouslim)
Dans le second hadith, l'insistance d'Allah au sujet du martyr démontre également la supériorité de ce bienfait apportant la suprême valeur qu'est la dignité face aux bienfaits du Paradis apportant le bonheur total. Mais ce qu'il faut aussi absolument remarquer, c'est que la magnifique sagesse divine ne les renvoie pas sur terre afin qu'ils meurent à nouveau pour Lui, puisque les sublimes choix miséricordieux de notre Seigneur Majestueux, n'aimant pas faire souffrir Ses bien-aimés et ne faisant mourir Ses créatures bienfaisantes qu'une seule fois, ne peuvent être modifiés :

Le Prophète Mouhamed (SBDSL) a dit : « Dieu le très haut a dit : « Celui qui se fait l’ennemi de l’un de Mes bien aimés, Je lui ai effectivement déclaré la guerre. Mon esclave ne s’est jamais rapproché de Moi par une œuvre plus aimable à Moi que par les obligations que Je lui ai imposées. Mon esclave ne cesse de se rapprocher de Moi par les actes surérogatoires jusqu’à que Je l’aime. Une fois que Je l’ai aimé, Je deviens son ouïe avec laquelle il entend, sa vue avec laquelle il voit, sa main avec laquelle il combat et son pied avec lequel il marche. S’il Me demande alors quelque chose Je la lui donne, et s’il se met sous Ma protection Je la lui accorde. Je ne retarde pas une chose que Je dois faire comme Je retarde pour le croyant la mort qui lui serait pénible car Je répugne à lui faire du mal. »

(S44v56-57) « (Au Paradis) Ils n'y goûteront pas à la mort sauf leur mort première. Et [Allah] les protégera du châtiment de la Fournaise,
c'est là une grâce de ton Seigneur. Et c'est là l'énorme succès. »
(S2v207) « Et il y a parmi les gens celui qui se sacrifie pour la recherche de l'agrément d'Allah. Et Allah est Compatissant envers Ses serviteurs. »

Cependant il faut bien comprendre que dans le plus haut niveau du Paradis Éternel, la récompense des martyrs étant réellement incommensurable, ils souhaiteraient véritablement retourner sur terre afin de mourir dix fois de suite pour leur Seigneur, tellement ils estimeront ne pas avoir assez fait d'efforts, ressenti suffisamment de souffrance ou effectuer beaucoup de sacrifice pour obtenir et apprécier tant d'honneur, de bonheur et de trésors, mais aussi tout simplement pour l'inestimable valeur du Créateur Très Généreux :
Le Prophète (SBDSL) a dit : « Quiconque entre au Paradis ne voudra pour rien au monde revenir ici-bas, sauf le martyr qui désirera revenir en ce monde afin d'y être tué dix fois pour le grand honneur qui lui a été accordé. » (Sahih de
Muslim, chapitres 781 et 782)
Or puisqu'il est évident que la possibilité de combattre dans les voies du bien ou sortir prêcher n'est pas permanente et que certaines personnes n'en sont pas capables, la magnifique miséricorde divine affirme qu'une autre manière permet d'atteindre le degré des martyrs : il s'agit simplement de demander sincèrement à Dieu de nous accorder le degré des
martyrs :
Sahl Ibn Houneyf (SDP), un ancien de la bataille de Badr rapporte : « Le Prophète (SBDSL) a dit : « Celui qui demande sincèrement à Dieu de faire de lui un martyr, Dieu lui fait atteindre le degré des martyrs même s'il meurt dans son lit ». (Muslim)
Alors pour assurer complètement notre demande d'appartenir aux martyrs représentant par définition le sacrifice ultime et donc un ennoblissement maximal, une excellente dignité et une suprême consécration spirituelle éternelle similaire à celle du Seigneur,
 effectuons cette invocation en priant auparavant Dieu de considérer notre cœur dans la plus grande sincérité.
A ce propos, il existe également d'autres formes de martyrs précisées au chapitre V,A,2,b,9.
De plus, il faut savoir que
dans un contexte difficile de dénigrement du divin, de rabaissement de l'islam ou de grande corruption, le fait d'imiter une habitude prophétique permet d'acquérir de précieuses récompenses supplémentaires par l'obtention d'une valeur personnelle supérieure :
Ibn Abbas rapporte ces paroles du Prophète (SBDSL) : « Celui qui maintient ma tradition pendant que ma communauté se corrompt aura la récompense de cents martyrs. » (Al Bayhaqi)
Enfin pour terminer sur ce sujet du meilleur des bienfaits, il faut implorer Dieu de nous faire vivre le merveilleux enseignement suivant pour
son probable ennoblissement maximal dépassant celle du martyr et de la prophétie, puisqu'ils seront des hommes qui auront pris personnellement et pacifiquement la responsabilité des prophètes :
Mouaz ben Jabal (SDP) a rapporté que l’Envoyé de Dieu (SBSDL) a dit : « Dieu à Lui la puissance et la gloire dit : Ceux qui (provenant de diverses ethnies) s’aiment en Ma majesté (et qui, dans une autre version, auront ordonné le bien, interdit le mal et cherché à faire aimer Allah aux gens, à une époque vide de ce genre de rappel) auront des chaires (ou trônes) de lumières (auprès du Trône divin, représentant probablement par le choix de l'effort prophétique l'élévation de l'ennoblissement maximal comme le Créateur) que leur envieront les Prophètes et les martyrs. » (Al-Tirmizi)

Le Prophète (SBDSL) a dit à Ali : « Si par ta cause Allah guide une personne, cela vaut mieux pour toi que les meilleurs biens de ce monde (prouvant que l'immense valeur de la prédication ne peut être suffisamment rétribuée par les choses terrestres). »
En effet finalement, ces trônes de lumière représentent certainement l’ennoblissement maximal possible pour un homme, puisque normalement la valeur maximale qu'un homme puisse atteindre est de mourir pour Allah, c'est à dire en tant que martyr comme il vient d'être vu, ou encore mieux de devenir un prophète suite à une décision divine, alors ceux qui suite aux versets coraniques autorisant la prédication à tous s’investissent par eux même dans cet effort prophétique, seront évidement enviés par ces deux catégories précédentes puisque correspondant effectivement à l'élévation spirituelle maximale liée au plus grand ennoblissement personnel. 
Donc par son sacrifice maximal qu'est celui de sa vie dans une bonne action pour Dieu, le martyr atteint la plus haute distinction pour un homme non désigné prophète, et ceux qui choisissent l'effort des prophètes ne peuvent être qu'envier par ces deux catégories :
(S3v110) « Vous êtes la meilleure communauté qu'on ait fait surgir pour les hommes, vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah. Si les gens du Livre (Bible) croyaient, ce serait meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plupart d'entre eux sont des pervers. »
Ext hadith : Le Prophète (SBDSL) a dit : « Transmettez de ma part ne serait-ce qu’un seul verset » (Boukhari)

En fait rappelons ce qu'Allah veut nous faire comprendre à travers cette vie terrestre, c'est que les bienfaits paradisiaques provenant de Sa science incalculable, de Sa puissance phénoménale et de Sa bonté infinie ont en réalité Sa sagesse pour origine, et que cette qualité spirituelle de sagesse étant donc à l'origine de tout les choix miséricordieux du Créateur digne par excellence, elle détient logiquement une valeur supérieure à tous les autres bienfaits
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(S2v269) « Il (Dieu) donne la sagesse à qui Il veut. Et celui à qui la sagesse est donnée, vraiment, c'est un bien immense (et même incomparable par la subtilité divine) qui lui est donné. Mais les doués d'intelligence seulement s'en souviennent. »
Ainsi le plus haut degré de la sagesse humaine se trouvent dans le caractère exemplaire et la vie religieuse permanente du Prophète (SBDSL) suivant les excellents ordres du Seigneur Omniscient Suprêmement Sage, puisque cela honore le Créateur, incarne notre dignité et anoblit la vie en communauté.

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